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Accueil du site > Actualités > Info locale > Que d’eau sous les ponts...

Que d’eau sous les ponts...

Et si on allait à la rencontre des ponts et de l’eau à Bruxelles ? Marre de la morosité, de l’austérité, de l’économie... Pourquoi pas assister à la fête du Port de Bruxelles pour démarrer une exploration de photos ?

 

1.jpg

Je ne sais si vous êtes comme moi, mais une ville qui n’est pas entourée ou traversée par un cours d’eau, n’est pas, tout à fait, une ville. Sur les berges d’un cours d’eau, l’agitation cesse, au fil de l’eau, la vie ralentit. Dans ces périodes troublées, il faut parfois lâché la bride, calmer le jeu et sortir des complexités de notre monde. L’eau canalise les ambitions. Elle ressource.

A Bruxelles, il y avait une rivière, la Senne qui aurait pu faire office. Pour des raisons de salubrité, des odeurs et des nuisances, elle fut voutée en 1871. A part une apparition furtive, près de la place Saint-Géry, cette Senne, bien cachée sous terre, réapparait, plus au Nord, hors de la ville. La Senne permettait à la navigation de remonter son cours jusqu’à l’île Saint-Géry, il y a bien longtemps. L’ensablement, le tracé sinueux de son cours en amont, les nombreux deltas, diminuaient sa profondeur et rendaient la navigation fort difficile. L’association "Fous de la Senne" ambitionne de redonner vie à la rivière.

En attendant, le canal traverse, lui, la ville du Nord au Sud. Ce sera sous le nom de canal de Willebroek dans le Nord, de canal Bruxelles-Charleroi, dans le Sud. Artère fluviale qu’il faudra traverser de multiples fois par de multiples ponts. Le tracé d’un canal reste artificiel. Il ne déroule pas de méandres comme le ferait une rivière ou un fleuve. Un canal est là pour relier les fleuves entre eux. Il va droit au but pour le faire comme n’importe quelle artère humaine.

Au 19ème siècle, le canal séparait la ville bourgeoise et commerçante, des faubourgs pauvres, industrieux et campagnards. Il devient le sillon de développement industriel. Les ponts vont faire la jonction entre les deux parties de la ville. Les quartiers, aux alentours du canal, garderont généralement des habitants de conditions assez précaires. La vie au bord du canal s’est d’abord animée en fonction des livraisons et la distribution de la marchandise. A cause du tarissement des mines, de la concurrence de la voie ferrée et de l’évolution de l’économie mondiale, les usines de production disparurent et ont été remplacées par l’abattoir d’Anderlecht, les tankers pétroliers, les revendeurs de véhicules d’occasion.

Le canal est accessible aux convois de 1 350 tonnes. Long de 28 km dans sa partie Nord flamande, et 47,9 km au Sud pour sa partie wallonne, de largeur moyenne de 30 mètres, il s’inscrit dans un axe nord-sud reliant le port d’Anvers, via le canal maritime de Bruxelles à l’Escaut, d’une part à la vallée de la Sambre (Charleroi, Namur, Liège), et d’autre part à Mons et au nord de la France (Lille, Dunkerque) via le canal du Centre.

Vous vous souvenez peut-être du Pont Mirabeau de Guillaume Appolinaire.

Modifier un brin pour la circonstance, cela pourrait se transformer en des vers beaucoup moins poétiques :

Le Pont Van Praet

Sous le pont Van Praet ne coule pas la Senne
Et sans nos amours
Faut-il qu’il m’en souvienne
La joie venait toujours sous la peine

Vienne la fête sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

Les mains sur le guidon restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos yeux passe
Des éternels péniches par l’onde si lasse

Vienne la weekend sonne l’heure
Les bruits s’en vont et les odeurs demeurent

L’amour s’en va avec cette eau mourante
L’amour s’en va
Comme la vie est lente
Et comme l’Espérance est violente

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont l’esprit demeure

Passent les jours et sonnent les sirènes
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Van Praet ne coule pas la Senne

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont Bruxelles demeure 

Le pont Van Praet ne fait pas vraiment rêver. Il fait plus penser, aux matins et aux soirs de semaine, aux bouchons du trafic des voitures avec les multiples voies et directions qui allongent d’autant le temps d’attente devant les feux de circulation.

1.jpgJe vous parle du Pont Van Praet, parce que, ce dimanche 23 mai, c’était la 11ème fête au Port de Bruxelles. Celui-ci se cache à proximité de l’arche du pont.

Pour commencer ma balade à vélo en ce dimanche de Pentecôte, je me suis mis l’esprit en fête, dès les premières minutes, dès l’ouverture.

Moins de monde. Le temps est superbe. Tout est accessible sans temps d’attente. L’après-midi sera bien plus chargée. On prévoyait des milliers de visiteurs. Le Port de Bruxelles, vu de haut, en dehors de cette journée de fête, ressemblerait plus à un port de plaisance avec beaucoup de petits bateaux, accostés dans des enclos réservés à la navigation de plaisance. Normal c’est un club nautique. Cette fois, ce sont des navires écoles, des trois mâts, voiles repliées, qui attirent le regard.

Descendre vers les quais de Heembeek, ouverts à tous, cette fois, et nous voici à bâbord du canal pour assister aux premières péripéties de la journée.

Deuxième port intérieur belge, sixième européen, cela veut dire une certaine importance.

En face du port, la haute cheminée de l’usine d’incinération de Neder-Over-Heembeek lance sa fumée, toute droite, haute dans le ciel. La proximité du domaine royal de Laeken rassure un peu sur la pollution qu’il pourrait apporter. On n’installerait pas de la pestilence dans le voisinage d’un palais royal.

On se prépare de partout, pour la journée entière. Tout s’ouvre, progressivement, échoppes, petites restaurations. La marine et l’armée espèrent faire le plein de nouvelles vocations auprès des jeunes. Trois vaisseaux à voile d’un autre temps sont bien là, accostés, ouverts pour la visite. Il est permis, sans se déchausser, de monter à bord. Pour voir de plus haut, une société d’élévateurs, profite de l’événement et espère faire leur promotion en envoyant quelques visiteurs à plus de dix mètres de haut. Me voici, dans la nacelle de l’élévateur avec son seul guide. Le spectacle, de là haut, apporte une vision globale de la scène. Quelques paroles avec lui, quelques minutes pour enregistrer les paysages en pixels et c’est déjà, le moment de laisser la place.

Pour les joies de l’eau, il y a l’apprentissage de la plongée sous-marine pour les plus jeunes dans une bassine d’un mètre sur quatre sous les conseils avisés d’un plongeur qui commençait à trouver le temps long à se préparer.

Pour plus grands, il y a l’apprentissage du jet ski et la possibilité de voler sur l’eau à bord de bateaux taillés pour la vitesse. Les files fusionnent pour s’inscrire pour la prochaine balade fluviale, pardon, "canale".

1.jpg

Le canal n’avait jamais vu une telle agitation depuis longtemps. Un canard tente vainement de ne pas boire la tasse en sautillant au dessus des sillons et des vagues.

Voilà, qu’un groupe de marins s’apprête à défiler en présentant les armes. Le drill des mariniers torpilleurs commence. Ces mariniers ne sont pas nés dans les années 1916 et ont servi jusqu’en 1929 quoiqu’ils dénotent d’un âge certain. Le grand chef, avec sa barbe bien blanche, m’explique que l’uniforme date de la première guerre et qu’il a été porté jusqu’en 1939. Le pompon bleu au dessus du béret marin veut faire la distinction avec celui utilisé en France et qui est de couleur rouge. Aujourd’hui, le bataillon ne sert plus que pour présenter les honneurs dans les manifestions de ce genre. Qu’à cela ne tienne, pas à dire, on a toujours la fierté de l’emploi.

1.jpg

La foule commence à combler tout l’espace vital et je décide de continuer ma balade le long de ce canal en repérant les ponts sur mon passage. Moussaillon à pédales, j’enfourche mon vélo, cap vers le Sud, avec Anderlecht comme destination finale sur les berges du canal qui compteraient 14 kilomètres de cours en traversant la ville.

La navigation fluviale reprend son cours, sous les ponts, plus calme avec les péniches habituelles.

Du pont Van Praet, une belle piste cyclable longe le canal jusqu’au square De Trooz.

Vont se suivre la Place Sainctelette, la porte de Ninove, le pont du Petit Château, celui de la Porte de Flandre, le quai du Hainaut vers la porte de Ninove, celui de Mariemont et de l’Industrie avant de repasser en rive gauche par le pont des Hospices… Tout cela, sans se rendre compte des kilomètres qui défilent.

L’estival "Bruxelles les Bains" donne encore l’illusion de l’été passé, avec le sable sous les pieds et l’eau à proximité. 

La piste cyclable longe, cette fois encore, le canal en site propre et passe sous un pont d’Anderlecht avant d’arriver dans la partie la plus bucolique du trajet du côté du bassin de Biestebroeck. Plus loin, l’itinéraire est rejoint par la promenade verte à hauteur de l’écluse d’Anderlecht où il est possible de continuer la promenade sur le chemin de halage en rive droite en direction de Hal, Ittre et Ronquières. En rive gauche, le chemin relie l’écluse du quartier du CERIA. Là, on quitte déjà Bruxelles.

Le "K-Nal", comme on désigne ce canal sur certaines plaques, a suivi la vallée de la ville sans efforts et sans dénivelés.

L’ouvrage le plus remarquable est certainement celui du Plan incliné de Ronquières. Il mériterait une visite à lui seul avec ses 68 m de dénivellation qu’il permet de franchir sur une distance de 1.432 m de long. Les dénivelés sont, en effet, nettement plus importants sur le cours du canal de Charleroi même si les écluses calment ce flux sur tout le parcours avec moins d’ambition. J e n’irai pas jusque là, ce matin-là. Les voies navigable de Wallonie seront pour une autre fois.

Plus au sud, les paysages vont encore changer et prendre de l’altitude.

Le vélo est dangereux dans les villes, dit-on. Pas dans ce cas de la désertion des voitures en ces jours de congé baignés de soleil.

Remonter les rues en sens interdit donne une impression de liberté.

1.jpg

Quand je pense aux routes bondées vers la mer en cette période de soleil de la Pentecôte, je me suis demandé qu’est ce qui m’avait manqué ?

J’ai cherché. J’ai trouvé. J’avais manqué le Nord et le K-Nal qui va vers la Flandre.

La semaine suivante, je remontais sur mon vélo, direction plein Nord. Le soleil était à nouveau de la partie. Un petit vent de côté pour rafraîchir.

Dans cette direction, le canal s’élargit. Les berges s’industrialisent. Les ponts deviennent monstrueux, près à laisser passer des bateaux de grands tonnages. C’est d’abord le Pont Buda qui fait clairement référence à la ville haute de Budapest . Cet ouvrage de génie civil rappelle, s’il le faut encore, qu’ici, on voit l’essor industriel et commercial du canal. C’est ici, que la Senne reçoit son chant du signe et que s’élève la station d’épuration de Bruxelles-Nord dimensionnée pour traiter les deux tiers restant des eaux usées de la capitale. Le ring, le périphérique passe sur le viaduc. Avec ses 22 rangées de piliers à la dimension de la tâche, un autre monde qui oublie tout.

Plus loin, cela devient champêtre. On pêche. On fait du ski nautique. On glisse au fil de l’eau.

1.jpg

Les ponts se lèvent lentement et s’abaissent tout aussi lents. Cela a l’avantage de penser à regarder le paysage. Le temps de rêvasser une nouvelle fois.

Plus loin, le Pont Brûlé n’en a plus que le nom ressuscité de ses cendres.

Le Pont de Vilvoorde rappelle des souvenirs plus récents. La scission de BHV, par exemple.

Vilvoorde, là, où les Flamands seraient à la maison, disait un slogan dans une autre langue.

En Belgique, des ponts, on n’en manque pas.

Alors, celui-là, était-il un pont trop loin pour de seules raisons de politique ?

Je me le demande encore, quand on sait qu’un pont est fait pour relier les hommes et pas l’inverse.

En images, c’est pour les souvenirs de cette escapade.

L’enfoiré,

Un site bien documenté permet de compléter ce billet.

Citations :

 

  • "Sur les billets de cinq euros, d’un côté il y a une porte, de l’autre, un pont. Ca veut dire : si tu passes pas la porte, t’as plus qu’à te jeter du pont.", Anne Roumanoff

  • "Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts", Isaac Newton

  • "La conscience est un trait d’union entre ce qui a été et ce qui sera, un pont jeté entre le passé et l’avenir", Henri Bergson


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49 réactions à cet article    


  • Lisa SION 2 Lisa SION 2 3 juin 2010 13:43

    Bonjour Guy,

    « une ville qui n’est pas entourée ou traversée par un cours d’eau, n’est pas, tout à fait, une ville. » Dis donc, tu serais pas belge par hasard ? Tiens une ville sans pont ni rivière visible, à cent bornes de chez moi : http://maps.google.fr/maps?hl=fr&ie=UTF8&ll=45.779017,3.085442&spn=0.003367,0.010085&t=k&z=17

    « L’ouvrage le plus remarquable est certainement celui du Plan incliné de Ronquières. Il mériterait une visite à lui seul avec ses 68 m de dénivellation » Là par contre, faut que tu m’expliques comment vous faites pour faire pencher le niveau de l’eau... ??? J’ai franchi avec la péniche de mon frère les seize écluses sur sept kilomètres au partage des eaux de la Loire et de l’Yonne, avec deux fois 250 m et une fois 700 m de tunnels...c’est épatant ! Sous le tunnel, on avançait avec des anglais dans un beau yacht en bois sculpté et on a chanté à tue tête en se répondant :

    OOOO OO YSADEEEOO...Round and round and the indian way ! C’était exhalatant... !

    C’est vrai c’est sympa l’eau en ville avec ses terrasses de platanes centenaires au bord de l’eau. merci pour la visite. a+.


    • L'enfoiré L’enfoiré 3 juin 2010 13:57

      Bonjour Lisa,
       C’est vrai. Comparaison n’est pas raison.
       Les villes, les plus anciennes, s’étendent autour d’un cours d’eau.
       Le Plan incliné de Ronquières, tout à fait entre nous, je ne l’ai pas encore vu. Honte sur moi.
       Les cordonniers sont les plus mal chaussés.
       Je lis qu’il est souvent en panne. 42 ans depuis son lancement. Ce qui veut dire qu’il faut entretenir et cela ça coute cher. Sur l’eau, il n’y a déjà pas des trous dans la voie. Pas de problème d’amortisseurs. Sur route... !!!
       Au fil de l’eau, je n’ai fait cet exercice que sur le Nil.
       Sur la Loire, cela doit être super, aussi.  smiley
       
       


    • stef stef 3 juin 2010 16:34

      Si vous parlez de la sensation que l’eau est courbée, c’est une déformation optique dû à l’utilisation d’un objectif grand angle (au maximum de ce type de déformation, on a l’effet fish-eye)


    • L'enfoiré L’enfoiré 3 juin 2010 16:38

      Stef,

      « type de déformation, on a l’effet fish-eye) »

      Holà, on touche une de mes passions, la photo. Si je m’y mets dans cette direction, on n’est pas prêt de sortir de l’eau.  smiley


    • stef stef 3 juin 2010 17:36

      C’est plus qu’une passion pour moi !!!


    • Voris 3 juin 2010 14:01

      Les ponts ont beaucoup d’histoires à raconter. Tiens cette histoire sombre par exemple :

      Il était un préfet de la Seine.
      Qui s’appelait Maurice Papon.
      Un nom pas destiné aux ponts.
      Son nom est aujourd’hui obscène.

      En mille neuf cent soixante-et-un,
      Il se mit du sang sur les mains.
      Du haut du pont, la joie
      De faire des ricochets cessa.

      On vit encore en 62
      Se dérouler un drame affreux,
      Une manif qui tourna pas rond
      Et fit des ronds dans l’eau (...A-S !)

      Allait se muer à Charonne
      En déferlement de tonnes
      De haine et de brutalité.
      Applaudi par Michel Debré.



      • Voris 3 juin 2010 14:07

        Salut Guy !

        J’ai oublié de signer « Voris » mais tu auras compris que c’est de moi. De toute façon, il manquera quelques couplets...

        Je crois que c’est la polémique au festival de Cannes et le doigt pointé vers Israël qui m’a inspiré cette chanson de ponts. Les donneurs de leçons ne sont pas irréprochables.


      • L'enfoiré L’enfoiré 3 juin 2010 14:08

        Salut Paul,

         Les ponts sont les artères de nos villes.
         Les rues, leurs veines.

         J’ai préféré me pencher sur Appolinaire.
         Plus facile de reprendre la Seine et Senne.

         Tiens, j’ai eu à parler de toi, sur un autre fil.
         
         


      • LE CHAT LE CHAT 3 juin 2010 14:57

        il n’en finira donc jamais ? Que d’eau , que d’eau !


        • L'enfoiré L’enfoiré 3 juin 2010 15:50

          Un chat n’aime pas trop l’eau, non ?

          Il est programmé un autre article qui en verra encore beaucoup plus.
          Mais chaque chose en son temps.
          Là, ce ne sera pas seulement les chats qu’il faudra garer... smiley


        • stef stef 3 juin 2010 16:43

          Si, une fois par an il pisse de la bière !!


          Pour les amateurs de bière (Délirium) : 3e samedi d’août 2010 (gratis)

          Pourquoi personne ne parles jamais de Jeanneke ???

        • L'enfoiré L’enfoiré 3 juin 2010 17:07

          Stef,
          « Si, une fois par an il pisse de la bière !! »
          Dans la semaine, le mari de Jeanneke pissait du lait.
          Un jour, peut-être, de la bière.


          "Pour les amateurs de bière (Délirium) : 3e samedi d’août 2010 (gratis)"
          Où cela ?

        • stef stef 3 juin 2010 17:40

          C’est le petit Julien (Manneken-pis) qui, au moins une fois par an, pisse une délicieuse bière


        • L'enfoiré L’enfoiré 3 juin 2010 17:45

          Jeanneke est la version fille de Manneken Pis.
          Elle se trouve cachée, et donc moins connue, dans l’îlot sacré.


        • L'enfoiré L’enfoiré 3 juin 2010 17:56

          Merci Steph,
          Pour Jeanneke, c’est bien elle.
          Le problème, elle est sous clé.
          Il faut dire que Manneken Pis a déjà été volé de multiple fois.
          Alors, une jolie fillette dans une position délicate....


        • ZEN ZEN 3 juin 2010 18:14

          Je ne bois que de la St Bernardus (la 12) de Wattou (Mt des Cats)
          A genoux... smiley
          Petite diffusion...


        • LE CHAT LE CHAT 4 juin 2010 08:49

          @zen

          je connais aussi ces délicieux breuvage  ! 
          des brunes , des rousses , des blondes , les meilleures amies de l’homme


        • Voris 3 juin 2010 16:19

          Moi j’aime les ponts mais
          Pas tous les ponts.
          J’aime les ponts
          Du mois de mai.

          J’aime le pont Pie dou,
          Le pont Pompidou,
          De Maryline et du pontife,
          Qui méritent mes superlatifs.

          « Les ponts, dis chérie,
          Tu les aimes, toi, les ponts ?
          - Pondichéry, et les ponts-ponts
          Des marins sur le pont ! »


          • Voris 3 juin 2010 16:22

            Merdum ! J’ai encore oublié de signer « Voris ».

            « Voris le vorace »

            Non mais c’est des fois qu’on aurait cru que c’était d’Apollinaire, les styles sont tellement ressemblants...

            J’ai évité les ponts-cifs.


          • L'enfoiré L’enfoiré 3 juin 2010 16:29

            « Voris le vorace »

            Non, le « poèton », le « poépont ». Que dis-je, non, pas un pont.. Pis, un doux... . smiley


          • L'enfoiré L’enfoiré 3 juin 2010 16:32

            Cela me rappelle un ancien-nouveau pont trop loin. Un pont qui revient comme humanitaire dans l’actualité.


          • L'enfoiré L’enfoiré 3 juin 2010 16:35

            et qui n’a rien à voir avec celui-ci, ni celui-là.


          • Voris 3 juin 2010 16:49

            Il y a des ponts qui font tant pont qu’ils absorbent l’eau !
            Pour la donner aux ponts-pieds appelés aussi « les pins-ponts ».


             


          • L'enfoiré L’enfoiré 3 juin 2010 16:52

            Tiens voilà le Pontmoinsseur qui reprend son travail...
             smiley


          • hans 3 juin 2010 17:06

            Merci Guy, un peu defraicheur surtout en ce moment smiley
            Superbe la citation d’Isaac et tellement d’actualité


            • L'enfoiré L’enfoiré 3 juin 2010 17:12

              Salut Hans,
               Oui, de la fraicheur est nécessaire. J’invite ceux qui aime les balade à vélo sur les chemins du canal, il y a moyen de prendre ces ponts tout en douceur, sans fatigue. smiley


            • hans 3 juin 2010 17:35

              Je me souviens aussi d’un de vos articles sur la forêt de Soignes , je compte bien l’utiliser pour y faire un grande ballade.


            • L'enfoiré L’enfoiré 3 juin 2010 17:41

              Forêt de Soignes, forêt soignée cela fait presque 3 ans.
              Depuis, combien de fois, je l’ai emprunté, à pied, en vélo...
              Peu d’eau par là. A part, au château de la Hulpe.
              Que de souvenirs. smiley


            • finael finael 3 juin 2010 17:43

              Bonjour Guy,

              Merci pour la ballade (que j’avais déjà lue sur ton site).

              Ca nous change un peu des tristes empoignades.


              • L'enfoiré L’enfoiré 3 juin 2010 17:52

                Salut Finael,
                 C’était le but. Mais comme la vie reste ce qu’elle est, que la politique pourrit son homme, je n’ai pu m’empêcher de terminer sur une note moins idylique. smiley


              • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 3 juin 2010 17:44

                Moi on m’en a envoyé une autre sur la culture et la poésie Belge

                http://www.youtube.com/watch?v=N4-hpZkhAao

                Enjoy !

                 smiley smiley smiley smiley smiley smiley
                 smiley smiley smiley smiley smiley smiley
                 smiley smiley smiley smiley smiley smiley




                • L'enfoiré L’enfoiré 3 juin 2010 17:50

                  Alois,
                   Je préfère et de loin le grand Jojo avec « Chef, un p’tit verre, on a soif ». C’est moins agité.
                   Puis il y a Arno qui a quitté Ostende et habite aujourd’hui Bruxelles.


                • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 4 juin 2010 10:45

                  Ce que j’en dis c’est que c’était pour montrer à Voris ce qu’est un VRAI tube avec un clip et tout !

                  Il pourrait s’en inspirer pour faire une version Bretonne : la version Belge a tout de même été vue à peu près cinq cent mille fois !

                  Peut être même qu’il pourrait remporter l’eurovision avec un tel tube !


                • ZEN ZEN 3 juin 2010 18:03

                  Salut voisin
                  Le drill des mariniers torpilleurs
                  ... ?

                  J’aimerais savoir
                  Vos sous-marins nucléaires empruntent-ils le canal ? smiley
                  ça ne manque pas de ponts
                  Exact
                  Il y en a un à reconstruire d’urgence avant écroulement :
                  entre les deux communautés linguistiques
                  Je me trompe ?
                  Qui sera l’initiateur et le maître d’oeuvre ?
                  Une colle ! smiley


                  • L'enfoiré L’enfoiré 3 juin 2010 18:13

                    Salut Zen,
                     Nos sous-marins nucléaires ?
                     Dans les centrales, qui comme tout le monde sait, se refroidissent dans les cours d’eau ?
                     L’écroulement des deux communautés ?
                     Qui sont bien plus nombreuses à Bruxelles.
                     Cela a été le sujet de discussion avec Céri hier.
                     Elle croyait qu’il n’y aurait que des Français à bord de AV.
                     La colle, je la cherche au quotidien.dans mon Journal de Campagne.
                     Je vous assure qu’on ne manque pas de s’y amuser.
                     Les commentaires contiennent ce qu’il faut, là où il faut.  smiley
                     

                     


                  • L'enfoiré L’enfoiré 3 juin 2010 18:16

                    J’oubliais pour raccrocher à cet article du K-Nal. Je l’avais introduit comme commentaire sur mon site.
                    La zone de canal près de Ronquière et jouxtant le Bois de la Houssière revient à l’actualité avec une affaire qui date de 1985. Des armes y ont été trouvées dans le fond.
                    L’affaire des tueurs du Brabant


                  • Voris 3 juin 2010 18:04

                    Il y a aussi les ponts que faisait sauter la Résistance. A propos, Jean Moulin peintre, c’est ce soir sur France 5 (musée de Quimper).


                    • L'enfoiré L’enfoiré 3 juin 2010 18:21

                      Jean Moulin, j’ignorais qu’il ait été peintre avant de passer dans la Résistance.
                      La guerre fait non seulement des victimes humaines, mais aussi pour l’art.
                      Merci.

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