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Accueil du site > Actualités > Europe > NON (du feu de Zeus) et 1ère guerre financière du XXI° siècle

NON (du feu de Zeus) et 1ère guerre financière du XXI° siècle

http://www.sueddeutsche.de/wirtschaft/unsicherheit-in-athen-geld-schulden-und-andere-sorgen-1.2553036-5

"Die EU-Partner stellen sich darauf ein, Griechenland unmittelbar nach einem Grexit humanitäre Hilfe zu leisten. Viele Unternehmen würden pleitegehen. Jede Firma, die Einnahmen in Drachme und Ausgaben in Euro hat, wäre gefährdet. Dabei könnte sich durchaus schon der Ersatz eines kaputten Teils zum existenziellen Problem auswachsen".

"Les membres de l'U.E. se préparent à fournir à la Grèce, immédiatement après son Grexit (que l'on suppose déjà advenu), des aides humanitaires. Beaucoup d'entreprises pourraient faire faillite. Chacune d'elles qui présente des recettes en drachmes mais des dépenses en euros se verra menacée. Par cela même, cet "ersatz" (résidu/remplaçant/avatar) de "pièce défectueuse" ou de "composant cassé" (naze, H.S., Kaputt, la Grèce...) pourrait bien grossir jusqu'à (devenir et poser) des problèmes existentiels".

Ainsi pourrait être annoncée cyniquement, dans les prochains jours, semaines ou mois, la mort économique de la Grèce comme celle, symbolique, de l'"Union" européenne elle-même (soudain devenue propriété de facto du cruel et criminel capitalisme/nationalisme/individualisme/racisme franco-germaniques).

Mais il ne suffit pas de dire (de sous-entendre ou laisser-entendre, à titre de menace, par exemple...) le pire, il faut aussi prendre position face à lui . Et soit le faire ou le laisser-faire, en s'y soumettant et en l'acceptant intérieurement. Soit le défaire et s'en défaire en le combattant et le détruisant méthodiquement.
. "La Liberté ou la Mort", ont crié nos ancêtres révolutionnaires. Eh bien, sans aller jusqu'à affirmer que ce "NON" du feu de Zeus du peuple grec atteint une telle hauteur, je crois qu'il nous fait bien entrer en ces temps des grands et profonds choix moraux et politiques que l'Europe ne peut plus éluder. 
 
QUESTIONS
 
Mais vers quoi cet "OXI" grec nous tire-t-il ?' Vers un nouveau moindre mal ou vers le pire absolu ? Vers un plus petit commun dénominateur européen ou vers un toujours plus grande et profonde solidarité des peuples ? Va-t-il confirmer l'immobilisme politique actuel complice du mal fait à ces mêmes peuples, ou nous orienter vers un changement radical favorisant ce Bien commun qui s'appelle encore et toujours "Liberté-Justice-Paix et Joie de vivre partagées" ?
Obéira-t-on toujours à l'économisme borné et infatué de lui-même qui réduit tout à des chiffres qui ne nous sont jamais clairement expliqués (ô opacité du Pouvoir) ? Ou suivrons-nous à son appel ce républicanisme supra-humaniste et supra-national où Partage et Solidarité prennent enfin la place de Croissance et de Compétitivité (ces éternelles Chimères de la Richesse matérielle considérée comme seul Salut tant privé que public) ?
Allons-nous donner raison à l'Europe du Diable ou à celle du Bon Dieu (cf articles précédents) ? Enfin deviendrons-nous toutes et tous ensemble l' Esprit politique et moral de la Nouvelle Europe ? Ou bien serons-nous globalement avalés, et sans rémission, dans la Masse anti-humaniste (comme anti-divine) de la Machine économique et monétaire de l'U.E. ?
 
DES FAITS A L'HYPOTHESE 
 
En ce matin du 7juillet, je ne connais tout comme vous que les faits annoncés.
Je sais donc que la BCE laisse ouverts ses robinets pour maintenir la Grèce hors de l'eau... mais que le temps presse et qu'un accord politique en amont doit intervenir rapidement (sinon gare...). Je sais aussi que le duo Merkel-Hollande réuni hier à l'Elysée a fait couple au moins sur une phrase : "la porte reste ouverte". 
Mais je constate que cela a sonné clairement, côté allemand, et compte tenu des déclarations concomitantes du vice-chancelier "social-démocrate" Sigmar Gabriel, comme une menace à peine voilée d'une possible asphyxie totale de l'économie grecque. TSIPRAS, sous-entend-on sans le dire ouvertement, avec tous ses "gauchistes" doit immédiatement se rendre à genoux à Canossa, et cesser de vouloir aborder l'idée proprement folle et amorale d'une restructuration de la dette grecque.
Côté français, cela sonna comme un étrange avertissement , à la fois mielleux et très sévère, qui disait : "Grecs, je vous en prie, soyez gentils, ne perdez pas de temps, et surtout ne nous faites pas perdre notre temps, à Angela et à moi". 
Nuance dans le ton, mais au fond même commandement : "signez ici votre reddition , ou la mort économique et monétaire de votre pays vous pend au nez".
 
Albert Camus voulait "crever le beau silence des sociétés parfaites", et notre pourtant si manifestement désunissante "UNION" se pense bel et bien elle-même comme étant sur la voie de la pure perfection...comptable... Or, s'il est beau de briser l'omertà criminelle qui enchaîne l'U.E., cela ne suffit pas à clarifier et dépasser tous ses non-dits, tous ses mensonges et contre-vérités. Pour cela, il nous faut de nouvelles voix et de nouveaux mots, chants, sons, airs, mélodies, rythmes. Ce qui suppose, bien sûr, qu'une large majorité de citoyens d'Europe, membres de ce Peuple européen encore à naître, se lève et exige que "Liberté-Justice-Paix-Bonheur de Vivre" conservent leur sens fécond, et se déploient enfin comme ces "idées neuves en Europe" qu'elles sont encore ! 
Oui, l'on peut et doit rêver de l'idéal déclic rimbaldien où "un coup de ton doigt sur le tambour décharge tous les sons, et commence la nouvelle harmonie. Un pas de toi, c'est la levée des nouveaux hommes et leur en-marche" ("A une raison") ...Mais on doit aussi imaginer le pire du pire et donc ...
 
...se rendre à la raison ...du plus fort
 
Le "totalitarisme" des financiers qu'a évoqué le week-end dernier l'ex-ministre Yanis Varoufakis , ce pourrait donc être lui et uniquement lui le plus fort en notre Europe même. Et entraînant rien moins que la liquidation définitive de l'idée ou Idéal d'Europe
Et c'est là le pire de ce qui puisse nous arriver, à nous Européens.
L'idée, la hantise premières, c'est bien que la brutale logique de la Violence et de la Force (du Capital) puisse désormais triompher, en Europe même, et en quelques jours, quelques semaines, de celle du Droit et de la Justice (des peuples).
Autrement dit, oui le Droit démocratique peut encore s'y exprimer (et mille Mercis, "EUKARISTO POLU" au digne peuple grec) ; mais rien ne nous assure que la Force anti-populaire et anti-démocratique "con-tenue" dans l'U.E. ne pourra pas, de son côté, lui clouer durablement le bec. Ou lui couper le sifflet, voire la gorge, ou encore l'asphyxier, ou l'étouffer à petit feu, et ce sans même sortir une arme, ni trancher de cou ni n'en serrer de ses puissantes mains de Maître.
 
Oui, je le sais, cela relève a priori de la politique-fiction, et j'en ignore les arcanes, formes et mouvements les plus secrets. Mais on peut hélas aisément envisager la réalisation d'une grande première mondiale en matière stratégique : une PREMIERE GUERRE MONETAIRE venant à bout d'un "ennemi" sans tirer aucune arme visible. Oui, UN PREMIER COUP D'ETAT FINANCIER qui verrait la zone euro, dirigée et manoeuvrée par Frau Dr.Merkel et son officier de service Hollande, se dresser de plus en plus puissamment, au nom même de la démocratie et des opinions publiques dûment "sondées' (mais jamais directement et clairement interrogées) contre le tout petit, mais si "immature", si fainéant, si fautif et si endetté peuple grec, ce parasite sinon ce vampire pompant nos retraites et nos économies durement gagnées...
 
OUI, il est désormais possible, aujourd'hui en Europe, de TUER ECONOMIQUEMENT UN PEUPLE tout en tuant SYMBOLIQUEMENT (merveilleux coup double, "Eurêka" !) la MERE PATRIE DE L'EUROPE (il y a du Père éternel là aussi). Car c'est bien la Grèce, n'est-ce pas ?, qui enfanta l'Esprit d'Europe, amoureux de la sage et dialectique Vérité comme des lois démocratiques défendant et promouvant la liberté et la paix justes et assurées des citoyens.
Or, le rêve du Capitalisme européen n'est-il pas d'en finir concrétement non seulement avec la gauche de Siriza, dont la fièvre démocratique pourrait contaminer d'autres peuples, mais avec toute la gauche européenne en général. Du reste, en dehors de toute politique-fiction, s'il y a bien une lamentale leçon à tirer en ce 7 juillet 2015, c'est que la Gauche de gouvernement (française, allemande, italienne) vient de signer elle-même, en pur fantôme, son acte de décès cérébral. Le Partage et la Solidarité entre peuples et régions d'Europe, qui ont toujours été son âme et sa finalité, viennent, au moins dans l'hypothèse du pire ici envisagée, de rendre l'esprit. La Croissance et la Compétitivité, ces idoles abstraites et vaines, viennent de s'emparer du trône qui était réservé à l'Amour libre et à la Vérité libératrice. Applaudissez, camarades défunts !!!....
 
 
Réflexions plus terre-à-terre...
Comme tant d'autres, je peux aujourd'hui simplement craindre que le valeureux NON du peuple grec ne produise sinon aucun, du moins que très peu d'effets concrets, capables de changer effectivement la donne européenne. Cet "OXI" a beau avoir été puissamment exprimé avec toute la chaleur d'un peuple grec fier de son "ortho-doxe" démocratie, il ne peut constituer à lui seul un ennemi dangereux pour la Machine et le Programme de l'U.E. dont l'essence et de pouvoir sont plutôt allemands et protestants, comme chacun sait. 
Autrement dit, Tsipras peut en effet être conduit, par ruse ou par force, à en rabattre sur ses prétentions, et ce par la seule arme de la monnaie et du crédit. Une monnaie et un bon crédit que le chef de cette "île mystérieuse" qu'est devenue l'U.E., notre Madame Thatcher à la mode germanique, s'est donnée pour tâche exclusive de surveiller, protéger et contrôler dans l'intérêt de tous les peuples. Amen.
 
Bref, ce "NON" brillant du feu de DIEU ( ZEUS, génitif DIOS, de la racine indo-européenne signifiant "briller") peut n'être qu'une bien maigre "victoire à la Pyhrrus", ainsi que titraient dès le soir du référendum certains quotidiens d'Outre-Rhin. Et, à mon humble avis, ce qu'il ils entendaient surtout signifier par là, non sans quelque esprit de revanche inavoué/inavouable, c'est que la Grèce a beau avoir gagner une belle bataille médiatico-politique, elle est encore loin d'en avoir fini avec la guerre économique et financière qui se prépare.
[Digression psychologique : Il est une curieuse remarque de Napoléon BUONAPARTE (car tel est bien son nom d'origine) sur nos cousins Germains. Elle les qualifie avant tout comme des gens "crédules" et naïfs. Le "petit caporal" explique son jugement, sans parler de fanatisme comme on le ferait aujourd'hui, en affirmant que les Allemands, pour une image ou un ordre qu'ils ont en tête, sont capables de tuer père et mère. De là à dire que le crime gratuit, au sens d'irraisonné et totalement arbitraire, peut être chez eux congénital....Fin de la Digression]
 
Mais resserrons plus encore. Qu'avons-nous appris de sérieux ces dernières années, sinon que les structures et les méthodes, les moyens et les fins de l'U.E. comme de l'euro-zone doivent demeurer inchangés ? Car TINA il y a, isn't it ? (There is no alternative, mot célèbre de l'ultra-libérale Thatcher). Et que ce soit avec ou sans la Grèce (2% du PIB européen, peuh...une broutille), ce devoir absolu de ne rien changer à rien n'a cessé d'être pieusement, religieusement respecté. Le traitement (la "saignée" écrit aujourd'hui Paul Krugman) tue le malade grec, mais il est hors de question d'en changer..
http://www.nytimes.com/2015/07/06/opinion/paul-krugman-ending-greeces-bleeding.html
Ainsi, il est on ne peut plus réaliste aujourd'hui de dire ceci : par un rejet et/ou une impuissance totale à tout changement radical, par un immobilisme idéologico-politique constant chez nos dirigeants de droite et de gauche, et par toute l'indifférence plus ou moins passive/volontaire/égoiste/haineuse que l'on entretient parmi les citoyens européens eux-mêmes, c'est en fin de compte toute l'Europe idéale, l'Europe des peuples justes, des régions libres, des relations fraternelles qui se meurt sous nos yeux. 
 
"Là où il y a la volonté, il y a un chemin" aime à rappeler Frau Merkel (qui ne sait peut-être pas que c'est là une réflexion de la philosophe Simone Weil, frêle femme de famille juive mais adoratrice du Christ qui mourut, d'anorexie ou de refus de vivre plus avant, en 1943). 
Or, le problème c'est qu'étant devenue elle-même le chemin, (ou du moins ainsi se l'imagine-t-elle avec l'appui de 70% des Allemands pour qui un sou, c'est un sou, et le Chiffre d'affaires la valeur suprême) elle ne sait ni ne peut plus rien voir d'autre que sa volonté propre. Celle de ce que Hans Kundani (cf. "The paradox of German Power") appelle "une nouvelle forme de nationalisme allemand, basée sur les (bonnes) exportations, l'idée (vague) de "paix" , et le renouveau du sentiment d'une "mission" propre à l'Allemagne". Qu'a l'Europe à voir avec ce stupide nationalisme et cette prétendue mission allemande ? RIEN !!!
Il serait temps , il est grand temps, sous peine de graves périls, de le faire savoir à cette Allemagne avare et gestionnaire qui refuse cyniquement aux autres cette importante réduction de la dette dont elle a elle-même bénéficiée en 1953, avec l'agrément généreux de la Grèce, notamment......
 
Exigeons, que le peuple français exige un référendum (publiquement préparé, structuré, informé, médiatisé) des 18 ou 27 autres pays de l'Europe sur le référendum de la Grèce et ce qu'il doit signifier pour l'U.E. (non sans suspendre toute décision capitale jusqu'à sa tenue, et maintenir la Grèce à flots jusque là).
Que l'on sorte clairement tous les dossiers, que l'on nous expose objectivement les plus graves des questions gréco-européennes (par des débats contradictoires et des synthèses objectives en Euro-Vision). Et qu'on laisse les peuples et les régions d'Europe trancher ce cas grec devenu le cas de tpoute l'Europe.
Refuser une telle consultation et décision populaires ne pourra que confirmer la nature profondément anti-démocratique du Pouvoir dominant.
Et MERDRE à lui ..et à sa désinformation.
 

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14 réactions à cet article    


  • diogène diogène 8 juillet 2015 08:31

    « Exigeons, que le peuple français exige »


    déjà que ce genre de slogan ne mène jamais à une action quand il ne comporte qu’un souhait, que peut-on espérer comme résultat d’une stratégie qui consiste à attendre d’une tiers qu’il fasse une demande ?

    • diogène diogène 8 juillet 2015 08:39

      En plus, c’est le peuple qui exige !

      on n’exige pas quoi que ce soit de lui (souf qu’il paie des impots ou envoie ses enfants se faire tuer à la guerre) !

      • oncle archibald 8 juillet 2015 11:36

        « OUI, il est désormais possible, aujourd’hui en Europe, de TUER ECONOMIQUEMENT UN PEUPLE tout en tuant SYMBOLIQUEMENT (merveilleux coup double, »Eurêka«  !) la MERE PATRIE DE L’EUROPE (il y a du Père éternel là aussi). Car c’est bien la Grèce, n’est-ce pas ?, qui enfanta l’Esprit d’Europe, amoureux de la sage et dialectique Vérité comme des lois démocratiques défendant et promouvant la liberté et la paix justes et assurées des citoyens. »


        Ah la belle branlette ! La réalité est toute autre : pendant des décennies la Grèce (mais pas elle seule) a vécu à crédit, ses dirigeants ont emprunté des sommes folles non pas pour investir ce qui serait naturel et « amortissable » mais juste pour payer les salaires des fonctionnaires et leurs retraites. Dans le même temps tous ceux qui en avaient l’opportunité, commerçants, artisans, professions libérales trichaient comme des fous sur lieurs revenus véritables pour échapper à l’impôt, ajoutez à cela des lois fiscales ineptes qui donnent la possibilité aux plus riches du pays d’échapper eux aussi à l’impôt et on obtient la situation actuelle.

        Alors si la Grèce a inventé il y a 25 siècles la philosophie, la démocratie et toutes ces sortes de bonnes choses, ses descendants ont tout oublié et chacun ne joue que pour sa peau en hurlant à la mort et à l’assassinat après avoir bien profité du système. Alors invoquer la « Vérité » avec un V majuscule dans ces conditions cela s’appelle nous prendre pour des cons.

        • Fernand Tristan Isolda Fernand Tristan Isolda 8 juillet 2015 12:39

          @oncle archibald
          Bonjour,


          Les propos anti-Grèce que vous tenez s’ancrent clairement dans ce désir d’éliminer le « composant défectueux » que représente désormais la Grèce pour les dirigeants de l’U.E. et pour les médias européens qui justifient à qui mieux mieux leur fermeté, leur intransigeance, et leur volonté d’en finir au plus vite avec le « berceau de l’Euope » (« jetons donc le bébé avec l’eau du bain... »).
          Accuser la Grèce d’être seule responsable de son propre malheur, en lui attribuant tous les torts, c’est évidemment se refuser à voir et à comprendre la responsabilité des décisions européennes quant à son état actuel. Et, en légitimant/innocentant ainsi l’U.E. c’est finalement accepter de faire sienne cette envie de meurtre de l’autre qui s’est clairement manifestée en Europe depuis le NON grec, et contre laquelle est ici dirigée toute ma réflexion.
          Que la Grèce ait besoin de puissantes réformes est, pour vous comme pour moi, une évidence. Mais que l’U.E. en ait un besoin aussi grand, sinon bien plus grand, voilà ce que vous ne voulez pas envisager, et encore moins mettre en discussion et débat (comme je le demande dans mon « papier »). Or, c’est justement cela qu’il vous faudrait admettre et comprendre, si vous ne tenez pas à rester prisonnier de cette logique de haine de l’Autre (mécanisme victimaire, disait René Girard) qui est soudain devenue l’alpha et l’oméga de la supposée « politique » européenne. 




        • Laulau Laulau 8 juillet 2015 13:00

          @oncle archibald
          juste pour payer les salaires des fonctionnaires et leurs retraites

          Je sais que dans votre esprit chaque fonctionnaire grec a son yacht amarré dans le port du Piréee mais cela fait quand même beaucoup d’argent pour payer les fonctionnaires et les retraites.
          La réalité c’est que la Grèce s’est surtout endettée pour acheter des voitures, des armes et des produits manufacturés à l’Allemagne et à la France. Comme aux USA lors de la crise des subprimes on a prêté en sachant que le remboursement était impossible et comme aux USA on a demandé aux pauvres emprunteur de quitter leur maison, on demande aujourd’hui à la Grèce de vendre ses ports et ses iles. Les préteurs se sont défaussés sur les états, ils ont maintenant les fonds nécessaires pour acheter la Grèce. Tsipras ne semble pas d’accord, moi non plus !


        • oncle archibald 8 juillet 2015 15:08

          @Fernand Tristan Isolda : bonjour et merci d’avoir pris le temps d’essayer de m’endoctriner.


          Eliminons d’abord un point crucial : aucune haine dans mes propos. Je suis un citoyen Français lambda, peu fortuné et disposant d’une toute petite retraite après 41 ans de travail effectif.

          Je suis parfaitement d’accord avec vous sur le fait que l’Europe ait besoin de reformes profondes allant dans le sens d’une plus grande équité et plus grande solidarité, mais la solidarité est à double sens sinon il y a un profiteur et un con qui se fait blouser. Avec les grecs qui trichent comme des fous à tous les niveaux et depuis le début j’ai le sentiment que les autres membres de la zone Euro se sont fait clairement exploiter. 

          On ne peut pas à la fois vouloir faire partie d’un groupe qui distribue des aides aux patres grecs, qui dispose d’une monnaie saine et valorisée, permettant entre autres d’importer pétrole et autres produits à cout raisonnable, et en même temps faire comme si on n’appartenait pas à ce groupe et se comporter comme si l’on dévaluait la Drachme tous les jours parce que les finances ne sont pas saines. 

          En gros Monsieur Tsipras nous explique qu’il ne veut en aucun cas quitter la zone Euro qui lui est trop commode pour acheter son essence, mais qu’il n’entend pas rembourser ce qui a été gaspillé par ses prédécesseurs et par lui même depuis qu’il est au pouvoir. En gros le discours de Monsieur Tsipras jusqu’à ce jour peut se résumer comme suit : on ne vous remboursera jamais mais continuez à nous prêter sinon c’est catastrophique pour nous mais aussi pour vous et pour toute l’Europe. 

          En termes clair cela s’appelle un chantage. Il a pris soin de faire approuver cette position par un referendum complètement pipé, sans campagne électorale, sans le délai nécessaire pour exposer aux Grecs les conséquences du vote. Et après ?? Ca règle quoi ?? Ca s’appelle un plébiscite mais ça ne règle rien. 

          Les faits sont plus têtus que les moulinets de bras ou les discours démagogiques : soit la Grece fait les efforts nécessaires pour rester dans la zone Euro, soit elle ne les fait pas et elle quitte de fait la zone Euro. Nous y sommes ! C’est l’heure du choix.

          Il y a aussi des pauvres et des gens qui se serrent la ceinture dans les 18 autres pays de la zone Euro et si un referendum dont la question serait « souhaitez vous continuer à prêter à la Grèce en sachant qu’elle ne vous remboursera jamais » était organisé simultanément dans ces 18 pays je ne doute guère que le non ferait un score encore meilleur que celui qu’à obtenu Monsieur Tsipras.

          Sans haine et sans rancune.

        • oncle archibald 8 juillet 2015 15:22

          @Laulau non Monsieur Lalau, je sais que pour vous tous ceux qui pensent autrement sont des cons mais encore une fois les faits sont têtus. Un budget peut être voté en déséquilibre une année ou deux pour faire des nvestissemnts productifs, mais pas 20 ans de rang pour payer des salaires et des retraites, même si ces salaires sont minables. 


          Deux possibilités que tout le monde connait, même Monsieur Tsipras ; augmenter les prélèvements avant de redistribuer ou diminuer les sommes à redistribuer en commençant par ce qui parait des anomalies. 

          Exemple : Les personnes exerçant des métiers pénibles ou dangereux bénéficient de régimes particuliers très généreux. La fameuse liste répertoriant les métiers pénibles contenait à l’origine 580 professions (!)., Les mannequins, les speakers radio et les coiffeurs, peuvent partir à la retraite à taux plein dès 50 ans

          Pas mal non ? Surtout qu’à 50 ans on est en pleine forme et qu’il continue à couper les cheveux notre jeune retraité bien entendu, mais au black sinon plus de retraite. Conclusion : l’état est pillé (TVA, ISR, cotisations sociales, etc …) et un jeune ne peut pas s’installer faute de clients que lui pique le retraité.

          On nous ment sur toute la ligne. Les grecs ont inventé la philosophie mais actuellement ils excellent dans la comédie. Il y a quelques européens qui trouvent que le spectacle n’est pas bon et ils crient : « remboursez ! remboursez ! ».

        • Laulau Laulau 8 juillet 2015 17:00

          @oncle archibald

          Il y a quelques européens qui trouvent que le spectacle n’est pas bon et ils crient : « remboursez ! remboursez ! ».

          Mais pourquoi devraient-ils nous rembourser ? Ils ne nous ont rien emprunté ! Je ne suis pas actionnaire de la BNP ou de la Deutche Bank, moi. La dette grecque était pourrie et elle a été rachetée par les états européens. Pourquoi ? Quant aux « aides » d’il y a 4 ou 5 ans, elles ont servi essentiellement à payer des intérêts plus deux sous marins d’attaque vendu par l’Allemagne et des hélicoptères militaires fournis par la France.... Alors aux raisonnement simplistes du genre il faut payer ses dettes, les grecs sont des profiteurs etc ..etc.. j’en rajouterais un, un peu moins rabâché dans les media : vendre du matériel de guerre rapporte beaucoup d’argent, encore faut-il que les clients soient solvables, sinon cela ne fait que créer de la dette.


        • joletaxi 8 juillet 2015 17:23

          @Laulau

          on est bien sur Avox

          sur tous les sujets, même si une affirmation a été 100 dénoncée comme fausse, immanquablement elle revient comme un chiendent qui n’ a jamais vu de roudup

          La dette grecque était pourrie et elle a été rachetée par les états européens. Pourquoi

          parce que la Grèce ne pouvait plus se refinancer sur les circuits normaux
          Les états de l’union ont « tordu le bras » aux banques, et a racheté leurs créances, mais dans l’opération, les banques ont perdu 130 milliards
          quelques une ont décidé de ne pas accepter l’accord, et de courir le risque.
          Un de ces jours, vous nous ferez un commentaire vibrant sur les fonds vautours et leur attitude odieuse.

          Concernant la façon dont la Grèce a dépensé notre pognon, je suis d’accord, il aurair=t fallu mettre cet état sous tutelle
          hein ?
          c’est de l’ingérence ?
          L’autre jour, était évoqué un gouvernement de technocrates , on a entendu la gauche hurler jusqu’au pôle nord.

          Si d’aventures la France devait un jour devoir demander poliment à Meme Merkel une petite rallonge, vous allez nous dire que la peuple français ne voulait pas de porteavion,de transitude énergétique, de TGV, de palais de conseils généraux, de retraites à 60 ans, etc ?

          Regardez ce qui se passe avec la cop 21
          tout le monde est d’accord, même le Pape
          faudra mettre la main au portefeuille aussi, 1000 milliards par an.
          Si on fait faillite vous direz quoi ?

           


        • Laulau Laulau 8 juillet 2015 18:01

          @joletaxi
          parce que la Grèce ne pouvait plus se refinancer sur les circuits normaux
          Les états de l’union ont « tordu le bras » aux banques, et a racheté leurs créances, mais dans l’opération, les banques ont perdu 130 milliards
          quelques une ont décidé de ne pas accepter l’accord, et de courir le risque.

          Qu’est-ce qu’ils sont gentils ces banquiers, ils ont perdu 130 milliards, et ils en avaient gagné combien ? Vous inversez le problème, la Grèce ne pouvant plus payer, c’était la banqueroute et les banques perdaient tout ! Les banques avaient exigé des intérêts important à cause du « risque », mais lorsque ce risque se matérialise, on fait appel aux états et donc aux contribuables.


        • joletaxi 8 juillet 2015 18:21

          @Laulau

          je ne sais pas ce qu’ils avaient gagné, par contre , ils ont bien perdu 130 milliards,

          les banques perdaient tout ?
          pas si sur, d’ailleurs certaines ont refusé l’accord, qui, il faut le préciser a été « vivement » conseillé par les autorités.
          Ils demandent des intérêts importants pour le risque, mais personne ne force qui que ce soit à emprunter à ces taux.Les Grecs ont accepté en connaissance de cause non ?
          Et ici, c’est l’état qui a « invité » les banques à accepter un accord, qui leur a fait perdre 130 milliards.

          Si les états n’avaient pu conclure cet accord, la Grèce serait depuis pas mal de temps « faillite » comme l’a été l’Argentine en son temps, qui n’en a d’ailleurs pas du tout fini, malgré une accord de haircut.
           
          Qui plus est, les banques en question se seraient retrouvées dans la situation de 2008, combien cela aurait coûté, nul ne le sait ?
          On a parlé de banksters, de fonds voyous, mais ici comment faut-il qualifier l’état grec ?


        • Fernand Tristan Isolda Fernand Tristan Isolda 9 juillet 2015 02:54

          @oncle archibald, bonsoir,

          voici deux remarques personnelles et une troisème factuelle ou objective :

          1) Qui dit craindre d’être « endoctriné » manifeste qu’il l’est déjà, au moins par sa doctrine même. Il est certes, pour tout un chacun, des vérités essentielles qui fondent et justifient nos actes, nos discours et notre existence même, et nous paraissent irréfragables, indépassables, incontestables. La persuasion qu’elles entraînent peut alors se manifester comme une pure logique de l’esprit, comme il en va dans le cas du « je pense donc je suis » (un esprit) du cher Descartes. Mais, le plus souvent nos « doctrines » ne sont qu’une rhétorique qui peut vite virer à l’idée fixe, voire au dogmatisme fanatique, où l’on se laisse attraper par « l’appât des paroles vides » comme par « la complaisance dans l’esclavage du non-connu ». Et alors le refus de penser autrement (plus avant, plus profond) soi-même et le monde peut faire de nous des brutes.
          2) « Je ne suis pas raciste, mais... » 
          Je suis « sans haine ni rancune » contre la Grèce et les Grecs, mais ce sont des gens qui « trichent comme des fous », qui profitent de notre euro « sain et valorisé » sans faire aucun effort en retour, fainéants qu’il sont, et puis qui truquent en parfaits « comédiens » qu’ils sont aussi. Ô Athènes, unique objet de mon ressentiment....
          3) Si la Grèce s’est endettée de façon irresponsable, ce que je vous accorde volontiers, c’est qu’il y a forcément eu des gens et des institutions qui lui ont prêté de l’argent de façon tout aussi irresponsable

          a) Sur le plan des affaires privées comme publiques quant les Grecs achetaient des armes (vedettes, tanks et munitions) des voitures, des machines et autres produits made in France ou made in Germany, les banques allemandes et françaises ont été ravies d’avancer l’argent parce que c’était tout profit pour les industries de ces pays comme pour elles-mêmes. Personne n’est allé demander ni ne s’est demandé si de tels crédits (en matière de défense notamment) étaient cohérents, justifiés, et présentaient ou non des risques de non-remboursement. L’intérêt privé immédiat faisait seule la loi, et l’intérêt supérieur de l’Europe, il n’en était certainement pas question...
          b) Sur le plan de la gestion publique au niveau de l’U.E., il en est hélas allé de même . Les institutions européennes, qui ont normalement à contrôler les flux financiers permettant une économie saine et équilibrée au sein de l’U.E., ne sont pas allées y voir de très près dans les comptes effectivement truqués présentés par la Grèce pour son entrée dans la zone-euro. Et elles n’ont rien dit ni rien fait depuis plus de dix ans pour prendre sérieusement en considération le cas grec, dont elles avaient pourtant sous les yeux le marasme économique (désindustrialisation, fonctionnarisation excessive, clientélisme, etc.). Pis, elles ont fortement aggravé son sort par la « saignée » austéritaire que l’on sait (40% des Grecs vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté, contre une dizaine-douzaine en France). 
          Vous vous souvenez des « subprimes » américains qui ont entrainé le monde entier dans la crise financière de 2008. Des prêts immobiliers étaient accordés à des foyers que l’on savait bien être à risque d’insolvabilité puisque les banques prêteuses se dépêchaient, par la titrisation, d’introduire ces créances douteuses dans les circuits ô combien opaques du grand casino financier international.
          Eh bien, un même court-termisme cupide et une même absence d’intérêt pour le Bien commun, accompagnés de procédures et procédés pas très catholiques, se sont manifestés à propos de la Grèce au sein même des instances de l’U.E. Et c’est de cela qu’il nous faut débattre, dossiers en mains, chiffres à l’appui sans tomber dans les jugements péremptoires et les accusations haineuses qui ne peuvent que rendre impossible l’UNION que l’Europe est censée incarner aux yeux du monde.
          Bien à vous, f° 



        • Laulau Laulau 9 juillet 2015 07:33

          @joletaxi
          Que dire ?
          Vous m’avez l’air un peu mal comprenant.


        • oncle archibald 9 juillet 2015 09:16

          @Fernand Tristan Isolda bonjour.


          Une seule chose en réponse : le contrat et la responsabilité personnelle de celui qui le signe.

          Si une signature ne veut plus rien dire, si un gouvernement démocratiquement mis en place ne s’engage pas « au nom du peuple », plus rien ne veut plus rien dire. C’est retour au far west et à la grotte chauves : chacun son colt et on se démerde.

          Ca n’est pas cette société là qui me fait rêver. L’autre, celle que vous et moi aimons sans doute, nécessite pour fonctionner que les règles du jeu librement fixées et approuvées soient respectées, faute de quoi surgissent rancoeur et jalousie de ceux qui les respectent. Libre à vous de penser que c’est très mal.

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