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Accueil du site > Actualités > Europe > L’Europe sombre

L’Europe sombre

C’est avec des sourires béats et des propos apaisants que les ministres des finances de l’eurozone, réunis au Canada dans le désintérêt général pour le G7, ont assuré pouvoir « surmonter la crise budgétaires que connaissent certains pays européens », et se sont donnés rendez-vous le 20 mai à Berlin. Le souci ? Non pas le sort des pays en difficultés, mais bien rassurer les marchés, et établir le coût de la confiance, pour ce faire : 20 à 25 milliards de dollars (1).

Il faut dire que le mauvais élève du moment, la Grèce, en proposant spontanément son auto-flagellation pour rester dans la cour des grands, avait de quoi rassurer la commission européenne, qui a immédiatement accepté sa mise sous tutelle : « Elle va devoir quantifier et préciser le calendrier de mise en oeuvre des mesures annoncées pour 2010 qui devraient permettre de réduire de 4 points son déficit pour le ramener à 8,7% à la fin de l’année, puis à 5,6% en 2011 et à 2,8% en 2012 » (2).

Après s’être fait taper sur les doigts pour ne pas avoir fourni de chiffres fiables - La Grèce n’est pas une banque, et ne peut se prévaloir du droit de masquer des actifs toxiques -, c’est « la Commission a qui engagé une procédure en infraction contre elle ». Indépendamment, un plan d’austérité drastique sans précédent va être mis en œuvre, renforcé par une surveillance quotidienne, a indiqué  Joaquin Almunia, le commissaire européen chargé des Affaires économiques et monétaires, qui pourraient aboutir le cas échéant à des « mesures supplémentaires ».

Cette chape de plomb posée sur la Grèce, porte d’entrée d’un futur fascisme financier destiné aux pays membres, selon Larouche (3), aurait dû calmer tous les doutes. Mais les marchés financiers ne l’ont pas entendu de cette oreille : « Les inquiétudes sont mondiales, le sentiment des investisseurs est plombé par les problèmes de dette de la Grèce, de l’Espagne et du Portugal, a commenté Marcus Droga, directeur associé à Macquarie Private Wealth à Sydney, cité par Dow Jones Newswires […] Les dettes européennes et l’emploi aux Etats-Unis ont créé une atmosphère fébrile sur les marchés, prompts à guetter le moindre signe de rechute de l’économie mondiale à peine sortie de la récession. "Ce que nous voyons est un vent de panique", a jugé Francis Lun, gestionnaire à Fulbright Securities à Hong Kong » (4)

Pourtant, selon Charles Wyplosz (5), professeur d’économie à l’institut de hautes études internationales à Genève, les réactions boursières relatives à la dette souveraine n’ont pas de sens. Pire, l’austérité exigée par le marché reste, selon lui, totalement contre-productif : « Cette exigence est l’élément le plus pénible de la situation actuelle. La pression des marchés financiers arrive à un moment où il est effectivement trop tôt pour se lancer dans des politiques restrictives ».

Si les marchés sortent de ce très psychologique « effet de masse », à laquelle se réfère l’économiste, ce ne sera que pour appuyer la décision européenne à serrer le garrot autour du cou grec, une sorte de troc revendiquant un retour de la confiance contre des mesures qui paralyseront toutes chances de reprise, reportant l’essentiel du problème aux … calendes grecques. Une reprise indispensable pour ce phénomène presque normal qu’est l’augmentation de la dette, selon Wyplosz, qui pourrait être résorbée, dit-il, reprise à l’appui, sur les 30 ou 50 prochaines années. Mais sans la sainte reprise, bénie soit-elle, faut-il compter en siècles ?

Quelle est la mesure de la gravité ? Grandes divergences sur le sujet : selon les analystes bancaires du Crédit agricole (5), « à court terme, la Grèce est de loin le pays le plus risqué : elle cumule un fort endettement public et une situation budgétaire initiale très dégradée. L’Irlande et l’Espagne sont, elles, des pays à risque. La détérioration de leurs finances est rapide mais elle se fait à partir de niveaux d’endettement public initiaux moins lourds ». Ce n’est pas l’avis de Roubini qui voit plutôt le danger venir de l’Espagne et du Royaume-Uni. LaRouche, pour qui la Grèce ne sert qu’à attirer l’attention, voit aussi l’Espagne en premier lieu, qui pourrait faire chuter le Royaume-Uni, de part les actifs détenus par la RBS (plus grande société du monde en terme d’actifs) en Espagne (6)

Si le critère retenu est l’endettement total (dette publique et privée), c’est, selon le Guardian (6) la Hollande qui rafle le Jackpot avec 234% du PIB, talonnée de près par l’Irlande (222%), puis la Belgique (219%), l’Espagne (207%), le Portugal (197%), l’Italie (194%) et enfin la Grèce (179%) qui est dans la moyenne européenne (175%).

Par quel biais l’effet domino pourrait-il atteindre les pays les plus solides d’Europe ? Pour la même raison qui va laisser la Grèce au fond du trou : l’absence de reprise. Wyplosz se montre très préoccupé par l’état des banques franco-allemandes  : « Je suis très inquiet pour les banques, en particulier en France et en Allemagne. Elles possèdent encore beaucoup d’actifs toxiques dans leurs comptes. Je crains qu’elles se montrent incapables de prêter au moment de la reprise. Or, sans crédit, pas de reprise ! ».

La France et l’Allemagne en ligne de mire, c’est aussi ce que laissait sous-entendre le rapport N° 350 de Natixis, quoique pour des raisons différentes, car là où Wyplosz voit dans la réaction des marchés une attitude irrationnelle, c’est bel et bien le couple franco-allemand qui est directement menacé par les banquiers (7)  : « Pour Natixis, pas de doute. Pour les pays riches de la zone euro (France et Allemagne), le prix à payer pour sauver les pays en difficulté sera nettement inférieur à celui à payer en cas d’une explosion de la zone euro qui résulterait de la faillite des PIGS ! En réalité, c’est une fois de plus la même oligarchie financière qui a poussé ces pays dans des opérations à haut risque, qui demande aux contribuables de sauver, non pas les PIGS, mais les cochons qui se sont engraissés sur leur dos ! […] Par divers calculs, les économistes de Natixis concluent qu’il faut au moins 331 milliards d’euros annuellement pendant 15 ans pour éviter des défauts de paiement ».

Traduction : Eviter la sortie de la zone Euro nécessite la mise en place d’un tonneau des Danaïdes de 5.000 milliards d’euros, par quête publique adressée aux pays locomotives européens. Des chiffres qui donnent le vertige, au point que l’expulsion des cinquièmes roues du carrosse hors de la zone euro a été sérieusement envisagée par les juristes de l’union, donnant lieu à la censure de l’éditorialiste du Daily Telegraph (8), Evans-Pritchard. Une sortie de la zone Euro a aussi été envisagée techniquement par Roubini (7).

L’effet domino pourrait également, et de manière complètement indépendante, venir de l’Est, comme le suggérait cet ancien article (9) d’Evans-Pritchard, dont l’acuité de l’époque prend maintenant tout son sens, qu’on en juge par ces propos qui datent d’il y a un an ; « Que cela prenne quelques mois ou quelques semaines, le monde va bientôt s’apercevoir que le système financier européen est coulé, et qu’il n’existe pas encore pour l’Union Européenne un équivalent de la Réserve Fédérale américaine qui soit prêt à agir comme prêteur de dernier recours ou d’inonder les marchés avec des fonds débloqués en urgence […] La quasi totalité des dettes du bloc de l’Est sont dues à l’Europe de l’Ouest, en particulier en Autriche, Suède, Grèce, Italie, et aux banques belges. En plus de cela, les Européens détiennent un étonnant 74% sur l’ensemble des 4 900 milliards de créances sur les marchés émergents. Ils sont cinq fois plus exposés à ce secteur que les banques américaines ou japonaises, et leur effet de levier est supérieur de 50% selon les données du FMI ».

Les possibilités de contagion étant multiples, l’Union européenne pourrait être amenée à faire valoir « les pouvoirs de situation d’urgence », en particulier le très abscons article 122, faute de quoi la situation pourrait dégénérer en « un tsunami de type Lehman qui se répandrait sur l’Europe » (10). Cet article 122, basé autour de la très vague notion d’ « événements exceptionnels hors du contrôle d’un Etat membre », autour de laquelle devrait se jouer l’adoption, ou non, de la notion de moralité appliquée au contribuable (« cet article a pour enjeu de se prémunir contre l’aléa moral. Il donne corps au principe selon lequel il n’est ni raisonnable ni démocratique de laisser les contribuables d’un pays payer pour les erreurs des gouvernements d’un autre pays, sur lesquels ils n’ont aucun contrôle démocratique »), pourrait aider l’UE à biaiser le principe du « no bail-out » (« interdisant expressément aux Etats membres de prendre à leur charge les engagements financiers d’un gouvernement national »). Si ce n’est que la Suède et la Finlande ont déjà indiqué que cette possibilité était juridiquement illégale (11).

Il est hautement probable que ce soit la main anglo-saxonne qui pilote cette déstabilisation de l’Euro, et notamment le bras armé de Washington, Goldman Sachs (12). Une spéculation de grande ampleur, avec les mêmes agents déjà présents lors de la faillite de Lehman brothers : « Après la Grèce, l’Espagne et le Portugal sont désormais sur la sellette et leurs emprunts d’Etat sont considérés comme risqués par les investisseurs. Pour emprunter, ces pays doivent augmenter leurs taux d’intérêt ce qui se traduit par une perte de confiance sur l’ensemble des marchés financiers. La baisse de l’euro face au dollar en est d’ailleurs une illustration. Certains voient derrière ces mouvements sur les rendements des emprunts d’Etat, la main des "hedges funds" (fonds alternatifs notamment anglo-saxons). Déjà montrés du doigt lors de la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008, ils organiseraient la spéculation sur les taux d’intérêt, en créant un mouvement de panique pour réaliser, grâce à des opérations décalées dans le temps, de juteux bénéfices ». (13)

Un effondrement organisé par les banques ? Une hypothèse très sérieuse, reprise sur le blog de Jorion (14) : « Il devient de plus en plus clair que ce sont les banques elles-mêmes qui ont occasionné cette débâcle ». Des opérations ponctuelles juteuses, sur le dos des PIGS, dont la déliquescence sera facturée via leur dette publique, ou au contribuable européen (si l’article 122 était activé), voire aux deux. Les Etats-Unis y trouvent leur compte, en redorant le dollar, l’euro ayant chuté vendredi à 1,36 dollar …  « les investisseurs fuyant les actifs risqués au profit de la sécurité relative que représente le dollar", a commenté Michael Hewson, analyste chez CMC Markets, à Londres ». (4). Evans-Pritchard conclut de la même manière : « La hausse du dollar va s’accélérer. L’économie américaine - bien que malade - brillera au sein du club de l’OCDE, qui est encore plus mal en point ». (15)

La déstabilisation de l’Euro n’est qu’un faux problème. La Grèce ne constitue en fait que le point d’entrée d’une dictature financière qui va d’abord s’étendre aux PIGS, puis au contribuable européen, qui sera sollicité, si l’on se réfère au rapport Natixis, soit pour maintenir la cohésion de l’Eurozone, soit, pire encore, pour son éclatement : « Pour les pays riches de la zone euro (France et Allemagne), le prix à payer pour sauver les pays en difficulté sera nettement inférieure à celui à payer en cas d’une explosion de la zone euro qui résulterait de la faillite des PIGS ! », ce que confirme Evans-Pritchard  : « La Banque centrale européenne s’en tiendra à son choix crépusculaire wagnérien, restant impassible alors que les prêts en difficulté déclencheront la deuxième vague frappant le système bancaire européen. La Bundesbank mettra son veto à la solution QE jusqu’à ce qu’il soit trop tard, car elle la  considère comme une caution implicite de l’Allemagne pour un renflouement du Club Med » (ndlr : QE = Quantitative Easing (planche à billets) – Club Med = Appellation péjorative instituée par la City, désignant les pays déficitaires de l’Europe du sud, autrement appelé club des cochons, en référence aux P.I.G.S.).

Les banques, dopées par l’abrogation du Glass-Steagall act, et gonflées par l’alimentation illimitée, touchée à 0%, que leur fournit le contribuable, poursuivront leurs spéculations sur le carry trade, tout en coupant les robinets des crédits aux entreprises à l’insolvabilité croissante dans cette morosité savamment entretenue. Les plans d’austérité s’étendront à l’ensemble de l’Europe, enrayant à la source toute chance de croissance, et sacrifiant sur l’autel du système financier, qui tourne en circuit fermé, l’économie réelle : réductions budgétaires drastiques, fiscalités accrues, déliquescence des acquis sociaux, explosion du chômage, avec des mouvements sociaux qui iront grandissant. Mais que seront des mouvements sociaux devant l’ampleur de ce holp-up européen ? Un appareil répressif taillé en conséquence, et payé par le contribuable lui-même, et l’affaire est jouée.

Le mot de la fin sera pour Evans-Pritchard  : « De plus en plus de fonds spéculatifs vont jouer sur les forces centrifuges au sein de l’Union Monétaire européenne, en prenant le pari que le clivage Nord-Sud a dépassé le point de non retour pour une union monétaire […] En fin de compte, le sort de l’euro sera déterminé par les grèves, les manifestations de rue et les attentats à la voiture piégée, marquant un retour de la primauté du politique. Je doute que le dénouement ait lieu en 2010, mais l’humeur et l’ambiance générale seront suffisamment mauvaises pour ébranler l’euro » (15).

 

 LIENS :

 

(1) http://www.lexpress.fr/actualites/2/au-sommet-du-g7-les-dirigeants-europeens-se-veulent-rassurants_847181.html

(2) http://www.lesechos.fr/info/inter/300407875.htm

(3) http://www.solidariteetprogres.org/article6297.html

 (4) http://www.lalibre.be/economie/actualite/article/561112/l-espagne-le-portugal-et-la-grece-inquietent-les-bourses.html

 (5) http://www.tdg.ch/actu/economie/charles-wyplosz-reaction-marche-risque-dette-souveraine-injustifiee-2010-02-05

 (6) http://www.solidariteetprogres.org/article6288.html

(7) http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-la-zone-euro-est-menacee-selon-roubini—43916832-comments.html

(8) http://www.solidariteetprogres.org/article6273.html

(9) http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2558

(10) http://www.telegraph.co.uk/finance/financetopics/financialcrisis/7159456/Fears-of-Lehman-style-tsunami-as-crisis-hits-Spain-and-Portugal.html

(11) http://lupus1.wordpress.com/2010/02/04/droit-l%E2%80%99ue-est-elle-autorisee-a-renflouer-la-grece/

(12) http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/01/30/04016-20100130ARTFIG00764-crise-grecque-le-role-mysterieux-de-goldman-sachs-.php

(13) http://www.francebourse.com/fiche_news_59464.fb

(14) http://www.pauljorion.com/blog/?p=7680#more-7680

(15) http://infosanonyme.blog.ca/2010/01/06/crise-2010-l-annee-de-tous-les-perils-par-ambrose-evans-pritchard-7703339/

 


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228 réactions à cet article    


  • L'enfoiré L’enfoiré 8 février 2010 10:18

    La question principale est « L’Europe sombre parce qu’il y a trop ou trop peu d’Europe ».
    Investir dans l’Europe, jusqu’ici, c’est pas le style de la France. Le nombril avait plus d’attraits.
    Regarder qui sont les plus fervent et vous comprendrez ceux qui aiment et ceux qui vont dans le sens d’une meilleure réponse aux assauts qui viennent de l’extérieur de l’Europe.
    Paul Jorion que je suis très souvent, est-il trop ou trop peu pessimiste ?
    Une question à cinq francs anciens ou à 5 euros ?  smiley


    • Reinette Reinette 8 février 2010 10:54


      salut aux enfants gatés remontés des limbes smiley

      http://www.youtube.com/watch?v=3jMBNesc-8k&feature=related


    • le naif le naif 8 février 2010 11:11

      @ L’enfoiré

      "Paul Jorion que je suis très souvent, est-il trop ou trop peu pessimiste ?« 

      Nos »éminent" hommes et femmes politiques ne sont-ils pas trop optimiste ??? Il est où le retour de la croissance ?? Elle est où la reprise ?? elles sont où les créations d’emploi etc......

      Un système capitaliste sans consommateurs solvables, c’est comme un moteur sans essence.

      Paul Jorion serait même plutôt optimiste à mon sens, puisqu’il croyait encore jusqu’à ces derniers temps que le système était sauvable, moyennant quelques aménagement de fond. Seulement ce qui était encore possible à l’été 2008 ne l’est plus en 2010 transformer la dette privée des banques en dette publique des états ne pouvait constituer une solution. Le problème à juste été déplacé et accentué, mais nullement résolu contrairement à ce que toutes les gesticulations des G7, G20, et autres raouts tentent de nous faire croire depuis des mois.


    • L'enfoiré L’enfoiré 8 février 2010 14:17

      Cher naif,
       J’ai déjà répondu à cela.
       Cela s’appelait « L’avant d’après ».
       Mais cela a dû vous échapper.
      Bonne journée


    • L'enfoiré L’enfoiré 8 février 2010 14:22

      Reinette,

       Très bien cette vidéo dominearth. C’est exactement mon sentiment.
       Même vu des limbes.

      Cordialement


    • heliogabale boug14 8 février 2010 17:43

      Si la France chute alors l’Allemagne chutera de façon irrémédiable...les risques des deux pays sont très fortement corrélés et apparemment l’Allemagne a aussi des problèmes avec ses communes qui sont pour beaucoup proche de la banqueroute...le problème est vraiment global...à part la Chine (jusqu’à l’éclatement de sa bulle de crédit) et quelques pays pétroliers (et encore...), tous les pays ont plus ou moins la tête dans l’eau...on assiste plus ou moins à la fin de la mondialisation telle que nous la connaissions...dans de pareils circonstances, les pays au lieu de chercher des solutions communes, à s’unir contre les banquiers qui n’arrêtent pas de se foutre de la gueule du monde, privilégieront le repli sur soi, ou l’union dans des blocs plus homogènes...


    • zadig 8 février 2010 10:45

      Je ne suis pas un expert dans le domaine financier. (loin de la)
      Mais je pense que la baisse de l’euro a de multiples avantages :
      .Exportations plus faciles.
      .Importations freinées
      .Délocalisations moins intéressantes
      Alors (comme les autres) honneur à la planche à billets.

      Bien sur il y a l’inflation, mais nous connaissons pendant les 30 « glorieuses » 
      nous avons vécu avec.
      De toute façon pour résorber toutes ces dettes et gommer ces fortunes amassées
      il faudra bien un « zeste » d’inflation


      • Lemiamat 8 février 2010 10:58

        Bien sûr que l’on peut faire l’inflation, attention tout de même à la gueule de bois de trente ans (comme après les 30 glorieuses).
        De plus l’INFLATION NE SE DECRETE PAS.

        « De toute façon pour résorber toutes ces dettes et gommer ces fortunes amassées
        il faudra bien un »zeste«  d’inflation »
        C’est tellement plus simple de ne pas tenir ses engagements, çà fait très adulte responsable non ?
        Enfin si on arnaque les prêteurs, les futurs emprunteurs en pairont le prix (taux plus élevés).
        Ce n’est pas simple l’nflation, en plus pendant les 30 glorieuses, les gains de productivité étaient énormes.


      • Yaka Yaka 8 février 2010 11:32

        La BCE veille à désamorcer tout début d’inflation, car ses copains les grands financiers sont les créanciers qui ne voudraient pas que la dette des gens soient effacée.
        Ils préfèrent au contraire préter facilement dans le premier temps, puis une fois que le montant est elevé ils reviennent en disant :
        « Dis-donc va falloir penser à payer, vous n’avez pas d’argent ? bon ben on va se servir dans votre patrimoine.
        Et puis faudra arrêter avec les politiques sociales, ca arrange pas mon business. »

        Un système où l’argent rapporte de l’argent va obligatoirement aller dans le mur, l’inflation n’est pas la bonne solution.
        La solution c’est le partage des richesse.
        Comme le demande Paul Jorion : « pourquoi cet argent que les riches ont en trop, qui leur permet d’acheter des obligations d’Etat, n’est-il pas pris par l’impôt ? »


      • Lemiamat 8 février 2010 11:44

        @ YAKA

        « La solution c’est le partage des richesse. »
        Plutôt qu’un partage des richesses je préfère la remise en marche de l’ascenseur social. Ceux d’en haut ils ont fait en sorte qu’il soit en rade, (veulent pas le faire marcher, parce qu’ils savent qu’ils y perdraient, trop cons), YAKA le remettre en marche donc mise en concurrence et suppression des protections des emplois.
        Je sais pas ce que c’est le partage des richesses. Parce que si c’est prendre l’argent à qq uns pour le donner à d’autres alors c’est un VOL. Alors ce sera peut être un vol en bande organisée, peut être même un vol en bande organisée majoritaire (voir démocratie). Certes il y a de l’égalite dans vos propositions mais çà manque sérieusement de justice. Et venez pas me parlez de justice sociale, vu les prélèvements que l’ON paie, il ne devrait plus y avoir de pauvres en France, m’ait d’avis que qq uns se remplissent les poches au passage, mais bon ils sont élus hein smiley


      • foufouille foufouille 8 février 2010 11:55

        suppression du smic..........
        tu demarres a 300 dans le bidonville et tu prend l« ascenceur liberal » pour le reve des 1200


      • sisyphe sisyphe 8 février 2010 12:33

        Par Lemiamat (xxx.xxx.xxx.53) 8 février 11:44

        @ YAKA

        Je sais pas ce que c’est le partage des richesses. Parce que si c’est prendre l’argent à qq uns pour le donner à d’autres alors c’est un VOL

        Exact !

        C’est la définition même du capitalisme libéral ; prendre l’argent au maximum de citoyens, au profit de quelques uns.

        Soustraire les richesses réelles à ceux qui les produisent, et spéculer dessus, en en retirant d’énormes bénéfices

        Ce n’est effectivement pas un « partage des richesses », mais une captation, un vol.


      • Yaka Yaka 8 février 2010 13:52

        @ Lemamiat

        Merci pour ton commentaire, il y a tellement de gens qui pensent comme toi que je suis content d’avoir l’opportunité de répondre à cet argumentaire !

        On reprend

        «  »La solution c’est le partage des richesse."
        Plutôt qu’un partage des richesses je préfère la remise en marche de l’ascenseur social. Ceux d’en haut ils ont fait en sorte qu’il soit en rade, (veulent pas le faire marcher, parce qu’ils savent qu’ils y perdraient, trop cons), YAKA le remettre en marche donc mise en concurrence et suppression des protections des emplois.« 

        La suppression des protections des emplois donnent le pouvoir aux employeurs, et aux actionnaires qui sont au-dessus. Ca boosterai la production d’une part, et ca remettrait une couche de pression aux salariés, ce qui permettrait de faire diminuer les salaires.
        Les salaires diminués, la part des profits augmente, et l’argent est de plus en plus concentré.

        Tout ca nous mène droit dans le mur : crise de surproduction.
        Ton ascenseur social ne marchera pas puisque les riches seront toujours de plus en plus riches.
        Bien sur quelques cerveaux pourront être utiles aux détenteurs de capitaux, qui les paieront bien (mais bien moins que ce qu’ils se paient eux-même).

         »Je sais pas ce que c’est le partage des richesses. Parce que si c’est prendre l’argent à qq uns pour le donner à d’autres alors c’est un VOL. Alors ce sera peut être un vol en bande organisée, peut être même un vol en bande organisée majoritaire (voir démocratie). Certes il y a de l’égalite dans vos propositions mais çà manque sérieusement de justice. Et venez pas me parlez de justice sociale, vu les prélèvements que l’ON paie, il ne devrait plus y avoir de pauvres en France,"

        Je parle de partage, toi tu parles de redistrubition.
        Le partage, cela consiste, une fois les profits réalisés, à se les partager justement.
        Comme ce n’est jamais le cas, on met en place des systèmes de redistributions.
        Pour le moment les salariés ne peuvent pas demander une plus grosse part du gateau, car ils sont mis constamment en concurrence avec les chômeurs qui, pour la pluparts, ne demandent qu’à trouver un emploi.
        Et je ne parle même pas de la mise en concurrence INTERNATIONALE qui est de plus en plus efficace.
        Tu parles de VOL, mais d’où la richesse des riches provient ? la méritent-ils vraiment ? comment peut-on mériter un salaire équivalent à 400 SMIC ? Ces gens là ne travaillent pas 400 fois plus.

        Le système est fait de telle sorte que les riches sont de plus en plus riches, et ne me dis pas que la richesse se répand dans toute la population après, je t’attends au tournant avec une grosse batte :)


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 8 février 2010 15:06

        @ Kalon :


        Il serait raisonnable de penser que cette histoire est finie, mais il n’y a plus rien de prévu pour prendre la suite. Les vieilles querelles de dominance gardaient toujours une parcelle d’idéalisme bien dangereux. On est maintenant dans un jeu coopératif à somme nulle de pure corruption où il y en a pour tout le monde puisqu’on imprime les billets à demande. 

        Comment retrouver un sens à l’économie quand 184 milliards de dollars de faux-vrais bons du tresor apparaissent et disparaissent à la frontiere italo-suisse, sans que personne n’en parle plus la semaine suivante ? Un sens à la politique, avec cette pandémie bidon... et un Republicain au Massachusetts, pour faire durer le plaisir.... ? 

        Jadis. ces situations menaient à une invasion des Barbares... mais n’y a plus de Barbares aux frontières. En fait, il n’y a plus de frontières... Alors on a inventé le « terrorisme », des Barbares parmi nous.... Mais cette histoire de fous peut devenir une terrible réalité, avec chacun qui saute à la gorge de son voisin sans raison quand il comprend que la situation n’a plus AUCUN sens.


         Pierre JC Allard

      • ddacoudre ddacoudre 8 février 2010 17:13

        bonjour pierre

        j’ai aimé ton expression les terroristes sont parmi nous.

        nous pourrions à l’aise remplacer les frontierre politiques par des frontières commerciale, les anciennes seignerie sont devenus des marchés que se répartissent les seigneurs du commerce, les politiciens se limitant à organiser les conditions d’emploi des serfs volant dans leur ignorance consumériste qui les attache inexorablement à leur condition de démocrate élisant leur seigneur et maitre.

        cordialement


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 8 février 2010 23:23

        @ ddacoudre


         Le comiquement lamentable, c’est que l’immense majorité des gens ne voient pas que nous avons un gouvernement global parfaitement opérationnel de banquiers cooptés qui s’occupe des choses sérieuses - la monnaie, le crédit, les termes d’échanges - laissant à des bouffons locaux médiatiquement choisis les trivialités comme l’éducation, la santé et le bonheur des gens.... Et on en jase.... Mais est-ce qu’il y a mieux à proposer ?

        Voir en liens un texte court... ou un texte long,



        Pierre JC Allard


      • le naif le naif 8 février 2010 10:53

        Excellent article

        Pour compléter, une source un peu moins orientée que solidarité & progrès
        Une analyse fort intéressante et intructive du Leap 2020.

        http://www.leap2020.eu/Printemps-2010-Nouveau-point-d-inflexion-de-la-crise-systemique-globale-Quand-le-noeud-coulant-des-deficits-publics-va_a4083.html

        Ou il apparait que le problème Grecque est vraiment peanuts par rapport au déficits du Royaume-Unis ou simplement de la Californie ( 7eme ou 8 eme puissance économique) La Différence étant que US et GB ont toute latitude pour faire fonctionner la planche à billets, ce que la zone euro ne peut pas faire....

        Question subsidiaire, l’Euro était sensé protéger les pays du risque d’attaque de leur monnaies, Alors comment se fait-il que la GB hors zone euro ne soit pas le premier pays attaqué par la spéculation ????


        • Yaka Yaka 8 février 2010 11:36

          L’euro garantit la pérennité de la rente, en contrôlant drastiquement l’inflation.
          Les Etats-membres n’ont aucun moyen de se défendre, voilà pourquoi ils sont attaqués en priorité.

          De plus, les banques rapaces sont anglaises et américaines, et sont probablement plus enclines à croire à la chute de la Grèce qu’à la chute de leur propre pays.


        • sisyphe sisyphe 8 février 2010 10:56

          Les pays européens et l’€uro sont pris à la gorge par les dettes et la spéculation autour, organisée par les hedge funds, et les banques.

          La seule solution, pour éviter les plans drastiques, genre FMI, qui vont mettre les citoyens européens à genoux, pour des problèmes créés uniquement par les banques, est l’annulation des dettes privées des pays, et la vitale réforme monétaire, retirant le pouvoir de création de l’argent aux banksters, et le redonnant à un organisme central sous la tutelle des états.

          Mais, derrière les rodomontades, effets de manche et déclarations indignées de vouloir « réformer le capitalisme » de Sarkozy et autres pantins de la finance, personne n’osera s’y attaquer, et le dépeçage des pays et des citoyens va continuer au profit des mafias financières.

          Vive le capitalisme libéral, et la spéculation ; on vit une époque formidable !


          • le naif le naif 8 février 2010 11:39

            "La seule solution, pour éviter les plans drastiques, genre FMI, qui vont mettre les citoyens européens à genoux, pour des problèmes créés uniquement par les banques, est l’annulation des dettes privées des pays, et la vitale réforme monétaire, retirant le pouvoir de création de l’argent aux banksters, et le redonnant à un organisme central sous la tutelle des états."

            Le problème, c’est justement que la BCE est indépendante des États et n’as pas le pouvoir de créer de la monnaie comme la banque d’Angleterre ou la Fed, les États de la zone Euro se sont privés du pouvoir régalien de créer la monnaie. Revenir aux monnaies nationales est également impossible dans l’urgence, par conséquent pas d’autres solutions que de rester solidaires les uns des autres comme dans une cordée encore faudrait-il un chef de cordée qui sache par ou passer et c’est vraiment là que le bas blesse.
            La décision d’Obama de snober la prochaine conférence européenne en dit long sur le sujet.... Ce traité de Lisbonne arraché au forceps et qui devait permettre a l’Europe de parler d’une seule voix, nous dote en réalité d’une hydre à trois tête..... de ce côté là non plus point de salut !!!


          • Terran 8 février 2010 13:29

            Pourquoi c’est impossible de revenir à frapper notre monnaie ?
            c’est une image, on peut conserver l’€.

            Tout est dans la manière d’en indexer la valeur.

            Le tour de passe passe formidable des escrocs de wall street la city fed bce est de faire croire qu’on peut indexer la valeur de l’argent, sur de l’argent !!!
            Alors que la valeur de l’argent représente une quantité de travail normalement dans un système capitaliste, ce n’est pas le capitalisme responsable.

            Il faudra bien qu’un jour vous vous rendiez compte que l’argent doit avoir une valeur pour être quelque chose, c’est une notion basique qui est occultée.

            wake up !!!


          • beethoven32 beethoven32 9 février 2010 01:19

            "Il faudra bien qu’un jour vous vous rendiez compte que l’argent doit avoir une valeur pour être quelque chose, c’est une notion basique qui est occultée."

            Hum oui c’est un débat... mais si on fonde la valeur de l’argent sur le travail... sur quoi fonde-t-on la valeur du travail... comment côte-t-on le travail...
            On a pris l’habitude de côter un travail par l’argent, si on tente l’inverse, le serpent va se mordre la queue. Mais vous avez peut-être un hypothèse ?


          • Terran 9 février 2010 01:39

            Oui, indexer la valeur sur les grands projets à long terme, onts, trains, etc...
            Des choses utiles à tout le monde, qui font gagner de l’argent à tout le monde sans que même nous n’ayons besoin de confiance.


          • beethoven32 beethoven32 9 février 2010 01:52

            Mais même la valeur de ces grands projets est variable en fonction du pays, en fonction de la disponibilité en matières premières, et varie au cours du temps...


          • Terran 9 février 2010 02:17

            Et alors ? ou est le problème ?

            Cela peu s’ajuster, il y a au moins quelque chose.
            Nous connaissons la valeur de la marchandise et nous pouvons modéliser les gains, ce serait plus utile que de modéliser le climat.


          • Terran 9 février 2010 02:19


            Regardez, il suffit de réfléchir un peu et de se pencher sur le problème, et vous en avez soulevé les principales variables !!!

            Il n’y a plus qu’a mettre cela en équation, et nous aurons une règle générale viable.
            Ce n’est pas compliqué, de simple ajustements qui correspondent à la réalité.

            Il y a matière à l’étude pour une vraie science économique. Tenir compte de la richesse produite, pour en indexer la valeur.
            C’est simple, et efficace.


          • John Lloyds John Lloyds 8 février 2010 10:58

            @L’enfoiré & Chantclerc

            Jorion a parfaitement mis le doigt là où ça fait mal : des déficits, incompréhensibles, qui n’existaient auparavant qu’en temps de guerre, et qui mèneront à la destruction sociale.

            Voir cet excellent passage où il attaque Eric Worth qui s’accroche aux branches : « Néron joue de la lyre pendant que Rome brûle ». Oui, Rome brûle, et pendant ce temps, les merdias complices nous endorment avec des conneries, l’identité nationale, la burqa, les risques d’avalanche dans les Alpes (10mn au JT de 20h) ...


            • Lemiamat 8 février 2010 11:00

              « Voir cet excellent passage où il attaque Eric Worth qui s’accroche aux branches : »Néron joue de la lyre pendant que Rome brûle« . Oui, Rome brûle, et pendant ce temps, les merdias complices nous endorment avec des conneries, l’identité nationale, la burqa, les risques d’avalanche dans les Alpes (10mn au JT de 20h) ... »

              Avec çà +100000. C’est tellement plus simple d’endormir le bon peuple....


            • John Lloyds John Lloyds 8 février 2010 11:19

              Tellement bien copié -collé qu’aucun article récent ne conclut que la Grèce est le point d’entrée d’une imminente dictature qui va sétendre à l’Europe entière. Léon qui peste quand les articles ne sont pas référencés, et qui re-peste quand ils le sont. Mon grognon la piquouse t’as pas arrangé smiley Non seulement t’es un perdant, Léon, tu t’es gourré l’année dernière en disant que l’économie allait bien, tu t’es gourrer en te précipitant dans un centre de vaccination pour une maladie fantôme, mais en plus t’es un mauvais joueur.


            • Pyrathome pyralene 8 février 2010 12:58

              Mais c’est le fond de commerce à trolléon  ! la dictature d’extrème droite.....


            • Terran 8 février 2010 13:32

              Trolleon

              Tu veux pas redevenir Leon s’il te plais ?
              Ne veux tu peux te ranger à mes cotés et émettre des doutes sur tout, en prenant une position constructive après avoir regarder les causes, en déduire les effets probables, possibles, il n’est pas interdit de spéculer !


            • L'enfoiré L’enfoiré 9 février 2010 10:23

              John,
               Merci, pour la vidéo, que je n’avais pas vue. Dommage qu’elle a été écourtée.
               Si je suis Paul Jorion depuis quelques temps, c’est que j’aime ce qu’il dit.
               Les déficits sont la plaie de beaucoup de pays.
               Tant que les pays prêteurs garderont encore une confiance, cela tiendra.
               Je crois que même ces derniers ont intérêts à faire semblant qu’ils le sont.
               Le « to big to fail » est encore plus vrai.
               La destruction sociale en est le prix. Je suis d’accord.
               Rome brûle, exact. Pourtant Rome existe toujours.
               Ce sont des cycles comme toutes les civilisations l’ont été. 
               Quant à l’endormissement par les conneries dont vous parlez, je le fais aussi ressentir dans mon dernier article sur l’Identification à l’indienne, paru ce matin.
               A vous lire, je vous sais très pessimiste.
               Ce que mon commentaire précédent voulait ajouter, et je le faisais ressentir dans mon analyse « L’avant d’après », c’est qu’il y a des raisons dans le passé de nos déconvenues d’aujourd’hui et que s’endormir sur ses lauriers, avec une impression que tout est inéluctable, c’est s’endormir sur une bombe.
               J’espère m’être mieux fait comprendre. smiley


            • bionet bionet 9 février 2010 18:43

              Tout à fait d’accord avec vous, l’enfumage est la règle mais il faut reconnaître que si la vérité était criée sur les toits ce serait la panique générale donc chuutttttttttt........tout ne va pas si mal madame la marquise, patience ça ira mieux demain.


            • bionet bionet 9 février 2010 18:48

              le monde est à l’heure du dépôt de bilan.......


            • L'enfoiré L’enfoiré 9 février 2010 23:08

              Bionet,
               Dépôt de bilan, le monde ?
               Mais vis-à-vis de qui ? Des martiens ?.
               N’oublions pas que les règles si elles sont mondiales, cela change tout.
               Les règles, ce sont les hommes qui les font.
               Les dettes, c’est aussi le cas.
               En fait, il y a de bonnes dettes et de mauvaises.
               Celles qui sont là pour détruire et les autres pour construire.


            • ZEN ZEN 8 février 2010 12:02

              Chantecler
              Mais Léon va nous faire des articles originaux sur ce sujet, c’est sûr...
              Quand il sera sorti de la villachmachie


            • JL JL 8 février 2010 13:03

              La villachmachie, c’est un effet secondaire du squalène ?

              Ni l’un ni l’autre, trolléon en bon aurtoritarien est victime de sa pensée binaire : John Lloyds n’étant pas son pote, trolléon est condamné soit à manger son chapeau en silence, soit à le faire sans vergogne. Son ego n’admettant pas la premières solution ...


            • John Lloyds John Lloyds 8 février 2010 14:01

              Mais mon pauvre Léon, c’est pas toi qui appelait soucoupiste tous ceux qui défendaient la théorie d’un effondrement économique organisé ? La fin du monde est déjà là, tu seras sûrement un des derniers à ne pas t’en apercevoir, et que ça s’effondre maintenant ou dans deux ans n’a aucune importance en regard de la montagne qu’on va se prendre sur les tronches, les instigateurs ont les moyens de prolonger l’agonie sans qu’on sache ce qu’ils ont exactement derrière la tête : le désastre sera tellement majeur qu’on en oubliera les analyses qui l’avaient prévu, et qu’on en oubliera encore plus les mouches qui venaient troller autour.


            • John Lloyds John Lloyds 8 février 2010 16:40

              Les imbécilités t’attirent en tous cas, moi tes articles « play-list » d’ados attardés, il ne me viendrait même pas à l’idée d’aller les lire. Le 21 décembre 2012, aucune chance que ça soit moi, la piquouse et la retraite, ça a fini par te ronger la cervelle. La grippe, c’est toi qui en a eu une trouille verte, et qui s’est rushé pour se faire empoisonner, pas moi, ça en dit long sur ta capacité de discernement. Ancien professeur d’économie, le Léon, ben putain les mômes ils sont formés aux doctrines d’enfumage maintenant, j’espère pour eux qu’il y en aura avec moins de merde dans les yeux.


            • ZEN ZEN 8 février 2010 18:13

              @ Trolléon
              Je comprends , car cet article est exagérément apocalyptique, conformément aux dogmes de l’auteur
              Mais il y a lieu de se faire du souci, le pire n’étant jamais sûr, si tu lis Roubini, qui ne s’était pas trompé en annonçant la crise qui rebondit, alors que personne n’y croyait
              Quand l’affaire Enron est arrivé, je suis tombé sur le c*, quand l’Irlande a flanché, idem,etc...Je crois que l’on n’est pas au bout de nos (mauvaises) surprises
              Etre pessimiste (raisonnablement ) est la moins mauvaise attitude par les temps qui courent
              Mais libre à toi de faire un article plus mesuré

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