• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > International > Donald Trump : le premier PDG de l’Empire américain

Donald Trump : le premier PDG de l’Empire américain

Donald Trump a dépensé son « propre argent » pour sa campagne. Il a mené ça comme un simple marché d'affaire qu'il a remporté, où le bluff, le mensonge et les voltefaces ont eu raison de tous les pronostics. Celui qui s’est présenté comme le défenseur des pauvres, des déclassés, des « vrais » américains, dévoilent maintenant son jeu, tout du moins de la énième partie de poker à laquelle il s’adonne depuis toujours. Désormais, c'est l'heure pour lui du retour sur investissement en nommant le numéro deux de Goldman Sachs, Gary Cohn comme chef de son conseil économique et le principal boss de l'industrie pétrolière, Rex Tillerson, PDG d'ExxonMobil, au poste de secrétaire d’Etat et tout un tas d'autres milliardaires de l'ultralibéralisme triomphant. Donald Trump le revendique haut et fort : il n’est pas « juste » le nouveau président des Etats-Unis, il est avant tout le PDG des USA. 

« Nous sommes un empire à présent, et quand nous agissons, nous créons notre propre réalité »

Le candidat antisystème a donc gagné contre l'establishment ? Assurément non, mais il a gagné contre toutes les réalités parallèles ou confondues de notre monde depuis des années. Les accusations de manipulation du scrutin par Moscou relève surtout d’une guerre de l’ombre menée par les différents camps en lutte au sommet de l’empire ultralibéral. J’utilise le terme d’empire à dessein.

En 2004, un proche anonyme de Bush (très probablement Karl Rove) déclarait à Ron Suskind, du New York Times : « Nous sommes un empire à présent, et quand nous agissons, nous créons notre propre réalité. Et pendant que vous essayez d'étudier la réalité –peut-être même avec succès–, nous agissons encore, créant d'autres nouvelles réalités, que vous pourrez également étudier, et c'est ainsi que les choses avanceront. Nous sommes les acteurs de l'histoire... et vous, vous tous, il ne vous reste plus qu'à étudier ce que nous faisons. »

C’est avec une telle stratégie que Georges Bush Junior construisit une histoire, une fable à laquelle une immense majorité des américains adhéra durant les années 2000 : le dictateur Saddam Hussein devenait soudainement l’allié et même le leader d’Al Qaïda. Nous connaissons presque quinze ans plus tard la mécanique de ce storytelling d’ampleur mondiale. Mais aux Etats-Unis, cette folle histoire est durablement enracinée dans l’esprit de nombreux citoyens au point de créer des collisions majeures à la limite de la guerre civile virtuelle et même réelle. Car pendant ces années, Internet a pris une place prépondérante dans nos quotidiens et les organes de presse traditionnelles ont accusé le coup, voyant leur suprématie décliner au profit d’innombrables médias nouveaux, parallèles ou quelques fois générateurs d’Hoax. Les recettes publicitaires filant à la vitesse d’un torrent puissant vers le réseau mondial, ces médias d’un autre temps ont généralement disparu ou ont été rachetés par des magnas de l’industrie et de la finance, jetant ainsi le trouble sur leur crédibilité. A l’inverse, des organes d’information douteux ont creusé le fossé : parfois complotistes, quelques fois fantaisistes, souvent bordéliques, quelques fois sérieux, ils mélangent allégrement vraies, fausses informations sans aucune forme de hiérarchisation ni de recoupement. L’ère du copier-coller et des réseaux sociaux où le lecteur lambda se comporte simplement en synapse entre deux neurones. 

Les médias privés « oldschool » s’usent, leurs éditorialistes mélangeant probité journaliste et compromission, se contentant parfois de relayer les dépêches des autorités sans jamais y apporter une certaine prudence critique (Par exemple l’emploi du terme « Casseur » à chaque usage de la violence (matérielle et/ou symbolique) de manifestants contre les forces de l’ordre et contre des enseignes ou institutions considérées hostiles ou ennemies, discréditant ainsi le message politique de ces manifestants, les classant non dans le camp des militants d’une cause mais dans celui de « délinquants », de « menace » et parfois « de personnes venues de l’étranger pour discréditer le mouvement »), tandis que les médias « newschool » souvent « Pure Players » (100% web) se taillent une place confortable dans « l’auditoire » grandissant d’Internet. Certains d’entre eux ont permis de donner de la puissance à l’information et de casser certaines barrières. Pourtant, comme je le rappelle depuis des années, une dictature moderne n’utilise plus des moyens violents, coercitifs ou d’intimidation pour s’imposer, elle laisse l’illusion aux citoyens qu’ils ont une réelle liberté d’opinion dans un brouhaha sans fin où chaque propos est écrasé par des centaines d’autres propos, « statuts », « commentaires », etc. La « baseline » de nombre de mes textes entre 2000 et 2012 était : « Oui, je le dis, tout est ici est vrai… mais tout est faux ». L’irréalité devient la réalité et vice-versa.

 

Donald Trump, un milliardaire psychopathe et pathologiquement assoiffé de pouvoir ? Pas sûr.

Avec Donald Trump, nous entrons dans une nouvelle phase. Celle largement véhiculée des producteurs de télé-réalité : l’irréel s’imposant comme seule réalité. Des mois durant, le candidat Trump a balancé des mensonges, des vérités, des informations, des hoax avec l’aide de fermes à clics grassement financées, des médias douteux et quelques fois sérieux, des blogueurs trop heureux de devenir des stars du net et des journaux, radios, télévisions sans cesse colporteurs de rumeurs, de faits people et d’informations invérifiables. Cela peut émaner –comme le répètent souvent les éditorialistes « classiques » et autres experts à la petite semaine d’un milliardaire psychopathe et pathologiquement assoiffé de pouvoir, de fric, de sexe et de grandeur égocentrée – mais c’est un peu et même très réducteur.

Derrière cela, il y a une stratégie, une pensée, un vœu. Le projet n’est plus de gagner une guerre ou de montrer sa supériorité, le dessein est de pilonner le monde d’incertitudes, de contradictions au point que chacun se sent dans l’obligation de se positionner pour, contre, en-dehors ou en-dedans. Trump balance tellement de décisions clivantes aux conséquences souvent imprévisibles (de façade), que le doute s’immisce en chacun. Il n’est pas suffisant de le classer dans le camp du mal ou du bien, il n’est pas conséquent de se rassurer en affirmant que le Congrès pourrait servir de contre-balancier à sa politique internationale remettant en cause tous les équilibres (ou déséquilibres), pas plus qu’il n’est intelligent d’affirmer qu’un rapprochement avec tel ou tel (Poutine ou autres) réglerait concrètement les problèmes au Moyen-Orient, les déséquilibres en Europe ou les rapports avec la Chine. Personne n’est en capacité, réellement, pro-Trump ou anti-Trump, de savoir où tout cela mène.

 

« C'est une stratégie du pouvoir qui entretient toute opposition dans la confusion permanente »

Vladimir Poutine a la mainmise sur la Russie parce qu’il a su bien s’entourer, et particulièrement, il a su se faire épauler par un génie de la manipulation de masse et de la stratégie de contrôle du pouvoir : Vladislav Surkov. Celui-ci a transformé la politique russe en une pièce de théâtre aux rebondissements incessants, secouée par le changement perpétuel. Il définit ainsi ce nouveau moyen de verrouillage des masses : « C'est une stratégie du pouvoir qui entretient toute opposition dans la confusion permanente ». Ce qu'il a appelé la guerre non-linéaire. Une guerre où on ne sait jamais ce que manigance réellement l'ennemi, voire même qui il est. Et mieux encore, Surkov estime qu’il n’y a qu’une seule liberté à céder aux citoyens : la liberté artistique. Pour résumer, laissez chaque individu créer, s’exprimer par et avec l’art, cela entretient son ego et le laisse gesticuler dans une sorte de basse-cour d’égo-connectés qui ne menaceront jamais le réel pouvoir à l’œuvre dans les hautes sphères.

J’en reviens donc au début de cet article : cela va –puisque le nouveau président américain est un homme d’affaire puissant et aussi tête brûlée qu’un joueur de poker- dans le sens du retour sur investissement attendu après des mois de campagne. Un PDG dirige comme un PDG. Une entreprise privée en Occident, est essentiellement une structure non-démocratique dont le projet principal est la conquête de marchés dans l’objectif d’accroître les bénéfices et la fortune de celui qui la dirige. L’Amérique est la plus grosse multinationale du monde à compter du mois de janvier 2017. Son patron, celui qui mènera son conseil d’administration et tout son personnel (citoyens), sera Donald Trump. Ses concurrents sont l’Europe, la Chine, l’Inde, le Mexique, le Brésil et tous les états qui veulent jouer un rôle dans l’immense marché économique qu’est la planète Terre. C’est pourquoi Trump ne peut être comparé aux politiciens, qu’il sort de tous les codes habituels, qu’il explose les règles du protocole, de l’étiquette et de la bienséance diplomatique de façade : c’est le boss d’une entreprise nouvelle et cette entreprise est un pays entier… Et pas des moindres, c’est la première puissance économique et militaire du monde.

 

Léonel Houssam

 


Moyenne des avis sur cet article :  3.77/5   (13 votes)




Réagissez à l'article

61 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 14 décembre 2016 16:37

    Le problème, c’est que ses concurrents sont aussi ses clients.


    • Léonel Houssam Léonel Houssam 14 décembre 2016 16:40

      @Jeussey de Sourcesûre Ou ses filiales... Ou ses succursales... 


    • Fergus Fergus 14 décembre 2016 17:04

      Bonjour, Léonel

      Brillante démonstration à laquelle j’adhère totalement. Trump ne sera effectivement pas le président des Etats-Unis, mais le PDG de la plus grosse multinationale de la planète.

      Et cela change toutes les règles internationales. Ce qui devrait avoir pour conséquence, en ce qui nous concerne, de tout faire pour renforcer le poids économique et politique de l’Union Européenne, une nation de taille moyenne comme la France n’ayant pas la moindre perspective de réussite individuelle dans le jeu qui se met en place !


      • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 14 décembre 2016 17:09

        @Fergus

        à moins que l’UE ne soit rien d’autre qu’une filiale, ou une succursale des USA (comme le dit l’auteur juste au-dessus), dont elle partage le service de sécurité via l’OTAN, mais ne participe pas aux réunions du conseil d’administration...

      • Léonel Houssam Léonel Houssam 14 décembre 2016 17:20

        @Jeussey de Sourcesûre Je crains que vous n’ayez raison pour l’UE. 


      • mac 14 décembre 2016 17:32

        @Fergus
        L’UE est foncièrement anti-démocratique, favorisant le lobbying au détriment des peuples (du chômage rien que tu chômage...) De plus elle est, à bien des égards, une sucursale des USA.
        Avant d’essayer de reconstruire quelque chose il faut probablement la démanteler.
        Comment peut-on encore avoir la naïveté ou la sottise de défendre ce machin à moins de faire partie de ceux qui en vivent comme des parasites ?


      • Fergus Fergus 14 décembre 2016 18:37

        Bonsoir, mac

        Pour la énième fois, je répète que ce n’est pas cette Union Européenne là que je défends - j’ai d’ailleurs voté non au référendum de 2005 -, mais une UE réformée.

        Sans une structure solidaire, les pays européens ont tout à perdre dans les décennies à venir.


      • agent ananas agent ananas 14 décembre 2016 20:11

        @Fergus
        A part que, comme l’a démontré Tsipras, l’UE n’est pas réformable de l’intérieur.
        Bref, c’est marche ou crève !


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 14 décembre 2016 20:56

        @Fergus
        La prospérité et le niveau de vie d’un pays n’a aucun lien avec sa taille !


        La zone euro est la région du monde la plus plombée de la planète.
        Vous n’arriverez pas à changer fondamentalement les Traités pour en faire autre chose. Car les 27 pays européens ont des intérêts divergents sur les questions essentielles

        Stathis Kouvelakis explique que l’ Europe n’est pas réformable.
        Il était membre du comité central de Syriza lors de la victoire de ce parti en Grèce en janvier 2015. Il fit ensuite partie de ceux qui, prônant une sortie de l’euro et une rupture franche avec les institutions européennes, ont décidé de faire scission avec le premier ministre Alexis Tsipras. Enseignant et vivant à Londres, il analyse pour Mediapart les conséquences du référendum britannique.

         


      • agent ananas agent ananas 14 décembre 2016 21:03

        @Fergus
        Sans une structure solidaire, les pays européens ont tout à perdre dans les décennies à venir.
        La solidarité européenne on l’a vu en Grèce et encore récemment lorsque la Pologne a préféré d’acheter des hélicos US et non français comme convenu, jetant un froid diplomatique entre Paris et Varsovie.
        CQFD, il n’y a pas de solidarité ... seulement des intérêts !


      • mac 14 décembre 2016 23:36

        @agent ananas

        Et surtout la volonté, non pas de rendre les peuples solidaires mais de les mettre en concurrence avec les plus pauvres pour stopper toute revendication. Bref le rêve des patrons de Zola.
        Mais ce sont des soi-disant personnes de gauche qui défendent ça...


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 décembre 2016 07:02

        @mac
        Non, ils ne défendent pas l’ UE telle qu’elle est est.
        Ils défendent l’ UE de leurs rêves, une sorte d’ URSS moderne et écolo. C’est une utopie.


        Ceux qui ont créé ce machin ont verrouillé le système par la règle de l’unanimité, de manière à ce qu’il ne soit pas modifié. Or, pour en faire une Europe sociale, il faudrait remettre entièrement à plat tous les Traités depuis le Traité de Rome, pas seulement quelques détails !

        Ce n’est pas au moment où les peuples se détournent de l’ Europe, que les Mamamouchis vont prendre le risque d’ouvrir des négociations...
        Au contraire, ils plaident pour plus de fédéralisme !

        Les uns rêvent d’élire un Président européen

        D’autres rêvent d’un Parquet européen.

        Vers un budget européen

        Vers une armée européenne ...

      • Osis Osis 15 décembre 2016 07:21

        @Jeussey de Sourcesûre

        Effectivement, nous ne seront bientôt plus qu’une qu’une succursale, il n’est que d’entendre nos dirigeants qui n’ont que des propos de chef de rayon.
         
        Tous formés au siège ils ont les tous les mêmes éléments de langages, la même analyse atlantiste et nocive du monde. De vulgaires petits cadres collabos imbus de leur petite personne, tout juste bons à appliquer une politique dictée par la bannière étoilée sur fond de sang et de larmes.

        Il faut impérativement quitter cette Europe mortifère.
        Elle n’est pas réformable et ne le sera jamais.
        Elle a été crée pour ne pas l’être, c’est vérifiable dans ses textes.
         

         

        Les Etats-Unis ont été en guerre 93% du temps de leur existence depuis leur création en 1776 c’est à dire 222 des 239 années de leur existence.http://reseauinternational.net/les-etats-unis-ont-ete-en-guerre-222-des-239-annees-de-son-existence/

         


      • Le421 Le421 15 décembre 2016 19:05

        @agent ananas
        L’exemple de Tsipras ne tient pas.
        Imaginez que ce soit l’Allemagne qui dicte ses conditions sinon elle part.
        Que fera l’UE ?
        Voilà, tout est dit.
        Et après le Brexit, si on colle un président en France qui a les couilles de dicter ses conditions, la tisane n’aura pas l’odeur de la moussaka, je vous le dis !!
        Le IVème Reich de fraû Merkel en prendrait un sacré coup.

        Remarquez, y’a un type qui lui a dit « Maül zu » et tout le monde lui est tombé sur le rable !!
        Faudrait savoir ce qu’on veut à la fin.
        Remarquez, tout le monde, c’est surtout les politicards et la presse aux ordres...


      • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 15 décembre 2016 20:50

        @Fergus

        Bonsoir,

        PDG de la plus grosse multinationale de la planète.

        Je rappelle tout de même que les US ont une constitution, ont un Congrès, et une armée, ils sont interventionnistes, et attachés à la prééminence du dollar, monnaie de singe, mais on ne peut leur enlever leurs institutions fédérales, et le poids de l’institution par son système législatif et constitutionnel complexe, qui fait du Président des Etats-Unis, selon la Constitution un homme puissant, pourvu de biens de pouvoirs de choisir ses collaborateurs immédiats ou plus éloignés.

        Je trouve donc la comparaison avec un PDG de multinationales, quelque peu osé, car le PR des States est élu par des électeurs.

        Par contre, je ne dirais pas la même chose de l’UE, et du président de la Commission européenne, véritable multinationale, elle, dirigée par des gens qui n’ont même pas été élus démocratiquement mais tout simplement désignés par les lobbyes auxquels ces membres sont tout dévoués.

        Alors je me pose la question :

        Parlerait-on en ces mêmes termes si la Présidence des States avait été Killary ? Parlerait-on de Présidente d’une Multinationale ? Certes, Non ! parce que dans les esprits des Néo-cons, l’élection de Trump n’a jamais été acceptée. Et bien il faudra vous y faire. Killary, elle a perdu ! 

        Elle a beau avoir agité ses cymbales, la musique n’a fait aucun effet sur le peuple américain qui a donc élu son président comme le prévoit tous les quatre ans la constitution américaine, le père Trump, multimilliardaire, cela personne ne le nie, mais constitutionnellement n’est ni PDG, ni propriétaire de son pays, et ne pourra le diriger que conformément aux textes constitutionnels américains.Il fera son business, oui, ce genre de personnage aime les affaires, mais il ne faut pas oublier qu’il dirigera un pays et non une entreprise, un peuple et non des employés.

        Accorder du crédit tout de suite à Trump se serait bien naïf, mais lui retirer ses chances de redressement de son pays, c’est tout aussi béotien.

        Un certain DSK a planché dernièrement sur un pensum très indigeste, et pour le lecteur et pour les Européens qui auront à subir ce projet démentiel, irréaliste et totalement sorti des contingences de la réal-politik, s’il se réalisait. DSK semble effacer d’un revers de main, la nouvelle donne géo-politique, l’élection d’un Trump et ses accords avec Poutine.

        Avec cees 50 propositions pour l’Europe en 2030, il voit loin, monsieur DSK, la pythonisse eurocrate et européiste, une sorte d’obsession de l’UE retoquée par les néo-cons.

        Et oui, néo-cons, il faudra vous y faire, il y aura des accords avec l’horrible Poutine, avec le méchant Assad, et ce ne sont pas les risibles sanctions de l’UE qui y changeront grand-chose.

        Il est vrai aussi que monsieur DSK croyait peut-être mordicus que ce serait Killary qui serait aux commandes des States ! La digne représentante du monde « civilisé », cet Occident réduit à trois entités malfaisantes : US, OTAN, UE.

        De votre UE, on n’en veut plus, on n’en a jamais voulu, et pas plus en 2005, qu’en 2030 !


      • keiser keiser 14 décembre 2016 18:19

        Salut

        Trump aurait déclaré à l’un de ses amis :
        Qu’il arriverait un jour à démontrer que l’on peut gagner de l’argent en étant à la maison blanche.
        Et ben son souhait commence à se réaliser.


        • BOBW BOBW 14 décembre 2016 18:57

          @keiser : Vu les casseroles récentes qui résonnent en France c’est un peu pareil à Paris avec la « bande à Hollande » et aussi d’autres filous ! smiley...


        • JBL1960 JBL1960 14 décembre 2016 18:29

          Pétard, c’est vachement bien vu. Le rappel de 2004 vient à point nommé, car c’est tout à fait cela, l’Amérique crée sa propre réalité. Et nous pouvons (les peuples) faire de même, si nous ne voulons pas nous faire bouffer tout cru. Avec toutes ses nominations en Trumpettes, y compris celle de Rex Tillerson qui s’explique très bien au regard de la cession de 19.5% de Rosneft au Qatar que j’ai traité ici = https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/12/08/vladimir-se-met-a-la-trumpette/ il est légitime de se poser la question de savoir de qui Trump est-il le N.O.M. https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/12/11/de-qui-trump-est-il-le-n-o-m/ Et votre article est en cela éclairant pour ceux qui se pose cette question.


          • izarn izarn 14 décembre 2016 19:35

            @JBL1960
            je pense que la réalité que les USA inventent, vient de lui revenir dans la tronche.
            Soit avec Poutine, soit avec Trump.
            En UE avec le Brexit et le non italien au réferendum...
            Meme Al Assad a salement amoché leur « réalité »....
            Je n’ai jamais connu une « réalité » aussi nulle à chier....
            Mais qui croit encore à leur « réalité » ? smiley
            Vous ?
             smiley
            Faites vous soigner, mon cher !
            Comme disait l’autre, pour croire à leur réalité, il faut n’avoir que deux neurones....
            Car, les complotistes avec leurs deux norones, ont eu tout juste !
            Ben ouais, ça vous fait chier ?
            Tant mieux ! C’est plus sain que de rester constipé.


          • JBL1960 JBL1960 14 décembre 2016 23:40

            @izarn Outre que je n’ai jamais dit que je croyais à leur réalité, j’ai jamais dit que ça me faisait chier, non plus. Et pis, je suis une fille... Je suis plutôt sur ce plan là, voyez-vous =
            https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/12/10/piece-manquante-partie-truquee/

            Et pis, je suis une vilaine théoricienne de la coïncidence = https://jbl1960blog.wordpress.com/2015/12/23/theoriciens-de-la-coincidence/ c’est dépassé « complotistes » smiley


          • Harry Stotte Harry Stotte 14 décembre 2016 18:36

            A en juger par la bande d’abjects, d’hyènes puantes, de pourris hollywoodiens, de détraqués en tous genres et d’ensuqués - il y a des cumulards dans le lot -, qui se déchaîne contre Trump depuis des mois, quoi qu’il arrive - je dis bien, quoi qu’il arrive par la suite - je préfère ne pas trouver en aussi charogneuse compagnie. 



            Pour paraphraser W.C. Fields, je dirai qu’un type qui s’attire autant de haines fétides ne peut pas être foncièrement mauvais.

            • Harry Stotte Harry Stotte 14 décembre 2016 18:51

              @Harry Stotte


              Et un fascinant lot de connasses en renfort, un !

            • izarn izarn 14 décembre 2016 19:39

              @Harry Stotte
              Surtout que ceux qui haissent Trump ont l’air totalement cons....
              Y parait qu’ils sont « respectables » et compétents...Ha oui ?
              Ils viennent le dire « droit dans les yeux » ?
               smiley


            • Harry Stotte Harry Stotte 14 décembre 2016 23:37

              @izarn

              « Y parait qu’ils sont « respectables » et compétents...Ha oui ?Ils viennent le dire « droit dans les yeux » ? »



              Avec une chève - moi aussi je me mets à la féminisation des substantifs, mais je tiens à faire ça dans les règles - de file comme Hillary, c’est sûr qu’on a vraiment à faire au dessus du panier.


              A propos de Trump, j’ai noté deux choses que les médias ne relèvent même pas. La première, c’est qu’on ne peut pas connaître une réussite comme la sienne, si on n’a pas l’instinct de délégation à des types compétents et à la loyauté sans faille. 


              Et s’il a procédé ainsi pour son équipe, ça ne me gêne pas plus qu’il ait recruté des Goldman Boys, que des lobbyistes dont c’était le métier que de mettre des politiciens à leur service. Tout le monde sait que ce sont les meilleurs braconniers qui font les meilleurs gardes-chasse.


              La deuxième chose que j’ai remarquée, c’est que, parmi toutes leurs magouilles pour tenter de démolir « le Donald », ses ennemis n’ont pas trouvé fut-ce une petite demi-douzaine parmi les dizaines de milliers .de salariés qu’il a employés, pour dénoncer des méthodes d’exploiteur et d’esclavagiste. Ça, ça aurait été plus payant que des propos de vestiaires exhumés par un fouille-merde de la presse mainstream. 


              Là dessus, rendez-vous au pied du mur... Où on pourra juger sur pièce...

            • agent ananas agent ananas 14 décembre 2016 20:20

              L’auteur
              Ne mettez pas la charrue avant les bœufs ... Trump n’est pas encore élu et doit être confirmé par le collège électoral le 19 décembre.
              December Surprise ? Une guerre fait rage en coulisses pour influencer les grands électeurs de ne pas voter pour lui... d’où le rapport bidon de la CIA à propos des hackers du Kremlin ayant favorisé l’élection de Trump.
              Les rivalités au sein de l’élite/establishment apparaissent. Les agendas et intérêts ne convergeant plus...


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 14 décembre 2016 21:11

                @agent ananas
                Faute de Sanders, les laissés pour compte de la mondialisation ont voté pour Trump...
                Plutôt que de reconnaître les méfaits de la mondialisation, c’est faute à Poutine...
                Courte vidéo avec la réponse de Poutine.


              • Harry Stotte Harry Stotte 14 décembre 2016 23:44

                @agent ananas

                « Une guerre fait rage en coulisses pour influencer les grands électeurs de ne pas voter pour lui... »


                N’oubliez pas que la NRA est, en bloc, derrière Trump. Plus de 4 millions de membres, ça peut faire réfléchir jusqu’aux plus téméraires...


                S’il n’y a que 0.1 % de têtes vraiment brûlées dans la confrérie, elles se compteront 4’000, et, le cas échéant, je ne donnerai pas cher de la peau des délégués qui auront trahi leurs électeurs. On est quand même aux Etats-Unis.




              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 14 décembre 2016 21:06

                Les projets économiques de Trump risquent de foirer s’il mise sur la finance pour relancer l’économie... Les mêmes causes vont produire les mêmes effets...

                « Donald Trump explique qu’en amendant la loi Dodd-Frank, il favorisera le crédit, notamment envers les plus fragiles. C’est exactement la logique qui a conduit à la crise des subprimes. Le crédit a été utilisé comme levier de croissance de substitution au creusement des inégalités. »


                Les Américains sont déjà endettés jusqu’aux yeux, cette politique ne va pas arranger les choses...

                • Aurevoiràjamais Aurevoiràjamais 14 décembre 2016 22:51

                  @Fifi Brind_acier

                  S’il parvient à couper dans les 500 milliards de budget annuel de la défense il y a de quoi faire quelques investissements je pense. Par contre ça risque de gronder au pentagone...


                • Victor 15 décembre 2016 00:33

                  @Fifi Brind_acier
                  Trump va faire tourner la planche à dollars pour rattraper le yuan sous-évalué.

                   
                  « Les USA ne peuvent pas faire défaut car ils impriment leur monnaie »
                   
                  (pas les valets de l’UE) aussi
                   
                  « La différence entre les rebelles modérés et Daesch c’est qu’ils utilisent des cailloux à la place de parpaings pour lapider »
                   
                  Trump, pas la gogoche serpillière lécheuse de babouches soumise à l’€ ! Le FN utiliserait la planche à billets pour effacer la dette et baiser les bobo à assurances vie (cathos où gogochos), pour le livret A suffit d’augmenter le tx.


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 décembre 2016 06:29

                  @Aurevoiràjamais
                  C’est bien mon avis, mais les progrès techniques de la Russie en matière militaire vont sans doute pousser Trump à investir dans ce domaine... A moins qu’il ne décide de rapatrier les centaines de bases de missiles disséminées dans le monde ... J’attends de voir.


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 décembre 2016 07:27

                  @Victor
                  La valeur du dollar a chuté de 93% en 100 ans ! Quand vous faites tourner la planche à billets, sans que cela corresponde à rien dans l’économie réelle, vous faites baisser la valeur de votre monnaie...

                  « La mort du dollar, la FED et Wall Street assassinent le dollar » par Paul Craig Roberts


                   "Depuis 2006, le dollar américain a connu un quart à un tiers de baisse de sa valeur par rapport au yuan chinois. (...) Maintenant, la Chine va davantage laisser chuter le dollar. La Chine dit aussi qu’elle envisage de saper le pétrodollar en jouant sur les prix à terme du pétrole sur le Shanghai Futures Exchange en yuan. Cette étape supplémentaire dans la réticence croissante vis-à-vis du dollar pour régler les déséquilibres commerciaux signifie que le rôle du dollar comme monnaie de réserve touche à sa fin, ce qui signifie la fin des Etats-Unis en tant que tyran et impérialiste financier. Ce coup au dollar, en plus des coups portés par la délocalisation des emplois et les paris non couverts dans le casino créé par la déréglementation financière, signifie que l’économie américaine que nous connaissions touche aussi à sa fin."

                  On ne va pas pleurer, mais ce n’est pas en poursuivant cette politique que Trump va répondre aux attentes d’emplois des Américains qui l’ont élu...

                • Victor 15 décembre 2016 11:59

                  @Fifi Brind_acier
                   
                  L’inflation ne gène que les riches financiers qui ont des 0 sur PC de Goldman Sachs
                   
                  Elle détruit la dette. (comme ont fait De Gaulle où Poincaré)
                   
                  Le livret A et les salaires peuvent être indexés. Et les riches en « actifs réels » (immobilier, usines où pétrole) s’en foutent aussi.


                • Le421 Le421 15 décembre 2016 19:15

                  @Fifi Brind_acier
                  Pétard de bon sang !!
                  C’est quand même quelque chose, Fifi !!
                  Quand vous ne parlez pas de l’UE, vous êtes d’une clairvoyance exemplaire.
                  Je vous plusse en permanence sur ce fil de discussion.

                  Entre nous, plus sérieusement, je suis convaincu que les ricains, au final, vont se pisser dessus.Et en vérité, je me demande si l’élection de Trump ne sera pas tout bénèf pour l’UE .
                   La Chine possède quand même 1300 milliards de la dette américaine.Et comme avec le système Trump, je suis persuadé que la capacité et la confiance en les US à honorer leur dette va fondre comme neige au soleil, les chinetoques vont se retrouver gros Jean comme devant.
                  Et ça risque fumer « grave ta mère » !!  smiley Non ?


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 décembre 2016 20:43

                  @Le421
                  Les Chinois ont compris depuis longtemps que leurs caisses étaient pleines de monnaie de singe, ils rachètent le monde ! 


                  Je crois bien que Trump se fiche de l’ UE comme de sa dernière chemise... Il trouve que l’ OTAN coûte trop cher, et que chacun doit s’occuper de sa défense...
                  Bruxelles cherche désespérément des sous pour une armée européenne .

                  Je crois que Trump a compris, ce que les néo cons refusent de voir, que les USA ne seront plus les maîtres du monde... Puisqu’ils ont perdu la domination militaire depuis 2013.

                  Si Trump pouvait s’occuper des questions internes aux USA, et cesser les guerres qu’ils perdent les unes après les autres, ça ferait des vacances à toute la planète..., et ce serait déjà pas mal !!

                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 décembre 2016 20:45

                  @Le421
                  Sur l’Europe aussi je suis d’une clairvoyance exemplaire, sauf que vous ne voulez pas le savoir...
                  « L’Europe n’est pas réformable, ceux qui disent le contraire vous mentent ! »


                • Aurevoiràjamais Aurevoiràjamais 14 décembre 2016 22:52

                  Je préfère tout de même voir un président PDG de son pays qu’un chef d’état, général va t’en guerre !!?


                  • JBL1960 JBL1960 15 décembre 2016 17:51

                    @Aurevoiràjamais Pourtant y a aucune différence...

                    @ l’auteur = J’ai relayé votre billet à la suite de la dernière analyse d’entrefilets.com « Le bloc atlantiste au bord de la crise de nerf » par ce billet de blog =
                    https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/12/15/n-o-m-de-trump/

                    Qui a une suite = https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/12/15/n-o-m-de-trump-2/
                    Car Gordon Duff - source VT qu’a traduit partiellement le blog Résistance71 a publié un article parfaitement ad hoc : Les menaces immédiates que Trump représentent
                    Mon analyse tout autour, des liens vers des billets connexes et infos idoines...


                  • Sergio Sergio57 14 décembre 2016 23:27

                    Sur le cliché, le futur homme le plus puissant du monde, regarde-t-il les étoiles du drapeau de son pays ou son doigt ?


                    • Victor 15 décembre 2016 00:21

                      « Ce qui est bon pour General Motors est bon pour l’Amérique »
                       (Charles Wilson, choisi par Eisenhower comme secrétaire à la Défense, PDG de GM)
                       
                      Trump (le tsar à cheveux) ne veut pas de la caste pourrie corruptible par Goldman Sachs, des politicards professionnels corrompus de la gogoche à crocker Clinton
                      Un milliardaire est libre (comme un noble de l’ancien régime),
                       
                      un climatosceptique (Perry)
                      un raciste (Sessions)
                      des poutiniens (Flynn,Tillerson)
                      un protectionniste
                      un Golman Sachs boy qui connaît bien la corruption de la gogoche
                       
                      Trump est fidèle à sa campagne (pas un Flanby de la gogche gominé à seulement 9k€/mois)

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès