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Accueil du site > Actualités > International > Dislocation du marché mondial, dislocation de l’Union européenne (...)

Dislocation du marché mondial, dislocation de l’Union européenne ?

Il est aujourd’hui indéniable, pour toute personne pensante, que la crise mondiale actuelle, née DANS la sphère financière et bancaire -ce qui ne signifie pas que ses racines sont là- est UNIQUE et surtout d’une puissance et d’une ampleur jamais vue dans l’histoire connue de l’humanité.

Cette crise affecte l’ensemble de la planète, dans toutes ses composantes, mais nous allons ici nous attacher à ses conséquences déjà ressenties sur l’Union européenne et étudier les forces aveugles qui, aujourd’hui, tendent à disloquer cette Union, à la remettre en cause dans ses fondements même, incluant ses Traités et sa monnaie dite « unique », l’euro.

Une crise qui disloque tout sur son passage

De manière tout aussi indiscutable, cette crise se développe maintenant comme un ouragan dans tous les domaines du marché mondial et tend à le disloquer par pans entiers, jetant à bas toutes les illusions nées durant les décennies qui ont suivi la Seconde Guerre Mondiale.

Il semble maintenant acquis que le système que nous connaissons est dans une impasse totale. Il n’arrive plus à stabiliser et à améliorer la vie humaine, la santé, l’instruction, l’emploi et donc le niveau de vie de l’immense majorité de l’espèce humaine. Cela était le cas avant la crise, mais la crise a rendu les faits encore plus manifestes.

Il désorganise au contraire les sociétés, comme il détruit les bases économiques, donc les moyens d’existence des peuples. Il ne peut plus dorénavant assurer, ni la stabilité générale du monde, ni encore moins son développement harmonieux pour les générations actuelles et futures en protégeant notre environnement vital.

Les pays dits « émergents » tels que la Chine, l’Inde, la Russie, le Brésil, le Pakistan, son aujourd’hui aussi fortement frappés par la crise : l’inflation et le chômage, avec son cortège de crises politiques, sociales, voire de violences, sont présents dans ces sociétés ou vont l’être d’ici peu de temps.

La Chine a officiellement dénombré en quelques mois à peine plus de 20 millions de travailleurs migrants licenciés, soit en réalité, au moins le double, sans parler des travailleurs des villes.

L’Inde est secouée de troubles et son économie est au bord du gouffre. La Russie est en crise grave et nul ne le nie à Moscou, même si le régime essaie de détourner l’attention vers d’autres objets, comme sa politique extérieure afin de tenter de rassurer son opinion publique très inquiète par des prousses «  nationalistes »..

L’Union européenne dans une crise de dislocation « de facto »

Quant à l’Union européenne, elle est dans une situation que personne n’aurait pu imaginer voici encore un an : ses économies nationales sont toutes, peu ou prou, en récession, ses Traités fondateurs -notamment les fameux critères « incontournables » de Maastricht sont explosés, ou comme on voudra, caducs, donc liquidés.

L’Irlande est en quasi-banqueroute, la Grande-Bretagne est dans une ornière économique et sociale sans précédent, l’Allemagne accumule les plans de relance sans parvenir à enrayer la marche des évènements, l’Espagne connaît un taux de chômage qui bat tous les records, l’Italie est aussi frappée de plein fouet. La liste des Etats de l’UE dans les difficultés est celle de tous les pays de l’UE,.

Les déficits budgétaires nationaux au sein de l’Union européenne atteignent des sommets proches d’une menace de banqueroute globale. La dette publique explose sans limite aucune, le chômage enfle comme une vague de tsunami sans fin. Les systèmes de protection sociale, là où ils existent, sont impuissants à empêcher une paupérisation jamais vue des citoyens hors temps de guerre sur le continent, le mécontentement grandit, les conflits sociaux se multiplient, le protectionnisme- avec ses exigences immédiates et brutales - apparaît déjà...

Qui dit « protectionnisme  » au sein des pays membres de l’Union européenne, quelle que soit la forme initiale que prend le processus en question -comme le refus d’accueillir des salariés étrangers ou rétablir des politiques féconomiques et fiscales protectionnistes, induit inévitablement l’éclatement de l’UE comme telle.

Si on se place sur le terrain strictement juridique, à savoir que l’Union européenne a comme matrice fondatrice le Traité de Masstricht, personne ne niera que ce Traité est aujourd’hui violé et reviolé, nié, renié avec force tous les jours par les 25 Etats de l’UE, de toutes les manières possibles (déficits et dettes publics, aides nationales, nationalisations de fait, etc.....

Donc, on en conclura que, sur le plan du droit, l’UE a déjà perdu ses fondements juridiques et qu’elle se survit seulement en apparence, toute politique économique, sociale, fiscale commune étant maintenant inexistante. Sa Commission de Bruxelles est sans influence aucune sur le cours des choses et son Parlement un théâtre d’ombres totalement impuissant en tout.

Il reste l’euro, cette « monnaie unique » qui ne rassemble pas les 25 Etats, loin de là, ce qui, déjà, fait douter de son «  unicité ».

L’euro aujourd’hui est à l’évidence, même pour les observateuirs les moins perspicaces, l’instrument par lequel la crise obtient ses effets démultiplicateurs sur les pays membres de la zone et sur chacun d’eux. Et non un outil protégeant de quoi que ce soit les économies nationales affectées !

Plus grave encore, l’euro avait comme base matérielle impérieuse et obligatoire une politique budgétaire et économique commune que le Traité de Maastricht concrétisait.

Mais, à ce jour, il ne reste rien de cette politique budgétaire et économique commune, rien que des ruines et d’immenses endettements s’accroissant chaque joiur sans fin prévisible, ce qui, naturellement, touche l’euro de plein fouet.

La question qui se pose est la suivante : « comment avoir encore une monnaie commune si chaque pays membre de la zone euro détruit avec acharnement les fondations mêmes de l’euro » ?

Sans faire de longues prospectives, il est probable que, dans ce contexte, l’euro devenant une monnaie partant à vau l’eau, c’est le dollar, soutenu par des plans de relance américains, qui risque de redevenir la monnaie fétiche des marchés financiers, enfin, de ce qu’il en reste à ce jour.

L’euro, ses bases étant détruites et disloquées, est menacé dans son existence même, non seulement par la destruction de ses racines économiques et budgétaires, mais encore plus fortement par les politiques de facto protectionnistes que mettent en place les gouvernements des Etats membres de la zone (subventions publiques aux entreprises « nationales », nationalisations de facto, mesures contraires au Traité de Maastricht sur les échanges de biens, de capitaux et de personnes, etc...).

Rien ne sera plus comme avant pour l’euro et l’Union européenne

La crise financière et bancaire est loin d’être terminée. D’autres chocs arrivent, avec les échéances de plus de 1000 milliards de « subprimes  » aux Etats-Unis, l’abîme effrayant des « credit exchange swaps" (plus de 73000 milliards de dollars) et la masse d’endettement à cadence de croissance folle de presque tous les Etats de la planète.

Quel que soit le scénario que chacun voudra imaginer pour le futur, deux choses sont désomais acquises :

  • l’Union européenne est en phase dynamique de dislocation, ses fondements étant détruits et sa monnaie étant menacée de disparition par voie d’éclatement entre les intérêts « nationaux  » divergents, voire contradictoires.

  • L’Union européenne, si elle survivait à cette crise (chose possible, mais alors dans quel état de ruines elle en sortirait !) ne pourra jamais plus être ce qu’elle voulait et prétendait être et devenir. Il en va de même pour l’euro qui est aujourd’hui sous la menace de plusieurs processus conjugués et convergents concourant à son explosion "de facto".

Le débat pourrait juste porter sur les leçons, à cette étape, que cette crise, en l’état, nous a déjà enseignées.

Dans un système d’intérêts contradictoires et/ou divergents, au sein d’un système économique sans avenir pour le monde, la survie de l’Union européenne comme elle a été fondée et voulue à ses débuts, est une gageure. Son explosion sous les coups de boutoir d’une crise comme celle que nous vivons est inscrite dans la logique des évènements.

Une telle Union possible des peuples d’Europe- ce que n’est pas l’Union européenne actuelle- ne peut se fonder que sur une modification radicale des bases et des objectifs, donc aussi du mode de fonctionnement d’une telle Union, les moyens , ou, si l’on préfère, les formes étant toujours liés aux fins, donc aux buts.

La crise en développement vient de montrer les limites et les contradictions de la construction artificielle de l’UE par les « politiques »- loin des ou contre les peuples et de leurs aspirations réelles- au service d’un système économique mourant.

Cette dislocation en cours de l’Union européenne, comme partie intégrante de la dislocation en cours du marché mondial, ouvre de nouvelles perspectives pour les peuples d’Europe et leurs légitimes intérêts et aspirations.

Mais, cette dislocation risque aussi d’être source de violentes conséquences, de troubles d’une puissance continentale, qui seront les fruits de 60 ans de construction d’une « machine » qui n’avait jamais pris, malheureusement, en compte les peuples, leur expression démocratique (cf : les référendums répétés jusqu’à obtention de la réponse VOULUE) et le devenir des citoyens d’Europe.

La crise qui disloque l’Union européenne et le marché mondial dont l’UE est une partie, est le révélateur de toutes les contradictions jusqu’ici tues ou cachées de cette « construction européenne ».

Il est à souhaiter que les peuples d’Europe -et du monde- ainsi que leurs responsables élus en tirent à l’avenir toutes les leçons utiles et fécondes pour bâtir une véritable Europe des peuples associés librement, une Union fondée sur la démocratie véritable, le respect scrupuleux de la volonté des citoyens et une économie reconstruite sur des bases stables, harmonieuses, donc durables.

 


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56 réactions à cet article    


  • alberto alberto 7 février 2009 11:35

    Boujour, Philippe :

    Excellent article plein de bon sens pour nous rappeler que pour pratiquer un jeu il est nécessaire que tous les participants utilisent la même règle : ce qui est loins d’être le cas de l’UE !

    Je me demande même si le fait d’avoir créer cette union monaitaire n’a pas été comme d’avoir mis la charrue avant le tracteur ? Avant tout accord sur l’harmonisation de la fiscalité, notamment, mais aussi sur la politique étrangère, etc...

    Aujourd’hui la Grèce et l’Irlande sont menacées de sortir de l’Euro, demain l’Espagne la Tchéquie ?

    Ainsi que le rappelle S. Moati citant Friedman : l’ € ne survivra pas à la prochaine récession !

    A suivre...

    Bien à toi.


    • Philippe Vassé Philippe Vassé 7 février 2009 12:33

      Bonjour, Alberto,

      Je vois que vous avez de très bonnes sources d’information sur le sujet abordé, notamment sur la Grèce et l’Irlande, mais aussi dorénavant sur d’autres Etats qui suivent le chemin de la quasi-banqueroute, plus à l’Est.

      Merci à vous pour vos apports constructifs et utiles.

      Bien amicalement vôtre,


    • alberto alberto 7 février 2009 13:11

      Confusion de ma part c’est pas S. Moati (celui de riposte) mais mais  Marc Touati (Global Equities).

      Avec mes excuses à tous.


    • subpop subpop 7 février 2009 18:55

      La republique tcheque n’est pas dans la zone euro !
      la slovaquie vient d’y entrer


    • Philippe Vassé Philippe Vassé 7 février 2009 12:40

      Bonjour, le Furtif,

      Exellente remarque qui n’épuise pas le sujet. La solution positive nécessaire à cette situation chaotique devient chaque jour plus indispensable.

      Au-delà des constats faits par l’analyse, donc la compréhenion, l’essentiel n’est-il pas que le cours des choses puisse changer vers une société réeelement humaine, harmonieuse et capable de maîtriser son propre destin ?

      Cet article ne fait que poser des jalons dans cette voie, en toute liberté et en toute humilité.

      Bien amicalement


    • plancherDesVaches 7 février 2009 11:58

      Parmi une des choses qui m’ont choqué : "ni encore moins son développement harmonieux pour les générations actuelles et futures en protégeant notre environnement vital."
      En parlant de développement harmonieux, je vous signale que nous sommes revenus à la même concentration de richesse qu’en 1929...
      Et qu’il est largement prouvé que l’environnement se fait complètement détruire par son exploitation... économique.

      Je me permets de vous soumettre un autre avis :
      http://www.lesechos.fr/info/inter/4827951-l-etrange-debat-sur-l-eclatement-de-la-zone-euro.htm


      • Philippe Vassé Philippe Vassé 7 février 2009 12:43

        Cher Plancher des vaches,

        Totalement d’accord avec votre remarque qui court en filigrane de tout l’article.

        Ceci dit, la référence à 1929 est caduque : la crise qui est là est bien plus grave, bien plus ample ; bien plus profonde, bien plus "structurelle". Elle atteint les bases mêmes du système économique mondial et les détruit.

        Bien cordialement,


      • plancherDesVaches 8 février 2009 22:26

        Cher auteur.

        C’est effectivement pour cela que ma référence à 1929 est bien plus que fondée.
        En effet, cette "crise" (en réalité, petit ré-ajustement qui est une bulle comme nous en ont fait subir cette économie lors de 93, 2000, tiens d’ailleurs, 2000, c’était l’informatique et le net)) remet simplement les pendules à l’heure, et surtout, SURTOUT, permet de percevoir les VRAIS pouvoirs. Pour qui sait percevoir l’information, et, en recroissant les discours hypocritres, voir la réalité.
        Donc, sachant que nous sommes en guerre économique depuis de longues années, j’aimerai connaître ce qui pourrait vous faire penser à un quelconque intérêt à sortir d’un cercle d’alliés... ????
        Je compte sur votre réponse.


      • plancherDesVaches 8 février 2009 22:30

        Et, malgré votre tentative de dilution de la vérité, nous sommes bien revenus à la même concentration de richesse qu’en 1929, et, simplement, les mêmes causes produisent les mêmes effets.
        Les hommes souffriront, la planète aura juste un répit.


      • Philippe Vassé Philippe Vassé 8 février 2009 22:38

        Cher Plancher des Vaches,

        J’avoue que je n’ai pas bien compris ce que vous voulez dire ou exprimer.

        Sur la crise actuelle, la comparer aux crises de 1929 ou de 2000 est une évidente aberration. Dans la forme, le fond, les origines, l’ampleur et les conséquences. Cela saute aux yeux de tout un chacun.

        Pour le reste, je souhaite vous répondre, mais après avoir compris ce que vous voulez dire, ou ne pas dire.

        Si vous pouvez être plus précis ou concret, cela permettrait un débat plus fécond.

        Bien cordialement vôtre,







      • nervyoko nervyoko 7 février 2009 12:01

        Permettez moi de douter de l’exactitude que le dollar américain soit ou redevienne une monnaie forte !


        Ce qui est sûr , c’est qu’à l’heure d’aujourd’hui, il y a une monnaie qui va prendre le pas :

        l’AMERO, dont personne en Europe ne parle ! Cette Monnaie, issue d’une réunion des 3 pays : les USA + le Canada + le Mexique. Aux USA, les journalistes ont parlé de l’ AMERO et pas une seule presse Européenne n’ose en parler. Comment peut -on oublier de parler de l’AMERO en europe ? Pas un seul représentant politique ne parle de l’ AMERO ni encore moins les presses.


        Alors l’ AMERO est un des grands"FAKE" d’internet ? fake ou pas fake ?


        www.youtube.com/watch



        ....A regarder avec modération smiley



        • Daniel Roux Daniel R 7 février 2009 12:07

          C’est bien parce que l’Europe Unie a refuser le protectionnisme à l’échelle de l’Union que la dislocation que vous décrivez est possible, sinon souhaitable.

          Les protectionnismes nationaux existent bel et bien à l’intérieur de l’Europe. Les multiples subventions distribuées pratiquement sans contrôle pour favoriser tel et tel monopole privé représentent, rien qu’en France, près de 100 milliards d’euros (agro-alimentaire compris).

          De nombreux économistes, quelques rares politiques et intellectuels ont dénoncé dans le désert médiatique l’attitude suicidaire des hommes politiques européens subjugués par la pensée dominante globalisante et ultra-libérale.

          Comment ne pas voir qu’il est impossible dans l’état actuel du monde de mettre en concurence économique des pays au développements socio-économiques aussi déséquilbrés. La seule politique possible est un développement séparé des principales zones économico-géographique. Cela n’interdit pas des échanges économiques équilibrés dans l’intérêt commun ou les échanges humains.

          Et pourtant, ils ne voient rien. Devrons-nous et pourrons-nous leur pardonner leurs erreurs alors qu’ils sont les tristes sbires des puissances destructrices à l’oeuvre à l’échelle mondiale.


          • Philippe Vassé Philippe Vassé 7 février 2009 13:03

            Cher Philippe Renève,

            Vos commentaires sont intéressants, mais il me semble que vous abordez les questions cruciales d’une mamière quelque peu centrée sur les personnes au détriment des objectifs de l’UE.

            Avec l’euro, dans la zone qui est la sienne, la seule variable d’ajustement n’est pas le revenu national (cela ne veut rien dire d’ailleurs), mais le COUT DU TRAVAIL, donc la volonté de le faire baisser dans toutes ses composantes (salaires, charges sociales, impôts).

            L’objectif de l’UE depuis sa création n’est pas de faire passer à la postérité quelques grandes figures, mais d’intégrer les pays européens à la mondialisation que nous avons connue et qui a les résultats actuels concrets que nous connaissons, subissons et combattons de fait.

            Ceci étant rapéle avec netteté, la conclusion qui en découle est que l’UE telle qu’elle était et est encore à ce jour ne peut avoir aucun effet positif, durable ou non, pour les peuples concernés, étant un outil fondamental de la mondialisation qui a généré cette immense crise.

            Tout est à revoir de fond en comble, et ce ne sont pas de petits correctifs ou des fins pansements qui règleront les problèmes en cause, mais une véritable refonte des conceptions et des buts de l’unité des peuples d’Europe, le tout sur des bases librement décidées par les citoyens et conformes à leurs intérêts.

            Bien cordialement vôtre,









          • Philippe Vassé Philippe Vassé 7 février 2009 15:09

            Cher Philippe Renève,

            Expliquées de cette façojn plus précise, nous sommes bien évidemment d’accord, encore que le notion ou le concept de Revenu National soit pour le moment, au sein de l’UE et plus largement pour la plupart des pays ayant sur leur sol des entreprises transnationales importantes, des objets de débat.

            Si on dit plus simplement qu’avec l’euro, la seule variable possible d’ajustement dans la jungle qu’est devenu le système actuel (et cela est encore plus vrai avec la crise), est le côut du travail, cela est plus précis et plus concret pour tout un chacun.

            Pour le reste, je souhaitais juste que l’attention se porte sur ce qui concerne tous les citoyens dans leur vie quotidienne et future, et non sur des apparences comme les personnalités "européennes".

            En tout cas, nous sommes ainsi bien en accord sur le fond des choses.

            Bien cordialement vôtre,







          • JL JL 7 février 2009 12:38

            Le dumping social et fiscal qui était en filigrane de cette Union en construction s’avère être une forme déguisée de protectionnisme de l’immédiat, lucrative pour les actionnaires, elle se fait détriment des salariés. C’est le pire des protectionnismes.

            L’UE se fera par l’harmonisation sociale et fiscale ou ne se fera pas.


            • Philippe Vassé Philippe Vassé 7 février 2009 12:49

              JL

              Excellente et vraie remarque que la vôtre.

              Quant à l’UE, elle se désagrège à grande vitesse de par les effets de cette crise. Cela tend à montrer qu’elle n’était pas une construction stable et solide comme il a été longtemps prétendu.

              Le problème est donc bien plus grave et profond que les questions dites "d’unification sociale et fiscale". C’est l’ensemble des paramètres qui sont à changer de fond en comble.

              Bien cordialement vôtre,





            • Le péripate Le péripate 7 février 2009 13:19

               Je ne suis pas sûr que même le dollar puisse tenir. Ce qui est en jeu, c’est le monétarisme friedmanien et la dette keynésienne. Le retour de la convertibilité des monnaies à l’étalon-or est sans doute un préalable nécessaire à la dépolitisation des monnaies, à la fin de l’argent facile. De toute façon, ça sera douloureux. 


              • Le péripate Le péripate 8 février 2009 00:08

                 Non, il est hors de question d’interdire quoi que ce soit. Premier point, ce n’est à aucune autorité de décider si c’est l’or, l’argent, le fer ou n’importe quoi qui doit servir de monnaie, c’est au marché. C’est comme ça que l’or a émergé. Deuxième point, il n’y a pas de quantité de monnaie qui soit optimum, c’est son pouvoir d’achat qui compte. La question des stocks est donc une fausse question.
                Une monnaie scripturaire n’est, alors, qu’une preuve de dépôt. Ce qui limite fortement la tentation de la "réserve fractionnaire".

                Le système de changes est bien sûr une "imitation" de la convertibilité des monnaies. Sauf que les banques centrales par le taux directeur, par la réserve fractionnaire réglementaire, pilotent la fabrication de fausses monnaies de manière incontrôlable, que les taux de changes peuvent être manipulé (le yuan reminbi). Cette possibilité s’effondrerait si une fraction notable des monnaies étaient convertibles. 

                Enfin, la convertibilité des monnaies est un moyen éprouvé d’avoir une monnaie mondiale. Pour un partisan du libre-échange, c’est un argument de poids.

                Et puis, la convertibilité permet aussi l’apparition de monnaies privées, assises sur de nouvelles matières, valeurs, marchandises, le retour à l’inventivité. L’essentiel est la convertibilité dans une valeur échangeable , thésaurisable et divisible. Du beurre si vous voulez.

                Le monétarisme est certainement une construction grandiose. Mais les ajustements y sont des tremblements de terre, remplis de l’énergie contenu et retenue. N’importe quel système qui permet des ajustements en temps réel, en douceur, est préférable.


              • Le péripate Le péripate 8 février 2009 09:42

                 Mais c’est l’état qui a abolit la convertibilité.


              • Mouche-zélée 7 février 2009 14:45

                Bravo pour l’article, c’est une réalité !
                Donc les privatisations au nom de l’harmonisation l’Union Européenne ont été inutiles.

                Si au moins les citoyens Européens n’étaient pas en concurrence les uns avec les autres ...
                La première chose à faire pour monter l’Europe aurait été de décider une harmonisation des législations bien avant la monaie unique mais aussi une langue commune, pour faire l’Europe des peuples .

                A partir de là la base aurait été plus saine pour créer une Europe forte avec l’adhésion des citoyens.
                Mais nous sommes restés si différents, avec pour seuls liens la zone Euro et la monnaie unique, c’était couru d’avance.
                Des budgets énormes allouées pour que les citoyens Européens ne migrent pas dans l’ Europe, nous renvoyons des Roumains alors qu’ils sont Européens ...
                Le budget est énorme et les doubles parlements (national/Européen) le sont également ...

                Puis, il y a les égaux de nos dirigeants qui n’aident pas ....
                Déjà en Belgique ils ont du mal à s’entendre avec les mélanges de cultures et de revenus, alors à l’échelle de l’Europe ....  smiley


                • Philippe Vassé Philippe Vassé 7 février 2009 15:25

                  Mouche zélée,

                  A l’évidence, non seulement les privatisations faites officiellement au nom de l’Union européenne afin d’harmoniser vers le bas le niveau de vie de l’immense majorité des citoyens européens ont été "inutiles" (sauf pour ceux qui en ont copieusement profité), mais c’était évidemment une voie sans issue ou, pour être plus précis, une porte ouverte vers la catastrophe, le tout en se privant de tout levier d’intervention publique, autre que....in fine le budget de l’Etat, donc l’argent public direct.

                  La privatisation des banques a été la plus lourde et coûteuse erreur, si on regarde maintenant les évènements avec la perspective donnée par le recul du temps. Mais, les privatisations des grands moyens de transport et de l’énergie dans nombre de pays de l’UE tournent au désastre et vont en France particulièrement aboutir à des situations de plus en plus "ingérables".

                  Au moment où les Etats vont devoir- comme cela a de facto commencé avec certaines banques que tous connaissent et dans plusieurs pays- se redonner des moyens financiers et des leviers d’intervention économique puissants, il est manifeste que la privatisation, par exemple d’EDF-GDF, va apparaître très vite comme une faute politique, économique et financière majeure.

                  Il en est de même des grands groupes pétroliers et d’armement, comme des entreprises du secteur métallurgique et atomique.

                  Plus vite l’Etat reprendra au moindre coût, voire à coput zéro, ces grands leviers économiques, mieux cela sera pour le destin matériel de la population.

                  Aujourd’hui, parler de "nationalisations" n’est pas une idée politique partisane, c’est simplement indiquer la voie du bon sens et de la sauvegarde de l’emploi des citoyens des Etats concernés et la garantie de la prérennité de l’économie des pays.

                  Sur ce plan, il y a urgence pour d’abord les banques et établissements de crédit. Mais le pétrole, l’électricité, le gaz et l’énegie atomlque aussi doivent revenir sous contrôle des Etats, donc des représentations nationales, ceci avant que les entreprises privées qui possèdent ces secteurs soient en faillite.

                  Pour le reste, nous sommes évidemment d’accord.

                  Bien cordialement vôtre,







                • Mouche-zélée 7 février 2009 18:11

                  Philippe

                  J’arrive même à me faire très très peur à cause du sarko-projet de réintégrer l’OTAN...

                  En pleine crise économique l’investissement financier de notre engagement avec l’OTAN serai hérétique, à moins que les plans soient déjà tracés, là c’est du calcul ...
                  Tout cela sent le dérivé géostratégiques d’après 1929 à mon goût, ça sent la poudre...
                  Les derniers sommets du G20 donnent une idée assez précise des tensions entre les protagonistes.


                  Les Européens ne sont même pas d’accord sur les politiques de défense (c’est pour dire...)
                  Le poids franco-germanique est nul si la France rentre dans l’OTAN, à la vue de ces partenaires européens engagés en Irak : Bulgarie, le Danemark, l’Espagne, la Hongrie, l’Italie, la Pologne, le Portugal, la Roumanie, le Royaume-Uni.


                  Si c’est un signe assez clair pour vous, vous comprendrez que la crise financière risque de ne plus être la préoccupation N°1...  smiley

                  Qu’en pensez-vous ?


                • Philippe Vassé Philippe Vassé 8 février 2009 08:54

                  Mouche Zélée,

                  A l’évidence, la réintégration dans l’OTAN de la France en plein typhon économique, financier, bancaire, social et politique mondial revient à s’occuper, et je dis cela avec une douce ironie, de la consommation en chute du caviar iranien quand des millions de citoyens ne peuvent même plus manger à leur faim et selon surtout leurs vrais besoins physiologiques en terme de qualité.

                  Quoi que fasse ou non dans ce sens Nicolas Sarkozy, la question de l’OTAN se posera en relation étroite avec la situation d’ensemble dérivant de la situation économique, financière et sociale.

                  Les grandes institutions, que ce soit l’OTAN ou l’UE, ne sont ni éternelles, ni surtout indépendantes des grands évènements internationaux.

                  Bien cordialement vôtre,




                • Mouche-zélée 9 février 2009 02:27

                  Philippe

                  400 millions d’euros investits par la France dans l’OTAN, sans compter la suite ...
                  Franchement il fallait oser .
                  J’ai bien du mal, beaucoup de mal à croire que ce n’est pas investi par calcul pour assouvir de funestes choses ...

                  Merci d’être présent sur votre article et dans les commentaires .
                  Bonne soirée .


                • Philippe Vassé Philippe Vassé 9 février 2009 10:27

                  Mouche zélée,

                  Le gouvernement français dépense partout ( subventions aux banques et aux grosses entreprises, aux sociétés en Guadeloupe, pour l’OTAN, pour le plan di de relance, etc...)des milliards d’euros qui accélèrent d’autant, via un endettement qui devient ahurissant.

                  D’un certain point de vue, ce gouvernement coule l’UE et l’euro plus vite que tout autre gouvernement de l’UE et de la zone euro.

                  Bien cordialement vôtre,


                • Marsupilami Marsupilami 7 février 2009 14:56

                   @ Philippe Vassé

                  Excellente analyse. Prémice entre autres de cette dislocation : les récents propos de Sarkozy à propos de sa volonté de relocaliser en France la fabrication de voitures usinées en Tchéquie et les réactions de de la Tchéquie à cette annonce. Et ce n’est qu’un début ! Ça va barder, et il va falloir payer la note de dizaines d’années de folie...


                  • Philippe Vassé Philippe Vassé 7 février 2009 15:33

                    Cher Marsupilami,

                    Vous abordez un problème très important pour les apparences de force et d’action que veut donner le gouvernement français actuel.

                    Certes, Nicolas Sarkozy parle de "relocaliser" des usines en France. L’intention est à l’évidence louable en cette période de crise aigue.

                    Mais quel pouvoir a l’Etat sur les entreprises privées visées ? Aucun ou très peu, via éventuellement des menaces ou des subventions, les deux pouvant d’ailleurs se conjuguer.

                    Nicolas Sarkozy est un politique arroseur arrosé : il a "vendu" , lui et les autres gouvernements de toutes couleurs politiques, à l’encan les entreprises nationales et maintenant il n’a plus aucun levier d’action en mains.

                    Donc, soit le gouvernement s’en redonne rapidement par des nationalisations massives, notamment des banques, soit il perd définitivement tout crédit (sans jeu de mots) dans l’opinion qui bouge vite et fortement en période de crise.

                    Bien cordialement vôtre,


                    • Marsupilami Marsupilami 7 février 2009 16:37

                       @ Philippe Vassé

                      Entièrement d’accord. En tenant ces propos, Sarkozy a encore signé un Tchèque en blanc. Echappera-t-on à des nationalisations massives, y compris dans l’industrie ? Pas impossible mais peu probable : la tentation de la relocalisation (nécessaire) et du protectionnisme (qui peut être très dangereux) est immense. En tout cas la moindre des précautions serait au moins de nationaliser les principales banques pour essayer de les empêcher de faire à nouveau n’importe quoi... mais il faudrait pour cela trouver des pompiers qui n’aient pas été des pyromanes auparavant pour les gérer.

                      Très difficile !


                    • Yvance77 7 février 2009 16:42

                      Bonjour,

                      Bon article. Ceci étant j’aimerais savoir comment et pourquoi La Grèce et l’Irlande risquent de sortir de la zône Euro et si cela est possible en plus ?

                      Merci


                      • Marsupilami Marsupilami 7 février 2009 16:47

                         @ Yvance77

                        Vue l’ampleur de la crise systémique et le basculement ultra-rapide de tous les paradigmes économiques, tout est possible actuellement. Vois les Islandais prêts à essayer de se réfugier dans le giron de l’UE après la faillite de leur Etat alors qu’il y a un an encore ils ne voulaient pas en entendre parler ! Vois les Irlandais qui seraient prêts à faire de même alors qu’ils ont voté non au TCE il n’y a pas très longtemps ? Tous les scénarii, surtout les plus fous, sont possibles.


                      • Yvance77 7 février 2009 17:00

                        Justement Marsu  smiley je pense à l’exemple de l’Islande qui aurait des vues d’intégration sous deux années. Alors pourquoi vouloir quitter le giron européen pour d’autres ?

                        Hormis la facilité retrouvée du fonctionnement de la planche à billet, le reste est bien plus aléatoire ; pour ne pas dire un jeu type roulette Russe.

                        A peluche


                      • Philippe Vassé Philippe Vassé 7 février 2009 17:30

                        Cher Yvance,

                        Le fait est que la question de la sortie de la zone euro est bien plus générale que les seuls cas de la Grèce et de l’Irlande.

                        Tous les pays de la zone euro ont "défoncé" ou "enfoncé", peu ou prou, les critères fixés pour mettre en place et maintenir un euro viable pérenne.

                        Eu égard aux déficits CUMULES des pays de la zone euro, l’euro est menacé dans son existence même, d’autant que les protevtionnismes qui se développent vite accélèrent les tensions dislocatrices entre pays au sein de la zone euro.

                        A terme, la question se pose aussi pour notamment la France et l’Allemagne.

                        On peut poser comme préalable à l’explosion de la zone euro que le signal de la désagrégation de l’euro sera donné par les inévitables nationalisations et/ou renationalisations des banques, cela signifiant nettement que les Etats entendront reprendre le contrôle d’un système financier à eux, donc forcément NATIONAL.

                        De facto, si les banques reviennent au secteur étatique, la BCE sera promise à une fin rapide parce que les logiques des nationalisations sont totalement CONTRADICTOIRES avec le maintien de la VCE et son caractère commun à la zone.

                        Bien cordialement vôtre,


                      • Philippe Vassé Philippe Vassé 7 février 2009 17:42

                        Cher Yvance 77,

                        Votre question est intéressante, mais les cas de la Grèce et l’Irlande sont juste des avant-goûts de l’avenir.

                        La France et l’Allemagne, avec leur couse folle aux déficits publics les plus colossaux, sont sur le même processus, juste un peu derrière.

                        Posons comme principe que le signal de départ de la dislocation de la zone euro, donc de la fin de la BCE, et de l’euro lui-même derrière, sera donné par les nationalisations et/ou renationalisations, qui, par essence, reviennent à ce que chaque Etat entend reprendre le contrôle d’une politique monétaire et financière NATIONALE, donc induit de facto la marche à une monnaie nationale.

                        Or, la nationalisation des banques est déjà de facto en route dans toute l’UE, zone euro incluse. Le processus engagé et qui ne peut s’arrêter sauf à aggraver de nouveau la crise en revenant au point de départ en pire, condamne l’euro et la BCE à mort.

                        C’est en ce sens que les deux pays cités sont seulement en avant des autres pays de la zone.

                        La nationalisation des banques signera le retour aux monnaies nationales, et surtout, la remise en place de banques nationales d’Etat. La coexistence entre la BCE et des banques nationalisées dans chaque pays pour SES PROPRES INTERETS est impossible car l’antagonisme serait totalement INGERABLE pour la BCE et pour les Etats.

                        Bien cordialement vôtre,





                      • Yvance77 7 février 2009 18:01

                        Merci c’est limpide smiley



                      • Crevette Crevette 8 février 2009 21:21

                        Philippe et Yvance, je suis d’accord avec vous sur le fond :

                        Le traité de Maastricht est mort (ouf !!)
                        Le trité de lisbonne est avorté (ouf !!)

                        La commission européenne est à poil et se fait toute petite. La BCE et Trichet n’en mènent pas large.

                        Mais néamoins, en ce qui concerne les nationalisations du système bancaire, en tre autres, je crois qu’il faudrait nationaliser au niveau européen, pas au niveau national.

                        Bien sûr, l’Europe libérale n’a pas cette compétence. Encore faudrait il que l’UE soit une démocratie.
                        Philippe et Yvance, je suis d’accord avec vous sur le fond :

                        Le traité de Maastricht est mort (ouf !!)
                        Le trité de lisbonne est avorté (ouf !!)

                        La commission européenne est à poil et se fait toute petite. La BCE et Trichet n’en mènent pas large.

                        Mais néamoins, en ce qui concerne les nationalisations du système bancaire, en tre autres, je crois qu’il faudrait nationaliser au niveau européen, pas au niveau national.

                        Bien sûr, l’Europe libérale n’a pas cette compétence. Encore faudrait il que l’UE soit une démocratie.

                        Heureusement, c’est le moment de nous faire entendre !

                        pour l’instant, nos dirigeants essayent tous les remèdes qui sont dans le cadre de leur système de pensée libéral. Quand ils finiront par se rendre compte qu’ils ont jeté notre argent par les fenètres au profit de créanciers dont on ne parle JAMAIS ils finiront par nationaliser, faute de choix, et sous la pression populaire, pour ceux qui y auront survécu.
                        C’est l’occasion de refonder l’Europe.

                        Imaginez, une SECF (Société Européenne de Transport Ferroviaire), une EDE/GDE (Electricité D ’Europe), un service Public bancaire Européen, des Hopitaux Européens, j’en oublie plein !

                        Jetez un oeil ici, il y a des bonnes nouvelles :
                        http://questionscritiques.free.fr/edito/Naomi_Klein/emeutes_capitalisme_cri se_070209.htm


                        Merci pour cet article, il est à mon avis juste sur le diagnostic !














                      • Crevette Crevette 8 février 2009 21:26

                        Désolé pour mon commentaire,

                        mais mon navigateur a planté, et après, j’ ai fait du copier/coller à partir d’un éditeur de texte, d’où les redondances...

                        Je suis confus


                      • Philippe Vassé Philippe Vassé 8 février 2009 21:59

                        Cher Crevette,

                        Les choses ainsi exprimées sont claires. Que puis-je y rajouter car les lignes du futur sont ici tracées.

                        Bien cordialement vôtre,


                      • jjwaDal marcoB12 7 février 2009 19:02

                        Belle analyse avec les limites d’un texte court.
                        J’ajouterais que le ver dans le fruit (du paradigme économique dominant) est
                        que le but ultime de notre civilisation semble être de transformer une quantité
                        finie de ressources matérielles en déchets à rythme accélérée au bénéfice d’une
                        infime portion de l’humanité (actuelle et future).
                        On sait que cette "bamboula" ne peut se déployer que pendant une courte durée avant
                        un atterrissage d’autant plus brutal qu’il n’est pas anticipé...
                        A une recette infaillible pour aboutir aux pires désastres nous avons ajouté
                        la privatisation de facto de la création monétaire, une dérégulation internationale
                        interdisant toute comparaison du modèle unique (il est parfait...) avec autre chose
                        et l’idéologie du libre-échange sans contrainte qui semble ignorer que si le renard
                        et le lapin existent encore dans le monde réel, c’est que la nature ne les a pas obligés
                        à partager le même clapier et tellement d’autres délires pour transférer la richesse
                        des producteurs aux vrais profiteurs (pas les fonctionnaires, ni les chômeurs, ni les immigrés
                        ni les RMistes...).
                        Nous avons corseté les Etats et dérégulé ses composantes économiques. Le résultat
                        est à la hauteur de l’attente de ceux qui voyaient le droit des peuples à disposer
                        d’eux-mêmes s’effacer derrière les magouilles en chambre verte de l’OMC et une
                        europe des élites déconnectée du monde réel avec une constance remarquable.
                        Le plus grand nombre va voir ce que valent vraiment nos "élites" mais vu le
                        niveau du QI économique moyen, il faudra que ce soit très rude pour réveiller le
                        commun.
                        Celente prévoit pour les USA un taux de chômage (au sens le plus large) taquinant
                        25%. Il serait étonnant que l’europe s’en sorte sans "gueule de bois" historique...


                        • Philippe Vassé Philippe Vassé 8 février 2009 09:20

                          Cher Marco,

                          Juste un mot court suite à votre commentaire : les Etats-Unis ont actuellement plus de 600.000 nouveaux chômeurs officiels par MOIS.

                          Ceci dit, pour ce qui concerne l’UE, le chiffre global de nouveaux chômeurs de tous les Etats de l’UE est environ similaire !

                          Le processus combiné et parallèle est ici très clair.

                          Il donne les tendances générales de la crise et indique les grandes lignes de développement de celle-ci.

                          Bien cordialement vôtre,


                        • JONAS JONAS 7 février 2009 23:58

                          @ L’Auteur :

                          Personnellement, je pense que cette crise est un miroir aux alouettes ! Seule la situation climatique en relation avec la bombe démographique la justifie !

                          Je n’aime pas particulièrement les Francs-Maçons, mais, ils appartiennent quand même aux élites des pays du monde.

                          Petites explications sur les gouvernances :

                          Avant la Révolution Française, nous avions la royauté ! Mais, en réalité c’était le Pape et son clergé séculier qui menait la danse européenne et qui avec ses missionnaires, a tenté de mener à bien un mondialisme Catholique.

                          Aujourd’hui, après que les Templiers par vengeance de Philippe LE BEL, ont réussi à obtenir la tête de Louis XVI, qui symbolisé la royauté ! Ils sont avec leurs compagnons et les deux plus grandes Obédiences, le GOF :.. et la GL :. , la colonne vertébrale de l’Occident et d’une partie du monde, plus de 50 %.

                          Ce sont les " Nouveaux Marchands Templiers " de ce monde.

                          Leur Foi, n’est plus religieuse, leurs églises ou temples sont les banques, leur Bible la Bourse et leurs évangiles leurs tiroirs caisses.

                          Malheureusement et un peu tard, peut-être trop tard ! Ils ont enfin pris conscience que sans stopper la croissance et la démographie qui en découle, tous leurs fonds de commerces vont êtres détruits par les éléments naturels !

                          La grande équation pour eux comment concilier profits et survie ?

                          Comment éviter la révolte des peuples, qui menacés par la nature et étranglés par la cherté de la vie, prennent de plus en plus conscience que : les partis politiques, les syndicats, sont tous sans exception, assujettis, noyautés ou infiltrés par leurs représentants, apprentis ou compagnons.

                          Ces appareils politiques ou syndicaux, sont les défouloirs des peuples et comme pour le Traité de Lisbonne, même si certains peuples sont contre, ils modifient les règles démocratiques et font aboutir leurs volontés.

                          La démocratie qui repose sur la volonté de la masse, n’élira jamais des représentants pour lui imposer des restrictions !

                          L’élite des gouvernances, qui profite actuellement et jouie de tous les conforts, n’en a ni les moyens, ni la réelle volonté !

                          La question demeure posait ? Que faire !

                          Je pense au regard de la politique en cours, qu’ils vont laisser la nature faire le ménage !  smiley

                          Ni juges, ni coupables !……. Fatalitas ! ! !

                           


                          • HELIOS HELIOS 8 février 2009 00:48

                            Cher philippe,
                            Votre article me plait beaucoup, pourtant je trouve qu’un de vos arguments n’est pas exploitable tel que vous le presentez.

                            Vous dites que... "que ce Traité est aujourd’hui violé et reviolé, nié, renié avec force tous les jours par les 25 Etats de l’UEet vous en déduisez... "Donc, on en conclura que, sur le plan du droit, l’UE a déjà perdu ses fondements juridiques et qu’elle se survit seulement en apparence," ....

                            Cette deduction est pour le moins osée. S’affranchir des règles dogmatiques est plutôt une preuve d’intelligence et d’adaptation. L’UE en laissant filer les carcans qu’elle s’etait imposé dans un certain contexte, adopte d’autres formats, d’autres intervales, d’autres barrieres, bien plus adaptés.

                            Darwin n’aurait pas renié ce que je suis en train de vous dire.

                            Cela dit, je ne remet pas en cause la prospectique sur les autres domaines que vous nous présentez, l’Amero par exemple et d’autres boulversements et re-arrangements...

                            Bonne nuit


                            • Philippe Vassé Philippe Vassé 8 février 2009 09:10

                              Cher Helios,

                              Je n’ai pas parlé de " l’Amero". Mais peu importe ici.

                              Sur le fond des dogmes maastrichtiens, je suis d’accord sur votre remarque sur le sens de l’adaptation. Mais, ceci étant dit sur le plan philosophique, ou de la morale en politique, la vraie question que j’ai abordée est celle de le relation MATERIELLE entre l’euro et les bases qui ont permis sa naissance, régissent son existence et/ou peuvent, en EVOLUANT, amener à sa disparition.

                              L’adaptabilité est une chose, la disparition de l’euro en est une autre.

                              Darwin en effet a étudié l’évolution naturelle, mais il a dans ce cadre étudié aussi les causes des disparitions des espèces quand elle s’adaptaient mal ou ne pouvaient prévoir les grands cataclysmes universels.

                              Cela dit, ce qui est essentiel dans cet article, est de tenter de mettre en évidence ce qui est en cours et d’essayer de comprendre les évènements en cours.

                              Bien cordialement vôtre,


                            • Iren-Nao 8 février 2009 09:37

                              @ L’auteur

                              Bien sur je trouve votre article extremement interessant, meme si mes competences en economie sont limitees.

                              Il est neanmoins evident depuis toujours que la sacro sainte croissance est une insanite qui n’a eu comme seul resultat que une surpopulation delirante de gens qui n’aspirent qu’a se goinfrer tout de suite sans la moindre consideration pour un eventuel et desormais improbable futur. 

                              Cela fait un bon siecle que nous nous comportons comme si nous n’avions pas d’enfants (il est d’ailleurs a noter que effectivement plus on est riche moins on fait d’enfants...)

                              Et pourtant Dieu sait que la sonnette d’alarme a retenti a travers bien des voix. (Mais nos ecoles ne fabriquent plus que des ingenieurs et des commerciaux).

                              Toute mise en perspective du devenir de l’Homme et de la vie en general a ete subordonne aux Dieux pognons et soit disant Droits des hommes a la jouissance individuelle qui sert si bien les egoismes qui sont le vrai moteur de cette crise.

                              Certes la goinfrerie n’a pas atteint tout le monde, mais tout le monde y aspire et notre monde occidental continue a presenter cette saloperie comme le bonheur et le but ultime, et les autres de suivre...

                              Auteur votre article est interessant et utile et tres technique, comme si les solutions etaient techniques, d’ailleurs vous avez l’intelligence de ne rien proposer.

                              Cependant il se termine par une incantation democratique qui je crois est peu souhaitable car en effet le propre de la democratie c’est tout de meme le vote du plus grand nombre, donc le panier de la menagere, donc aucune chance d’elire qui que ce soit qui proposerait les solutions forcement deplaisantes necessaires (privations....) il y faudrait surement en outre de l’unite ce qui pour le moins n’est pas notre point fort.

                              Vous invoquez la democratie faute de mieux car vous sentez bien que le probleme n’est qu’apparemment technique alors qu’il n’est au fond que philosophique, ou plutot spirituel.

                              Une fois qu’on a boulotte le Veau d"or, il faut bien se serrer la ceinture pour passer le desert.

                              Nous avons refile a nos rares enfants une redoutable patate chaude (dernier repas smiley .

                              Ce sera une sacre aventure si par hasard il y a une suite.

                              Que le Diable marche avec nous. :->

                              Iren-Nao



                              • Philippe Vassé Philippe Vassé 8 février 2009 21:50

                                Cher Iren-Nao,

                                J’ai lu avce attention votre commentaire dont je vous remercie, bien que je ne pense pas- comme l’immense majorité des ciotyens- qu’une crise-celle-là ou une autre- soient du domaine du philosophique et/ou du spirituel.

                                Les affirmations globales qui mettent à égalité de responsabilité des personnes là où aucune égalité n’existe me semblent des généralités morales qui ne font qu’impuissanter leurs auteurs et fuir les réalités.

                                La crise que nous vivons et qui tue chaque jour est concrète, la réponse positive et fructueuse pour tous sera aussi concrète.

                                Cela au moins est sûr.

                                Bien cordialement vôtre,





                              • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 8 février 2009 20:22

                                Pour moi, l’erreur a été le fameux principe de la concurrence libre et non faussée, c’est-à-dire le marché sans contraite qui était censé amener à un état d’équilibre.
                                C’est le contraire qui advient, le marché étant, dans des périodes détérminées, divergent. La seule façon de retrouver de l’équilibre est le retour de l’intervention publique. Publique ne voulant d’ailleurs pas dire étatique, puisque des collectivités locales (comme en Allemagne), peuvent également intervenir.
                                Le marché sait faire certaines choses (des objets réels ou abstraits notamment), mais ne peut organiser à lui seul la vie. Ce point avait échapé aux eurocrates.

                                Je crois urgent de renationaliser les banques, afin de redonner du nerf économique aux nations, et de décorréler les entreprises de la bourse :

                                - Par l’extension du secteur public

                                - par le remplacement de la capitalisation par des prêts garantis (par les banques nationalisées) avec des conditions à la fois économiques, mais aussi sociétales.

                                Une banque publique européenne pourraît également jouer ce rôle, avec un contrôle démocratique (à l’inverse de la BCE).

                                Une Europe de la concitoyenneté est possible, à condition de changer les règles qui nous pèsent tant, et appauvrissent l’ensemble de la population pour quelques bénéficiaires.



                                • Crevette Crevette 8 février 2009 21:31

                                  Oui, c’est aussi ce que je pense, mais je n’avait pas lu ton ton commentaire avant d’écrirre le mien plus haut...


                                • Philippe Vassé Philippe Vassé 8 février 2009 21:57

                                  Cher Jean Paul Foscarvel,

                                  Votre commentaire est frappé au coin du bon sens que l’on ne peut que partager. Vos propositions de solutions sont très intéressantes et surtout très positives.

                                  Ce qui est intéressant ici est que le débat et l’échange libres permettent de dessiner des solutions alternatives à la situation actuelle, en clair une Europe des peuples associés par leurs intérêts communs et non plus en concurrence nuisible et source de misère sociale et économique.

                                  Ceci est important pour dessiner l’avenir qui, dèjà, une chose est sûre, ne peut se bâtir sur les fautes et impasses actuelles de l’UE telle qu’elle est aujourd’hui.

                                  Bien cordialement,



                                • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 8 février 2009 22:24

                                  Ce qui se passe en Amérique Latine pourraît nous donner espoir.

                                  Différents pays, par différents moyens, se sont d’abord libérés de dictatures sous contrôle Etats-unien, puis d’oligarchies libérales sous contrôle du FMI (pour dire bref).
                                  Ils ont des divergences, des problèmes, mais ils construisent un renouveau avec en commun la prise en compte de l’’importance du "social".

                                  En Europe aussi, nous pouvons changer de modèle. Mais il y faut de l’énergie, de l’écoute de l’autre, de l’imagination, bref une intelligence constructive.

                                  Les frémissements actuels, en Grèce, Italie, Espagne, France, dans d’autres pays, font penser que quelque chose émerge.


                                • Philippe Vassé Philippe Vassé 8 février 2009 22:44

                                  Cher Jean-Paul Foscarvel,

                                  Vous avez parfaitelent défini les processus en cours encore que la situation des pays et peuples de l’Amérique du Sud soit quelque peu différente de celle que connaissent les pays et peuples de l’UE.

                                  Vos observations sur les qualités qu’il faudra aux citoyens pour sortir de la situation actuelle sont trèes justes et claires.

                                  Je partage votre sentiment aussi sur ce point.

                                  Bien cordialement vôtre,


                                • Piotrek Piotrek 9 février 2009 09:45

                                  L’Europe c’etait un triple deal entre


                                  - Les grosses boites privées(ouverture des frontières, harmonisations, facilitations en tout genre et beaucoup plus)

                                  - Les politiques (qui trouvaient la un nouveau jouet mais qui devaient convaincre les peuples du bien fondé de la chose)

                                  - Les peuples (a qui on offrait un idéal, qui n’auraient plus besoin de passeport pour passer la frontière)

                                  Et a votre avis qui est le plus gros bénéficiaire dans le deal ? Les boites bien sur

                                  Donc l’Europe est une réussite car le plus gros enjeu (privé) est réussi. Les politiques sans qui le deal n’aurait pu se faire, ont construit une gigantesque machine a coup de promesses et d’arguments (dont celles de la monnaie unique liberatrice et protectrice) peinent aujourd’hui face aux aleas de l’histoire, mais le systeme économique est bel et bien en place, et ca, que ca vous plaise ou non : c’etait l’essentiel


                                  • Philippe Vassé Philippe Vassé 9 février 2009 10:21

                                    Cher Piotrek ;

                                    Je reformule juste votre conclusion qui était quelque peu, selon l’avis général, dépassée par les faits récents : l’UE est en pleine crise de dislocation et l’euro est devenu le moyen par lequel la crise se propage plus vite avec plus d’effets dévastateurs.

                                    Sur le reste, vous n’avez pas tort du tout...

                                    Bien cordialement vôtre,


                                  • xbrossard 9 février 2009 11:01

                                    @l’auteur

                                    merci pour cet article intéressant, mais aussi pour vos réactions attentionnés à vos lecteurs

                                    je profite d’ailleurs de ce sujet pour revenir à ma marotte qui, selon moi, est la raçine du problème depuis très longtemps (depuis la révolution en fait) : je pense que le problème de fond est que les problèmes s’accumulent parce que la démocratie est en dange, phagocité de plus en plus rapidement par la dictature des entreprises. Tant que l’on ne voudra pas voir que plus les entreprises prennent du pouvoir, plus la dictature avance, on ne résoudra pas le problème, car les entreprises ne sont pas démocratique, ce sont des systèmes ploutocratique.
                                    Et pour sortir de ce système, plusieurs solutions radicales existent :


                                    - soit supprimer la notion même d’entreprise, en définissant simplement des individus en contrat les uns avec les autres, pour la mise en place de projet communs ; c’est la VRAIE approche libérale, où chacun est seul responsable de son travail, jamais inféodé à un système totalitaire (l’entreprise). Cette solution est difficilement applicable pour des industrie tels que la construction aérienne, car beaucoup trop complexe à mettre en oeuvre. Cette solution est plutôt de "droite", car libéral et darwinienne (chacun gère ses rapports avec les autres).


                                    - soit on met en place un système démocratique dans l’entreprise, où les salariés ont un pouvoir de décision en fonction de leur "poid" économique, qui pourrait être calculé par exemple en fonction de l’argent qu’ils ont rapportés depuis leur début de carrière. Le principe fondamental est en fait de découpler le pouvoir (le droit d’agir) de la richesse, et donc de ne plus avoir du pouvoir selon sa richesse, mais selon nos actes. Cette solution est plutôt de "gauche", car elle implique une solidarité de tout les salariés dans l’entreprise.

                                    La solution d’imposer des décisions par des lois me parait peu réaliste, car on mettra en place une dictature de l’état, au sens classique du terme, si l’état peut décider quand il le désire, d’interférer sur les décisions de chaque entreprise individuellement. Il n’aura pas la légitimité pour le faire.

                                    Selon moi, hors de ces 2 types de solutions, nous retomberons toujours dans les même travers...l’abus de pouvoir des dictateurs économiques.


                                    • Philippe Vassé Philippe Vassé 9 février 2009 12:50

                                      Cher XBROSSARD,

                                      J’avoue que je n’ai pas compris le sens de votre commentaire, d’autant que vous évoquez des entreprises, sans préciser leur statut (publiques, étatisées, privées, mixtes), leur différences de grandeur et le but de vos remarques quant au fond des choses et au bénéfice de qui.

                                      Quoi qu’il en soit, le lien avec la crise mondiale et ses conséquences avec l’UE et le sort de l’euro est si lointain que je ne l’aperçois pas.

                                      A moins qu’il s’agisse ici d’une réflexion sur un retour à un ordre de type corporatiste, dite aussi association capital-travail, cher à certaines figures du 20ème siècle sous différentes formes plus ou moins souples et "sociales" ( ce mot est ici bien sûr ironique), allant de Pétain à de Gaulle en France, ou de Franco à Hitler en passant par Mussolini ou Tojo pour être plus large en termes géographiques.....

                                      Ce ne sont pas avec les impasses du passé que l’on pourra progresser dans et vers le futur.

                                      Bien cordialement vôtre,



                                    • xbrossard 9 février 2009 13:19

                                      @auteur

                                      certes, le lien n’est peut-être pas vraiment évident, mais ce que je voulais en fait exprimer est que toutes les conséquences dont vous parlez (sur les problèmes de l’euro, la dislocation des liens entre les états) sont la directe conséquence de l’absence de démocratie dans notre système économique, qui explique les concentrations de richesses tels que le décrit plancherdesvaches.

                                      Les mesures de protectionnisme que décrit Daniel R ne sont que des armes utilisés par les entreprises-dictatures pour lutter entre elles ; c’est une version "soft" des armes de guerres. On veut nous faire croire que le protectionnisme est un choix des peuples, alors qu’il est décidé par les grandes entreprises.

                                      A l’inverse, l’ouverture décrit par Philippe Renève est encore une fois un choix unilatéral des entreprises.

                                      Et la reprise en main par l’état n’augure rien de bon, étant donné les pressions fait par les grandes multi-nationales...on voit bien que les grandes décisions ne sont pas faite pour les citoyens, mais plutôt dicté par les lobbyes industriels.

                                      De mon coté, je ne voit pas le lien entre mes affirmations et un quelconque ordre corporatiste que vous décrivez ; le fait de donner du pouvoir aux salariés est corporatiste ?!? est-ce votre manière à vous de botter en touche sur une reflexion d’un autre système de partage du pouvoir, en l’associant avec Hitler, Franco ou Mussolini ?

                                      Bien cordialement


                                    • Philippe Vassé Philippe Vassé 9 février 2009 21:28

                                      Cher Xbrossard,

                                      Vos opinions personnelles sur les origines de la crise sont certes légitimes, mais elles sont les vôtres et ne sont pas vraiment partagées.

                                      La "démocratie dans les entreprises" (lesquelles au passage ?) n’a rien à voir avec ce qui se passe : la crise a des racines ailleurs, tout à fait économiques, puis financière et bancaires.

                                      Les "subprimes", les "prêts commerciaux", les "credit exchange swaps", tout cela n’a rien à voir avec "la démocratie" au sein des "entreprises", mais cela est la source, non la cause, de la crise qui se développe comme un flot tumultueux sur le monde.

                                      En conséquence, je respecte vos "dadas" et aussi vos opinions, même si elles ne concordent pas avec les faits constatés et reconnus, mais ne sens pas la nécessité de les suivre ou même d’en débattre.

                                      Dernier point afin que vous ne puissiez pas vous méprendre sur ce que j’écrivais sur votre sujet : "les droits DES salariés" dans les entreprises ne sont pas, pour ceux-ci et du point de vue de la réalité sur le terrain réel, toujours des "droits POUR les salariés.

                                      Le Code du Travail français est ainsi fait que les "droits des salariés" sont parfois de vrais droits sur certains sujets, fort limités par ailleurs (par exemple sur les Délégués du Personnel et les Délégués Syndicaux, voire en plus contradictoire les CE), mais parfois cela fonctionne comme une véritable association camouflé capital-travail, comme la Charte du Travail mise en oeuvre par le gouvernement de Philippe Pétain.

                                      Pour ceux qui sont versés en droit du travail, si on analyse les lois dites AUROUX par exemple, on trouve nombre de textes qui sont des copies conformes de ceux de la Charte du Travail, dont, rappelons-le, il fut l’oeuvre d’un gouvernement qui remit à son haut fonctionnaire, François Miterrand, l’ami de Bousquet, la fameuse et symbolique francisque pétainiste. Lequel François Mitterrand mit en oeuvre les lois AUROUX en 1982-1984.

                                      Il résulte que, si vous avez été un jour- comme je l’ai été plusieurs années soit Conseller prudhomal, soit délégué devant ces juridictions- la notion de "droits des salariés" est parfois sujette à des fortes et manifestes contradictions, et peuvent même parfois fonctionner comme des pièges ou des dangers pour les salariés et leurs orgnaisations syndicales.

                                      Les Comités d’Entreprises, avec leurs différentes fonctions consultatives, mais souvent sans aucun pouvoir de décision sur l’essentiel ( la gestion de l’entreprise, les licenciements, les salaires, les choix gestionnaires et finnaciers, etc...), sont souvent plus un organe de conciliation sociale ( voire de colaboration sociale) entre salariés et employeurs qu’un droit exclusif au service des salariés.

                                      Quant aux entreprises privées et publiques, leurs objectifs, quoique différents dans leur principe, ne sont pas de contribuer à la démocratie en général, mais de produire ou apporter des services.

                                      On peut le regretter, mais pour l’heure, l’urgence n’est pas vraiment là, il est plutôt de résoudre les problèmes urgents de survie de millions de salariés réduits à la misère, qu’ils aient encore un emploi ou soient déjà sans travail.

                                      Là sont les vraies urgences sociales imémdiates. Leur solution ouvrira de facto la porte à la résolution d’autres difficultés, y compris les questions de la place et des vrais droits des salariés dans les entreprises que des lois sociales doivent garantir en tous temps et en tous lieux, comme tentent d ele faire les structures de l’OIT- Organisation Internationale du Travail- et du BIT- Bureau International du Travail- au niveau international.

                                      Bien cordialement vôtre,









                                    • xbrossard 10 février 2009 09:42

                                      @philippe Vassé

                                      Je ne vois pas l’interêt de disgresser sur des lois mise en oeuvre par Mitterand il y plus de 20 ans, à part déverser votre fiel sur ce dernier, que vous n’aimez manifestement pas...et votre façon de parler des droits des travailleurs en y associant Pétain vous rapproche dangeureusement du point Godwin... 

                                      Par contre, tout à fait d’accord pour dire qu’il y a urgence de sauver des millions de personnes. Mais pour l’instant, je ne vois personne proposer des solutions...

                                      Dans la vraie vie comme sur AVox, il y a beaucoup de monde pour supputer sur l’avenir, exposer tout ce qui ne va pas, mais proposer des solutions applicables, je n’en voie pas...

                                      Quand on parle de redistribuer les richesses, comment faire ? vous croyez que les plus riches vont accepter sans broncher ?

                                      Ce que je trouve dommage dans votre article, c’est que c’est un bon article d’un historien...mais rien d’autre ; vous ne proposez aucune solution, ni n’imaginer le futur ; vous êtes tourné vers le passé, comme la plupart des articles sur la crise posées sur AVox.

                                      bien cordialement

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