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Accueil du site > Actualités > International > En Grèce, assistons-nous à un crime contre l’humanité (...)

En Grèce, assistons-nous à un crime contre l’humanité ?

Les mots manquent quand on décrit ce qui se passe en Grèce depuis trois ans. Hier, les émissaires de la Troïka sont revenus à Athènes pour de nouvelles négociations, alors qu’un projet de budget pour 2014 doit être voté demain. Les plans européens ont produit une situation révoltante.

Un massacre social
 
Bien sûr, la notion de crime contre l’humanité a un sens, précis, et il peut paraître excessif de l’appliquer à ce qui passe en Grèce. Quoique… Après tout, en 2012, le nombre de suicides a augmenté de 26%. Médecins du Monde s’alarme du fait que près de 30% de la population vit désormais sans couverture sociale, avec une baisse des vaccinations et une augmentation de 21% des embryons morts nés. On peut également rappeler que le PIB a baissé de 25%, le pouvoir d’achat de la population de 40%, que le taux de chômage dépasse 25%, et même 50% pour les jeunes, que le SMIC a été baissé de 22%, et même 32% pour les jeunes et enfin qu’1% de la population a quitté le pays en 2011  !
 
S’il existait une notion de crime économique, il est évident que les plans (que Médecins du Monde a encore la naïveté de qualifier « de sauvetage ») qui sont mis en œuvre dans ce pays seraient de bons candidats pour être qualifiés de la sorte. Les émissaires de la troïka veulent discuter du déficit pour l’année prochaine, qu’ils estiment plus important que les autorités du pays. Ils veulent également une levée du moratoire sur les saisies immobilières, qui protège plus de 150 000 ménages des banques. La troïka n’a aucun scrupule à protéger les banques des conséquences de la crise mais n’a que faire du sort de ces ménages que la crise a envoyé dans le mur, dans un acte d’une incroyable inhumanité.
 
Vers une révolte démocratique ?

Une offre d’emploi pour travailler dans un hôtel sans la moindre rémunération, en étant logé et nourri, a créé un scandale dans le pays, qui y voit un retour à l’esclavage. Pour l’instant, le gouvernement semble vouloir résister aux demandes de la troïka. Il n’a pas inclus la fin du moratoire ni une nouvelle taxe immobilière dans le projet de budget qui sera voté demain. Il faut dire qu’il prévoit déjà 2,1 milliards d’impôts supplémentaires et 3,1 milliards de nouvelles coupes dans les dépenses, soit un nouvel ajustement équivalent à 3% du PIB. On se demande bien comment le pays pourra être en croissance en 2014.

Mais le climat politique change. En effet, la majorité ne dispose plus que de 154 sièges sur 300. Quelques défections de plus et Antonio Samaras sera en minorité… En outre, depuis 2013, le pays a un excédent primaire, à savoir que son budget est équilibré hors paiement des intérêts de la dette, ce qui signifie qu’un défaut n’imposerait pas de programme de rigueur. Certes, ce n’est pas la voie proposée par Syriza, qui affirme encore que si l’euro était une erreur, il doit être préservé. Cependant, le programme du parti est totalement incompatible avec les exigences de la troïka, en proposant un retour du SMIC à son niveau antérieur, une renégociation de la dette et une restructuration bancaire.

Dans quelques années, il est probable que les économistes et les historiens porteront un jugement très sévère contre les horreurs des plans inhumains et inefficaces de la troïka. Le pire est que cela aurait pu être évité si la Grèce avait recouvré sa souveraineté monétaire et utilisé sa banque centrale.


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25 réactions à cet article    


  • eau-du-robinet eau-du-robinet 13 décembre 2013 20:06

    Bonjour Laurent,

    Il est grand temps que les peuples européens prenant le pouvoir en chassent les hommes politiques au pouvoir qui ne sont rien d’autres que des marionnettes des marchés financiers s’il ne sont carrément issue du marché financier en passent par les portes tournantes.

    L’Europe est sans défense aucune face aux marchés financiers, car les esprits des hommes politiques sont ’’emprisonné’’ par un modèle économique, celui de la mondialisation. 

    Que se cache d’arrière la mondialisation. La mondialisation est un projet dirigé par les multinationales et les grandes banques privées sous la direction américaine.

    Actuellement une vingtaine de groupes de travailles, composé des gens non élus et loin des médias, façonnent les documents pour le grand marché transatlantique dans l’ombre. Des nombreuses lois américaines vont être imposé aux européens par intermédiaire du grand marché transatlantique. Les états Unis sont entrent d’instaurer une gouvernance mondiale.

    Et comme à dit Jacques Attali, il rêve qu’un jour Jérusalem devient la capitale du monde !

    La messe est dite et la démocratie piétiné et enterré.

    Programme de Libération Nationale - UPR


    • CASS. CASS. 14 décembre 2013 12:29

      Mondialisme dictatorial impérialo sioniste, bref le chaos de toute idéologie et philosophie civilisées (philosophie dont la naissance émanait de l’empire perse proto (indo - européen) afin d’être remplacées par le mensonge la grande décadence l’esclavagisme les massacres les crimes contre l’humanité etc vols pillages.


    • epicure 15 décembre 2013 21:45

      La mondialisation c’est le pouvoir de 700 familles sur l’économie mondiale, qui détiennent directement ou par des sociétés écrans bon nombre des entreprises internationales.


    • candide candide 13 décembre 2013 20:07

      Aux dernières élections, ils ont voté Pour l’Europe.....


      Aux prochaines élections ils voteront, sans aucun doute, Pour l’Europe....

      Doit-on en conclure qu’ils n’ont que ce qu’ils méritent......

      Doit-on en conclure que nous n’aurons que ce que nous méritons ????

      • eau-du-robinet eau-du-robinet 13 décembre 2013 20:40

        Bonjour candide,

        Il existe ce que j’appel le paradoxe français.

        En 2005 les français ont rejette avec 55% des votants la constitution européenne. Le parlement français avait, juste 3 ans après ce rejet, contourne la volonté du peuple français en adoptant ce traité pourri de Lisbonne !

        Puis ensuite certains électeurs qui ont voté contre la constitution européenne vont aller voter pour leurs voir ’’nos’’ bourreau députées européens !

        Une autre raison c’est le fait qu’il faut se chercher les vrais informations sur internet ce qui est trop ’’ de travail ’’ pour une grande partie de gens et du coup ils sont expose aux seuls informations des grands médias qui ne parlent même pas sur ce qui se passe dans les coulisses par exemple le grand marché transatlantique. La désinformation des grands médias voire la non information fait des ravages !

        Les élections européennes de 2014 auront lieu entre le 22 et le 25 mai selon les pays, et le dimanche 25 mai 2014 en France.


      • kimbabig 14 décembre 2013 02:09

        Les gens n’ont pas voté pour l’europe aux dernières élections, ils ont voté pour les candidats les plus exposés médiatiquement, et qui se sont bien abstenus de parler de l’europe, ou alors pour dire n’importe quoi en faisant des promesses qu’ils n’auraient de toutes façons jamais pu tenir.

        Ce qui fait qu’au second tour se sont retrouvés les 2 candidats les plus en vue, 2 européistes entre lesquels il fallait éliminer le pire des 2, entre 1 qu’on avait pu voir à l’oeuvre avec dégoût et l’autre qui attendait son tour.

        C’est au 1er tour que les gens ont une petite chance de changer les choses (et encore, en 2012, aucun candidat ne prônait la nécessaire et salutaire sortie de l’union européenne), mais il faut qu’ils se désintoxiquent de la propagande médiatique et se désintéresser des candidats qu’elle met en avant pour s’intéresser à ceux qu’elle cache.

        Pour changer cela, il faut promouvoir les partis qui prônent sans ambiguïté la sortie de l’union européenne :

        L’Union Populaire Républicaine, ni gauche ni droite pour rassembler au delà des clivages contre la soumission à l’union européenne et à l’otan.

        Le Mouvement Politique pour l’Emancipation Populaire, progressiste et altermondialiste de gauche.

        Le Pôle de Renaissance Communiste en France, les seuls communistes sincères qui restent en France.

        Ainsi que tous ceux qui à l’avenir demanderont aussi clairement la sortie de l’union européenne que le font actuellement ces 3 là.


      • kéké02360 14 décembre 2013 13:59

        Il y a fort à parier que le FN va se positionner clairement pour la sortie de cette europe début 2014, çà va donc faire 4 avec les 3 cités ci dessus !!!!

        Mais les 4 vont-ils arriver à s’entendre pour éradiquer la racaille UMP-PS et associés, c’est pas gagné !!!!! smiley

        De cette bande de 4, en cas de discorde, l’électeur un poil sensé aura vite fait le choix pragmatique de miser sur le cheval le mieux placé en % pour karcheriser la racaille UMP-PS et associés smiley

        Déjà faire des listes municipales ouvertes << sortir de l’Europe >> dans toutes les communes du pays pour scier les pieds du mammouths UMP-PS et associés serait déjà un sacré préambule pour faire trembler le système ..... Une sorte d’union nationale républicaine pour sortir de l’euro ...... 

        Affaire à suivre ...............


      • Le421 Le421 15 décembre 2013 09:05

        Pendant que d’autres parlaient d’insécurité et d’immigration, au Front de Gauche, on tirait la sonnette d’alarme depuis longtemps sur le GMT et le fonctionnement de la BCE.
        C’est d’ailleurs pour cela qu’on s’est fait descendre en flamme par tous les « grands escr... », euh !! non !! « grands experts » genre Attali et consors car je suis persuadé que nous voyons juste et nous dérangeons visiblement les supports du « système financier ».
        Mais c’est tellement facile, dans un discours de 45mn de Mélenchon, de ne retenir qu’une phrase assassine sur une personne ou une autre.
        Vous savez, internet a beaucoup de mémoire.
        Je vous invite à suivre le discours de Bordeaux de JLM pour les présidentielles 2012.
        C’est tellement édifiant qu’on comprends très bien maintenant pourquoi il ne faut absolument pas d’un type comme ça aux commandes.
        Imaginez qu’il y arrive et que ça marche !!
        Quel mauvais exemple pour le reste du monde !!


      • donino30 donino30 14 décembre 2013 03:07

        « Le pire est que cela aurait pu être évité si la Grèce avait recouvré sa souveraineté monétaire et utilisé sa banque centrale »


        Dommage que cette dernière phrase, martelée comme une vérité absolue, vienne gâcher la fin de l’article. Sortir volontairement d’une monnaie fédérale en étant en situation de surendettement n’est encore jamais arrivé dans l’histoire de l’humanité, il est au minimum prétentieux de certifier que la situation aurait été pire ou meilleure. Mon humble avis est que cela aurait été bien pire à court terme, mais que le pays se serait en revanche plus vite relevé, à l’image de la terrible crise en Argentine. Mais ce n’est qu’un avis...

        • claude-michel claude-michel 14 décembre 2013 08:03

          Faut demander des comptes a Merkel et ses banqsters..C’est elle qui coule l’UE... !


          • Pepe de Bienvenida (alternatif) 14 décembre 2013 08:21

            Nous ne pouvons plus nous contenter de brailler à l’échelle nationale. Face à l’Europe des banksters, l’Europe de la Résistance s’impose. Evidemment ce n’est pas dans les partis, si friands de strapontins, qu’on pourra trouver une base d’action, mais plutôt dans une structure qui pourrait ressembler à ce que furent les syndicats il y a bien, bien longtemps.


            • Croa Croa 15 décembre 2013 11:57

              L’échelle nationale est plus pertinente que tu le crois. En fait l’Europe de la résistance passe par l’indépendance des nations qui composent l’actuelle UE !

              Effectivement il n’y a rien à attendre des partis de pouvoirs ; Il faut tout refonder. Certains actuels petits partis ont de bonnes bases tout de même et l’idée du tirage au sort (E. Chouard) est peut-être la meilleure. 


            • César Castique César Castique 14 décembre 2013 11:23

              Comment compatir aux épreuves de ce peuple qui, pendant trente ans, s’est goinfré d’aides européennes, et qui ne se révolte pas, dans l’espoir que cela recommencera bientôt ?


              • Piotrek Piotrek 14 décembre 2013 14:20

                Les aides européenes sont une formidable arnaque à tous les niveaux

                La totalité des aides sont soumises à des accords au profit de ceux qui les donnent (libéralisation des transports, services publiques, télécomunications, droit commercial)

                L’essentiel retourne aux multinationales pour la construction d’infrastructures (Aéroport construit par l’allemagne, rames de métro françaises, Gros BTP...) Entreprises qui embauchent des tavailleurs illégaux sur place pour encore grossir leurs marges.

                Et généralement les aides ne suffisant pas pour compléter les projets, celui qui va offrir l’aide arrive donc non seulement avec le propmoteur à qui sera confié le travail, mais aussi avec le banquier. Je ne parle même pas de la corruption qui en suit.

                Même quand l’Acropole bénéficie d’un budget pour sa restauration, c’est les tours opérators qui applaudissent des deux mains (le No1 du tourisme en Grèce est Allemand). Faut que le pognon tourne pour que certains puissent prendre leur part.


              • AlainV AlainV 14 décembre 2013 17:09

                Ce n’est pas le peuple qui a profité des aides européennes. Mais c’est lui qui paie.
                Alors que ceux qui ont empoché l’argent ont ouvert des comptes en Suisse et ailleurs.
                Trouvez la solution.


              • AlainV AlainV 14 décembre 2013 17:23

                Piotrek,
                J’applaudis des deux mains. C’est leur façon à eux de faire l’Europe. Et c’est cela qu’il faut changer. Qu’on peut changer.


              • AlainV AlainV 14 décembre 2013 18:09

                Piotrek,
                J’applaudis des deux mains. C’est leur façon à eux de faire l’Europe. Et c’est cela qu’il faut changer. Qu’on peut changer.


              • César Castique César Castique 14 décembre 2013 18:51

                « Ce n’est pas le peuple qui a profité des aides européennes. »


                Et on sait pourquoi il s’accroche et à l’U.E. et à l’euro ? Pour le plaisir de l’austérité qui, comme les coups sur la tête, ça fait tellement de bien quand ça s’arrête ?

              • Piotrek Piotrek 14 décembre 2013 19:19

                @César Castique

                Ils ont voulu rentrer dans l’UE pour moults raisons,

                la toute première, raison, la plus subjective et la plus répendue à travers tous le peuple, c’était de passer d’une petite nation de second rang à un membre à part entière d’une organisation éclairée moderne et intelligente.
                Bien évidement le gros de la population s’est fait avoir pendant que certains en ont profité

                Si les polonais (que je connais par mes racines) et les grecs (avec lesquels j’ai vécu 10 ans) y croient toujours, c’est qu’ils croient encore à certaines valeurs
                . Valeurs qu’ils vous diront qu’elles sont nées en France (Voltaire), valeurs que la France a défendu à leurs côtés (guerres mondiales), valeurs de l’indépendance mais de dialogue et d’intelligence (contre leurs voisins, Turquie ou Russie) valeurs qu’ils pensaient incorporées dans l’Europe, valeurs qu’ils pensaient encore défendues par la France.

                Je laisse aux autres le soin de leur expliquer « qu’ils se sont gourrés sur toute la ligne »


              • Arnaud69 Arnaud69 21 décembre 2013 00:36

                @ Piotrek

                "Ils ont voulu rentrer dans l’UE pour moults raisons,

                la toute première, raison, la plus subjective et la plus répendue à travers tous le peuple, c’était de passer d’une petite nation de second rang à un membre à part entière d’une organisation éclairée moderne et intelligente.« 

                La vraie version n’est pas tout à fait celle là ...
                IL faut revenir à la base de l’idée d’Europe qui n’est jamais née en Europe mais aux USA dans la tête d’Henri Ford.
                La seconde guerre mondiale a été l’occasion rêvée de nous vendre cette idée US pour ce qu’ils ont vendu comme le :  »plus jamais ça, voilà la solution, la pierre philosophale« à transformer l’or en plomb.

                Ils ont sur mettre le paquet sur la propagande et l’opportunisme, se servir de leurs réseaux discrets CFR, loges, Cercles et Diners du Siècle pour mettre cette idée US dans la tête de nos imbéciles bobos de »l’élite« .

                Les sommets, CFR, Trilatérale, Bilderberg, le Siècle et les loges servent juste d’outil de propagande élitiste, si le peuple avait les mêmes informations ce serai autrement plus propice à se faire contrer que de mettre les idées dans la tronche d’élites bobos déconnectées de toute réalité.

                C’est bien pour cela qu’en majorité nos élites ne voient pas de mal à se coopter de façon supra nationale. Pour eux ils ne font qu’aller à des foires aux idées. Alors qu’en réalité ils vont à des séminaires de lobotomie et de propagande pour bobos innocents et attardés mentaux. Quelques-uns sont 100% dans la confidence de certains plans finaux, pas tous.

                Je ne connais aucun peuple d’Europe qui trouve que tout va mieux depuis l’Europe bien au contraire. Ce n’était pas le but à la base même si momentanément au début certains y ont trouvé leur compte. Le but final est de servir les intérêts de l’oligarchie. Une grande région moins compliquée à gérer car tous régis par les mêmes législations et la même uniformisation.

                Plus de surface, plus d’hommes moins de complications pour l’oligarchie. La taylorisation / uniformisation du monde à vitesse rampante de plus en plus rapide.

                Une bonne crise économique comme en 1929, une bonne montée des tensions entre les peuples comme ils organisent avec le remplacement de population. Une bonne grosse 3 éme guerre mondiale et on sera fin prêts à faire la même chose pour toute l’Afrique.

                Faites le calcul en un tour de main ils ont broyé 26 états, demain matin en un tour de main ils auront broyé 47 pays, là aussi au départ ce sera pour le »plus jamais ça" avec les meilleures intentions du monde.

                Comment faire de 73 états diverses deux grands esclaves voilà la recette : Une bonne crise économique, une grosse montée des tensions, une grosse guerre et une grosse propagande démagogique = Un esclave régi par une seule loi là où il y avait une diversité de 47 esclaves bien plus difficile à contrôler pour l’oligarchie.

                Ils ne vont quand même pas nous vendre le truc en nous disant que c’est pour faire de nous des robots sous uniforme continental, c’est pas super vendeur ..


              • Facochon Facochon 14 décembre 2013 13:20

                Aucun pays membre de l’UE ne doit sortir de la Zone Euro ! c’est le mot d’ordre et quelles qu’en soient le prix à payer, des milliards d ’euros de dettes pour des prêts inutiles jamais remboursés qui seront prélevés sur les comptes des épargnants Européens sous formes de taxe.

                Cette motion a été ratifiée récemment


                • moumou moumou 14 décembre 2013 16:50

                  Nous somme tous des grecs....


                  Non, je ne suis pas grec ! Mdr

                  Si tous les grecs avaient eu le sentiment d’être européens, ils n’en seraient pas là. 

                  Un immigré grec très nationaliste me disait un jour textuellement ceci : -nous, si on est ici dans ce pays de cons, c’est juste pour profiter.

                  Et c’est avec cette mentalité que la grèce est entrée dans l’union.

                  Bien sur , c’est pas la faute du peuple, On à peut-être oublié de leur dire au début, que s’ils voulaient le rattachement à une Europe démocratique il fallait oublier définitivement Papadopoulos...(nous sommes les plus grands, les plus beaux, les plus forts, les plus malins etc...Bref, le nationalisme quoi )
                  Et ça , c’était le boulot de leurs politiciens. 
                  Pas facile bien sur, une exposition à la propagande d’ ’extrème droite même de courte durée (régime des colonels de 67 à 74) , laisse des traces indélébiles, surtout si pratiquée à l’age de l’adolescence lorsqu’on est le plus influençable.
                  Les politiques grecs ont-ils fait leur boulot ? Ou ont ils profité de cet état d’esprit, par démagogie. smiley



                  • AlainV AlainV 14 décembre 2013 17:21

                    Et que disent nos gros capitalistes français ?
                    Comme ton Grec : « nous, si on est ici dans ce pays de cons, c’est juste pour profiter. » A la différence, que les capitalistes ne prélèvent pas quelques milliers d’euros, mais des milliards et des milliards (Compagnie Total : 14 Mrd de bénéfices déclarés, pas un sou d’impôts).

                    C’est vrai, nous sommes des cons de laisser au pouvoir des politiques qui laissent faire cela : le prélèvement des richesses que nous créons par les gros actionnaires (les petits actionnaires n’ont quasiment jamais droit à la parole). Leurs prélèvements sur les entreprises est bien supérieur à l’ensemble des cotisations sociales, celles qui servent à nos retraites et surtout à nous soigner. Soit 3 000 euros par habitant, enfants et vieillards compris, ou bien 60 000 000 d’euros pour une ville de 20 000 habitants. De quoi construire un hôpital dans chaque ville.
                    Tout pour la poche des actionnaires. Et cet argent n’est pas réinvesti. Le scandale est là, pas chez mon voisin grec ou maghrébin.


                  • Inspecteur Canopée 14 décembre 2013 17:25

                    J’avais publié un billet sur Médiapart il y a quelques temps :

                    Plaidoyer pour une saisine de la Cour pénale internationale pour les présomptions de crimes en Grèce

                    09 novembre 2013 |  Par Inspecteur Canopée

                    La Grèce affronte depuis cinq années des décisions politiques d’une extrême gravité. Le démantèlement organisé par l’Etat grec des systèmes de santé, d’éducation ou d’information atteint aujourd’hui des proportions uniques dans l’Histoire de ce pays depuis la dictature des colonels. Récemment, la fermeture de centres de formation universitaire vient alourdir les atteintes déjà insupportables faîtes à la télévision publique et aux centres de soins.

                    Depuis le premier juillet 2002, le Statut de Rome de la Cour pénale internationale située à La Haye est entré en vigueur. Ces statuts fondent la compétence de la Cour ainsi que les procédures qui régissent ses actions et les peines encourues par les délinquants internationaux.

                    Des crimes de la compétence de la Cour

                    Eu égard à la situation actuelle de la Grèce et à l’incapacité de l’Etat grec à y apporter des solutions de justice, la Cour pénale internationale pourrait être saisie sur un certain nombre de crimes relevant de sa compétence.

                    Ainsi, l’article 6 du statut de Rome intitulé « Crime de génocide » prévoit que le crime de génocide est entendu comme « l’intention de détruire, en tout ou partie, un groupe national » notamment par la « soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ». La mise en place d’un système organisé, sous autorité d’Etat, de suppression de l’accès aux soins fondamentaux pourrait relever de cette qualification.

                    L’article 7 du statut de Rome intitulé « Crimes contre l’humanité » sanctionne une « attaque généralisée ou systématique lancée contre toute population civile et en connaissance de cette attaque ». Il s’agit, notamment de « persécution de tout groupe ou de toute collectivité identifiable pour des motifs d’ordre politique » mais également d’ « autres actes inhumains de caractère analogue causant intentionnellement de grande souffrances ou des atteintes graves à l’intégrité physique ou à la santé physique ou mentale ». Ces éléments sont définis au même article en ces termes : une « attaque lancée contre une population civile » est entendue comme « le comportement qui consiste en la commission multiple d’actes visés au paragraphe 1 à l’encontre d’une population civile quelconque, en application ou dans la poursuite de la politique d’un Etat ou d’une organisation ayant pour but une telle attaque ». L’ « extermination », également sanctionnée à cet article est définie comme « le fait d’imposer intentionnellement des conditions de vie, telles que la privation d’accès à la nourriture et aux médicaments, calculées pour entraîner la destruction d’une partie de la population ». Enfin, par persécution, le Statut de Rome entend « le déni intentionnel et grave de droits fondamentaux en violation du droit international, pour des motifs liés à l’identité du groupe ou de la collectivité qui en fait l’objet ».

                    Ces éléments ne sont qu’un aperçu des crimes relevant de la compétence de la Cour et une étude approfondie des statuts et de la jurisprudence pourrait permettre d’en affuter le contenu applicable à la situation grecque.

                    De la procédure se saisine

                    L’article 14 prévoit que « tout Etat partie peut déférer au Procureur une situation dans laquelle un ou plusieurs des crimes relevant de la compétence de la Cour paraissent avoir été commis, et prier le Procureur d’enquêter sur cette situation en vue de déterminer si une ou plusieurs personnes identifiées devraient être accusées de ces crimes ».

                    La France, en tant qu’Etat partie ayant ratifié le Statut de Rome, pourrait donc saisir le Procureur sur le cas de la Grèce. Même si une telle action serait tout à l’honneur de mon pays, je crains que cela ne soit pas envisageable à l’heure actuelle eu égard à l’implication possible de certains de ses ressortissants dans la situation visée.

                    Certains Etat dits « non alignés », comme le Venezuela sont également partie aux Statuts de Rome et seraient compétents pour saisir le Procureur au titre de l’article 14.

                    L’article 15 prévoit par ailleurs que « le Procureur peut ouvrir une enquête de sa propre initiative au vu de renseignements concernant les crimes relevant de la compétence de la Cour ». Ainsi, Madame Fatou BENSOUSA, Procureur de la CPI, pourrait d’autosaisir de la situation grecque au vu des renseignements dont elle dispose ou pourrait disposer suite à enquête préliminaire.

                    Des justiciables

                    Pourraient être considérés comme justiciables les autorités grecques, en premier lieu les exécutifs successifs de l’Etat. Il s’agirait, depuis 2008, de Messieurs Geórgios Papandréou, Loukás Papadímos, Panagiótis Pikramménos et Antónis Samarás.

                    Toutefois, la Cour peut aussi poursuivre, au titre de l’article 25 du Statut, une personne physique qui « sollicite ou encourage la commission d’un tel crime, dès lors qu’il y a commission ou tentative de commission de ce crime ».

                    Ainsi, les responsables de la Troïka pourraient également être visés. Il s’agirait, depuis sa mise en place en 2008, du président de la Commission européenne, José Manuel BARROSO (voire de l’ensemble des commissaires dans le cadre de la complicité), des présidents successifs de la Banque centrale européenne, Messieurs Jean-Claude TRICHET et Mario DRAGHI et des présidents successifs du Fonds monétaire international, Messieurs Dominique STRAUSS-KHAN, John LIPSKY et Madame Christine LARGARDE.

                    Conclusion

                    Le droit ne s’use que si l’on ne s’en sert pas et il a vocation à apaiser les rapports sociaux avec un idéal de justice entre des intérêts contradictoires. Le principe de présomption d’innocence que respecte la Cour pénale internationale protège les personnes qui pourraient être mises en cause jusqu’à ce qu’un jugement soit exécutable. Ainsi, il ne s’agit nullement de vouloir la sanction des personnes citées ci-dessous mais d’ouvrir le champ à une investigation permettant de définir s’il y a eu commission d’actes répréhensibles par la Cour dans le cas de la Grèce.

                    Par extension, ce type de procédure pourrait être appliquées pour d’autres Etat actuellement dans des situations similaires à la Grèce ou en voie de l’être.


                    • baldis30 20 décembre 2013 22:48

                      il y a la situation actuelle , elle n’est pas belle ... et celle qui s’annonce avec les postulants à la place de barroso ...
                       Ô Martin Schulz a fait un magnifique article dans lLa Repubblica il y environ un mois, en citant les problèmes de la Grèce ......
                      Et puis on voit aussi arriver Barnier...... 
                      En d’autres termes on continuera comme avant ..... Et la proposition « d’inspecteur Canopée » de mettre tout le beau monde qui a mis la Grèce dans cet état devant une responsabilité pénale est sensée. 
                      L’EDurope on a pu y croire il y a soixante ans. Elle n’est plus crédible ! On lui confia d’abord le charbon et l’acier .... total il n’y a plus de charbon et d’acier en Europe ... on a crée une magnifique dépendance de tous les peuples avec une poignée d’arrivistes 

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