Ce 25 avril se déroulait à Santiago du Chili, la première mobilisation nationale de l'année contre le profit éducatif. D'Europe, les fédérations étudiantes suivaient de près cet événement. La veille, le Président de l'Union des Etudiants d'Europe (ESU), Allan Pall, faisait savoir son inquétude face à la représsion étudiante existant dans ce pays.
L'Union des étudiants d'Europe (ESU) regroupe plus de 45 fédérations étudiantes nationales dont l'UNEF et la FAGE, pour la France. Le siège de l'ESU est situé à Bruxelles, capitale d'Europe. Depuis le congrès continental des étudiants en Roumanie, ESU a publié un communiqué de presse dans lequel l'Union étudiante fustige l'action violente des policiers chiliens. Les membres de l'ESU ont eu accès au rapport rédigé par l'Institut des Droits de l'Homme du Chili, envoyé en octobre 2011 à la Haute Commissaire de l'ONU. L'Union se dit choquée de savoir que dans un pays dit démocratique comme le Chili, il existe une volonté gouvernementale de faire taire le mouvement étudiant par la violence. Le Président et les membres de l'ESU ont été profondément alertés de savoir l'existence du projet de loi, appelé Loi Hinzpeter, criminalisant le mouvement étudiant du Chili.Cette loi donnerait la légitimité aux policiers chiliens d'user de méthodes répressives, à l'encontre des étudiants et de la presse. Ce projet de loi rappelle les heures noires de la dictature de Pinochet. Elle donnerait aussi la légitimité d'emprissionner des leaders étudiants.
Le rapport de l'Institut des Droits de l'Homme du Chili dénonce des arrestations illégales durant les manifestations ayant lieu de juillet à octobre 2011. Des humiliations y compris sexuelles, durant les arrestations arbitraires. Le Président d'ESU, Allan Pall, dénonce l'explusion des universités ou de lycées, d'étudiants mobilisés l'an passé. "ESU croit au droit des étudiants de construire un avenir sans être persécuté, sans être menacés ou subissant des violences" ajoute-il dans le communiqué publié depuis Bucarest, en Roumanie, où se déroule le 62 e Board Meeting de l'Union Etudiante.
L'ESU compte dans ses membres, la FEF qui a envoyé au Chili, une Emissaire Spéciale durant un mois. Les buts étaient de rédiger un rapport sur la répression à l'encontre des étudiants et de renforcer les liens entre l'Europe et l'Amérique Latine. Peu après le communiqué et la conférence de presse ESU, les réactions des leaders étudiants chiliens, comme Camila Vallejo, Gabriel Boric ou Giorgio Jackson n'ont pas tardées à arriver. Conjointement avec d'autres fédérations étudiantes, des USA, d'Asie, d'Océanie, d'Afrique du Nord, ESU a fait du 25 avril 2012 le jour d'hommage à la lutte des étudiants chiliens. Une lutte qui a, pour la première marche étudiante 2012, sorti plus de 50 000 étudiants dans les rues du Chili. Une lutte qui n'est plus nationale , mais internationale.



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Etudiante en Sciences-Politique, spécialité Amérique Latine.
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