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Accueil du site > Actualités > Europe > La désintégration programmée de l’Union européenne

La désintégration programmée de l’Union européenne

Les élargissements successifs incontrôlés générateurs d’hypertrophie et de blocage, le déni de démocratie synonyme de défiance des peuples qui la composent, les coûts exorbitants et croissants de son fonctionnement sans véritable contrepartie aujourd’hui et la promesse chaque jour un peu plus démentie d’un euro protecteur et fédérateur ont amené l’Union Européenne dans une situation proche de celle de l’Union Soviétique à la fin des années soixante-dix. La crise financière et les choix politiques et économiques désastreux qu’elle impose maintenant aux états membres pour y remédier l’entraînent désormais inéluctablement dans une spirale descendante dont la seule issue possible est son effondrement d’ici une dizaine d’années.

Je tiens tout d’abord à préciser que mon billet s’appuie très largement sur les données rassemblées et les concepts développés par François ASSELINEAU président de l’ UPR, 60 avenue de la République - 75011 PARIS. Mon but ne sera donc pas de les justifier en détail, François ASSELINEAU l’ayant déjà fait avec une très grande clarté je vous invite à découvrir sa démonstration sur le site www.u-p-r.fr, mais plus modestement d’en développer certains aspects afin d’en tirer les conséquences à moyen terme. 

Les fondements conceptuels de cette analyse issus de la réflexion de François ASSELINEAU sont l’entropie, la force de cohésion, l’auto-blocage et l’uniformisation. Tous les systèmes de l’Univers tendent à long terme à augmenter leur entropie c’est-à-dire se complexifier et dégrader leur énergie. Plus un système est complexe et plus l’énergie de liaison nécessaire à sa cohésion est importante et plus l’énergie permettant de le fragmenter est faible, à contrario la fusion de deux éléments simples requiert une énergie très importante. La notion d’auto-blocage s’illustre par le fait que plus le nombre de décideurs au sein d’un groupe augmente et plus leurs intérêts divergent, alors plus les décisions sont difficiles à prendre et moins elles sont efficaces. L’uniformisation qui a pour conséquence la perte de la diversité signifie qu’un système diminue sa capacité à explorer de nouvelles possibilités et à résoudre les problèmes à mesure qu’il réduit ses différences internes.

Rapporté à notre sujet, cela veut simplement dire que le maintien en l’état d’un système aussi complexe que l’UE consomme une quantité de ressources considérable (estimée en 2009 par les britanniques et les allemands à 4,5% du PIB) et que sa complexification au travers de la croissance - exponentielle faut-il préciser- d’une réglementation déjà pléthorique (220.000 pages en 2009) entraîne la croissance sans limite de sa consommation de ressources. Ajoutons à cela la création d’institutions toujours plus nombreuses et l’intégration de nouveaux membres, alors chaque année qui passe demande plus d’efforts tout en rendant plus difficile les décisions efficaces. Le paradoxe est que nous avons un système qui est condamné à consommer toujours plus de ressources pour toujours plus se scléroser, c’est une caractéristique partagée avec la défunte Union Soviétique. Sa viabilité dépend donc de la capacité de ses Etats membres à produire la quantité de ressources nécessaire à son développement c’est-à-dire à générer une croissance économique suffisante, qu’une stagnation durable survienne et le système court à sa perte.

Revenons maintenant au sujet : que s’est-il passé de nouveau qui permettre d’inférer que l’UE a commencé son processus de désintégration ? Trois faits majeurs ont définitivement déséquilibré une construction à vrai dire bancale dès l’origine et une cause externe garante de son existence s’affaiblit rapidement :

  • La création de la monnaie unique
  • L’élargissement massif et rapide à l’est de l’Europe
  • La crise financière mondiale
  • Le déclin américain et le basculement du monde

La monnaie unique devait, nous a-t-on expliqué doctement, entraîner la convergence des économies et améliorer la résistance des pays concernés vis-à vis de l’extérieur. Il n’en a rien été - la zone euro est la plus touchée - et il ne pouvait pas en être autrement car une monnaie unique ne peut fonctionner que dans une zone économique optimale, autrement dit la monnaie unique est une conséquence de l’optimalité et non l’inverse comme on nous le répète depuis dix ans. Qu’est-ce qu’un zone économique optimale ? C’est une zone où la fiscalité et les systèmes sociaux sont harmonisés, les travailleurs sont mobiles, des transferts sont effectués des parties prospères vers celles en difficulté, autant dire que ça rien à voir avec la zone euro d’il y a dix ans et encore moins celle d’aujourd’hui. Par ego, chaque pays a même exigé dans beau mouvement d’ensemble d’avoir la meilleure parité monétaire possible avec l’Allemagne c’est-à-dire concurrencer la concurrencer sur son terrain la monnaie forte, alors que chacun aurait été plus avisé de dévaluer sa monnaie au départ par rapport à l’Allemagne pour bénéficier d’une meilleure compétitivité, depuis tous courent vainement derrière elle car il est impossible de la rattraper. Par conséquent la zone euro ne peut que voir les tensions s’exacerber en son sein. Un exemple abouti de ce phénomène est la Belgique, en effet :

  • Du temps du franc belge, le décrochage d’une région par rapport à l’autre pouvait se régler par une dévaluation au bénéfice des deux régions, ce qui de fait se pratiquait
  • Avec l’euro, le rattrapage d’une région ne peut se faire qu’en faisant appel à la solidarité de l’autre, et à choisir entre payer ou se séparer l’autre région préfère la scission

La monnaie, vous l’aurez compris est une des forces de cohésion les plus importantes d’un pays, la retirer à un pays dont la cohésion est faible revient à programmer son éclatement, et en l’occurrence il n’y a ni peuple belge ni langue belge alors qu’il y a principalement une Flandre et une Wallonie ethniquement différentes et géographiquement délimitées.

Il faut réaliser au plus vite l’élargissement à l’Est de l’Europe pour nos frères séparés de nous par la dictature soviétique afin d’éviter qu’ils se détournent de nous au profit des américains, nous-a-t-on intimé. C’est-à-dire qu’au lieu d’intégrer progressivement les nouveaux entrants pour réduire sans friction les écarts, on les a pris dans l’UE sans mise à niveau préalable avec des différences initiales jamais rencontrées lors des élargissements précédents. Nous le payons aujourd’hui par des délocalisations massives dues à la faiblesse des revenus et des systèmes sociaux des pays de l’Est, ces derniers n’ont d’ailleurs aucun intérêt à se mettre à niveau tant qu’il restera quelque chose à délocaliser. Et par-dessus le marché, comme ils ne sont par encore dans l’euro, ils peuvent nous infliger une dévaluation compétitive. L’autre problème c’est que l’auto-blocage s’est aggravé avant même qu’on ait pu se mettre d’accord sur les conditions d’un nouveau mode de fonctionnement si tant est que c’était possible : au lieu d’imposer aux nouveaux entrants une constitution qui préserverait nos intérêts, ceux ci ont pu nous imposer leurs conditions car ils étaient déjà dans la place, autant dire que ce qui s’est produit c’est un nivellement par le bas. De fait, ce déséquilibre mortifère se maintient avec la bénédiction des autorités européennes, interdit toute amélioration collective et renforce l’hostilité des peuples de l’Ouest vis-à-vis de ceux de l’Est, ajoutons y l’émigration vers l’Ouest des damnés de le terre et l’accueil des frères de l’Est vire purement et simplement à la xénophobie. Et se sont-ils tournés vers nous en définitive ? Même pas, ils nous prennent ce qu’il y a à prendre et pour le reste ils s’en remettent aux américains. Il y a donc une divergence fondamentale et irréductible d’intérêts entre les européens de l’Ouest et de l’Est, mais est vraiment une surprise après cinquante de libéralisme pour les uns et de communisme pour les autres ?

Et la crise financière américaine vint frapper à notre porte. Passons sur la gestion de la première partie de la crise qui a permit de sauver temporairement le système financier tout en chantant « merci à l’euro pour nous avoir protégé » mais en aggravant sévèrement la dette publique dans tous les Etats occidentaux, car nous ne pouvons plus revenir en arrière. La phase 2, pilotée par la commission européenne - avec la bénédiction des nos dirigeants - consiste à réduire massivement et rapidement la dette publique en démantelant ce qui reste des Etats, ce n’est pas vraiment étonnant car le processus européen consiste en fait depuis le début à dépouiller les Etats de leurs compétences au profit de la superstructure européenne. Seulement voilà, l’UE ne produit rien, alors que les Etats si (éducation, infrastructures, sécurité, défense, justice,…), et mieux encore l’EU ne dispose que des Etats pour mettre en application ses réglementations et ses directives, autant dire que l’UE en exigeant purement et simplement le suicide collectif de ses Etats membres programme le sien sans même s’en apercevoir. Et pourquoi l’UE ne peut pas se passer des Etats ? Parce que le processus de régionalisation qui est en réalité une fragmentation est loin d’être terminé, notamment en France où il est bloqué pour des raisons de politique interne (la Gauche tient les régions et la Droite tient l’Etat). Autre conséquence, toutes ces mesures, si tant est qu’elles permettent de diminuer la dette publique ce qui va probablement être démenti, vont assurément entraîner une déflation généralisée au sein de l’UE, ce qui aura pour effet de diminuer globalement la capacité de financement public c’est-à-dire faire fondre le principal ingrédient de la cohésion, et par là même ce qui nécessaire pour le fonctionnement de l’UE. Cette situation ressemblera à si méprendre à celle de l’Union Soviétique à la fin des années quatre-vingt.

Comme la démontré François ASSELINEAU auquel je vous renvoie pour les détails, la construction européenne découle d’abord de la volonté et de l’impulsion des USA avant d’être une idée européenne. Tous les présidents américains ont publiquement encouragé les européens à se regrouper et à s’élargir, et aussi accessoirement à entrer dans l’OTAN qui bizarrement existe toujours vingt ans après la disparition de la menace Soviétique. Plus discrètement, ils ont financé et formé la plus grande partie des élites européennes qui ont mené cette construction. Mais pourquoi ont-ils fait ça et pourquoi insistent-t-ils tant pour la Turquie intègre l’UE ? Tout simplement en vertu de la stratégie de l’auto-blocage qui a pour conséquence admirable que toutes les décisions sur lesquelles les européens se mettent d’accord sont dans le sens intérêts américains. Alors qu’en dehors de l’UE chaque pays serait un électron libre, à l’intérieur de l’Europe il est enchaîné et obligé de s’en remettre à l’extérieur, c’est le coup du syndic et nous sommes bien depuis 1945 sous un protectorat américain. Aujourd’hui les USA ont eux aussi de graves problèmes économiques et financiers, ce n’est pas nouveau pour eux mais cette fois la contrepartie est la réémergence au plus haut niveau de puissances millénaires qui vont les contraindre à abandonner un privilège monétaire qui contribue en grande partie à leur hégémonie depuis soixante cinq ans. Le déclassement inéluctable du dollar à moyen terme est synonyme de relégation de la puissance américaine. Les USA vont donc être atteint à leur tour du syndrome de l’Union Soviétique c’est à dire devoir choisir entre réduire sévèrement la voilure de l’Empire qu’ils ne pourront plus financer par la machine à dollars c’est-à-dire faire payer les autres ou prendre le risque de la désintégration totale, nul doute qu’avertis par les enseignements de l’Histoire ils prendront la bonne option, mais quoiqu’il arrive leur emprise sur l’UE diminuera.

Résumons-nous : une zone euro qui corsète ses Etats-membres et aggrave ses tensions internes, un élargissement à l’Est qui siphonne l’Ouest c’est-à-dire notamment la zone euro, un affaiblissement des Etats imposé par l’UE pour régler la dette publique sans régions assez fortes pour les remplacer, une crise financière et économique qui n’en finit pas pour cause de déflation organisée, des américains occupés à résoudre des problèmes vitaux au lieu de nous serrer, que peut-il arriver sous peu ? C’est très simple : ça sera la désintégration des Etats à faible cohésion et économiquement exsangues (Belgique, Espagne voire Royaume-Uni) suivie d’un coup d’arrêt de la construction européenne puis d’un retour en arrière (démantèlement en catastrophe de la zone euro), puis de la reprise de leur billes par les Etats contributeurs nets pour soulager leur dette (France et Allemagne, entre autres) et donc la dissolution implicite de l’EU comme ça s’est produit pour l’Union Soviétique. Cela sera d’autant plus facile à faire que les peuples déjà très remontés contre l’UE ne la pleureront quand il s’agira de sauver leurs intérêts.

Entre l’apogée de l’Empire Soviétique et sa chute, il ne s’est écoulé qu’une dizaine d’années, ça ne devrait prendre guère plus de temps pour l’union européenne.


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31 réactions à cet article    


  • jef88 jef88 26 octobre 2010 11:05

    A 6 cela fonctionnait      Les américains n’aimaient pas
    A10 c’était bon           Les américains détestaient
    A 15 cela bredouillait     Les américains commencaient à aprécier
    A 27 c’est le vide.....      Les américains aplaudissent

    Ais-je bien résumé ?


    • Maldoror Maldoror 26 octobre 2010 14:05

      Tout à fait, dans « Le grand échiquier » de Zbigniew Brzezinski (1997) on peut lire ceci :

      « the West (where America preponderates). »

       Western Europe, and increasingly also Central Europe remains largely an American protectorate« 

       »America should use its influence in Europe to encourage Turkey’s eventual admission to the EU and should make a point of treating Turkey as a European state« 

       »A Transatlantic free trade agreement, already advocated by a number of prominent Atlantic leaders, could also mitigate the risk of growing economic rivalry between a more united EU and the United States« 

       »A larger Europe will expand the range of American influence (...) without simultaneously creating a Europe politically so integrated that it could soon challenge the United States on geopolitical matters of high importance to American elsewhere, particularly in the MiddleEast"

      http://horreureuropeenne.blogspot.com/


    • ZEN ZEN 26 octobre 2010 11:59

      Il y a des jours où j’ en viens à partager les analyses d’ A.Cotta....


      • epapel epapel 26 octobre 2010 15:48

        Et oui, si la solution de la monnaie commune avait été retenue, nous n’en serions pas là aujourd’hui.


      • Frabri 26 octobre 2010 13:21

        « La désintégration programmée de l’Union européenne »

        Et du vieux monde de droite et de gauche.

        Ll’intégration du « nouveau monde possible » est pour quand ? ? ?

        http://www.bing.com/search?q=%22nouveau+monde+possible%22&go=&form=QBLH&filt=all&qs=n&sk=


        • LE CHAT LE CHAT 26 octobre 2010 15:45

          Que meure la bête ! retour à des états avec leurs monnaies et leurs frontières ! que du bonheur !


          • JOHNYUKNG 26 octobre 2010 15:46

            si je comprend bien vous avez 49 ans ,vous ete a la retraite comme militaire avec 80 % de votre salaire et vous continué a travaillé et le comble vous voulez dicté vos reves a l ensemble des gens qui travaille comme si c etait la paroles de dieu ,
            allez vous caché ,en cette periode tres dure pour les vrais travailleur votre exemple est une insulte aux bon sens et on finis par comprendre les lois de sarko


            • epapel epapel 26 octobre 2010 15:51

              Je rectifie un à priori très répandu : ma pension d’élève à 46% de mon dernier salaire net comme pour la plupart des anciens militaires.


            • epapel epapel 26 octobre 2010 15:56

              Deuxième point : je n’ai pas retrouvé de travail stable depuis mon départ et j’ai bien compris que je n’en retrouverai pas.

              Troisième point : je suis parti dans le cadre de la RGPP version militaire (aides au départ), ce qui revient à dire qu’on ne voulait plus de moi.


            • Maldoror Maldoror 26 octobre 2010 16:02

              JOHNYUKNG vous êtes complètement à côté de la plaque...


            • Guido Falxius 26 octobre 2010 16:09

              @jef : A 6 les américains aimaient bien, tant que la France ne la ramenait pas trop ! Mais de Gaulle, arrivé 1 an après le traité de Rome, et ne pouvant s’en extraire (son gouvernement était issu d’une coalition avec le parti centriste européiste), il avait choisi de la dominer ! D’être le jockey du cheval allemand ! Mais Kennedy a repris le dessus (« ich bin ein berliner ! »). Une fois de Gaulle viré avec l’aide de la coalition américano-trotskyste (coalition féconde qui donnera quelques années plus tard les néo-conservateurs dans le sillage de Léo Strauss) la descente aux enfers pouvait commencer : loi Pompidou-Rotschild de 73 pour privatiser le franc, et entrée de l’Angleterre dans le Marché Commun. Tout ce que de Gaulle avait toujours refusé !


              Aujourd’hui le « stratagème des chaînes » fonctionne à plein. Le syndic américain peut décider à la place des 27 locataires de l’immeuble.

              Merci pour cet article basé sur F. Asselineau qui est à n’en pas douter un personnage qui gagne à être connu. Continuez donc à le faire connaître !

              • HELIOS HELIOS 26 octobre 2010 16:34

                ... il faut juste temperer les chose....

                On ne construit pas un peuple, un vrai peuple en quelques années.

                depuis la guerre, l’europe prend conscence de sa realité. A coup d’erreurs et d’avancée, dont l’euro malgre ce que certians veuillent le nier, l’ensemble progresse.
                L’UE n’a que ... 18 ans si on prends comme base Maastricht C’est tellement jeune !

                On reparlera de tout cela dans 30, 40 ou 50 ans quand l’eau et les magouilles seront passées repassées et qu’il ne restera que l’essentiel, en esperant qu’entre temps rine d’irreparable ne se passe.

                Pour moi, le vrai danger c’est la Grande Bretagne et la Turquie.

                C’est pour cela, malgré la somme incalculables de desavantages, qu’il faudrait mettre en place une Erope a deux (ou plus) vitesses. Former un noyau dur, d’autant plus dur qu’il sera resseré....

                je vois tres bien un centre a 4/5 du genre France/Allemagne/Autriche/Belgique et peut etre Pologne.... avec un premier cercle incluant les pays comme l’Espagne, l’italie, les pays du centre est, les pays du nord... et enfin le dernier cercles des pays incorporés mais a regles differentes comme la Grece, les pays d’extreme-est !

                C’est un point de vue, evidement discutable. il faut etre ouvert et reactif, naturellement. Actuiellement nous avons mis en place les conditions economiques pour former un « bloc ». Il est temps de mettre la pedale douce et de construitre une vrai Europe politique et sociale, et il me semble que l’Europe « pelure d’oignon » est une des meilleures solution pour atteindre l’objectif... et qui en plus a le merite de preserver une certaine forme d’independance des divesr pays.


                • epapel epapel 26 octobre 2010 18:39

                  Vous avez raison de signaler les dangers Britanniques et Turcs.

                  Je constate simplement que la Grande Bretagne fait partie de l’Europe depuis 40 ans et qu’elle bloque toute avancée dans la direction la direction que vous souhaitez.

                  Quant à la Turquie, les négociations conduisant au processus d’intégration se poursuivent, quoiqu’en disent les Sarkozy et Cie qui se prétendent opposés à l’entrée de la Turquie dans l’UE. Le seul véritable obstacle à l’entrée de la Turquie dans l’UE, ce sont les conditions exigées par la Grèce. Mais la Grèce va-t-elle encore longtemps être en position d’exiger quoique ce soit ? Je ne crois pas.

                  "On reparlera de tout cela dans 30, 40 ou 50 ans quand l’eau et les magouilles seront passées repassées et qu’il ne restera que l’essentiel, en esperant qu’entre temps rine d’irreparable ne se passe.« 
                  Nous en reparlerons avec le recul dans dix ans. Mais je parie qu’avant cinq ans la zone euro n’existera plus.


                   »Il est temps de mettre la pedale douce et de construitre une vrai Europe politique et sociale"

                  Avec 80% des pays membres contre, ça ne se fera pas. Il n’y aura pas d’Europe sociale parce qu’elle ne fait pas partie de l’agenda du traité de Lisbonne. Et le prochain élargissement est déjà programmé.


                • jef88 jef88 26 octobre 2010 19:20

                  Pologne = USA autant et peut être plus que l’Angleterre. Mais le système des cercles est cohérent.
                  Premier cercle : les 6 du départ et ensuite les autres par groupe d’entrée.


                • keiser keiser 26 octobre 2010 18:00

                  @ l’auteur :

                  Sur le fond , à part quelques divergences de point de vue , on est sensiblement d’accord .

                  Cependant , il y a une chose qui effrite votre analyse  :
                   <<Les USA vont donc être atteint à leur tour du syndrome de l’Union Soviétique c’est à dire devoir choisir entre réduire sévèrement la voilure de l’Empire qu’ils ne pourront plus financer par la machine à dollars c’est-à-dire faire payer les autres ou prendre le risque de la désintégration totale, nul doute qu’avertis par les enseignements de l’Histoire ils prendront la bonne option, mais quoiqu’il arrive leur emprise sur l’UE diminuera.>>

                  Que leur emprise sur l’UE diminue serait le rêve et je n’y crois pas , surtout avec le virage de la mondialisation .

                  Cependant à propos des US , vous parlez d’enseignements de l’histoire et quand on voit leur propension à jouer les apprentis sorciers ...
                  Je ne vois pas , dans ces conditions , comment ils pourraient retenir la moindre leçon .
                  Et c’est justement ce qui me fait le plus peur .


                  • epapel epapel 26 octobre 2010 18:25

                    J’ai dit ça par optimisme quant au pragmatisme anglo-saxon, mais peux très bien me tromper là-dessus.

                    Sinon, je pense que plus les USA s’enfonceront dans la difficulté - ce qui est aussi une hypothèse - plus ils devront lâcher du lest. Un peu comme les soviétiques ont assisté impuissants à la chute du rideau de fer puis du mur de Berlin tant ils étaient occupés à traiter leur problèmes internes.


                  • keiser keiser 26 octobre 2010 18:48

                    @ l’auteur .

                    Il me semble aussi que pour que cette analyse soit complète , nous devrions penser à la Chine , principale « bailleuse » des fonds US .
                    Et la chine n’oublie pas l’Afrique .
                    Et cette Afrique est à notre porte .

                    Bon ... C’est juste une idée .


                  • Dzan 27 octobre 2010 10:48

                    Bien d’accord avec vous Keiser

                    Avec la bande de cinglés qui émerge des « Tea Party » il y a des lendemains qui promettent de ne pas ètre tristes.
                    Les Américains ont toujours eu besoin de guerroyer en quelque coin de la planéte, pour satisfaire le puissant lobby militaro industriel.

                    Et il y a des Sarkozy pour leur emboiter le pas, faire tuer nos bidasses, et payer une partie de la casse par nos impôts.


                  • Luxum Luxum 27 janvier 2012 12:54

                    Mais si les USA s’enfoncent dans la difficulté et sont contraint de lâcher du lest je craint que l’Etat Nation soit remplacer par des organisme privé qui prendront le relève quant à l’impérialisme américain.


                    • SebdeRennes SebdeRennes 26 octobre 2010 22:21

                      L’Union Européenne se désintègrera de fait, non pour les raisons que vous avez cité et qui sont pertinentes mais tout simplement parce que la population européenne, de façon générale n’y croit plus et cela, bien avant la crise économique de 2008.
                      Le traité établissant une constitution pour l’Europe (baptisé plus tard traité de Lisbonne) a été très loin de remporter les faveurs des populations européennes quand elles ont eu l’immense privilège de s’exprimer là dessus - il n’y a guère que les politiques à voire un salut dans l’Europe...
                      Le système soviétique est mort car personne n’y croyait plus et le système l’Union Européenne suivra le même destin tragique.


                      • Capone13000 Capone13000 26 octobre 2010 22:28

                        Pour comprendre l’enjeu des USA dans la construction européenne, regardez ce documentaire : http://www.geopolintel.fr/article313.html


                        • Abou Antoun Abou Antoun 26 octobre 2010 23:03

                          Européen convaincu de la première heure, je lis avec de plus en plus d’attention et d’intérêt des exposés comme celui-ci.
                          Mon pan-européanisme était lié à la volonté de rendre impossible, par la création d’une communauté d’intérêt de nouveaux conflits en Europe alimentés par les nationalismes.
                          Et puis il y a eu le guerre de sécession Yougoslave.
                          Pour moi un vrai choc, un échec cuisant de l’Europe. La solution était simple, il suffisait que l’Europe unanime proclame qu’elle ne reconnaitrait aucun état né de la scission de l’ex-yougoslavie pour mettre fin aux hostilités.
                          Au lieu de cela la politique ’traditionnelle’ a repris ses droits, l’Allemagne soutenant les volontés d’indépendance des anciennes possessions autrichiennes ou des anciens alliés traditionnels de l’Allemagne. La France retrouve ensuite son allié traditionnel la Serbie (héritière de la confédération) avant de se lancer, on se demande pourquoi, dans une expédition punitive visant à amputer cet état d’une de ses provinces historiques. Bref l’attitude de l’Allemagne était cohérente (reconquérir une zone d’influence, des marchés), celle de la France complètement chaotique.
                          Aujourd’hui la situation est plus complexe encore, tous les nouveaux états d’Europe de l’Est se placent avec empressement sous la protection américaine sans accorder aucun crédit à l’Europe pour assurer leur sécurité face à la Russie (danger à mon avis totalement illusoire). Ils sont prêts pour cela à payer le prix fort (suivre les USA dans leurs aventures comme en Irak).
                          Il faut reconnaitre qu’ils ont des raisons. Il y a eu Münich et puis le manque d’empressement des occidentaux à mourir pour la Pologne (déclarer la guerre oui, la faire, non).
                          Bref, l’Europe est incapable d’assurer sa défense. Quelle est alors la place de la coûteuse force de dissuasion française ?
                          Il semble que d’un seul coup, autre conséquence de l’effondrement de l’URSS, et de la disparition d’une menace potentielle, l’Europe se retrouve face à ses vieux démons.
                          L’avenir de l’Europe et de sa monnaie sont incertains. Parallèlement dans la plupart des états séculaires, millénaires, le régionalisme fait des ravages. Quel est le sens de la démarche de ces flamants de ces catalans qui ne veulent plus être ni belges ni espagnols mais européens. J’ai du mal à comprendre. Le processus de désintégration des états est en marche mais il est loin d’être achevé. Certains états, en cours de décomposition ont-ils seulement la possibilité de faire marche arrière ?
                          L’exposé de Monsieur Asselineau est intéressant, fort bien argumenté, mais est-ce un programme que de vouloir simplement quitter l’Europe ? Qu’avons nous à y perdre et qu’avons nous à y gagner ?


                          • epapel epapel 27 octobre 2010 12:50

                            A mon mon avis, nous ne sommes pas obligé de quitter l’UE avec pertes et fracas. La solution pourrait plus simplement commencer par prendre le traité et dénoncer une après l’autre les dispositions délétères, par exemple :
                            - les règlements sur la concurrence qui nous obligent à privatiser les services publics, nous interdit de faire certaines fusions d’entreprises ce qui conduit à leur rachat puis leur démantèlement par des sociétés extérieures à l’UE
                            - l’abaissement systématique de la protection de l’UE vis à vis du reste du monde, par exemple la suppression des quotas d’importation des textiles chinois a conduit à la destruction de l’industrie textile européenne en moins d’un an

                            Hier, j’entendais un maire de banlieue nous expliquer qu’il était dans l’impossibilité de faire appel directement aux PME locales pour les prestations demandées par sa municipalité à cause des modifications successives du code des marchés publics et que c’était là un des principaux problèmes qui empêchait le développement économique des banlieues.
                            Mais ce qu’oublie de nous dire cet élu, sans doute parce qu’il a l’étiquette Europe écologie, c’est que ces adaptations ne sont que la conséquence de l’application des règlements européens.


                          • oj 27 octobre 2010 01:41

                            mon sentiment est que dans l’etat ou se trouve le monde, il va se passer quelque chose ou bien ON va provoquer quelque chose.

                            Concernant l’Europe, pour moi, le plus plausible est que l’on précipite les évenements pour provoquer une réaction politique violente qui amenera une subite creation européenne quitte à instaurer un etat d’urgence.

                             Face a l’inertie des peuples qui jusqu’à présent ne veulent pas voir plus loin que leur confort ordinaire , leurs avantages acquis, il y aura nécessairement une manipulation qui forcera cette vision d’un avenir instable et dangereux a se transformer en decision politique majeure nous amenant enfin a regarder devant et non derriere.


                            • nataraja 27 octobre 2010 02:19

                              Si on regarde l histoire il n y a rien d etonnant puisqu empecher l unification continentale c etait la mission originelle anglaise , zont dezingué napoleon puis le reich et l URSS avec la precieuse assistance de leur ex colonie nord americaine , colonie ayant progressivement pris le relais de l Empire pour perpetuer l oeuvre. De Gaulle avait tout compris , la perfide albion infiltrée c etait le vers dans le fruit sapant tout projet d europe forte , politique et militaire . Sarko l atlantiste en a meme rajouté en tournant des le debut le dos a des allemands de toute facon egalement contaminés et resignés face aux anglosaxons . Dire que nos elites branchées ne jurent que par Londres , sa city et ses festivités vive la mondialisation , on s agenouille devant le maitre . Maintenant il faudrait un noyau dur allemange/france/italie qui entrerait dans le rapport de force pour imposer ses vues et reprendre le projet européen la ou Mitterand avait cedé ,pour peu que leur elites en aient la volonté ..


                              • dup 27 octobre 2010 10:41

                                ohh je vais pas tout lire . De toutes façon j’ai repéré le nom d’Asselineau , et on peut pas trouver mieux. Mon opinion est faite : l’europe comme entité géographique ok , c’est indéniable . L’europe politique : un cauchemar horrible qui finira plus mal que vous pensez .Regardez qui est derriere ce projet

                                http://fr.altermedia.info/general/le-monde-souterrain_31631.html#comments

                                vous donnez quel avenir à ce monde ? donnez le coup de grace à cette euromerde


                                • JOHNYUKNG 27 octobre 2010 19:31

                                  l europe de tout les jours c est surtout la paix et la prosperité pour tous et si cela n est pas parfaits dans se monde c est l europe qui est leader dans le monde pour se resultat
                                  votre conception est depasé ,les jeunes voie l avenir sans frontiere et vos discutions feront bien rire dans 30 ans
                                  l europe c est aussi des reglement sanitaire qui font que la securité des aliments et na jamais atteint de telle niveau, et sans un organisme supranational les lobby locaux et nationaux aurait tué dans l oeufs ces reglementcomme aux usa (exemple les oeufs justement ,qui tue plus de 10.000 personnes aux usa ,98% de moins en europe , se sont des statistique consultable sur le site du ministere de l agriculture us, et que dire des ogm et et autres refusé par l europe
                                  et les exemple sont infini, bien sur c est loin d etre parfait ,mais pendant que vous parté dans de grande envoleé lyrique l europe de tout les jours, la seule vrai avance
                                  l euro est une monnaie tres forte et le restera car elle permet une beuacoup plus grande stabilité que le franc dont vous oublié completement les zizag dans les anneés 70 et 80


                                  • Mmarvinbear Mmarvinbear 29 octobre 2010 20:57

                                    « Il n’en a rien été - la zone euro est la plus touchée » : Plus touchée en quoi ?

                                    Il est faux de prétendre que l’Euro n’est pas une protection. La monnaie a parfaitement joué son rôle dans toutes les crises monétaires qui ont secoué la planète depuis 2002.

                                    Les crises précédentes ont été un désastre pour les monnaies nationales qui ont toutes dû se faire dévaluer (franc, lire, peseta, livre ) ou réévaluer (mark) avec tous les problèmes d’échanges qui en ont découlé. L’avènement de la monnaie unique a supprimé le risque de tels déséquilibres.

                                    "Du temps du franc belge, le décrochage d’une région par rapport à l’autre pouvait se régler par une dévaluation au bénéfice des deux régions, ce qui de fait se pratiquait« 
                                     : N’importe quoi... Comment réaliser une dévaluation entre deux régions qui utilisent la même monnaie ???

                                     »Nous le payons aujourd’hui par des délocalisations massives dues à la faiblesse des revenus et des systèmes sociaux des pays de l’Est«  : partiellement faux. Les installations d’entreprises dans l’ancien bloc de l’est sont plus dues à la conquête de nouveaux marchés qu’ à la fermeture d’usines. La vraie délocalisation compétitive se fait plus en direction de l’asie et de l’ afrique.

                                     » Et par-dessus le marché, comme ils ne sont par encore dans l’euro, ils peuvent nous infliger une dévaluation compétitive.«  : les monnaies de l’est sont contenues dans une zone de variation. L’adhésion de ces pays à l’UE les conduit inexorablement à l’adoption de l’Euro au fur et à mesure de leur convergence vers les critères d’adhésion, le cours est de plus en plus fixe pour finir par ne plus pouvoir varier. L’ Estonie va ainsi intégrer l’euro en 2011 et la Lituanie en 2013. La Pologne devrait en faire de même en 2015.

                                     »Les USA vont donc être atteint à leur tour du syndrome de l’Union Soviétique c’est à dire devoir choisir entre réduire sévèrement la voilure de l’Empire qu’ils ne pourront plus financer par la machine à dollars c’est-à-dire faire payer les autres ou prendre le risque de la désintégration totale" : La encore c’est du grand n’importe quoi.

                                    Les situations entre l’URSS et les USA n’ont rien à voir. L’URSS n’est pas morte d’une défaillance économique, mais d’un effondrement industriel, commercial, monétaire, situation aggravée par une course aux armements qui a ruiné l’économie planifiée qui de toute façon était par ailleurs incapable de fournir suffisamment de biens de consommation à sa propre population.

                                    A cela, il faut aussi ajouter un système politique totalitaire qui était rejeté massivement par la population.

                                    S’imaginer que les USA ou bien l’UE vont connaitre un sort identique à l’URSS, c’est prendre ses désirs pour des réalités...


                                    • Wallonie2010 30 octobre 2010 17:09

                                      Bravo pour cet article qui offre une vision claire sur l’état de cette europe qui devient une véritable dictature oligarchique et est en train d’envoyer toutes les nations qui la composent par le fond.
                                      M’autorisez-vous à le publier sur mon site www.wallonie2010.eu. Vous pouvez me répondre par courriel à rene.thirion@wallonie201.eu
                                       
                                      Amitiés


                                      • kemilein 7 novembre 2010 16:20

                                        la France n’a rien a foutre dans cette mascarade. Je pense que les belges (wallons), les allemands et les espagnoles n’ont plus.

                                        je me contenterais juste de dire, nous peuple français et allemands et belges-wallons : « nous »

                                        nous voulons une unions des peuples basé sur une république démocratique laïque et sociale
                                        nous voulions un intérêt général et une souveraineté industrielle, alimentaire, financière.
                                        (ASSELINEAU confond pour le coup les intérêt culturel et administratif). les intérêts germanique vers l’europe de l’Est sont marchands (le peuple je pense qu’il s’en fout), et très peu culturel (alors que les allemands au contraire se sentent liée par la culture)
                                        donc les intérêts administratifs du peuple germanique convergent avec les notres, apres les aspirations culturelles dépendent de chacun...

                                        juste pour info une france-allemagne unifié bien consanguine quasi-incestueuse basée sur un model social et d’intérêt général serait le moteur d’une renaissance culturelle et d’un nouveaux progrès humain.

                                        dommage que les élites soient juste bonne à rien.

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