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L’Allemagne gagne sur tous les fronts

L'Allemagne gagne sur tous les fronts – Deutschland siegt an alle Fronten

Mais les conséquences en termes de relations entre les peuples européens menacent d'être très graves.

Négociations Grèce contre Allemagne et reste de l'eurozone – Victoire allemande par KO

Le marathon de réunions de l'Eurogroupe puis du Conseil européen, 31 heures au total du samedi 11 au lundi 13 juillet, a abouti à un résultat qui se présente comme définitif. Même si la crise grecque connaîtra à coup sûr dans les mois et les années qui viennent de nouveaux rebondissements, il est possible d'ores et déjà de tirer un bilan.

 

Si on résume le résultat de la séquence février - juillet 2015 du point de vue grec :

- La Grèce doit continuer la stratégie faillie appelée "austérité" c'est-à-dire dévaluation interne et libéralisation, malgré son échec catastrophique des cinq dernières années

- Elle n'a obtenu en échange aucun programme d'investissement significatif - les "35 milliards" déjà cités par Jean-Claude Juncker sont des fonds structurels et autres mesures déjà prévues

- Elle n'a obtenu en échange aucun engagement que ce soit ni en faveur d'une décote ni même en faveur d'une simple restructuration de la dette. La déclaration des créanciers comme quoi une restructuration pourrait être envisagée ultérieurement n'a aucune valeur d'engagement, une telle déclaration avait déjà été faite en 2012 sans être suivie du moindre effet

- Le vote de son peuple a été purement et simplement annulé

- La stratégie d'austérité a été encore durcie, poussée à un extrême pour raison évidemment politique, constituant une véritable punition de la Grèce pour son "mauvais" vote lors du référendum du 5 juillet

Bref, la Grèce est totalement vaincue, l'échec de la tentative de changer la stratégie économique imposée à la Grèce par la Troïka est complet.

 

Du point de vue allemand maintenant :

- L'Allemagne a évité de faire le moindre geste envers la Grèce, même si une décote sur l'insoutenable dette grecque – d'autant plus démesurée que l'économie grecque a chuté d'un quart sous le choc de la stratégie d'austérité imposée à Athènes depuis cinq ans – aurait coûté à Berlin incomparablement moins que l'abandon par la Grèce de sa créance sur l'Allemagne en 1990, sans parler des créances abandonnées par les autres pays européens au moment de la réunification allemande et pour aider le pays à tourner définitivement la page

- Démonstration a été faite qu'aucun pays ne peut changer la stratégie imposée au niveau européen sous influence directrice allemande. L'assentiment français à cet état de fait a notamment été confirmé – quelles que soient les circonvolutions, nuances et objections, Paris au final suit toujours Berlin, non pour un compromis mais pour un alignement

- Les instruments de pression économique ont démontré leur puissance, BCE en premier lieu, et leur contrôle permet aux Institutions européennes de forcer l'accord de tout gouvernement de l'eurozone. Comme l'a dit François Hollande à l'issue du sommet "Si l'accord n'avait pas été clair, la BCE n'aurait pas pu continuer son activité de liquidité" – c'est-à-dire que l'écroulement du système bancaire grec aurait été parachevé. L'Espagne, le Portugal peuvent trembler. L'Italie elle-même... (et quant à la France ?)

- La voie de la contestation de la stratégie européenne par le biais de la gauche dite "radicale" et pro-européenne a été barrée. Définitivement ? Le résultat électoral de Podemos en Espagne en fin d'année donnera une indication. Mais il pourrait être fort difficile à son leader Pablo Iglesias d'expliquer comment exactement il ferait pour parvenir à un autre résultat que Syriza, c'est-à-dire somme toute une situation encore empirée pour le pays

 

François Hollande a honteusement échoué à se placer à la hauteur des enjeux. Placé par les circonstances et l'équilibre des rapports de force dans la position d'un pivot, il n'a su jouer que le rôle d'une roue de secours pour la chancelière allemande. L'Histoire sera très dure pour lui, tout comme pour Angela Merkel. Son objectif n'a été que d'assurer la survie de l'euro, sans prendre en compte ni la dignité et la souveraineté d'une autre nation membre en l'occurrence la Grèce, ni le sens commun économique le plus basique car la dette grecque est insoutenable et refuser de le reconnaître n'y changera rien, ni même les conséquences sur l'entente entre nations européennes d'une telle attaque sur l'une d'entre elles.

Il avait pourtant en son pouvoir d'arrêter net le gouvernement allemand. Il lui aurait suffi de prévenir qu'en continuant à attaquer la Grèce, en parachevant la mue de l'Union européenne en instrument de pouvoir pour Berlin et en champ clos d'affrontements plutôt que de coopérations, l'Allemagne ne détruisait pas seulement sa relation avec la Grèce, mais encore avec la France. L'aurait-il fait de façon suffisamment publique qu'il aurait été impossible au gouvernement allemand de négliger un tel avertissement, car il n'aurait pu se justifier en face de la population allemande qui reste en très grande majorité raisonnable, à la différence de son gouvernement.

 

Pyrrhus est européen – la stratégie du Chêne

Naturellement, il y a des raisons de douter que cette résolution de la crise grecque fasse autre chose que repousser le problème, ou que la victoire allemande soit durable – une victoire qui fait courir de tels risques à l'image internationale d'un pays peut-elle être autre chose qu'une victoire à la Pyrrhus ?

Au plan économique tout d'abord, les difficultés de la Grèce ne vont bien sûr pas s'améliorer - elles empireront au contraire, la même stratégie étant poursuivie voire intensifiée. Il y a donc fort à parier que la Grèce reviendra sur le devant de l'actualité, lorsque son endettement par rapport au PIB aura encore augmenté, rendant nécessaire une nouvelle "aide".

Surtout, barrer la voie à un changement ou même un assouplissement d'une stratégie faillie, et le faire par les moyens qui ont été utilisés, c'est prendre des risques politiques énormes, avant tout de détériorer gravement les relations entre pays européens, alimenter et multiplier les ressentiments en gouvernant par la peur.

Ce n'est même pas habile politiquement, démonstration de rigidité plutôt que de force, ce qui pour les partisans du projet européen pourrait déboucher sur un véritable désastre.

C'est que la contestation de la politique faillie de l'austérité prend principalement deux formes :

- "Nous avons fait une erreur en mettant en place la monnaie unique et en nous laissant diriger par des institutions non élue. Réparons-la"

Il s'agit essentiellement de souverainisme, souvent quoique pas toujours avec une tonalité de droite, voire dans certains pays d'extrême-droite

- "La stratégie économique européenne doit être au service des peuples, non des seuls riches et capitalistes. Réorientons-la"

Projet de gauche, souvent appelée radicale par ses adversaires quoique il soit plus juste de l'appeler "véritable"

Beaucoup d'hommes politiques peuvent trouver commode d'appeler tout cela populisme et compagnie, de taxer tout contestataire d'irréalisme, d'incompétence et de mensonge. Mais l'artifice politicien ne change pas la réalité que ces deux tendances sont non seulement distinctes, mais concurrentes.

Le sens stratégique des européistes partisans de l'austérité, qui vouent au gémonies les contestataires du deuxième groupe pourtant des européistes comme eux et s'attachent depuis l'arrivée au pouvoir de Syriza à démontrer que non, pas la moindre chance pour ce type de contestataires d'obtenir le moindre infléchissement... ce sens stratégique est celui du chêne s'adressant au roseau dans la fable de La Fontaine. Rigidité et refus de plier.

A s'arc-bouter contre le plus fort vent, est-on sûr de lui résister ?

 

Bien sûr, fermer la porte aux contestataires européistes, c'est faire le marchepied à ceux des contestataires qui ne le sont pas. Et nous savons tous comment la fable se termine.

 

La Leçon de Choses – l'Euro à visage découvert

Cet échec de Syriza est très grave du point de vue politique pour Podemos en Espagne, le Front de Gauche en France et les mouvements apparentés dans d'autres pays. Mais pour l'autre groupe de contestataires !

Même Alexis Tsipras, se raccrochant aux branches et essayant de prétendre que le résultat de l'épreuve de force est différent de ce qu'il est, n'a pas été jusqu'à cacher que la Grèce n'est plus souveraine : "Nous continuerons à lutter afin de pouvoir renouer avec la croissance et regagner notre souveraineté perdue"

Ces événements à vrai dire révèlent au grand jour ce qu'est l'euro, non seulement monnaie mais encore stratégie économique invariable quels que soient ses résultats et imposée avec une règle de fer, et ce que l'Union européenne est et demeurera tant que l'euro subsistera, structure hiérarchique imposant brutalement aux petits les intérêts étroits des grands, d'abord et avant tout ceux de l'Allemagne. Toute idée, tout espoir de faire « une autre Europe », de « changer l'Europe », c'est-à-dire de changer et adapter la stratégie économique qui est attachée à l'existence même de l'euro, apparaît maintenant pour ce qu'elle est, une illusion pure et simple.

Leçon de choses - cruelle mais instructive

 

Alexis Tsipras – et ici il faut éviter de l'accabler – a cru sincèrement qu'un tel changement était possible. Vu ses efforts constants et décidés, avec ceux de tout le gouvernement Syriza, vu les appuis qu'il a rencontré ou su s'assurer ne serait-ce qu'en faveur d'une décote de la dette publique grecque, soit le FMI, la France, l'Italie et les Etats-Unis – excusez du peu ! – si un tel changement de stratégie économique était moindrement possible, il aurait certainement réussi.

Mais il a échoué. Cet échec est l'annonce de temps encore plus durs pour la Grèce, dont la dépression économique est promise à s'aggraver, combinée à une humiliation constante par la main de fer de la Troïka. Cet échec est aussi une très dure leçon pour qui imaginait pouvoir « changer l'Europe ».

Non. Il n'y a que deux options : accepter en l'état l'Union européenne, ou reprendre sa liberté.

 

Presse anglo-saxonne stupéfiée et atterrée - l'eurozone ne fait pas illusion

La presse anglo-saxonne ne mâche pas ses mots pour décrire l'accord du 13 juillet. L'heure, il est vrai, n'est pas aux politesses, et un point de vue extérieur rend peut-être la situation encore plus claire – et encore plus douloureusement surprenante. Il ne faut pas s'y tromper : de l'extérieur, l'eurozone ne fait absolument pas illusion.

Petit florilège très partiel, avec une journaliste du Guardian britannique, un journaliste allemand du Financial Times et un économiste et prix Nobel américain

La "famille" européenne a montré qu'elle est capable de véritable cruauté

Le monde voit ce qui est fait à la Grèce au nom de la stabilité de l'euro.

Il voit une nation dépouillée de sa dignité, de sa souveraineté, de son avenir.

(…) Qui dirige ces banques, et pour le compte de qui ? Les slogans Twitter parlent des trois guerres mondiales : la première avec des fusils, la deuxième avec des tanks et cette troisième avec des banques. Un point de vue extrême ? Eh bien, il y a clairement plus d'une manière de prendre le contrôle d'un pays.

Les créanciers brutaux de la Grèce ont démoli le projet de l'eurozone

En forçant Alexis Tsipras à une défaite humiliante, les créanciers (...) ont détruit l'eurozone telle que nous la connaissions et démoli l'idée d'union monétaire comme étape vers une union politique démocratique.

Ils sont ainsi revenu aux luttes de pouvoir nationalistes des XIXème et début XXème siècle. Ils ont réduit l'eurozone à un système toxique de taux de change fixes, partageant une monnaie unique, géré dans les intérêts de l'Allemagne, maintenu par la menace d'appauvrissement absolu pour qui défie l'ordre établi. La meilleure chose que l'on puisse dire de ce week-end est l'honnêteté brutale de ceux qui ont perpétré ce changement de régime.

Tuer le projet européen

Ceci dépasse la dureté et va jusqu'au pur esprit de vengeance, destruction complète de la souveraineté nationale, et aucun espoir de soulagement (...) une trahison grotesque de tout ce que le projet européen était supposer défendre.

(...) Mais le plus gros des dégâts est déjà fait. Qui fera jamais à nouveau confiance aux bonnes intentions de l'Allemagne après cela ?

(...) Ce que nous avons appris ces deux dernières semaines est qu'être membre de l'eurozone signifie que les créanciers peuvent détruire votre économie si vous faites un pas de côté.

(...) Le projet européen – que j'ai toujours loué et soutenu – vient juste de recevoir une blessure terrible, peut-être fatale. Et quoi que vous puissiez penser de Syriza, ou de la Grèce, ce ne sont pas les Grecs qui ont fait cela.


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48 réactions à cet article    


  • Allexandre 14 juillet 2015 10:39

    La « cruauté » européenne n’est pas seulement européenne. Les British ont beau jeu d’être atterrés. Derrière Bruxelles et Merkel, il y a Washington, le FMI, la FED et Wall Street. Et tout ce petit monde, aidé des médias complices, voudrait monter les peuples les uns contre les autres, comme ils l’ont fait tant de fois, et provoquer une guerre. Guerre, qui une fois de plus, rapporterait beaucoup d’argent aux créanciers et aux marchands d’armes. Il faut donc être précis et écrire ou dire, le Gouvernement allemand, les autorités allemandes ou Berlin, mais pas les Allemands. On peut faire dire aux peuples ce que l’on veut, vu que la démocratie n’est qu’une arlésienne. Ne tombons pas dans ce panneau. Et ce qui est valable pour les Allemands, l’est aussi pour tous les autres !!!!


    • franc tireur 14 juillet 2015 12:25

      @Allexandre

      « Derrière Bruxelles et Merkel, il y a Washington, le FMI, la FED et Wall Street »

      Ceci est bien simpliste.
      L’Allemagne est un cas complexe et clé en europe . 
      L’inransigeance allemande sur les questions budgétaires et monétaires ne sont au contraire pas du tout du gout de Washington,qui aimerait bien que la Merkel lache du lest pour que l’Europe continue de s’endetter et achète ses produits. La guerre BCE/Allemagne n’est également pas du flanc . La planche a billet va contre les interets allemands (car inflation) .



    • bakerstreet bakerstreet 14 juillet 2015 18:13

      @Allexandre


      D’accord en tous point avec vous. Les anglo saxons font semblant d’être attéré..Mais ils ont chacun leur tour tout fait pour affaiblir l’Europe. Les usa d’abord avec cette affaire goldman sachs, qui a permis de faire entrer le cheval de troie grec dans l’Europe.
      Les grecs s’en aperçoivent un peu tard ; C’était un cadeau empoisonné. La Grèce se porterait bien mieux si elle n’était pas rentrée dans l’UE. C’est vrai, elle n’aurait pas tant d’autoroutes, inexistantes avant les années 80. Ce montage en carton pâte lui a fait oublié certains principes d’autonomie. Mais le pire est à venir....Qui est vainqueur dans ce bazar :
      - Surement pas l’Allemagne, qu’on a transformé en tête de Turc. L’Allemagne, c’est le premier contributeur européen, qui n’a pas envie de réactiver les fantômes du passé. Tsipras à ce niveau a très mal joué avec cette histoire de dette de guerre nauséabonde.
      - Surement pas la Grèce : Sauvée ?...Ca ferait rire si ce n’était pas si grave. Non seulement elle est entravée économiquement, mais elle va s’enfoncer dans un contentieux victimaire, renouant avec les pires heures de son histoire. La Grèce est très douée pour faire le gros dos, mettre en échec les stratégies de ceux qui veulent la mettre sous tutelle, qui se trouvent rapidement « têtes de turc »..une bonne nouvelle : C’est comme ça qu’elle se construit une unité retrouvée.....
      - Le reste de l’europe. On attend tous le jour d’après, tant on sait que cette décision n’en est pas une, juste une fuite devant la vraie décision, lié au fait qu’on a une peur bleue des conséquences. Mais ce patchwork construit sur « faute de mieux », vide de sens, est une terre meuble dans laquelle on va tous s’enfoncer....

    • Allexandre 15 juillet 2015 19:43

      @franc tireur
      Mme Merkel est aux ordres de Washington. Mais les Etats-Unis chauffent le chaud et le froid en permanence. Les Etats européens n’ont pas d’autres solutions que de s’endetter, par conséquent, ils continueront d’acheter les produits étasuniens. Il est certain que l’inflation est un traumatisme allemand depuis 90 ans. Mais en l’occurrence, les Allemands vont bien devoir accepter l’idée d’une inflation minime. Sinon qui achètera leurs produits ? Le marché européen représente 67% de leurs commerce.


    • eric 14 juillet 2015 10:50

      « Le vote de son peuple a été purement et simplement annulé »

      Les larmes me montent aux yeux à la lecture de ce mépris pour le gouvernement démocratique de gauche véritable grec et ses copains Hollandais... !

      Rappelons que l’actuel coalition entre « véritable gauche » (pour vous faire plaisir) et extrême droite populiste nationaliste xénophobe pour arriver au pouvoir à tout prix est démocratiquement parfaitement légitime. Tsipras n’a pas réuni moins de 36% des suffrages et avec son allié fascistoïde (toujours pour user de vos vocables), cela suffit pour avoir une majorité au parlement.

      Lors du référendum posant en anglais, une question au peuple grec qui pour une part ne parle pas cet langue, cette coalition a reçu un mandat clair pour répondre aux autres démocraties européennes. Le vote très large du parlement a également conforté ses choix inverses.

      A toutes les étapes, « la véritable gauche grecque » à prit soin qu’il y ait des votes et les a interprétés à sa manière, certes, mais sans que l’on puisse prétendre qu’elle n’a pas formellement respecté les électeurs. Tous plus a-t-elle dit pas mal de chose et leur contraire.

      Un article de Libération donne la clef de tous ces trucs. Le résultat ? C’est qu’ils sont toujours au pouvoir....

      C’est exactement comme Hollande. « l »ennemi, c’est la finance"....etc....

      Conclusion ? Le premier ministre grec vient de mener une politique et d’avoir des discours qui sont parfaitement en ligne avec ce à quoi nous a habitué votre François Hollande.

      La différence entre gauche véritable et gauche non véritable n’existe que dans l’esprit de la première tant qu’elle n’est pas au pouvoir.


      • jakem jakem 14 juillet 2015 12:27

        @eric Mensonges et désinformation. Sauf en ce qui concerne le RoiSolexBricoleur.

        Je ne suis pas de gauche, ni de droite, et ne roule pas pour Tsipras , mais il a sans le moindre doute beaucoup plus de mérite et d’honneur que le connard de l’Elysée.

        Il a fait de la politique. Et a été lâché par tous les autres que je nomme eurofachos et eurogagas et eurotarés et eurokraturistes ...

        J’aurais aimé qu’il fasse péter la bombe en annonçant une sortie de la zone € et de l’europourriture et de l’otan, avec l’assentiment de son parlement et de la majorité des Grecs.
        Mais ça, c’est mon phantasme, et je ne suis pas Tsipras, responsable d’un pays.

        Tout ce cirque recommencera ds 2 ou 3 ans, p-être en pleine campagne électorale chez nous.
        Et alors ...qui sait ?


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 14 juillet 2015 21:03

        @jakem
        Tsipras a pourtant toujours dit la même chose que Hollande et Sarkozy :
         « Il faut sauver l’ UE & l’euro » et « La Grèce remboursera la dette ».


        En 2012, Tsipras déclarait au journal allemand Die Ziet :
        « La fin de l’euro serait la fin de l’idée européenne, nous devons les défendre PEU IMPORTE LE PRIX. »

        Le soir du referendum Tsipras a dit :« Le NON au referendum, c’est un grand OUI à l’ Europe ».
        C’est vous qui avez entendu autre chose.

      • jakem jakem 16 juillet 2015 06:53

        @Fifi Brind_acier
         FIFI je n’affirme pas que Tsipras voulait sortir de l’€. J’ai bien entendu ses déclarations, et m’en suis étonné, chez moi, et ici et ailleurs, en écrivant que je ne comprenais pas sa position.

        Je suppose qu’il s’est expliqué à ce propos ds la presse ou à la télé, mais je n’ai rien entendu à ce sujet.

        Il faut sans doute remonter jusqu’à le campagne électorale de Syriza, et je ne suis pas archiviste.
        Par ailleurs mon ordi ( XP 6 !) a été fabriqué à Krasnoïarsk ou Kouidutchef ou Siégrasskoui pendant la glorieuse période du Camarade Brejniev et ne me permets pas d’entreprendre de vastes recherches.

        Et puis je prépare l’automne : encore une 15zaine de palettes de bon bois à débiter en planchettes de 27 cm que je range ds des cagettes qui sont elles aussi rangées proprement.
        En septembre je m’occuperai des bûches.

        Et puis je joue avec ma petite-fille et lui apprends des « trucs de garçon » ; ça lui sera utile.

        Je m’occupe aussi du jeune chien que j’ai adopté.

        Et puis il fait beaucoup trop chaud. Encore un sale coup des Pourris Socialeux qui ont certainement négocié les conditions météo avec des entreprises de climatisation.

        J’aime aussi m’occuper de la pulpeuse et voluptueuse sexygénaire qui partage ma vie à mi-temps, et aussi lire, et glander.

        Donc : je n’ai pas le temps de m’occuper de politique à temps plein.


      • fatizo fatizo 14 juillet 2015 10:52

        Certains osent déjà dire que si Tsipras n’avait pas fait son référendum tout cela ne serait pas arrivé.

        Ils sont tout de même sacrément gonflés ces types.
        On doit plutôt remercier Tsipras, car c’est grâce à lui que l’Allemagne a enfin montré son vrai visage de pays égoïste qui se moque bien de l’Europe .
        Il faudra s’en souvenir. 

        • julius 1ER 14 juillet 2015 14:24

          @fatizo


          je pense que derrière cette pseudo hégémonie allemande se cache la main de Washington ....
          Wall street, le FMI et les multinationales ne sont que les instruments pour continuer à faire de l’Europe un nain politique alors que sa puissance économique est au 1 er rang mondial...

          c’est une énorme schyzophrénie que de maintenir ce status-quo..... et quoiqu’en disent certains dissoudre l’Europe n’y changera rien, ce sera tout au plus une Finlandisation de tous les pays quand à continuer avec ce modèle ultra-libéral, il s’agit purement et simplement d’un suicide collectif 
          car le seul modèle qui puisse représenter un avenir pour l’europe et représenter une adhésion et un avenir pour ses citoyen sera un système fédéral qui pratique la péréquation au niveau du développement avec une banque au service du développement le reste n’est que balivernes !!!!

        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 14 juillet 2015 21:13

          @julius 1ER
          Tout ce cirque n’a servi qu’à cacher qui tirait les ficelles : LEW, le Secrétaire au Trésor américain.
          Ce qui est confirmé par l’article du Guardian. Ainsi que par Romandie .com.


          Par contre, le Fédéralisme, c’est supprimer les Parlements nationaux, et le peu de souveraineté qui reste aux Etats et aux citoyens. Pour mettre en place TAFTA, rien de mieux !

          Mais pour l’économie et la démocratie, la seule solution, c’est de sortir définitivement de ce bousin européen !

        • soi même 14 juillet 2015 21:18

          @ Fifi Brind_acier, t’es liibre se soir pour aller danser une bourré ?


        • captain beefheart 15 juillet 2015 19:35

          @Fifi Brind_acier
          Tout ce cirque n’a servi qu’à cacher qui tirait les ficelles : LEW, le Secrétaire au Trésor américain.

          Ah,mais tout s’explique:Jacob Lew,successeur moderne du rabbi Jakob Löw,l’inventeur du Golem,dans le ghetto de Prague.Il lui tirait les ficelles,jusqu’au moment que son créature gagnait en force et allait son propre chemin...


        • Daniel Roux Daniel Roux 14 juillet 2015 11:23

          Il faut voir la réalité en face : la France n’est plus une nation souveraine. Elle s’est dissoute dans un empire sous prétexte de devenir plus fort ensemble. De fait, sa désastreuse situation économique et la faiblesse de ses institutions en on fait un pays de second ordre dans cet ensemble.

          A la fin, il n’en restera qu’un et c’est l’Allemagne qui, logiquement, triomphe sous la tutelle discrète mais sourcilleuse des US.

          Est-ce une bonne ou une mauvaise chose pour les français ?

          Si l’on considère le catastrophique mandat de Sarkozy, le grand incompétent face à la passive complicité des institutions, c’est certainement une bonne chose à condition que ses successeurs, Hollande et Juppé, tirent les bonnes conclusions : Nous ne reprendrons notre destin en main que lorsque nous aurons remis de l’ordre dans notre économie, c’est à dire équilibrer nos budgets.

          Dans cette éventualité peu probable, resterait à persuader un medef, génétiquement adepte de la Collaboration avec l’Allemagne et les Anglo-saxons et ça aussi, ce n’est pas gagné.


          • soi même 14 juillet 2015 21:00

            @Daniel Roux, Je n’es jamais lue un commentaire aussi pertinent sur la dissolution de la France. merci . Votre remarque ne va pas forcement faire plaisir au plus traditionaliste des nationalistes qui vantent à longueur de journée la nostalgie de la grandeur de la veille France ..


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 14 juillet 2015 21:18

            @Daniel Roux
            La dette est illégitime, ce n’est pas elle qui est le problème central, c’est la souveraineté.
            Il faut sortir de l’ euro Et de l’ UE. Un pays souverain décide ce qu’il fait de la dette.
            « Il y a une vie après l’euro » par Philippe Murer.


          • elpepe elpepe 15 juillet 2015 12:53

            @Daniel Roux
            Bonjour
            Ben oui l independance passe premierement par une economie saine pour virer la finance de l etat, pour l instant la finance gouverne a tous les etages car ils payent les salaires de tous les fonctionnaires dont le premier d entre eux Hollande ....
            Mais cela ne risque pas d arriver, donc vite et vive la faillite et effondrement
            Le scenario Grec est exactement du meme acabit, c est pour cela que la capitulation est de mise, ma foi absolument rien de nouveau et surprenant sous le soleil alleluia


          • TSS 15 juillet 2015 13:20

            @Daniel Roux

            Nous ne reprendrons notre destin en main que lorsque nous aurons remis de l’ordre dans notre économie, c’est à dire équilibrer nos budgets.

            Ceci est parfaitement impossible et c’est le FMI qui le dit :

            « au dessus de 90% du PIB d’endettement le remboursement est impossible. »
            .
             la France est à 95%... !!

            .


          • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 14 juillet 2015 11:33

            - Des allemands qui ne veulent pas voir la vérité et repoussent le problème à plus tard ?

            - Des « socialistes » français qui font tout pour que la bourse ne s’effondre pas ?

            - Des grecs dont la devise est la liberté ou la mort, choisissent la mort ?

            La politique politicienne a écrasé le bon sens, on en est arrivé à ce point, car la priorité des politiciens est de couvrir leur responsabilité. Ils iront aussi loin que possible pour créer un évènement capable d’effacer leur rôle dans le fiasco économique et idéologique qu’est devenu l’UE. Mais face au pacte diabolique qu’ils ont fait avec les banques, je crois qu’ils iront jusqu’au chaos pour se dédouaner.

            Faut arrêter de les écouter, eux et leur presse. Les anglo-saxons ne soutiennent pas les grecs : ils font un calcul politique.


            • Vipère Vipère 14 juillet 2015 11:39

              Fatizo

              Référendum ou pas, cela n’aurait rien changé à la situation de la Grèce au bord de la faillite !

              Que l’Allemagne affiche sa suprématie économique n’a rien de surprenant, l’Europe s’est bâtie sur la compétition économique des pays membres, « une concurrence libre et non faussée » tel que l’indique les textes.

               La solidarité envers les peuples en est totalement exclue. Et ce n’est pas demain qu’on chantera tous ensemble l’hymne européen !


              • jakem jakem 14 juillet 2015 12:31

                @Vipère Qu’est-ce-qui n’aurait rien changé ? la sortie de l’€zone ? Oh que si !

                Et j’espère bien ne pas être réquisitionné par l’€korps pour défiler en chantant l’Hymne à la joie.
                Les eurofachos sont capables d’ordonner ça ; pas encore, mais bientôt si on ne réussit pas à détruire leur dictature.


              • Vipère Vipère 14 juillet 2015 12:39

                @jakem

                @Vipère Qu’est-ce-qui n’aurait rien changé ? la sortie de l’€zone ? Oh que si !

                Développez votre point de vue, je vous répondrais...


              • zygzornifle zygzornifle 14 juillet 2015 11:43

                et sur ce coup ce n’est pas les ricains qui vont nous en débarrasser bien trop content d’y foutre leur merde .....


                • Vipère Vipère 14 juillet 2015 12:11

                  Mais face au pacte diabolique qu’ils ont fait avec les banques, je crois qu’ils iront jusqu’au chaos pour se dédouaner.

                  Ce qui est diabolique est de construire une union européenne sur la bases de la compétition économique !

                  Personne n’ignore que la compétition quelle qu’elle soit exclue d’office les plus faibles qui restent sur le bord de la route et que c’est le meilleur qui gagne ... en l’occurrence les teutons sont en tête et les autres pays sont en queue de peloton.

                  « Le club med » (appellation méprisante des allemands pour nommer les pays latins) pédalent dans la semoule derrière Frau Merkel et son gros pétard généreux et insolent, comme son économie.


                  • franc tireur 14 juillet 2015 12:42

                    Je ne comprends pas ces lectures francaises, toujours dans le sentiment,la morale.

                    Et vla qu’on parle de brutalité, de meurtre , d ideaux ..
                    Rien de tout ca ne nous aide a comprendre les choses. 
                    L’Europe en temps qu’entité solidaire c’est du baratinage contemporain. Il y a un Roi et des valets c’est toujours ainsi que ca fonctionne .L’Allemagne paie ,elle donne les ordres point barre.
                    Tout a toujours été rapport de force et depuis 10 ans ce rapport a totalement basculé en faveur de l’Allemagne , et avec l’euro c’était inévitable puisque ce pays n’ a pas les memes interets que nous ,n’ayant pas les memes données commerciales et démographiques. 
                    On ne peut donc pas en vouloir a Merkel de défendre les interets de son pays !! 
                    L’euro a été une erreur fondamentale, devenue totem qui ne résistera pourtant pas aux faits de plus en plus tétus ( les économies sont aussi différentes que les peuples). On ne maintiendra pas eternellement la Grèce sous perfusion, mais tant que ca reste la Grèce on a les moyens de repousser l’ inéluctable échéance .Mais quand ca sera au tour de l’Italie et de la France le système ne tiendra pas.



                    • Pyrathome Pyrathome 14 juillet 2015 13:12
                      L’Allemagne gagne sur tous les fronts

                      .

                      Franchement, on se demande vraiment ce qu’elle a gagné.....

                      Elle a surtout révélé ses manières crapuleuses et son eurofascisme exacerbé, tout ce qu’elle a gagné, c’est une puissante détestation qui va laisser des traces indélébiles.....

                      L’euro est déjà mort, ils se sont juste acheté un sursis à prix d’or, mais la fin est déjà programmée...

                      Cette europe là, personne n’en veut !!


                      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 14 juillet 2015 21:25

                        @Pyrathome
                        Ni celle là, ni d’une autre !
                        Mettre ensemble des pays qui n’ont rien demandé, cela s’appelle un Empire.
                        Et cela ne fonctionne jamais.
                        Boukovsky :« J’ai vécu dans votre futur, et cela n’a pas marché ».


                        Comme dit Poutine : « Le Nouvel ordre mondial n’a pas d’avenir, ce qui compte c’est le principe consacré de la souveraineté. »

                      • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 14 juillet 2015 13:35

                        D’aprés Emmanuel Todd  :
                        "Pour Hollande, c’est la minute de vérité. S’il laisse tomber les Grecs, il part dans l’Histoire du côté des socialistes qui ont voté les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Si les Grecs sont massacrés d’une façon ou d’une autre avec la complicité et la collaboration de la France, alors on saura que c’est la France de Pétain qui est au pouvoir.
                        « 
                        ...
                         »Le tragique réel de la situation, c’est que l’Europe est un continent qui, au XXe siècle, de façon cyclique, se suicide sous direction allemande. Il y a d’abord eu la guerre de 14, puis la deuxième guerre mondiale. Là, le continent est beaucoup plus riche, beaucoup plus paisible, démilitarisé, âgé, arthritique. Dans ce contexte ralenti, comme au ralenti, on est en train sans doute d’assister à la troisième autodestruction de l’Europe, et de nouveau sous direction allemande"


                        • julius 1ER 14 juillet 2015 14:38
                          . Dans ce contexte ralenti, comme au ralenti, on est en train sans doute d’assister à la troisième autodestruction de l’Europe, et de nouveau sous direction allemande"

                          @Jean-Paul Foscarvel

                          là-dessus impossible de ne pas faire écho à E Todd.....assurer un leaderschip sans avoir de projet ni une quelconque vision de ce que doit être l’Europe du futur alors que l’interdépendance entre les pays européens est parvenu à un degré comme jamais dans l’histoire....cherchez l’erreur ?????

                          cette courte vue qui place la vision de l’Europe, que sur un plan financier est totalement mortifère 
                          il faudra bien que les peuples européens se lancent dans la bataille et n’acceptent pas l’inévitable
                          effondrement européen qui va s’ensuivre et pèsent pour que l’on mette en chantier de grands projets européens car si l’on retourne au chacun pour soi ce sera la fin ......... 

                        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 14 juillet 2015 21:30

                          @Jean-Paul Foscarvel
                          Todd, Lordon, Berruyer, Sapir, sont tous très sympas, ils font de bonnes analyses, mais ils ont un point commun, ils n’ont toujours pas compris que ce sont les USA qui tirent les ficelles !


                          C’est LEW, le Secrétaire du Trésor américain qui a joué la stabilité de zone euro, pour piller les biens grecs, (mines d’or, gaz et pétrole), et pour des raisons géostratégiques (bases de l’ OTAN en Crète et en Grèce)

                        • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 14 juillet 2015 14:24

                          L’Allemagne a remplacé les Panzerdivizion, par les Bankerdivizion.


                          • Pyrathome Pyrathome 14 juillet 2015 15:41

                            Excellent ! bien vu....
                            À garder !!


                          • bernard29 bernard29 14 juillet 2015 14:26

                            Très bon article.

                            L’indécence de Hollande, qui se présente comme le sauveur de l’Euro ou de l’Europe, est écœurante. 

                            Il suffit de remarquer qu’ à la première injonction de l’eurogroupe, il a laissé tomber Tsipras et sa proposition qu’il avait contribué à établir et qu’il présentait, un jour avant, comme « crédible et réaliste ». De fait, il a servi à enfoncer Tsipras, représentant d’un pays de 11 millions d’habitants, écrasé par les dettes illégitimes, et par les créanciers, et à placer un état européen sous tutelle de la technocratie de Bruxelles. 

                            Nous savons donc jusqu’à quelles extrémités sont capables d’aller la Troïka et les gouvernements néolibéraux, et nous devons en tirer les conclusions ici. Il ne sera pas suffisant de « susciter des mobilisations populaires massives de soutien dans les autres pays d’Europe » , nous devons aujourd’hui nous rendre compte qu’il devient indispensable, ici aussi et dans tous les pays surendettés de l’Europe, pour la « gauche alternative » de préparer, un plan de substitution à l’Euro, pour le cas où les discussions avec l’Europe tourneraient vinaigre.

                            Il me semble que ce travail préparatoire est le seul capable de donner de la crédibilité à un programme politique qui souhaite changer les procédures européennes actuelles..

                            C’est la promesse de la préparation de ces plans de substitution d’une alternative réaliste, comme moyens de pression sur l’Europe qui peut vraiment aider les grecs.


                            • BA 14 juillet 2015 15:24

                              L’Europe allemande.

                              TINA !

                              There Is No Alternative !

                              La zone euro, c’est la zone mark.

                              La politique monétaire de la zone euro, c’est la politique d’Angela Merkel.

                              Aujourd’hui, il n’y a qu’une seule politique possible en Europe : c’est la politique d’Angela Merkel.

                              « Tout à coup, l’Europe se met à parler allemand. » (déclaration du leader des députés chrétiens-démocrates, Volker Kauder, au congrès de son parti, le 15 novembre 2011)

                              « Tout à coup, l’Europe se met à parler allemand. » Maladroite ou cynique, la déclaration du leader des députés chrétiens-démocrates, Volker Kauder, au congrès de son parti, le 15 novembre 2011 à Leipzig, est bien dans le style de l’époque. Le ténor de la CDU a été ovationné lorsqu’il a précisé que ce n’était pas la langue de Goethe qui s’imposait, « mais l’acceptation des idées politiques pour lesquelles Angela Merkel se bat avec tant de succès ».

                              http://www.challenges.fr/economie/20111124.CHA7248/l-europe-a-l-heure-allemande.html

                              Au sujet de l’Europe allemande :

                              Charles de Gaulle rêvait de construire une Europe des Etats indépendants, une Europe des Etats souverains.

                              En revanche, l’Allemagne rêvait de construire une Europe allemande !

                              Entre 1965 et 1969, Charles de Gaulle est de plus en plus violent lorsqu’il parle de l’Allemagne.

                              Je recopie un passage de l’historien Eric Roussel, dans son livre « De Gaulle », édition Tempus, tome 2, page 575 :

                              A mesure que le temps passe, de Gaulle semble de plus en plus enclin à faire cavalier seul sur le plan international, à aller jusqu’au bout de la logique exposée dans Le Fil de l’épée. Henry Kissinger en a eu la preuve lors d’un dîner à l’Elysée. Ayant demandé au général comment il pensait éviter que l’Allemagne ne domine l’Europe dont il rêvait, il s’est entendu répondre, très calmement : « Par la guerre. » « Il faudra leur rentrer dans la gueule », dira le général peu après à l’amiral Flohic, soucieux d’avoir son avis sur le même sujet.


                              • Ruut Ruut 14 juillet 2015 15:28

                                Démocratie ou est tu ?
                                Tu est morte toi aussi....
                                Sombre époque.


                                • bernard bernard 14 juillet 2015 17:04

                                  J’ai juste envie de dire : tout ça pour ça ?


                                  Pour rien...voire pire !

                                  Sûrement pire !

                                  Et maintenant, à qui le tour ?

                                   smiley



                                  • alinea alinea 14 juillet 2015 17:06

                                    Quand on veut faire monter un cheval rétif dans un camion, quelqu’un se met derrière et fait le méchant « grexit, grexit » crie-t-elle, et un gentil se met devant « on fera tout pour que le cheval reste des nôtres » susurre Hollande gentil devant.
                                    Et le cheval est monté dans le fourgon de la mort.


                                    • Newram Newram 14 juillet 2015 17:27

                                      Pour moi, ils ont tué l’Europe en forçant Tsipras à une reddition sans condition, en l’humiliant. Même Der Spiegel est choqué des « atrocités » demandées au peuple grec. Et pourtant les différents gouvernements européens sont tous unanimes sur l’accord conclu cette nuit. Ils auraient sauvé l’Europe selon eux en évitant le Grexit. Leur autosatisfaction suintante me fait penser à ces personnages de La Peste qui effectuent une danse macabre au dessus des corps des pestiférés. Sauf que dans notre cas le mort est l’idée européenne

                                      https://neewram.wordpress.com/2015/07/13/lidee-europeenne-nest-plus/


                                      • eau-du-robinet eau-du-robinet 14 juillet 2015 20:28

                                        Bonjour,
                                        .

                                        Corruption allemande
                                        =================
                                        Les Allemands ne jouaient pas une autre partition en vendant à la Grèce, qui n’était pas capable de les payer, des sous-marins U-214, produits par TKMS (ThyssenKrupp Marine Systems). Après de difficiles contentieux financiers, le chantier allemand et le gouvernement grec étaient parvenus à un accord en septembre 2010. Du coup, ils ont signé un nouveau contrat portant au total sur la commande de trois sous-marins. Le Wall Street Journal y voyait alors « un des facteurs expliquant la dette nationale stratosphérique de la Grèce ». Mais en 2013, l’ancien ministre de la Défense Akis Tsochadzopoulos était condamné à vingt ans de prison après avoir été reconnu coupable d’avoir empoché 8 millions d’euros de l’un des contractants allemands, Ferostaal. Aujourd’hui, la Grèce réclame 7 milliards d’euros de dédommagement aux constructeurs des navires. Ils ont déjà été baptisés : Matrozos, Pipinos et Katsonis. Mais les deux premiers étant toujours en construction, ils ne sont pas près de naviguer !
                                        http://www.lepoint.fr/editos-du-point/jean-guisnel/quand-la-grece-achetait-des-armes-a-ses-creanciers-27-01-2015-1900002_53.php
                                        .
                                        Ne nous réjouissons pas trop tôt !
                                        La France ne fait pas mieux pour « aider » la Grèce à faire grimper sa dette financière !
                                        .
                                        Cohn-Bendit accuse Sarkozy et Fillon d’avoir conditionné leur aide à la Grèce au maintien de contrats d’armement avec la France.
                                        http://rue89.nouvelobs.com/2010/05/07/argent-contre-armes-la-france-fait-elle-chanter-la-grece-150603
                                        .
                                        « Il faut que l’on ait les bons de ventes d’armes »

                                        Si la pression de la France sur Georges Papandréou était confirmée, l’affaire ne viendrait qu’exacerber le ressentiment grec. Matignon a qualifié ces accusations de « basses polémiques dénuées de tout fondement ». Quant à l’Elysée, contacté par Rue89, il n’a pas encore souhaité réagir.
                                        .
                                        « Papandréou, il va démentir, le pauvre, qu’est-ce qu’il peut faire ? » parie Daniel Cohn-Bendit à Rue89. Le leader d’Europe Écologie qui annonce aussi qu’il va « demander la semaine prochaine à la Commission européenne de faire rapport sur les contrats d’armement de la Grèce ». Et de se montrer plus précis dans ses accusations :
                                        .
                                        «  Il faut que l’on ait les bons de ventes d’armes, nous on a que quelques informations. On sait que la France a obligé la Grèce à maintenir un contrat de 2,5 milliards d’euros sur des frégates françaises, un contrat de 400 millions d’euros sur des hélicoptères et un contrat sur plusieurs avions à 100 millions d’euros pièce. Il y a aussi en jeu des sous-marins allemands. »
                                        .
                                        Mon commentaire :
                                        Comment démontrent les deux exemples sur la vente des armements (Allemagne / France), c’est oligarchie financière, donc l’industrie d’armement des deux côtes des frontières, qui s’assure la pérennité de leur bénéfices (ce n’est pas la crise pour eux), pendant que le peuple Grec, voire les autres peuples européennes, c’est à dire les travailleurs, devront se serrer de plus en plus leurs ceintures !
                                        .
                                        Les dettes publiques sont crée pour l’asservissement des gouvernements voire des peuples européens envers l’oligarchie financière qui à pris le contrôle sur les hommes politiques, et qui façonne des lois à travers la commission européenne dans leurs intérêts et agissent contre l’intérêt général.
                                        .
                                        Les dettes publiques vont accroître avec l’avancement des privatisations des services publics (Article 106 du TUE), car seulement les services publics rentables sont privatisées, les parties non rentables restant à la charge de l’état, charges à la quelle l’oligarchie financière participe quasiment pas grâce à leurs constructions financières qui leur permettent de planquer leur bénéfices, sans les taxer, dans les paradis fiscaux ! 
                                        http://www.upr.fr/wp-content/uploads/2010/11/UE-escroquerie-web.pdf
                                        .

                                        Sortons de l’UE de l’Euro et de l’OTAN qui est une organisation criminelle !


                                        • egos 15 juillet 2015 01:55

                                          L’allemagne, une obsession française.


                                          Alors que la France démobilisait son industrie comme elle le fit naguère de ses armées, s’engagent ds la création de l’€ espérant reconduire le bénéfice des dommages de guerre, stratagème issu des méandres du cerveau tortueux de F Mitterand (auquel succédèrent le velléitaire Chirac, le Lunaire Jospin et enfin le vibrionnant et vain Sarkozy) 
                                          le nouvel ennemi héréditaire ainsi désigné (après la Perfide Albion, ns sommes cernés de peuples aux âmes perfides) poursuivait sa trajectoire besogneuse.

                                          Il est heureux qu’en face, le boche tjrs présent derrière le touriste de +en + rare ds nos contrées, n’exprime pas les mêmes atavismes à notre encontre.

                                          Rien n’oblige a abandonner son appareil industriel par défaut d’investissements dirigés vers les activités hautement lucratives de la finance et de la spéculation, rien n’oblige a la pompe et aux fastes républicains.

                                          Rien ne sert de s’apitoyer du sort par soi-même conçu, se plaindre constamment provoquerait des maladies graves.

                                          Discours de looser, mégalo-populiste teinté de nationalisme frustré, rancœurs ressassées de comptoir, résultante d’une politique d’épicier roublard, de bretteur invétéré au sommet de l’Etat (option spéculation, déficit, inflation masquée, politique à la remorque de l’adversaires fallacieusement qualifiée de couple etc.)

                                          Le pays vaut mieux que ces lamentations défaitistes, 
                                          encore faut il qu’il le sache et qu’on le lui montre.
                                           
                                          Véritable gageure au vu de état de notre classe politique

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