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Accueil du site > Actualités > International > Innocents dans les couloirs de la mort aux Etats-Unis

Innocents dans les couloirs de la mort aux Etats-Unis

L’année dernière, Michael Johnson, un condamné à mort au Texas qui avait toujours proclamé son innocence, se tranchait lui-même la gorge pour échapper à son exécution. Saignant à mort, il écrivait sur les murs de sa cellule avec son propre sang : “Je n’ai pas tué cet homme”. La question était posée : un autre innocent avait-il été condamné à mort aux Etats-Unis ?
A ce jour, 129 prisonniers dans 26 Etats ont été exonérés et libérés, mettant ainsi en lumière les faiblesses de la justice américaine. La peine de mort étant une punition irréversible, elle fait l’objet d’un débat croissant : est-il moral d’appliquer la peine de mort, en sachant qu’elle conduit à l’exécution d’innocents ?

Lorsque le gouverneur George Ryan déclara un moratorium sur les exécutions des condamnés à mort en Illinois en 2000, déclarant qu’il avait de “grandes réserves sur le registre honteux de cas d’innocents condamnés à mort”, il fut l’un des premiers à reconnaître la fragilité du système d’application de la peine de mort aux Etats-Unis. Depuis, d’autres avocats et sénateurs ont joint leur voix à la sienne. Joseph D. Tydings, ancien sénateur dans l’Etat du Maryland, a travaillé en tant qu’avocat de la défense et de la partie civile dans des procès, il déclarait récemment dans le Baltimore Sun (août 2008) : “les Américains commencent tout juste à porter leur attention sur les erreurs de justice dans les procès de peine capitale et sur le fait que notre nation continue en toute probabilité à exécuter des innocents". Dans son article, il soulignait l’échec de la justice américaine “à fournir des avocats compétents pour les accusés qui ne peuvent se permettre d’en avoir un, résultant ainsi dans leur exécution en dépit de leur innocence”.

Le facteur le plus important permettant de déterminer si un accusé recevra la peine de mort est en effet la qualité de la représentation légale qu’il ou elle recevra à son procès. Sans un avocat adéquat, un procès équitable ne peut pas être tenu. Cela est particulièrement vrai dans un contexte où le procureur a non seulement une motivation politique importante à gagner un procès où la peine de mort est requise (son élection en dépend et certains n’hésitent pas à présenter en toute connaissance de cause de faux témoignages ou de fausses preuves pour arriver à leur fin), mais également des moyens financiers illimités pour prouver la culpabilité des accusés. Malheureusement, ces accusés ne peuvent se permettre de payer un avocat, et se voient ainsi défendus par des avocats commis d’office par la Cour. Ces derniers sont souvent débordés de travail, sous-payés, ou n’ont simplement pas l’expérience requise dans les procès de peine capitale. Au Texas, un tiers des avocats ayant défendu des accusés condamnés à mort ont été sanctionnés pour leur mauvaise conduite. De nombreux exemples ont été donnés d’avocats commis d’office ayant dormi à certains moments des procès, ou ayant plaidé sous l’influence de l’alcool. De tels cas sont nombreux, et conduisent parfois à des débats presque surréalistes, au moment des appels. Ainsi, un comité de trois juges du 5e circuit au Texas, décréta en première instance qu’un avocat ayant dormi au procès de l’accusé qu’il défendait, ne rendait pas son conseil inefficace, dans la mesure où l’on ne savait pas à quel moment exactement l’avocat avait dormi. L’argument fut avancé que cet avocat avait simplement pu dormir dans les parties “ennuyeuses” du procès. Alors que l’histoire de “l’avocat endormi” tout à coup émergea dans les médias au moment des débats présidentiels entre G. W. Bush et Al Gore, la Cour du 5e circuit décréta finalement que le conseil de l’avocat avait été inefficace au procès.

Dans ce contexte, on comprend aisément que ceux, qui estiment avoir été injustement condamnés à mort, essaient par tous les moyens de sécuriser une défense adéquate pour prouver leur innocence. Comment les indigents font-ils ?
Anthony Mungin a été condamné à mort par un vote de 7 jurés contre 5 pour meurtre avec préméditation en Floride en 1993. Il a toujours proclamé son innocence et a montré un zèle sans limite depuis pour la prouver. “Rester en vie assez longtemps pour prouver que je suis innocent du meurtre dont on m’a accusé”, selon ses propres mots. Son avocat commis d’office a montré peu d’intérêt pour son cas au moment de son procès, et ne vérifia jamais les témoins qui auraient pu fournir un alibi. Il ne l’informa jamais non plus que le seul témoin à charge était un drogué, un alcoolique, au casier judiciaire rempli.
Les sept années suivant son procès furent un combat difficile pour qu’Anthony Mungin accède à une défense efficace : l’avocat qui s’occupa de son premier appel n’avait aucune expérience dans les cas de peine de mort ; le suivant refusa de le défendre : le contrat que lui proposait la Cour limitait sévèrement son champ d’action. Le troisième ne se présenta qu’une seule fois, et disparut ensuite, ce qui conduisit finalement Anthony à s’orienter vers le conseil d’un avocat privé, choix auquel il s’est tenu depuis 2002. Cela lui a déjà coûté 80 000 $, qu’il a pu financer avec la seule aide de ses supporters du monde entier. Aujourd’hui, la procédure fédérale allant à son encontre est suspendue et il espère avoir un nouveau procès, équitable cette fois, afin de pouvoir prouver son innocence : il est établi aujourd’hui que le seul témoin à charge dans son procès a donné un faux témoignage. Ce n’est qu’à l’aide d’un détective privé qu’il peut enfin prouver aujourd’hui que le procureur a retenu de manière inappropriée le témoignage du seul vrai témoin sur la scène du meurtre : un homme d’affaires respectable, qui témoigne aujourd’hui en sa faveur.
Il témoigne : “Mon parcours a été un mélange d’effroyables maux de tête, de bénédictions miséricordieuses, de déceptions et d’accomplissements sporadiques. Un mauvais voyage que j’ai enduré sans bénéficier d’aucun soutien de ma famille”.

S’il parvient à obtenir un nouveau procès, sa défense lui coûtera entre 75 000 $ et 150 000 $ (il faudra sinon aller en appel). Selon lui, il s’agirait d’une “bonne affaire”, qu’il pourrait obtenir parce qu’il a de la chance : parmi les 387 condamnés à mort en Floride, il dit faire partie des 5 ou 6 qui comprennent vraiment les livres de lois et puissent prendre en charge une partie des recherches nécessaires, réduisant ainsi le temps de travail de l’avocat.

Comment fera-t-il ? Voilà une question que se pose chaque jour l’Association Save Anthony (www.save-anthony.com) en charge de l’aider. Comment sur terre allons-nous réussir à rassembler une somme aussi astronomique, en l’espace de ce qui pourrait être un temps extrêmement restreint ? Arriverons-nous à convaincre un autre chanteur comme Renaud l’année dernière, de faire un concert de soutien pour notre association ? Devrons-nous encore faire face à des problèmes de détournements de fonds avec un organisateur de concerts, comme cela a été le cas avec un autre chanteur ? Y aura-t-il quelqu’un qui nous entendra et acceptera de nous aider ?

Heureusement pour lui, Anthony Mungin a les ressources intérieures pour faire face aux circonstances les plus désespérées, sans perdre l’objectif qu’il s’est fixé. “Je ne suis pas découragé par les défaites, au contraire, j’y puise davantage de forces. J’ai vu des condamnés à mort abandonner leur vie avec un soupir de résignation. D’autres combattent un petit peu et puis perdent espoir. D’autres enfin, dont je fais partie, n’abandonnent jamais. Je me bats et me bats et me bats ! Je me bats, qu’importe le coût de la bataille, les pertes que je subis, l’improbabilité du succès. Je ne pense pas que cela soit une question de courage. Chez moi, c’est quelque chose de constitutionnel : une impossibilité de laisser partir la vie à laquelle j’ai droit”.
Espérons tous qu’il parviendra à obtenir ce qu’il souhaite : simplement que justice soit faite.

Emmanuelle Purdon
contact@save-anthony.com


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25 réactions à cet article    


  • Calito 26 septembre 2008 12:42

    On a depuis longtemps dis tout ce qu’il y avait à dire sur ce sujet.
    Mais il est bon, je crois, de revenir à nouveau sur la question, en espérant faire bouger les choses.

    La peine de mort est inhumaine pour bien des raisons. Le simple fait que la justice puisse se tromper devrait suffire à la faire abolir. Il n’en est hélas rien.

    Mais il ne faut pas désespérer, l’opinion américaine bouge, et nous verrons cet abomination disparaitre.


    • chmoll chmoll 26 septembre 2008 13:44

      quand il y a eu la découverte des tests ADN,la justice américaine c’est rendu compte qu’elle éxecutée pas mal d’ innocents

      c a se glacer l’sang !!


      • Nobody knows me Nobody knows me 26 septembre 2008 15:32

        Quelle sanction ultime donner, quand on sait que la prison ne fait pas peur ?
        La peine de mort ne fait pas peur aux psychopates/sociopathes, le comportement irrationnel et irréfléchi de leurs actes fait totalement abstraction de la mort. Si la peine de mort était dissuasive, ça se saurait.

        Combien de vies sont sauvées chaque jour parce que l’agresseur potentiel sait qu’il risque la peine de mort ?
        A mon avis : très peu.
        Le point de vue à adopter ne serait-il pas aussi : Combien de personnes soignées chaque jour pour sauver ces vies ?
        A mon avis : très peu. Trop peu de moyens mis en place pour le traitement, la prévention, ...

        A voir sur ce sujet : La vie de David Gale avec Kevin Spacey. Démonstration par les faits de la faillibilité de la justice.


      • Nobody knows me Nobody knows me 26 septembre 2008 15:34

        C’est moche , mais si quelques innocents doivent, finalement , etre sacrifiés pour sauver des millions de personnes, ca vaut peut etre le coup.

        Comme vous y allez, des millions... Seuls des psychopathes comme Hitler ou Staline ont fait des millions de morts "à eux tout seuls".


      • minidou 26 septembre 2008 15:36

        Quelle sanction ultime donner, quand on sait que la prison ne fait pas peur ?
        Pourquoi penser que queslqu’un qui n’a pas peur de faire 30 ans de prison, aura peur de de la peine de mort ?
        Statistiquement l’hypothèse d’un effet dissuasif de la peine de mort n’a jamais été prouvé. Pour moi il est évident que quelqu’un qui comment un délit quel qu’il soit, postule qu’il ne paiera pas pour ce délit, sinon le prix est toujours trop élevé.
        Combien de vies sont sauvées chaque jour parceque l’agresseur potentiel sait qu’il risque la peine de mort ?
        A partir du moment ou le postulat d’un effet dissuasif n’est pas prouvé cette phrase n’a ni sens ni réponse.
        Le principe d’une justice démocratique fait qu’aucun est qu’en aucun cas un innocent ne doit payer pour le crime d’un autre, quelque soit les effets positifs que cela pourrait avoir par ailleur.
        Alors oui, je reconnais bien volontier que sous Staline, sous les Khmers rouges, sous les nazi, la criminalité a chuté comme jamais, quand n’importe quel délit conduisait au peloton d’exécution. Est-ce enviable ?


      • kotodeuxmikoto kotodeuxmikoto 26 septembre 2008 14:34

        c’est bien seb 00,t’es un assasin en puissance !
        t’aimes pas la france alors casses toi au texas ,achètes une arme et tires sur les blacks et cries à la légitimes défence !
        ps:t’es un pauvre fou !


      • minidou 26 septembre 2008 15:43

        Il a par contre été statistiquement prouvé, toujours aux USA, qu’un propriétaire d’arme à feu a plus de chance de mourrir de sa propre arme que d’être assassiné !


      • bob 26 septembre 2008 14:53

        La simple possiblite du tuer un innocent devrait etre une raison suffisante pour abolir la peine de mort. Aucn coupable ne vaut ne serait-ce qu’un innocent.
        A cote de cela, il semblerait qu’aux etats-unis la vie d’un noir ne vaut pas grand chose. Ce dernier axiome expliquerait pourquoi la peine de mort est appliquee avec une certaine legerete.


        • bob 26 septembre 2008 14:55

          Et je ne parle pas de l’aspect politique de l’affaire jugee qui peut relaxer un individu populaire ou le faire condamner si ce n’est qu’un illustre inconnu.


        • bob 26 septembre 2008 14:59

          Par ailleurs, pour repondre a seb, je reste persuade que de laisser un criminel croupir en prison pour le restant de ses jours lui laissera une impression imperissable. Bien evidemment, les 10 premieres annees, il restera le criminel avec sa mentalite mais il changera de plus en plus en 30 ans.
          Une fois devenu un viellard, il pourra toujours aggresser les vielles dames s’il est amene a sortir. ce dont je doute.


        • Nobody knows me Nobody knows me 26 septembre 2008 17:35

          La personne est obligée de travailler enchainée pour la collectivité : ce travail paye sa detention.

          Ce travail avantage surtout et souvent une entreprise qui ne payera que dalle au lieu d’embaucher un salarié.
          Vous me direz, on n’a qu’à foutre tout le monde en taule...


        • Gargamel Gargamel 26 septembre 2008 15:54

          On a tout le discours du texan... Des études sérieuses ont étées menées et ont conclu que la peine de mort n’a aucun pouvoir dissuasif en effet. Si les gens préféraient la prison à la mort nous n’aurions pas besoin d’enlever les ceintures et les lacets des prisonniers.
          Quand au prix des prisonniers condamnés à perpetuité personnellement je suis prêt à le payer, si c’est le prix pour que les innocents ne soient pas grillés.
          Quand au "ça manque en france" c’est d’une stupidité incroyable. Si tu pouvais acheter ton flingue au supermarché tu crois que les gens qui aggressent les autres ne le feraient pas ? Tu connais le nombre d’accidents domestiques genre "bébé met le pistolet de papa dans sa bouche en le tenant par la gachette", comparé au nombre de pères de famille défendant avec succès leur famille contre un aggresseur ?
          Je reviens d’un week end à New York, c’est pas très rigolo d’entendre en permanence (mais vraiment tout le temps) les sirènes des ambulances et des flics. On s’en passe très bien en france.


          • Nobody knows me Nobody knows me 26 septembre 2008 16:44

            Quand au prix des prisonniers condamnés à perpetuité personnellement je suis prêt à le payer, si c’est le prix pour que les innocents ne soient pas grillés.

            Ici s’arrête la conception de la liberté et de l’innocence pour Seb. Trop d’impôts...
            Etant donné qu’il pense payer trop d’impôts uniquement "pour que les innocents ne soient pas grillés" (un détail en somme...), pensez-vous qu’il puisse trouver qu’on paye trop d’impôts pour ces idioties que sont les institutions
            (qui ont leur défaut certes)  : santé, éducation, services publics, et toutes ces conneries inutiles ?
            Je suis surpris de tomber sur un tel sur-être qui n’a besoin d’aucune institution pour assurer son bien-être et sa protection...
             smiley

            "Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l’une ni l’autre."
            T. Jefferson
            Qu’on pourrait transformer en :
            "Si tu es prêt à sacrifier des innocents uniquement pour épargner ton porte-feuille et te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l’un ni l’autre."


          • Nobody knows me Nobody knows me 26 septembre 2008 17:42

            Ce que j’aime bien avec des gens comme vous, c’est que vous plaigniez les condamnés, mais jamais les victimes !

            Mais vous avez vu ça où, vous ?? On parle des innocents exécutés dans les commentaires ci-dessus !! Pas des vrais meurtriers !! C’est les innocents qu’on veut épargner !!
            Alors arrêtez vos interprétations à 2 balles pour nous faire passer pour ce que nous ne sommes pas !!

            D’autant plus que votre post précédent "vous êtes tranquille derrière votre écran" n’est aucunement un argument pour la peine de mort !!
            Au prochain post, je parie sur l’insulte. Qui prend le pari ?


          • lowlow007 lowlow007 26 septembre 2008 19:41

            seb59,
            l’archetype du bon gros beauf ...
            pas sur qu’il soit français de souche en plus,
            c’est vraiment la france que j’execre :
            faux-cul, raciste, insultant tout le monde , donneur de leçon.

            Le terme beauf désigne généralement une personne aux idées étroites, aux manières vulgaires, aux goûts douteux, nourrie de préjugés et peu tolérante. Selon certaines représentations le beauf est peu cultivé et parfois fier de l’être : la caricature d’un type de beauf le veut empreint d’une certaine autosatisfaction. Mais l’expression peut également désigner, dans certains contextes, une personne particulièrement bornée et intolérante, indépendamment de sa vulgarité ou de son inculture éventuelles. Le terme a parfois été utilisé pour désigner de manière péjorative les personnes des classes moyennes ou populaires, dont les goûts et les loisirs sont jugés vulgaires par certain...


          • Christophe Christophe 26 septembre 2008 20:53

            @Seb59,

            C’est la foire aux grandes phrases, bien penard derriere son ecran, le cul au chaud !

            Précédemment, le cul au chaud derrière votre écran, vous souteniez : C’est moche , mais si quelques innocents doivent, finalement , etre sacrifiés pour sauver des millions de personnes, ca vaut peut etre le coup.

            Est-ce le raisonnement que vous auriez dans le couloir de la mort sachant que vous êtes innocent ? Nous devons sans doute penser que vous iriez avec conviction jusqu’à la table pour l’injection létale en vous disant justice sera faite, tant pis si je suis innocent, mais au moins, ils parviendront à avoir des coupables et sauver des vies.


          • Yohan Yohan 26 septembre 2008 23:18

            @ Seb
            Commence par assumer ton pict au lieu de plagier celui de Morice. Ensuite, si la peine de mort réglait aussi bien le problème de la criminalité que tu veux bien le dire, ça se saurait depuis longtemps et elle aurait été partout vite rétablie. 
             En Finlande comme aux US, c’est la politique stupide sur la détention d’armes qui fait le lit de la criminalité. Si la France s’alignait, nous connaîtrions alors une impressionante poussée de meutres par arme à feu sans compter les débiles qui se tirent dessus pour faire comme à la télé, sans parler des suicides ailleurs que chez nos policiers et nos gendarmes


          • docdory docdory 26 septembre 2008 17:08

             @ Tous 
            C’est curieux , on dirait que Seb 59 a adopté le logo de Morice .
            Ceci expliquerait que Boddhidarma croit répondre à Morice alors qu’il répond à Seb 59 ???


            • Nobody knows me Nobody knows me 26 septembre 2008 17:43

              Ceci expliquerait que Boddhidarma croit répondre à Morice alors qu’il répond à Seb 59 ? ? ?

              Oui je pense qu’il y a méprise. Avec tous ses comptes alternatifs, on s’y perd aussi.


            • lowlow007 lowlow007 26 septembre 2008 19:28

              Je suis contre la peine de mort, car, contrairement aux quelques nazillons ( petits nazis apprentis) au dessus , je ne véhicule pas la peur comme moteur de ma haine et qui pousse les gens à voter pour de gros salauds encore plus pourris, qui, de toute façon, n’auraient pas les couilles de faire le "boulot" si l’occasion s’en présentait ...comme si la guerre, ses horreurs, finalement , n’avait servi à rien !
              Bref, je suis contre la peine de mort, d’abord parce que donner la mort est aussi barbare que les crimes commis et qu’une société qui tue ses concitoyens aussi vils soient t’ils, ne peut pas se targuer ensuite d’être une démocratie respectable.
              Ensuite vient la longue attente quelquefois plus d’une quarantaine d’années...
              puis il y a la façon de donner la mort, l’injection, la chaise ou la pendaison, inhumain !
              Rappelons-nous que c’est à nous de donner l’exemple et non pas l’inverse.
              Il me semblait pourtant que la cause était à jamais entendue, je m’aperçois que non, toujours pas.
              Désespérant de voir le nombre de crétins dégénérés applaudir à la mort d’un homme !
              BEURK !
              vous m’ecoeurez, et arretez de nous servir le sempiternel refrain : ah, mais si ça avaient été votre enfant !
              on la connait , cette rengaine, ceux qui ressortent ça à tout bout de champ puent autant que le tueur...


              • lowlow007 lowlow007 26 septembre 2008 19:42

                Le terme beauf désigne généralement une personne aux idées étroites, aux manières vulgaires, aux goûts douteux, nourrie de préjugés et peu tolérante.[réf. souhaitée] Selon certaines représentations[réf. souhaitée], le beauf est peu cultivé et parfois fier de l’être : la caricature d’un type de beauf le veut empreint d’une certaine autosatisfaction. Mais l’expression peut également désigner, dans certains contextes, une personne particulièrement bornée et intolérante, indépendamment de sa vulgarité ou de son inculture éventuelles. Le terme a parfois été utilisé pour désigner de manière péjorative les personnes des classes moyennes ou populaires, dont les goûts et les loisirs sont jugés vulgaires par certains.

                Le mot "beauf" peut aussi être employé en tant qu’adjectif pour désigner un objet ou une activité jugé(e) démodé(e), vulgaire ou trop peu élitiste.


                • Bernard POSSO Bernard POSSO 27 septembre 2008 00:58

                  Excellent article et belles initiative, Emmanuelle.
                  Je supporte moi-même la cause de Gregory Wright (dont je parle sur Agora) qui est menacé d’exécution le 30 Octobre et nous avons remué les entrailles du Texas ! Nous espérons des réslutats ADN la semaine prochaine en contradiction des premiers faits sur le mauvais vêtement (!) - ce qui reste à prouver encore, et les résultats d’une audience ces jours-ci (dont je ne puis parler).

                  Je saisis tous mes contacts aux USA notamment notre ami Jared Feuer , président d’amnesty sud usa et la "National coalition for abolish death penalty"... pour la cause d’Anthony....

                  Votre article méritait mieux que certaines réactions déplorables d’anonymes.. très anonymes d’ailleurs..
                  Je vous suggère de faire connaître ce combat sur le post. fr aussi, le post est très sensible à la peine de mort...

                  Bernard Blaise Posso
                  ciné-vidéaste abolitionniste.


                  • Walid Haïdar 27 septembre 2008 06:25

                     Vous êtes un peut-être un peu flemmard du cerveau Seb59 ?

                    Je tiens à vous informer que votre démarche, qui vise à nuire à l’image de Morice via l’utilisation de son avatar pour vos messages, est de l’ordre de la manipulation malhonnête.

                    Si vous avez vraiment des idées à discuter, vous n’avez pas besoin de les utiliser pour tromper les gens.

                    Mais concernant le contenu de vos messages, disons qu’il végètent au degré 0 de la reflexion et de l’éthique.

                    Vous traitez les islamistes intégristes de barbares mais quel est votre niveau en barbarie vous ? Quel prix accordez vous à la liberté élémentaire, à savoir celle de vivre ?

                    Vous pensez qu’un homme enfermé dans une prison est plus dangereux qu’un homme mort ?

                    Parceque c’est le seul argument que vous avez. et bien sachez qu’il y a tout simplement beaucoup, beaucoup plus d’innocents tués que de condamnés à perpétuité qui s’évadent de prison aux états-unis.

                    Enfin lorsqu’on exécute un homme on est certain qu’il est mort. Quand un homme qui a tué s’échappe de prison, on est pas certain du tout qu’il tue d’autres gens.

                    Enfin pour réduire le nombre de morts, il vaut mieux commencer par apaiser la société, rendre le partage des richesses plus juste, et diminuer la circulation des armes à feu. C’est plus intelligent et constructif que la peine de mort.

                    Je note enfin que vous n’avez pas pris le temps de lire l’article, puisqu’il pose clairement le problème de l’équité des proçès.

                    La grande majorité des condamnés à mort sont plutôt pauvres et n’ont pas les moyens de se payer un avocat, et l’avocat qu’on leur fournit n’est pas toujours à la hauteur. Autrement dit, vous voulez perfectionner la justice en la dotant d’un outil injuste.


                    • Bois-Guisbert 27 septembre 2008 10:00
                      La grande majorité des condamnés à mort sont plutôt pauvres

                      Et ils sont aussi tous innocents… Surtout les non-Blancs, par le fait.

                      Ce qui induit que parmi tous ces innocents, il y en a qui sont encore infiniment plus innocents que les autres.

                      • Emmanuelle Purdon 2 octobre 2008 13:48

                        Bonjour à tous,

                        Suite à la publication "Innocents dans les couloirs de la Mort", vous trouverez ci-après une lettre écrite par Anthony Mungin, son "cri pour obtenir justice". Si vous pensez pouvoir l’aider, ce serait formidable. Vous pouvez également lui écrire (en anglais), c’est quelqu’un qui gagne à être connu. 
                        Voici son adresse :
                        Anthony Mungin 288322
                        Union Correctional Institution
                        P5118S
                        7819 NW 228th street
                        Raiford, Florida 32026-4450
                        USA

                        Voici son message :

                        Bonjour à tous,

                        Mon nom est Anthony Mungin, je suis noir, américain, j’ai 42 ans et j’ai été condamné à mort en Floride (USA) le 23 Février 1993, pour un meurtre que je n’ai pas commis.
                        Étant donné les circonstances, et les occasions extrêmement rares que j’aie de pouvoir m’exprimer, j’exprime par avance mon humble et sincère gratitude à toux ceux qui prendront le temps de bien vouloir m’écouter. Merci beaucoup.
                        Le monde, comme les individus que nous sommes, se forme selon un certain nombre de croyances, de pensées et d’actions, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Nous avons tous des opinions personnelles sur la politique, la religion et la justice. N’importe qui peut adopter ou rejeter une opinion, qu’elle soit intelligente ou stupide, séduisante ou contentieuse. Une opinion n’a pas de valeur jusqu’à ce qu’elle soit prouvée juste ou qu’elle soit expliquée.
                        Je suis personnellement un être humain imparfait qui, au cours de ma vie, a pris de mauvaises décisions, et me suis associé à de mauvaises personnes. Je n’essaierais jamais de me dépeindre comme un ange. Dans mon passé, quand j’étais jeune, j’ai été impliqué dans des activités criminelles dont j’ai honte, que je regrette totalement, et à l’égard desquelles j’éprouve du remords. J’ai eu tort et je n’ai jamais dénié, ni tenté d’éviter les conséquences de mes actions. Cette partie éphémère de mon histoire est tout à fait acceptable pour la Société.Mais lorsque je crie au plus profond de mon coeur que j’ai été condamné à mort pour un meurtre que je n’ai pas commis, la plupart des gens ont tune tendance naturelle à ne pas me croire, à montrer une Oreille sourde, ou à se montrer aveugles à l’injustice. Sans doute parce que le système judiciaire américain a implanté, à travers une utilisation biaisée des media, une certaine image de la vérité dans le coeur et l’esprit de beaucoup de gens. Pourtant, ce système judiciaire s’est montré imparfait du fait de ses officiers de police souvent corrompus, du manqué d’éthique dans la conduite de certains procureurs, de juges racistes, de détectives malhonnêtes et d’avocats commis d’office incompétents. Tout ceux-là font partie pourtant d’un système qui s’obstine à utiliser et maintenir la peine capitale.
                        Depuis 1993, j’ai combattu avec beaucoup de zèle pour rester en vie assez longtemps afin de pouvoir prouver mon innocence. Mon parcours a été un mélange, d’effroyables maux de tête, de bénédictions miséricordieuses, de déceptions et d’accomplissements sporadiques. Un mauvais voyage que j’ai dû endurer sans aucun soutien de mon père, de ma mère, ou de ma famille.
                        Mes cris pour obtenir justice ont été ignorés jusqu’à ce que je commence à prouver ce que je disais, en fournissant la preuve que mon avocat à mon procès m’avait menti, m’avait caché d’importants documents et éléments de preuves. Des preuves montrant que le seul témoin à charge dans mon affaire avait menti sur son passé criminel, changé de version et d’avis sur mon identification deux ans et demi après le meurtre commis. Il a omis de m’informé que ce témoin à charge était un drogué, un alcoolique, qu’il était sujet à une procédure de justice, et qu’il était en fait représenté par le même bureau d’avocats commis d’office que moi (au moment du procès).
                        Rien de tout ceci ne fut dit au jury qui m’a condamné. Personne n’a investigué mon cas avant mon procès et personne n’a parlé aux témoins qui devaient pouvoir me fournir un alibi, que ce soit avant ou pendant le procès.
                        Cependant, récemment, j’ai réussi à mettre en évidence de nouvelles preuves. Le seul vrai témoin de mon affaire a été trouvé. Ce témoin, sans passé criminel et citoyen respectable, a donné un affidavit qui détruit tout le témoignage du témoin à charge présenté au procès, et réfute le rapport de police.
                        Je ne « suggère » pas que je suis innocent : JE SUIS INNOCENT !
                        Mes plus grands obstacles ont été d’éviter des avocats incompétents, qui acceptent avec avidité des cas de peine capitale pour l’argent qui leur sera payé. Ils se fichent totalement de savoir si je vis ou si je suis exécuté. J’ai dû beaucoup prier et travailler dur, nuit et jour, pour trouver les moyens d’engager un avocat compétent que je pouvais me permettre, et un détective privé. J’ai des documents légaux pour prouver tout ce que je dis. Je ne dis rien que je ne puisse prouver. J’ai juste besoin de l’aide de ceux qui voudront bien me donner une opportunité de prouver la vérité.
                        J’ai les ressources intérieures pour pouvoir faire face aux circonstances les plus désespérées sans perdre de vue mon objectif. Je ne suis pas découragé par les défaites, au contraire, j’y puise davantage de forces.
                        J’ai vu des condamnés à mort abandonner leur vie avec un soupir de résignation. D’autres combattent un petit peu et puis perdent espoir. D’autres enfin, dont je fais partie, n’abandonnent jamais. Je me bats et me bats et me bats ! Je me bats, qu’importe le coût de la bataille, les pertes que je subis, l’improbabilité du succès. Je ne pense pas que cela soit une question de courage. Chez moi, c’est quelque chose de constitutionnel : une impossibilité de laisser partir la vie à laquelle j’ai droit.

                        Respectueusement

                        Anthony Mungin




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