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Accueil du site > Actualités > International > Centrafrique-RD Congo : effet domino ?

Centrafrique-RD Congo : effet domino ?

La chute du Président centrafricain François Bozizé, le 24 mars dernier, n’a pas fait grand bruit dans la presse internationale. Un évènement qui pourtant pourrait être le début d’un nouveau cycle de bouleversements majeurs en Afrique centrale, avec, une fois de plus, la République Démocratique du Congo dans le collimateur.

Deux éléments, au moins, devraient inquiéter les Congolais au plus haut point et rappeler la douloureuse expérience du Rwanda : la chute d’un régime plutôt « ami » et la possible implication de l’élite politico-militaire de Kigali dans les évènements récents en République Centrafricaine.

Dans un article assez intriguant publié par la journaliste belge Colette Braeckman[1], spécialiste de l’Afrique centrale, on apprend que les rebelles de la Seleka qui ont mené un raid victorieux sur Bangui ont pu bénéficier de l’aide des stratèges de l’armée rwandaise dont un contingent est stationné dans la région soudanaise du Darfour, frontalière avec la Centrafrique. A Bangui, les habitants ont affirmé que la rébellion de la Seleka est massivement constituée de combattants soudanais, qui ont traversé le pays du Nord (frontière du Darfour) au Sud.

Les possibles liens entre la Seleka et les dirigeants rwandais ont été ébruités au détour d’une maladroite allusion de Jean-Marie Runiga[2], l’ancien président du M23 (la milice opérant dans l’Est du Congo avec le soutien du Rwanda et de l’Ouganda). Personne n’a alors pensé au contingent rwandais stationné dans le Darfour et à la possibilité qu’il puisse s’impliquer dans un conflit aussi lointain par rapport aux frontières rwandaises.

On a surtout oublié que le Pays de Paul Kagamé a déjà mené une opération extrêmement audacieuse en 1998 durant la Deuxième Guerre du Congo. Des troupes rwandaises étaient, en effet, acheminées par avion de Goma (Est du Congo) à Kitona (2 mille kilomètres à l’extrême ouest du Congo). La capitale congolaise Kinshasa, attaquée sur le flanc ouest, était au point de tomber. Le régime de Laurent Kabila dut son salut au soulèvement de la population et à l’intervention de l’armée angolaise. Le Rwanda n’a jamais digéré sa déroute militaire à Kinshasa et les évènements à Bangui n’annoncent rien de bon pour le Congo.

Comme Mobutu qui, en son temps, envoya des troupes au Rwanda pour essayer de sauver le régime de son ami Habyarimana, les autorités de Kinshasa ont sûrement flairé le péril qui se profile derrière les rebelles de la Seleka. Kinshasa a envoyé un contingent des FARDC (armée nationale de la RDC) pour tenter de sauver le régime « ami » de François Bozizé. Mais comme au Rwanda, le régime « ami » était condamné. A Bangui, les FARDC n’ont pas fait le poids. Même les soldats sud-africains ont dû renoncer après avoir subi de lourdes pertes. Ainsi, pour reprendre la formule de Colette Braeckman, c’est tout le Nord de la RD Congo qui se retrouve aujourd’hui « dégarni ». Une frontière longue de 1577 km qui devient perméable au moment où le Congo peine à sécuriser les 213 km de sa frontière avec le Rwanda…

En tout cas, Kigali, dont on sait qu’il n’entreprend rien, sur le plan militaire, sans le Congo en arrière-pensée, et surtout sans l’aval des Américains, dispose maintenant d’un vaste champ opérationnel auquel il faut ajouter ses trois alliés : l’Ouganda, le Burundi et le Sud-Soudan.

S’il s’avère que les stratèges rwandais ont aidé la Seleka en concertation avec des agents américains, nous pourrions être à l’aube du travail de remodelage de la carte de l’Afrique centrale dont parle Pierre Péan dans Carnage[3]. Ce travail, qui a commencé avec le démantèlement du Soudan, devrait se poursuivre avec la balkanisation tant redoutée du Congo, une obsession américaine qui se lit dans le Grand Echiquier de Zbigniew Brzezinski et des déclarations révélatrices des personnalités comme Herman Cohen et Nicolas Sarkozy.

En face, le Congo de Joseph Kabila peut difficilement faire face. L’armée est dans un état catastrophique comme en témoignent les revers à répétition dans le Kivu. La seule unité militaire du pays qui tient à peu près, c’est la force de l’ONU, que les bataillons de l’armée rwandaise et leurs protégés du M23 ont tournée en dérision en s’emparant de la ville de Goma le 20 novembre dernier. Une faiblesse militaire du pays qui s’ajoute au déficit du soutien populaire au régime.

En effet, depuis les élections frauduleuses de novembre 2011, le pays vit dans une forme de lassitude et de paralysie. Une ambiance de fin de règne rappelant les dernières années du régime de Mobutu. Trop peu de Congolais se sentent liés à la personne et au régime de Joseph Kabila, encore moins à son action, ce qui n’est guère rassurant dans des moments d’incertitude. En cause, un bilan plus que moyen en matière économique, sociale et de réforme de l’Etat.

Le pays, en dépit de ses immenses richesses minières, est tout dernier au classement mondial de la pauvreté. Une misère de l’écrasante majorité de la population qui contraste avec l’enrichissement des proches du Président et que les Congolais supportent de moins en moins. Sur un autre tableau, Transparency International présente un pays ravagé par la corruption. Quant aux droits de l’Homme, l’ampleur des exactions contre la population est telle que la force de l’ONU, venue pourtant aider les autorités, est obligée de les dénoncer dans ses rapports comme dans le cas des évènements de Minova.

Le Congo se retrouve ainsi dans un état de vulnérabilité sur le plan intérieur alors que le péril rode le long des frontières. Des centaines de kilomètres de frontière à surveiller, une armée de bric et de broc, un peuple désabusé et, pire, des agresseurs déterminés et redoublant d’imagination.

Les premiers gestes de Michel Djotodia vont en tout cas être surveillés de très près par Kinshasa.

Boniface MUSAVULI



[3] Carnages. Les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique, édition Fayard, 2010, p. 280. Enquête sur le rôle des États-Unis, de la Grande-Bretagne et d'Israël dans les guerres africaines, notamment sur les théories de génocide au Rwanda et au Darfour.

 


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12 réactions à cet article    


  • Federation 28 mars 2013 15:51

    Pourquoi voyez-vous le Rwanda dans toutes les malheurs qui touchent l’Afrique centrale ? L’Est de la RDC ne vous suffit plus ? Je pense que vous exagérez (tout comme P. Péan d’ailleurs qui voit les Tutsi partout !) la capacité de l’armée rwandaise...


    • MUSAVULI MUSAVULI 28 mars 2013 16:50

      Ceux qui savent à quel point le Congo représente une obsession pour les dirigeants de Kigali ont compris qu’il n’y a rien d’exagéré. Des officiers rwandais, mêlés aux soldats congolais au terme des multiples brassages des groupes armés, sont maintenant installés jusque dans la province congolaise du Bas-Congo, c’est-à-dire à plus de 2 mille kilomètres de Kigali. Vous avez dit « voir le Rwanda partout » ? Allez faire un tour dans les régions ouest du Congo et demandez-vous ce que Kigali fait là-bas. Ne parlez surtout pas de « Tutsis congolais ». James Kabarebe fut présenté comme un « Tutsi congolais ». Tout comme Bosco Ntaganda. L’arnaque intellectuelle consistant à accuser les Congolais de « rwandophobie » ne marche plus.


    • Congolais rwandophone 28 mars 2013 21:12

      @Musavuli pourquoi ne pas parler des congolais rwandophones ? c’est bien la, la source du probleme, vous ne voulez toujours pas reconnaitre le droit des rwandophones authoctones du nord et sud kivu, le droit a la citoyenetete des rwandophones immigres en 1920 et 1959, le droit des congoloais rwandophones nées en RDC apres 1960 mais dites moi, les volcans Nyiragongo et Nyiamulagira sont en quelque langue ? c’est du kinyarwanda, et ces volcans sont pourtant en RDC 


    • MUSAVULI MUSAVULI 28 mars 2013 22:30

      Qui sont ces « Congolais rwandophones » immigrés en 1920 et 1959 ? James Kaberebe (1996), Bosco Ntaganda (1996),... Je peux continuer la liste si vous voulez. Jusqu’au début des années 1990, les « Rwandophones » avec ou sans la nationalité zaÏrwoise représentaient à peine 1% de la population du Congo. Ils étaient parfaitement connus et faisaient partie de la société zaïroise. Une situation qui aurait pu durer pour toujours puisqu’ils se mariaient et mariaient leurs filles et fils aux autres Zaïrois. La grave erreur qui traversa cette communauté était, pour certaines familles, d’envoyer leurs enfants dans les maquis du FPR où ils furent d’ailleurs maltraités puisque la guerre du FPR était avant tout une affaire des « Tutsis d’Ouganda ». Les Tutsis venus du Congo, voire ceux qui vivaient au Rwanda, payèrent un lourd tribu avec le génocide, mais ne font même pas partie des décideurs politique du Régime actuel de Kigali. Sacrifiés pour rien. On leur a promis qu’ils seraient maîtres du Kivu. Ils ont accepté de débarquer dans l’Est du Congo avec les « Tutsi anglophones », venus d’Ouganda, et donc de créer la confusion sur leur nationalité. Mais chaque fois qu’un bon poste se dégage, même au Congo, il est confié à un des Tutsis venus d’Ouganda. Les « Congolais » comme Laurent Nkunda ou Sultani Makenga sont juste utilisés comme de la chair à canon et rejetés une fois trop abîmés du fait des crimes atroces auquels ils se livrent, sur commande. Aujourd’hui, on ne sait plus distinguer le « Tutsi congolais » que la population du Kivu connaissait depuis toujour, du « Tutsi » venu d’Ouganda et qui, profitant de la confusion, se fait passer, comme James Kabarebe ou Bosco Ntaganda, pour un Congolais du Masisi. On peut donc comprendre la difficulté que les Congolais éprouvent à faire la part des choses. Certains vont alors jusqu’à rejeter tous les « Tutsis » en les considérant comme Rwandais. La même confusion n’est pas très visible chez les Hutus rwandais. Stugmatisés à cause de l’affaire des FDLR, ils sont facilement identifiables puisqu’ils ne cherchent pas à se dissimuler derrière leurs « cousins », les hutu congolais. Ils rêvent d’ailleurs de retourner un jour au Rwanda, un élément très important à signaler.


    • Mwana Mikombo 28 mars 2013 18:04

      @Musavuli, mon cher : « Le Congo se retrouve ainsi dans un état de vulnérabilité sur le plan intérieur alors que le péril rode le long des frontières. »

      Il n’y a pas que le Congo (RDC) dans cette situation. Tous les pays d’Afrique noire y sont. Des ennemis de l’Afrique rodent et opèrent librement partout à l’intérieur et à l’extérieur du continent au moins depuis le temps des explorateurs portugais. Ces ennemis de toujours de l’Afrique sont les occidentaux. Toute l’Afrique est ainsi quadrillée depuis des siècles et des siècles par les européens et les arabes. Ce fut le temps des explorations, de l’inventaire des richesses du continent. Se succédera le temps multiséculaire des jihads, des razzias et traites négrières esclavagistes par les arabes et les européens, puis celui de la balkanisation (que vous faites semblant de découvrir aujourd’hui seulement pour le Congo) et de la colonisation qui se poursuivent actuellement sous la forme de la néo-colonisation. Toute cette macabre épopée éternelle de l’homme blanc sur le continent noir a fini par corrompre et anesthésier tout sens de l’honneur, de dignité et de liberté chez le restant des hommes noirs africains, chez l’homme noir tout court, désormais convaincu qu’il n’est rien sans l’homme blanc dont il faut scrupuleusement respecter la doxa. L’intangibilité des frontières coloniales est ainsi un dogme sacro-saint pour les africains, les nègres, seul l’homme blanc détenant le privilège des retouches. Le nègre accepte ainsi de rester cloîtré dans les alvéoles dans lesquelles l’homme blanc l’a assigné en attendant de disparaître de la surface de la terre au bénéfice de l’homme blanc. 


      • Congolais rwandophone 28 mars 2013 21:23

        @Mwana Mikombo interessant comme reaction, un peu extreme sur certains points mais je suis d’accord que l’africain a rejetté son identité ancestrale pour adopter une construction identitaire basé sur des frontieres crées par les europeens en 1885. Mr Musavuli trouve l’idée d’un congolais rwandophone blasphematoire et il oublie qu’on est frere africain avant tout, il s’accroche a une construction identitaire crée de toutes pieces par les belges, ignorant le panafricanisme de Lumumba


      • le moine du côté obscur 28 mars 2013 22:35

        Je pense qu’il faut que les africains dépassent leurs divergences et essaient de voir quel est leur intérêt commun. Tant que nous ne ferons pas ça nous ne serons pas à l’abri de démons qui rôdent autour de nous. Que ces démons soient occidentaux ou même africains, nous ne devons pas leur laisser nous marcher dessus. Evidemment c’est plus facile à dire qu’à faire et les démon savent comment provoquer des guerres inter-ethniques. Moi je suis métis, issu de deux ethnies différentes et beaucoup de personnes sont dans mon cas. Mon frère par exemple à épouser une femme de l’Afrique centrale alors que nous sommes de l’Afrique de l’ouest. Nous avons vraiment beaucoup en commun et c’est sur ça que nous devons nous appuyer. Je ne suis pas contre les identités ethniques mais je pense qu’il faut arrêter de s’accrocher bêtement au passé et regarder vers l’avenir. Il faut arrêter aussi forcément de voir l’homme blanc comme notre ennemi. Des bons et des mauvais il y en a dans toutes les « ethnies ». Je considère qu’il n’y a que deux races humaines, les humains normaux et les démons. Et les démons ont toutes les couleurs de peau. Pour moi ce sont les personnes avides, vaniteuses et capables de tout pour atteindre leurs objectifs. C’est cette race perverse qu’il faut combattre car c’est elle qui nous divise et nous détruit. 


      • Mwana Mikombo 29 mars 2013 00:22

        @Congolais Rwandophone – Vous dites que l’africain a rejeté son identité ancestrale. Cela est vrai de prime à bord aujourd’hui en regardant autour de nous. Mais cette affirmation n’est pas tout à fait conforme à la vérité. Je dirais plutôt que l’africain a été forcé de rejeter son identité. Forcé par l’homme blanc bien entendu. Il y a donc une nuance très importante à prendre en considération, à mettre en avant. Sans cela on se met en porte-à-faux par rapport à l’Histoire, on efface l’histoire ou on la travestit. L’africain n’a pas rejeté son passé ancestral volontairement comme le suggère votre formule, ni de gaîté  de cœur ; il a été vaincu dans une guerre multiséculaire sans merci que l’homme blanc a engagé contre lui sans aucune déclaration de guerre, une guerre d’extermination qui se poursuit toujours malgré que l’homme noir a été depuis longtemps vaincu. Avant d’être vaincu, l’africain, plus exactement l’homme NOIR, s’est défendu héroïquement, il a livré bataille avec tous ses moyens, il a porté la résistance la plus farouche. Mais il a finalement été vaincu par un ennemi qui avait pris tout son temps pour se préparer matériellement et mentalement, pour investiguer le champ de guerre et passer à l’assaut par surprise. L’homme Noir, l’africain selon le baptême de l’homme blanc, a résisté héroïquement avant d’être vaincu et dompté. Il ne faut pas effacer cette résistance-là de la mémoire. Il faut au contraire la clamer, sans quoi c’est le fond de l’abîme. Si vous trouvez tout cela extrême, cet extrémisme n’est pas de mon fait, car la situation en elle-même du nègre sur cette terre est extrême. Le monde entier en est conscient ! Seul le nègre d’aujourd’hui ne l’est pas !


      • Mwana Mikombo 29 mars 2013 01:30

        @le moine du côté obscur ---- Vous avez proclamé votre identité métisse, autrement dit mulâtre. Et vous vous positionnez par rapport à cette identité-là qui est la vôtre pour la défendre. C’est très bien. Mais, acceptez que les nègres proclament aussi leur identité et la défendent. Vous dites que le nègre doit forcément arrêter de voir l’homme blanc comme « notre » ennemi. Dites donc comment la souris doit voir le chat habitué à se nourrir de ses congénères et qui vient camper devant son trou ? Dites donc comment les moutons doivent voir une horde de panthères qui montent la garde autour de leur troupeau et s’y introduisent sans avoir été invités ? Vous êtes un hypocrite.

        Vous conseillez aux nègres d’« arrêter de s’accrocher bêtement au passé et regarder l’avenir ». Dites donc pourquoi les nègres, déjà même dépouillés de leur passé par l’homme blanc, doivent être les seuls au monde à suivre un tel conseil ? L’homme blanc ressasse sans cesse son passé et l’impose à toute la terre. L’homme jaune se construit avec son passé. Pourquoi l’homme Noir, lui, est-il « bête » quand il essaie seulement de jeter un coup d’œil sur son passé ? Pourquoi l’homme Noir, lui, doit-il s’interdire de regarder son passé pour ne regarder que l’avenir quand presque toute la terre vit du présent et construit l’avenir à partir du passé ? Vous êtes pour le nègre un prédateur de la pire espèce !


      • mortelune mortelune 28 mars 2013 23:36

        Décidément nos fabricants d’armes ont de beaux jours devant eux. A croire qu’il n’y a plus que ça qui se vende bien en Afrique. Tous ces pays vont avoir besoin d’armements modernes et flambant neuf, il n’y a plus qu’à leur vendre... Un marché énorme est entrain de se créer et nos trafiquants ont aussi leur rôle à jouer. Il faut dire que la France n’est plus bonne qu’à ça ; vendre des armes pour que des voyous massacres des familles innocentes.

        Mais l’honneur de la France est sauve puisque tous ces gens tuent, violent et pilent dans la langue de Molière. 


        • mortelune mortelune 29 mars 2013 03:13

          Ah ! ben ça elle est bien bonne... Ils ont quoi dans les mains pour s’entre tuer ? 

          Un lien utile pour le commerce des armes c’est ici
          Le commerce des lances pierres n’est plus à l’ordre du jour.

        • Mwana Mikombo 29 mars 2013 01:39

          @mortelune - Où voyez-vous la vente d’armes entre les occidentaux et les africains ? Toute vente suppose un vendeur et un acheteur qui négocient et s’entendent sur le prix. Après la transaction, le vendeur et l’acheteur ne se connaissent plus, jusqu’à la prochaine transaction. Peut-on dire qu’il y a pareille situation en Afrique ? Ne soyez pas aveugle à ce point !


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