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Le puits sans fonds de l’État grec

Après la confirmation du référendum en Grèce, l’agence de notation financière Moody’s a abaissé son évaluation de la dette grecque à "CAA3", soit juste avant le "défaut de paiement imminent".
 

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À la tête du gouvernement d’un des berceaux de la civilisation européenne, il y a depuis le 26 janvier 2015, une bande d’amateurs, qui ont prospéré électoralement qu’à coups de slogans. Ils ne sont pas responsables de l’état catastrophique des finances publiques de leur pays, mais ils sont responsables du présent et aussi du futur. Une coalition d’extrême gauche et d’extrême droite.

Un ministre grec était même fier de son amateurisme en affirmant que dans les négociations, comme il ne savait même pas ce qu’il allait penser lui-même, il était forcément imprévisible, et que lorsque une partie est imprévisible, c’est très dur pour l’autre partie de contrôler les négociations. Soit. Donc, personne ne contrôle plus rien.

Mais déjà, rien que de parler d’autre partie, de partie adverse, donne une drôle de leçon d’union. L’enjeu, ce n’est pas une nation face aux dix-huit autres nations de la zone euro, sinon, il n’y a plus de solidarité européenne. L’union, c’est justement de venir en aide aux plus faibles, mais il y a forcément une contrepartie, celle d’accepter les règles communes.

Rappelons les faits : la Grèce a actuellement une dette publique de 322 milliards d’euros. Rapportée au produit intérieur brut, cela correspond à 173% ! La France, elle, a dépassé les 90%.

La Grèce est censée rembourser 20 milliards d’euros de sa dette en 2015, avec deux échéances proches ou déjà passées, l’une au FMI le 30 juillet 2015 et l’autre à l’Union Européenne le 20 juillet 2015.

Contrairement à ce qu’affirment actuellement les ministres français (en particulier Michel Sapin), la situation grecque a une triple incidence sur la situation française. La France est créancière de la Grèce à hauteur de 42,4 milliards d’euros. C’est déjà beaucoup, 650 euros par Français, bébés compris. Il y aura une perte sèche de cette somme en cas de défaut de paiement. L’équivalent d’une année de déficit public. C’est l’incidence directe. Mais la France participe aussi au mécanisme de solidarité financière et pourrait mettre bien plus sur la table (la France, donc les contribuables français). Enfin, troisième incidence, si la zone euro implosait, les économies françaises et allemandes en seraient durement affectées. Pas de chance alors qu’une timide reprise économique semble survenir.

En tout, les pays européens détiennent trois cinquièmes de la dette grecque. Outre la France, l’Allemagne en détient 56,5 milliards d’euros, l’Italie 37,3 milliards d’euros et l’Espagne 24,8 milliards d’euros.

Qui sont concrètement les créanciers ? La dette grecque est répartie ainsi : 44% sont détenus par le Fonds européen de stabilité financière (FESF) créé exprès pour cela, 16,5% proviennent de prêts bilatéraux de pays de la zone euro, le Fonds monétaire international dirigé par Christine Lagarde en a 10%, les banques 9%, la Banque centrale européenne 8,5% et le reste 12%.

Comme on le voit, les banques sont très minoritaires parmi les créanciers alors que l’Union Européenne a la part prédominante, d’où la très grande importance du rôle que joue la Commission Européenne dans cette affaire. On voit aussi que le FMI joue un rôle qui est plus important qu’il ne devrait l’être, et ses décisions semblent motivées par certains pays qui souhaitent qu’il n’y a pas une plus grande indulgence pour un pays européen (la Grèce) que pour d’autres pays (comme l’Argentine).

Depuis deux semaines, le moment de vérité arrive. Le Premier Ministre grec Alexis Tsipras (40 ans) n’a d’autre choix que de se renier devant ses électeurs pour négocier au mieux le sauvetage de son pays ou rester intangible en fonçant droit dans le mur. Voire en accélérant.

Aucun des deux scénarios n’est réellement satisfaisant pour personne.

Le premier donnerait à Alexis Tsipras une image de "vendu" et d’autres populistes pourraient prendre sa relève. Pour l’instant, la force populiste qui pointe après lui, c’est Aube dorée. Joli nom pour désigner de "vrais" néo-nazis. Le second scénario, c’est le naufrage par des propos démagogiques jusqu’au bout de leur logique. La France doit être attentive à ce qu’il se passe car en France aussi, des partis proposent les mêmes solutions démagogiques. L’expérience d’Alexis Tsipras aura donc une incidence directe sur la campagne de l’élection présidentielle de 2017.

Jusqu’à il y a dix jours, tout le monde pensait qu’Alexis Tsipras avait choisi le premier scénario. En clair, la sagesse avec la dignité dans la poche, en attendant des jours meilleurs.

Et puis, changement de pied. Ou plutôt danse d’un côté et de l’autre depuis le week-end du 28 juin 2015 avec la déflagration nucléaire : l’annonce d’un référendum.

Alexis Tsipras organise un référendum pour le dimanche suivant, le 5 juillet 2015. Ce n’est pas sérieux ! On voit tout de suite à quel point le résultat (quel qu’il soit) ne sera pas la conséquence d’une campagne éclairée, honnête, réfléchie, qui aura permis de faire peser le pour et le contre en conscience. Une semaine seulement de campagne ! Décidément, l’amateurisme est flamboyant. Et encore : le 30 juin, Alexis Tsipras a proposé de renoncer au référendum et le 1er juillet, il a déclaré qu’il le maintenait. En prônant le non.



Il y a un part de surréalisme avec ce genre de décisions incohérentes. Mettre l’enjeu entre la liberté du peuple grec et la technocratie de Bruxelles est une ficelle tellement grosse que j’espère que les Grecs ne se laisseront pas avoir, car c’est aussi oublier que les dix-huit autres pays de la zone euros sont dirigés, eux aussi, par des gouvernements démocratiquement élus et donc issus de leur peuple respectif.

D’autant plus que ces pays aident à 60% la Grèce, ce qui fait que dans certains pays, certains commencent à refuser de donner et encore donner aux Grecs sans que leurs problèmes structurels ne soient résolus (sans réforme, la crise grecque se poursuivra à chaque nouvelle échéance de paiement, ce sera un puits sans …fonds avec un s). En Allemagne depuis quelques années se développe ainsi un sentiment antigrec qui n’est pas non plus très favorable à l’esprit de solidarité qui devrait régner dans la zone euro.

Le pire, c’est qu’il semblait y avoir un accord dans les négociations mais Alexis Tsipras a voulu jouer au poker. En quoi aurait-il plus de marge de manœuvre en cas de contestation par le peuple grec ? En quoi cela résoudrait les problèmes financiers ? Et pourquoi les pays européens devraient-ils continuer à soutenir sans arrêt les finances publiques grecques ? Faudrait-il aussi faire un référendum dans les dix-huit autres pays de la zone euro pour savoir si leur peuple accepte d’aider financièrement le peuple grec ? Ne serait-il pas dans ce sens-là qu’il faudrait plutôt poser le problème politiquement ?

Ne pas payer le FMI à l’heure dite paraît avoir été un signe de souveraineté de la nation grecque. Mais pourra-t-elle l’assumer jusqu’au bout ? François Meunier, économiste, estime que la Grèce n'avait pas beaucoup de raisons d'intégrer la zone euro : « C’est la logique profonde du projet de monnaie unique. Tant qu’à perdre l’autonomie monétaire, autant que ce soit auprès d’une BCE collégiale qu’auprès de la Bundesbank. Mais ceci ne vaut pas pour la Grèce, qui n’a aucune industrie exportatrice et qui n’est industriellement intégrée à l’Europe qu’au moment du flux estival des touristes. » (Telos, le 2 juillet 2015).

Le Ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, qui commence à agacer même ses propres collègues du gouvernement grec, n’est pas, lui, à quelques incohérences près. Appelant à voter non, il a pourtant affirmé : « La Grèce est et va rester dans l’euro. ». Toutefois, un "non" au référendum laisserait clairement entendre une sortie de la Grèce de la zone euro.

Personne, à l’extérieur de la Grèce, ne souhaite le clash pour la bonne raison que toutes les économies sont liées les unes aux autres. Personne ne souhaite non plus l’asphyxie totale de la Grèce et son seul salut réside évidemment dans un redémarrage de son économie. Mais pour cela, il faut aussi éliminer les freins à cette croissance. Réduire la dette en fait partie. Et cette réduction ne peut se faire qu’en restructurant en profondeur les finances du pays. Ce n’est certes pas facile, et il n’existe aucune solution simpliste. Par exemple, c’est faux de croire que l’État grec peut réduire drastiquement ses dépenses militaires : 73% de son budget défense correspond d’abord aux pensions des militaires, donc ne peuvent être supprimées.

Alexis Tsipras refait le coup du plan B pour le TCE : dire qu’il y aura meilleure renégociation avec un non au référendum n’est pas très responsable. C’était également la promesse démagogique de François Hollande avant son élection pour renégocier le TSCG. On a vu ce que cela a donné.

La réponse de ses partenaires européens n’était pas imprévisible. Le 1er juillet 2015, la Chancelière allemande Angela Merkel a affirmé à Berlin ne pas vouloir « un compromis à tout prix ». Quant au Président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, il a confirmé le report des négociations après le référendum : « Nous ne voyons pas de base pour poursuivre les discussions à ce stade. ».

C’est sans doute cette incohérence qui sera levée la semaine prochaine, peut-être au prix le plus fort, pour les Grecs mais aussi pour l’Europe et même l’économie mondiale en général.

Si consulter un peuple ne paraît pas a priori infondé, l’idée de ce référendum-là précisément est particulièrement irresponsable, pour au moins deux raisons : d’une part, le sujet est très complexe et très technique, et il est faux et simpliste de ne réduire le problème qu’à une solution binaire (oui ou non), d’autant plus que la solution doit se trouver dans le cadre d’un accord avec les pays "donateurs", simpliste et manichéen surtout avec une campagne aussi courte ; d’autre part, le référendum ne résoudra rien, quelle que soit la réponse des électeurs, ce n’est pas lui qui apportera une solution tant sur la dette grecque, le défaut de paiement de l’État grec, que sur les mesures visant à redonner de l’oxygène aux finances publiques (à commencer par une meilleure efficacité fiscale, une mise en place d’un cadastre, etc., qui sont des mesures purement techniques qui n’ont rien d’idéologiques).

D’ailleurs, trois économistes grecs de sensibilité de gauche ont écrit à Alexis Tsipras le 30 juin 2015 pour lui demander de renoncer à ce référendum et de reprendre les négociations. Kostas Vergopoulos a déclaré notamment : « Si le oui gagne, Tsipras sera forcé de démissionner et même si le non gagne, il fait quoi ? » (cité par "Libération").

Et si tout le monde considère que la Grèce ne sera pas capable, in fine, dans tous les cas, de rembourser dans sa totalité sa dette, eh bien qu’on le dise officiellement et qu’on propose un plan pour restructurer une partie de celle-ci qui saura finalement mettre d’accord tant le gouvernement grec actuel que les créanciers de la Grèce qui ont un besoin de vérité et de clarté.

L’expérience politique actuelle de la Grèce montre à quel point un gouvernement formé par une alliance pas si étonnante que cela de l’extrême gauche et de l’extrême droite, arrivé au pouvoir par des slogans démagogiques, sans préparation, avec un amateurisme et une incompétence particulièrement remarquées, ne pourra jamais être une solution en Europe, pas plus en Grèce …qu’en France. Et c’est très regrettable de devoir en faire la démonstration par contraposition.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (2 juillet 2015)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Alexis Tsipras.
Antonis Samaras.
Mauvaise Grèce ?
La construction européenne.
L’Europe de Victor Hugo.
Tournant historique pour l’euro.
Le TSCG.
Il y a dix ans, le référendum sur le TCE.
Le Traité de Maastricht.
Angela Merkel.
La débarrosoïsation de l’Europe.
Les priorités de Jean-Claude Juncker.
La parlementarisation des institutions européennes.

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24 réactions à cet article    


  • bernard29 bernard29 4 juillet 2015 14:32

    je vous conseille de lire LE FIGARO. ça vous étonne et pourtant si vous lisez cet interview vous comprendrez totalement l’ineptie de votre présent article

    à lire absolument ; http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/07/03/31003-20150703ARTFIG00361-referendum-grec-quoi-qu-il-arrive-rien-ne-sera-plus-jamais-comme-avant.php 

    Prenez en de la graine. !!

    Les technocrates de Bruxelles sont complément coincés par ce référendum. Ils ne peuvent mettre dehors la Grèce, ni de l’Eurozone, ni bien sûr de l’Europe. 

    Ce référendum c’est l’arme des démocrates. 

    « En réalité, c’est la tenue du référendum elle-même qui représente un tournant. Elle rend caduque l’idée selon laquelle il n’existe aucun choix possible au sein de l’Union européenne. »

    Cher ami, vous êtes dépassé. Vous n’y êtes plus, ce qui explique votre vindicte laborieuse vis a vis de Tsipras.


    • filo... 4 juillet 2015 15:52

      @bernard29
      Sylvain Rakotoaraison est certainement un journsliste professionel d’un mérdia officiel.
      Sur AV il joue le rôle de pollueur. Il nous pond un torchon par jour et c’est que des crachats.

      En plus il ne répond jamais à des commentaires postés ou qui s’adressent directement à lui. Il est peut être payé par quelqu’un pour faire un travail pareil.

      Une sorte de troll officiel !


    • bernard29 bernard29 4 juillet 2015 18:03

      @filo...

      bonjour, je ne sais s’il est journaliste , mais je pense que Sylvain Rakotoaraison est un apparatchik (permanent ou non) d’un mouvement politique libéral du centre droit, pour être précis. S’il est du Modem, je comprends sa déconvenue au regard du combat démocratique que mène Tsipras, parce que c’est bien le MOuvement DEMocrate de Bayrou qui prend une leçon et qui devient inutile ; inconsistant il l’etait déjà .


    • agent ananas agent ananas 4 juillet 2015 18:44

      @bernard29
      "Les technocrates de Bruxelles sont complément coincés par ce référendum. Ils ne peuvent mettre dehors la Grèce, ni de l’Eurozone, ni bien sûr de l’Europe".

      Exact. Varoufakis avait fait le même constat, bien avant de devenir ministre des finances.
      http://yanisvaroufakis.eu/2014/04/14/greeces-grand-decoupling-the-nuclear-option-and-an-alternative-strategy-a-comment-on-munchau/


    • Fergus Fergus 4 juillet 2015 20:44

      Bonsoir, agent ananas

      Et c’est pourquoi une victoire du NON placerait Merkel et ses soutiens dans une situation intenable, avec une Grèce toujours présente au sein de l’UE et de la Zone Euro mais en situation de refuser tout remboursement de la dette, faute d’avoir pu la renégocier avec des interlocuteurs psychorigides.

      Et pas moyen de virer la Grèce, même si les 27 autres se mettent d’accord car auparavant ce pays pourrait exercer des représailles douloureuses en se lavant les mains de l’immigration extérieure à l’UE et en se rapprochant du grand frère orthodoxe russe !


    • Fergus Fergus 5 juillet 2015 09:04

      Virer la Grèce reviendrait en outre à casser les termes du Traité de Lisbonne auquel s’accrochent Merkel et ses alliés libéraux pour ne jamais rien céder aux revendications des peuples. Ce ne serait pas la moindre des surprises.


    • Ben Schott 4 juillet 2015 15:16

       
      « Alexis Tsipras organise un référendum pour le dimanche suivant, le 5 juillet 2015. Ce n’est pas sérieux ! On voit tout de suite à quel point le résultat (quel qu’il soit) ne sera pas la conséquence d’une campagne éclairée, honnête, réfléchie, qui aura permis de faire peser le pour et le contre en conscience. Une semaine seulement de campagne ! Décidément, l’amateurisme est flamboyant. Et encore : le 30 juin, Alexis Tsipras a proposé de renoncer au référendum et le 1er juillet, il a déclaré qu’il le maintenait. En prônant le non. »
       
      Vous vous foutez du monde, Rakotoarison ! En 2005 en France, la campagne pour le référendum pour la ratification du TCE avait duré plusieurs semaines, les électeurs se sont exprimé en toute connaissance de cause, ce qui n’a pas empêché le pouvoir de s’asseoir sur le résultat en faisant ratifier ce traité, rebaptisé entre temps, trois ans plus tard par le Congrès.
       
      Vous fustigez le supposé amateurisme de Tsipras, mais la forfaiture que fut cette ratification ne vous pose aucun problème !
       


      • Gollum Gollum 4 juillet 2015 15:30

        D’ailleurs, trois économistes grecs de sensibilité de gauche ont écrit à Alexis Tsipras le 30 juin 2015 pour lui demander de renoncer à ce référendum


        Bien évidemment et en rajout des deux posts pertinents précédents vous oubliez de préciser que deux prix Nobel d’économie traitent les créanciers d’irresponsables et appellent à voter NON !

        • Scual 4 juillet 2015 15:35

          Stiglitz et Krugman, deux prix Nobel d’économie disent que c’est Tsipras qui a raison et qui est compétent, alors que c’est l’Eurogroupe qui est dans la folie pure et simple et que les grecs devraient voter non...

          Il est évident que les néolibéraux sont totalement incompétents en économie étant donné le désastre qu’ils ont provoqué... mais quand ils persistent à ne pas changer d’avis malgré les faits, ce n’est pas seulement de l’incompétence ! On peut tout à fait les comparer à des fanatiques religieux, et ils sont d’ailleurs tout aussi dangereux.

          Les ayatollah du neolibéralisme peuvent donc toujours continuer à enchainer leurs fatwas. Quand les gens ont besoin de survivre, ils vont jusqu’à défier Dieu si il le faut, comme le prouve la Révolution Française... Alors le Dieu libéralisme, tu parles qu’ils vont te le balancer par la fenêtre !


          • Fergus Fergus 5 juillet 2015 18:46

            Bonjour, Scual

            « les ayatollah du neolibéralisme »

            C’est exactement cela !


          • jeanaugustin 4 juillet 2015 15:38

            les arguments des eurobeats de l’UDI sont démentis par les faits.
            L’auteur ne semble pas avoir de connaissances sur les règles comptables ainsi que sur les notions de créations monétaires utilisées les banques de second rang, ainsi que par les banques centrales.


            • fatizo fatizo 4 juillet 2015 15:53

              Cet article venant d’un soutient de Jean-Christophe Lagarde, un type qui s’accoquine avec le ripou-blicain Sarkozy, cet artile n’est aucunement surprenant.

              Et sachant tout ce qui se passe avec l’UDI dans le 93, à coté Tsipras est un saint.

              • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 4 juillet 2015 16:26

                Personne, à l’extérieur de la Grèce, ne souhaite le clash pour la bonne raison que toutes les économies sont liées les unes aux autres.

                Si, si, moi je le souhaite, imaginez : le taux d’emprunt passe à 35% en France, on passe à 170% de dette publique en un an.

                Juste pour voir la tête de l’auteur en train de faire la queue au distributeur pour retirer 60 Euro sous les rires moqueurs : Français fainéants ! Français pourris gâtés ! Français qui essaient de sortir de la dette éternelle dont ILS sont coupables.

                Ca arrivera un jour, et on priera tous pour un dirigeant qui sait négocier


                • L'enfoiré L’enfoiré 4 juillet 2015 17:18

                  Oui, il y a un fond, mais il faut se baisser un peu.


                  • Laulau Laulau 4 juillet 2015 17:44

                    Bon que Rakoto était nul, on le savait. Mais là, la saloperie l’emporte sur la nullité.
                    Cet article est un ramassis de fiel et de propagande europeiste. A la poubelle !


                    • SEPH 4 juillet 2015 17:56

                      Toujours autant de conneries


                      • Baltha 4 juillet 2015 18:23

                        Il y a beaucoup d’experts surdiplômés qui encensent las choix actuels de la finance mondiale comme ils ont glorifié en glorifient encore et toujours - contre la réalité des faits - la beauté plastique des subprimes, des stock options, de la spéculation sur des « dettes » étatiques… fabriquées de toute pièce par la spéculation financière.


                        Mieux veut être issu du peuple comme les ministres grecs actuels et consulter l’ensemble de la population par voie référendaire - en proposant de travailler ensemble pour reconstruire son pays tout en recherchant une sortie d’ austérité chronique devenue intenable pour ceux qui produisent vraiment les richesses, les travailleurs - que de jouer les apprentis sorciers avec le sort du monde en s’affichant expert en amateurisme économique, social, écologique. Pour nous, pas de consultation directe pour choisir notre destin, ce sera de toute façon méprisé comme en 2005. Pour nous comme pour les Grecs jusqu’alors, c’est l’euro-dictature sans contre-pouvoirs aucuns. Les Grecs s’ouvrent une voie pour sortir de ce marasme. Ca se respecte pour le moins.

                        Les bras cassés ne sont pas ceux que vous désignez avec mépris et la plus totale mauvaise foi.

                        Les lecteurs d’AgoraVox vivent dans la réalité, au quotidien.
                        Votre propagande éhontée déconnectée de cette réalité, notre réalité, ne peut donc pas faire mouche.

                        En pondant de tels articles mensongers sur AgoraVox à seule fin de propagande, vous ne faites que perdre votre temps et vous ridiculiser.

                        Pire (pour votre camp), vous discrétitez les thèses de vos maîtres à penser en étalant maladroitement ce qu’ils veulent surtout nous cacher le plus longtemps possible : leur mépris de l’humain.

                        Mépris que vous affichez d’entrée, en bien rouge : « une bande d’amateurs ».
                        Un peuple élit un gouvernement, des responsables, pas une BANDE. De quartier ? Une bande organisée ? C’est ce qu’on est tenté de déchiffrer. Mépris du suffrage universel.

                        Vous écrivez également que la Grèce est un des berceaux de la civilisation européenne. Pas faux en soi. Mais avant tout, c’est LE berceaux de la DEMOCRATIE. Vous êtes sur AGORA-Vox, rien que le choix du nom du forum où vous étiez en train de poster aurait du évoquer chez vous les forums publics de la Grèce antique à une époque où le Bassin méditerranéen était vautré dans l’esclavage.

                        A croire que les mots DEMOCRATIE, respect des peuples et de leurs choix, vous font gerber.
                        Votre prose provoque les mêmes remontéees en retour.


                        • agent ananas agent ananas 4 juillet 2015 18:38

                          « Et pourquoi les pays européens devraient-ils continuer à soutenir sans arrêt les finances publiques grecques », s’interroge l’auteur.
                          C’est comme si il se demandait pourquoi l’Ile de France devrait continuer à financer la Lorraine ou le Pays Basque, ou la Métropole de financer les Antilles ou Tahiti...
                          Comble de l’hypocrisie, le FMI a récemment indiqué qu’il continuera à débloquer des fonds pour l’Ukraine qui est pourtant en faillite. http://www.forbes.com/sites/kenrapoza/2015/06/13/super-duper-junk-credit-aside-imf-wont-stop-bailing-out-ukraine/ .
                          Pourquoi la communauté internationale devrait continuer à financer la junte néo-nazie de Kiev ?


                          • agent ananas agent ananas 4 juillet 2015 19:03

                            PS :

                            Pourquoi les contribuables devraient éponger les dettes des banksters qui jouent au casino du CacaRente ?


                          • Asaln 4 juillet 2015 20:37

                            C’est qui ce pingouin ? Et ce ramassis d’ineptie ?
                            J’ai regardé son site c’est le même ramassis de conneries genre café du commerce, sauf qu’au café du commerce les mecs ont au moins l’avantage d’être drôles, parfois.
                            Et je me demande qui peut bien valider des trucs ? Machins ? Choses ? M.... ? pareils.


                            • Dom66 Dom66 4 juillet 2015 23:40

                              Rakoto

                               

                              L’Hélène à bave…… smiley

                               


                              • grangeoisi 5 juillet 2015 17:44

                                Quelque soit l’idée que l’on se fasse de de la crise grecque, l’avantage de lire un article de Sylvain Rakotoarison, sur ce sujet, est qu’il sera clair, bien rédigé, et vraiment argumenté !

                                Des commentateurs peuvent être contre ses arguments,  avancer que l’article  serait tendancieux – ce dont je doute, ou alors les relations de différents autres auteurs le sont toutes- certains qualifiant Sylvain de nul - hum qu’auront-ils apporté de si  vive intelligence ? – pour autant cette crise grecque n’est pas apparue par le despotisme d’une « troïka » mais semble bien être le résultat d’une immense gabegie qui ne pouvait que déboucher sur cette banqueroute malgré les injections monétaires de différents bailleurs.

                                Disons que cette crise appartient bien au peuple grec, dont acte. Qu’il gère !

                                 


                                • Laulau Laulau 6 juillet 2015 20:57

                                  @grangeoisi
                                  le résultat d’une immense gabegie

                                  Et qui a profité de cette gabegie ? Savez-vous que la Grèce, avec ses 10 millions d’habitants est le troisième importateur d’armes au monde ? Et qui leur vend ces armes : France, Allemagne et USA.
                                  Alors que Merkel fustigeait le déficit grec en consentant généreusement à des « aides », l« Allemagne encaissait ces »aides" en payement de deux sous-marins d’attaque, tandis que la France vendait des Hélicoptères.
                                  J’ai écrit plus haut que tout cela venait d’une crise de la finance mondiale ; la nécessité de vendre a généré des dettes monstrueuses partout. Nous avons eu la crise des subprimes aux USA, en Europe nous avons celle des dettes publiques et de l’Euro. La monnaie unique a détruit l’industrie des pays du sud au profit de l’Allemagne qui a vendu des voitures et des armes à la Grèce qui les a acheté à crédit. Mais qui a consenti à ces crédits impossibles à rembourser ? Les banquiers allemands, français et américains. Et maintenant ils ont refilé le bébé aux états, exactement comme lors de la crise des subprimes.


                                • Xenozoid Xenozoid 6 juillet 2015 21:01

                                  @Laulau ,exacte
                                  l’Allemagne qui a vendu des voitures et des armes à la Grèce qui les a acheté à crédit. Mais qui a consenti à ces crédits impossibles à rembourser ? Les banquiers allemands, français et américains
                                   ce qui est aussi possible sans l’euro,on est pas sorti de l’auberge
                                  et pour le pouvoir c’est la fête au village

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