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Accueil du site > Actualités > Europe > On peut critiquer le monde entier sauf l’Allemagne

On peut critiquer le monde entier sauf l’Allemagne

Dans ce monde il y a les puissants et les faibles, les bons et les mauvais élèves.
 
Sur quels critères on se base pour savoir qui est ou pas un bon élève, ça c’est autre chose, mais il y a ceux que l’on peut insulter, pardon, que l’on doit insulter, et ceux pour qui il est interdit d’observer la moindre petite critique.
 
Prenez par exemple les grecs, ceux qui ne payent pas leurs impôts et sont les rois du black .
Les italiens aussi, ces champions du monde de la triche.
 
Et les espagnols qui n’ont que ce qu’ils méritent.
Et les anglais, ces éternels empêcheurs de tourner en rond.
Et les français, et bien les français ont tous les défauts de la terre à en croire les ultra libéraux . Ils sont paresseux, sont contre les réformes(on l’a entendu celle là) ….
Et les allemands ?
 
Alors là, pas touche au Dieu de l’Europe !
 
Et bien les allemands sont merveilleux, ils n’ont aucun défaut, ils sont le seul et unique modèle à suivre et celui qui en douterait serait taxé de germanophobe, plus grave encore, voudrait ranimer le mythe du « frigolin » ou du « frisé ».
 
On veut bien admettre que les allemands aient été traumatisés par leur passé, mais faut-il s’interdire la moindre critique de tout ce qui vient de chez eux pour autant ?
 
Heureusement que l’agression de Schumacher sur Battiston n’a pas lieu de nos jours car on n’aurait pas le droit de porter la moindre critique sur le geste du gardien allemand.
 
D’ailleurs que dirait la pensée unique actuelle si cette agression avait lieu lors de la prochaine Coupe du Monde ?
 
Et bien Schumacher a glissé, mieux , c’est Battiston qui l’a provoqué en voulant marquer contre l’Allemagne , la grande et merveilleuse Allemagne.
 
Quel culot ce Battiston tout de même, vouloir faire perdre la grande et magnifique Allemagne, et de plus il joue les victimes, mais laissez ce pauvre Schumacher en paix.
 
Il est étonnant que la pensée unique n’ait pas encore dit que c’est grâce à l’agression de Schumacher sur Battiston que les footballeurs français ont décidé de muscler leur jeu, et que finalement la victoire lors de la Coupe du Monde 1998 est un peu allemande elle aussi.
 
Oui ils seraient capables d’aller sur ce terrain, car ils osent tout les ultra libéraux, ceux qui veulent que les français soient KO, qu’ils subissent des réformes monstrueuses de Schroder, qui font par exemple que le taux de pauvreté inférieur à celui de la France dans les années 90 lui est aujourd’hui supérieur.
 
Faire souffrir les peuples, les appauvrir, les étouffer, les ruiner, les faire travailler pour 5 euros de l’heure, voilà ce que souhaitent les ultra libéraux pour les salariés français.
 
Et après, et bien après les avoir paupérisé comme jamais, et bien ils les insultent. Ce sont des paresseux, le cancer de la société , oui ils sont comme ça les ultra libéraux, tout le coté machiavélique de la dictature par les actes et dans la rhétorique.
 
Ce modèle d’une rare agressivité pour tout être humain digne de ce nom ne peut être toléré sans un minimum de rébellion, sans au moins un débat.
 
Et bien non, pour les libéraux, de droite comme de gauche, il est courageux de faire les réformes qu’a eu le courage de faire Schroder, et ceux qui osent douter de son efficacité sont des staliniens, des fascistes, ou des germanophobes.
 
Germanophobes osent-ils avancer, il n’y a pas à dire ces gens ont le don pour culpabiliser en permanence ceux qui ne pensent pas comme eux.
 
De véritables monstres, il n’y a pas d’autre mot, il faut appeler un chat un chat, ils veulent imposer la dictature de la pauvreté, toujours plus de pauvreté, afin que chacun accepte de travailler dans des conditions toujours plus difficiles, et ils n’hésitent pas à employer tous les moyens pour parvenir à leurs fins.
 
Et après le modèle allemand ils voudront nous imposer le modèle chinois toujours au nom de la compétitivité.
 
Oui ils oseront, car il osent tout. La Chine n’est déjà plus décrite comme une dictature dans nos médias. A partir du moment ou un pays s’ouvre au marché, il en devient automatiquement beaucoup plus respectable au niveau des droits de l’homme, même si par son arrivée dans la mondialisation il détruit un peu plus ceux des autres pays.
 
Elle n’est pas belle l’imposture du modèle allemand et de la mondialisation en générale ?
Et puisqu’on parle de germanophobie, il serait tant de se souvenir de cet homme qui en 2007, de meeting en meeting, s’en prenait à l’Allemagne de façon scandaleuse.
 
Mais lui à l’époque n’était pas taxé de germanophobe par les médias qui le soutenaient.
Mais comme il était le chouchou des libéraux, on lui passait tout.
 
Les libéraux seraient malhonnêtes en plus ?
 

 


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20 réactions à cet article    


  • Lisa SION 2 Lisa SION 2 6 mai 2013 13:20

    Je n’ai pas de critique envers l’Allemagne, j’aurais même préféré qu’elle gagne la dernière guerre contre les allés, ainsi nous roulerions tous en mercos, bm et porsche... ça me gênerait pas non plus de gagner moins et de payer moins, notamment le loyer...

    La France subit les effets tourisme de masse et bulle immobilière, générées par l’Europe du nord et handicapante pour nous tous. Derrière nombre d’entre eux se cachent des prospecteurs gestionnaires de portefeuilles importants pour des clients fortunés qui spéculent sur nos terres. Tous nos hommes politiques votent des lois qui nous ruinent et favorisent ce terreau où fécondent les promoteurs de la mondialisation...

    Un pays comme le nôtre n’a pas besoin de modèles ni de réformes, notre plus grand avantage est purement climatique. cette idée de nous aligner nous conduit à régresser alors que les autres visent à nous ressembler ? L’Europe est donc absurde si la France n’est pas son phare. 


    • julius 1ER 6 mai 2013 16:14

      Je n’ai pas de critique envers l’Allemagne, j’aurais même préféré qu’elle gagne la dernière guerre contre les allés, ainsi nous roulerions tous en mercos, bm et porsche... ça me gênerait pas non plus de gagner moins et de payer moins, notamment le loyer.

      @lisasion

      c’est du 2ie degré j’espère, car même si les Allemands avaient gagné la guerre tu ne serais pas plus riche pour autant je pense que même ce serait l’inverse !!!!!!!!!!!!!!!
      car au risque de se répéter le système capitaliste n’enrichit que les capitalistes, c’est pourquoi et contrairement à ce qui est annoncé de partout on ne peut que constater l’augmentation de la pauvreté dans le monde bien sûr on parle de pauvreté relative mais une chose est sûre les écarts entre riches et pauvres ne font que s’amplifier car c’est un effet mécanique du système !


    • MARMOR 6 mai 2013 14:08
      On peut critiquer le monde entier sauf l’Allemagne
      et...Israel

      • titi 6 mai 2013 14:41

        et la Palestine...

        Le saviez vous ? l’année dernière il y a eu en Palestine 6 condamnations à mort 4,2 millions d’habitants. Soit 1,42 par millions d’habitants.
        Aux USA 43 pour 315 millions d’habitants. Soit 0,14 par millions d’habitants. 10 fois moins.

        Pourquoi donc parle-t-on toujours de la peine de mort aux USA et jamais de la Palestine ?


      • titi 6 mai 2013 16:47

        Vous classez donc l’Autorité Palestinienne dans les organisations terroristes ?
        Interressant comme position.


      • titi 6 mai 2013 22:57

        Le premier bailleur de l’autorité palestinienne, c’est l’Europe, donc le contribuable Français, Allemand, etc...
        Lorsque je vois qu’on emmerde les Turcs ou les Serbes sur les droits de l’hommes et que derrière on déverse des millions pour un pays qui a le record des exécutions / nombre d’habitants, je vois pas la cohérence.

        Et encore... dans la mesure ou l’application de la peine de mort est un argument récurrent dans la critique du système US, ou Chinois, il est plus que suspect que l’application de cette même peine de mort ne soulève aucune remarque de nos amis droits de l’hommiste-amis-du-peuple-palestiniens....


      • titi 6 mai 2013 22:58

        J’ajoute que votre message laisse sous entendre que les palestiniens sont des gros barbares...


      • titi 6 mai 2013 14:30

        « Et bien les allemands sont merveilleux, ils n’ont aucun défaut, ils sont le seul et unique modèle à suivre et celui qui en douterait serait taxé de germanophobe, plus grave encore, voudrait ranimer le mythe du « frigolin » ou du « frisé ». »

        Là vous êtes dans la caricature.

        Il y a 10 ans l’Allemagne a fait des choix.
        Ces choix ont été fait sous la pression de Bruxelles : il y a 10 ans les mauvais élèves de l’Europe étaient la France et l’Allemagne, qui allaient main dans la main faire amende honorable. Pas l’Espagne, pas la Grèce....

        D’une situation équivalente en France, ou d’une situation bien meilleure il y a 10 ans chez les PIGS nous sommes arrivés à la situation que nous connaissons aujourd’hui.

        Question : dans n’importe quel autre cas, c’est à dire en l’absence de considérations électorales, quelle conclusion en tirerait on de façon unanime ?


        • julius 1ER 6 mai 2013 16:29

          Une fois ces clients et débiteurs sur la paille, on verra la pertinence de ces choix

          @cogno

          tout à fait juste, il faut préciser que les PIGS étaient de très bon clients pour les allemands, ne disait on pas qu’il y avait plus de Porshes Cayenne à Athènes que dans tous les états avoisinant bien sûr si l’on connaît le prix de ces engins, on sait qu’il faut faire marcher le « crédit », mais un client endetté est un bon client, .............
          le modèle allemand fonctionne dans les périodes d’expansion mais si l’on va vers une plus grande récession il devrait y avoir des ratés bientôt !!!!


        • titi 6 mai 2013 17:08

          « Une fois ces clients et débiteurs sur la paille, on verra la pertinence de ces choix »

          Ah !! on va voir ce qu’on va voir !!! parce que c’est nous les Français qu’on a raison !!!

          Allez Robert !! remet une tournée !!!


        • titi 6 mai 2013 22:49

          « Donc ils feront quoi une fois leurs clients et leur débiteurs sur la paille ?

          D’abord la question est déjà mal posée.
          Lorsque leurs clients, ou du moins environ 60% de leurs clients seront sur la paille, puisque l’Allemagne ne commerce pas qu’avec l’Europe, et en Europe ne commerce pas qu’avec les pays du Club Med.
          Le risque n’est donc que sur une partie des clients.

          Donc que va-t-il se passer lorsque 60% des clients seront sur la paille.
          1. Ils auront accumulé un certain nombre de milliards du fait de leur excédant commercial, qui leur permettra de voir venir.
          2. Les financiers se battront pour leur prêter, puisqu’ils ne prêteront plus à personne. Selon le principe »au royaume des aveugles les borgnes sont rois"

          En tout état de cause, ils seront toujours en meilleure posture que nous.


        • titi 6 mai 2013 22:51

          @Cogno

          « Ben je ferais comme plus haut, je vais recadrer ton bottage en touche de type qu’a rien à dire, et me répéter  »
          J’ajoute que vos arguments sur l’économie allemande n’en sont pas.
          Ce sont au mieux des formules incantatoires.
          Sauf que l’effondrement de l’Allemagne, pour cause de choix de Merkel, ou pour cause de démographie, c’est le discours des tenants de la dépense de l’argent des autres, qui pour l’instant est démenti jour après jour.


        • non667 6 mai 2013 15:26
          On peut critiquer le monde entier sauf l’Allemagne

          et Israël ! et son peuple élu because rn et lhlpsdnh ! smiley  smiley  smiley


          • lulupipistrelle 6 mai 2013 15:33

            Les profs n’aiment pas l’Allemagne, parce que son système éducatif est exactement le contraire du système éducatif français, que les jeunes peuvent effectivement travailler dès 16 ans, avec quand même des perspectives professionnelles meilleures que les Français titulaires d’une licence, bref que les jeunes ne sont pas les exclus de la société, et surtout que les enseignants dans leur immense majorité ne sont pas des fonctionnaires. 


            • lulupipistrelle 6 mai 2013 16:02

              Mon bon, allez voir au lieu de bégayer votre catéchisme cul-cul...

              Les Allemands ont les meilleurs syndicalistes d’Europe,....

               Sachez qu’en Allemagne les perspectives d’évolution professionnelle sont une réalité... En France avec les remises à niveau, les formations bidons, on recommence indéfiniment à zéro... En Allemagne on grimpe, on grimpe... 

            • lulupipistrelle 6 mai 2013 16:04

              PS : quant au consommateur allemand ; c’est pas un veau... il soutient l’activité de son pays en achetant préférentiellement allemand, et surtout on ne l’arnaque pas sur la qualité, même dans le textile ou les grolles. 


            • lulupipistrelle 6 mai 2013 16:12

              re PS : j’ai effectivement un ami, et même parent qui a cumulé deux emplois... il a élevé 5 enfants et s’est construit deux maisons (successivement) de plus 400 m2... 

              La première avant la naissance de son deuxième enfant, mais il a dû la revendre parce que cet enfant souffrait d’eczéma et était allergique à tous les matériaux modernes et chimiques... la deuxième il l’a construite écologique... Et après il s’est mis à son compte dans ce domaine... et ça marche très bien. 

            • lulupipistrelle 7 mai 2013 10:32

              Ne vous faites pas d’illusion, les faux nez dans votre genre, sont parfaitement identifiables... pas la peine de la jouer prolo... 


              L’agressivité qui frise l’insulte est une signature ... ouarf ! 
              L’intimidation et le dénigrement , ce sont toujours vos dernières cartouches... ouarf, ouarf.



            • BA 6 mai 2013 15:40

              Dimanche 28 avril 2013 :

               

              Quand les doutes sur la survie de l’euro infiltrent même le cœur du pouvoir allemand.

               

              Le président du Conseil consultatif scientifique du ministère des Finances allemand donne à l’euro une chance de survie de cinq ans « limitée ». Il propose une alternative radicale pour sortir de la crise de la dette.

               

              Plusieurs Allemands haut-placés ont publiquement exprimé leurs doutes quant au futur de l’euro. Quelques politiciens ont essayé de glisser quelques sorties anti-euro au journal télévisé. Et un parti anti-euro, "Alternative pour l’Allemagne", s’est formé juste à temps pour se présenter aux élections de septembre, et espère remporter assez de voix pour entrer au Parlement.

               

              Mais ceux qui sont les plus proches de l’épicentre du pouvoir, ceux qui gravitent autour d’Angela Merkel, continuent à défendre le dogme officiel. Celui selon lequel l’euro est plus qu’une monnaie, c’est un concept sacré, une sorte de religion qu’il faut sauver à tout prix. Une grande partie de l’opposition allemande adhère aussi à ce dogme. Bien que la possibilité qu’un petit pays sorte de l’euro a été plus ou moins acceptée, l’euro en lui-même est resté intouchable dans ces cercles. Jusqu’à maintenant.

               

              « Je donne à l’euro une chance de survie à moyen-terme limitée », a déclaré le Dr Kai A. Konrad, président du Conseil consultatif scientifique du ministère des Finances, qui conseille cet épicentre du pouvoir. Au quotidien, il est également directeur de l’Institut Max Planck sur la loi fiscale et les finances publiques. Dans une interview publiée par le Welt am Sonntag, Kai A. Konrad a lancé un ballon d’essai, une alternative, une hérésie pour les Allemands, un grand compromis, une stratégie de sortie, si vous voulez, de sortie de crise pour tous les pays de la Zone euro. Un plan B dont l’existence même a été farouchement niée par le gouvernement.

               

              Les politiques « d’austérité » mises en place en Europe – le traitement choisi pour maintenir l’union monétaire – ont été l’objet de puissantes attaques. Mais Kai A. Konrad n’y va pas par quatre chemins : « Aucun pays ne peut accumuler arbitrairement de la dette sans s’exposer au risque que les investisseurs finissent par fermer un jour le robinet », dit-il. C’est ce qui est arrivé aux pays situés au cœur de la crise de la dette.

               

              Il devrait donc être dans l’intérêt de chaque pays de « maintenir sa dette à un niveau aussi bas que possible », assure-t-il. Mais il n’y a pas de seuil fixe, comme les 60% du PIB inscrits dans le traité de Maastricht et maintenant abandonnés de facto. La limite à partir de laquelle un pays entre dans une zone de turbulences varie, selon lui, en fonction de la croissance de son économie et de l’augmentation de sa population.

               

              Quand le traité de Maastricht a été négocié, ce seuil de 60% était justifié par les prévisions de croissance de chaque pays. Si l’on regarde en arrière, on voit qu’il était trop haut, car « la croissance européenne n’a pas atteint les niveaux attendus au cœur des vingt dernières années », dit-il. «  Les pays dont la croissance est trop faible peuvent emprunter encore moins. »

               

              Il voit un autre problème lié aux limites strictes de la dette et des déficits. « Imposer de telles conditions aux Etats membres ne crée que du ressentiment, et finit par mettre en péril le projet européen ». Référence à la relation entre un pays sous perfusion, la Grèce, et l’Allemagne, relation qui a culminé avec des images de Merkel affublée d’un uniforme nazi. Au contraire, les pays de la Zone euro devraient être libres « d’emprunter tant qu’ils veulent, à la condition qu’ils soient seuls responsable de leur dette ».

               

              Quelle pensée radicale, en Allemagne, que de dire que chaque pays doit pouvoir emprunter autant qu’il le souhaite ! La seconde partie, que chaque pays doit être seul responsable de sa dette, et non de la dette d’autres pays, était bien sûr l’un des principes du traité de Maastricht, et une des promesses d’airain des politiciens allemands pour que le peuple accepte d’abandonner son Deutsche Mark. Une promesse devenue mensonge à l’heure du premier plan de sauvetage.

               

              Mais pour Konrad, c’est le grand compromis, le plan B : oublier les limites de la dette et des déficits du traité de Maastricht. Laisser chaque pays flamber tout l’argent emprunté qu’il veut. Mais lorsque les investisseurs fermeront le robinet, il n’y aura ni plan de sauvetage, ni Troïka, ni BCE pour racheter de la dette, ni inspecteurs allemands se promenant dans les ministères des Finances. Il reviendra à chaque pays de se débrouiller avec ses investisseurs et de rembourser ses déficits avec rien du tout.

               

              Mais pour permettre à un pays de faire faillite au sein d’une union monétaire, il faut rendre le secteur bancaire « immunisé face à la crise », dit-il. Mais il ne parle pas de ratios de fonds propres ou de produits dérivés, mais d’un concept très simple : « les banques ne doivent plus du tout financer des Etats. Ainsi, si l’Etat devient insolvable, les porteurs d’obligations de ces Etats se verront présenter la facture, sans que l’on risque une crise systémique. »

               

              C’est un changement total de paradigme. Les banques européennes achètent des montants massifs de dette de leurs propres gouvernements, et d’autres Etats. Avec sa proposition, les banques ne possèderaient aucune dette souveraine, et donc seraient protégées de tout risque de crise de la dette. Mais cela serait difficile à mettre en œuvre, vu à quel point les Etats sont dépendants des financements de leurs banques. Il conclut donc sur une note plus sombre – et un ballon d’essai pour une nouvelle doctrine gouvernementale.

               

              « L’Europe est importante pour moi », dit-il. « Pas l’euro. Je donne à l’euro une chance de survie à moyen-terme limitée. » Quand on lui demande de définir ce qu’il entend par « moyen-terme », le président du Conseil consultatif scientifique du ministère des Finances allemand explique qu’il est difficile de définir une période exacte, car cela dépend de beaucoup de facteurs, mais que « cinq ans semblent réalistes ».

               

              http://www.atlantico.fr/decryptage/quand-doutes-survie-euro-infiltrent-meme-coeur-pouvoir-allemand-wolf-richter-710405.html


              • ZenZoe ZenZoe 6 mai 2013 16:07

                On peut critiquer absolument tout le monde, mais il faut savoir pourquoi.
                Si la critique permet d’analyser des pistes d’amélioration et d’avancer, elle est une excellente chose.
                Si elle permet à un un groupe d’incapables de cacher sa propre misère et se défausser sur d’autres plus compétents, elle est piteuse.
                Alors maintenant, pourquoi critique-t-on l’Allemagne ?

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