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Accueil du site > Actualités > Europe > L’UE à l’ère post-démocratique

L’UE à l’ère post-démocratique

La crise grecque révèle la véritable idéologie de l'Union Européenne : méfiance vis à vis des peuples et rejet de la démocratie. Bienvenue dans l'ère post-démocratique.

Divine surprise

La surprise de Sarkozy et de Merkel face à l'annonce d'un référendum en Grèce illustre parfaitement les rouages profonds du système européen, qui mènent les pays de l'Union vers un régime nouveau qui s'affranchit progressivement des règles et des mécanismes démocratiques.

Le couple franco-allemand est engoncé dans son rôle de moteur, la Commission dans son rêve impérial, la BCE dans son orthodoxie monétaire et tous ces gens ignorent superbement les gouvernements des "petits" pays et méprisent arrogamment les peuples depuis que ces peuples ne soutiennent plus leurs projets mirifiques.

L'aveuglement et l'arrogance dont ils ont fait preuve depuis le début de la crise grecque aura connu un paroxysme d'outrecuidance et de mépris à l'annonce -sommes toutes naturelle en démocratie- de la consultation du peuple.

En se montrant de la sorte outré de ce qu'on organise une consultation démocratique, les responsables politiques ont pris le risque non seulement de radicaliser encore d'avantage l'opinion grecque - laquelle ne s'est pas encore prononcée - mais aussi de scandaliser les autres peuples européens qui ont déjà été échaudés par la façon dont cette union traite le suffrage universel, en faisant revoter citoyens et parlementaires jusqu'à ce qu'ils prennent la décision attendue.

Un reférendum habituel


Car en fait, la surprise aurait été que le premier ministre grec ne fasse pas ratifier ce nouvel accord par un vote du peuple ou de ses représentants comme cela est toujours le cas dans les pays démocratiques. Et Papandréou avait clairement fait comprendre que sa préférence allait à la consultation populaire plutôt qu'à un vote des parlementaires.

Mais visiblement, pour les dirigeants franco-allemands, et exercice démocratique ne devrait être qu'une formalité administrative comme cela se passe dans un Bundestag aux ordres ou notre parlement godillot.

La gouvernance par l'indifférence

C'était méconnaitre la situation réelle en Grèce où, contrairement à la France, les médias sont encore largement indépendants du pouvoir et où les précédents serrages de ceinture ont provoqués une dizaine de grève générales très suivies, où les émeutes incessantes depuis des mois ont fait plusieurs morts, où l'on assiste à des immolations de citoyens désespérés.

L'aveuglement de Sarkozy n'est pas sans rappeler l'attitude de MAM qui proposait il y a peu à Ben Ali le "savoir faire français" en matière de répression.

Sans doute M. Sarkozy devrai-t-il proposer à M. Papandréou le savoir faire français en matière de propagande ou celui de l'UMP en matière de mise au pas des parlementaires ?

Car ce que M. Sarkozy a choisi d'ignorer c'est que M. Papandréou avait aussi à faire face à une fronde des parlementaires et même des ministres dont certains l'accusaient ouvertement de haute trahison suite à la mise sous tutelle du gouvernement grec qu'implique le fameux accord négocié par les couples franco-allemand.

Une tutelle qui ne passe pas

Imaginez-vous que les ministres français se voient attribuer un "contrôleur permanent" allemand qui vérifie et avalise les actions de la France ?

C'est pourtant ce qu'on impose aux Grecs et cela ne pouvaient tomber à un plus mauvais moment :

Ce WE, la Grèce fêtait le 28 octobre 1940, le jour du "Non" à l'ultimatum de Mussolini.

Un véritable télescopage historique.

Le défilé militaire traditionnel a été transformé en meeting politique. Papandréou s'est fait copieusement conspuer par le public pendant que des manifestants brulaient des drapeaux allemands.

La foule a alors envahie le boulevard, mettant un terme à la parade, obligeant le président de la république Karolos Papoulias à prendre la fuite sous les cris "traître" et de "Jeffrey go home", Jeffrey étant le surnom de Georges Papandréou à l'époque où il vivait aux USA.

De plus, ces débordements n'ont pas eu lieu qu'à Athènes. Partout en Grèce les festivités nationales ont été interrompues par des manifestations populaires. En Béotie, deux députés PS ont failli être lynchés par la foule.

Devant le parlement grecL'armée ebranlée ?

Lâchés par le parlement, ses ministres, conspué par le peuple, Papandréou se méfie aussi de l'armée. Il est vraissemblablement qu'elle a grondé à l'annonce de la perte de souveraineté du pays que l'accord implique.

Ainsi, avant l'annonce du référendum, Papandréou a pris soin de limoger tous l'état major et de faire une purge dans le commandement de la marine.

Consulter le peuple n'est donc pas une divine surprise pour quiconque s'intéresse à ce qui se passe en ce moment en Grèce.

Et cette décisions est tout sauf irresponsable et tous les commentateurs confortablement installés à Bruxelles, Paris ou Berlin font preuve d'une grande légèreté en découvrant la situation aujourd'hui et la situation quasi-insurrectionnelle du pays.



Une Europe décrédibilisée

Une leçon de gouvernance est à tirer de cette dérive : on ne peut longuement ignorer le peuple ; celui-ci fini toujours par se rappeler à votre bon souvenir.

A entendre les réactions du personnel politique Franco-Allemand, on comprends donc que pour l'UE, le peuple est devenu un adversaire, qu'il préfère ignorer et qu'il vaux mieux le tenir écarté le plus possible des décisions et orchestrer savamment toute consultation directe de sorte qu'elle soit assurée d'obtenir le résultat politique prévu d'avance.

En un mot, l'UE est entrée de plein pied dans l'ère post-démocratique.

Une ère dont les Grecs semblent déterminés à sortir en premier, en arrachant ce référendum au bout de dizaines de grèves nationales et de manifestations.

Gageons qu'après les insanités dont on les a abreuvés du sommes de la bien-pensance européenne, les Grecs s'empresseront de suivre l'exemple salutaire des Islandais qui ont effacé leur dette le 9 avril dernier lors d'un référendum obtenu de haute lutte.

Les prochains à passer par cette épreuve de force seront sans doute les Italiens.

Comment dit-on référendum en italien ?


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118 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 4 novembre 2011 08:28

    Ils ont tous la même idée : nous faire payer la crise d’un système économique au
    bord de l’asphyxie. De la Grèce au Portugal, en passant par l’Italie, la France ou
    l’Allemagne ce sont les travailleurs qui doivent accepter l’austérité pour
    rembourser la dette des États. Pourtant la dette publique provient des exonérations
    et réformes fiscales qui ont bénéficié aux entreprises et aux plus riches. Elle est
    aussi le résultat de tous les plans de sauvetage des banquiers qui ont permis à ces
    derniers de spéculer de plus belle, y compris contre les États ....................
    http://2ccr.unblog.fr/2011/10/10/refusons-de-payer-leur-crise/


    • Aldous Aldous 4 novembre 2011 09:18

      La crise est savamment entretenue par la contraction des liquidités afin de faire crever les etats-nations et de mettre sur pieds un régime nouveau.

      "Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession,d’abord par l’inflation, ensuite par la déflation jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis"

      Thomas Jefferson 1802


    • Croa Croa 4 novembre 2011 11:36

      « Pourtant la dette publique provient des exonérations
      et réformes fiscales qui ont bénéficié aux entreprises et aux plus riches
       »

      Faux, cette cause là n’a fait qu’aggraver un problème aux causes bien plus profondes !


    • Rensk Rensk 4 novembre 2011 16:06

      Pourquoi donc ont cite l’Italie en premier et ont oublie toujours la Belgique ???


    • T.REX T.REX 4 novembre 2011 16:46

      Jeffrey ne fait peur à personne !

      Papandréou a bien manœuvré avec cette annonce de référendum, il a forcé l’opposition a approuvé le plan de sauvegarde européen alors que celle ci voulait en faire porter la responsabilité au parti socialiste mis en place suite à la mise en faillite de la Grèce par cette même opposition de droite. Il a agi en démocrate, car ce plan est trop grave pour le peuple pour être appliqué sans son accord’ mais surtout en stratège puisqu’il a remis les choses à leur juste place en mettant l’opposition devant ses responsabilités et en mettant la pression sur les autres pays d’Europe avec qui il va éventuellement pouvoir revoir certaine modalités « sociales ». Souhaitons qu’il obtienne une austérité moins austère pour les plus démunis.

      Toujours est il que, dans tous les cas, 
      Même si la droite Hellénique, Elle est niqué 
      les« petits » grecs vont se faire enc....ler chez eux !
      Sauront ils apprécier cette épreuve draghmatique à sa juste valeur ?

      Il y a de la révolution dans l’air !


    • Aldous Aldous 4 novembre 2011 17:26

      Pourquoi donc on oublie toujours la Belgique ???

      Parce qu’elle n’existe plus depuis plus d’un an maintenant.

      Elle n’a pas suivi le même processus de désintégration que la Grèce dont la souveraineté est arrachée par l’étranglement économique.
      La Belgique s’est auto-dissoute politiquement par fragmentation communautarisme organisée par les politiciens flamands dont le chef est devenu -en récompense de ses bons et déloyaux services- premier président de l’UE...

      Je veux parler du si photogénique Hermann Von Rompuy, notre Geaorges Washington à nous, en l’honneur de qui, n’en doutons pas, Bruxelles sera renommée Von Rompuybourg...


    • Gabriel Gabriel 4 novembre 2011 08:31

       Bonjour Aldous,

      Voilà un tournant de l’histoire, par ce symbole bafoué la boucle est bouclée. La Grèce berceau de la philosophie et de la démocratie est sommée par les dirigeants des pays européens de renoncer au référendum, de renoncer à sa démocratie, de renoncer à la voie de son peuple. Encore une fois voilà, si il en était nécessaire, la preuve irréfutable que les gouvernements de nos pays sont devenus dirigistes par leurs postures royalistes et dictatoriales afin de servir les grands argentiers de ce monde. Ils ne veulent plus de la démocratie et ne représente plus les citoyens qui les ont élus. Ils ont fait un hold up sur nos libertés et nos vies.


      • Aldous Aldous 4 novembre 2011 09:07

        En effet Gabriel,

        Le poids symbolique de la Grèce est présent depuis le début de la dérive post-démocratique de l’UE.

        Il faut se rappeler la fronde des eurocrates contre la naïve tentative de Giscard d’Estaing lors de la rédaction du raité constitutionnel de le faire précéder par une citation de Périclèse définissant la démocratie :

        "Nous nommons notre régime Démocratie car l’état s’y gouverne en fonction non pas d’un petit nombre, mais de la majorité » (Thucydide, II, 37)

        Une définition qui ne colle décidément pas avec le régime de l’UE où la majorité est suspecte, où le peuple a été méthodiquement fractionnés en minorités de tous poils, corporatistes, religieuses, sexuelles, linguistiques, ethniques ou sociales, dont les « droits » servent de pretexte pour museler toute volonté majoritaire.

        La définition de Périclès mettaient aussi trop en exergue le régime dit de « déficit-démocratique » de l’UE où une poignée de commissaires politiques non élus cumulent les pouvoirs législatifs et exécutifs comme au temps de l’URSS.

        Se souvient on de la ridicule propagande de dénigrement de la démocratie athénienne que nous ont offert les médias à l’époque ?

        Haro, nous disait-on, sur ces pseudo-démocrates qui excluaient les femmes, les métèques et les esclaves de la citoyenneté ! Un moto anachronique qui est désormais profondément encré dans la culture des occidentaux.

        Sans doute pense-t-on que nous gagnerions à nous considérer les héritiers des autres régimes de l’époque ?

        De Xerxès, empereur de Perse qui avait soumis toute la Mésopotamie ?

        Des pharaons ?

        Des hordes mongoles ?

        Des tribus analphabètes qui peuplaient l’Europe du nord ?

        Des Mayas sanguinaires ?

        Des anthropophages ?

        Eux aux moins pratiquaient l’égalité politique des femmes et des esclaves : tous egaux sous le joug.


      • maxime 4 novembre 2011 13:25

        "Ils ont fait un hold up sur nos libertés et nos vies."

        Le plus grand casse de l’histoire de l’humanité, des coups d’Etats à la pelle... La planète entière transformée en camp de travail pour le bénéfice de quelques-uns. smiley


      • xray 4 novembre 2011 16:24


        La GRÈCE 

        L’EUROPE  

        George Papandréou a retiré son projet de référendum. Il a certainement été l’objet de sévères pressions. 
        Il faut dire que le capital de la Dette publique de l’europe est gigantesque et que,  face à cette puissance financière, la Grèce ne pèse pas lourd. 


        Les grands mensonges font les guerres justes. 
        Papandréou a bien compris que l’OTAN était capable de faire en Grèce ce qu’elle a fait en Libye (Souvenez-vous de la Serbie). 


        Les européens sont soumis à un régime Oligarchique 
        (Wikipédia)   : 
        L’oligarchie est un régime politique dans lequel la plupart des pouvoirs sont entre les mains d’un petit nombre d’individus, de quelques familles ou d’une petite partie de la population, généralement une classe sociale ou une caste. 
        La source de leur pouvoir peut être la richesse, la tradition, la force militaire, la cruauté... 
        (Sic.) 

        L’énigme du vol AF 447 ? (La disparition de l’Airbus RIO-PARIS) 
        http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/archive/2011/10/24/l-enigme-du-vol-af-447-la-disparition-de-l-airbus-rio-paris.html 

        L’EUROPE des curés
        http://mondehypocrite.midiblogs.com/ 



      • Aldous Aldous 4 novembre 2011 17:31

        @ marc gelone

        Vous etes l’exemple parfait de lidiot utile à qui on a vendu des théories anachroniques sur la démocratie athénienne.

        Les citoyens athéniens représentaient lur foyer.

        C’est un tantinet plus démocratique que le fait d’etre représenté par des parlementaires qui ne vous connaissent même pas.

        Mais libre à vous de rejeter ce modèle horiblement discriminatoire et de prendre comme racines politique d’autres modèles de l’époque...

        Le pharaon ?

        Les antropohages ?

        Les hordes mongoles ?


      • suumcuique suumcuique 4 novembre 2011 20:34

        Il a fallu que les Français se fassent décérébrer par la franc-maçonnerie pour qu’ils ne se rendent plus compte que, dans la démocratie athénienne, ni les femmes, ni les métèques, ni les esclaves, n’avaient de droits politiques.


      • Aldous Aldous 5 novembre 2011 10:52

        @ marc

        Et avant de partir à l’assemblée, ils consultaient leurs femmes, leurs gosses, leurs maîtresses, leurs gitons, leurs esclaves et les métèques du voisinage.

        Pour les femmes c’est surement vrai, vu qu’Aristophane en a fait le sujet d’une de ses pièces : l’assemblée des femmes, dans laquelle les femmes font la grève du sexe pour que les hommes s’engage à ne plus voter la guerre.

        En général les comédies ne font rire que quand elles exagèrent une réalité sociale.

        Vu le caractère des femmes grecques telles qu’Antigone, Electre et quelques autres, il ne serait pas étonnant que les maris se faisaient remonter la tunique si leurs décisions à la Pnix déplaisaient leur femme.

        Quand aux autres, vous délirez. Vous consultez vos enfants vos voisins et les immigrés du coin vous avant de voter ?

        Ah oui, les esclaves, salauds d’Athéniens, ils étaient esclavagistes.
        Vous connaissez un pays sans esclaves en -500 vous ?

        Non mais si vous n’êtes pas irresponsable, vous soutenez les propositions qui protègent les intérêts de vos enfants.

        Ce qui n’est pas garanti de la part des parlementaires.


      • Lorelei Lorelei 5 novembre 2011 19:48

        marc voyons l’antiquité cette époque avait eu ses merveilles mais aussi ses immondices, et comme la majorité d’entre vous savez que l’on pouvait violer, avoir des esclaves etc...sans aucune conséquence, c’est presque comme notre époque si on regarde de plus près mais les peuples en ont leurs claques de ces systemes qui sont fait pour le 1 pour cent et par le 1 pour cent


      • Taverne Taverne 4 novembre 2011 08:51

        L’Europe montre aux peuples son vrai visage qui est son cul !

        Désormais les dirigeants n’ont plus aucun compte à rendre à leur peuple mais servent uniquement les pouvoirs financiers représentés par le couple papa Sarko et maman Merkel. Les peuples infantilisés se voient refuser tout droit d’expression. Ici pourtant, que craignait-on ? Rien ! Puisque la question imposée par Sarko était « voulez-vous rester dans la zone euro ? » La réponse ne pouvait être que « oui » et le référendum pure formalité. Mais même çà, le pouvoir financier mondial n’en veut pas.


        • Aldous Aldous 4 novembre 2011 09:11

          Que le référendum ai lieu ou non, le fossé se creusera avec les peuples.

          Le verni propagandiste ne suffit plus à dissimuler ces fissures qui se transforment en gouffres...


        • Croa Croa 4 novembre 2011 11:43

          « L’Europe montre aux peuples son vrai visage qui est son cul ! »

          Elle nous montrerait plutôt son sexe... Vu comment elle nous baise ! smiley


        • T.REX T.REX 4 novembre 2011 18:14

          à TAVERNE,

          Je crois que tu te trompes, le peuple aurait dit non car le prix à payer est trop cher !
          C’est pour cela que l’idée de référendum à fait peur à tous les autres gouvernements et aux marchés financiers, ils étaient presque sûr que les grecs voudraient sortir de la zone Euro.
          C’était surtout un coup de bluff de papandréou !


        • Maurice Maurice 4 novembre 2011 09:48

          Bravo Aldous, bel article
          mais pour le référendum grec je vous propose une autre explication de ce non-évenement (je recopis de façon paresseuse le post mis dans un autre article).
          Je ne comprenais pas le timing de son annonce de référendum. Après avoir dépecé la Grèce et vendu son patrimoine à des hedges funds, il eut comme un sursaut démocratique. Branle-bas de combat dans les médias qui nous ont inondé avec cette information, qui finit malheureusement en queue de poisson. Pendant ce temps la société de courtage MF Global faisait faillite suite à des malversations scandaleuses. Et pas un mot plus haut dans les médias, juste quelques lignes par ci par là. Je comprend mieux ce retournement de veste de la part du traître grec, focaliser l’opinion publique sur un faux problèmes : en ces temps électriques, une couverture médiatique plus large de l’evenement MF Global aurait était comme une étincelle dans ce champ inondé d’essence.

          Notre cher Papandréou est surement un agent zunien. Son éducation :
          1970–1975 BA in Sociology
          Amherst College, USA
          1972–1973 Undergraduate studies in Sociology
          Stockholm University, Sweden
          1976–1977 M. Sc. in Sociology and Development
          London School of Economics, UK
          1992–1993 Fellow at the Center for International Affairs
          Harvard University, USA
          2002 Honorary Doctorate in Law
          Amherst College, USA

          Il y a de quoi se poser des questions.


          • Aldous Aldous 4 novembre 2011 10:17

            Merci Maurice,

            La bio de « Jeffrey » est très parlante, comme celle de Barrosso...


          • JL JL1 4 novembre 2011 09:56

            Bonjour Aldous,

            je ne parlerai pas de l’attitude ignoble de Merkozy à l’égard de Papandréou, d’autres l’ont fait et bien fait.

            Je voudrais évoquer ici l’attitude odieuse de la droite, l’opposition actuelle en Grèce, cette classe politique qui a creusé la dette grecque et maquillé les comptes du pays : ces gens ont cru qu’ils pouvaient laisser à Papandréou la seule responsabilité de la catastrophe qui s’abat aujourd’hui sur le peuple Grec ; et qu’il suffirait d’accepter que la manne arrive en pour faire oublier leurs turpitudes. Après quoi, ils attendraient patiemment l’occasion de revenir en grands vainqueurs aux commandes du pays !

            La menace du référendum a fait plier Sarkomerkel et obligé les politiques grecs de droite comme de gauche à s’unir, non pas comme le disent les médias qui mentent, dans un gvt d’union nationale, mais dans une coalition de copains et coquins réconciliés pour la circonstance, afin de mieux faire passer la pilule au peuple grec !


            • JL JL1 4 novembre 2011 10:05

              Pour conforter mon commentaire, je citerai, une fois n’est pas coutume, cette intervention de Bernard Guetta sur France Inter ce matin (*) : un Bernard Guetta méconnaissable  ! Est-ce parce que ce 7-9 était enregistré à Athènes, et que ses propos étaient traduits en grec ? Allez savoir ! En tous les cas, un jour à marquer d’une pierre blanche pour ce duo Patrick Cohen et Bernard Guetta.

              (*) cliquer sur « L’issue peut-être, la malaise certainement ».

              nb. Dans le même temps, Daniel Cohen (pas Elie, hein !!!), invité de France Culture, méritait lui une écoute attentive, de 7H40 à 7H55 et de 8H20 à 9H45.


            • Aldous Aldous 4 novembre 2011 11:33

              Patrick Cohen est là pour faire le boulot de Capo que Vals ne parvenait pas à faire tout seul.


            • Jánošík Jánošík 4 novembre 2011 11:44

              On peut aimer Papandreaou, l’americain, etc... Il a ses responsabilites certainement, mais il n’est premier ministre que depuis octobre 2009, soit un an apres la crise. Il a pris un pays dans la merde et a compris tres vite les problemes. 

              Par contre la droite grecque, membre du PPP au parlement europeen joue un jeu bien sinistre, comme quoi chassez le naturel, il revient au galop avec le PPP.


            • Rensk Rensk 4 novembre 2011 16:53

              Je me suis permis d’écouter le tout et pas seulement le « choix »... C’est assez incroyable la désinformation... la France a accepté les accords fait par la Suisse déjà fait avec GB et D (votre modèle)... la Grèce... fait des foins a l’étranger contre la Suisse et cette dernière attends des dossiers depuis juin... car c’est la Suisse qui a proposé à la Grèce de faire un même accord que les deux cité plus haut !!!

              PS : Voyez vous... déphasé vous êtes depuis 2009 et c’est la dame du FMI qui a signée !

              - Christine Lagarde et Hans-Rudolf Merz ont signé, le 27 août 2009 à Berne, un avenant à la convention fiscale franco-suisse du 9 septembre 1966. Cet avenant inclut une clause d’échange de renseignements conforme aux derniers standards de l’OCDE.

              La source est de votre gouvernement « portail » du premier ministre...
              http://www.gouvernement.fr/gouvernement/levee-du-secret-bancaire-un-accord-franco-suisse


            • Rensk Rensk 4 novembre 2011 17:14

              M’énerve tellement la désinformation que je copie et colle une partie de ce que vous devez savoir :

              La clause d’échange de renseignements insérée dans la convention permettra à l’administration fiscale française d’obtenir des autorités suisses, à compter du 1er janvier 2010, des renseignements, notamment bancaires, sans limitation sur la nature des impôts, des personnes et des informations visées par la demande. En particulier, la législation suisse sur le secret bancaire ne pourra plus faire obstacle à la communication de ces renseignements.

              Par ailleurs, cet avenant rénove les dispositifs anti-abus prévus par la convention fiscale en vigueur et prévoit également la possibilité de notifier les créances fiscales françaises sur des personnes résidentes de Suisse, ce qui facilitera leur recouvrement.

              Plusieurs accords du même type ont été signés récemment par la France, notamment avec l’Émirat de Bahrein, la Belgique, Jersey, Guernesey, l’Ile de Man, le Luxembourg et les Iles vierges britanniques.


            • T.REX T.REX 4 novembre 2011 18:17

              Je partage votre avis JL1. Maintenant le peuple sait que l’opposition de droite ne peut et ne veut rien pour alléger les souffrances de son peuple.


            • Aldous Aldous 4 novembre 2011 18:28

              Le clivage droite gache n’est plus pertinent.

              Le véritable clivage politique est apparu lors du référendum sur le traité constitutionnel.


            • JL JL1 4 novembre 2011 19:07

              Ce référendum cavait pour objet demander au peuple de choisir entre peste et choléra ; la rigueur dans l’euroland ou la rigueur hors euroland.

              Mais pour l’élite c’était : l’enfer hors l’euroland, ou la continuation de la gabegie dans l’euroland, puisque ce pays merveilleux a été construit par les riches pour les riches.


            • T.REX T.REX 5 novembre 2011 19:29

              Il n’y a pas que le clivage gauche droite qui n’est pas pertinent !

              Bien sûr que si le clivage gauche droite reste pertinent, c’est même le seul.
              Sinon autant voter pour la plus belle gueule et les mots les plus apaisants.
               Organisons un concours de miss politichiennes.

               


            • Yvance77 4 novembre 2011 10:07

              Salut,

              A un moment la musette Pipole 1er est lourde à porter. Plombée qu’elle est par l’anti-démocratimse qui l’anime.

              Et, je me demande toujours pourquoi le PS (ah oui c’est vrai sont pas tous de la vraie gauche dedans) n’a pas osé de procédure en destitution, vu que c’est possible.

              En effet, c’est la troisième ou quatrième fois (voir plus je compte pas) qu’il s’oppose à la volonté des peuples qui sont souverains en dernier recours.

              2005 notre non au référendum... dynamité
              2009 celui des Irlandais... pulvérisé
              2008 ... oublié celui des Hollandais
              2011 ... dans le cul la balayette pour nos amis Grecs

              Cela commence à faire beaucoup pour un seul homme !!!

              On le juge quand cette ordure !


              • chantecler chantecler 4 novembre 2011 12:30

                Paraît que F. Hollande a viré les nonistes de la direction du PS en 2005 .
                Faudrait vérifier .


              • Taverne Taverne 4 novembre 2011 10:34

                « Ah ! On vous a pas dit ? On fait un référendum ! » Il est vrai que la méthode est cavalière mais elle se comprend dans le contexte de pression et de désordre grec. Ce qui se comprend moins, c’est « Ah ! On vous a pas dit ? On ne peut pas sortir de la zone euro ! » les mecs disaient qu’ils avaient réfléchi à fond au système et ils ont complètement oublié de prévoir le mécanisme de sortie de l’Euro. Pourtant cette intégration renforcée n’est pas obligatoire puisque des pays n’y ont pas adhéré. L’Europe est nulle et vient dire que c’est nous qui sommes nuls.


                • Aldous Aldous 4 novembre 2011 11:30

                  Si ça été dit, mais après coup.

                  D’ailleur Sarko nous a aussi expliqué que le Nouvel Ordre Mondial c’est obligé car TINA... est qu’il en cuira à quiconque s’y opposera.

                  http://www.youtube.com/watch?v=aeXhEp7dhvw


                • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 4 novembre 2011 12:07

                  « Ah ! On vous a pas dit ? On ne peut pas sortir de la zone euro ! » les mecs disaient qu’ils avaient réfléchi à fond au système et ils ont complètement oublié de prévoir le mécanisme de sortie de l’Euro.

                  Ils nous ont obligé à monter dans une bagnole qui n’a pas de freins, pas de ceintures de sécurité et qui file dans le mur.


                • Salade75 4 novembre 2011 13:27

                  @ Peachy,

                  Ils ne nous ont obligé à rien. Ils ont été élus, ré-élus, ré-ré élus, ... tout à fait démocratiquement sur ce programme depuis près de 30 ans !


                • Unghmar Gunnarson Unghmar Gunnarson 4 novembre 2011 14:06

                  Attali ne s’en cache pas, on a bien pris soin d’oublier ce qui permet d’en sortir ...


                • alphapolaris alphapolaris 4 novembre 2011 14:10

                  et que les mêmes qui ont créé cette politique doivent maintenant résoudre des problèmes qu’ils ont engendrés et jamais anticipés.


                • perlseb 4 novembre 2011 20:05

                  @ salade75

                  Ils ont été élus, ré-élus, ré-ré élus, ... tout à fait démocratiquement

                  Arrêtez avec ça. L’élection n’est pas démocratique mais aristocratique (on est sensé élire « le meilleur »). Et quand les élus n’ont même pas été choisi mais imposés, qu’est-ce qu’il nous reste de démocratique ? Rien. D’autant plus qu’entre les discours de campagne et la réalisation, il n’y a jamais de lien (que des mensonges ou presque)... Si vous voulez savoir ce que pourrait être une démocratie aujourd’hui, écoutez Etienne Chouard.

                  Mais la « démocratie représentative » n’a jamais été et ne sera jamais démocratique, c’est oligarchique par principe (aristocratie initiale qui se transforme en ploutocratie par cupidité de l’homme) et utiliser « démocratie » pour désigner cette oligarchie et un cas d’école novlangue.


                • Salade75 7 novembre 2011 14:03

                  @Periseb,

                  Il y a plusieurs types de démocratie, et la démocratie représentative en est un.
                  Ce système ne vous va pas ? Arrêtez de le cautionner et votez blanc !
                  Mais pour ce qui concerne les hommes (et femmes, bien évidemment !) au pouvoir, ils sont tout à fait démocratiquement élus (aux faux électeurs près).

                  Les seuls à blâmer sont les électeurs, qui ne se souviennent plus qu’ils sont citoyens, et qui votent pour le « moins pire », en ayant parfaitement conscience que même ceux-là ne tiendront pas leurs promesses, et ce faisant cautionnent tout le système.
                  Et je ne parle pas des électeurs, principalement pour les élections locales, soudoyés à coup de petits avantages personnels, et qui viennent ensuite se plaindre quand ça se retourne contre eux (genre les permis de construire obtenus en zone innondable...).

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