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Accueil du site > Actualités > Europe > La révolte contre l’UE commence à Athènes

La révolte contre l’UE commence à Athènes

Hier avait lieu la 3ème grève générale en Grèce en protestation contre les plans concoctés par la Commission, la BCE et le FMI et qu’essaie de faire passer le gouvernement. Nicolas Dupont-Aignan était hier à Athènes pour protester lui aussi contre ces plans absurdes.

La partie de poker entre la finance et les Etats

Sur son blog, Hervé Nathan montre justement qu’aujourd’hui que c’est la corbeille qui décide à Athènes et que Commission, BCE et FMI ne font que suivre ce qu’elle souhaite. Assez naturellement, les marchés ne veulent pas entendre parler d’une décote qui risquerait à nouveau de provoquer une crise financière systémique, démontrant à nouveau que le secteur financier n’est qu’un immense château de cartes à la merci du défaut d’un pays pesant 3% du PIB de la zone euro.

On perçoit dans les menaces des agences contre Athènes ou les banques qui ont des engagements en Grèce une forme de chantage, un pur rapport de force entre les marchés et les Etats européens pour se partager l’addition. Il est intéressant de constater à quel point la troïka infernale défend uniquement les intérêts de la finance, appuyée par la France, en contradiction totale avec les propos de Nicolas Sarkozy sur la moralisation du capitalisme.

En revanche, l’Allemagne pèse de tout son poids (qui est grand, en tant que prêteur de dernier ressort) pour partager l’addition avec le secteur financier et imposer qu’il prenne en charge une partie de la note, quitte à accroître les tensions sur les marchés financiers. On peut se demander si, de la sorte, l’Allemagne ne cherche pas tout bonnement à faire pourrir la situation pour enfin sortir d’un euro dont elle n’a jamais voulu. Résultats, les négociations continuent à piétiner.

La seule chose qui est certaine est que les conditions de l’accord qui doit être trouvé d’ici la fin du mois seront à nouveau sanglantes : baisse des salaires, hausse des impôts, véritable dépeçage du service public national pour dégager de la trésorerie (50 milliards d’euros de privatisations, c’est 20% du PIB du pays, l’équivalent de 400 milliards en France…). Comme le soutient Morad El Hattab, cela revient à presser un citron jusqu’à ce que les pépins craquent…

Une situation totalement intenable

J’avais écrit il y a quelques semaines qu’il n’y avait qu’une solution pour la Grèce, à savoir la sortie de l’euro, une forte dévaluation et une restructuration, si possible ordonnée, de sa dette. C’est exactement ce qu’a écrit Nouriel Roubini dans le Financial Times de mardi. Les médias ont assez mal rendus compte de cet article, qui, avant de conclure, étudie les autres possibilités offertes à la Grèce : dévaluation de l’euro, voie allemande ou dévaluation interne.

Mais l’économiste qui avait prédit la crise de 2008 juge que ces options sont impraticables car les traités impliquent un euro cher, (d’autant plus quand on met des psychopathes à la tête de la BCE) et que le principe d’une compression interne des salaires pour améliorer la compétitivité de la Grèce provoquerait une Grande Dépression qui, non seulement achèverait l’économie grecque, mais rendrait totalement illusoire le remboursement des dettes que le pays a contracté.

Certes, certains évoquent la solidarité européenne mais celle-ci est illusoire tant elle devrait être importante. Jacques Sapir a chiffré à 3.5 à 4% du PIB l’effort annuel que devrait consacrer l’Allemagne. Pire, comme je l’avais expliqué, cette solidarité, si elle améliorerait la situation de la population grecque, ne ferait qu’entretenir un déséquilibre de la balance des paiements du pays qu’il faudra bien tôt ou tard corriger. Cette solution revient à une fuite en avant dans toujours plus de dettes.

La Grèce n’a pas 36 solutions aujourd’hui : elle doit dévaluer pour retrouver sa compétitivité. Soit elle procède à une dévaluation interne pour rester dans l’euro. Mais dans ce cas, Patrick Artus estime qu’il faudra baisser les salaires de 35% : je vous laisse imaginer la boucherie que représenterait un tel ajustement. C’est pourtant la voie prise aujourd’hui. L’alternative consiste à sortir de l’euro pour procéder à une dévaluation en bonne et due forme.

L’Argentine s’était imposée quatre années de récession avant d’abandonner le lien avec le dollar. La Grèce est dans sa troisième année. Si Athènes suit Buenos Aires, le moment de vérité aura lieu début 2013… Mais la situation est tellement instable que cela pourrait arriver plus vite


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66 réactions à cet article    


  • plancherDesVaches 16 juin 2011 13:16

    Encore un politicien « sauveur »... avec des solutions pires que le mal, d’ailleurs.

    Ca devient lassant.


    • plancherDesVaches 16 juin 2011 13:19

      D’ailleurs, il suffit de creuser 2 minutes le cas de l’Argentine pour se rendre compte qu’ils ont été sauvés par leurs matières premières et leur agriculture.
      Plus un doublement du nombre de fonctionnaires.

      ET dans une crise qui n’était pas MONDIALE... en plus. Et ça change tout.




    • et pourtant 3 peuples avait dit non a l ’UE....EXCUSE DE NOS ELUS SI TERNES....NOUS
       
      SOMMES UN NAIN POLITIQUE FACE AUX USA...


      BIEN SUR AVEC L’ AIDE DE L UMP ILS ONT DEGLINGUE DSK...IL FAUT LEUR DONNER l
       
      LEGION D HONNEUR AU COUPLE BAUER-LAGARDE...bien joué...un salaud de moins
       
      dans notre marigot politique


    • plancherDesVaches 16 juin 2011 18:00

      « .NOUS SOMMES UN NAIN POLITIQUE FACE AUX USA... »

      Nous sommes surtout divisés et les US profitent UN MAX de la faille.
      Comme tout bon politique pourri.


    • victor latent 16 juin 2011 22:54

      Ils sont nombreux les articles a critiquer « l’euro » ou l’UE. Ils sont pratiquement tous de la même veine.

      L’euro et l’UE saignent à blanc les nations, ils les entrainent dans des guerres en Libye, en Afghanistan, tout le monde est d’accord sur le constat : L’UE et son euro sont un échec.

      Face à ce constat les personnalités politiques Françaises que l’on voit sur les grands média proposent comme M. Nicolas Dupont-Aignan la solution d’aller à Athènes pour soutenir les Grecs dans leur lutte.

      Leur a t-il fait comprendre que la sortie de l’euro n’est pas prévu par le traité de Lisbonne. Un pays qui a adhérer à la zone euro ne peut pas en sortir sans dénoncer le traité de Lisbonne, c’est à dire quitter l’UE (article 50 du TCE). Sans mandat officiel, M. Dupont-Aignan a voyagé en Grèce avec une valise pleine de critiques mais vide de solution. Il a fait un voyage à titre privé pour sa promotion. 

      Son voyage ressemble à celui de Mme Le Pen qui était allé à Lampedusa en croisade anti-immigration. Avec le motif d’être eurodéputé elle est allé dénoncer les frontières poreuses de l’UE, mais en tant que député européen, Mme Le Pen doit bien savoir que l’espace Schengen fait parti intégrante de l’UE. Propose-t-elle de sortir de l’UE afin de retrouver la maitrise des frontières nationales ?

      Ces personnalités politiques médiatisées n’ont qu’une seule réponse à l’échec de l’UE : « il faut une autre Europe » !.

      Or c’est l’UE qui décide de tout. Les lois et textes sont à l’initiative de la commission européenne dont les membres ne sont pas élus. Ces lois sont ensuite proposées et reproposées jusqu’a leur adoption finale par les eurodéputés. Par conséquent une « autre Europe » est impossible puisque ceux qui la dirige et la font ne sont pas les représentants des cytoyens. Il faut aussi savoir que les personnalités politiques qui se proposent à la présidentielle sans vouloir  quitter l’UE n’auront pas plus de pourvoir qu’un électeur.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 17 juin 2011 01:49

      Elle a combien de divisions blindées l’UE ? Soyons sérieux. Si un pays comme la France, ou l’Allemagne ou même l’Espagne décide de quitter l’UE, il la quitte. Après on discutera dommages, compensations… du travail de clercs pour une génération, mais personne n’occupera l’Alsace-Lorraine, ni même l’Ile de Chios. Si on ne s’entend pas, il faudra revoir…. et c’est très bien ainsi.



    • Defrance Defrance 17 juin 2011 10:41

      Bien vu Général Allard

       L’UE « combien de Divisions »

       Pour ceux qui sont persuadés de l ;’impossibilité, il suffit d’imaginer une marche EUROPEENNE sur Bruxelles , avec éventuellement des fusils de chasse pour ceux qui possèdent un permis et ALORS !


    • Kalki Kalki 17 juin 2011 13:49

      Au fait montrez moi simplement une seule personne qui travaille

      il faut peut être aller plus loin que la revendication et la lutte parcellaire pour imbéciles divisés ?

      Bah alors vous voulez pas de l’hypercroissance, et l’hyperchomage ?

      Il faudra plus que des mots, mais des convictions , des choix de sociétés et des actes


      2) L’autonomie matérielle, forcément libre, y compris pour les besoins primaires doit être assuré : et pour ceci il va falloir bouger dans vos cerveaux : l’état ne peut pas tout et l’état économique de l’oligarchie joue contre VOUS
      Hydroponie : 50 euro de matériel et vous produisez assez de nourriture pour vous et votre famille, le problème de nourriture dans le monde et de dépendance est terminé. Construisez vos panneaux solaire : c’est rentabilisé tout de suite, EN UN AN. LA SINGULARITE : C’EST MAINTENANT

    • Yvance77 16 juin 2011 13:39

      « La Grèce n’a pas 36 solutions aujourd’hui : elle doit dévaluer pour retrouver sa compétitivité »

      M. Pinsolle,

      La Grèce (à supposons que cela eût été possible doit dévaluer pour gagner quoi ?

      On fait cette action, lorsqu’on a une industrie en produits finis ou semi-finis, qui peut exporter pour faire rentrer de la devise, on exécute cela quand on pèse à l’export sur des services (bancaires ou d’assurance par ex.) etc ...

      Mais dans la situation présente cela ne rapportera que dalle. Hormis de l’huile d’olive, du fromage et un poil de service maritime ce pays vaut peau de balle.

      Reste le tourisme mais cela ne suffira pas à boucher le trou non plus.

      Seule issue donc ... la révolte populaire face à la strangulation financière dont est victime le peuple grec.


      • Laurent Herblay Laurent Pinsolle 16 juin 2011 14:04

        @ Plancherdesvaches


        C’est faux : l’Argentine s’en est aussi largement sorti en re-développant son industrie cf très bon papier de Yann sur son blog :


        L’Argentine a relocalisé sa capacité de décision politique et son économie, pour le plus grand bien de son peuple. Certes, cela a, dans un premier temps, aggravé la crise (mais qui entrait dans sa 5ème année...), mais dès 2003, la croissance est fortement reparti.

        @ Yvance

        Le tourisme peut déjà aider beaucoup : de mémoire, cela représente 6.5% du PIB. Une augmentation de 30% du nombre de touristes, c’est tout de même une croissance de 2 points de PIB en plus.

        Sur l’industrie, il est vrai qu’il y aura du travail à faire, mais le cas Argentin montre que cela est possible. Sur tous les secteurs où il y a une production grecque, la production locale sera extrêmement favorisée par rapport aux importations et pourra donc croître fortement. Une croissance de 10% de l’industrie, cela représenterait environ 1.5 points de croissance de PIB de plus...

        Bref, ce ne sera pas facile, mais y-a-t-il une autre voie ? Aujourd’hui, personne ne me semble avoir défini une autre issue pour la Grèce.

        • lagabe 16 juin 2011 16:03

          ne compare pas la Grèce à l’Argentine , ça n’a rien à voir


        • zelectron zelectron 16 juin 2011 16:08

          @Laurent Pinsolle
          « Sur l’industrie, il est vrai qu’il y aura du travail à faire » : avec quels genres de salaires compétitifs ?


        • plancherDesVaches 16 juin 2011 16:13

          Tout à fait, Lagade.

          Mais le job d’un politicien est de sortir un élément de son contexte.
          Et s’en servir pour sa propre ambition. Et intérêt, bien sûr.


        • yagiu 17 juin 2011 13:34


          En continuant de la sorte, les salaires vont devenir très compétitifs .


        • PhilVite PhilVite 16 juin 2011 15:53

          Il n’y a guère que deux solutions :

          - Soit on continue à charger la mule - toujours plus de prêts, toujours plus d’intérêts, toujours plus de rigueur pour les Grecs, toujours plus de dépeçage au profit de Big Finance - et ce pays ne s’en sortira jamais et les Grecs n’auront plus qu’à aller se faire voir n’importe où sauf en Grèce.

          - Soit le peuple impose la fin de la partie à ses tortionnaires et reprend les choses en mains. Ce qui veut dire, en admettant que tout se passe au mieux, une petite dizaine d’années très très difficiles au purgatoire... Mais c’est toujours mieux qu’une éternité en enfer !

          Il n’y a donc pas photo. D’autant plus que cette deuxième solution à l’énorme avantage d’ouvrir le bal des réjouissances de la zone Euro, avec feux d’artifice et tout le tintouin ! Attention, de fortes turbulences sont annoncées...


          • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 17 juin 2011 01:26

            On peut toujours tout ramener à oui ou non. Mais la Grèce - comme tous les autres pays - est d’abord divisée entre ses exploiteurs et ses exploités et il faudra d’abord savoir qui parlera au nom de la Grèce. Ce qui se dira dépendra de la façon dont ce premier round se terminera.. Une révolution ou un coup d’État n’est donc pas la fin, mais le commencement de l’affrontement. 


            Si les Grecs mettant en place un gouvernement qui dénonce leur dette odieuse, ce sera un coup poker, car la suite des événements ne dépendra plus tellement d’eux que des autres. Si les réactions dans les autres pays de l’UE donne a penser que les dominos vont tomber un a un - Espagne, Portugal, Irlande etc et finalement la France - … le système négociera deux zones, avec un taux d’échange de l’un a l’autre qui équivaudra a effacer les égarements (profits) des 4 dernières années. Les Grecs - en fait tous les « pauvres » de l’Europe - recevront une énorme cadeau : quelques centaines de milliards en « Euro 1 », qui se transformeront magiquement en « Euros 2 »…. mais surtout le droit de recommencer a se développer. 

            Si le Systeme - essentiellement les USA et l’Allemagne - croit que l’effet domino n’aura pas lieu, on tiendra la dragée haute à la Grèce, pour la punir et faire un exemple….

            Une visite comme celle de NDA est donc bien plus importante qu’il ne parait, car si cette visite est largement approuvée par la population française, ce sera non seulement le signe que ce dernier pourrait faire de grands gains auprès de l’électorat, mais aussi un encouragement aux politiciens d’ailleurs, d’Espagne en particulier, d’adopter cette position pour des fins de politique interne… mais nous rapprochant aussi du seuil où le Systeme préfèrera un arrangement à l’intransigeance.


            Pierre JC Allard

             


          • Defrance Defrance 17 juin 2011 10:46

             Il y a quand même un truc qui me chiffonne !

             Il me semble que les USA sont « entrés en Banqueroute » depuis le 16 mai 2011 avec un trou de 138 000 milliards ET PERSONNE n’en parle ?
             A coté du gouffre US, la dette grecque n’est même pas un chas d’aiguille


          • ak47 17 juin 2011 12:11

            ces chiens de bankster on falsifié les compte grecque, et bien que les grecque leur mets dans l’os,pas payer ces la solution, ce sera bien fait pour les bank,et puis les bank ne devrait pas exister a part la poste, le reste ces des succursale de voyous raquetteur, des usurier,mon père dit toujours y a pire qu’un assureurs un banquier ! 


          • ak47 17 juin 2011 21:52

            ╭∩╮(︶︿︶)╭∩╮ !fuck cet mafia constitutionnalisé ! derrière les bareaux politichiens pas un pour rattrapé l’autre !!


          • Defrance Defrance 18 juin 2011 12:12

            Bien vu Kalak,

             Je prépare une petite bafouille sur les assurances vies, celles qui provoquent la mort des petits vieux  ?

             J’ai été victime des banksters, maintenant je me venge ! Cantona avait parfaitement raison, mais ces salopards lui ont coupé la chique !


          • rosa luxemburg 16 juin 2011 15:58

            Laurant Pinsolle veut sauver les financiers et le système pourri qu’il génère et prendre en exemple Roubini qui a prévu la crise que très peu de temps avant alors que Lyndon Larouche le fait depuis 45 ans aux Etats -Unis est relativement petit. il démontre qu’il ne comprend pas l’économie physique qui est le contraire de la finance.Si les Grecs sortent de L’euro et renationnalisent leur banque centrale pour émettre du crédit productif public il n’y aura pas de dévaluation et les banques Européennes vont plonger ce qui est plus que souhaitable elles ne détiennent que des produits toxiques,elles sont un cancer qui détruit l’humanité.Un glass steagall global est déjà envisagé aux States comme Roosevelt l’a fait en 1933 et qui a sauvé le pays,mais que les européens et même Nda ne comprend pas puisqu’il veut monétiser une dette virtuelle dont les peuples ne sont pas responsables et nous entrainer dans une nouvelle guerre comme au 20 ème siècle.Il n’y a pas que la Gréce qui doit sortir de l’euro c’est tout les pays et en finir avec la bourse une bonne fois pour toute ,il y a eu trop de morts depuis 3 siécles à cause d’elle il faut rendre la liberté au peuple !!Le redressement judiciaire de toutes les institutions financieres et les compagnies d’assurances est vital pour notre survie,il faut rendre à césar ce qui est à césar et changer le monde définitivement pour les générations futures !!!


            • plancherDesVaches 16 juin 2011 16:16

              Juste pour le « fun » :
              http://www.latribune.fr/carrieres/20110616trib000629806/ces-metiers-en-or-qui-recrutent-dans-la-finance-et-l-assurance.html
              « Permettant de gagner jusqu’à 250.000 euros par an... »

              Clair que le médecin généraliste n’attire plus personne avec ses 5 500 euros mensuels.


              • plancherDesVaches 16 juin 2011 16:36

                Et... l’Islande.
                Tu la places dans quel camps... ??????

                Le système capitalodétiens n’a pas le droit à une « défaillance ».

                La Grèce va donc être « sauvée » en devant payer comme l’Islande.

                La Tunisie et l’Egypte, je ne t’en parle même pas, ils sont déjà récupérés par les banques.


              • Paolini Paolini 16 juin 2011 19:51

                « ......les banksters ont mal choisit leur première cible......... »

                Bien vu. Merci pour le fun.

                PS : il me semble que dans ce « passionant » combat, en plus de l’avantage du terrain smiley, et contrairement à ceux d’en face, les Grecs n’ont pas grand’ chose à perdre.


              • aobc 16 juin 2011 16:31

                Bonjour,
                ci-joint une traduction de google d´un article important d´aujourd´hui :

                La BCE demande que le fond de sauvetage de l´UE soit doublé à 1500 Milliards d´euro

                Le texte du MES et un debut de décorticage de son contenu  : ICI

                Le MES fait suite au FEFS ( sorry - en anglais )

                Leur plan ne date pas d´aujourd´hui - mais la ILS FONCENT !

                comme déja dit  hier, tout leur cirque actuel n´est que pour faire passer vite et d´ordre TINA le MES - ou saloperie similaire, qui n´a pour but que la soumission totale de TOUS les PEUPLES du machin UE envers les banques - et ceci avec l´aide active de TOUS les gouvernements !

                Et  voici encore quelques infos sur ce Mr.Nout Wellink ( membre BCE,trilateral,BIS,IMF etc)


                • lenormand 16 juin 2011 22:53

                  Vous dites DLR « c’est le poil à gratter de la droite » ..
                   Non DLR est un parti avec un programme « complet » (debout-la-republique.fr) qui se réfere aux principes gaullistes..principalement indépendance nationale et role de l’Etat (services publics etc..)
                   C’est aux français de savoir ce qu’ils veulent (Il est vrai qu’ils ne sont pas aidés par les médias..) DLR ou continuer avec l’UMPS .


                • xray 16 juin 2011 16:38


                  Les
                  Français sont revenus à la situation du début des « années 40 ». 
                  Ils sont soumis à : 

                  - Une monnaie d’occupation ; 

                  - Des journalistes d’occupation ; 

                  - Des mœurs judiciaires dignes du nazisme ; 

                  - Des collabos financés et au service de qui ? L’Europe,  les Américains, ou le Vatican ? 

                  Néanmoins, dans les moyens mis en œuvre par l’Europe pour asservir les foules on reconnaît les méthodes de curés : 

                  - « Générer l’incompréhension, les désordres, la délinquance, la criminalité, l’injustice,  la misère, les maladies, les épidémies, les conflits,  les guerres, les famines, etc. » 
                  Le tout reposant sur l’ignorance permanente et des flots de mensonges sous lesquels les médias noient les individus. 

                  L’Europe est soumise au dictat de l’axe CIA-Vatican. 
                  Seule la géographie distingue la CIA du Vatican. Pour le reste, c’est pareil. 

                  - Les mêmes intérêts, les mêmes méthodes, les mêmes moyens, les mêmes personnes ! 

                  - Les curés manipulent. Ils contrôlent le premier et le plus grand réseau de renseignement. Ils vivent de la misère qu’ils produisent. Ils gagnent à pourrir la vie du plus grand nombre. 

                  - Les américains manipulent. Ils imposent aux pays européens tout ce qu’ils ne veulent pas chez eux. Etc. 

                  Le bourbier européen 
                  http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com 

                  Se sortir de l’Europe ! Et, vite ! 
                  http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/archive/2010/06/30/se-sortir-de-l-europe-et-vite.html 

                  Axe CIA-VATICAN 
                  http://mondehypocrite.midiblogs.com/archive/2011/01/29/axe-cia-vatican.html 



                  • plancherDesVaches 16 juin 2011 16:39

                    Rappelez-moi un fondamental...

                    La police est bien dirigée par le « politique », non... ???

                    voir ici : http://www.agoravox.tv/actualites/international/article/a-barcelone-les-agitateurs-sont-30629


                    • thejoker 16 juin 2011 16:47

                      oui Rosa luxembourg !
                      .Si les Grecs sortent de L’euro et renationnalisent leur banque centrale pour émettre du crédit productif public il n’y aura pas de dévaluation


                      • Defrance Defrance 18 juin 2011 12:20

                         Il n’y a pas plus de fainéants chez les fonctionnaires qu’ailleurs et ils coutent en fait nettement moins chers que les voyous de la "haute société politicarde-financière ! (ex les vedettes de Taiwan, Bernard Tapie et je m’arrête là..... ?!

                         Il y a des parasites PARTOUT, y compris il est vrai chez les fonctionnaires payés au SMIC ?


                      • Marc JUTIER Marc JUTIER 16 juin 2011 17:19

                        Le seul candidat vraiment écolo et qui vous dit la vérité sur l’escroquerie monétaire pour 2012 et 2017 !

                        France, candidature unitaire à gauche du PS aux élections présidentielles de 2012 et de 2017 : http://bit.ly/iX8I0t

                        Voici la première raison pour laquelle j’ai déclaré, en janvier 2000, être disponible pour être candidat aux élections présidentielles ... voici la vérité :

                        http://www.youtube.com/watch?v=r2z4q33pKk8&feature=player_embedded

                        Le seul candidat qui dit la vérité sur l’escroquerie monétaire : http://bit.ly/iLEV9c

                        Le seul candidat vraiment écolo pour 2012 et 2017 : http://marcjutier.over-blog.fr

                        Page de soutien officielle : http://www.facebook.com/pages/Marc-JUTIER/135883499757467


                        • plancherDesVaches 16 juin 2011 17:33

                          L’écologie est comme le « bio » et les « socialos ». Profiter du système.
                          Rien de plus.

                          Mais bravo de vouloir être aussi pourri que tous les autres politiques. Good luck, cowboys.


                        • paul 16 juin 2011 18:22

                          Il y a une solution non évoquée semble t-il par les intervenants : c’est de dire aux banques prêteuses : vos intérêts à 6, 8 ou 10 % , vous vous asseyez dessus .
                          Un remboursement est envisageable au taux de 1 ou 2 %, avec ré-échélonnement de la dette .
                          A prendre ou à laisser .Et pis c’est tout .


                          • Marc Bruxman 16 juin 2011 19:12

                            Vous n’avez pas compris que le problème ne sont pas les prêts passés, mais les prêts à venir. La gréce à besoin de continuer à pouvoir emprunter pour financer ses déficits sans exploser. Et les déficits ne peuvent pas se résorber en une année sans quoi c’est un effondrement économique total.

                            Imaginons que votre solution soit acceptée. Cela sera considéré par tous comme un défaut de paiement. Donc plus AUCUNE banque ne prétera des sous à la gréce, plus aucun fond ne le fera non plus. Ce qui veut dire que la gréce devra avoir un budget équilibré et à mettre en place une politique d’austérité encore pire que celle voulue par le FMI.

                            Egalement, la gréce n’est pas l’Argentine. Le pays est mal situé et doit importer beaucoup de choses. Une dévaluation va avoir un effet important sur l’inflation et le cout de la vie.

                            Le but de tout cela c’est justement que les banques continuent un minimum à préter aux grecs pour que la politique d’austérité puisse être implémentée de façon plus graduelle et que l’économie puisse encaisser le choc.

                            Enfin, une bonne partie de la dette publique grecque appartient à des banques grecques qui seront en trés mauvaise posture si le pays fait défaut. Cela va faire des destructions d’emplois non négligeable dans un secteur rémunérateur et cela va donc amplifier la crise.

                            Ce qui est con par cotnre c’est qu’un défait de la gréce aiderait l’europe en dévaluant l’euro « de fait », ce qui sauverait du même coup l’espagne et le portugal.


                          • logan 16 juin 2011 21:53

                            Vous n’avez rien compris à la crise que traversent les grecs ...

                            Le système de financement public en Grèce est le même qu’en France. Ce financement se fait évidemment en majorité grâce aux recettes perçues par l’état. Et quand le budget de l’état est en déficit ( ce qui est devenu systématique depuis un certain nombre d’années : en france, depuis le milieu des années 1970 ), ce dernier a alors recours à l’emprunt, plus précisément à l’emission d’obligations sur les marchés obligataires ( marchés des taux d’intérêt dont les principaux produits financiers sont les obligations d’état ) .

                            Ces obligations ont généralement un capital, un taux d’intérêt, et un date à laquelle elles arrivent à échéance, mais elle a différence d’un emprunt classique, le capital doit être remboursé, non pas mensuelement, mais uniquement à la date d’échéance.
                            Ainsi, quand un état emprunte de cette manière, imaginons que l’emprunt soit sur 5 ans, cela signifie que pendant 5 ans l’état va devoir uniquement payer chaque année des taux d’intérêts, et seulement au bout de 5 ans rembourser le capital.

                            Seulement, les états étant continuellement en déficit, pour pouvoir rembourser le capital, ils réémettent de nouvelles obligations, bref pour rembourser leurs emprunts, ils réempruntent ...
                            Ainsi la seule chose que les états payent réellement, ce sont les intérêts ...

                            En France, c’est l’AFT ( agence france trésor ) qui s’occupe de faire tout ça. Son rôle est de lisser le capital qu’il faut rembourser chaque année, bref de faire en sorte que toutes les obligations n’arrivent pas à échéance en même temps, et donc pour éviter d’avoir à réemprunter des sommes collossales en 1 seul coup. Mais aussi d’essayer de réemprunter à des taux d’intérêts moindres pour réduire le nombre d’intérêts à payer chaque année.

                            Le problème de la Grèce n’est pas de trouver quelqu’un pour acheter ses obligations. A un taux de 20% il est évident que les créanciers se bousculent et ils savent que grâce aux gouvernement européens il n’y a pas de risque pour eux de perdre leur argent vu qu’ils leur garantissent que la Grèce ne fera jamais défaut.
                            Le problème de la Grèce est très clairement que renouveler des emprunts contractés jadis à 4 ou 5 % par des emprunts de 20% pose un sérieux soucis de soutenabilité pour ses finances courantes.

                            C’est simple à comprendre, la Grèce possède une dette publique de 300 milliards d’euros, ses recettes sont de 65 milliards d’euros.
                            A un taux de 5%, qui est déjà un taux très élevé, il faut donc que la Grèce paie 300 * 5% = 15 milliards d’euros d’intérêts, c’est ce qu’on appelle le service de la dette.
                            Et payer 15 milliards d’intérêts quand on a 65 milliards d’euros de recettes c’est déjà très tendu !
                            Mais si les taux sont à 20% au moment de renouveler les emprunts qui arrivent à échéance, cela signifie à termes, qu’il faudra que chaque année la Grèce paie 300 * 20% = 60 milliards d’euros d’intérêts, avec 65 milliards de recettes ...
                            Il est évident que c’est insoutenable ...

                            Alors il y a 2 solutions raisonnables, vouloir réduire les dépenses est à l’évidence tout sauf raisonnable, car quoi qu’il arrive le montant des intérêts qu’ils doivent payer est trop élevé pour leurs recettes. ( C’est une raison de l’absurdité des plans de rigueur )

                            Soit ils essaient d’augmenter les recettes, bref en augmentant les impôts. Quand on nous a fait la propagande dans les médias que les grecs ne paient pas assez d’impôts qu’il y a trop de travail au noir, de fraude fiscal etc ... on s’imagine que c’est une des solutions qui est retenue.
                            Mais bizarrement ( ironie ) non ... Nulle trace dans les plans de rigueur ou dans les mesures proposées par le FMI d’augmentations d’impôt ou de mesures pour lutter contre la fraude fiscale ou le travail au noir ....

                            2ème solutions ils essaient de réduire les taux d’intérêts.
                            C’est une des solutions choisit dans le plan de « sauvetage » de la Grèce, il s’agit bel et bien de permettre aux grecs d’emprunter 110 milliards d’euros ( soit 1/3 de leur dette ) à 5% pour faire face à l’arrivée à échéance de leurs précédents emprunts.
                            Mais comme on a vu plus haut 5% ça reste trop élevé pour dénouer la situation, car 15 milliards de service de la dette pour 65 milliards de recettes c’est déjà trop.
                            Ce n’était donc pas vraiment une solution, c’est pourtant celle qu’ils ont choisit !

                            Donc quelles sont les vraies solutions finalement ? Sortir de l’euro revenir au drachme et dévaluer histoire que leur dette fonde comme neige au soleil et en même temps de risquer de créer une crise d’hyper inflation avec des produits grecs qui ne vaudront plus rien comme si le pays avait été dévasté par une guerre ? Parce de combien faudra-t-il dévaluer pour éponger suffisament de dette ?
                            Je ne crois pas que ce soit une bonne solution.

                            Restructurer la dette, faire défaut ? Et ainsi envoyer chier tous les créanciers qui ont voulu se sucrer sur le dos du peuple grec ? Ca c’est sans doute la meilleure solution à condition d’être un vrai patriote qui défend son peuple et donc de ne pas être un corrompu au service des banques ...

                            Mais pourquoi les gouvernements refusent catégoriquement cette solution ?
                            Parce qu’évidemment, les créanciers de la grèce ce sont principalement les banques françaises, allemandes et suisses.
                            Et pourvu qu’il se trouve qu’une de ces banques subisse suffisament de pertes et ait suffisament de ramifications dans le système bancaire pour provoquer un nouveau risque de crise systémique et d’effondrement du système, on retournerait ainsi à la case départ, revenus en 2008, comme si ce qu’il s’est passé depuis 3 ans n’avait rien solutionné, et il apparaitrait très clairement qu’en réalité la crise de 2008 n’a jamais été réglée, qu’ils n’ont tout ce temps que cherché à l’éponger en la socialisant ( c’est à dire en essayant de faire payer l’addition aux gens comme vous et moi ) et en la transformant pour cela délibérément en crise de la dette publique.
                            Bref la vérité éclaterait au grand jour, leur incompétence aussi, et ça évidemment c’est innacceptable pour nos chers dirigeants et surtout pour leurs amis les banquiers qui ne veulent pas perdre leur argent ...

                            Alors il reste la solution classique qui pourrait satisfaire tout le monde si certains ne bloquaient pas par pure idéologie d’autoriser tout simplement la Grèce à emprunter aux taux directeur de 1% à la banque centrale européenne.
                            C’est pourtant ce que font sans sourciller les Etats-unis et le royaume-uni, qui eux ont depuis longtemps compris l’intérêt de la création monétaire. Mais ça c’est innacceptable pour l’Allemagne et toute l’orthodoxie néo libérale, ce serait pour eux un grave revers idéologique ... Ayant totalement battit le système européen sur l’interdiction du recours à la création monétaire pour les états ( les banques privées ne se gènent pas ), et tenant absolument, pour des raisons politiques, à ce que les états restent soumis à la pression des marchés financiers, pression sans laquelle, nos chers gouvernements, uniquement soumis alors à la pression populaire, risqueraient oh grand malheur à se mettre à décider des politiques de progrès social !! Le comble de l’horreur pour ces néo-libéraux ...


                          • dawedOo 17 juin 2011 01:56

                            Merci pour toutes ces informations bien détaillées.
                            J’ai vu dans ce documentaire :

                            http://owni.fr/2011/06/09/debtocracy-documentaire-choc-grece/

                            qu’une campagne nationale demandant une commission indépendante d’audit de la dette publique du pays avait été lancée.
                            En exemple de l’Equateur qui avait mis en place une commission chargée d’auditer la dette souveraine du pays, découvrant des coups tordus, le gouvernement força les créanciers à subir des pertes.
                            Cela ressemble un peu à la solution que vous donnez.


                          • Marc Bruxman 16 juin 2011 18:57

                            Rappel : La grêce n’a plus de fric et elle a renvoyé à l’union européenne des données fausses pendant des années pour ne pas se faire taper sur les doigts et ne pas que des mesures soient prises avant.

                            La grèce à donc deux choix :

                            • Demander du fric à l’UE et en accepter les conditions.
                            • Se démerder, ne pas demander de fric à l’UE et ne pas avoir à en subir les conditions.
                            Il semble que les conséquences de la deuxiéme propositions soient en partie pire que les conditions de la premiére.

                            Oui la gréce peut nous dire « fuck » et sortir de l’UE. Dans ce cas, elle ne pourra plus emprunter sur les marchés, devra dévaluer sa monnaie (inflation) ce qui pour une ile n’est jamais top, et devra remettre en urgence ses finances à l’équilibre (austérité). Elle ne fait pas ce choix et elle sait bien pourquoi !


                            • Paolini Paolini 16 juin 2011 20:06

                              Merci à l’auteur pour cet article.

                              Je n’ai pas saisi ceci :

                              « ...........elle procède à une dévaluation interne pour rester dans l’euro »

                              Si quelqu’un a une minute, je veux bien quelques explications. smiley



                                • goc goc 17 juin 2011 03:10

                                  @BA
                                  il faudra re-actualiser vos chiffres

                                  http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=e91b9ce01540488cb50e94662fbb6353

                                  extraits :

                                  Les CDS de la Grèce s’affichaient à 2.072 points de base, selon le spécialiste des données du marché de gré à gré CMA, filiale de la Bourse de Chicago, le CME.

                                  Cela signifie que pour s’assurer contre le non remboursement de 10 millions de dollars (base du contrat en général) de dette grecque à un horizon de 5 ans, un créancier devra payer 2,07 millions de dollars par an d’ici à l’échéance.

                                  Concrètement, un investisseur devra donc débourser plus que le montant de la dette qu’il détient pour l’assurer sur 5 ans.

                                  ...

                                  pour info,pour la même dette de 10 millions de $ avec l’Allemagne, l’investisseur devra débourser une prime de 40 000$, ça doit etre pour payer les timbres et le papier

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