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Accueil du site > Actualités > International > Aux États-Unis, une personne sur sept vit dans la pauvreté

Aux États-Unis, une personne sur sept vit dans la pauvreté

Combien vaut le bonheur ? Aux États-Unis, au-delà du seuil de 75 000 $, rien ne vous garantit que votre bonheur s’enrichira. 

Daniel Kahneman, Prix Nobel d’Économie en 2002, et son collègue, Angus Deaton, de l’université de Princeton, viennent de publier une étude dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, qui porte sur l’évolution du bien-être d’un échantillon de 1.000 Américains, interrogés en 2008 et en 2009 pour l’indice Gallup-Healthways. Les auteurs en viennent à la conclusion que l’appréciation que chacun a sur sa vie, augmente constamment en suivant les revenus. Le bien-être émotionnel également. Cette conclusion se base sur 450.000 réponses. Cependant, il n’y a plus de progrès supplémentaire après un revenu annuel d’environ 75.000 dollars (58.600 euros). Et les auteurs de concluent : « 75.000 dollars est un seuil au-delà duquel des hausses de revenus n’améliorent plus la capacité des individus à faire ce qui compte le plus pour leur bien-être émotionnel, comme de passer du temps avec ceux qui leur sont chers, éviter la douleur et la maladie, et profiter de leurs loisirs ». En d’autres mots, gagner toujours plus d’argent renforce le sentiment d’avoir réussi sa vie mais ne rend pas nécessairement plus heureux. En contrepartie, comme l’indique Le Figaro, la pauvreté fait le malheur : « la faiblesse des revenus exacerbe la douleur émotionnelle qui accompagne des malheurs comme le divorce, ou le fait d’être en mauvaise santé ou seul », écrivent Daniel Kahneman et Angus Deaton.

Avec un des plus importants PIB par habitant du monde (46.400 dollars, selon la CIA), les États-Unis n’arrivent pas à dépasser, en termes d’indice du bonheur, le Danemark et la Nouvelle-Zélande (The United States, which had the highest gross domestic product per capita, can’t claim to be as happy as Denmark and New Zealand). Le Danemark est au 31ième rang mondial en termes de PIB par habitant (36.000 dollars en 2009) et la Nouvelle-Zélande est 51ième rang (à 27.300 dollars). Cette autre étude de la revue américaine Journal of Personality and Social Psychology, dont les conclusions sont dévoilées par le Christian Science Monitor, a été menée auprès de 136.000 personnes dans 132 pays différents, entre 2005 et 2006. Andrew Oswald, professeur en sciences de la psychologie à la Warwick Business School, s’interrogeait en ces termes : « We don’t know why there’s a strong link between income and life satisfaction, but most economists would say it’s because dollars buy stuff and humans like stuff ». Le bonheur est-il devenu un produit de consommation ?

Et aux États-Unis, les nouvelles tombent comme la misère sur le dos des pauvres. Selon le Bureau américain du recensement, le nombre de pauvres a enregistré une hausse record en 2009, sur fond de récession économique. Des démographes, interrogés par Associated Press, prédisent que le taux de pauvreté chez les Américains âgés de 18 à 64 ans devrait dépasser les 12,4%, contre 11,7% auparavant. Du jamais vu depuis au moins 1965. La richesse vaut mieux que la pauvreté, ne serait-ce que pour des raisons financières, disait Woody Allen. À sept semaines des élections de mi-mandat, Barack Obama ne pouvait espérer statistique plus catastrophique, avec un taux de chômage de 9,6% et le fait que « 15% d’Américains sont désormais pauvres », soit un habitant sur sept. Il y aurait donc plus de 45 millions de personnes pauvres dans le pays. Les mauvaises nouvelles ne cessent de s’accumuler sur la table du président américain. Selon Le New York Times, entre 2007 et 2009, le nombre de familles dans les foyers de sans-abris est passé de 131.000 à 170.000. Comme l’indique Michael Luo : « for millions who have lost jobs or faced eviction in the economic downturn, homelessness is perhaps the darkest fear of all ».

Comble de l’ironie, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) indique que, pour la première fois depuis 15 ans, le nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde a baissé en 2010, à 925 millions. Pour comparaison, en 2009, le nombre s’élevait à 1 023 million de personnes affamées, ce chiffre reculant de 9,6 % cette année.

La réponse à cette pauvreté galopante, selon Barack Obama, est de faire croître l’économie et de s’assurer qu’il y a assez d’emplois. Le nombre d’Américains très pauvres avait déjà augmenté de 26 % de 2000 à 2005. C’était bien avant la crise. Selon l’Observatoire des inégalités, entre 2000 et 2007, le nombre de pauvres est passé, aux États-Unis, de 31,6 à 37,2 millions et le taux de pauvreté est passé de 11,3 à 12,5 %. Et en 2007, le seuil de « grande pauvreté » s’établissait aux États-Unis à 5080 $US (3.911,91 EUR) par an pour un individu. Selon une étude de McClatchy Newspapers, basée sur le recensement de 2005, près de 16 millions d’Américains vivaient dans « une pauvreté profonde et sévère », avec un revenu de moins de 9.900 dollars par an pour un couple avec deux enfants. Et la récente crise n’a fait qu’accentuer, depuis, ces écarts. En terre d’Amérique, une personne ou une famille est considérée comme pauvre si ses revenus sont inférieurs au seuil de pauvreté, qui était fixé en 2008 à 11000 dollars annuels pour une personne seule et 22.025 dollars annuels pour une famille de quatre personnes.

Selon une étude de l’Institute for Policy Studies, un groupe de réflexion basé à Washington, et publiée en début de septembre sur CBS News Business, les dirigeants des 50 sociétés américaines qui ont le plus licencié pendant la récession ont touché un salaire significativement plus élevé que les autres. L’étude montre que 72% des sociétés ont supprimé des effectifs alors que leur bénéfice progressait. Le salaire des dirigeants des 50 entreprises qui ont le plus licencié a progressé de 7% en 2009, alors que sur l’ensemble des groupes étudiés, il a reculé de 11%. Les exemples sont révélateurs : le patron du groupe pharmaceutique Schering-Plough a gagné 50 millions de dollars et licencié 16.ooo personnes en 2009. Le patron de Johnson & Johnson a gagné 25,5 millions de dollars et licencé 8.900 personnes. Celui de Citigroup a gagné 5 millions de dollars et licencié 52.175 personnes.

Les États-Unis sont une terre de contrastes. Selon l’Urban Institute Health Policy Center, cité par l’Express, 7,3 millions d’enfants n’ont pas d’assurance maladie sur le territoire américain, alors que cinq millions d’entre eux y auraient droit. Sur ces cinq millions d’enfants, 39% résident dans trois Etats - la Californie, le Texas et la Floride. Plus de la moitié des enfants américains vivent dans ces trois États. En 2007, 47 millions d’Américains sur 305 millions ne bénéficiaient d’aucune couverture sociale, soit 15,8% de la population. Le président Obama déclarait récemment : « Un des changements d’attitude auquel j’aspire ici à Washington et partout aux États-Unis est de voir dans la situation des enfants et des familles sans toit quelque chose d’inacceptable dans un pays aussi riche que le nôtre ». Il lui faudra parcourir une longue route pour réaliser cet objectif.

Il faut relire John Kenneth Galbraith. Il publiait sur la pauvreté un texte percutant dans le numéro de novembre 1985 de Harper’s Magazine. Le Monde diplomatique avait publié à nouveau ce texte en 2005. Il est toujours d’actualité. Galbraith écrivait notamment : [...] Plutarque affirmait que « le déséquilibre entre les riches et les pauvres est la plus ancienne et la plus fatale des maladies des républiques ». [...] Il faut commencer par la solution proposée par la Bible : les pauvres souffrent en ce bas monde, mais ils seront magnifiquement récompensés dans l’autre. Cette solution admirable permet aux riches de jouir de leur richesse tout en enviant les pauvres pour leur félicité dans l’au-delà. [...] Chacun conviendra pourtant qu’il n’existe pas de forme d’oppression plus aiguë, pas de hantise plus continue que celles de l’individu qui n’a plus un sou en poche. On entend beaucoup parler des atteintes à la liberté des plus aisés quand leurs revenus sont diminués par les impôts, mais on n’entend jamais parler de l’extraordinaire augmentation de la liberté des pauvres quand ils ont un peu d’argent à dépenser. Les limitations qu’impose la fiscalité à la liberté des riches sont néanmoins bien peu de chose en regard du surcroît de liberté apporté aux pauvres quand on leur fournit un revenu.


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56 réactions à cet article    


  • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 16 septembre 2010 13:35

    Ange


    Les États-Unis sont en général recoinnus pour leur immigration. Sauf tout récemment avec cette loi de l’Arizona qui autorise la police à examiner si des suspects se trouvent légalement sur le territoire américain sur simple soupçon de clandestinité.Barack Obama, qui a critiqué cette disposition de l’Arizona, a promis une vaste réforme de l’immigration pendant sa campagne pour la Maison Blanche, afin d’accorder un statut légal aux 11 millions de sans-papiers que comptent les Etats-Unis. Elle est toujours attendue. Il veut l’accord de l’opposition.

  • ZEN ZEN 16 septembre 2010 13:41

  • Fergus Fergus 16 septembre 2010 10:14

    Bonjour, Pierre.

    Tout le problème des Etats-Unis tient dans le titre de l’article. Comment pourrait-il en aller autrement dans une nation dont les concepts de base sont l’invidualisme exacerbé et un « struggle for life » qui laisse tant de personnes sur le carreau, sans gîte, sans job, sans argent, sans espoir ?

    Tout cela pour avoir voulu croire que tout le monde peut être du côté des vainqueurs. Une illusion tout droit venue du fameux « rêve américain », éminemment libéral, qui continue de faire de très gros dégâts. Et cependant oui, il est possible à chaque américain de croire, à un moment donné, qu’il aura sa chance, et de fait les possibilités de sortir du lot sont plus grandes dans ce pays que dans notre vieille Europe engoncée dans des modèles quelque peu étriqués. Mais pour un individu qui réussit, combien échouent ? Sans même parler des homeless, combien vivotent sans avoir accès aux soins ou à des conditions de vie minimales ?

    Le modèle américain, qu’Obama tente avec d’énormes difficultés d’améliorer, n’est pas digne de la grande nation démocratique que les USA prétendent être car, pour ce qui est de la protection sociale et de la prise en charge des citoyens, il est beaucoup plus proche, avec ses fondations de milliardaires ou ses services sociaux religieux qui ne se privent pas de faire le tri de leurs bénéficiaires, de ce que l’on connaissait autrefois chez nous, au temps de la monarchie et des « bonnes oeuvres » gérées par les dames de la cour et les ecclésiastiques.

    Cela dit, les parcs nationaux sont superbes. C’est toujours ça !


    • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 16 septembre 2010 13:50

      Fergus


      Remarques assez justes. Ce qui est révélateur du peuple américain est le fait que, depuis que le peuple a le sentiment que la crise se résorbe, les ventes automobiles ont baissé au profit des ventes de véhicules lourds et consommateurs d’énergie. Chez Ford, la progression des ventes est exclusivement due à celles de camions (+27,4%), celles de voitures et de véhicules utilitaires ayant reculé. Chez Chrysler, la hausse des ventes est surtout imputable à la marque de 4x4 de loisirs Jeep, alors que les marques Dodge et Chrysler ont vu baisser les leurs. 

      Et pendant ce temps, Il manque 6.600 milliards de dollars aux Américains pour maintenir leur niveau de vie pendant leur retraite, selon les calculs d’une étude universitaire publiée mercredi 15 septembre aux Etats-Unis. Les Américains ne sont pas prêts financièrement à s’arrêter de travailler (Nouvel Obs)

    • Marc P 16 septembre 2010 10:19

      En effet, rien à dire à part : « Quel gachis, combien d’existences endolories par la pauvreté dès l’enfance dans un pays ou objectivement tout était et est encore possible », et tout ça parceque la majorité de « ceux qui s’en sortent » ne l’attribuent qu’à Dieu et ou leur initiative individuelle...


      • Kakapo Harry Tuttle 16 septembre 2010 10:52

        L’argent ne fait pas le bonheur, il en donne juste l’illusion, dans une sorte de fuite en avant.

        La réduction des inégalités devraient être un but légitime pour toute politique.
        Trois fois hélas.
        La nature est ainsi faite que cela ne peut rester qu’un espoir, un idéal. En être conscient, ne justifie pas cet état de fait, mais permet d’être vigilant.

        Voir à ce sujet, l’expérience de différenciation sociale chez les rats : l’expérience des rats plongeurs. Il existe d’autres vidéos peut-être plus complètes : votre moteur de recherche est votre ami, ça en vaut la peine.

        Il existe plusieurs sites qui expliquent les variantes et les profondes implications de cette expérience. De quoi alimenter notre pessimisme mais pas notre renoncement.


        • Kakapo Harry Tuttle 16 septembre 2010 10:53

          « Le rat est un homme pour le rat ».


        • Kakapo Harry Tuttle 16 septembre 2010 11:05

          Bien heureux sont les « autonomes » (à mettre en relation avec les personnes qui refusent dans l’expérience de Milgram).

          Malheureusement, perso, je suis un « ravitailleur ». Et vous ?


        • TSS 16 septembre 2010 12:15

          En France : 8 millions de personnes en dessous du seuil de pauvreté ! 64 millions d’habitants !

          rapport 1/8 ,nous n’avons rien à leur envier ... !!


          • Kakapo Harry Tuttle 16 septembre 2010 12:25

            Tous les pays sont à la même enseigne. Un libéral parlerait de « dommage collatéral ».

            C’est ça, aussi, la mondialisation.


          • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 16 septembre 2010 13:59

            TSS


            En effet. Par exemple, le Québec est confronté à cette réalité : la pauvreté accroît les risques de décrochage scolaire qui, en retour, accroît les risques de vivre dans la pauvreté. Un cercle vicieux infernal duquel les futures générations doivent sortir.

          • paul 16 septembre 2010 12:44

            Les tentatives de réformes sociales d’Obama se heurtent à la droite populiste des ultras conservateurs et d’une bonne partie des républicains .
            En particulier pour la réforme de santé dont ne parle pas l’article, le Tea Party, appuyé par des
            milliardaires et des lobbies pharmaceutiques ( ce sont les lobbies qui font la loi ) veut faire
            échouer la réforme .
            Car en ce beau pays, la solidarité envers les plus démunis se présente plutôt sous forme de
            charité, comme ces manifestations où les plus riches sont invités à montrer leur générosité ,
            sans doute avec quelques avantages fiscaux .

            On se souvient que notre Tartarin national avait dit à Obama à propos de la réforme de santé :
            « bienvenue au club ». Gonflé ! alors qu’il détruit progressivement dans son propre pays une
            institution qui a 64 ans et que nous envient les autres pays .


            • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 16 septembre 2010 14:14

              Paul


              J’ai déjà traité ici de l’impact des Tea Party Patriots sur la politique intérieure des États-Unis. Christine O’Donnell,appuyée par Sarah Palin, le vétéran Mike Castle, élu deux fois gouverneur de l’Etat du Delaware. Le Tea Party est en voie de dépasser la Christian Coalition en terme d’influence. Dans l’État de New York, Carl Paladino, également appuyé par Sarah Palin, a délogé l’ancien représentant Rick Lazio. Le GOP (républicains) frémit à l’idée d’un vague sans précédent du Tea Party qui balaierait une partie importante de ses candidats. 

            • ZEN ZEN 16 septembre 2010 13:35

              Merci , Pierre, pour ces informations, qui viennent utilement compléter l’article que j’avais commis il y a quelques jours


              • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 16 septembre 2010 14:15

                Zen


                Exact. Excellent article, par ailleurs.

              • Jean-paul 16 septembre 2010 14:33

                L’article aurait du etre objectif : Augmentation des pauvres dans les pays riches ( Europe ,Canada ,USA )
                Maintenant etre pauvre aux USA ( maison ,vieille voiture ,fast food ,tele ,portable ,computer ) est different d’etre pauvre dans un bidonville du Bresil ou du Venezuela par exemple .
                Quant on voit les RSA ,les SDF ,,les jeunes faisant la manche ,les plus de 50 ans au chomage en attendant l’age de la retraite ,avec tous les problemes qu’il y a en France , vous avez raison c’est plus simple de critiquer les USA .


                • foufouille foufouille 16 septembre 2010 17:46

                  ya pas de sdf aux usa
                  tu dois avoir un floutage automatique


                • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 16 septembre 2010 15:01

                  Jean-Paul


                  Je ne partage pas votre avis, vous vous en doutiez bien. J’ai évité de porter un jugement sévère sur les États-Unis. Est-il encore possible de constater - prima facie - qu’il y a une situation alarmante aux États-Unis sans obligatoirement comparer celle-ci à la France ou à d’autres continents, dans le monde ?

                  • Jean-paul 16 septembre 2010 15:39

                    Les Americains pensent qu’ll faudra attendre encore 2 a 3 ans pour l’economie .
                    Un touriste qui viendrait aux USA ne verrait aucune difference ,bien sur il ne visiterait pas ls quartiers pauvres ( trop dangereux ) .
                    Vous oubliez de parler de tous ces emigres qui ont debarque avec une valise ou meme sans et au bout de quelques annees de travail ont maison ,voitures etc...Le reve americain existe pour eux ,et meme si l’economie est difficile ,l’espoir est toujours la .


                    • Fergus Fergus 16 septembre 2010 16:52

                      Bonjour, Jean-Paul.

                      Problème : même en période de forte croissance, ce rêve américain ne débouchait pas sur un avenir radieux pour tous ces immigrés, loin de là. Or désormais il va falloir compter avec la prééminence économique de la Chine et, plus tard, de l’Inde. Sans doute les Etats-Unis ne retrouveront-ils plus jamais le même niveau de vie et la même capacité à offrir une vie confortable à tous ceux qui se pressent encore à sa frontière.

                      Cette réalité, ajoutée à l’absence de régulation drastique des marchés qui continueront de faire peser une terrible menace sur les capitalisations sociales, est désormais comme une énorme épée de Damoclès appelée à grossir et à devenir, année après année, plus menaçante.

                      Mais je ne suis pas économiste, pas plus que politologue, et peut-être suis complètement à côté de la plaque. Je le souhaite sincèrement.


                    • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 16 septembre 2010 16:08
                      Un touriste qui viendrait aux USA ne verrait aucune difference

                      Jean-Paul

                      1,7 million de maisons et d’appartements ont été saisis en 2008 aux Etats-Unis ; c’était près de 2,8 millions en 2009 et  des millions d’autres sont prévus en 2010. Ça doit se voir dans quelques quartiers, ne croyez-vous pas ? 


                      • Fergus Fergus 16 septembre 2010 16:54

                        Exact, Pierre, et en l’occurrence non dans les quartiers pauvres, souvent faits de bric et de broc, mais bel et bien dans les quartiers résidentiels habités par les classes moyennes.


                      • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 16 septembre 2010 17:08

                        Fergus


                        Giovanni Peri, professeur associé à l’Université de Californie à Davis, montre dans une étude publiée lundi aux Etats-Unis les effets bénéfiques de l’immigration sur l’économie américaine : « Les données montrent que, au bout du compte, les immigrés augmentent la capacité de production de l’économie américaine, stimulent l’investissement et favorisent une spécialisation qui, à long terme, dope la productivité ». L’auteur ajoute : « Conformément à ce qu’ont montré des travaux de recherches antérieurs, il n’y a aucune preuve que ces effets bénéfiques aient lieu aux dépens de l’emploi des personnes nées aux Etats-Unis ».

                        • Fergus Fergus 16 septembre 2010 17:30

                          Je crois, Pierre, que ce ce constat vaut également pour la France.

                          A cet égard et de manière incidente, il est intéressant de noter que notre pays compte grosso modo un quart de sa population immigrée ou d’origine immigrée récente (jusqu’à trois générations). Un pourcentage qui monte probablement à près du tiers dans le midi de la France, là où précisément se recrutent les plus ardents soutiens du FN à ses positions xénophobes et anti-immigrés !

                          La sociologie recèle parfois de bien étranges découvertes.


                        • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 16 septembre 2010 17:32

                          La sociologie recèle parfois de bien étranges découvertes


                          Fergus

                          Très juste. smiley

                          Pierre R.

                        • Jean-paul 16 septembre 2010 17:08

                          Justement un touriste ne va pas noter la difference entre maintenant et avant .Il pourra juste voir quelques maisons fermees pour « foreclosure » .
                          Et a Miami les francais sont les rois de la nuit .


                          • Jean-paul 16 septembre 2010 17:14

                            Bon plan :
                            Vous louez une superbe villa en « foreclosure » pour un loyer extremement bas mais attention a tout moment la banque peut vous mettre a la porte ( normalemententre 6 mois et un an )


                            • foufouille foufouille 16 septembre 2010 17:49

                              sdf .......... le super plan libertaryen
                              tu devrais dormir dehors pour voir


                            • Gandalf Tzecoatl 16 septembre 2010 18:45

                              Je me trompe peut-être, mais leur culture « win or die » (gagne ou crève) n’est pas près de se dissoudre dans de la social-démocratie, dont Obama semble de plus un plus un mirage.


                              Car le fait est que cela atteint et entache l’identité nationale, les crises se conjuguant malheureusement avec les relents xénophobes, et cela, partout ailleurs, surtout ici.

                              Ils sont plutôt prompts à revisiter leurs pères fondateurs quitte à radicaliser leur héritage que d’importer des modèles considérés comme étrangers. 

                              Et on ne voit pas bien ce que pourrait donner la revanche républicaine sur les démocrates, hormis le minarchiste Ron Paul.

                              Pour résumer, aux US, il vaudrait mieux réussir ou quitter le navire.





                              • Jean-paul 16 septembre 2010 19:32

                                Personnellement ,je trouve la vie plus facile aux USA
                                Les Americains sont sympas ,pratiques .Moins de bureaucratie aussi .Le service n’a rien de comparable avec la France .
                                Je dirai que les Francais sont plutot aigris et raleurs sans parler de leur arrogance .
                                Bref demandez aux francais installes aux USA s’ils veulent revenir en France :)


                                • foufouille foufouille 16 septembre 2010 19:48

                                  il yena mais pas des fils de bobos comme toi


                                • Jean-paul 16 septembre 2010 20:24

                                  @Foufouille
                                  Jouez au tierce ,au loto ,vendez sur Ebay .


                                • agoratoc 17 septembre 2010 00:00

                                  assez daccord , sans meme parler des usa on connait tous des gens expatriés et qui ne veulent surtout pas revenir . en france on a plein d aides en tous genre ,ce grand concept de solidarité censé s occuper de tout le monde mais pourtant les francais sont un des peuple les depressif au monde , on sent pas les gens heureux , aux usa les gens font avec ce qu ils ont et essayent de se debrouiller par eux meme et ca donne une société plus oxygénée .


                                • eric 16 septembre 2010 20:05

                                  Usant ces répétitions ! Bon

                                  1 ) Les stats us :
                                  http://www.google.com/search?q=census+am%C3%A9ricain&ie=utf-8&oe=utf-8&aq=t&rls=org.mozilla:fr:official&client=firefox-a
                                  parmis les gens inclus dans la catégorie pauvres : 43% possèdaient leur propre maison, 80% l’air conditionné, près des trois quarts au moins une voiture, et 31% deux ou plus, 97% un téléviseur couleur et plus de la moitié deux ou plus, 78% un lecteur vidéo ou DVD, 89% un four à micro-ondes, plus de 50% un équipement stéréo, plus d’un tiers un lave-vaisselle et 62% étaient connectés au câble de télédistribution ou avaient une antenne parabolique. Le « pauvre » des États-Unis moyen dispose également de plus d’espace – 134 m² – pour vivre qu’une famille normale de Paris, Londres, Vienne, Athènes ou d’autres villes européennes (120 m² en moyenne en Europe) : seuls 4% des foyers pauvres américains sont surpeuplés et plus des deux tiers offrent plus de deux pièces par personne.

                                  2) Les EUA sont le pays du monde le plus ouvert à l’immigration : environ 35 millions de migrants y vivent en ce moment. Nous sommes bien placés en fFrance pour savoir que ce n’est pas toujurs facile d’assurer leur promotion sociale rapidement.

                                  3) 170 000 foyer sans abris ? Pour 310 millions d’habitants ? En france 100 000 pour 60 ? Heureusement que nous avons le système social que le monde nous envie...

                                  4) Après on peut dire que tous les chiffres sont truqué faux, manipulés, mais il en est un qu’on ne peut pas truquer, c’est l’espérance de vie. Aujourd’hui et dans les projections, elles sont exactement semblables en France et aux EUA. Comme la société américaine est beaucoup plus violente, cela dénote peut être d’une légère sur performance du système de santé US par rapport au notre. En revanche, les couts du système français en termes de prélèvements obligatoires sont beaucoup plus élevés.

                                  Bref, être pauvre n’est jamais drôle où que ce soit. La bonne nouvelle pour les EUA est que les pauvres y sont moinspauvres que partout ailleurs, d’une part, et que la pauvreté y est pour l’essentiel un passage provisoire et de courte durée( voir à nouveau les chiffres du census) contrairement à ce qui se passe en france où, à coup de RMI, de RSA et de carte scolaire, on a réussi à enkyster une pauvreté durable ;

                                  Bon, vous n’aimez pas les riches, vous n’aimez pas les Etats unis, vous n’aimez pas le capitalisme, tous cela est votre droit. En réalité, je suppose que vous supportez surtout mal la démocratie libérale, pour ne pas dire la démocratie tout court.

                                  Mais si vous vous intéréssiez un peu aux pauvres, vous devirez vous réjouir de leur situations sans équivalent dans le monde en amérique...







                                  • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 16 septembre 2010 22:16

                                    Eric


                                    J’ai évité des comparaisons pour ne m’attacher qu’à la situation qui prévaut aux États-Unis. Je vois que vous véhiculez encore de vieux clichés sur la pauvreté aux États-Unis (des pauvres riches). Est-il possible d’analyser une situation dans un pays sans nécessairement tout ramener à son confort et à sa culture propre ? À quand remonte votre dernier voyage aux États-Unis ? 

                                  • Carl 16 septembre 2010 22:41

                                    Et ce n’est qu’un exemple...

                                    « 3) 170 000 foyer sans abris ? Pour 310 millions d’habitants ? En france 100 000 pour 60 ? Heureusement que nous avons le système social que le monde nous envie... »

                                    Un conseil, laissez tomber les chiffres, les analyses... et les hyperliens, c’est trop compliqué pour vous, vous vous trompez, vous mélangez tout, et, à moins que cela soit volontaire, cela risquerait de vous faire passer pour un imbécile...



                                  • Jean-paul 17 septembre 2010 01:45

                                    @ carl

                                    Laissez tomber les chiffres....
                                    Vous pouvez le dire aussi a l’auteur de l’article .


                                  • Jean-paul 17 septembre 2010 01:50

                                    @l’auteur
                                    A quand remonte votre dernier voyage aux USA
                                    @ ZEN
                                    A quand remonte votre derniers voyage aux USA ?
                                    It was just a couple of weeks in NY City and Houston a few years ago ?


                                  • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 17 septembre 2010 03:40

                                    Jean-Paul


                                    Relativement à mon dernier voyage aux États-Unis, vous aurez la réponse ici : À la découverte de la Grosse Pomme et là : Sur la route de Burlington.

                                    Je fréquente et je visite les États-Unis depuis cinquante ans. Et si vous répondiez à la même question avec franchise ?



                                  • eric 16 septembre 2010 21:27

                                    A rouxel : Mort de rire ! les techniques du marketing émotionnel des publicitaires de l’ultralibéralisme mondialisé, au service du combat pour l’égalité, et contre la raison raisonnante ; Mais bon, c’est comme pour la léessive, cela peut marcher......

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