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J’ai financé le 11 septembre et tout le monde s’en fout !

A l'heure où tout un chacun rêve de devenir une célébrité, quitte à n'avoir rien fait pour le mériter, il est des êtres qui ont beau se démener dans les actions les plus spectaculaires qui soient, ils demeurent désespérément ignorés, ne parvenant guère à attirer la lumière sur eux. C'est le cas du général Mahmoud Ahmad, probable financier des attentats du 11 septembre - événement sans conteste le plus marquant de ce début de siècle -, et que l'on laisse à son triste anonymat. De grands médias avaient bien braqué leur regard sur lui dès les premières semaines post-attentats. Mais rien n'y fait : Mahmoud Ahmad n'intéresse pas. Il n'a pas l'étoffe d'une star. L'ancien chef des services secrets pakistanais reste un homme de l'ombre, qui semble voué à une retraite paisible sur ses terres. Lumière - tamisée - sur un suspect incroyablement tabou. (Au-delà de cet homme, c'est le rôle du Pakistan dans l'organisation du 11 septembre qui est interrogé.)

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Dans les jours qui suivent le 11 septembre, les enquêteurs sont à la recherche des traces financières laissées par les terroristes. C'est grâce à elles qu'ils pourront remonter la chaîne de commandement des attentats, jusqu'aux commanditaires eux-mêmes. Le 1er octobre 2001, le FBI découvre un lien entre les pirates de l'air et Al-Qaïda, à travers un transfert d'argent au profit de Mohammed Atta, le leader des kamikazes, en Floride (BBC, 1er octobre 2001). Le 6 octobre, CNN révèle que Mohammed Atta a reçu de l'argent venant du Pakistan et que le financier serait Omar Saeed Sheikh, un Britannique d'origine pakistanaise, diplômé de l'école des Sciences Economiques de Londres, parlant cinq langues, mais surtout connu pour être l'un des financiers d'Al-Qaïda. Toute la presse publie l'information, mais omet de dire que Sheikh n'est pas seulement un agent d'Al-Qaïda, mais aussi de l'ISI, l'agence de renseignement militaire du Pakistan (voyez le remarquable portrait de ce personnage clé tracé par Paul Thompson, l'auteur du site Complete 9/11 Timeline, la plus grande base de données médiatiques sur le 11 septembre).

 
Révélation
 
Le 7 octobre, c'est le début de la guerre en Afghanistan. Ce même jour, on apprend discrètement que Mahmoud Ahmad est renvoyé de son poste de directeur de l'ISI. Mais le lendemain, le journal pakistanais The Dawn lance une véritable bombe (comme l'Indien Press Trust of India) : "Mahmoud Ahmad a été remplacé après que les enquêteurs du FBI aient établi un lien crédible entre lui et Omar Sheikh [...]. Des sources bien informées disent qu'il y avait suffisamment d'indications pour les agences de renseignement américaines montrant que c'est à la demande du général Mahmoud que Sheikh a transféré 100 000 dollars US sur le compte de Mohammed Atta..." Ce sont les services secrets indiens qui sont à l'origine de la révélation. Le 9 octobre, le très respecté Times of India la reprend : le FBI possède des preuves crédibles que "100 000 dollars on été envoyés au pirate du WTC Mohammed Atta du Pakistan par Omar Saeed Sheikh, sur les ordres du général Mahmoud Ahmad". Le transfert a lieu le 11 août 2001, et l'argent émane d'une rançon payée au gangster indien Aftab Ansari, suite à un kidnapping (Times of India, 14 février 2002). Un autre transfert de 100 000 dollars attribué à Sheikh et Ahmad a lieu un an plus tôt, durant l'été 2000, une période durant laquelle l'agent de l'ISI et d'Al-Qaïda adresse de nombreux appels à son directeur.
 
L'information est énorme, et pourtant elle franchit difficilement les frontières indienne et pakistanaise. Le 10 octobre, le Wall Street Journal y consacre une brève. L'AFP et l'Australian la répercute aussi. Le 15 octobre, c'est au tour d'India Today, le 18 octobre du Daily Excelsior, et puis, plus tard, le 24 février 2002 du Sunday Herald, et le 21 avril 2002 du London Times. À en croire le député travailliste Michael Meacher, ministre de l'Environnement de Tony Blair entre 1997 et 2003, l'information aurait été confirmée par le directeur de la section financière du FBI, Dennis Lormel (Guardian, 10 septembre 2005). En France, Bernard-Henri Lévy la relaie en mai 2003 dans son best-seller Qui a tué Daniel Pearl ?. Pages 383 et 384, il effectue une bonne revue de presse internationale sur le sujet. Pages 385 à 387, il juge "à peu près certain" le lien entre Ahmad et Sheikh au sein de l'ISI, et pose la question, "que l'on ne peut plus esquiver, de la responsabilité des services pakistanais, ou d'une faction de ces services, dans l'attaque contre l'Amérique et la destruction des Tours : [...] comment ne pas penser [...] que l'attentat du 11 septembre a été voulu et financé - au moins en partie - par les barbouzes d'un pays officiellement "ami", membre de la coalition antiterroriste et ayant offert aux États-Unis son aide logistique et ses sources de renseignement ?".
 
Dissimulation
 
Le 22 juillet 2004, lorsque paraît le rapport final de la Commission d'enquête sur le 11-Septembre, on ne trouve pas la moindre allusion à ces accusations. Le but explicite du rapport était pourtant de "fournir le récit le plus complet possible des événements entourant le 11/9". Le nom de Omar Saeed Sheikh n'apparaît pas une fois, celui de Mahmoud Ahmad est mentionné deux fois, pages 331 et 333, au sujet notamment de l'entrevue qu'il eut le 13 septembre 2001 avec le sous-secrétaire d'État Richard Armitage sur l'aide, déclinée en sept points, que le Pakistan devait apporter aux États-Unis. Le jour même, Michael Meacher publiait un article dans le Guardian, intitulé "The Pakistan connection", où il s'étonnait de cette omission : "Il est incroyable que ni Ahmad ni Sheikh n'ait été inculpé et traduit en justice pour ce chef d'accusation. [...] Quand Ahmad a été exposé par le Wall Street Journal comme ayant envoyé l'argent aux pirates, il a été forcé de se retirer par le président Pervez Musharraf. Pourquoi les États-Unis n'ont-ils pas demandé à ce qu'il soit interrogé et traduit en justice ?" Le rapport de la Commission conclut au sujet du financement du 11-Septembre, page 172 : "À ce jour, le gouvernement des États-Unis n'a pas été capable de déterminer l'origine des sommes utilisées pour les attaques du 11/9. En fin de compte, cette question n'a pas beaucoup de signification pratique."
 
Coïncidence ?
 
Si vous avez été attentif au paragraphe précédent, vous avez remarqué que, le 13 septembre, Mahmoud Ahmad discute avec Richard Armitage... En effet, étonnante coïncidence, du 4 au 13 septembre 2001, le directeur de l'ISI est en visite officielle à Washington : il y rencontre longuement des officiels de la Maison-Blanche et du Pentagone, surtout le sous-secrétaire d'État pour les Affaires politiques Mark Grossman (The News, 10 septembre 2001). Le 9 septembre, il s'entretient avec le directeur de la CIA, George Tenet. Celui-ci racontera dans ses mémoires, publiées en 2007, qu'il essaya alors de pousser Ahmad à faire quelque chose au sujet du soutien des taliban à Ben Laden, mais que le patron de l'ISI n'était pas disposé à faire quoi que ce soit. Le 11 septembre au matin, le financier de l'attaque qui va frapper l'Amérique prend son petit déjeuner au Capitole, en compagnie du sénateur démocrate Bob Graham, président du Comité du renseignement du Sénat, du représentant républicain Porter Goss, président du Comité du renseignement de la Chambre, du sénateur républicain Jon Kyl, et de l'ambassadeur pakistanais aux États-Unis Maleeha Lodhi. La conversation du jour porte sur le terrorisme venant d'Afghanistan et, plus particulièrement, Ben Laden. Ça tombe bien...
 
Disparaître
 
Dans les jours qui suivent, Mahmoud Ahmad établit un partenariat de lutte contre le terrorisme avec les États-Unis, qu'il assure, avec le président Musharraf, de son inconditionnel soutien. Il est chargé d'aller visiter le chef des taliban, le Mollah Omar, pour lui demander d'extrader Ben Laden. Mais l'on apprendra qu'en définitive, il lui conseilla de ne pas le livrer et de résister aux Américains (Time, 29 avril 2002). Ahmad est trop proche des taliban, dont il partage le fondamentalisme, pour rester en place. Et surtout, sa participation au financement du 11-Septembre s'ébruite dans la presse. Au moment où la guerre américaine contre les taliban commence, le 7 octobre, il est poussé vers la sortie (Guardian, 9 octobre 2001). Celui qui avait permis au général Musharraf de réussir son coup d'État et de parvenir au pouvoir le 12 octobre 1999, et qui en avait été justement remercié en étant nommé chef de l'ISI, se retire sur la pointe des pieds, et va se tapir dans l'ombre, se faire oublier pour un bon moment.
 
Réapparaître
 
Il est rapporté qu'Ahmad est alors assigné à résidence (Asia Times, 5 janvier 2002). Cette mesure prise à son endroit suggérerait qu'il a été écarté pour davantage qu'une simple divergence d'opinion au sujet des taliban. Il refusera de parler à la presse suite à son renvoi (Associated Press, 21 février 2002), et il faudra attendre le 30 avril 2003 pour le voir refaire surface. En businessman ! Il réapparaît, en effet, à la tête d'une filiale d'un important consortium industriel. Le New Yorker fera remarquer que c'est "une place qui nécessite un soutien du gouvernement" (The New Yorker, 4 août 2003, page 3). Le nouvel homme d'affaires s'adresse à quelques journalistes sélectionnés, mais refuse "de parler au sujet des rumeurs de sa détention après qu'il a été remplacé" (Daily Times, 1er mai 2003).
 
Audaces
 
Pendant ce temps, que font les médias ? Ils ignorent l'affaire Mahmoud Ahmad. La "Pakistan connection" ne les intéresse pas. Un journaliste va pourtant oser l'aborder. Nous sommes le 16 mai 2002 à la Maison-Blanche. La conseillère à la Sécurité nationale Condoleezza Rice tient une conférence de presse. Après plus de trente minutes de questions usantes, alors qu'on touche à la fin de l'exercice de communication, survient l'improbable question, l'incroyable secousse sismique ; un journaliste indien interroge Rice sur la visite du directeur de l'ISI à Washington le 11 septembre 2001. Rice ne semble pas comprendre de quoi on lui parle. Elle prétend ne pas l'avoir rencontré, et même n'avoir pas eu connaissance de sa visite (pourtant officielle et longue de dix jours), pas plus que des accusations de financement du 11-Septembre qui pèsent sur lui (voir 9/11 Press For Truth à 1h08). Circulez, y a rien à voir... Le 21 août 2006, le vice-président de la Commission d'enquête sur le 11-Septembre sera interrogé par CBC News sur ce même sujet. Sa réponse, qui laisse rêveur : "Je ne sais rien de tout cela."
 
Face à ce silence gêné, la presse a donc peu réagi, se contentant parfois de constater que rien ne se faisait pour explorer sérieusement la piste pakistanaise : "Un transfert d'argent de Karachi pour les pirates en Floride n'a jamais été entièrement examiné ou expliqué. Ahmad n'a jamais été convoqué pour s'expliquer là-dessus..." (Times of India, 10 août 2004). Mais parfois, la presse se lâche et ose avancer des hypothèses très politiquement incorrectes : "Si Mahmoud Ahmad était réellement impliqué dans le 11-Septembre, cela signifierait que l'ISI - "l'État à l'intérieur de l'État" - serait au courant de tout. Et si une élite du renseignement au Pakistan le savait, une élite du renseignement en Arabie saoudite le saurait, aussi bien qu'une élite du renseignement aux États-Unis" (Asia Times, 8 avril 2004). Même son de cloche chez Daniel Ellsberg, ancien informateur du ministère de la Défense, cité par Michael Meacher : "Il me semble tout à fait probable que le Pakistan était franchement impliqué dans tout cela... Dire le Pakistan, c'est, pour moi, dire la CIA parce que... il est difficile de penser que l'ISI savait quelque chose dont la CIA n'avait pas connaissance".
 
Les États-Unis connaissaient-ils le rôle de l'ISI avant le 11-Septembre ? Et le jour même des attaques ? Ou ont-ils attendu que les services secrets indiens leur apportent la nouvelle au début du mois d'octobre ? Les officiels de la Maison-Blanche et du Pentagone qui ont rencontré Mahmoud Ahmad dans la semaine du 11-Septembre avaient-ils eu vent de ses activités terroristes ou non ? Et les présidents des comités du renseignement du Sénat et de la Chambre, Bob Graham et Porter Goss, étaient-ils dans la plus parfaite ignorance des activités suspectes de leur hôte, avec lequel ils partageaient leur petit déjeuner au moment même où les tours s'enflammaient ?
 
"Ces tours-là vont s'écrouler"
 
Un homme a peut-être la réponse : il s'appelle Randy Glass. À la fin des années 90, cet ancien escroc reconverti en agent secret s'est infiltré dans un réseau de vente d'armes terroristes dans le cadre de l'opération secrète "Diamondback", une vaste enquête menée par le FBI et le Bureau de Contrôle des Alcools, du Tabac et des Armes à feu. Le 22 juillet 1999, il est à New York pour une réunion dans un restaurant avec trois de ses contacts. L'un d'eux, Rajaa Gulum Abbas, veut acheter des systèmes d'armes sophistiqués en grande quantité (missiles Stinger, matériel nucléaire, etc.) pour le compte d'Oussama Ben Laden. Abbas se présente comme un agent de l'ISI. Au cours de la conversation, Randy Glass lui demande quelles sont ses intentions. Après le dîner, alors qu'ils marchent dehors, Abbas regarde les tours du World Trade Center et déclare : "Ces tours-là vont s'écrouler" (Dateline NBC, 2 août 2002 ; Cox News, 2 août 2002 ; The Palm Beach Post, 17 octobre 2002 ; OpEd News, 7 septembre 2004 ; voir 9/11 Press For Truth, 1h09). L'ISI aurait eu le projet d'abattre les tours du WTC ?
 
Alerte
 
En août 2001, alors que sa mission est terminée, Randy Glass va informer l'équipe du sénateur Bob Graham et du représentant Robert Wexler qu'un agent pakistanais travaillant pour les talibans, R. G. Abbas, a fait mention à trois reprises d'un plan imminent pour attaquer le WTC. Mais ses avertissements sont ignorés (The Palm Beach Post, 17 octobre 2002). Graham a-t-il reçu, en temps et en heure, l'information brûlante que Glass avait transmise à son équipe ? Il faudra attendre 2002 pour en avoir une idée, le temps que l'affaire intéresse quelques très rares médias. Le 2 août, la chaîne Dateline NBC révèle l'histoire de Randy Glass, et réussit même à joindre R. G. Abbas au Pakistan par téléphone (Dateline NBC, 2 août 2002). Mais NBC n'inclut pas dans son montage final la révélation la plus forte de Randy Glass, selon laquelle Abbas avait menacé de faire s'effondrer les tours du WTC, pas plus d'ailleurs que la menace qu'aurait reçue Glass de la part d'un agent du FBI, Steve Bernowski : s'il parlait de son affaire, il serait accusé d'entrave à la justice (voir 9/11 Press For Truth, 1h10'45). Il faudra attendre le 17 octobre 2002 pour que le Palm Beach Post publie l'histoire complète de Randy Glass.
 
Mais dès le 7 octobre 2002, WPTV, une chaîne de NBC TV en Floride, diffusait un reportage saisissant sur les menaces d'attaques du WTC que Randy Glass avaient portées à la connaissance du sénateur de Floride, Ron Klein, trois mois avant le 11-Septembre. Klein dit avoir contacté le bureau en Floride du sénateur Bob Graham. Selon Jill Greenberg, porte-parole de Graham, celui-ci fut averti durant l'été 2001 des avertissements de Glass, avant le 11-Septembre. Graham confirma dans un premier temps cette version, précisant qu'il avait transmis l'information à l'agence de renseignement "la plus appropriée" (sans dire laquelle). Mais plus tard, il corrigera sa déclaration, prétendant que la communauté du renseignement n'avait été avertie de l'histoire de Glass qu'après le 11-Septembre.
 
Un drôle de petit déjeuner
 
En prenant son p'tit déj' avec le chef de l'ISI le matin du 11-Septembre, Bob Graham a-t-il pensé à Randy Glass quand il a appris, le nez dans ses corn flakes, que le WTC était attaqué et s'était écroulé ? Comment a-t-il considéré son hôte pakistanais ? Et que pouvait bien ressentir Mahmoud Ahmad, financier du carnage, devant ses tartines et son jus de fruit, parlementant de terrorisme afghan et de Ben Laden, dans l'antre doré de l'ennemi américain ? De la jubilation ? Et le soir même, quand les États-Unis signaient un partenariat de lutte contre le terrorisme avec le Pakistan, par l'intermédiaire de Mahmoud Ahmad, financier du 11-Septembre et chef de R.G. Abbas, l'homme qui menaçait de faire s'écrouler les tours, qu'y avait-il dans les têtes de tout ce beau monde ? Situation ubuesque au possible.
 
Tension et menace
 
La négociation du partenariat semble avoir été tendue. Il sera rapporté que Richard Armitage menaça Mahmoud Ahmad de bombarder le Pakistan et de le ramener à "l'âge de pierre" s'il n'apportait pas son aide aux États-Unis (Deutsche Presse-Agentur, 12 septembre 2001 ; LA Weekly, 7 novembre 2001). George W. Bush, de son côté, téléphona au président pakistanais Pervez Musharraf et lui demanda instamment de choisir son camp. Musharraf l'assura de son soutien inconditionnel. Mais il mit trois jours pour l'officialiser. Dans ce laps de temps, il y eut un troublant incident, qui fait sentir l'extrême tension qui régnait. Le 13 septembre, George W. Bush déclarait certes : "Nous donnerons au gouvernement pakistanais une chance de coopérer, alors que nous partons à la chasse de ceux qui ont commis cet acte incroyable et répugnant contre l'Amérique" (voir 9/11 Press For Truth, 1h). Mais du côté d'Islamadad, la capitale du Pakistan, l'aéroport était étonnamment fermé pour la journée. Un membre du gouvernement dira que des intérêts stratégiques pakistanais avaient été menacés, sans plus de précision. Le lendemain, alors que le Pakistan assurait les États-Unis d'un soutien "généreux", l'aéroport était rouvert. Il sera suggéré plus tard qu'Israël et l'Inde avaient menacé d'attaquer le Pakistan et de prendre le contrôle de son armement nucléaire s'il ne se ralliait pas aux États-Unis (LA Weekly, 6 novembre 2001). Autant de tension ne suggère-t-elle pas la connaissance du rôle du Pakistan ou de ses services secrets dans les attentats qui venaient d'avoir lieu ?
 
Encore des coïncidences ?
 
L'implication pakistanaise - mais aussi saoudienne - semble confirmée par d'étonnantes révélations contenues dans le livre de l'écrivain américain Gerald Posner Why America Slept : The Failure to Prevent 9/11, et rapportées par Newsday le 2 septembre 2003. Posner se base sur des informations obtenues auprès d'un agent de la CIA et d'un membre du gouvernement Bush. D'après lui, un membre éminent d'Al-Qaïda, Zubaydah, a révélé lors d'un interrogatoire que trois princes saoudiens et un officier pakistanais étaient au courant de la préparation des attentats. L'un des trois princes saoudiens est Ahmed Bin Salman Bin Abdul Aziz, le neveu du roi Fahd et un magnat de l'édition saoudienne. Le Pakistanais est Ali Mir, en charge de l'armée de l'air pakistanaise. Les deux autres princes auraient servi d'intermédiaires pour financer les taliban et Al-Qaïda, en échange de la promesse faite à l'Arabie saoudite qu'elle ne subirait pas d'attaque terroriste de leur part. Les quatre suspects sont depuis morts dans de curieuses circonstances. Le prince Ahmed est mort à l'âge de 43 ans d'une crise cardiaque en juillet 2002. Le lendemain mourait le deuxième prince d'un accident de la route. Une semaine plus tard, c'était au tour du troisième de mourir officiellement "de soif dans le désert". Enfin, sept mois plus tard, le maréchal pakistanais trouvait la mort dans un accident d'avion (voir aussi Eric Laurent, Tout le monde en parle sur France 2, 13e minute). Une coïncidence de plus...
 
Les tourments de Bob
 
Bob Graham, président du Comité du renseignement du Sénat, a maintes fois affirmé que des États étrangers avaient participé aux attentats du 11-Septembre. Et il a maintes fois pesté contre l'administration Bush qui censure les informations qui pourraient le prouver. Le 24 juillet 2003, un panel regroupant les comités de surveillance du Sénat et de la Chambre des Représentants américains publie, en dépit des réticences de la Maison-Blanche, son rapport sur les attentats. Sur un total de près de 900 pages, la Maison-Blanche est parvenue à en censurer 28 concernant, d'après de nombreuses fuites apparues dans la presse, l'implication du gouvernement saoudien dans la préparation et le financement des attentats. D'après le New York Times, les pages censurées indiqueraient que deux des pirates de l'air, Nawaf Alhazmi et Khalid Almihdhar, étaient en contact à San Diego avec deux Saoudiens, Omar al-Bayoumi et Osama Bassnan, probables agents du renseignement saoudien (Associated Press, 29 juillet 2003 ; The New Republic, 1er août 2003 ; The New York Times, 2 août 2003).
 
Mais le Pakistan pourrait être aussi visé par le rapport. En effet, le 11 décembre 2002, alors que le rapport est déjà achevé et la censure des 28 pages connue, Bob Graham met en cause "des gouvernements étrangers [au pluriel] [...] impliqués dans l'aide aux activités d'au moins quelques-uns des terroristes aux États-Unis", ajoutant : "Pour moi, c'est une question extrêmement importante et la plus grande partie de cette information est classifiée, je pense sur-classifiée. Je crois que le peuple américain devrait connaître l'étendue du défi auquel nous sommes confrontés en termes d'implication de gouvernements étrangers. [...] Je pense qu'il y a une preuve très convaincante qu'au moins quelques-uns des terroristes étaient assistés pas seulement dans le financement - bien que cela en ait fait partie - par un gouvernement étranger souverain et que nous avons failli à notre devoir de débusquer tout cela [...]. Cela sera rendu public un jour ou l'autre lorsque le dossier sera déclassé, mais ce sera dans 20 ou 30 ans" (PBS, 11 décembre 2002 ; voir 9/11 Press For Truth, 1h07).
 
Le 2 février 2004, il en rajoute une couche, il continue de se plaindre des pages censurées du rapport, et déclare : "L'administration Bush n'a pas seulement échoué à enquêter sur la participation d'un gouvernement étranger, elle a utilisé à mauvais escient la procédure de classification pour protéger les gouvernements étrangers qui ont pu être impliqués dans le 11-9. Il n'y a aucune raison pour l'administration Bush de continuer à protéger de soi-disant alliés qui soutiennent, directement ou indirectement, des terroristes qui veulent tuer des Américains."
 
Juste pour rire
 
George W. Bush censure des pages d'un rapport officiel qui semble prouver l'implication de l'Arabie saoudite, et peut-être du Pakistan (en tout cas, Graham parle de plusieurs pays), mais il fait dans le même temps de jolis discours plein de bravoure sur sa volonté de fer à combattre les terroristes et leurs soutiens étatiques. Ainsi, le 1er mai 2003, le président américain déclare sur le pont d'envol du porte-avions Abraham Lincoln : "Toute personne impliquée dans la perpétration ou la planification des attaques terroristes contre le peuple américain devient un ennemi de ce pays et une cible de la justice américaine. Toute personne, organisation ou gouvernement qui soutient, protège ou héberge des terroristes est complice du meurtre de l'innocent et également coupable des crimes terroristes. Tout régime hors-la-loi qui entretient des liens avec des groupes terroristes et cherche ou possède des armes de destruction massive constitue un grave danger pour le monde civilisé et sera affronté" (CNN). La personne : Mahmoud Ahmad ? L'organisation : l'ISI ? Le régime : le Pakistan ? Il y a de l'ironie à ce que ces belles paroles aient été prononcées le lendemain du retour au grand jour du terroriste Mahmoud Ahmad à un poste prestigieux qui exigeait, pour l'obtenir, le soutien du gouvernement pakistanais...
 
Indices à la pelle
 
Enfonçons encore un peu plus sur le clou au sujet des liens flagrants entre le régime de Musharraf et Al-Qaïda. Le 30 avril 2001, le Département d'Etat américain publie son rapport Modèles de terrorisme global pour l'année 2000. Il décrit le Pakistan comme un soutien matériel, financier et militaire des taliban, eux-mêmes soutiens du terrorisme international et de Ben Laden. Il est également dit que le Pakistan échoua à prendre les dispositions nécessaires pour freiner les activités de certaines madrasas, ou écoles religieuses, qui servent de bases de recrutement pour le terrorisme. Le 9 septembre, le commandant Massoud, leader de l'Alliance du Nord, est officiellement assassiné par deux agents d'Al-Qaïda qui se font passer pour des journalistes marocains (BBC, 10 septembre 2001). Mais le lendemain, l'Alliance du Nord fait cette déclaration : "Ahmed Shah Massoud a été la cible d'une tentative d'assassinat organisée par l'ISI pakistanaise et Oussama Ben Laden" (Reuters, 4 octobre 2001 : "deux terroristes qui étaient envoyés par Oussama Ben Laden, les services du renseignement du Pakistan, et les taliban"). Le 10 septembre, Ben Laden est soigné dans un hôpital militaire à Rawalpindi au Pakistan pour une dialyse des reins, escorté, d'après un employé de l'hôpital, par l'armée pakistanaise (CBS News, 28 janvier 2002 : voir 9/11 Press For Truth, 57e minute). Le 11 septembre 2002, on arrête Ramzi bin al-Shaibah au Pakistan (The Observer, 15 septembre 2002). Il est considéré comme l'un des leaders d'Al-Qaïda et l'une des rares personnes encore vivantes à connaître de l'intérieur les détails de l'opération du 11-Septembre (The New York Times, 13 septembre 2002). Autour du 1er mars 2003, on arrête Khalid Shaikh Mohammed, le "cerveau" du 11-Septembre, au Pakistan (Associated Press). Et déjà le 7 février 1995, on procédait à l'arrestation de Ramzi Youssef, l'organisateur de l'attentat à la bombe contre le WTC en 1993, au Pakistan, dans une maison appartenant à Ben Laden.
 
ISI et Al-Qaïda : inséparables
 
Les liens entre l'ISI et Al-Qaïda étaient encore mis en évidence dans un récent article édifiant de Roland Jacquard et Atmane Tazaghart, paru dans Le Figaro du 20 juillet 2007, et intitulé "Pakistan : la Mosquée rouge, centre névralgique d'al-Qaida". On y apprenait que cette mosquée, véritable "centre de recrutement et de formation de terroristes", "était fréquentée par les plus hautes autorités religieuses et militaires du Pakistan. Les généraux y tenaient leurs rendez-vous secrets. [...] Un agent de l'ISI résidait même en permanence à l'intérieur de la mosquée et assurait la protection des radicaux qui s'y réfugiaient. [...] Ce membre de l'ISI est celui qui servait d'instructeur pour les explosifs dans les camps d'al-Qaida, notamment à Shakar Dara. C'est lui qui avait manipulé Richard Reid, cet Anglais qui avait essayé de faire exploser l'avion du vol Paris-Miami le 22 décembre 2001 à l'aide d'explosifs cachés dans ses chaussures". Les derniers mots de l'article étaient : "Naturellement des questions restent posées sur le développement d'une telle situation dans la Mosquée rouge, à moins de 500 mètres du siège central des services secrets pakistanais, du quartier général des forces saintes pakistanaises et à quelques centaines de mètres du palais présidentiel et du ministère de l'Intérieur !"
 
Si l'ISI soutient largement Ben Laden, c'est aussi elle qui l'avait mis en relation avec les leaders taliban dès 1996 : "Le but du Pakistan était de convaincre les taliban de laisser Ben Laden faire fonctionner des camps d'entraînement pour des militants du Cachemire soutenus par l'ISI. Les taliban acceptèrent. En retour, Ben Laden construisit une maison pour leur chef, le Mollah Omar, et finança certains autres de leurs hauts responsables" (Slate, 9 octobre 2001).
 
Omar, l'agent (au moins) double
 
Si tout cela ne suffisait pas, il y a aussi l'affaire de l'enlèvement (le 23 janvier 2002) et du meurtre (le 31 janvier 2002) de Daniel Pearl, ce journaliste du Wall Street Journal qui enquêtait sur les liens entre l'ISI et des groupes islamistes militants. Omar Saeed Sheikh (Wall Street Journal, 23 janvier 2003) et Khalid Shaikh Mohammed (Time, 26 janvier 2003) semblent être les responsables de cet enlèvement : l'ISI et Al-Qaïda. Le 5 février 2002, Sheikh, dont l'implication dans l'enlèvement de Daniel Pearl a été découverte par la police pakistanaise avec l'aide du FBI, se rend - secrètement - auprès son ancien chef à l'ISI (Boston Globe, 7 février 2002 ; Vanity Fair, août 2002). Durant une semaine, l'ISI retient Saeed, mais n'en informe pas la police pakistanaise ni personne d'autre (Newsweek, 11 mars 2002). Plus tard, Saeed refusera de parler de cette semaine, disant simplement : "Je connais des gens au gouvernement et ils me connaissent, ainsi que mon travail" (Vanity Fair, août 2002). Et lorsque le FBI voudra l'interroger sur ses liens avec l'ISI, il répondra : "Je ne parlerai pas de ce sujet. Je ne veux pas que ma famille se fasse tuer" (Newsweek, 13 mars 2002).
 
Paul Thompson remarque que, dans les mois qui suivent, au moins 12 articles occidentaux mentionnent les liens de Saeed avec Al-Qaïda, y compris son financement du 11-Septembre, au moins 16 mentionnent ses liens avec l'ISI. Mais seuls quelques-uns considèrent que Saeed a pu être lié aux deux groupes en même temps, et apparemment un seul indique qu'il a pu être impliqué à la fois dans l'ISI, Al-Qaïda et le financement du 11-Septembre (London Times, 21 avril 2002).
 
Un étrange marché
 
Autre élément troublant : alors que la guerre en Afghanistan se termine, fin novembre 2001, un couloir aérien est mis en place entre la ville assiégée (afghane) de Kunduz et le Pakistan, pour permettre la fuite des Pakistanais ayant combattu aux côtés des taliban. Les avions pakistanais y volent régulièrement la nuit, et évacuent près de 5 000 combattants, parmi lesquels on trouve des milliers de membres d'Al-Qaïda et des taliban (Seymour Hersh, The New Yorker, 23 janvier 2002). Preuve supplémentaire des rapports étroits entre Al-Qaïda et le Pakistan. Mais ces mouvements aériens ne peuvent pas se produire sans que les Etats-Unis en aient connaissance. Il semble que Pervez Musharraf ait demandé aux Américains l'autorisation de mettre en place ce couloir aérien et ait gagné leur soutien en leur disant que l'humiliation de la perte de centaines, voire de milliers de militaires et agents du renseignement pakistanais menacerait sa survie politique. Le gouvernement américain ne reconnaîtra pas cet accord (Département d'Etat, 16 novembre 2001 : Rumsfeld déclare au sujet des ces convois : "Si nous les voyons, nous les abattons"), pas plus que le pakistanais, selon lequel aucun de ses militaires ne se trouvait en Afghanistan. Le 1er décembre 2001, le colonel Ken Allard, commentateur militaire pour NBC, affirmera qu'il existe sans doute une sorte de marché entre le Pakistan et les Etats-Unis (voir 9/11 Press For Truth, 57e minute). Reste à savoir si le marché comporte la fuite des taliban et des combattants d'Al-Qaïda, ou si cette dernière s'est produite accidentellement.
 
Interprétations
 
La connexion entre l'ISI et Al-Qaïda paraît avérée, et leur association dans l'exécution du 11-Septembre (avec d'autres sans doute). Mais que dire du silence américain sur cette connexion ? Comment expliquer la bienveillance des Etats-Unis avec leur curieux allié pakistanais ? Pourquoi s'obstiner à ne pas le sanctionner ? Deux pistes semblent envisageables. Soit les Etats-Unis soutiennent le Pakistan parce qu'ils sont complices de ses méfaits ; c'est l'hypothèse d'une ISI commandée par la CIA, ou, du moins, étroitement mêlée à elle. Soit les Etats-Unis (à peu près innocents) veulent défendre à tout prix leur allié stratégique au Moyen-Orient, malgré les forces hostiles - notamment au sein de l'ISI - qui le minent.
 
La première explication nous ramène à la première guerre d'Afghanistan (de décembre 1979 à février 1989) entre l'Union soviétique et les Moudjahidine, rapidement rejoints par Oussama Ben Laden. Dans le contexte de la Guerre froide, les Etats-Unis, via la CIA, soutiennent massivement les Moudjahidine. Mais la CIA ne les finance pas directement, elle fait passer secrètement l'argent par l'ISI. Des milliards de dollars de la CIA et des Saoudiens sont ainsi crédités par l'ISI pour appuyer la guerre, et créer, au passage, Ben Laden et les racines de son réseau (pour approfondir, lisez Alexandre del Valle, Genèse et actualité de la "stratégie" pro-islamsite des Etats-Unis, 13 décembre 1998 - ou extraits - ; voir 9/11 Press For Truth, 58e minute). Certains supposent que cette manière de fonctionner subsiste encore aujourd'hui, autrement dit que le 11-Septembre aurait été commis par Al-Qaïda, outil de l'ISI, elle-même outil de la CIA. Cela reste à démontrer. On peut rétorquer, face à cette hypothèse, qu'en Afghanistan dans les années 80, les Etats-Unis et les islamistes avaient un ennemi commun, l'URSS. L'association était compréhensible. Mais aujourd'hui ? Quel pourrait être l'intérêt commun du Pakistan - ou de l'ISI - et des Etats-Unis ? La question est posée.
 
Seconde explication possible à cette attitude très courtoise des Américains à l'égard du principal vivier de terroristes au monde : les Etats-Unis doivent impérativement conserver le Pakistan parmi leurs alliés pour servir leurs objectifs stratégiques au Moyen-Orient, ils doivent donc le préserver de l'islamisme au pouvoir et, pour cela, ne pas le malmener, et choyer le "pro-Américain" Musharraf (sachant que tout autre dirigeant sera probablement pire pour eux). C'est la vision du journaliste Seymour Hersh : "L'administration Bush a engagé son prestige, et les Américains leur argent, derrière Musharraf, dans le pari - jusqu'ici réussi - qu'il continuera de tenir le Pakistan, et son arsenal nucléaire, loin du fondamentalisme. Le but est de stopper le terrorisme nucléaire, aussi bien que le terrorisme politique" (The New Yorker, 23 janvier 2002). Le Pakistan est un pays vulnérable, qui deviendrait une considérable menace si son armement nucléaire tombait aux mains des islamistes les plus radicaux. Ainsi donc, on préférerait étouffer l'affaire Mahmoud Ahmad, et, aussi incongrue soit cette décision, rallier le Pakistan à la coalition antiterroriste pour ne surtout pas le voir se retourner définitivement contre soi. Le rapport du Département d'Etat américain du 30 avril 2001, Modèles de terrorisme global, après avoir décrit le Pakistan comme un sponsor du terrorisme, spécifiait que le Pakistan était un cas épineux, dans la mesure où il aidait aussi les Etats-Unis dans leur lutte contre le terrorisme. Malgré son double jeu, on avait envie de lui donner toutes ses chances d'évoluer dans la bonne direction.
 
Stratégie
 
Comme l'écrit Bernard-Henri Lévy dans Qui a tué Daniel Pearl ?, "l'éventuelle responsabilité pakistanaise dans l'attentat du 11 septembre [...] reste le grand non-dit de l'Amérique de George Bush et Donald Rumsfeld : tenir pour [...] une coresponsabilité de l'ISI dans l'attaque, n'équivaudrait-il pas à remettre en cause tout le bâti d'une politique étrangère qui, à l'époque déjà, faisait de l'Irak la figure même de l'ennemi et du Pakistan un pays allié ?". Le documentaire Ben Laden, les ratés d'une traque revient sur le double jeu pakistanais et nous éclaire sur l'intérêt stratégique que représente le Pakistan pour les Américains : "Le Pakistan est très important géopolitiquement pour les Américains, qui le voient comme une base arrière pour un scénario à venir dont l'Iran fait partie, avec son président. Mais surtout la Chine, qui est de plus en plus active dans la région" (Shabir Ahmad Khan, parlementaire pakistanais proche des Frères musulmans). Bien sûr, maintenant, il faudrait évoquer le pétrole et les futures guerres des ressources... et la volonté farouche des Américains de demeurer la seule super-puissance au XXIe siècle...
 
Le Pakistan n'est qu'un angle d'approche du 11-Septembre. Tout ne s'y réduit évidemment pas. Mais c'est un angle néanmoins crucial, trop souvent délaissé. De nombreux faits troublants et peu connus sont là, bien rapportés par quelques journalistes scrupuleux et courageux. Il reste à les interpréter, à saisir les intentions des uns et des autres. C'est le travail le plus décisif, mais aussi le plus incertain.

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85 réactions à cet article    


  • Marsupilami Marsupilami 11 septembre 2007 12:04

    @ L’auteur

    Merci pour cet article très documenté et très complet à la très haute valeur informative, qui surplombe sans peine les médiocres textes pro ou anti-conspirationnistes qui fleurissent ces temps-çi sur Agoravox. Là, n est en plein dans du vrai complot crédible. Les USA jouent avec le feu avec le Pakistan. Ils s’y sont déjà brûlé les doigts et les tours, mais on dirait que ça ne leur suffit pas... quel aveuglement ou quels mauvais calculs !


    • LE CHAT LE CHAT 11 septembre 2007 12:14

      @marsupilami

      bien d’accord avec toi , pourquoi faire un tel foin avec l’Iran alors qu’on a laissé les pakistanais faire ce qu’ils voulaient ! c’est du grand n’importe quoi !


    • Marsupilami Marsupilami 11 septembre 2007 12:24

      @ Le Chat

      Ben oui. Remarque, on peut les comprendre : il est plus dangereux de s’attaquer au Pakistan qui possède l’arme nucléaire que l’Irak quand on sait pertinemment qu’il ne disposait pas d’armes de destruction massive. Et pourtant le véritable ennemi est au Pakistan, en Afghanistan et en Arabie Saoudite. Seulement voilà, le Pakistan et l’Arabie Saoudite sont des « alliés ». Une histoire de fous sur fond de fondamentalismes religieux faussement antagonistes et de pétrodollars...


    • Onegus onegus 13 septembre 2007 13:06

      Voici un excellent d’article de Taiké Eilé. Un travail journalistique de haut vol, extrêmement bien documenté, remettant en lumière la piste du financement du 11 septembre par les services secrets pakistanais, l’ISI, un véritable état dans l’état, noyauté par les puissants islamistes pakistanais. La piste pakistanaise est la piste interdite par l’actuel gouvernement américain, qui n’a pas hésité à user du secret défense à plusieurs reprises pour stopper les enquêtes sur la question. Alors que tout désigne l’ISI comme principal financier, le discours continue de soutenir la thèse de la source unique Alquaïda/Ben Laden sans toutefois en amener un début de preuve. L’opposition absolue à toute enquête sur les financements par l’administration Bush se traduit dans l’incroyable conclusion de la Commission 9/11 à propos de la question du financement : « À ce jour, le gouvernement des États-Unis n’a pas été capable de déterminer l’origine des sommes utilisées pour les attaques du 11/9. En fin de compte, cette question n’a pas beaucoup de signification pratique. » Pas de signification pratique ? Savoir qui a financé les attentats les plus meurtriers et les plus spectaculaires de l’histoire américaine ?!! La raison est simple à comprendre : après 30 ans d’étroite collaboration entre l’ISI et la CIA, il est simplement impossible que l’agence américaine n’ait eu vent d’un projet comme le 11 septembre au sein des services secrets pakistanais... Reste maintenant à creuser la question des 19 pirates de l’air et de leur traitement de faveur par les services de sécurité américains durant les mois qui ont précédé le 11 septembre...


    • ZEN ZEN 11 septembre 2007 12:42

      Trés intéressant et documenté.

      Sur les rapports troubles de la Maison Blanche avec l’Arabie Saoudite et la famille Ben Ladin, voir Eric Laurent :« La face cachée du 11 septembre »


      • alberto alberto 11 septembre 2007 14:01

        Marsu, Zen, Le Chat : excellents commentaires pour un super article sur une affaire ou manifestement une (grosse ?) part de vérité reste soigneusement vérouillée incitant nombre de commentateurs aux interprétations les plus...romanesques !

        cf. L’affaire JFK où 40 ans après on continue de pédaler dans la semoule...


      • Guzecha Guzecha 11 septembre 2007 13:01

        Excellent travail qui confirmerait que le Pakistan est un point d’intersection bien singulier entre l’axe du mal et celui du bien. L’article est minutieusement documenté. Chapeau bas, M. Eilée !


        • pallas 11 septembre 2007 13:04

          Vous allez vous arretez quand avec les articles du 11 septembre, il y en a marre, il y en a des tonnes sur se site.


          • Patience Patience 11 septembre 2007 13:32

            Au râleur du dessus :

            De quoi vous plaignez-vous ? Je n’en finirais pas de vous énumérer les sites qui n’évoquent jamais le 11/9. Alors, allez-y et restez-y ! smiley

            A l’auteur : bravo, votre article m’a passionné. Quel beau boulot... !!!


          • joseW 11 septembre 2007 13:36

            Excellente démarche de journaliste-citoyen, bravo, cela honore Agoravox.

            On voit bien en effet le double-jeu de la CIA et du Pakistan, et on comprend mieux l’écran de fumée qui a été sciemment installé en Irak...

            Il est triste qu’AUCUN journaliste, à part Daniel Pearl qui a payé de sa vie cet exploit, ne s’intéresse au Pakistan : pourtant, le Pentagone nous dit que c’est bien au Pakistan que se trouverait Ben Laden actuellement !

            Etonnant non ?


            • Kandide 14 septembre 2007 11:29

              ... non !


            • Marsupilami Marsupilami 11 septembre 2007 13:54

              Merci à la rédaction d’Agoravox d’avoir mis à la Une le seul bon article sur le 11 septembre 2001.


              • bulu 11 septembre 2007 14:04

                Bel article, epargne par les trolleurs de service genre adama, Ip115, et qutres ripouette...puisque pas manicheen


                • Adama Adama 11 septembre 2007 14:09

                   smiley smileyBisous Bulu !


                • clairette 11 septembre 2007 14:09

                  Excellent article !

                  Merci à l’auteur pour son impressionnant travail de recherches et sa documentation.

                  D’accord avec tous les commentateurs précédents sur les questions qui se posent sur les « ambiguités » du Pakistan et de l’Arabie Saoudite et de certains liens avec la famille Bush.


                  • charmord 11 septembre 2007 14:45

                    Article brillantissime même s’il demande un effort de compréhension.

                    La question de la participation du secret pakistanais dans les attentats du 11 septembre transcende le débat qui oppose les partisans du complot djihadiste à ceux du complot interne.

                    Il laisse par conséquent ouverte la question de la participation ou non d’organes internes dans ces attentats.

                    Le cover up assez généralisé (même si des brêches sont en train de s’ouvrir) organisé par les médias dominants peut effectivement aussi bien s’expliquer par l’ordre qui leur est intimé de ne pas parler des connexions pakistanaises que par d’autres éléments abondamment commentés qui pourraient indiquer la nécessité d’une complicité active, voire d’une participation active d’organes internes.

                    En tout cas, votre article possède l’immense mérite de démontrer la très grande complexité des rapports de force qui ont fus être en jeu lors de ces attentats. Celle qui est parfois un peu négligée tant par ceux qui disent que la théorie officielle est plausible que ceux qui attribuent un peu vite la paternité des attentats à Bush et son administration.

                    Il pointe un élément fondamental : la distinction qui est de rigueur entre le complot lui-même et le cover up qui le suit, du point de vue de leurs instigateurs...

                    Un mot pour conclure : Bravo !!!


                    • Stephan Hoebeeck Stephanesh 11 septembre 2007 14:47

                      Article réellement intéressant


                      • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 11 septembre 2007 14:50

                        J’abonde dans le sens des autres commentaires. Un travail de pro et une liste impressionante de sources et de références. Nice job smiley

                        @ l’auteur

                        Avez-vous déjà transmis/envisagé de transmettre cet article aux médias « traditonnels » ? Si oui, quelles ont été leurs réactions ?


                        • Taïké Eilée Taïké Eilée 11 septembre 2007 23:14

                          Je vous remercie pour les compliments. Non, je n’ai pas transmis l’article à d’autres médias. D’une part, parce que, même si ma documentation était prête depuis un peu plus longtemps, je ne me suis décidé à écrire cet article qu’hier soir (pour être dans l’actu du 6e anniversaire). Et d’autre part, je n’ai rapporté ici aucune information originale, neuve, toutes ayant déjà été publiées dans la presse (ou diffusée dans des documentaires ou reportages). Mais il est vrai que, mises bout à bout, toutes ces informations « connues » ou susceptibles de l’être offrent un tableau assez différent de celui qu’on nous propose habituellement dans les plus grands médias (la même remarque vaut pour d’autres aspects du 11-Septembre). Et puis, l’esprit critique au sujet du 11-Septembre semble tellement mal vu dans les grands médias (lorsqu’on entend les remarques de certains journalistes) que, malgré ma prudence, je n’étais pas persuadé d’être bien reçu. Mais ce serait, pourquoi pas, un truc à tenter, on ne sait jamais... smiley


                        • ZEN ZEN 12 septembre 2007 08:22

                          Bonjour Taiké

                          Encore félicitation pour votre travail

                          Une tribune libre dans le Monde, dans « libres opinions », cela pourrait passer, en faisant référence à la qualité des commentaires..Bonne chance !


                        • Charley 11 septembre 2007 15:48

                          Un rapport étonnant entre le traffic de cocaine en France, l’Arabie Saoudite et le 11 septembre.

                          http://www.geopolitique.com/criminalite/la-compagnie-aerienne-skyways-entre-trafic-de-drogue-et-terrorisme.html


                          • Irony 11 septembre 2007 16:20

                            Un gros boulot qu’on ne peut que saluer. Bel article informatif qui réussit en plus à éviter le piège du partisanisme, et salué comme il se doit par ceux qui ont compris que la vérité se situait dans les zones grises entre version officielle et théorie du complot mondial.

                            Outre les intérêts stratégiques et financiers on peut voir dans la discrétion occidentale sur le sujet une volonté, probablement inadaptée à la situation, de limiter l’anxiété populaire concernant ce grand pays d’Asie centrale qu’on nous présente surtout comme un allié loyal pour mieux masquer la poudrière qu’il est réellement. John Doe n’a pas envie d’entendre que le Pakistan, allié de circonstance peu sûr à la situation politique hautement instable, peut tomber à tout moment entre les mains de fondamentalistes hostiles avec sa cargaison de têtes nucléaires. Il en a déjà assez John, entre son cousin décédé en Irak et cet iranien barbu qu’on voit régulièrement sur Fox News et qui prépare de quoi faire sauter Israël. Faudrait pas qu’il panique et se mette à voter démocrate. Non, le Moyen-Orient est en voie de stabilisation et on y dispose d’appuis solides ; ça, c’est dit.

                            En maintenant dans une certaine ombre le véritable centre névralgique de la problématique islamiste, pendant que les projecteurs sont braqués sur ses voisins, les administrations occidentales prennent un risque. Qui sait comment la situation peut évoluer si la probable future administration démocrate US n’est pas aussi peu regardante avec Islamabad que l’équipe Bush ? Si le fragile fil qui tient encore Musharraf au pouvoir lâche ? Et comment ne pas envisager davantage, à la lumière des faits présentés ici, l’hypothèse d’un nouvel événement majeur déterminant pour le contexte géopolitique d’ici aux prochaines élections américaines, ainsi que l’ont prédit certains ?

                            En tout cas, bravo à l’auteur qui symbolise bien ici la conception que beaucoup se font du journalisme citoyen.


                            • Marc Fievet 11 septembre 2007 17:07

                              Excellentissime ! Cet article ne pouvait pas, vu sa qualité, ne pas être dans les articles publiés dans « L’Aviseur international ». Je me suis autorisé à le faire, mais pas dans la catégorie des « services spéciaux »(trop souvent spécieux), mais dans celle de la « Réflexion » qui semble être la qualité qui manque le plus aujourd’hui à nos contemporains. Salutations L’Aviseur international Marc Fievet


                              • veda veda 11 septembre 2007 17:39

                                Certaines infos circulent en ce moment à propos du 14 septembre.

                                Toutes la flotte aérienne US sera au sol pendant un laps de temps ce vendredi 14 septembre :

                                http://www.airforcetimes.com/news/2007/09/airforce_aircombatcommand_standdo wn_070807/

                                Idéal pour une attaque contre les états-unis.

                                Le directeur de la CIA a d’ailleurs adresser un message public (fait rare !) sur les risques élévées d’une nouvelle attaque d’Al Qaida :

                                http://www.newsmax.com/headlines/cia_hayden_warning/2007/09/07/30766.html ?s=al&promo_code=39AB-1

                                Depuis la fameuse erreur des 5 bombadiers transportant « malencontreusement » des tetes nucléaires, de plus en plus de faisceaux d’informations convergent vers un emballement des préparatifs...

                                J’espère que nous serons tous vigilants...


                                • veda veda 11 septembre 2007 17:40

                                  Pour ceux qui écoutent encore les réseaux d’information officiels, vous avez pu voir que ce cher agent de la CIA, Oussama Ben Laden, est de retour sur nos écrans. À la veille du 11 septembre, on tente de nous faire croire que cet homme enfoui dans la caverne d’Ali Baba est un danger pour la liberté et la sécurité des nations. Que nous préparent-ils pour que « l’ennemi mondial » réapparaisse soudainement ??? En passant, si vous comparez les différents vidéos de Ben Laden, vous pourrez constater qu’il a plusieurs sosies...

                                  Je viens de recevoir cet article ce matin, traduit en français merci, qui fait état d’un évènement nucléaire imminent sur le sol des États-Unis.

                                  Est-ce que ce document dit vrai ? Impossible de le valider à coup sûr, toutefois, l’agenda du nouvel ordre mondial prévoit d’entrer en Iran très prochainement et il faut créer un « Pearl Harbor » pour justifier cette attaque.

                                  THÈSE-ANTITHÈSE-SYNTHÈSE !

                                  Soyez prudents avec cette information, faite-la circuler non pas comme une certitude, mais comme une possibilité.

                                  Que Dieu protège les êtres innocents de l’Amérique !

                                  ALERTE ROUGE

                                  TRADUCTION DE L’ARTICLE PRÉCÉDENT - AVERTISSEZ TOUS VOS CONTACTS

                                  1. SUJET : [TEXAS NET] ON A DÉCOUVERT UN ÉVÉNEMENT EN SUSPEND POUR UNE ATTAQUE NUCLÉAIRE ‘FALSE FLAG’ - 14/09 [BUSH EST UN HOMME MALADE ET FOU]

                                  Mise à jour du 8 Septembre 2007 à 11:11 HRS EDT

                                  DÉCOUVERTE D’UNE CONSPIRATION CRIMINELLE À CAUSE D’UNE « ERREUR » NUCLÉAIRE !

                                  L’ENVOI DE TÊTES NUCLÉAIRES DU DAKOTA NORD VERS LA LOUISIANNE N’ÉTAIT PAS UNE ERREUR

                                  LES TÊTES NUCLAIRES VIABLES ONT ÉTÉ ENLEVÉES DE LEUR COFFRETS D’ENTREPOSAGE NUCLÉAIRE SÉCURISÉS APRÈS LA RÉCEPTION ET LA CONFIRMATION DE L’AUTORISATION PRÉSIDENTIELLE !

                                  Les rapports mentionnant que cinq têtes nucléaires avaient été « accidentellement » envoyés par B-52 de la Base Aérienne de Minot dans le Dakota Nord vers la Base Aérienne de Barksdale en Louisiane sont faux. Ce n’était pas une erreur ; c’était une conspiration criminelle pour lancer des attaques nucléaires terroristes contre cinq villes des U.S.A.

                                  Des investigateurs militaires ont confirmé au ‘Hal Turner Show’ que le code personnel d’autorisation du Président Bush a autorisé l’enlèvement de cinq têtes nucléaires de 150 kilotonnes de leurs coffrets d’entreposage nucléaire sécurisé.

                                  Ces investigateurs ont aussi confirmé que les missiles de croisière dans lesquels ces têtes nucléaires étaient placées, étaient montés sur les ailes de B-52 et non pas placées dans la soute de l’avion avec d’autres missiles se rendant pour le désarmement.

                                  Les investigateurs ont dit que lorsque ces missiles de croisière nucléaire sont arrivés à la base de Barksdale, des plans ont été faits pour déplacer ces têtes nucléaires hors de la base, pour leur permettre d’être utilisés pour ce qui devait être une attaque nucléaire « terroriste » massive contre cinq villes des U.S.A. Ils spéculent que ces attaques auraient été blâmées sur AL-Quaida et utilisées comme une excuse pour imposer la Loi Martiale aux États-Unis.

                                  Les représentants du gouvernement s’embrouillent afin de garder sous silence leur investigation parce qu’elle prouve définitivement que le Président George W. Bush était personnellement complice dans la planification des attaques terroristes dans son pays dans le but de déclarer la loi Martiale, pour fusionner les Etats-Unis avec d’autres pays après que nous aurons été « handicapés » par des attaques nucléaires, pour implanter le « gouvernement mondial unique » afin de « prévenir que d’autre chose comme ceci n’arrive plus » et, bien sûr, pour demeurer au pouvoir pour toujours en tant que Dictateur absolu.

                                  Des éléments à l’intérieur de l’Armée des U.S.A. cherchent agressivement à arrêter le Président Bush pendant que le Gratin militaire fait tout ce qui est possible pour infirmer la crise.

                                  Ils m’ont refilé cette information parce que les efforts pour « retourner » et camoufler ce qui s’est réellement passé surpassent de beaucoup les efforts pour tenir le Président responsable pour ces actes.

                                  Les investigateurs ont été retirés de l’affaire et réassignés. Ils ont tous été menacés d’arrestation et d’emprisonnement s’ils révélaient ce qu’ils savent.

                                  Les investigateurs ont dit au ‘Hal Turner Show’ que « l’envergure et l’ampleur de cette conspiration est tellement vaste, tellement entrelacée dans les échelons supérieurs de l’armée et du pouvoir politique, que c’est presque impossible d’y croire. »

                                  Ils ont continué en disant que le Gratin Militaire de carrière mettent leurs propres intérêts personnels (carrières et pensions) avant la sécurité nationale parce qu’ils sont terrifiés des conséquences de cette situation si elle devenait publique.

                                  Cela se développe rapidement ... vérifiez plus tard pour plus de détails...

                                  Mise à jour du 7 Septembre 2007 à 23:02 HRS EDT

                                  2. L’ORDRE EST DONNÉ À TOUS LES AVIONS DE CHASSE ET TOUS LES AVIONS BOMBARDIERS DE LA FORCE AÉRIENNE QUI SONT BASÉS AUX U.S.A. DE « RESTER AU SOL » - LE 14 SEPTEMBRE - LE CONTINENT DES ÉTATS-UNIS AURA ZÉRO DÉFENSE AÉRIENNE CE JOUR LÀ !

                                  Malgré le fait que notre propre Directeur de la CIA a fait une rare déclaration publique et qu’il a déclaré que Al-Quaida planifie des « attaques à impact élevé contre la Nation Américaine » notre Force Aérienne a pris des mesures pour rendre notre pays au complet vulnérable à de telles attaques le 14 Septembre.

                                  Dans un ordre donné à tous les pilotes de chasse et tous les pilotes de bombardier, la Force Aérienne des U.S.A. au complet « restera au sol » vendredi le 14 septembre. Nous allons avoir ZÉRO défense aérienne dans le pays au complet cette journée là !

                                  Ils ont donné l’ordre de rester au sol après que cinq bombes nucléaires ont été « accidentellement » envoyées par avion de la base aérienne de Monot dans le Dakota Nord vers la base aérienne de Bartsdale en Louisianne sur un bombardier B-52. L’armée dit qu’ils doivent rester au sol pour passer au travers des protocoles nucléaires.

                                  Ce qui est très étrange à propos de cet ordre est que les avions de Chasse ne transportent JAMAIS de bombes nucléaires. Seulement les Bombardier transportent des têtes nucléaires. Alors pourquoi des pilotes de chasse ont aussi reçu l’ordre de rester au sol ?

                                  Si une attaque terroriste a lieu le 14 septembre, alors nous saurons que notre propre gouvernement l’a rendu possible avec l’ordre militaire de rester au sol.

                                  Si une telle attaque a lieu, Nous Le Peuple des Etats-Unis, n’aurons d’autre choix que d’exercer notre « droit original de se défendre » et renverser notre gouvernement au pouvoir par n’importe quels et par tous les moyens nécessaires, n’excluant rien.

                                  Tous ceux qui font partie du gouvernement sont par la présente avertis : Si votre ordre de rester au sol permet qu’une attaque terroriste se produise, nous allons venir pour vous.

                                  Cliquez Ici < http://www.msnbc.msn.com/id/20628998/ >

                                  Mise à jour du 7 Septembre 2007 à 18:00 HRS EDT

                                  3. LE DIRECTEUR DE LA CIA FAIRE UNE RARE DÉCLARATION PUBLIQUE - AVERTISSANT QUE « AL-QAIDA PLANIFIE DES ATTAQUES À IMPACT ÉLEVÉ CONTRE LA NATION AMÉRICAINE »

                                  COMMENTAIRE DE L’ÉDITORIAL par Hal Turner :

                                  Afin d’aider à faciliter ces attaques, les Etats-Unis ont donné l’ordre à tous les avions de chasse et à tous les avions Bombardiers de « rester au sol » le 14 septembre 2007. Encore une fois, notre pays en entier sera absolument sans défense contre une attaque terroriste - tout comme nous l’étions le 11 septembre.

                                  Le Gouvernement des U.S.A. a été complice dans les attaques du 11 Septembre et il est en train de nous préparer une autre ronde d’attaques en gardant au sol la force aérienne le 14 septembre.

                                  Si une attaque a lieu cette date là, nous serons enclin de nous venger de ceux qui sont les « vrais »responsables. « Ils » savent qui ils sont. Nous aussi.

                                  Cliquez Ici < http://www.newsmax.com/headlines/cia_ha ... ode=39AB-1

                                  http://www.halturnershow.com/


                                • Stephan Hoebeeck Stephanesh 11 septembre 2007 18:50

                                  Si les USA veulent bombarder l’Iran

                                  Ya beaucoup plus simple

                                  Quelques avions israéliens bombardent les centres nucléaires iraniens

                                  Après soit Ahmadinajab ne fait rien, soit il réagit

                                  Comme Israel est un allié des USA soit l’Iran s’attaque à la flotte US, coule un ou deux navires et les USA interviennent en masse

                                  soit il envoi des missiles vers Israel, et là il viole l’espace aérien irakien sous la responsabilité des USA, Israel proteste auprès de Bush qui laisse passer les missiles iranien et c’est la guerre, coule un ou deux navires et les USA interviennent en masse

                                  Avantage Bush ne doit pas passer par le congrès pour demander d’attaquer l’iran.

                                  Ah oui, si tu fais péter une bombe nucléaire t’inquiète pas l’aiea saura identifier exactement où a été produit le plutonium ou l’uranium, disons que chaque plutonium a sa signature... Donc un false flag avec des bombes nucléaires c’est exclus

                                  Et puis un false flag où même les ânes sont au courrant....


                                • veda veda 11 septembre 2007 19:13

                                  ça doit être une anerie j’espère smiley

                                  âne qui rit


                                • luklamainfroide 12 septembre 2007 12:51

                                  GRAND MERCI A VEDA POUR CES COURAGEUX COMMENTAIRES JE NE SAIS CE QUE PRéPARE les gouvenement bush celui en vitrine médiatique et l’autre en retrait ou dans l’hombre,mais ce qui est sur c’est que le silence abassourdissant et complice des grande capitales européenes ne présage rien de bon pour les humains que nous somme ! MERCI VEDA POUR TA VOIE DISCORDANTE !


                                • luklamainfroide 12 septembre 2007 13:25

                                  Bon il est devenut évident que les attentats du fameux 11 septembre ne sont pas l’heuvre d’un barbouse nommé ben laden ,par ce que pour fair un coup fumant pareille il fallait avoir des moyens que persones n’avais hormis les gouvernement des étas uni je dit bien des (gouvernements au pluriele)par ce que qu’il ya un pouvoir de l’hombre !maintenant on veux noyer le poisson avec le pakistant mais c’est aussi gros que le reste et sa ne passe pas !Pour ceux qui aime avalé des couleuvres ,bonne indigestion !


                                • kako 11 septembre 2007 18:32

                                  @ l’auteur

                                  J’ai beaucoup aimé votre article ; il est bien documenté et démontre si besoin était que le gouvernement américain cache des informations. Une question, cependant, reste sans réponse pour l’instant : quel est dans cette affaire, l’intérêt des pakistanais ? Quel intérêt avient-ils d’attaquer des alliers ? Ou alors pour qui roulaient-ils ? Les connexions existant entre la CIA et l’ISI ont tendance à démontrer qu’ils auraient agit de concert. Dans quel but ? En tout cas cet article honore Agoravox.


                                  • charmord 11 septembre 2007 19:39

                                    @ Kako,

                                    Je crois qu’il faut à tout prix faire la distinction dans cette affaire entre la Cia (ou certains de ses membres) et le Gouvernement Us et de la même manière entre l’ISI (ou certains de ses membres) et le Gouvernement Mousharaf.

                                    C’est dans ce genre de nuances que réside une approche rigoureuse de ce genre de dossiers complexes.

                                    A+


                                  • seigneur_canard seigneur_canard 11 septembre 2007 18:37

                                    Enfin, un BON article sur le 11/09. Il éclaire pas mal de points sombres de cette affaire, sans tomber dans les délires de certains. Je dirais même que la prise en compte de ces éléments permet de mieux comprendre « l’embarras » et les explications parfois floues données par le gouvernement US sur les tenants et les aboutissants de ces attentats. Les américains ont joué aux apprentis sorcier avec les services secrets pakistanais pendant des années, ils se sont fait avoir par leur création. Ben Laden n’étant qu’un des multiples avatars remontant à la période de la guerre froide. Mais les intérêts sont tels au plan géo-stratégique que le gouvernement américain est obligé de serrer les fesses et de ne se concentrer que sur la partie « visible » de l’iceberg. Se faire tirer dans le dos par un « allié » indispensable est bien gênant. D’ailleurs, je serais à la place des islamistes noyautant l’ISI, je ne chercherai pas a déstabiliser de façon trop marquée la présidence ambigüe de Musharraf. Parce que le retour de baton US pourrait bien se retourner contre eux si le Pakistan devenait demain un « califat ». Ce qui ne déplairait sans doute pas aux indiens qui se rapprochent petit à petit de Washington.


                                    • Antoine Diederick 11 septembre 2007 18:43

                                      @ L’auteur,

                                      Je me joins aux commentaires élogieux déjà mis ici par d’autres participants à ce fil de discussion.

                                      Très bon article, contenant des hypothèses toutes intéressantes et valables. Le temps nous livrera, espérons le, les éclairages supplémentaires à propos de cet attentat du 11 septembre sur les Twin Towers.

                                      En son temps une connaissance d’origine libanaise m’avait affirmé que les saoudiens étaient ds le coup, mais camouflés dérrière les bureaux ripolins et les belles vitrines du capitalisme pétrolier sauce émirats. Mais une conviction ne fait pas preuve. Espérons que ces preuves arriveront un jour.

                                      En tout cas vos hypothèses me semblent acceptables.


                                      • Avatar 11 septembre 2007 22:10

                                        Magnifique article fort documenté.

                                        Nous verrons bien l’attitude de la nouvelle présidence US en 2008 avec l’ex Pakistan « Occidental »...

                                        GW Bush devient de plus en plus rigide et a son pas qui s’tend. smiley

                                        ps : désolé j’ai pas pû résister... smiley


                                      • Marcel Dehaeseleer Marcel Dehaeseleer 11 septembre 2007 19:52

                                        Bravo à l’auteur de cet article !

                                        le 11 septembre tout le monde s’en fout, TOUT COURT !

                                        J’ai publié hier, et envoyé aux principales rédactions belges, un article expliquant que les époux Dickerson ont résidé durant presque trois ans sur le sol belge.

                                        Un membre du Personnel de l’OTAN m’a fourni les documents officiels qui prouvent les faits !

                                        AUCUNE REACTIONS !!! LAMENTABLE !

                                        Voici l’article : http://www.11septembre2001.org/Sibel%20Edmonds.htm  smiley


                                        • citadelle 11 septembre 2007 21:05

                                          Si ISI proche al quaida, alors CIA aussi.

                                          Article très bien fait. Je continue a pensé que le troisième immeuble n’a pas put tomber tout seul et qu’un batiment comme le pentagone n’a pas put etre attend par un avion de ligne qui aurait fait alors une bouche pour aller s’ecraser sur le coté en travaux presque vide. D’ailler si les prétendu pirates de l’air étaient montés dans les avions, ils feraient partie des listes des passagers et seraient tous mort, on sait que ce n’est pas le cas de tous. Je pense vraiment que ce role a été laissé a de vrais « cascadeurs ».


                                          • Petruknik 11 septembre 2007 21:12

                                            L’article est très intéressant même s’il donne trop dans la thèse du complot à mon goût. Je souhaite rebondir par rapport à ceux qui demandent quel est l’intérêt du Pakistan ?

                                            Je pense que le problème vient du fait que l’on imagine l’ISI, les talibans et Al quaeda comme des entités homogènes aux rapports clairs. On sous estime par ailleurs Al Quaeda et les talibans en les présentant uniquement comme des exécutants.

                                            Le problème est que l’on ne sais jamais qui manipule qui. Il est connu que l’ISI a utilisé les talibans pour maintenir une influence pakistanaise en Afghanistan. Seulement il est également probable que les talibans n’ont jamais été dupes et se servent également de l’ISI comme d’un outil pour arriver à leurs fins.

                                            Au sein de l’ISI il peut y avoir à la fois des pro-talibans, des gens manipulés par les talibans et des gens qui luttent farouchement contre ces même talibans. L’ISI est soupçonnée de fuites vers Al Quaeda mais en même temps seule l’ISI à pu permettre l’arrestation de gros poissons comme Khalid Sheikh Mohammed.

                                            J’en arrive au dernier point que je voulais aborder. Il faut lire le rapport sur le 11/09 et également le bouquin de Robert Baer « La chute de la CIA ». On comprend que si la puissance militaire américaine est terrifiante, le renseignement humain a été gravement négligé. A l’époque du 11/09 la CIA ne disposait que de très peu d’agents parlant arabe et à fortiori pachtou ou d’autres langues utiles au moyen orient. Baer sait de quoi il parle ayant été en poste à Beyrouth dans les années 80, au Tadjikistan (au nord de l’afghanistan) dans les années 90 et chef d’agence en Irak après la première guerre du golfe.

                                            L’armée américaine est donc une sorte d’énorme ours aveugle, sourd et à l’odorat atrophié qui a un besoin vital d’informations en provenance d’alliés. Comme l’auteur le dit, dans cette optique il est vital de maintenir des relations correctes avec le pakistan et l’ISI.

                                            Par contre pour moi il est exclu que Mahmoud Ahmad ai financé Atta en connaissance de cause. Si cela avait le cas il aurai prit ses précautions. Si j’avais à effectuer un tel transfert d’argent, j’achèterai par exemple de l’or à Dubai pour le revendre aussitôt et couper ainsi le fil. Pour le patron des services pakistanais, il devait exister de multiples moyens d’éviter que l’on remonte jusqu’à lui.

                                            Je pense que sa disgrâce est due au fait qu’il s’est probablement fait manipuler par Atta et les talibans. Le fait qu’il ai retrouvé un poste est probablement dû au fait que Musharaf ne peut pas abandonné un homme qui en sait autant.


                                            • IP115 11 septembre 2007 23:11

                                              Merci à Taïké Eilée pour cet excellent et très équilibré article.

                                              Enfin une analyse critique intelligente de la gestion pré et post 11/9 qui ne tombe pas dans les délires conspirationnistes pseudo-scientifiques que l’on a pu lire sur AV ces derniers mois. C’est d’ailleurs amusant de lire certains adeptes des thèses du genre « destruction contrôlée », « coup du Mossad » et autres thèses toutes aussi farfelues les unes que les autres qui pullules sur le net, venir féliciter cet article qui démoli pourtant toutes ces thèses (et leurs pseudos experts) ...

                                              Plus sérieusement, en ce qui concerne l’avant 11/9, il est clair que les diverses administrations américaines n’ont pas été à la hauteur, et n’ont pas pris suffisamment au sérieux les divers avertissements pourtant nombreux. C’est bien la dessus que l’administration Bush devra s’expliquer ...

                                              Quant à la gestion de l’après 11/9, il est clair que les USA ont dû choisir entre la peste et le choléra. Entre un Afganistan islamiste et un Pakistan, nucléaire dirigé par un modéré même s’il ne contrôle rien d’un pays noyauté par les islamistes jusqu’aux plus hauts échelons de ses services secrets.

                                              Je suis également d’accord avec la thèse de Seymour Hersh : « L’administration Bush a engagé son prestige, et les Américains leur argent, derrière Musharraf, dans le pari - jusqu’ici réussi - qu’il continuera de tenir le Pakistan, et son arsenal nucléaire, loin du fondamentalisme. Le but est de stopper le terrorisme nucléaire, aussi bien que le terrorisme politique » (The New Yorker, 23 janvier 2002). Le Pakistan est un pays vulnérable, qui deviendrait une considérable menace si son armement nucléaire tombait aux mains des islamistes les plus radicaux. Ainsi donc, on préférerait étouffer l’affaire Mahmoud Ahmad, et, aussi incongrue soit cette décision, rallier le Pakistan à la coalition antiterroriste pour ne surtout pas le voir se retourner définitivement contre soi."

                                              Enfin, je me joins à Marsu pour dire « Merci à la rédaction d’Agoravox d’avoir mis à la Une le SEUL bon article sur le 11 septembre 2001. »


                                              • mcm 12 septembre 2007 11:43

                                                Je voudrais ajouter à propos de l’écroulement des tours, que cet écroulement fut bien évidemment contrôlé, pour éviter une chute erratique sur d’autres immeubles, qui aurait entrainé outre d’autres pertes, mais encore la propagation de l’incendie sur le très dense quartier.

                                                Bien sûr les autorités US, déjà humilées par ces attentats réussis à cause de leur imprévoyance, n’ont pas eut le cran d’annoncer à la foule, qu’ils allaient sacrifier les tours touchées, pour éviter la chute incontrôlée et l’extension du sinistre !

                                                Cette hypothèse est de loin la plus probable, loin de recourir au complot, elle le disqualifie totalement en démontrant les erreurs successives d’une administration prise en défaut d’imprévoyance et paniquée au point d’opter pour la mesure radicale d’enrayer net le sinistre par écroulement contrôlé des tours.

                                                Le raisonnement est froid et simple : ceux piégés dans les tours étant de toutes façons foutus, il s’agissait d’éviter l’effet « domino » dévastateur de très haut batiments qui s’effondrent !

                                                De plus les conspirationnistes « honnêtes » (s’il en est), pourront se rallier à cette hypothèse qui confirme leur soupçons légitimes à propos de l’écroulement « trop propre » des tours.

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Taïké Eilée

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