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Accueil du site > Actualités > Europe > Irlande : bataille truquée, bataille perdue, mais pas la fin de la (...)

Irlande : bataille truquée, bataille perdue, mais pas la fin de la guerre

Le OUI au Traité de Lisbonne a donc fini par l’emporter en Irlande. D’après les premières estimations, 67% des électeurs ont choisi de soutenir le Traité, alors que 53% avaient dit NON lors du premier référendum en juin 2008. Les observateurs soulignent que les quartiers populaires ne se sont pas déplacés dans les bureaux de vote cette fois-ci, alors que les villes bourgeoises, majoritairement favorables au OUI, ont davantage voté qu’il y a un an.

Même si nous espérions toujours un sursaut, cette victoire du OUI était prévisible. Comme nous l’avions analysé, la campagne a largement favorisé le camp des partisans du Traité. Médias, grands patrons en affaire avec la commission de Bruxelles, gouvernement, opposition officielle, Etats étrangers, tout le système était rangé derrière le OUI. Le mensonge a envahi cette campagne. La crise a servi de prétexte pour présenter la cause, l’ultralibéralisme européiste, comme un remède. Le chantage aux subventions européennes a tourné à plein régime.

Le résultat est celui qu’on connaît désormais. Les anciens opposants au Traité, souvent issus des classes populaires et des classes moyennes en voie de paupérisation, se sont abstenus, logiquement découragés par ce vol de leur vote souverain. En parallèle, les clientèles du OUI, ainsi que ceux auprès de qui la campagne de peur a fonctionné, sont allés grossir les rangs des partisans de Lisbonne.

Ce 2 octobre 2009 un jour très triste pour l’Europe et la démocratie. Pour l’Europe, parce que le Traité de Lisbonne, qui n’est rien d’autre que la Constitution européenne rebaptisée, la précipitera plus vite encore sur la voie de la mondialisation débridée, du libre-échange généralisé, de la libéralisation des services publics (la Poste est la dernière victime des directives de Bruxelles), et de l’affaiblissement des Etats et des nations.
Triste jour aussi pour la démocratie, parce qu’il a été confirmé qu’on ne faisait plus grand cas sur ce continent du vote souverain des peuples. Quand un peuple dit NON à l’oligarchie européiste, il n’y a plus que deux issues possibles : soit on vote à la place du peuple, dans les cénacles discrets des parlements (comme ce fut le cas en France et aux Pays-Bas après le refus de la Constitution Giscard par référendum), soit on lui demande de revoter, dans le bon sens cette fois-ci, à coups de milliards et de propagande.

Où sont d’ailleurs passés nos professionnels autoproclamés des droits de l’homme ? Où était donc l’inégalable Bernard Henri-Lévy face à ce terrible déni de démocratie, ce coup de force contre les peuples ? Lui qui d’habitude est si prompt à publier des tribunes enflammées dans tout ce que la France compte de journaux officiels, là rien. Pas un mot. Peut-être parce qu’il était trop occupé à défendre son ami Polanski, injustement rattrapé par la justice pour une "erreur de jeunesse", selon les mots du philosophe mondain... Plus sûrement parce qu’il a l’indignation sélective. Les coups de force qui ne bousculent pas l’idéologie dominante, mais qui au contraire servent ses intérêts, ne sont pas de nature à heurter sa sensibilité, comme celle de ses confrères médiatiques. Bien au contraire.

Triste jour donc, bataille truquée, bataille perdue, mais pas la fin de la guerre. D’abord parce qu’on peut toujours espérer compter sur la détermination du président tchèque Vaclav Klaus à s’opposer à ce Traité. Ensuite, parce que cet épisode aura contribué à ouvrir encore davantage les yeux des peuples sur la réalité du projet européiste.
 
Le Vrai Débat

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61 réactions à cet article    


  • morice morice 5 octobre 2009 10:26

    « Ce 2 octobre 2009 un jour très triste pour l’Europe et la démocratie ». 


    cessez vos balivernes, le précédent vote avait été gagné par un fasciste et son argent. Vous l’avez déjà oublié, visiblement : vous préférez le fascisme ?


    • RilaX RilaX 5 octobre 2009 10:45

      Il est plaisant de voir que pour lutter contre le fascisme d’un homme qui a contribuer a la victoire du non en 2007 (il a pas gagné, il y a contribué, nuance forte tout de même), Morice soutient l’attitude fascisante de l’union consistant a renier le précédent vote en en organisant un nouveau sur le même texte dont on n’a pas changé une virgule.


    • Francis Francis 5 octobre 2009 13:36

      Et un point godwin, un !


    • JL JL 6 octobre 2009 09:27

      Il y a longtemps que je ne lis plus Morice. Mais pas aussi longtemps que j’ai déserté TF1 et alter.  smiley


    • Victoria Victoria 5 octobre 2009 10:32

      « Les observateurs soulignent que les quartiers populaires ne se sont pas déplacés dans les bureaux de vote cette fois-ci... »

      Parce qu’ils ont bien compris qu’on se foutait de leur gueule.

      « ...alors que les villes bourgeoises, majoritairement favorables au OUI, ont davantage voté qu’il y a un an. » 

      Parce qu’ils pensent que cette Europe ultra-libérale c’est bon pour leur petite gueule.

      Qui en prendra plein la gueule au final quand les vieux démons européens vont revenir infecter les blessures profondes de cette Union en trompe-l’oeil ? ... smiley 



      • Jean-Paul Doguet 5 octobre 2009 11:41

        Question à Victoria : si « cette Europe » est ultra-libérale, comment expliquer que parmi ses adversaires les plus acharnés il y a un nombre considérable d’ultralibéraux comme Vaclav Klaus, Madelin, la droite anglaise, Declan Ganey etc ? Il faudrait répondre à cette question.

        Je pense que vous vous trompez : un ultralibéral est d’abord quelqu’un qui veut réduire l’Europe à une pure zone de libre-échange sans aucun volet politique ni parlement, ni charte de droits ni monnaie commune, avec dumping social et fiscal. Or le traité de Lisbonne justement ce n’est pas cela du tout. Vaclav Klaus et compagnie l’ont trés bien compris, pas vous apparemment.


      • Le péripate Le péripate 5 octobre 2009 11:52

        Bien sûr. Les libéraux ne soutiennent pas la création d’une nouvelle couche étatique, ni la dimension impériale d’une Europe qui ne connait pas ses frontières. La concurrence fiscale est une bonne chose, et la liberté de commercer n’a pas de frontières, ce qui exclut de soutenir une Europe protectionniste. Les libéraux ne soutiennent pas non plus la vision communistariste de Bruxelles. Bref, des points de désaccord qui sont bien plus fondamentaux que les disputes sur le partage du gâteau.


      • Victoria Victoria 5 octobre 2009 12:09

        J-P Doguet, 
        Je vous crois sur parole ; l’Europe, favorisant le moins disant socialement, encourageant les délocalisations intra et extra-européennes, chantre de l’agriculture intensive, Europe qui accélère autant que possible la fragilisation des populations déjà en situation précaire et même les classes moyennes, n’est certainement pas assez libérale pour certains énergumènes : il reste encore des choses à casser, comme certains services publics, pour les contenter. Faire du fric sans entrave, c’est leur unique crédo ; A l’instar des mafieux de tout poil d’ailleurs... L’Europe devrait être Hyper-ultra-libérale pour convenir à ces bouffons. 

        Hé bien moi je voudrais que l’éthique et le respect de la dignité humaine soient érigés en rempart face aux intérêts de ces rapaces. Tant que l’Europe ne sera pas ce rempart, mais au contraire un tremplin pour eux, elle me dégoûtera. smiley 


      • JL JL 6 octobre 2009 09:38

        Mais oui péripathétique on sait, la main invisble, ya qu’ça d’vrai !

        Le QI d’une foule est égal au QI du plus idiot de ses membres, c’est pourquoi la main invisible est idiote.

        Vous critiquez en permanence l’Etat : vos critiques sont justifiées à ceci près : vous attribuez à l’Etat tel qu’il devrait être les injustices et les ravages de l’Etat bourgeois. Et avec l’UMP, vous avez du grain à moudre ! Parce que l’Etat bourgeois est tout sauf libéral : il est redistributif, mais dans le sens inique.

        Comme de toute évidence vous ne faites pas partie du sérail, mais que vous ne déplorez pas une société inégalitaire, j’en déduis que vous aimeriez bien être calife à la place du calife.


      • Jean-Paul Doguet 5 octobre 2009 10:35

        Que de clichés démagogiques ! Quand un vote dit « non » il est libre et vrai, mais quand il dit « oui » il est bien sûr manipulé par les élites. Comme s’il n’y avait pas d’élites partisanes du non à savoir Murdoch et consort ! Et pourquoi ce référendum serait-il un « terrible déni de démocratie » ? Que je sache les Irlandais pouvaient dire « non » à ce traité qui n’est pas identique à celui qu’ils ont refusé l’année dernière, et alors on aurait sans doute enterré le traité pour revenir à Nice, c’est tout. La vérité c’est que vous méprisez les Irlandais et que de toute façon vous ne cherchez pas du tout à comprendre et interpréter honnêtement leur vote. L’Irlande ne vous intéresse pas.


        • morice morice 5 octobre 2009 10:53

          on voit bien que vous ne disposez pas de l’argent qu’avait Declan Ganley... or il en a perdu un partie avec la crise, et n’a pas pu faire la même campagne, tout simplement !


        • Jean-Paul Doguet 5 octobre 2009 11:16

          Désolé mais j’ai horreur des gens qui hurlent au complot et manifestent au fond un mépris pour la maturité des électeurs quand ils désapprouvent un vote. Cet article fait cela et surtout il ne produit pas d’analyse sérieuse du contenu du « non » et du « oui ». 
          Sur l’écart entre circonscriptions populaires et bourgeoises : la poussée de la participation est générale, mais il est vrai que le « non » est moins bourgeois que le « oui » et pourquoi ? En partie parce que le vote a été transformé en votre pour ou contre la politique d’austérité de Brian Cowen, très impopulaire en Irlande (et c’est normal) surtout chez les gens économiquement fragiles. Les ennemis de Cowen ont cherché à utiliser ce vote, et c’est en grande partie ce qui explique que le « non » soit plus populaire.
          Mais il ya aussi un fait que l’article qui plaque sur le vote une rhétorique anti-européenne toute faite méconnaît : le « non » est pour une part un vote rural et catholique. C’est aussi un « non » au droit d’avorter, et même un non xénophobe.


        • manusan 5 octobre 2009 11:36

          dac avec Jean Paul,

          Qu’on soit Pour ou Contre, le dernier vote est plus démocratique que le premier, dans le sens où il y a eu plus de participation.

          Au nom de quoi le vote d’un pécheur de moule du Connemara aurait-il plus de valeur qu’un informaticien de Dell à Dublin ?


        • ASINUS 5 octobre 2009 11:48

          yep mr Doguet je me permet de vous complimenter sur la fin de votre intervention « vote
          de culterreux de culbenis un rien xénophobe » bien dans la lignée de l intervention du liberal libertarien vet DCB comparant le votenoniste français au vote d adhesion allemand a hitler.
          Hé hé que la purulente bruxelles ai réussi a mettre le couvercle sur la marmite
          des peuples ne vous rejouisse pas trop vite , l explosion viendra bien de sociales nos luttes muterons en identitaires et ce jour la hé hé que les guerres balkaniques vous sembleront legeres.


        • fred 5 octobre 2009 12:45

          a Mr Doguet

          Je ne voie pas ou sont les clichés démagogiques ! ou est la démocratie quand on fait revoter un peuple qui a déja voté. Seulement la réponse ne convenait pas. Ie peuple irlandais à eu droit à toutes les manipulations crapuleuses qui soit, ainsi que des menaces en tout genre. Certains site y fond d’ailleurs référence, je suis sur que vous les trouverez sans problême. Je ne connais pas le peuple irlandais mais il faut dire qu’il sont comme nous, désabusés. Venez me dire que nous sommes encors en démocratie, quand on sais comment le traité a été signé chez nous, en cati minis par nos députés, qui soit disant représente le peuple, belle représentativité n’es ce pas !


        • Philippe D Philippe D 5 octobre 2009 10:38

          Triste pour la démocratie ? Oui mais pas dans le sens que vous entendez :

          Qu’un peuple appelé à se prononcer par référendum, 2 fois sur la même question, puisse se déjuger dans de telles proportions à 1 an d’intervalle en dit long sur la valeur que l’on pourra dorénavant accorder aux référendums.
          L’opinion publique est versatile, preuve en a été donnée grandeur nature.


          • morice morice 5 octobre 2009 10:56

            L’opinion publique est versatile, preuve en a été donnée grandeur nature.


            suffit d’arroser : avec de l’argent ont peut tout faire. C’est bien ça le problème irlandais pour le vote précédent !

          • Philippe D Philippe D 5 octobre 2009 10:58

            Un peu court comme seule explication.


          • Jean-Paul Doguet 5 octobre 2009 11:23

            Deux remarques pour Philippe : se « déjuger » est tout à fait habituel dans les pays qui ont intégré une culture du référendum comme la Suisse par exemple. Ce n’est pas votre cas et vous ne semblez pas comprendre qu’il y a des pays où des référenda à résultat opposés à une même question sont une chose aussi banale qu’un changement de gouvernement et de majorité. Ca ne fragilise en rien les référenda. Vous êtes aveuglé par une mythologie de la « vox populi » qui serait censée être intangible car sacrée. Il ya des pays où le référendum est presque permanent.
            Autre erreur de votre part : vous pensez que les Irlandais ont été consultés sur la même question, mais je vous rappelle qu’il ont obtenu la révision du traité de Nice (que nous allons devoir ratifier partout en Europe).


          • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 6 octobre 2009 04:13

            Philippe D : 


            Court ? Juste un tantinet naïf, peut-être, ce qui n’est pas souvent le cas de Morice... OUI, on peut acheter le vote avec de l’argent,, mais on peut aussi l’acheter avec des promesses, avec des menaces, avec des phrases creuses, en tripotant les urnes ou les machines à voter. On peut ne pas l’acheter, mais faire voter encore et encore, ou simplement ne pas en tenir compte... 

            On s’aperçoit que nous sommes allés au bout des illusions et des consolations que peut apporter la « démocratie » que nous avons. On en bâtit une autre ou l’on s’en passe... Et ce choix n’est pas aussi évident qu’il en a l’air. Le moment est venu de regarder froidement nos options... et nos conditionnements




            Pierre JC Allard



          • Ropi 5 octobre 2009 10:39

            A baliverne, baliverne et demi.
            Dans ce cas, votre question complète aurait dû être : « vous préférez le fascisme ou... le fascisme » ?

            Parce que, si le fait de faire revoter le gens parce qu’on n’est pas content du résultat, c’est de la démocratie, alors les deux options peuvent s’écrire de la même façon.


            • morice morice 5 octobre 2009 10:55

              Parce que, si le fait de faire revoter le gens parce qu’on n’est pas content du résultat, c’est de la démocratie, alors les deux options peuvent s’écrire de la même façon.


              la première n’était pas démocratique avec l’intense lobby de Declan Ganley : faudrait vous en rendre compte !

            • Ropi 5 octobre 2009 15:05

              C’est vrai, oui.
              Aucun lobbying cette fois-ci.
              Je suis soulagé.
              Merci de ces précisions.


            • Alpo47 Alpo47 5 octobre 2009 10:47

              Si on fait revoter les peuples qui ont voté « NON », pourrait on également faire revoter ceux qui auraient voté « OUI » ?
              Ben... pourquoi pas ?

              Progressivement, en avançant caché, un pouvoir central fasciste, c’est à dire tout dévoué aux lobbies économiques, s’installe.
              Tony Blair, qui a menti à son peuple, lancé une guerre d’occupation, continué à casser les services publics et à installer l’ultra-libéralisme en GB ... serait sans nul doute notre premier « président-dictateur ».

              Mais, au fait, mis à part les multinationales, qui veut de cette europe là ?


              • Manfred Manfred 5 octobre 2009 10:51

                On lit le désespoir dans l’article développé par l’auteur, et c’est une bonne chose. Parce que s’il y a bien une leçon à tirer de nos dirigeants, c’est que si ça ne passe pas cette fois, ça passera une prochaine fois.

                La perte de l’espoir est une bonne chose, elle est la marque de la prise de conscience. Car c’est acculé que le peuple trouve en lui les ressources et les solutions à ses difficultés...


                • ASINUS 5 octobre 2009 10:59

                  yep tot ou tard les peuples decideront que le bulletin de vote n est pas l unique épée,
                  je gage que ce jour la ils sauront se souvenir des éminences et de leurs valets qui par calcul et interet ont choisis le camp de l argent apatride bruxellois.


                  • morice morice 5 octobre 2009 11:02

                    posez vous plutôt la question de pourquoi Ganley avait entre temps retourné chemise !



                    I regard Declan Ganley as our Lucius Quinctius Cincinnatus. He set aside his work in his fields to come and save us once before in a time of great national peril. He then returned to his fields but national peril has raised its head again and forced him to come back to try to save us once more. And yes, the Roman plebs had an ambivalent view of auld Lucius as well. It was only long after his death that they gave honour where honour was due.

                    Let’s all just pray that Ganley suceeds in routing our beseigers and making them walk under a yoke. As Lucius did.

                    voir ici

                    http://fr.wikipedia.org/wiki/Lucius_Quinctius_Cincinnatus

                    « dictateur à deux reprises en 458 et en 439 av. J.-C., fervent opposant à la plèbe et figure semi-légendaire.  »

                    comme Ganley....


                    • morice morice 5 octobre 2009 11:23

                      démonstration des vues de Ganley : le parti unique. Mussolinien.


                      • sheeldon 6 octobre 2009 10:32

                        bonjour

                        ganley a financé le camp du non et c’est pas bien ! bouh

                        par contre intel , des banques corrompues , ryan air , la totalité de la grande presse , heu n’ont pas fait de campagne démagogique ?

                        le fait que barosso en pleine campagne menace le peuple irlandais pas de soucis non plus .

                        ganley est un facho il n’y a aucun doute la dessus , mais un voyou comme barosso n’est pas d’une morale supérieure , les gros pdg et directeurs de banque non plus !

                        en gros vous reprochez un financier au camp du non , le seul qui ne fasse pas comme ses congénaires , et qui refuse cette europe sans doute pour de mauvais motifs , mais bon ce financier si méchant , il a pas mis les buletins des irlandais dans l’urne !

                        encore une chose la tribune comme source , c’est un peu faiblar morice , monsieur weill ne ferait jamais de propagande lui , il achete des journaux déficitaire le plaisir d’informé ses concitoyens .

                        http://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Weill

                        cordialement


                      • manusan 5 octobre 2009 11:29

                        L’unique espoir de la gauche noniste française se trouve désormais chez les libéraux britanniques.

                        Amusant.


                        • docdory docdory 5 octobre 2009 11:34

                          @ Sebastien Ticavet

                          Les irlandais ont vendu leur liberté et leur dignité pour un plat de lentilles !
                          Oui , ce référendum irlandais est un pur scandale , un déni absolu de démocratie , la propagande et un chantage éhonté ont réussi à vaincre l’intelligence du peuple irlandais .
                          Nous savons maintenant tous ce qu’est le traité de Lisbonne : l’instution de l’EUROFASCISME par la satrapie ploutocratique des eurocrates de Bruxelles . Un grand reich ultralibéral constitutionnellement inamovible fait pour durer mille ans .
                          On a fait peur aux irlandais avec la crise alors que celle-ci est l’aboutissement inéluctable de la politique ultra-libérale qui est le dogme politique intangible de l’Europe .
                          Il reste deux espoirs ténus pour sortir de ce cauchemar liberticide :
                          1°) Que le président tchèque tienne le coup,
                          2°) Que les conservateurs soient élus en Grande Bretagne , qu’ils fassent le référendum qu’ils ont promis concernant le traité de Lisbonne et que les Britanniques, retrouvant l’esprit de Churchill, votent NON à cette infamie !

                          • manusan 5 octobre 2009 11:39

                            Les irlandais ont vendu leur liberté et leur dignité pour un plat de lentilles !

                            C’est faux, l’Irlande a reçu 14,8 millions d’euros pour sauver Dell.

                            4 209 000 habitants
                            14,8 millions d’euros versé par la CE

                            Soit : 3€51 par personne. Le prix d’une pinte.


                          • docdory docdory 5 octobre 2009 11:48

                            @ Manusman


                            Par rapport aux dizaines de milliards d’euros dépensés pour sauver des banques de la crise dont elles étaient responsables , c’est effectivement un plat de lentilles .

                          • S.Ô.I Shri BaBâd Guru Lashpâ BADGURU 6 octobre 2009 03:40

                            @docdory…

                             

                            Bahhh d’habitude, je vous aime pas trop (ouais…m’les cassez avec votre paranoïa halal-ucinatoire) mais pas à dire, j’adore çà :

                             

                            « Un grand reich ultralibéral constitutionnellement inamovible fait pour durer mille ans. »

                             

                            Yep…pourrais pas faire mieux que le doc…la Zoorope prépare avec l’assentiment démagogocratique contraint&volontaire des masses bovidées l’avènement du Mieux des Mondes, selon une perspective macworldiste libéralfascistoïde…zon é d’accord ! le Zooropa Park ouvre soon, principale attraction : Enfer&Stock Options !  

                             

                            Mais faites gaffe à pas user les mots « libéralisme » ou « ultra-libéralisme », sinon ben tous les théogogologues friedmaniaques hayekistes de la Global McChurch Univertueuse viendront ici (déjà fait un peu plus hô) nous expliquer que ben c’est pas du libéralisme çà, ni même sa version ultra, mais une hérésie archaïcollectiviste crypto-tovaritchique le traité de Lisboa !

                             

                            d’où l’usage utiliteux du vocable mcwordisme et de l’attribut libéralfascistoïde…parce qu’effectivement on est un peu loin des délires du libéralisme onanophilozobique des protolibérofascistes : là on est plus dans la version démo, mais en plein live…et çà va faire mâaal…bien plus que l’Axe du meuh-me nom !


                          • pierrix 5 octobre 2009 12:56

                            @ Jean-Paul Doguet : Merci pour vos réactions intelligentes et étayées.

                            J’ajouterais aussi que la grave récession que connaît économie irlandaise depuis 18 mois explique aussi probablement en partie le résultat de ce référendum. Le brutal retour sur terre des Irlandais depuis 2008 a peut-être conduit une majorité des votants à s’interroger sur l’origine de la manne financière qui a permis à l’Irlande de commencer à sortir du sous-développement économique à partir de son entrée dans la CEE (1973). Et à se détourner des eurosceptiques.


                            • docdory docdory 5 octobre 2009 13:36

                              Les irlandais , avant de voter oui , auraient du méditer cette fable de La Fontaine, « le loup et le chien » :

                              Maintenant , c’est trop tard , les voilà esclaves pour longtemps !

                              • dom y loulou dom 5 octobre 2009 14:29

                                « parce que le Traité de Lisbonne, qui n’est rien d’autre que la Constitution européenne rebaptisée »

                                complètement faux, vous ne les avez pas lus apparemment.

                                voilà « gravé dans le marbre » TOUS les points que craignaient les nonistes français.

                                ce « mini » traité, aussi mensonger que son titre n’est en rien le TCE.

                                Exit la volonté d’autonomie pour l’europe que cherchaient même les milieux de droite européens.

                                Gravée dans le marbre la vassalisation aux sionistes de wal street,
                                exit l’europe citoyenne, à jamais.

                                Exit la démocratie puisque le propre de la dictatiure est d’avoir pouvoir de vie et de mort sur les citoyens, ce traité de sarkopartes autorise de tuer les manifestants en « situations exceptionelles » comme la guerre éternelle contre le terrorisme.

                                C’est fini, c’est la dictature sur l’europe, en plus les tenants ont réussi à faire croire que c’est le voeu du peuple européen.

                                Va y avoir du sport je pense, à moins que l’aspartame nous réduise encore d’avantage en moutons de panurge.

                                Ce site a de plus en plus de bugs tout à fait insupportables Avox est devenu un fourre-tout.
                                .
                                Vous avez perdu le contrôle de votre outil monsieur Revelli, comme les citoyens ont perdu le contrôle de leur société en occident.

                                Et les tenants trouvent que c’est plus simple de tuer un million de personnes que de contrôler un million de personnes.

                                ça vous donne une idée de ce qui nous attend maintenant.


                              • pierrix 5 octobre 2009 17:31

                                Ils auraient surtout dû méditer sur La Cigale et la Fourmi. Dur, dur, avec la crise et sans le biberon européen...


                              • caramico 5 octobre 2009 15:29

                                67% des suffrages exprimés (20%, 30%... ?) de 3 millions d’électeurs, ça fait pas lourd pour décider du sort de l’Europe.

                                Chiffre à rapprocher des 2 millions de votants pour le maintien du statut de la poste. sur lequel notre gouvernement va bien s’asseoir dessus.


                                • pierrix 5 octobre 2009 16:12

                                  2 millions de votants sur 42 millions d’électeurs, ça fait environ 4,75%...
                                  Cela ne fait pas lourd pour décider du sort de la poste à la place des électeurs (lesquels ne voteraient, du reste, probablement pas à 90% pour le maintien du statut actuel, à part en Biélorussie ou dans quelques pays d’Afrique ou d’Asie centrale.
                                  Vous auriez pu choisir un meilleur exemple (lol)

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