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Accueil du site > Actualités > Europe > Trois mois après le Brexit, la Grande-Bretagne va bien !

Trois mois après le Brexit, la Grande-Bretagne va bien !

Il y a un peu plus de trois mois, les Britanniques votaient pour la sortie de leur pays de l’Union Européenne, provoquant une réaction digne de la Pravda de la part de certains médias. Mais, avec une croissance au beau fixe au 3ème trimestre, contrairement aux prévisions des ayatollahs eurolibéraux, et l’évolution politique très intéressante de Theresa May, la sortie de l’UE semble libérer nos voisins.

 

La vie est meilleure hors de l’UE
 
Il est vraiment révélateur de reprendre la presse du lendemain du Brexit. Horrifié, The Economist affirmait dans un éditorial intitulé « À la dérive », que « le dommage fait à la prospérité britannique et à sa place dans le monde est déjà grave », évoquant des remords imaginaires et plaidant mezzo voce pour un maintien dans l’UE. Dans un autre papier « Gérer le chaos  », la bible ultralibérale se demandait « comment le Brexit allait affecter la croissance britannique, européenne et mondiale  », les yeux rivés sur des marchés en crise, avec les actions des banques européennes en recul de 20%, ce qui a été effacé depuis. Le 16 juillet, il affirmait que « les preuves grandissent que l’économie réelle souffre du Brexit  ».
 
 
Mais les chiffres du troisième trimestre, comme le rapporte piteusement le Monde, qui avait été parmi les plus caricaturaux après le 23 juin, montrent une « résistance au Brexit  », invalidant sérieusement les thèses des opposants au Brexit. Les pluies de sauterelles annoncées par certains ne se sont pas matérialisées. Bien sûr, la négociation du départ n’a même pas commencé, et ne débutera pas avant l’année prochaine, mais on voit bien que les conséquences sont minimes et que Londres bénéficie à court terme de la chute de la livre, qui devrait l’aider à partiellement rééquilibrer son commerce extérieur, très négatif. Il faut dire que Londres a conservé sa monnaie, ce qui lui facilite la tâche.
 
 
Mieux encore, le Brexit semble avoir redistribué les cartes politiques outre-Manche. Après l’ascension de Jérémy Corbyn, qui a enterré le blairisme en s’emparrant du Parti Travailliste, la nouvelle Premier ministre, Theresa May, semble vouloir elle-aussi faire l’inventaire du passé thatchérien de son parti, en remettant en cause certains rachats d’entreprises britanniques et en prenant une ligne dure dans la négociation du Brexit, au grand drame de The Economist. La bible des élites globalisées la prévient que « le divorce est rarement heureux (et que) le pouvoir de négociation est déséquilibré (en la défaveur de Londres) », tout en dénonçant la « nouvelle direction, illibérale », de Theresa May.
 
En effet, il y a un mois, elle a prononcé un discours de référence devant son parti, appelant au changement et faisant du Brexit « une révolution tranquille (…) la révolte d’une génération de millions de citoyens ignorés qui avaient assez de l’immigration, assez des élites libérales, assez du ‘laisser-faire’ dominant  ». Rejetant la gauche socialiste et la droite libertaire, elle a plaidé pour une forme de centrisme réhabilitant l’Etat, la Nation, les frontières, l’ordre et la tradition, parlant à nouveau de politique industrielle. C’est ici qu’elle a parlé de quotas pour les travailleurs étrangers, et critiqué les multinationales qui ne paient pas leurs impôts, faisant dire à The Economist, en français, « au-revoir, laissez-faire  ».
 
 
 

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48 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 5 novembre 08:58

    Vous allez vite en besogne !

    Le Royaume-Uni n’est pas encore sorti de l’Union Européenne : les modalités pour activer l’article 50 sont toujours à l’étude. Le débat outre-manche est de savoir s’il faut un brexit « dur » ou un brexit « mou ».
    Les fluctuations financières que vous évoquez sont dues à des anticipations, des craintes, des paris, mais ne s’ancrent pas dans l’économie réelle. La bourse est un jeu de poker dans lequel les parieurs espèrent avoir une longueur d’avance ou duper leurs adversaires par leur aplomb et leur bluff, et des fois ça marche, mais la vie quotidienne, c’est cartes sur table.
    L’évolution de Mme May traduit simplement la stratégie annoncée dès le lendemain du référendum : comment continuer à bénéficier des avantages de l’UE sans en subir les inconvénients.


    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 5 novembre 09:05

      @Jeussey de Sourcesûre

      Autrement dit : la majorité des membres de l’aristocratie et de la bourgeoise britanniques sont favorables à l’UE... pour les autres et ... dans leur intérêt. 
      Et ceux qui sont contre sont tout contre.

    • Fergus Fergus 5 novembre 11:20

      Bonjour, Jeussey de Sourcesûre

      Vous avez eu raison de rappeler à l’auteur que si le principe du Brexit a été adopté, rien n’est encore fait sur les modalités de cette sortie. Or, tout est là, dans les conditions qui seront négociées entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne.

      Dès lors, personne n’est actuellement capable de dire si les effets du Brexit seront positifs ou non pour le RU.


    • Tall Tall 5 novembre 12:04

      @Jeussey & Fergus


      Non, non .... l’Angleterre ayant gardé sa livre sterling, le monde des affaires a déjà anticipé les conséquences du Brexit, ce qui relance dès à présent l’économie anglaise, bien avant l’exécution des formalités administratives de l’UE.


    • Fergus Fergus 5 novembre 15:01

      Salut,Tall

      Il y a les côtés positifs, mais également les aspects négatifs qui se font d’ores et déjà sentir : voir ci-dessous le pertinent commentaire d’Arnes. Pour compléter ce qu’il a écrit, je confirme que des retraités Anglais installés en Bretagne sont en train de se replier outre-Manche, la mort dans l’âme.


    • Tall Tall 5 novembre 15:56

      Salut Fergus

       
      des retraités Anglais installés en Bretagne sont en train de se replier outre-Manche, la mort dans l’âme.
        
      et tu comptes refaire du Zola avec ceux-là ?  smiley

    • Fergus Fergus 5 novembre 16:31

      @Tall

      Pas plus avec eux qu’avec les retraités français qui seraient contraints par des difficultés économiques de quitter le Portugal ou le Maroc pour revenir à l’intérieur de nos frontières. smiley

      Cela dit, l’installation de ces Britanniques en Bretagne a permis de sauver, notamment dans les Monts d’Arrée, de nombreuses maisons et hameaux voués à la ruine.


    • Eric F Eric F 6 novembre 12:32

      @Fergus
      leur arrivée à été bénéfique pour la Bretagne, leur retour au pays sera bénéfique pour la Grande Bretagne, en augmentant la consommation intérieure


    • JL JL 5 novembre 09:48
      Selon la Cour Suprême british, je cite de mémoire : 
       
       ’’C’est la Chambre des députés qui a décidé de faire l’Angleterre dans l’UE ; seule la Chambre peut décider de l’en sortir’’
       
       Si cela ne s’appelle pas se prévaloir de ses turpitudes, alors Nicolas Sarkozy est un enfant de chœur ! 

      • Odin Odin 5 novembre 12:45

        En regardant ces 2 courbes, FTSE 100 et CAC 40 en rouge, on peut constater que les courbes étaient similaires jusqu’au 23 juin et après le vote le CAC a plongé beaucoup plus que le FTSE. 

        Si les 2 indices ont remonté, il y a depuis cette date une nette différence en faveur du FTSE. Les répercutions négatives du vote ont été et sont à ce jour pour le CAC 40.

        http://www.boursorama.com/bourse/cours/graphiques/historique.phtml?mo=0&form=OUI&code=GB0001383545&symbole=UKX.L&choix_bourse_graf=country%3A33&tc=candlestick&duree=6&pe=0&is=0&mm1=50&mm2=&mm3=&comp=2&indiceComp=1rPCAC&codeComp=&i1=4&i2=no&i3=no&grap=1


        • Arnes Arnes 5 novembre 14:11

          Marié avec une anglaise, je vis à cheval entre la France et l’Angleterre. Pour le moment le Brexit n’existe que dans formule de Theresa May : « brexit means brexit » qui est une formule creuse, vu que personne ne met la même chose dedans : « 50 nuances de brexit » . La confusion règne surtout après l’arrêt de la haute cour demandant l’accord du parlement pour activer l’article 50. Et après commenceront les négos avec les équipes de Michel Barnier qui est redouté outre manche surtout au sujet de ses positions vis à vis des banksters de la city.

          La seule certitude à ce jour, c’est l’incertitude qui a fait chuter violemment la livre et commence à créer de l’inflation vu que le Royaume uni est largement plus importateur qu’exportateur. Cette chute de la livre pénalise fortement les retraités anglais installés en France, Espagne ou Portugal.

          Donc, le brexit n’a pas encore eu le début d’un commencement. Seule la livre a chuté pour le bonheur de quelques exportateurs et le malheur des vacanciers, des consommateurs et des retraités du continent.

          • julius 1ER 5 novembre 16:57

            @Arnes

            et l’on oublie un peu vite que si sécession il y a des écossais et des Irlandais pour sortir du RU la spirale négative va vite s’enclencher !!!

          • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 5 novembre 17:24

            @julius 1ER

            si la possibilité de sortir de l’UE pour un pays qui le souhaite semble moins évident qu’on ne le souhaiterait, l’idée que l’Ecosse et l’Irlande sortent du Royaume Uni ressemble à de la science-fiction. C’est une très vieille histoire, qui a coûté beaucoup de sang et de déchirements. Même si les structures juridiques sont différentes de celles que nous connaissons pour les relations entre l’état et les régions, symboliquement, cela équivaudrait à une sortie de la république française de la Bretagne, la Normandie et de la région PACA. Impensable malgré le charme indéniable de Mme Nicola Sturgeon.

          • Olivier Perriet Olivier Perriet 5 novembre 17:41

            @Jeussey de Sourcesûre

            n’empêche que le cas de l’Ecosse doit forcément motiver la prudence de Londres ; je pense que les dirigeants du RU n’ont pas envie de se transformer en Ukraine soft.

            Pour l’instant ils discutent entre eux ; peut-être qu’ils attendent aussi les élections en France.
            à suivre.


          • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 5 novembre 17:46

            @Olivier Perriet

            Ils discutent entre eux sur la base d’idées du genre : « je vais lui faire une offre qu’il (ou elle) ne pourra pas refuser » ?

          • Arnes Arnes 6 novembre 09:25

            @Jeussey de Sourcesûre


            Non, la France et le RU ne sont pas du tout comparables. La France est un état jacobin où le concept de nation vient d’en haut (au détour de l’article 3 de la déclaration des droits de 1789) alors que le RU est déjà composé de nations (tournoi de rugby) où le sentiment patriotique vient de la base des citoyens.
            Les écossais ne sont pas des anglais et eux ont voté pour rester en Europe. Le référendum de 2014 a décidé à une courte majorité de rester dans le RU alors partie de l’UE. Si le RU a changé d’avis et voté le Brexit, cela justifie pour les écossais un nouveau référendum. 

          • Parrhesia Parrhesia 6 novembre 09:39
            @Olivier Perriet
            Dans leur grande majorité, les électeurs anglais se superentreflagellent le cristallin des résultats de cette élection « française » dont ils anticipent déjà un résultat débile...
            De plus, des siècles d’expérience (à l’exception des périodes « de Gaulle ») leur ont appris comment manœuvrer au plus près avec les élus français !!!

          • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 6 novembre 10:34

            @Arnes

            Vous devriez expliquer ça aux catholiques de Belfast...

          • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 5 novembre 14:46

            Vous aviez des doutes monsieur Laurent Herblay ?


            Moi pas !




            Les « Européens du Cirque de Bruxelles » sont ravis de voir la question du « Brexit » revenir sur les bancs du parlement anglais, ils espèrent fortement que les députés le remettent en cause au cas où il y aurait un vote ! 

            Je dis d’avance que c’est raté pour ces montres de Bruxelles qui dévorent la sueur de peuples européens, parce que L’ANGLETERRE EST UN PAYS DEPUIS TOUJOURS INTELLIGENT ET INDEPËNDANT DU CONTINENTS ET DES CONTINENTS ! 

            • fred.foyn fred.foyn 5 novembre 17:31

              La sortie de l’UE (comme le propose MLP) est la meilleur solution pour la France gouvernée par les bras cassés-collabos de Merkel...c’est mon sentiment en voyant le RU en exemple !


              • files_walQer 5 novembre 18:34

                @fred.foyn

                Marine Le Pen n’a jamais proposé la sortie de l’UE, mais c’est ce que les meRdias disent, afin sans doute, de détourner les votes des gens souhaitant sortir de l’UE de la seule personne en France qui a clairement mis cela dans son programme avec également la sortie de l’OTAN, j’ai nommé : François Asselineau fondateur et Président de l’UPR.
                www.upr.fr

                Sinon je suis d’accord avec vous, c’est la meilleure solution pour la France de sortir de l’UE sans oublier l’OTAN !

                C’est la seule personne pour laquelle je puisse encore voter.


              • fred.foyn fred.foyn 5 novembre 19:41

                @files_walQer....Si par référendum... !


              • files_walQer 5 novembre 21:48

                @fred.foyn

                Je viens de voir effectivement une vidéo ou elle dit que si elle est élue elle négocierait d’abord avec l’UE et que si ces négociations ne donnent rien elle ferait un référendum, ça peut durer longtemps. Mais comme il existe aussi des vidéos ou elle dit qu’il est hors de question de sortir de l’UE, cela me parait aussi fiable qu’Hollande qui disait : « mon ennemi c’est la finance ».
                De plus elle n’est pas blacklistée alors que l’UPR si. C’est un indice de fiabilité.

                Je préfète voter pour l’UPR qui à écrit clairement dans ses statut que le but était de sortir de l’UE ET DE l’OTAN. (Organisation Terroriste d’Amérique du Nord).


              • HELIOS HELIOS 7 novembre 02:15

                @files_walQer


                MLP est beaucoup plus « fine » que François Asselineau ! (et plus democratique)

                 Pour l’Europe, elle sait pertinemment, qu’apres le Brexit, tout sera fait pour qu’il n’y ait pas de « Frexit ». Et elle a raison car les conditions seront a l’évidence complexes, beaucoup plus que celles du Royaume uni, on ne refait pas le même coup aux requins de Bruxelles. L’article 50, pfff, un decors dans un traité impossible, c’est le dernier verrou avant la liberté.

                Pour la France, MLP sait également que ce sera quasiment impossible, politiquement parlant de faire une référendum direct et franc sur la sortie de la France. L’equilibre parlementaire et sa majorité ne le permettront pas, simple question d’arithmétique. Encore une fois, toutes les forces seront contre elle et elle n’aura a l’evidence jamais une majorité absolue.

                Alors, en personne rusée elle a bien analysé le probleme... L’article 48, pff encore, une verole dans un mecanisme sans issue et elle sait qu’elle ne pourra jamais obtenir quoi que ce soit. 
                Elle va prendre une voie qui va entrainer une grande partie des opposants au référendum à l’accepter.
                En proposant des « évolutions » de principes sur les traités, sous quelques excuses de subsidiarité, de petites évolutions certes, mais inacceptables par Bruxelles au nom des valeurs (lesquelles d’ailleurs et qui les a validé, ces valeurs..) de l’Europe, tout le monde sera alors prêts a voter et a entrainer les conditions d’un Frexit. c’est juste une question de sensibilité et du bon choix des orientations.

                Sur le fond, et compte tenu des difficultés de la sortie d’un pays de l’UE... et surtout la France, la fenêtre est etroite, il lui faudra beaucoup de bonne volonté, d’intelligence et de pedagogie pour arriver ne serait-ce qu’a mettre les problemes sur la table. Difficile mais pas impossible.

                Alors, un référendum qui, comme d’habitude ne réponds pas a 100% a la question pourrait etre une sorte de plebiscite pour rentrer dans un « conflit » avec les institutions de l’UE

                La suite est bien hypothetique... une faiblesse de l’UE pourrait permettre une revision du traité Lisbonne (Lisbonne II, j’en ai déja evoqué le cas).... sans Frexit... a mon avis la pire des solutions,

                Ou alors, une remise en question de ce même traité - même sur d’autres point que ceux evoqués par la France- entrainant une sorte de vague de contestation européenne ou chacun des pays va chercher a arranger le traité a sa sauce... cela s’appelle alors une renegociation !

                Sans une faiblesse de l’UE, donc, il reste la solution ultime qui serait la trajectoire normale dans un cas ou l’affect politique ne joue pas, ce serait bien evidement la mise en ouvre de ce Frexit avec une forme de mepris ou d’ignorance des 26 pays restants. Une chance ou un malheurs, je n’ai pas trop d’avis, mais cela me plairait evidement, car... sur l’espace d’une génération (sans moi vu mon age) la reconstruction de relations bilaterales sur toute l’Europe selon les performances et les convergences des divers états.

                Je pense encore a ceux qui n’ont dans l’oeil que l’article 50... pfff... ils ne savent pas ce que peuple, citoyens et volonté populaire veut dire.

                en tout cas, moi je sais ce que je veux et je voterai pour Marine Le Pen... je ne me laisse pas influencer par ceux qui n’ont ni racine -ou les ont oublié- ni le moindre sentiment pour une communauté nationale -et dont le mot patrie ne veut rien dire- .

                Mes ancetres se sont battus et certains sont morts pour ma liberté, je leur fais et honneur et je leur demontre le respect que j’ai pour leur sacrifice. Il n’est pas question que j’ecoute les bonimenteurs, je n’ai peur de rien car j’ai confiance en notre peuple qui donnera, du fin fond de l’outre mer et sur tout le territoire metropolitain, la majorité au seul candidat que les defend.

                Bonne nuit à tous.

              • zygzornifle zygzornifle 5 novembre 17:58

                Bientôt en librairie « le Brexit pour les nuls » les nuls étant nos LRPS et le parlement Européen ....


                • tab 5 novembre 22:39

                  « Même s’il convient d’être prudent » En effet ! 


                  De la même manière que beaucoup d’européistes convaincus ont, pour des raisons politiques évidentes, crier au loup et au danger du Brexit, les eurosceptiques font de même, sans cesse à défendre le choix sage des Britanniques. La réalité n’est pourtant ni dans un camp ni dans l’autre pour la simple et bonne raison que le Brexit n’est pas encore effectif et que rien ou presque n’a changé, si ce n’est une déflation, dont les conséquences sont encore non mesurables. Il est très imprudent de crier victoire en réalité pour les eurosceptiques et au scandale pour les européistes car la vérité c’est que personne ne sait encore quelles seront les conséquences du Brexit. Elles pourront être soit positives, soit minimes - ce que je pense, qu’en réalité rien ne va vraiment changé, ou dramatiques. Mais ça il faudra des mois voire des années pour le savoir. 

                  Comme le dit un commentaire, le Brexit est une formule creuse, il n’existe en fait pas pour le moment. Attendons donc. 

                  • titi 5 novembre 23:03

                    @L’auteur

                    Euh... je pense qu’il vous a échappé que la Grande Bretagne fait toujours partie de l’UE.

                    D’ailleurs il se pourrait qu’il ne se passe rien du tout : le parlement britannique doit encore valider la sortie de l’UE.

                    Bref... Avant de tirer des conséquences d’un Brexit, attendez qu’il ait eu lieu.


                    • Aristide 6 novembre 09:48

                      @titi


                      L’auteur ne réponds jamais au bas peuple qui à l’outrecuidance ou pas d’ailleurs de lui rétorquer quelques arguments qui soient.

                      Passez donc manant ...

                    • eau-du-robinet eau-du-robinet 5 novembre 23:08

                      Bonjour,
                      .
                      La Grande Bretagne vas bien après le référendum sur la sortie de l’UE.
                      .
                      Attention les Britanniques n’ont toujours pas déclenche l’article 50, pour l’instant les Britanniques font toujours partie de l’UE. Mais quand même l’effondrement de l’économie de la Grand Bretagne, prédit par les ténors de l’UE et mondialistes, na pas eu lieu !
                      Les Britanniques ont su déjouer la propagande mensongère de l’UE.
                      .
                      Les Britanniques ont démontre qu’un pays (contribuant net à l’UE) quittant l’UE vas mieux.
                      Cela prouve l’inexactitude de la prédiction qu’un pays seul ne fait plus le poids face aux pays regroupe sous le projet mondialiste !
                      .
                      Les instances de l’UE ont tente d’empêcher la sortie de la Grèce de l’UE au part avant (avec succès) ... puis les Britanniques ont su déjouer la propagande, le chantage, les menaces, etc. des ténors de l’UE !
                      .
                      L’UE rime avec mondialisation
                      La mondialisation est imposée par les États-Unis et la Commission européenne
                      https://www.upr.fr/actualite/monde/le-vrai-bilan-de-lunion-europeenne-et-de-la-mondialisation-apparait-au-grand-jour
                      .
                      Sous couvert de modernité et de « mondialisation heureuse », le gouvernement américain et la Commission européenne nous ont ainsi concocté une économie de type esclavagiste, pour le plus grand profit d’une infime classe de détenteurs de capitaux, mais aussi pour celui des rentiers et des retraités ayant placé leurs économies dans des fonds de pension.
                      .
                      La mondialisation à pour but :
                      .
                      1. de se débarrasser des contraintes des charges sociales, d’où la privatisation de la sécurité sociale et de la retraite (les pressions sur les retraites (articles 5 et 106 du TFUE)), la suppression des toutes les acquis sociaux, démantèlent notre droit du travail voire l’article 121 TFUE.
                      https://www.upr.fr/wp-content/uploads/2010/11/UE-escroquerie-12mai2016-WEB_V2.pdf
                      .
                      2. de supprimer des services publiques (Article 106 TFUE)
                      Le parties rentables sont transféré pour une bouche de pain dans le secteur privée et les parties non rentables resteront à la charge de l’état ( à la charges de contribuables)
                      .
                      3. La suppression des états souverains (régionalisation de l’UE - Euro-régions / La fin des nations) .... Pour la France c’est chose faite !
                      https://www.upr.fr/av/le-demantelement-des-etats
                      Bruxelles, acquis à la cause régionaliste ... et mondialiste, veut affaiblir les États afin d’être seul maître à bord et réussir ainsi la création d’un bloc européen composé d’une myriade de régions soumise à sa seule autorité.
                      .
                      Il est vrai aussi qu’une telle évolution faciliterait l’instauration d’un marché transatlantique où seuls deux interlocuteurs – l’administration américaine et la commission européenne (vassaux des américains) – se feraient vis-à-vis.
                      https://www.youtube.com/watch?v=NvKlyvQn4ag
                      .
                      4. De placer l’intérêt privée, celui des banques et des multinationales, haut dessus de l’intérêt général (voire CETA et TTIP)
                      Ce sont le banques qui ont pris le contrôle sur les hommes politiques et un fonctionnement démocratique est ainsi plus possible ....
                      Nous ne vivons plus en démocratie mais en Ploutocratie !
                      .
                      L’UPR dit non au projet de la mondialisation et propose aux français de sortir de l’UE de l’Euro et de l’OTAN indispensable pour restaurer la souveraineté de la France ainsi la démocratie face à la dictature financière de Goldman & Sachs et de BlackRock ainsi les autres fonds d’investissements, pour sauver / protéger l’industrie française, pour rétablir les services publics, ... suite du programme :
                      https://www.upr.fr/wp-content/uploads/presidentielles/Programme-Liberation-Nationale.pdf
                      .
                      .


                      • Paul Leleu 6 novembre 17:16

                        @eau-du-robinet


                        que pensez vous de cette déclaration de Theresa May aux cercles financiers : « je veux faire du Royaume-Uni un des leaders mondiaux du libre-échange  »...

                        entièrement d’accord avec vous sur la technocratie européenne... mais je me pose une question : la démocratie repose-t-elle d’abord sur des institutions ou bien d’abord sur la capacité du peuple à faire valoir son point de vue ? 

                        Enfin, l’éclatement de l’UE repose la question des nationalismes en Europe, dont le bilan équivaut à celui du communisme : 80 millions de morts entre 1914 et 1945... 

                      • eau-du-robinet eau-du-robinet 6 novembre 19:01

                        Bonjour Paul Leleu,
                        .
                        "la démocratie repose-t-elle d’abord sur des institutions ou bien d’abord sur la capacité du peuple à faire valoir son point de vue ? "
                        .
                        Quand on s’endort en démocratie on se réveille en dictature !
                        .
                        Demos = le peuple
                        Kratos = le pouvoir

                        .
                        Un fonctionnent démocratique n’est pas prévue dans le TUE et le TFUE !
                        .
                        Les concepteurs des textes (TUE et TFUE) ont prévue de défendre uniquement leurs intérêts (banques et multinationales) donc les intérêts de l’oligarchie financière, ses intérêts privées sont incompatible avec la démocratie.
                        Nous vivons désormais en ploutocratie et pas en démocratie.
                        .
                        A l’UPR nous défendons la souveraineté des peuples et pas ne nationalisme !
                        Il ne peut y avoir de démocratie sans souveraineté !
                        .
                        Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, ou droit à l’autodétermination, est le principe issu du droit international selon lequel chaque peuple dispose d’un choix libre et souverain de déterminer la forme de son régime politique, indépendamment de toute influence étrangère. La France est devenue le vassal des États-Unis et d’Israël.
                        .
                        Le droit à l’auto-détermination dans le droit international

                        Ce droit est fondamental dans le droit international . Les instruments juridiques internationaux le donnent comme appartenant à “tous les peuples” . Il est incorporé à la Charte des Nations Unies, à la Convention internationale sur les droits économiques, sociaux et culturels et à la Convention internationale sur les droits civils et politiques. L’article commun à ces deux Conventions stipule que :
                        .
                        tous les peuples ont le droit à l’auto-détermination en vertu duquel ils déterminent librement leur statut politique et librement poursuivent leur développement économique, social et culturel,
                        tous les peuples peuvent, à leurs propres fins, disposer librement de leurs richesses et ressources naturelles sans préjudice de toute obligation découlant de la coopération économique internationale, basée sur le principe de bénéfices mutuels et du droit international.
                        Un peuple ne peut, en aucun cas, être privé de ses propres moyens de subsistance.
                        Les états, parties de la présente Convention y compris ceux qui ont la responsabilité d’administrer des territoires non autonomes ou sous mandat, devront rendre ce droit effectif et le respecter, conformément aux provisions de la Charte des Nations Unies.”
                        .
                        Le droit à l’auto-détermination a aussi été reconnu dans de nombreuses autres déclarations internationales et régionales sur les droits de l’homme, tels que le Chapitre VII de l’Acte final d’Helsinki de 1975, l’article 20 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples et la Déclaration de garantie de l’indépendance des peuples et territoires coloniaux. Il a été approuvé par la Cour de justice internationale. En outre, son étendue et son contenu ont été définis par la Commission des droits de l’homme et la Commission pour l’élimination de la discrimination raciale des Nations Unies.


                      • Paul Leleu 8 novembre 01:25

                        @eau-du-robinet


                        quels pays dans le monde correspondent à ce modèle de souverainté que vous évoquez ? 

                        La « souveraineté » de la France a totalement disparu depuis le 17 juin 1940, n’en déplaise aux gaullistes... Cette « souveraineté » provenait de la puissance capitaliste et militaire de l’Etat français au service des côteries de Paris. Le jour où cette « mafia » s’est effondré, la « mafia » de Washington a pris le relais, avec les mêmes outils... et ce fut le déferlement de l’américanisation (y compris culturelle) sous les années De Gaulle... Le pouvoir repose sur le potentiel (potens en latin). C’est à dire sur la capacité à se faire respecter... Les institutions ne viennent qu’en second, et éventuellement en soutien, mais pas plus. 

                        La Chine, le Viet-Nam ou la Turquie sont-ils des exemples ? Le Brésil, l’Afrique du Sud ou la Russie sont-ils vraiment souverains ? La Norvège ou la Suisse ont-elle erradiqué toute forme de pauvreté, qui permette à chaque citoyen norvégien ou helvétique d’adhérer de plein coeur à sa nation ? Et je ne parle pas des conditions de vie réelle en Russie, au Brésil ou en pire, en Chine pour l’immense majorité de la population, où le pouvoir est captée par une minorité de mafieux oligarques, goinfres et violents... 

                        Enfin, de nombreux états « souverains » sont d’une manière ou d’une autre soumis au flux de l’argent mondial, voir à des régimes de « sanctions » économiques... la souvertainté de garantit de rien. La puissance des USA vient de leur capacité à s’imposer (armée, argent, dollar, technologie) aux autres derrière le paravent des institutions... seule une guerre mondiale ou une révolution permettra de changer l’ordre des choses... une guerre effroyables amenant de nouveaux maitres... une révolution mondial apportant éventuellement certaines perspectives démocratiques à l’humain ordinaire... 


                      • Et hop ! Et hop ! 30 novembre 00:34

                        @Paul Leleu : Je dirais que La « souveraineté » de la France a totalement disparu depuis le 6 juin 1944, n’en déplaise aux gaullistes... 


                        Les Américains ont occupé, puis colonisé la France, avec le plan Marschal, l’accord Blum-Byrnes en 1946, puis l’OTAN, puis le décret de 1973 Pompidou-Giscard, etc..

                        La WW2 n’est pas encore terminée.

                      • berry 6 novembre 11:26

                        Pour l’instant tout va bien, sauf que le brexit n’aura peut-être jamais lieu.
                         
                        La Haute Cour de Londres entend obliger le gouvernement à passer par le Parlement pour déclencher la sortie de l’UE, au mépris du vote de 17 millions de britanniques.

                        http://www.lefigaro.fr/international/2016/11/04/01003-20161104ARTFIG00165-brexit-la-presse-britannique-cible-les-juges-contre-le-peuple.php


                        • JL JL 6 novembre 12:21

                          @berry
                           

                           laquelle Haute Cour a déclaré :
                           
                           « C’est la Chambre des députés qui a décidé de faire l’Angleterre dans l’UE ; seule la Chambre peut décider de l’en sortir »
                           
                           Si cela ne s’appelle pas se prévaloir de ses turpitudes, alors Nicolas Sarkozy est un enfant de chœur ! 

                        • JL JL 6 novembre 12:22

                          ... faire entrer ...


                        • Eric F Eric F 6 novembre 12:39

                          La Grande Bretagne n’avait qu’un pied dans l’UE -et encore avec réticences-, son retrait ne changera pas énormément de choses (les relations seront équivalentes à celles de la Norvège avec l’UE). Par le biais de filiales, son système financier restera implanté sur le continent.


                          • smilodon smilodon 6 novembre 13:49

                            @ l’auteur : Sont bien gentils les anglais, mais le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne semblent pas trop pressés de « riper les galoches » !.....Ils trouveront n’importe quel moyen, mais jamais ils ne quitteront l’Europe !.......Que de « la gueule » les « anglois » !.....Adishatz.


                            • Paul Leleu 6 novembre 17:10

                              gare à une « brexolâtrie » aveugle, ou à un souverainisme de salon.  Le Brexit n’a pas encore commencé, et personne ne sait ce qui va vraiment se passer. 


                              Theresa May n’a pas le poing dressé : « je veux faire du Royaume-Uni un des leaders mondiaux du libre-échange »... 

                              Côté Irlande et Ecosse, d’autres nationalismes et d’autres souverainismes pourraient conduire à la fin du Royaume-Uni... A moins que vous n’ayez un regard à géométrie variable sur le souverainisme. Quant aux leaders du brexit, Boris Johnson (ex-maire conservateur de Londres) et Nigel Farrage (ex-trader enrichi dans la spéculation boursière apatride), ils ont déserté les responsabilités au lendemain du Brexit. 

                              Enfin, on peut se demander jusqu’où le « Brexit » participe de la déstabilisation pro-américaine de l’Europe (migrants, guerre en Ukraine, rigidité budgétaire, etc.)... La sagesse commande de regarder avec plus de calme les choses... et d’attendre de voir de quoi il s’agit vraiment. 

                              • alinea alinea 6 novembre 17:36

                                @Paul Leleu
                                Vous oubliez que la GB est reine dans le monde néo libéral !! alors pour le libéralisme apatride, dans ou hors UE, ils s’en foutent !
                                Tandis que sortir de l’UE pour sortir du néolibéralisme... ce sera pour nous une autre paire de manches.
                                Cela, l’ UPR ne veut pas le voir, à moins que l’ UPR n’ait aucune idée de sortir du néolibéralisme !!

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