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Accueil du site > Actualités > Europe > José Manuel Barroso et son escouade de commissaires à gages

José Manuel Barroso et son escouade de commissaires à gages

Le 23 novembre 2004, José Manuel Durão Barroso prenait la présidence de la Commission. Le conservateur The Daily Telegraph s’exclame triomphalement : « la Commission européenne passe sous le contrôle des Thatchériens [1] ». La référence à l’ancienne Premier-ministre britannique pourrait sembler anachronique, plus de dix ans après son retrait de la vie politique. Et pourtant. L’ancien maoïste Barroso aurait véritablement eu de quoi séduire la « dame de fer » : anticommuniste, atlantiste et libéral patenté, il a su rassembler autour de lui une équipe de choc à même de poursuivre le travail déjà réalisé par ses illustres prédécesseurs.

Sans renier pour autant son mérite, Barroso avait de qui tenir. Nous avions déjà évoqué le bilan flatteur de certains de ces « hommes de main de la dame de fer » qui ont façonné l’UE. Tout le long des décennies 80 et 90, les Cockfield, Sutherland, Brittan, avec le soutien de Davignon et Delors, ont contribué à abattre une à une les « barrières réglementaires » au libre-échange et entamer la libéralisation de nombreux secteurs de l’économie européenne (télécom, transport aérien, énergie).

Barroso jouissait par ailleurs d’une conjoncture favorable : en 2004, la débandade sociale-démocrate en Europe était quasiment complète, sinon en Espagne avec l’élection de Zapatero. Schröder venait de quitter la présidence du SPD face aux critiques qui l’accusaient de vouloir la fin de l’Etat-providence allemand [2] ; un an plus tard, il sera battu par Angela Merkel lors de législatives anticipées.

Quant à Tony Blair, personne ne s’amusait guère encore à le qualifier de socialiste. Exprimé par son ami Peter Mandelson, le coming-out du new labour ne devait, à ce titre, plus surprendre personne : « Nous sommes tous des thatchériens » témoignait le néo-travailliste dans une tribune publiée en 2002 par le Times. C’est d’ailleurs Blair qui appuiera de manière décisive la nomination de Barroso à la tête de la Commission, contre Guy Verhofstadt jugé trop fédéraliste, et pas assez atlantiste [3]. Les allemands et français finiront par s’en accomoder : libéral dogmatique certes, mais néanmoins diplomate et tortueux, le « dur d’argile » (la traduction très approximative de durão barroso) fera finalement l’unanimité.

L’ami José Manuel va donc disposer d’un boulevard pour continuer l’œuvre de ses prédécesseurs, avec la bénédiction des gouvernements conservateurs en Europe. Au programme : attaques en règle contre les services publics, qui opposent toujours et encore au bon sens des marchés et de l’enrichissement privé les mythes vieillots de l’intérêt général (non lucratif), de la gestion publique (bureaucratique) et de l’Etat-providence (obèse).

A son actif, la Commission Barroso a poursuivi et mené à leur terme les processus de libéralisation des transports ferroviaires [4], des services postaux [5] et de l’énergie (gaz et électricité) [6]. Conséquence presque mécanique dans les différents secteurs : la privatisation des entreprises publiques (comme c’est le cas en France de GDF-Suez, et bientôt EDF) ou du moins leur transformation progressive dans cette perspective (La Poste, la SNCF). Dans tous les cas, le passage à un management « d’entreprise » est la règle, avec ses conséquences : réduction des coûts salariaux, marketing à outrance (le cas de la SNCF et de la Poste est particulièrement explicite), et augmentations substantielles des prix pour « être à l’écoute du marché ».

Mais l’application minutieuse des bonnes vieilles recettes de mamie Thatcher ne s’arrête pas aux seules privatisations. Les marchés doivent être placés au coeur du processus de décision, qu’il s’agisse de l’environnement (avec la finance carbone, la réforme de la PAC, et plus généralement le « capitalisme vert »), de l’Université et de la recherche (avec la « stratégie de Lisbonne ») ou de la politique régionale (avec le développement des partenariats « public-privé » et la promotion de l’« attractivité » des territoires, du « nouveau management public »).

Pour mener à bien de tels chantiers, il fallait réunir une équipe de fines lames. A ce titre, le collège des commissaires de l’ami José s’avère être une véritable dream team.

A commencer par Charlie Mc Creevy, ancien ministre des finances irlandais. « Le pire », si l’on en croit la presse irlandaise [7] qui lui reproche aujourd’hui ses réformes de l’imposition sur les sociétés (passée de 50% à 12%) et la mise en place d’un laissez-faire total dans le domaine des services financiers… Le père de la crise irlandaise a aussi sévi à la Commission, à la tête de la direction « services et marché intérieur », en poursuivant contre vent et marées la déréglementation des services financiers et le développement de l’« innovation financière » (dont les fameux CDS qui permettent de spéculer indifféremment sur les prix des matières premières comme sur les taux des obligations des Etats).

Même après la crise financière de 2008, alors que de timides propositions étaient faites à la Commission pour mettre un peu d’ordre dans le grand foutoir de « l’innovation financière », il opposa une franche hostilité à réguler les services financiers en expliquant que « ce n’est pas le manque de réglementation qui est à l’origine de cette crise financière [8] ». Puisque tu le dis, Charlie…Il faut dire qu’on touchait là à une de ses cordes sensibles. Car McCreevy est un véritable pourfendeur de réglementation, il a ça dans le sang. Ce féru de paris sportifs et ami des bookmakers irlandais a notamment fait preuve d’une grande insistance pour ouvrir à la concurrence le marché des jeux et des paris. Et d’une obstination non moindre dans son refus d’édulcorer la directive « services », héritère de la directive Bolkestein, malgré l’opposition de l’Allemagne et la France (dont les gouvernements ne souhaitaient sans doute pas « assumer » les conséquences électorales…) [9].

Pour finir en beauté, à son départ de la Commission en 2010, alors qu’il était en charge de la (dé)régulation financière, il trouva à se reconvertir... au conseil d’administration d’un établissement financier (NBNK Investments). Il fut à ce titre le premier commissaire de l’histoire de l’Union européenne à se voir refuser un pantouflage depuis la mise en place d’un « comité éthique » par la Commission. Un véritable exploit, mais, sembe-t-il, à Charlie rien d’impossible.

Son collègue et commissaire à la direction Entreprise et Industrie, Günter Verheugen, aura quant à lui plus de réussite. En tant que commissaire, il était déjà « critiqué pour son favoritisme à l’égard des intérêts des grandes entreprises, aux dépens des préoccupations sociales et environnementales » comme le rappelle Bastamag [10]. Il a carrément choisi pour sa reconversion... de fonder sa propre agence de lobbying, « European Experience Company ». Et il compte déjà comme clients la Banque Royale d’Écosse (Royal Bank of Scotland), l’agence de lobbying Fleischman-Hillard, l’organisation bancaire allemande BVR, et l’Union turque des chambres de commerce et des bourses (Turkish Union of Chambers and Commodity Exchanges)[Id.]].

Günter n’est pas le seul Commissaire doté de l’« esprit d’entreprise ». En tout, sur 13 commissaires sortants, ce seront 6 commissaires de la Commission Barroso I qui rejoindront le privé : Meglena Kouneva, ex-Commissaire bulgare à la protection des consommateurs à BNP Paribas. Joe Borg, ex-Commissaire malte à la pêche et aux affaires maritimes au cabinet de lobbying FIPRA [11]. L’ancienne commissaire autrichienne Benita Ferrero-Waldner rejoint quant à elle le conseil de surveillance du champion allemand de la réassurance, Munich Re. « Coïncidence : en tant que commissaire, elle s’était impliquée en faveur du projet « Desertec », un plan d’approvisionnement électrique de l’Europe par un réseau de centrales solaires en Afrique du Nord… dont Munich Re est l’un des acteurs principaux » note Bastamag, avec une petite pointe de mauvais esprit.

Il faut dire qu’une autre commissaire n’avait pas attendu pour goûter aux délicieux jetons de présence des conseils d’administration des grandes firmes européennes : Neelie Kroes, « Nickel Neelie » [12], la commissaire hollandaise, placée par Barroso au poste stratégique de la direction « concurrence ». Elle fut même critiquée par le Parlement européen en raison de nombreux conflits d’intérêts potentiels : elle a détenu un mandat d’administrateur dans 43 grandes entreprises (Thales, Volvo, Lucent Technologies, etc.) et siégé au board de 12 entreprises européennes [13]. Au cours de son mandat, la « chienne de garde de la libéralisation », comme la surnomme l’Express [14], a tout particulièrement œuvré à la mise en concurrence des secteurs à monopoles « historiques », en instrumentalisant occasionnellement l’antitrust comme arme de persuasion (comme ce fut notamment le cas dans le secteur de l’énergie).

Un tableau auquel il faudrait ajouter Peter Mandelson, l’ami libre-échangiste de Blair, digne successeur de Brittan au commerce extérieur. Et Louis Michel, commissaire belge au développement, conseillé par l’inenarrable Etienne Davignon (membre du conseil d’administration de Suez – multinationale qui cherche accessoirement à développer ses activités commerciales dans les domaines de l’eau et de l’énergie en Afrique). Bref, n’en jetez plus…

Avec de tels spécialistes aux manettes (Verheugen, Kroes, Mc Creevy, Mandelson, Barroso), la messe était déjà dite en 2004 : la flamme du Thatchérisme serait vivace au cœur même des institutions européennes. Ce qui ne sera pas sans déplaire à la majorité conservatrice européenne, qui reconduira Barroso pour un second mandat en 2009, avec quelques nouvelles têtes. La Commission Barroso I restera quant à elle le symbole, à l’échelle européenne, du fourvoiement complet et de l’échec du « social-libéralisme » ; celui de Blair, Schröder, Jospin/Strauss Kahn et bien d’autres, dont les capitulations libres et non faussées n’auront guère fait que renforcer le conservatisme libéral qui sévit en Europe depuis déjà bien trop longtemps. Pour s’en débarasser, il faudra inventer autre chose...

Eric Scavennec

[1] cité dans Le Soir, Victoire des « Thatchériens » ?, http://archives.lesoir.be/quand-deu...

[2] Lire Schröder abandonne la présidence du SPD sur Libération : http://www.liberation.fr/monde/0101...

[3] Barroso, lui, avait soutenu l’invasion américaine en Irak lorsqu’il était Premier ministre du Portugal ; lire Barroso, le portrait qui a déplu sur les Coulisses de Bruxelles, blog de Jean Quatremer : http://bruxelles.blogs.liberation.f...

[4] Processus initié en 1991, lire Union européenne, la privatisation des chemins de fer et la destruction des acquis sociaux sur Alterinfo : http://www.alterinfo.net/L-Union-eu...

[5] Processus initié en 1997, lire Libéralisation des services postaux [FR] sur Euractiv : http://www.euractiv.com/fr/transpor...

[6] Processus initié en 1996, lire Politique européenne l’énergie sur le site du Sénat : http://www.senat.fr/rap/r05-259/r05...

[7] http://www.irishtimes.com/newspaper...

[8] cité dans « Crise financière, à quoi sert la commission ? » sur les Coulisses de Bruxelles : http://bruxelles.blogs.liberation.f...

[9] Attac France, Silence, on transpose la directive Bolkestein : http://www.france.attac.org/spip.ph...

[10] Ces anciens commissaires européens devenus mercenaires des lobbies, Bastamag : http://www.bastamag.net/article1196.html

[11] Empêchons les Commissaires de monnayer leur influence ! Stoppons Verheugen ! sur le site de l’AITEC : http://aitec.reseau-ipam.org/spip.p...

[12] Surnom que lui avait valu sa gestion toute « thatchérienne » de la privatisation du secteur des PTT en Hollande

[13] Lire la déclaration d’intérêts de Neelie Kroes sur le site de la Commission : http://ec.europa.eu/commission_2010...

[14] Energie : l’Europe met les gaz, l’Express : http://www.lexpress.fr/actualite/ec...


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17 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 29 décembre 2010 11:39

    Ou, comment casser les systèmes de protection et avancées sociales qui rendent la vie moins dure à 90% de la population.
    Effectivement, une suite de « victoires » de l’europe.


    • Yvance77 29 décembre 2010 16:13

      Très bon rappel des saigneurs de l’Europe


      • kerniki 29 décembre 2010 19:54

         Je crois que Barroso est une pièce maitresse de la destruction des peuples européens par l autorisation des délocalisations alliée avec une immigration de peuplement


        • Jacques Jacques 30 décembre 2010 11:45

          La commission barroso a participé à la mise en place de dispositifs de coopération intergouvernementale pour une répression de l’immigration, notamment du point de vue juridique et permettant l’enfermement des demandeurs d’asiles, ainsi que la mise en place de l’agence Frontex qui dispose de patrouilles pour intercepter les migrants avant qu’ils n’atteignent le territoire. 

          La doctrine consiste à « externaliser » la demande d’asile. Les demandeurs d’asiles sont gérés à l’extérieur de l’UE, dans des camlps en Ukraine par exemple à l’Est, ou encore ... en Lybie pour l’Afrique. Des camps bien évidemment aux normes des « droits de l’homme » et tutti quanti.

          De ce point de vue là, croyez moi ils n’ont pas vraiment de leçon à recevoir.


        • candide candide 30 décembre 2010 10:26

          Les prochaines élections ne devraient plus se faire sur un découpage artificiel et entretenu droite/gauche qui sont les deux faces d’une même pièce, mais suivant le nouveau découpage mondialiste/nationaliste

          mondialisme : des promesses ... puis des larmes !
          nationalisme : du De Gaulle et rien que du De Gaulle... 

          version courte :

          version longue qui montre à quel point ce chef d’état était un grand visionnaire (à voir jusqu’au bout, vous ne le regretterez pas

          Je vous laisse trouver son équivalent pour 2012 ...

          • Defrance Defrance 30 décembre 2010 10:33

             Bravo Candide !

             Il est Honteux que notre Tallonetto National se réclame encore de de Gaulle .
             
             Le gaullisme, tel qu’il est brossé dans sa conférence de presse est la seule voie viable entre les deux extrêmes que sont le communisme et le capitalisme ?
             
             de Gaule était un « Bonsensiste »

             J’ai encore quelques doute sur son équivalent pour 2012 et je crains fort qu’il ne soit pas suffisamment ami de Bongo et de Liliane ?


          • Jacques Jacques 30 décembre 2010 11:58

            Nombreux sont ceux qui face à ce « machin » européen qui s’avère en fait une machine à broyer les protections sociales et les solidarités dans les différents pays européens, nombreux sont ceux qui en appelle à un retour à la nation.

            S’il s’agit de revenir à l’échelle pertinente de l’expression démocratique ou politique d’un « peuple », le peuple français, pour permettre de retrouver la souveraineté du peuple confisquée à plusieurs égards par des élites « internationalistes », cela me semble consistant.

            Il faut cependant prendre garde à ce qu’il ne s’agisse pas d’un projet nationaliste, qui vise à fétichiser la nation française, mais bien d’un projet universaliste, qui rassemble le peuple autour de plusieurs idées (on pense à la liberté, l’égalité, la fraternité) - et pas autour d’un patrimoine fétichisé (ce serait un projet ultraconservateur). 

            Il y a parfois quelques mélanges sur les forums d’agoravox entre ces deux possibilités. Je prends un exemple concret : le groupe manouchian rassemblait ce qu’on appelerait des aujourd’hui des « immigrés » ; manouchian était arménien.

            Pourtant lorsqu’il écrit qu’il meurt pour la France, je gage qu’il pense à ce que représente la France comme idéal révolutionnaire et non comme l’objet de l’adoration des fascistes qui gouvernaient alors le pays.

            Sans doute parce qu’il adhérait à ces idéaux (aujourd’hui en partie bafoués par ces « élites » conservatrices qui ont fait l’UE)


          • Defrance Defrance 30 décembre 2010 12:58

             @ Jacques ,

             Il faut bien sur comme vous dites faire attention a ne pas sombrer dans le nationalisme aveugle qui conduit souvent ( pas toujours heureusement) au pire !

             Je pense personnelement que les ideologues nous amènent (volontairement ou pas ?) a prendre parti pour un systeme ou un autre ( communisme ou capitalisme) , alors que d’autres voies sont possibles en prenant le meilleur des deux et rejetant le pire ?

             Il n’est pas question d’ adhérer aux thèses du FN ni de l’extrême gauche qui pourraient nous rapprocher du pire mais de bâtir un autre système auquel d’autres pourraient adhérer , AU FIL DU TEMPS ?
             ON NE PEUT PAS FAIRE EN 50 ANS ce qui n’a pu se faire en DEUX MILLÉNAIRES !

             Nos politiciens , européens ou nationaux sont comme des chiens qui pissent partout pour marquer leur trace, c’est cela qui est néfaste ?
             Si on veut faire une Europe solide il faut prendre le temps nécessaire a l’adaptation des esprits et ne pas brusquer les choses ?
             Il faut aussi parfois être cohérent comme par exemple laisser diriger un « ministère des affaires étrangère » européens par une personne d’une nation qui refuse (et c’est son droit) la monnaie Européenne ? sachant qu’une monnaie est toujours tributaire d’une politique .
             N’y a t il pas a faire un parallèle entre monsieur Woerth le blanc comme neige qui faisait parti du gouvernement Français et son épouse qui « gérait » l’évasion fiscale de la famille Bettencourt ?

             pour ce qui me concerne, c’est exactement le même phénomène, a des niveaux bien sur différents ?

             


          • Traroth Traroth 30 décembre 2010 10:26

            « Pour s’en débarasser, il faudra inventer autre chose... » avant qu’il ne soit trop tard. En supposant que ça ne soit pas déjà le cas !


            • Defrance Defrance 30 décembre 2010 10:27

               Deux questions :

               QUI PAYE BAROSO ??????
               
               Comment est il « elu ???? »


              • Jacques Jacques 30 décembre 2010 14:45

                Sur wikipedia :

                Suite aux réformes institutionnelles des traités d’Amsterdam et de Nice, la procédure de désignation des membres du collège de la Commission débute par la désignation par le Conseil européen, à la majorité qualifiée, d’un candidat à la présidence.

                Le Parlement européen approuve ensuite cette nomination, à la majorité simple. Ainsi, José Manuel Durão Barroso a été désigné par le Conseil en juin 2004, avant d’obtenir un vote positif du Parlement le 22 juillet.

                ---

                Le financement du fonctionnement de la commission, y compris le salaire de son Président, est assuré par le budget européen (http://fr.wikipedia.org/wiki/Budget_de_l%27Union_europ%C3%A9enne).

                Comme c’est souvent le cas chez les fonctionnaires internationaux, son salaire est exorbitant : http://www.challenges.fr/actualites/monde/20090330.CHA2496/lue_defend_les_i ndemnitesde_ses_commissaires.html


              • Defrance Defrance 30 décembre 2010 11:07

                 

                 Voire aussi cette vidéo prémonitoire de 1965


                • Agor&Acri Agor&Acri 30 décembre 2010 11:48

                  Merci pour cet éclairage sur la nature du courant idéologique qui façonne l’Europe depuis des années, au mépris des principes démocratiques (mascarade d’opposition gauche/droite pour tromper les peuples).

                  J’ajouterais toutefois un élément qui ne ressort pas dans votre article : l’infiltration de l’idéologie atlantiste dans les rouages de la gouvernance, aussi bien europpéenne que française.
                  Je recommande cette excellente vidéo d’une conférence de François Asselineau sur le thème : Qui gouverne réellement la France ?
                  http://www.dailymotion.com/video/xbqgrx_francois-asselineau-qui-gouverne-re_news

                  On ne peux qu’imaginer le cortège d’actes de propagande qui accompagne les prises de positions atlantistes pour leurs donner une apprarente légitimité et berner ceux qui, dans le rôle des idiots utiles, soutienne ensuite cette politique.


                  • candide candide 30 décembre 2010 13:15
                    @Agor&Acri

                    J’avais déjà visionné cette conférence de François Asselineau et l’on ne peut qu’être consterné sur le pilotage de la construction de l’Europe par les US, sachant qu’ils savent très bien où sont leurs intérêts, eux !
                    A voir absolument... 


                  • David 30 décembre 2010 14:27

                    Ne pas oublier qu’il est président de la commission Européenne car il a organiser le sommet des Açores entre Aznar, Blair et Bush qui a fait croire au monde que l’Europe était pour la seconde guerre d’Irack.


                    • lebreton 1er janvier 2011 17:23

                      Ce type n’est qu’un fils de pute a la solde des ricains et la jolie bande de prolos qui le soutien une belle bande d’andouille 7 millions de chômeurs en France et tous ces fumiers qui s’engraissent qui ruine nos pays ,mrd réagissez faite queque chose ,si vous etes assez intelligent pour lire ça vous etes en mesure de réagir aux évenements qui vous touche ,vous ou vos enfants ;


                      • BA 2 janvier 2011 23:33

                        Dette publique : la Grèce négocie un délai.

                        La Grèce négocie avec des banques commerciales l’allongement du délai de remboursement de sa dette, après avoir conclu un accord semblable avec le Fonds monétaire international (FMI) et l’Union européenne (UE), rapporte vendredi 31 décembre un hebdomadaire athénien.

                        Les craintes d’une restructuration de la dette grecque après l’arrivée à terme en 2013 d’une aide d’urgence de 110 milliards d’euros maintiennent les spreads grecs à un niveau élevé. Le gouvernement grec a assuré à plusieurs reprises ne pas envisager une telle opération, mais sans pour autant parvenir à convaincre le marché obligataire.

                        Plus de 70 % de la dette grecque est détenue par des investisseurs étrangers. Selon Realnews, qui ne cite pas de sources, l’ancien vice-président de la Banque centrale européenne (BCE) Lucas Papademos, qui conseille actuellement le Premier ministre George Papandréou, est en discussion avec les banques et les fonds qui détiennent de la dette grecque.

                        Le journal rapporte que la restructuration envisagée impliquerait un allongement du délai de remboursement compris entre 10 et 30 ans, notamment pour les papiers dont l’échéance était fixée entre 2013 et 2015.

                        http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2010/12/31/97002-20101231FILWWW00516-dette-la-grece-negocie-un-delai.php

                        En clair : la Grèce ne peut pas rembourser ses emprunts.

                        La Grèce sera le premier Etat européen à se déclarer en défaut de paiement en 2011.

                        Après la Grèce, d’autres Etats européens se déclareront en défaut de paiement en 2011.

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