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Accueil du site > Actualités > International > Chili : Camila Vallejo refuse une minute de silence

Chili : Camila Vallejo refuse une minute de silence

La députée communiste, élue pour le district de La Florida, a refusé de se lever en séance du congrès chilien à Valparaiso. Ce 1er avril 2014, les députés de la Chambre basse rendirent hommage à Jaime Guzman. Cet idéologue de la dictature mise en place par Augusto Pinochet, était assasiné par le Front Patriotique Manuel Rodriguez (FPMR) en avril 1991. L'ex-leader étudiante a justifié son choix en pointant la cohérence entre ses pensées et ses actions politiques. Elle fut l'unique députée à refuser de rendre hommage à l'ex-leader d'extrême-droite.

Le chef de file des députés d'extrême-droite (Union démocrate indépendante-UDI), Felipe Ward qualifia l'attitude de l'ex-leader étudiante, comme "une faute de respect" et "quelque chose qui ne s'était jamais vu au congrès chilien." Pourtant, le membre de l'Opus Dei et chef de file des députés UDI offrait, dans une récente interview, de renforcer ses relations cordiales avec Madame Vallejo Dowling. "C'est la seule avec qui je n'ai pas de contacts." argumenta-t-il, ommétant de rappeler qu'il l'avait injurié de paroles sexistes durant les manifestations universitaires. De son côté, l'ex-Présidente des Etudiants de l'Université du Chili (FECH), précisa à la presse qu'aucun des députés ne demanda de rendre hommage à une personne sacrifiée durant la dictature. Même assise, elle respecta, en soit, la minute de silence. Ne provoquant pas une joute oratoire. Contrairement à un autre député de droite, Ignacio Urrutia, qui interrompit avec des injures l'hommage rendu à Salvador Allende, 40 ans après le coup d'Etat.

 "Aujourd'hui, nous votons contre le profit éducatif, un des principaux legs de la pensée de Jaime Guzman." continua Camila Vallejo. "Je pense mon attitude cohérente, avec ce que je dis envers ceux qui m'ont élue." souligna-t-elle. De son côté, le Comité Européen de Soutien de la diplômée en Géographie, salua dans un communiqué sa "cohérence" : "Il ne faut pas oublier que Jaime Guzman était l'un des grands conseillers d'Augusto Pinochet, sinon le plus proche. Qu'il a lui-même produit ce contre quoi les étudiants chiliens luttent depuis 2011. Qu'il était proche de l'Opus Dei, considérée comme une secte dans bien des pays. Et que ce sénateur fut le plus farouche opposant à Salvador Allende. Qu'il était membre de l'extrême-droite chilienne. Qu'en 1989, il s'affirma Pinochetiste avec beaucoup d'honneur, et tout ce que cela implique comme sens moral face à l'Histoire du Chili."

L'avocat fut considéré comme l'idéologue de la junte militaire. En quittant le cours de droit qu'il donnait au sein de l'Université Pontificale Catholique du Chili (PUC), il fut abattu par un groupe armé d'extrême-gauche. Sur twitter, les réactions face à l'attitude de la députée Vallejo n'ont pas manqué. Principalement pour mettre en cause, le Président du Parti Communiste Chilien (PCCH) et député, Guillermo Tellier, debout lors de cet hommage. Alors qu'il avait dit à la presse chilienne, avoir participé à un attentat raté contre Augusto Pinochet.

Source : El Mostrador, LaTercera.


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34 réactions à cet article    


  • jaja jaja 2 avril 2014 13:19

    Bon on va pas tortiller..Hélas le Front Patriotique Manuel Rodriguez et le MIR réunis n’ont pas flingué assez de ces ordures fascistes...

    Le problème ici c’est comment fait Camila pour rester dans un parti, le PC, dont le Président rend hommage à Jaime Guzman, un ponte de la junte militaire responsable de l’assassinat de dizaines de milliers de civils au Chili....


    • Aristoto Aristoto 2 avril 2014 13:26

      Bon on va pas tortiller..Hélas le Front Patriotique Manuel Rodriguez et le MIR réunis n’ont pas flingué assez de ces ordures fascistes...

      C a graver dans le marbre, dans 50 ans on dira la même chose des réformistes du FdGNPALO !

      Quand on va se les flinguer nos ordures fascistes a nous ( hollande et Valls hein, je parle pas de marine est son programme mi socialo mi racialo )


    • lsga lsga 6 avril 2014 12:51

      mi socilao mi racialo == NAZI

       

    • claude-michel claude-michel 2 avril 2014 13:26
      Vallejo Californie...j’ai habité dans cette ville quelques années...dans d’autres endroits aussi.. !

      • claude-michel claude-michel 2 avril 2014 15:10

        Aucun humour.. ?


      • Gabriel Gabriel 2 avril 2014 13:49

        Respect à la Dame, son courage l’honore et devrait servir de modèle à bien des députés rampants.


        • César Castique César Castique 2 avril 2014 16:43

          « Respect à la Dame, son courage l’honore et devrait servir de modèle à bien des députés rampants. »


          Le courage, c’est défier un danger... Manquer de respect à un mort, c’est de le haine. 

          L’attitude de la gamine mal élevée fait donc plutôt penser à celle des républicains espagnols qui, pendant la guerre civile, exhumaient des curés et des bonnes soeurs pour exposer leurs cadavres en public. :
          Personnes sensibles s’abstenir


        • doctorix doctorix 2 avril 2014 18:08

          Manquer de respect à un mort, c’est de le haine.

          Dommage qu’on n’ai pas pu enterre Adolphe.
          Le castique y aurait été de sa petite larme, par pur respect.
          Mais un salaud mort est tout aussi salaud qu’un salaud vivant, mon cher César.
          Et même il pue encore plus...

        • César Castique César Castique 2 avril 2014 18:44

          « Le castique y aurait été de sa petite larme, par pur respect. »


          Certainement pas, je n’ai pas le tempérament larmoyant. Mais je ne l’ai pas profanateur non plus. 

          Parce que je suis incapable d’éprouver de la haine à l’égard d’un mort, quel qu’il soit. Je pense qu’il me serait plus facile de mettre une balle dans la tête d’un salaud, que de donner un coup de pied à son cadavre. Pas assez latin j’imagine... 

          Quant à mettre sur le même plan Jaime Guzman et Adolf Hitler, c’est la marque d’un sens aigü des nuances, d’une intelligence coruscante et d’une culture confinent à l’encyclopédisme. Je n’ai pas de conseil à vous donner, mais vous devriez essayer « Questions pour un champion ». 

        • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 2 avril 2014 19:00

          « mettre sur le même plan Jaime Guzman et Adolf Hitler »... Et alors ? Ca vous choque ? Pas moi. Lequel de ces deux charmants personnages fait-il, à votre avis, le moins tâche avec votre discours ? Et avec votre avatar d’ailleurs. Ce mignon bicéphale aux belles couleurs, c’est maçonnerie ou saint-empire ?


        • doctorix doctorix 2 avril 2014 19:19

          Cette femme a refusé de se lever pour une minute de silence, acte courageux en dictature.

          Il ne s’agit pas de haine. Mais elle n’a aucune raison de montrer du respect à un homme méprisable, la mort n’octroyant nulle vertu.
          Quand à vos leçons d’Histoire, un conseiller de Pinochet, s’il lui a conseillé ces dizaines de milliers d’assassinats et de tortures, fut-ce avec le goupillon à la main, ne mérite que mépris, mort comme vivant.
          Mais peut-être, l’âge aidant, vous sentez-vous concerné par le respect qu’on devrait aux salauds morts ?
          Dans ce cas, quittez toute espérance.

        • doctorix doctorix 2 avril 2014 19:33

          Jaime Guzmán est proche des idées de la dictature franquiste : « Guzmán est très influencé par les idées corporatistes du régime de Franco et de Primo de Rivera »4. Il est également membre de l’Opus Dei.

          Entre 1971 et 1973, il s’oppose au gouvernement de l’Unidad Popular et au président Salvador Allende. (...)

          Il participe également à la fondation du Front nationaliste Patrie et liberté (connue sous son abrégé Patria y Libertad), mouvement paramilitaire d’extrême droite dirigé par l’avocat Pablo Rodríguez. Il est membre du conseil politique de Patria y Libertad5.

          Le régime militaire d’Augusto Pinochet présente pour Jaime Guzmán et les grémialistes l’opportunité historique de mettre en œuvre les idées qui n’étaient jusque là que de la théorie universitaire ou de la rhétorique politique6. Après l’avoir souhaité, les grémialistes ont approuvé le coup d’État du 11 septembre 1973, vu pour eux comme une victoire sur le « marxisme-léninisme »6, et sont loyaux envers les militaires, en dépit des « actes de violence, de meurtres et de violations des droits des individus » que Guzman relativise par le coût « objectif » de toute « guerre civile »7.

          Avec un CV comme ça, c’est sûr qu’on va pas pleurer.


        • César Castique César Castique 2 avril 2014 23:08
          « Ca vous choque ? »

          Non, je trouve juste cela ridicule et pitoyable. Voici ce que j’écrivais ici même, à propos du point Godwin, le 25 mars :

          Il y a des années que je dis que les professions de l’audiovisuel devraient élever une statue à Hitler, et une belle, parce qu’on se demande ce que seraient le cinéma et la télévision, sans les douze années de pouvoir nazi.

          Et maintenant, il me vient à l’esprit que les ignares, les incultes, les politiquement analphabètes et les historiquement illettrés seraient bien inspirés d’en édifier une toute semblable, parce que le IIIe Reich est la Providence des crétins et Godwin est son Prophète, salalahou ahleyhi wa salam.

          « Lequel de ces deux charmants personnages fait-il, à votre avis, le moins tâche avec votre discours ? »

          Je n’ai rien contre ce Guzman, idéologue dont je partage au moins une des idées (voir ci-dessous), et je ne vois que la bêtise crasse pour le mettre en parallèle avec Hitler, Führer et chancelier du Reich pendant douze ans.

          « Et avec votre avatar d’ailleurs. Ce mignon bicéphale aux belles couleurs, c’est maçonnerie ou saint-empire ? »

          Carlisme.

        • César Castique César Castique 2 avril 2014 23:09

          ·  « Cette femme a refusé de se lever pour une minute de silence, acte courageux en dictature. »

          ·  Vous parlez du régime de Michelle Bachelet ?

          « Il ne s’agit pas de haine. Mais elle n’a aucune raison de montrer du respect à un homme méprisable, la mort n’octroyant nulle vertu. »

           

          Aucune vertu peut-être, mais il reste que cette Vallejo a été la seule des six députés communistes – eh oui, ça existe encore… - à se comporter de manière incivile.

           

          « Quand à vos leçons d’Histoire, un conseiller de Pinochet, s’il lui a conseillé ces dizaines de milliers d’assassinats et de tortures, fut-ce avec le goupillon à la main, ne mérite que mépris, mort comme vivant. »

           

          Il y a eu au total trois mille morts et disparus, c’était la Guerre froide, et à la même époque les communistes tuaient quelque deux millions de Cambodgiens. Chaque camp avait ses morts.

           

           

          « les grémialistes ont approuvé le coup d’État du 11 septembre 1973, vu pour eux comme une victoire sur le « marxisme-léninisme. »

           

          C’est aussi mon avis.

           

           », …et sont loyaux envers les militaires, en dépit des « actes de violence, de meurtres et de violations des droits des individus » que Guzman relativise par le coût « objectif » de toute « guerre civile ». »

           

          Il y en avait aussi qui  relativisaient le génocide cambodgien par le coût « objectif » de toute révolution ». Nous avons tous notre façon de voir les choses.

           

           

           

           


        • doctorix doctorix 3 avril 2014 11:13

          On notera qu’avant le génocide cambodgien, les bombardements US durant la première guerre civile ont quand même fait un minimum de 100.000 morts, comme à Hiroshima. Ce qui a pu susciter la folie des hommes. Qu’en Irak, il y a eu 1 million de morts, dont 500.000 enfants, toujours sous la houlette US.

          Et qu’on ne peut pas justifier des crimes par d’autres crimes.
          L’odieux dans ces histoires, ces que ces crimes et tortures, et l’instauration de dictatures, se font au nom de la civilisation et de la Bible, mais aussi en notre nom : ce qui les rend d’autant plus révoltants.
          Pour en savoir plus sur le Cambodge :


        • César Castique César Castique 3 avril 2014 11:34
          « Et qu’on ne peut pas justifier des crimes par d’autres crimes. »

          Je ne justifie rien par rien, je restitue l’ambiance d’une époque, son état d’esprit.

          « ...fais aussi en notre nom : ce qui les rend d’autant plus révoltants. »

          Les seules révoltes qui vaillent sont celles que provoquent ceux qui nous préparent un avenir que nous entrevoyons pire que notre présent. Les autres sont un gaspillage de temps et d’influx nerveux.

          « Pour en savoir plus sur le Cambodge... »

          Pour comprendre une époque, il ne sert à rien de lire des livres. Il faut rechercher des témoignages de l’époque, des témoignages de contemporains, non des reconstitutions faites par des gens qui connaissaient déjà la fin de l’histoire et dont la relation est presque obligatoirement - il y a quelques exceptions - déformée par cette connaissance.

        • bourne 2 avril 2014 22:04

          Elle est à mon image : Volontaire, intransigeante, sûre d’elle-même, belle (dans son âme), bien sapée, bref dominatrice et élue !


          • doctorix doctorix 2 avril 2014 23:01

            Oui, elle a des bournes.


          • HELIOS HELIOS 3 avril 2014 12:18

            ... je ne sais pas si Doctorix, qui a sevi sur d’autres articles, est sincere, mais ce qu’on peut dire c’est que son intransigeance est a la mesure de celle des dictateurs qu’il(elle) attaque.

            La caracteristique, justement, de ceux qui voient dans l’evolution d’une societé, les morts - de droite comme de gauche - comme des degats « couteux », helas humains, m’insupportent. Leur « humanisme » a sens unique est comme la lie de la pensée.

            Au Chili, la societé est tres démocratique et l’egalité des chiliens entre eux est tres entretenue au quotidien, comme dans les principes. Apres S Pinera qui vient de terminer son mandat, M Bachelet, « socialiste » mais sur l’echelle des valeurs politiques, le socialisme de Bachelet se situe plutot du coté de Marine Le Pen que de F Hollande.

            Les chiliens sont pour l’instant satisfait, cela ne durera peut etre pas, car le peso a déjà decroché, l’emploi se rarefie et la rentabilité economique du pays baisse. Ce ne sont que des tendences pour l’instant, sans raisons objectives, mais c’est toujours comme cela que ça commence. L’arrivée de M Bachelet a un cout, seulement et heureusement qu’economique..

            C Vallejo, qui est une bougeoise communiste, ne represente qu’une petite touche d’ecume sur la soupe politique de ce pays. il faut toujours quelques gratte-cul pour donner l’impression aux mal-baisés qu’on s’occupent d’eux.

            Ne pas respecter la minute de silence, l’exclu de fait de la famille parlementaire a laquelle on pensait qu’elle appartenait. pas question ici de soutenir le regime de Pinochet, mais il faut soutenir le principe democratique. on ne lui demande aucun eloge, on ne lui demande rien que de respecter le fonctionnement des instititions et de ses pratiques.

            Elle ne joue pas le jeu elle s’exclu des mecanismes républicains locaux et en ce sens elle est effectivement coherente avec le communisme qui ne peut exister que sous une forme dictatoriale... justement ce qu’elle reproche aux autres. c’est « SA » dictature qui est bonne et pas celles que les autres ont utilisé.

            La Dictature est rejetée par les chiliens, elle va surement etre rejetée par les siens, car les communiste chiliens, a part quelques têtes brulées ont parfaitement compris l’interet d’une république democratique... la preuve, c’est son excuse pour ne pas « rendre hommage »...

            lire ici la versuion originale : ElMercurio
            le lien en clair : http://buscador.emol.com//redirect.php?url=http%3A%2F%2Fwww.emol.com%2Fnoticias%2Fnacional%2F2014%2F04%2F01%2F653060%2Fvallejo-por-homenaje-de-jaime-guzman.html


            • lsga lsga 5 avril 2014 22:13

              le communisme, c’est l’abolition de la propriété privée des moyens de production, c’est à dire le remplacement du suffrage censitaire des actionnaires par le suffrage universel direct des conseils :

               

            • HELIOS HELIOS 6 avril 2014 11:05

              oui ; bien Isga... le matin, quand tu te leves, tu te laves les dents pour toi, pas pour les autres ! cela veut dire que tout effort doit etre recompensé, sinon, il n’y a pas d’effort, et il se construit une societé de limaces, et au final une societé où quelques uns, plus forts que les autres, vont être des prédateurs sans contrepartie.

              La propriete privée, que tu remets en cause constament, au nom du communisme, c’est justement la recompense. celui qui devient proprietaire, paye, oui paye c’est a dire achete a la communauté le droit d’usage exclusif de son bien qui au depart ne vaut rien.
               Avec le temps, ses efforts et ses liens avec le reste des citoyens qui ne sont pas obligés de traiter avec lui, le proprietaire va s’investir et payer de sa personne, directement de ses mains ou indirectement en ayant echangé avec les autres les biens et services qui peuvent s’echanger... et au passage, il continue a payer a la communauté a travers les impots l’usage exclusif de son travail.

              En echange, la communauté continue a lui laisser l’usage exclusif et l’integre dans la solidarité des citoyens.

              Alors, tu peux me dire ce que tu veux, s’il n’y a aucun interet a rien, tu ne fais aucun effort et tu attends que ton assiette se remplisse... tu peux attendre longtemps, a moins qu’on te mette un couteau sous la gorge ! c’est ça le communisme.

              Tu peux me dire que l’usage exclusif est trop bon marché, que les impots ne sont pas assez elevés, qu’il y a disproportion dans la solidarité des uns envers les autres, qu’il y a des domaines qui doivent echapper a l’exclusivité... bref que les termes de l’echange sont mal equilibrés...ok, c’est du reglage et cela ne modifie en rien le systeme.

              Le communisme c’est le pire des syteme car il fait croire au celui qui ne fait rien qu’il peut partager avec celui qui fait. ... et au passage, tu fais semblant de l’oublier... a ceux qui sont devenus plus puissants grace au fruit de leurs efforts, ces proprietaires qui ont reussi, tu veux substituer des beaux parleurs, ceux qui vont diriger ta communauté communiste et qui ne branleront rien mais profiteront du travail des autres et quand ce ne sera pas suffisant, mettront, comme je te l’ai ecrit plus haut, le couteau sous la gorge de ceux qui attendent !

              Le Chili n’est pas comme tu le crois
              Pinochet fut un sauvage, on est d’accord, un assassin indirect, toujours d’accord et Guzman a peut etre été son bras armé... mais ce n’est pas a l’homme qu’on doit s’attaquer, c’est au systeme, et en ce sens, le Guzman en question, a bien servi son pays et c’est en cela qu’on lui rend hommage.

              Un etat, une république, comme la France, remercie ses enfants pour leur implication et le service rendu a la patrie au moment ou ce service a été rendu. Les idées changent, les valeurs aussi, on ne peut juger un homme, mort de surcroit, pour des actes, legitimes en son temps, reprouvés aujourd’hui.

               Jugerait-on Jeanne d’Arc aujourd’hui, alors que l’Angleterre est notre alliée, pour son combat contre ces mêmes anglais en son temps ? non, on la remercie pour son action.

              Vallejo, fait partie de ces jeunes qui veulent s’impliquer et qui croient que pour exister il faut boulverser un systeme qui s’ameliore de jour en jour (ne pas confondre le Chili et la France svp) avec plus ou moins de defauts, certe... c’est evident... mais sa decision n’est pas conforme a ce qu’on attend d’un representant des citoyens d’un pays civilisé... d’autant qu’elle represente, apres ses elections, un ensemble de citoyens qui n’ont pas non plus voté pour elle (et donc ne sont pas communiste), c’est le systeme representatif qui veut ça.

              Alors, si tu m’as lu jusque là, n’en conclut pas que je fais parti des predateurs dans un systeme non communiste... je defends du mieux que je peux un systeme de responsabilité individuelle, qu’on m’a enseigné a l’ecole avec les valeurs de ma civilisation, tu sais, ces valeurs que les communistes ont balayées et qui ont plus de 2000 ans d’histoire... et comme rien n’est parfait en ce monde, je defends encore et toujours aujourd’hui la propriete privée et surtout les mecanismes de solidarité qu’une communaute, un etat, doit assurer pour le bien etre et la dignité de tous, en echange de la privatisation...
              et c’est pour cela, si tu me lis par ailleurs que tu verra que je defends la democratie qui a été pervertie, le service public et les services de l’etat qui sont bradés a l’exces et la representation politique qui ne doit pas devenir une nouvelle classe sociale, classe que tu defends dans sa forme a travers le communisme.

              Allez, bon dimanche a tous.


            • JL JL 6 avril 2014 11:54

              Sauf que, Helios, votre modèle c’est le Monopoly : au Monopoly ça se termine par la fin de la partie ; dans le monde réel, par la faim du monde’ : plus d’acheteurs, ils sont tous, ou ruinés, ou crevés.

              Toute peine mérite salaire, mais vous oubliez les rentes de situation qui font que le principe ’à peine égale salaire égal’ est violé à la puissance mille : c’est l’écart actuel des salaires.

              C’est pourquoi, comme dans tout système, il faut des contreréactions, autrement dit, des contrepouvoirs : les pouvoirs politiques, alias la démocratie. Et pour éviter la corruption, la peine de mort pour les traitres, c’est ce qu’on fait en temps de guerre, et aujourd’hui, le pouvoir économique et ses nantis est en guerre contre le pouvoir démocratique, le monde du travail.


            • HELIOS HELIOS 6 avril 2014 23:18

              Merci JL pour avoir lu !

              Je suis d’acord avec vous, tout cela doit s’ajuster avec les « reglages » que je cite quelque part dans mon message.

              S’il y a une telle difference, s’il y a corruption, s’il est necessaire de ressortir la guillotine, c’est que quelque part il y a un defaut qu’il faut corriger.
              Mais, encore une fois, ce n’est pas le systeme qui est a eliminer, et on, ne jette pas « le bébé avec l’eau du bain » comme on dit.
              Le systeme ouvert tel que nous le connaissons, qu’il s’appelle capitalisme, liberal peu importe, doit faire l’objet de regulation et c’est peut etre là le point le plus difficile a mettre en oeuvre.

              Mais ce dont je suis sur, au vu de la nature humaine, c’est que le communisme ne marche pas, au regard des libertés individuelles, c’est a dire dans un cadre humainement acceptable... 


            • JL JL 7 avril 2014 09:32

              @ Hélios,

              je pense que le meilleur système c’est celui du moitié moitié. Je m’explique : le capitalisme est un moteur, l’État providence est l’habitacle. L’un sans l’autre n’est qu’aberration.

              Je prône un système où 50 % de l’activité relève du secteur marchand, 50% du secteur non marchand (le peuple est maître d’ouvrage des produits de l’activité).

              il y a deux impensés dans l’idéologie libérale : ’’Premièrement, ce sont les travailleurs du secteur capitaliste — et non pas les consommateurs — qui créent la valeur monétaire dont une partie sera accaparée par les capitalistes, et ce sont les travailleurs du secteur non marchand — et non pas les contribuables — qui créent la valeur monétaire des services non marchands….l’économie capitaliste est un circuit dont les deux actes fondateurs sont la décision privée d’investir pour produire des biens et des services marchands et la décision publique d’investir pour offrir des services non marchands. Autrement dit, les « prélèvements obligatoires » sont effectués sur un produit intérieur brut (PIB) déjà augmenté du fruit de l’activité non marchande.’’ (LMD 2008, JM Harribey)


            • Remi 5 avril 2014 22:11

              « le communisme qui ne peut exister que sous une forme dictatoriale... »

              Vous confondez un régime se réclamant du communisme et communisme..
              A ce petit jeu, vous allez bientôt affirmer affirmer que la Chine est communiste...


              • Vipère Vipère 6 avril 2014 12:09

                HELIOS ne défend aucun système si e n’est ses intérêts individuels, notamment la propriété privée qu’il attribue à ses mérites personnes, au fruit de ses effort, alors que ce sont ses locataires qui paient !

                Le communisme est pour lui la pire des abomination, ce qui ne l’empêche pas de profiter de L’Etat et des services publics « une mise en commun de moyens payés par tous ».

                Si HELIOS et ses semblables étaient cohérents avec eux-mêmes, ils n’useraient pas de la justice, de la médecine, de l’Education Nationale, de la Sécurité Sociale, des Caisses de Retraite, des services sociaux etc...

                Pourquoi ? parce que tous ces services relèvent des efforts communs de tous les français et qu’il s’agit bel et bien d’une mise en communs de moyens, une forme dérivée du communisme tant décriée par les libéraux !




                • lsga lsga 6 avril 2014 12:49

                  Le communisme, ce n’est pas l’État Nation. 

                   
                  L’État disparaîtra en même temps que les classes sociales. 

                • Vipère Vipère 6 avril 2014 12:20


                  « Le pouvoir économique et ses nantis est en guerre contre le monde du travail » dit fort justement JL et l’on ne peut contredire cette évidence.

                  Ils marcheront sur vos cadavres demain, si vous ne réagissez pas.



                  • lsga lsga 6 avril 2014 12:47

                    ils enverront vont enfants sur le Front si vous ne faites pas la Révolution. 


                  • Vipère Vipère 6 avril 2014 12:24

                    Ce qui nous attend demain c’est que vivent maintenant les américains :

                    Les sans-domiciles, Etats-Unis, France Sociétés contemporaines
                    Les sans-domiciles, Etats-Unis, France, Sociétés contemporaines
                    No 30, avril 1998, éd. L’Harmattan

                    Louis MAURIN
                    Alternatives Economiques n° 164 - novembre 1998
                    IMPRIMER  COMMENTER  ENVOYER  PARTAGER  TAILLE   

                    Ceux qui croyaient encore au modèle américain seront vaccinés à vie à la lecture de ces deux numéros. Le prix à payer pour créer des emplois en masse outre-Atlantique, ce que personne ne peut plus nier, a été considérable : une montée de la pauvreté et une répression pénale féroce.

                    Les Etats-Unis compteraient entre 500000 et un million de SDF. Plutôt que d’accepter l’alternative entre la misère pure ou des salaires de misère qui ne permettent pas de vivre décemment, une partie des working poors (les « travailleurs pauvres ») ont pris le chemin de la délinquance. Avec ses 1,6 million de détenus, l’Amérique détient le record du monde développé en matière d’incarcération.

                    Les sans-domiciles, Etats-Unis, France, Sociétés contemporaines
                    No 30, avril 1998, éd. L’Harmattan

                    • lsga lsga 6 avril 2014 12:45

                      le « modèle » américain ? 

                       
                      le Capitalisme n’a pas de Nationalité. Le Capitalisme US a 20 à 30 ans d’avance sur le Capitalisme Européen, et à moins de sortir du Capitalisme, ce qui se produit aux USA se produira inexorablement en Europe. 

                    • HELIOS HELIOS 6 avril 2014 23:41

                      a Vipere et Isga :

                      Je ne defends pas le capitalisme en tant qui tel, je defend une forme d’organisation qui laisse le libre arbitre aux citoyens dans un cadre de responsabilité assumé par chacun... ce que n’est pas le communisme justement.

                      D’abord, et pour repondre a Vipere, l’entrepreneur, celui qui a acheté l’exclusivité de son bien paye aussi pour la solidarité et souvent même plus cher que les autres, il n’y a pas de raison qu’il n’en profite pas. la justice, la secu etc, ils y ont droit au même titre que les autres.

                      Ensuite, il y a un vice qu’exprime Isga qui est tres clair : Celui qui n’a que son travail, c’est a dire celui qui bosse, qui se leve l’ame, le matin, le soir etc... il doit etre justement et dignement rémunéré. ce n’est pas normal qu’il doive ramer pour (sur)vivre. Cela fait parti du reglage de la societé, des termes de l’echange « travail/richesse » et c’est a l’etat de mettre en place l’equilibre qui convient. ce n’est pas le « capitalisme » qui veut ça !

                      Au passage, comme la valeur de son travail peut varier d’une culture a l’autre, nous voyons bien qu’il faut etablir des « frontieres » pour que ce ne soit pas le moins disant qui gagne... sans frontiere, sans etat nation, celui qui bosse sera payé comme un indien, partout !!!

                      Enfin, le modele americain... evidement c’est toujours la même approche qui prevaut, celle qui consite a critiquer. S’il y a des sdf, en supposant que ce soit des sdf economiques et non pas des objecteurs de societe... quoique... il y a clairement defaillance des mecanismes de solidarité, qu’il faudrait corriger la-bas aussi.
                      Mais cela passe par une « pression » societale... pression societale, vous savez, ce qu’on appelle l’opinion publique... eh bien cette opinion publique s’accomode tres bien des sdf aux Etats Unis, mais en France tout autant.
                      Avant de condamner les americains ou nos compatriotes, demandez vous pourquoi nous en sommes là. Ne serait ce pas une perte de responsabilité (que le systeme communiste ecrase) ou une perte de valeurs morales, celles qui nous viennent avec notre culture spirituelle (egalement ecrasée par le systeme communiste) qu’on suppose pouvoir remplacer par des lois, c’est a dire des contraintes ???

                      Vous me lisez, pensez un peu par vous même avant de juger. Aucun systeme n’est parfait, mais il en est qui se rapprochent plus de l’equilibre entre valeurs collectives et valeurs individuelles. Ce dont je suis sur, c’est qu’on ne peut eliminer l’une ou l’autre. le communisme, lui a tranché, c’est le tout collectif !


                    • Remi 6 avril 2014 20:51

                      « l’Etat disparaîtra »en même temps« que les classes sociales. »
                      Ah, vraiment... ?


                      • Remi 6 avril 2014 20:53

                        Le chiffre de 1,6 millions de détenus est obsolète.
                        On doit bien être à 2,5, aujourd’hui, dans la capitale du Monde libre.

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