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Accueil du site > Actualités > International > L’Etat d’Israël et la pratique de l’Apartheid

L’Etat d’Israël et la pratique de l’Apartheid

Rappelons, tout d’abord, que l’Apartheid est considéré par l’ONU comme étant un Crime contre l’Humanité [cf. « Convention internationale sur l’élimination et la répression du crime d’apartheid » Article 2, Résolution 3068 (XXVII) du 30 novembre 1973, http://www.un.org/ga/search/view_doc.asp?symbol=A/res/3068(XXVIII)].

Israël, qui se veut un état démocratique, fait fi de toutes les normes internationales en pratiquant l’Apartheid d’une manière manifeste et systématique, et ce aussi bien dans les territoires palestiniens occupés qu’en Israël même [cf."The Sixth Annual Israeli Apartheid Week2010,”http://apartheidweek.org/en/2010/media, (Fr.http://montreal.apartheidweek.org/node/2)].

En effet, la caractéristique essentielle de la pratique de l’Apartheid dans un pays est constituée par l’existence d’un système de lois dans lequel les groupes dominants et les groupes subordonnés ne disposent pas des mêmes droits. En Israël, les deux exemples les plus significatifs de telles lois sont :

1. « la Loi du Retour ». Cette loi, adoptée par la Knesset en 1950, garantit aux juifs du monde entier le droit d’immigrer en Israël et d’en obtenir la citoyenneté.

2. « la Loi sur les Propriétés des Absents ». Cette loi, adoptée par la Knesset, aussi, en 1950, concerne les « Absents Présents » (sic) et les « Absents Absents (re-sic), deux expressions officielles israéliennes : la première expression désigne les palestiniens, présents en Israël après sa fondation mais absents de leurs propriétés, même brièvement, pendant la guerre de 1948, qui n’ont pas été expulsés hors du pays mais déplacés en Israël et qui ont obtenu, par la suite, souvent tardivement, la citoyenneté israélienne ; quant à la deuxième expression, elle désigne les réfugiés palestiniens expulsés hors du pays. Les « Absents Présents » et les « Absents Absents » ont tous perdu tout droit sur leurs maisons, leurs terres et leurs comptes en banque, qui sont passés sous le contrôle d’un fonctionnaire désigné sous le nom de « Gardien des Biens des Absents » (sic). Aujourd’hui, un quart des arabes israéliens, soit deux cent cinquante mille, sont considérés comme étant des « Absents Présents » [cf., à ce sujet, l’ouvrage de Susan Nathan intitulé « L’autre côté d’Israël » (Presse de la Cité, 2006)].

 

La pratique de l’Apartheid par Israël se présente sous plusieurs autres formes parmi lesquelles on peut citer :

1. Dans les territoires palestiniens occupés, il existe des routes et des milliers de logements, entourés de vastes espaces, qui sont réservés, exclusivement, aux juifs. En outre, il existe deux systèmes de lois différents : un système militaire pour les palestiniens, et un système civil israélien pour les colons juifs. Au sujet de l’Apartheid appliqué par Israël dans les territoires palestiniens occupés, voir le livre de Jimmy Carter (Président des Etats Unis de 1977 à 1981 et artisan des « Accords de Camp David » qui ont établi la Paix entre Israël et l’Egypte)) intitulé « Palestine : Peace not Apartheid » (Simon and Schuster, 2006). Parmi les principaux faits que Jimmy Carter expose dans son livre, on peut citer les suivants :

a. Le régime établi par Israël dans les territoires occupés est un système d’Apartheid comparable à celui qui a été érigé en Afrique du Sud.

b. Plus de 100 postes fixes de contrôle militaire et encore beaucoup plus de postes de contrôle mobiles (lieux de vexations, de brutalités et d’humiliations) empêchent les palestiniens de circuler librement sur leur territoire et d’accéder à plusieurs villes en Cisjordanie.

L’ambiance qui règne dans ces postes de contrôle a été vécue et décrite, admirablement, par Régis Debray dans son dernier livre (« A un ami israélien, avec une réponse d’Elie Barnavi », Flammarion 2010) et je ne peux m’empêcher de reproduire ci-dessous, in extenso, le passage correspondant :

« Nous étions en voiture sur un chemin de terre, en plein midi, à la queue-leu-leu, escortés d’ânes, de carrioles et de gamins, lorsque des soldats ont arrêté la circulation. Nous sommes restés là à rôtir au soleil, assoiffés, poussiéreux, une petite demi-heure. Mes voisins résignés, sans souci apparent, et moi, intrigué, me demandant pourquoi cette halte. Un accident, sans doute. Jusqu’à voir majestueusement, à cent mètres de distance, sur une belle route asphaltée dite de contournement, un 4x4 véhiculant une radieuse famille de colons, toutes vitres ouvertes, enfants riant aux éclats, maman bronzée, épanouie, papa au volant, cheveux dans le vent. Le chemin des gueux jouxtait la route des seigneurs. Tout devait s’arrêter jusqu’à leur passage, sécurité oblige. Après cette vision quasi surréelle d’un bonheur familial et triomphant, d’un geste de la main, les troufions du check-point nous firent signe d’avancer, mais désirant sans doute s’amuser, ils pointaient du doigt l’une ou l’autre des voitures en convoi pour faire sortir les passagers du véhicule et les faire poireauter en pleine chaleur, for the fun of it. C’est sans doute grisant, ce pouvoir de se faire obéir au doigt et à l’œil. Quand je suis passé à mon tour devant eux, le chauffeur palestinien m’a mis en garde dans un mauvais anglais :’’Ne les regarde pas en face. Baisse la tête. Ce sont nos maîtres‘‘ ». 

c. L’accès à l’eau et la création de nouveaux puits d’eau dans les territoires occupés sont complètement contrôlés par Israël. Les colons israéliens consomment cinq fois plus d’eau par tête que les palestiniens et la payent à un prix quatre fois moindre que ces derniers.

 

2. L’État d’Israël exproprie, souvent, des terres de citoyens palestiniens pour les distribuer, ensuite, à des citoyens juifs (cf., par exemple, Brous Devorah : « Not greening, but weeding the Negev » dans HAARETZ.com 03.03.2006).

3. L’État d’Israël pratique une discrimination en matière de financement du développement municipal [cf. “Land Planning and Policy in Israel,” The Arab Association for Human Rights (Israel), www.arabhra.org/factsheets/factsheet2.htm].

4. L’État d’Israël pratique une discrimination en matière d’application de la loi sur le regroupement familial (cf., par exemple, “Israel/Occupied Territories : High Court decision institutionalizes racial discrimination,” Amnistie Internationale, mai 2006, et“Israel and Occupied Territories : Torn Apart : Families split by discriminatory policies,” Amnistie Internationale, juillet 2004).

5. L’État d’Israël pratique des inégalités systématiques à l’égard de ses citoyens palestiniens. En effet, à la suite du soulèvement des citoyens palestiniens d’Israël, en l’an 2000, une Commission a été créée (la Commission Or) pour enquêter sur les raisons de ce soulèvement. Dans son rapport achevé en 2003, la Commission Or a indiqué que « le traitement du gouvernement [israélien] du secteur arabe est essentiellement discriminatoire… l’État n’a pas suffisamment essayé d’être équitable envers ses citoyens arabes pour éliminer les phénomènes discriminatoires ou injustes ». La Commission Or a, en outre, indiqué, que la discrimination des services policiers perpétrée contre les citoyens palestiniens d’Israël était un problème répandu et récurrent. Voir à ce sujet « Official Summary of the Or Commission Report » reproduit dans HAARETZ.com en septembre 2003.

6. L’État d’Israël n’attribue pas à ses citoyens palestiniens les avantages, les services et les opportunités qu’il attribue à ses citoyens juifs. En effet, dans un Rapport du Département d’État Américain, il est indiqué que le « gouvernement [israélien] n’a pas alloué de ressources suffisantes ou pris de mesures adéquates afin de fournir aux arabes israéliens la même qualité de services gouvernementaux ainsi que les mêmes possibilités d’emploi au gouvernement que celles fournis aux juifs » (cf. “Country Reports on Human Rights Practices – 2003 : Israel and the Occupied Territories, http://www.state.gov/g/drl/rls/hrrpt/2003/27929.htm).

7. L’État d’Israël pratique, à l’égard des palestiniens, « l’exécution extrajudiciaire  » qui exécute, souvent, en plus du, soi-disant, coupable, sa femme, ses enfants et les malchanceux passants qui se sont trouvés dans son voisinage à l’heure de l’exécution.

Devant cette situation qui perdure depuis l’existence de l’Etat d’Israël, on est en droit de se demander s’il existe une chance pour que l’Apartheid israélien soit, un jour, aboli. Avec l’échiquier politique israélien d’aujourd’hui et les intentions déclarées du Gouvernement Benjamin Netanyahu, explicitées dans ses politiques actuelles et la trajectoire de ses principaux protagonistes, on a, malheureusement, tout à craindre pour la Paix dans la région et l’amélioration, à court terme, de la situation d’Apartheid dans laquelle vivent les palestiniens des deux cotés du Jourdain. Pour corroborer cette inquiétude, il suffit de rappeler la position du Likoud (Parti majoritaire dans ledit Gouvernement) quant à la création d’un Etat Palestinien. En effet, la plate-forme électorale du Likoud déclare explicitement :

« Le gouvernement d’Israël rejette catégoriquement la création d’un État arabe palestinien à l’ouest du Jourdain. Les Palestiniens peuvent gérer leur vie librement, dans le cadre de l’autonomie, mais pas en tant qu’État indépendant et souverain. Ainsi, par exemple, en matière d’affaires étrangères, de sécurité, d’immigration et d’écologie, leur activité est limitée et doit être en conformité avec les impératifs de l’existence d’Israël, de sa sécurité et de ses besoins nationaux » (cf.http://www.knesset.gov.il./elections/knesset15/elikud_m.htm).

HORCHANI Salah


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74 réactions à cet article    


  • birdy 23 août 2010 10:46

    Racisme annoncé du futur Etat de Palestine

    Dans une rencontre avec la presse égyptienne, la semaine dernière, Mahmoud Abbas, président de l’Autorité Palestinienne, sur qui les Etats-Unis et l’Europe fondent tous leurs espoirs de paix, a dévoilé le fond de sa pensée sur les Juifs et la nature du régime qu’il entend instaurer dans un éventuel Etat de Palestine.

    Les exigences officielles des Palestiniens pour un règlement sont connues (engagement préalable d’Israël à se retirer sur les frontières de 1967, l’arrêt de la construction dans les implantations, y compris à Jérusalem, la division de cette ville – l’Est, y compris la Vieille Ville, devant revenir à la Palestine -, la solution du problème des “réfugiés”, conforme aux exigences arabes et à la résolution 194 (1) de l’Assemblée des Nations unies) (2).

    C’est l’intention qui fonde le principe, énoncé déjà à maintes reprises par Abbas ou Saeb Erekat, son “ministre” des affaires étrangères, de ne jamais reconnaître en Israël un Etat juif, qui prend sa véritable signification, à savoir une véritable épuration ethnique des Juifs, de la part de l’Etat de Palestine, et la submersion arabo-musulmane de l’Etat d’Israël.

    Un discours antisémite

    En envisageant la possibilité qu’une troisième force, comme l’OTAN, puisse être chargée de veiller à l’exécution de l’accord envisagé, Mahmoud Abbas s’est senti obligé d’y mettre une condition : qu’il n’y ait aucun soldat juif et aucun Israélien. “Je suis prêt à accepter une troisième partie qui contrôle l’exécution de l’accord, par exemple les forces de l’OTAN, mais je n’accepterai pas qu’il y ait des Juifs dans ces forces ni un Israélien sur la Terre de Palestine”.

    L’inanité de toutes les gloses sur le refus de reconnaître un Etat juif (on n’a pas à reconnaître “la religion” d’un pays, disaient certains pacifistes), et autres excuses dilatoires, devient patente.

    C’est bien de racisme antisémite qu’il s’agit de la part d’un homme qui fut l’auteur d’une thèse (soviétique) de doctorat négationniste de la Shoah.

    Quand Mahmoud Abbas dit “Israélien” il pense clairement “Juif” si l’on fait le rapprochement avec ce qu’il demande aux forces de l’OTAN, à savoir : d’exclure les Juifs de leurs rangs.

    Tous les Juifs, en effet, ne sont pas de nationalité israélienne mais des nationaux de leurs pays respectifs. Sans doute accepterait-il des Arabes israéliens – déjà considérés comme citoyens potentiels ? – dans le futur Etat de Palestine ?

    Si l’on fait le rapport entre son exigence du retour des “réfugiés” de 1948 et le refus de reconnaître un Etat juif, on comprend bien que sa demande, abusive et exorbitante (3), est un paravent politiquement correct du refus réel de reconnaissance de l’Etat d’Israël.

    Sous le poids de 5 millions de réfugiés ce pays deviendra ipso facto – en plus d’une ruine cédant sous le poids déferlant d’un tel afflux de populations (ennemies) -, un pays à majorité arabe et musulmane, un Etat binational où les Juifs deviendraient une minorité, alors que la Palestine sera uniquement arabe.

    Pas un Juif, même sous la bannière de l’OTAN ou de l’ONU, ne pourra se trouver en Palestine, mais 5 millions d’Arabes s’ajouteront au million d’Arabes israéliens vivant déjà dans l’Etat d’Israël.

    L’Autorité palestinienne concocte en fait pour l’Etat qu’on la presse de fonder un régime raciste sur la base d’un apartheid entre une Palestine pure de sang juif et un Etat d’Israël mélangé où les Juifs deviendront une minorité.

    Dans le refus de l’Autorité palestinienne de reconnaître un Etat juif, il y a donc plus qu’un déni de l’histoire et de l’identité juives. L’OLP a abandonné, sur ce point, son bluff d’une “Palestine laïque et démocratique” des années 1980-1990, à moins que cette dénomination ne concerne désormais l’Etat d’Israël seul, à côté de l’Etat de Palestine.

    Un racisme d’Etat

    La Palestine, elle, sera arabe et musulmane. C’est ce qui est inscrit en toutes lettres dans le projet de constitution du futur Etat (4) : « Cette constitution se fonde sur la volonté du peuple arabe palestinien » (Art. 1), « le peuple palestinien est une partie des nations arabes et islamiques » (Art. 2), « la souveraineté appartient au peuple arabe palestinien » (Art. 10), « le caractère légal du peuple arabe palestinien sera incarné par l’Etat » (Art. 13). « L’islam sera la religion officielle de l’Etat » (Art. 6).

    Nous pouvons vérifier ce dernier principe (l’islamité de l’Etat) à la lumière de l’opération de diversion rhétorique (l’article 6) à laquelle se livrent les rédacteurs de cette constitution, lorsqu’ils font mine de faire une place aux non-musulmans : « L’islam sera la religion officielle de l’Etat. Les religions monothéistes seront respectées ».

    Qui sont ces étranges “monothéistes” (et quid des Indous, des confucianistes, des bahaïs, etc., interdits de séjour en Palestine ?) sinon une version politiquement correcte du vieux statut de dhimmi imposé aux non-musulmans par la loi coranique (5) ?

    En l’occurrence, il ne s’agirait que de chrétiens, puisque des Juifs, il ne devra plus y en avoir dans l’Etat de Palestine…

    Cet étrange statut de “monothéiste” nous aide à comprendre, par déduction, la vision que l’Autorité Palestinienne se fait de l’Etat d’Israël (entendez des Juifs israéliens).

    En Palestine, les Juifs ne seraient théoriquement pas des citoyens, car ils ne sont ni « Arabes » (clé de la nationalité palestinienne, selon les articles 10 et 13), ni « musulmans » (clé de la loi nationale palestinienne selon l’article 6) ; ils seraient, quoique « respectés », hors souveraineté nationale, privilège exclusif des Arabes (art. 10), qui peuvent être chrétiens ou musulmans, certes, mais avec cette réserve que, puisque la loi sera conforme à la loi islamique, les Arabes chrétiens ne seront que des citoyens de seconde zone.

    Ils seront soumis au statut que leur impose la loi coranique, un statut qui les exclut de la loi générale s’appliquant aux musulmans, assorti d’un “privilège” cependant : comme ils échappent aux règles du droit national (islamique) pour leur statut personnel, ils sont autorisés à le gérer de façon autonome, dans le cadre de leur loi et de leurs tribunaux religieux.

    C’était déjà le cas avant l’ère coloniale, avant que l’islam ait perdu tout pouvoir sur les non-musulmans, et c’est bien ce que prévoit la constitution palestinienne dans son article 7 : « les principes de la Shari’a islamique sont la source première de la législation. Le pouvoir législatif déterminera la loi du statut personnel sous l’autorité des religions monothéistes conformément à leurs confessions, dans le respect des dispositions de la constitution et de la préservation de l’unité, de la stabilité et du progrès du peuple palestinien (sous-entendu “musulman”) ».

    La Sharia ne pèse sur eux que pour leur statut “civil” et politique d’obligés (soumission politique, comportementale et religieuse, paiement d’une capitation, la djizya, ou d’un impôt foncier sur la terre dont ils ont été dépossédés, le kharadj, etc).

    Comment le statut du monothéiste nous renseigne-t-il sur la vision que l’Autorité Palestinienne a de ce que devrait être cet Etat d’Israël qu’elle ne veut pas reconnaître comme ”juif” ? Elle reconnaîtrait les “monothéistes” mais pas le caractère juif de cet Etat ? “Juif” ne désignerait donc pas à ses yeux un “monothéiste” ?

    C’est la compréhension du statut du dhimmi qui peut nous aider à comprendre cette apparente contradiction qui a tout d’une entourloupette pour ceux qui ne comprennent pas les catégories de la culture musulmane.

    Le statut du dhimmi, il faut en effet le savoir, n’est pas individuel mais concerne des collectivités, des “nations” (millet, du temps des Ottomans) politiquement soumises au pouvoir islamique depuis la “conquête”.

    La base théologique de la condition collective du dhimmi demande à être expliquée.

    Dans la vision coranique, il y a eu, en effet, dans l’histoire, différentes “oumma”, chacune se levant à l’appel d’un prophète (Moïse, Jésus, etc.), jusqu’à l’avènement de la oumma finale, rassemblant toutes les autres, à l’appel de l’islam.

    Le fond d’une oumma est donc une “religion”. En ce sens, les dirigeants palestiniens ne peuvent pas non plus reconnaître en droit un Etat juif (et en fait tout Etat qui ne serait pas musulman), ce qui impliquerait l’autodétermination et la souveraineté d’une collectivité, dont le seul statut possible sous l’islam est celui de dhimmi.

    Il y aurait là un défi à la oumma islamique.

    Un Etat juif constitue ainsi dans son essence un scandale. Si les Juifs n’ont pas de place en Palestine dans l’Etat d’Israël, par contre, ils seront, par la force des choses, voués à redevenir des dhimmis.

    Les deux termes Etat et Juif constituent donc, en matière théologico-politique, un alliage impossible. Les Juifs ne peuvent avoir d’Etat, ils ne sont pas un peuple de rang politique, puisque seule la oumma doit l’être. Ils ne peuvent pas être libres, ni souverains.

    La Charte de l’OLP est toujours valide (6)

    Cette perspective apparaissait beaucoup plus clairement du temps où l’OLP ne pratiquait pas le double langage à un point aussi sophistiqué. Que lit-on dans cette charte ? « La Déclaration Balfour, le Mandat pour la Palestine, et tout ce qui a été fondé sur eux, sont déclarés nuls et non avenus. Les prétentions à des liens historiques et religieux des Juifs avec la Palestine sont incompatibles avec les faits historiques et la véritable conception de ce qui constitue une nation. Le judaïsme, étant une religion, ne constitue pas une nationalité indépendante. De même que les Juifs ne constituent pas une nation unique avec son identité propre ; ils sont citoyens des Etats auxquels ils appartiennent » (Art. 20).

    Sur l’arabité exclusive de la Palestine, la même charte déclarait : « la Palestine est le foyer du peuple arabe palestinien ; c’est une partie indivisible du foyer arabe, et le peuple palestinien est une part intégrale de la nation arabe (Art. 1) [...] « L’unité arabe et la libération de la Palestine constituent deux objectifs complémentaires » (Art. 13) [...] « Le peuple de Palestine joue le rôle d’avant-garde dans la réalisation de ce but sacré  ».

    On découvre à ce propos combien le cadre strictement palestinien, “national”, est récent. « Le peuple palestinien croit en l’unité arabe. Afin de contribuer pour sa part à atteindre cet objectif, il lui faut cependant, à cette étape de sa lutte, sauvegarder l’identité palestinienne et développer sa conscience de cette identité, et s’opposer à tout plan qui pourrait la dissoudre ou lui faire obstacle » (Art. 12), car (Art. 1) : « la Palestine est le foyer du peuple arabe palestinien ; c’est une partie indivisible du foyer arabe, et le peuple palestinien est une partie intégrale de la nation arabe ».

    La Palestine appartient donc à la Oumma (qui ne peut renoncer à une partie de la terre islamique).

    Autorité Palestinienne et Hamas : deux versants d’une même tête

    Il est intéressant de souligner que, dans leurs documents constitutionnels, les frères ennemis écrivent la même chose des Juifs/Israéliens, quoique de façon plus abrupte dans le cas du Hamas.

    Qu’on en juge.

    Sur les dhimmis la charte du Hamas déclare que « le Mouvement de la Résistance Islamique… est guidé par la tolérance islamique quand il traite avec les fidèles d’autres religions. Il ne s’oppose à eux que lorsqu’ils sont hostiles. Sous la bannière de l’islam, les fidèles des trois religions, l’islam, le christianisme et le judaïsme, peuvent coexister pacifiquement. Mais cette paix n’est possible que sous la bannière de l’islam » (7).

    Sur la nature du pays palestinien, le Hamas avance que : « Le Mouvement de la Résistance Islamique croit que la Palestine est un Waqf [patrimoine religieux] islamique consacré aux générations de musulmans jusqu’au Jugement Dernier. Pas une seule parcelle ne peut en être dilapidée ou abandonnée à d’autres [...] (Art. 11).

    En quoi s’agit-il de racisme et pas de nationalisme ?

    Certains pourraient voir dans le qualificatif de “raciste” une expression polémique et idéologique. L’exigence de Mahmoud Abbas envers l’OTAN ne laisse aucun doute à ce propos. De quoi s’agit-il en effet quand il demande aux Etats européens, membres de l’OTAN, d’exclure des rangs de leurs forces leurs citoyens juifs ? Imagine-t-on la situation et les dispositifs juridiques que ces Etats devraient mettre en oeuvre pour écarter les Juifs de leurs citoyens ?

    En l’occurrence, Mahmoud Abbas ne les aide pas en définissant le critère du Juif : la loi religieuse, les origines ethniques, le père, la mère, le grand père ?

    Il frappe plus fort que l’Arabie saoudite, qui avait permis qu’au sein des forces américaines, lors de la guerre du Golfe en 1990-1991, il y ait des militaires américains juifs sur son territoire qui, pourtant, selon le Coran, est sacré et ne doit abriter aucun non-musulman. Remarquons qu’Israël, pour sa part, n’a jamais requis que dans les forces internationales au Golan, au Sinaï, et au Liban les musulmans soient bannis !

    Dans tous ces cas, il n’est pas question d’Israéliens, mais de Juifs, et l’on comprend que les Palestiniens ne font pas, dans leur immense majorité de distinguo : “Yahoud” [Juif], dans cette région, désigne sans hésitation l’“Israélien”.

    Ce que Abbas dit des Juifs, il le dit des Israéliens, comme on l’a vu, et il demande aux Européens, qui sont si complaisants avec lui, de s’aligner sur ses critères.

    La Charte palestinienne de l’OLP est plus explicite, là aussi, sur l’intention raciste.

    Elle écrit dans son article 23 : « Le besoin de sécurité et de paix, ainsi que le besoin de justice et de droit, requièrent de tous les Etats qu’ils considèrent le sionisme comme un mouvement illégitime, qu’ils déclarent illégale son existence, qu’ils interdisent ses opérations, afin que les relations amicales entre les peuples puissent être préservées, et que la loyauté des citoyens envers leurs pays respectifs soit sauvegardée ».

    Que désigne cette expression ampoulée de “loyauté des citoyens envers leurs pays respectifs” sinon les Juifs du monde entier (essentiellement les Etats occidentaux), non israéliens, que la charte désigne au soupçon et à la vindicte de leurs Etats respectifs, en laissant entendre qu’ils ne leur sont pas fidèles et pourraient prendre fait et cause pour Israël contre l’intérêt de leurs pays respectifs, qu’ils sont en fait des Israéliens, c’est-à-dire, plus crûment, des Juifs (8) ?

    Ils sont justement peints dans les traits classiques de l’antisémitisme : le complot juif mondial.

    L’article 22 de la Charte trace ainsi les frontières de sa forme « antisioniste” : « Le sionisme est un mouvement politique lié de façon organique à un impérialisme international et antagoniste à toute action pour la libération et à tout mouvement progressiste dans le monde. Le sioniste est raciste et fanatique dans sa nature, agressif, expansionniste, colonial dans ses buts, et fasciste dans ses méthodes. Israël est l’instrument du mouvement sioniste, et la base géographique de l’impérialisme mondial placé stratégiquement au sein du foyer arabe pour combattre les espoirs de libération, d’unité, et de progrès de la nation arabe.

    Israël est une source constante de menaces pour la paix au Moyen-Orient et dans le monde entier.

    Puisque la libération de la Palestine détruira le Sionisme et la présence impérialiste et contribuera à l’établissement de la paix dans le Moyen Orient, le peuple palestinien demande l’aide de toutes les forces progressistes et tournées vers la paix, et leur enjoint, sans distinction d’affiliation et croyances, d’offrir leur aide et leur soutien au peuple palestinien dans sa lutte pour la libération de sa patrie ».

    La passivité internationale et… israélienne

    Les propos de Mahmoud Abbas sont passés inaperçus, à moins que le monde entier ne sache à quoi s’attendre des Palestiniens “modérés” ; mais alors, pourquoi fait-on croire à la volonté de paix palestinienne et au mythe de la “modération” de Abbas ?

    Aucune réaction israélienne, européenne ou américaine, pour ne pas dire française, n’a condamné ces propos odieux. Aucune réaction de protestation des institutions juives européennes et américaines non plus n’est venue troubler la torpeur de l’été.

    Aucune réaction du gouvernement israélien. Où sont les belles âmes de J Call pour fustiger cette “faute morale” et cette déclaration ouvertement belliciste ?

    Cela donne une idée de la complaisance de ces gens envers les exigences palestiniennes et arabo-musulmanes et de leur désintérêt pour l’impasse dans laquelle ils veulent précipiter Israël et le monde juif dans son ensemble.

    © Shmuel Trigano. Publié avec de l’autorisation de l’auteur.


    • birdy 23 août 2010 11:04

       smiley smiley smiley


      Moinsser de loin sans débattre c’est tellement plus facile ! smiley

    • birdy 23 août 2010 13:26

      Pierpaolo,


      Et les européens qui ont les mêmes problèmes avec leurs arabo-musulmans, c’est parce qu’ils sont des extrêmites. 


    • Gonzague Gonzague 23 août 2010 13:33

      Birdy. Quand un auteur met des guillemets au terme réfugié (la solution du problème des “réfugiés”dès les prémices de son texte, je n’éternise pas ma lecture. Je ne perds pas de temps à lire les élucubrations négationnistes de certains abrutis, pseudo universitaires ou moitiés de journalistes, faux historiens fanatiques, révisionnistes, qui aujourd’hui encore continuent de claironner à tout va que d’expusions il n’y eut point, alors que les plans de conquête et les logiques expulsions s’ensuivant sont encore aujourd’hui accessibles à toutes et à tous. 


      Que ces derniers (je parle des négationnistes de la Naqba), pompiers pyromanes, continuent de jouer sur l’éternel antisémitisme du monde qui nous entoure et qui de toute facon veut nous exterminer depuis 4000 ans mais que s’ils y sont pas arrivés, c’est que... beh on sait pas trop en fait, mais la volonté (et son corollaire, le triomphe, si vous voyez ce que je veux dire. Oui, dans ce genre de discussion, le Godwin se remporte facilement) est là, la preuve, on n’est que 15 millions dans le monde, tout ceci est surtout fatiguant et serait en mesure de provoquer l’effet inverse de celui escompté.

      J’ai entendu parler d’un joli conte musical de Prokofiev. Je vous le conseille chaudement. 

    • birdy 23 août 2010 15:03

      Beh oui mon bon Gonzague, et la palestine arabo-musulmane, judenrein et christianrein ne semble pas vous émouvoir outre mesure.


      Le million de réfugiés juifs équivalent au million de réfugiés palestinien, vous le conchiez avec vigueur !

      Et vous attendez de vivre vieux pour avoir le plaisir de voir Israel anéantie sous l’invasion arabo-musulmane ! 

      Mais je crains fort que votre humaniste carcasse ne pourrisse depuis des lustres quand Israel sera toujours debout.

    • Gonzague Gonzague 23 août 2010 15:44

      « Beh oui mon bon Gonzague, et la palestine arabo-musulmane, judenrein et christianrein ne semble pas vous émouvoir outre mesure. »

      Là n’est pas la question soulevée par mon commentaire. Nous parlons ici d’Israel. Il s’agit d’un état démocratique pour les Juifs et Juif pour les Arabes Israéliens. Ne voyez vous donc pas que, dans la comparaison outrancière avec les autres pays ou contrées de la région, vous jouez justement le jeu de ceux-ci, en calquant le principe d’inégalité inhérent à la politique israélienne à celle tout aussi indiscutable (et bien plus lamentable, soyons honnête) des dictatures arabes avoisinantes ? Israel est censé être un modèle, fustige les états « judenrein » des environs tout en pratiquant de son côté une politique discriminatoire. Vous croyez que cela incite à l’admiration ? Vous croyez que les arabes israéliens seraient prêts à défendre un pays dans lequel ils ne sont que des citoyens de seconde zone ?

      « Le million de réfugiés juifs équivalent au million de réfugiés palestinien, vous le conchiez avec vigueur ! »

      SI ce n’est que le million de réfugiés juifs n’a directement rien à voir avec la Palestine. 

      « Et vous attendez de vivre vieux pour avoir le plaisir de voir Israel anéantie sous l’invasion arabo-musulmane ! Mais je crains fort que votre humaniste carcasse ne pourrisse depuis des lustres quand Israel sera toujours debout. »

      J’entendais par cette phrase mettre l’accent sur l’extraordinaire dilemme qui attend Israel dans les prochaines années, et sur les mesures qui seront mises en oeuvre. C’est de la simple curiosité. Et je suis sincère. Je ne vois pas de sortie de tunnel, si ce n’est celles brièvement énoncées dans mon message précédent, me demande par là-même quelles sont les solutions qui seront promulguées dans le futur. 

    • birdy 23 août 2010 16:06

      Bien sûr que l’analyse tient d’autant mieux debout qu’elle est unijambiste !


      Comment ? Les juifs auraient droit à une seule nation juive ? Impensable puisque seuls les arabes ont droit à des dizaines de nations arabes.

      Les réfugiés ? ils ne sont comptés que s’ils sont arabes parce que s’ils sont juifs ça ne concerne pas le sujet du conflit israelo-arabe.

      Thèse antithèse synthèse ? Pourquoi antithèse ? Allons droit au but : Un juif c’est toujours coupable et un arabe toujours innocent.

      That’s the law of muhammad. 

    • Traroth Traroth 23 août 2010 18:06

      Deir Yassine, Srebrenica, quelle différence ?


    • birdy 23 août 2010 18:14

      Pierpaolo,


      Si les israéliens déposent ils sont génocidés, si les palestiniens déposent les armes c’est la paix.

      D’ailleurs j’ai confiance en l’avenir : Le fort afflux d’islam en Europe est déjà entrain d’apprendre la réalité aux européens.

    • Traroth Traroth 23 août 2010 18:30

      @birdy : ce sont les sionistes qui ont apporté les armes dans cette région. Les Palestiniens ne leur demandaient rien.


    • OMAR 23 août 2010 20:18

      Omar T.

      Encore une crise (et elle est longue celle-là) d’islamophobie du farfadet Birdy.

      Ho la la, il a encore oublié de prendre son comprimé de Tegratol.


    • Cogno2 23 août 2010 11:50

      Moinsser de loin sans débattre c’est tellement plus facile !

      Répondre a coté de la plaque comme tu le fait plutôt que de répondre au sujet est tellement plus facile.
      La force est du coté Israélien, mais vous demandez aux autres, aux faibles, de faire les premiers pas ?
      Vous n’êtes que des lâches, vous cultivez la haine et venez pleurer en retour, mais j’ai juste envie de vous coller des baffes.


      • Céphale Céphale 23 août 2010 12:21

        Article objectif. Tous les Français qui font l’effort de s’informer sans parti-pris savent qu’Israël est un Etat raciste. Le problème, c’est qu’Israël est soutenu par les USA et que l’Europe est à plat-ventre devant les USA.


        • Traroth Traroth 23 août 2010 18:07

          Connais pas. Mohamed comment ?


        • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque 23 août 2010 21:35

          Ce n’est pas exactement un État raciste, mais plutôt un État qui sert de base à une caste, comme l’État du Vatican sert de base à la religion catholique.


        • Yoann Yoann 23 août 2010 21:43

          @Céphale

          Tout est résumé en 3 phrases, entièrement d’accord smiley
          Donc l’objectif n°1 est de sortir de l’Union Européenne pour ne plus être pieds et mains liées par les USA et bien sûr, ne plus cautionner Israël ...


        • Hesprides Hesprides 23 août 2010 13:20

          Si seulement les gouvernements arabes étaient sérieux :

          -Signature d’une reconnaissance unilatérale de paix et reconnaissance de l’état d’israel

          -evacuer les palestineins et les installer dans les pays arabes grace aux milliards de petrodollards gaspillées (voire guerre yemen, grattes ciels,...)

          -se positionner dans les loges pour voir la guerre civil israélienne se déclencher

          -reprendre le territoire quand les israéliens ont finit par s’entretuer

          mais je doute fort que la disparition d’israel puisse arranger réellement les desseins des régimes corrompus arabes.


          • J. SCIPILLITI 23 août 2010 13:44

            Dommage que quand il s’agit d’Israël et de la Palestine, le débat ne puisse être que passionnel, idéologique, voire tribal. Je le vois dans les premières réactions, et je redoute celles à venir. Ce qui est dit dans l’article n’est pas toujours faux. Mais les termes d’apartheid, de racisme, qui renvoient à d’autres réalités, sont inutilement polémiques. Il faut défendre avec sérénité le seul point de vue qui soit à la fois juste et aboutira à une paix durable : le retrait d’Israël dans ses frontières du 5 juin 1967, (donc démantèlement de toutes les colonies existantes) partage de la souveraineté sur Jérusalem, juste solution au sort des réfugiés (à défaut de retour, indemnisation décente). C’est le programme tant du Fatah que de La Paix Maintenant, bref, des gens de bonne volonté des deux côtés. Et s’il se réalise, le Hamas perdra son influence. Seul l’échec des négociations avec Israël lui a donné sa force actuelle.


            • frugeky 23 août 2010 16:28

              Comment voulez-vous appelez le racisme et l’apartheid quand ils sont avérés ?
              Ils font polémiques pour qui ? A mon sens, uniquement pour Israël qui tient à passer pour une démocratie auprès de l’opinion internationale. Mais vu que l’opinion internationale, donc pour caricaturer, la partie occidentale, est de moins en moins démocratique, vous pourrez prochainement dire qu’Israël est raciste et fait une politique d’apartheid. D’ailleurs tout le monde le dit et le monde s’en fout...
              On peut toujours espérer que maintenant que la Chine s’éveille, l’opinion internationale soit légèrement différente. On peut aussi espérer le retour du messie ou que les USA diront la vérité sur l’assassinat de Kennedy ou sur le9/11...


            • Causette Causette 23 août 2010 14:05

              Pendant longtemps, l’impact du National-Socialisme au Moyen-Orient a paru bref et superficiel.(...)

              Propagande Nazie dans le Monde Arabe
              par Jeffrey Herf
              Yale University Press
              Critique par Daniel Pipes
              avril 2010

              deux livres importants, et d’une grande puissance, viennent remettre les pendules à l’heure. Djihad und Judenhaas (2002), de Matthias Küntzel, traduit en anglais en 2007 sous le titre Jihad and Jew-Hatred : Islamism, Nazism and the Roots of 9/11, montre l’influence permanente des idées nazies sur les islamistes. Nazi Propaganda for the Arab World, de Jeffrey Herf, se concentre un peu plus tôt, sur la période des années 30 et 40, et sur les grands efforts déployés par Hitler et ses sbires pour diffuser leurs idées au Moyen-Orient. Après avoir lu Küntzel et Herf, j’ai réalisé qu’à mes connaissances sur le Moyen-Orient moderne, il manquait quelque chose d’essentiel : l’ingrédient nazi.

              Les Nazis relevaient le parallèle existant entre des citations du Coran (Sourate 5:82 : « Vous ne rencontrerez pas de plus grand ennemi des croyants que les Juifs ») et les paroles de Hitler (« En résistant aux Juifs partout, je combats pour l’oeuvre du Seigneur »), transformant le Coran en un pamphlet anti-sémite dont le but premier était d’appeler à une haine éternelle des Juifs. Ils affirmèrent même faussement que Mahomet avait ordonné aux musulmans de combattre les Juifs « jusqu’à leur extinction ».

              (...) l’islamisme a revêtu une qualité nazie. Comme il m’est arrivé par le passé de critiquer l’emploi du terme Islamofascisme en arguant que cela provoquait la confusion de deux phénomènes distincts, je dois préciser que les preuves apportées par Herf me conduisent maintenant à reconnaître de profondes influences fascistes sur l’islamisme. Cela inclut la haine islamiste pour la démocratie et le libéralisme, ainsi que son mépris pour le multipartisme, sa préférence de l’unité contre la division, son culte de la jeunesse et son militarisme, son moralisme autoritaire, sa répression culturelle, et son économie dirigiste.

              Version originale anglaise : Nazi Propaganda for the Arab World
              Adaptation française : Allancourt


              • Traroth Traroth 23 août 2010 18:10

                Ça n’arrivera pas, car Israël va évidemment trouver une excellente raison de se « défendre », en massacrant au passage quelques milliers de Palestiniens au passage, ce qui stoppera à nouveau tout effort de négociation pour plusieurs années. On n’aura pas longtemps à attendre, je gage...


              • Causette Causette 23 août 2010 14:16


                Quand arrêterons-nous de nous leurrer pour voir qu’Abbas et l’Autorité palestinienne ne cherchent rien d’autre que l’élimination totale de l’État juif ? Quelle catastrophe faut-il pour que nous ouvrions les yeux et regardions la réalité en face ?

                Peut-on avoir confiance en l’Autorité palestinienne ?
                par Daniel Pipes - 6 juillet 2010
                Adaptation française : Johan Bourlard


                • Traroth Traroth 23 août 2010 18:12

                  Voila. C’est pour ça que les troupes de l’Autorité palestinienne ne cessent de massacrer des Israêliens. A ben non, quoi...

                  « État juif » : Les sionistes sont les premiers à admettre, par cette simple expression, l’aspect ethnico-confessionnel d’Israël...


                • Gonzague Gonzague 23 août 2010 14:23

                  « Devant cette situation qui perdure depuis l’existence de l’Etat d’Israël, on est en droit de se demander s’il existe une chance pour que l’Apartheid israélien soit, un jour, aboli »


                  Israel en tant qu’Etat Juif est, depuis sa création même, condamné à disparaître. Et son système en conséquence également. Les raisons en sont assez simples, en fait, Livni l’a bien remarqué il y a quelques temps lorsqu’elle s’est soudain mise à soutenir l’idée de la création de régions palestiniennes autonomes de facon à progressivement y envoyer les Arabes Israéliens. Les deux hypothèses qui expliquent la disparition probable du pays tel que nous le connaissons aujourd’hui sont :
                  1. Israel maintient sa politique d’acceptation des Arabes Israéliens, et ce quelles que soient les inégalités la caractérisant. Ces derniers seront en conséquence dans une cinquantaine d’années majoritaires. L’on pourra dès lors véritablement parler d’apartheid, puisqu’une minorité aura le pouvoir et l’ascendant sur la majorité des citoyens. Mais surtout, la dénomination « Etat Juif » ou « hébreu » n’aura plus aucun sens, attendu que les Juifs deviendraient minoritaires. 
                  2. Israel expulse le million d’Arabes Israéliens de son territoire, afin de parer cette éventualité. Il se retrouve de fait au ban des Nations Unies, s’attire les foudres de toutes les nations Arabes de la région, qui lui déclarent probablement la guerre...

                  J’ai  récemment arrêté de fumer et de boire ; je souhaite vivre le plus longtemps possible afin de voir comment Israel va se sortir de l’extraordinaire panade dans laquelle il se trouve. 

                  • mjmb 27 août 2010 18:29

                    Excellente analyse et Bravo pour l’humour ! 


                  • Analis 30 août 2010 14:08

                    «  »Israel en tant qu’Etat Juif est, depuis sa création même, condamné à disparaître.« 

                    Et aussi l’Arabie Saoudite en tant qu’Etat Musulman ?
                    Et aussi le Vatican en tant qu’Etat Catholique ? »

                     

                    Je ne pense pas que ces comparaisons sont judicieuses : le Vatican est l’Etat du pape, pas de tous les catholiques (et encore moins de tous les chrétiens). L’Arabie Séoudite ne se voit pas davantage comme l’Etat de tous les musulmans. Elle n’a pas de loi du retour, elle n’accordera quasiment jamais la nationalité séoudienne à un musulman étranger qui en ferait la demande. Il s’agit d’un Etat tribal, dont l’intolérante famille royale régnante se sert du titre de gardienne des lieux saints afin de se conférer une légitimité indue. Et a imposé l’islam comme religion obligatoire.

                    Le cas d’Israël est très différent. Elle se désigne comme l’Etat des juifs du monde entier. Tout juif, où qu’il habite dans le monde, peut revendiquer la nationalité israélienne. Un tel Etat ne peut exister que si il dispose d’une majorité juive. Il se voit comme l’Etat-nation et l’incarnation de la judaïté.

                    Cela a pour conséquence paradoxale, bien décrite par Shlomo Sand, que l’Etat israélien ne reconnaît pas la notion de culture israélienne, de société israélienne distincte, ni de judéo-israélien. Un juif peut être judéo-britannique, judéo-russe, etc... mais être judéo-israélien est vu au mieux comme un pléonasme, au pire comme incompatible avec la doxa nationale israélienne. Car cela voudrait dire que les israéliens ne sont que des juifs parmi d’autres, comme ceux d’Allemagne, de France, du Maroc, des USA etc... Une communauté juive qui s’ajoute à une longue liste. Et pas Les Juifs par excellence, ceux que veulent rejoindre leurs « frères » du monde entier.


                  • Cogno2 23 août 2010 14:35

                    des négociations en direct vont s’ouvrir sous peu
                    une avancée significative vers la paix serait la bienvenue

                    Conneries que tout ça, le premier qui fera un véritable effort se fera encore assassiner.
                    Sur ce point là, les deux camps sont d’accord.

                     
                    Quand arrêterons-nous de nous leurrer pour voir qu’Abbas et l’Autorité palestinienne ne cherchent rien d’autre que l’élimination totale de l’État juif ? Quelle catastrophe faut-il pour que nous ouvrions les yeux et regardions la réalité en face ?

                    Mais oui, et vous, de votre coté vous êtes innocents, mais c’est bien sur.... imbécile va.
                    Et tu veux parler des nazis ? Vous les aimez tant que ça pour commencer à leur ressembler ? Et oui, faut il attendre qu’Israël passe au massacre à grande échelle pour réagir ?

                    J’ai  récemment arrêté de fumer et de boire ; je souhaite vivre le plus longtemps possible afin de voir comment Israel va se sortir de l’extraordinaire panade dans laquelle il se trouve.

                    Je crois qu’il n’est pas question d’en sortir, mais de perpétuer, les extremistes des deux camps sont bien d’accord la dessus.


                    • pastori 23 août 2010 14:41

                      il faut considérer essentiellement le coté humain.
                      au delà des gouvernants, des responsables civils et religieux qui sont décisionnaires, il y a l’immense majorité des êtres qui souffrent. quand on a le ventre creux, ou qu’on est menacé dans sa sécurité, on ne se creuse pas la cervelle pour savoir si cette situation a ses origines dans tel ou tel siècle, et pourquoi.

                      J’ai personnellement de nombreux amis et la plus grande affection pour les deux peuples dont je connais bien l’histoire et leurs religions. que faire d’autre que souhaiter qu’ils puissent vivre en paix les uns près des autres.

                      Bien qu’ayant du respect pour les deux religions qui ne sont pas les miennes, mon espoir est qu’un jour ces nations soient laïques, seul moyen de gommer des inimitiés ancestrales, avec la liberté pour chacun de croire ce que bon lui semble et sans que cela puisse interférer sur la liberté individuelle de chacun.


                      • Martin D 23 août 2010 14:51

                        merci à l’auteur pour son article qui montre ce qu’est un état d’apartheid.

                        je me souviens que des députés européens étaient partis en israel pour demander des comptes au gvnmt israelien sur les destructions occasionnés contre des édifices achetés par l’Europe...ils ont attendu plusieurs jours dans un hotel minable puis sont revenu en Europe la queu entre les jambes !

                        si israel est capable de faire un tel traitement envers des députés européens...si israel est capable de dire aux usa soit tu attaques soit on attaque vous avez pas le choix....comment israel se comporte avec de simples palestiniens ???


                        • Waldgänger 23 août 2010 14:55

                          Il faudra un peu mieux vous renseigner pour savoir ce qu’était vraiment l’apartheid cher monsieur. Lisez des romanciers sud-africains, par exemple André Brink (« Dans la chaleur de la nuit ») ou Coetzee (« L’âge de fer » surtout), ou ouvrez des livres d’histoire, ou renseignez vous sur les expériences « médicales » de Wouter Basson.


                        • Cogno2 23 août 2010 16:08

                          je soupçonne l’auteur de partialité
                          va donc savoir pourquoi ahahah !

                          Faut vraiment que tu sois un crétin congénital pour sortir un truc comme ça, car tout le monde ici peut vois à quel point tu est impartial, et dans ton cas, ce n’est plus un soupçon.. ahaha !

                          Quand on vois la gueule des défenseurs d’Israël ici, on se dit qu’ils ont été placés la pour leur connerie, et qu’un tel étalage de carences cérébrales va générer du rejet et du mépris, que ces gens vont se faire insulter comme ils le méritent, que ces insultes seront, comme d’habitude, taxées d’antisémitisme, et qu’au final, cela sert les intérêts d’Israël.

                          Les gens censés ont un minimum d’objectivité, on peut discuter avec, pas vous, vous n’êtes rien, et vous êtes fiers d’être des sous merdes, tant mieux pour vous.


                        • kahena 27 août 2010 17:45

                          @ DOUME,


                          Quant on traite quelqu’un de partialité, il ne suffit pas de le dire : il faut le montrer. Or, dans toutes tes interventions, comme d’habitude bla bla bla, rien de cela n’est montré : ce qui n’est pas étonnant, étant donné que l’article de l’auteur est un modèle d’objectivité, de mesure et d’impartialité.


                        • manusan 23 août 2010 15:02

                          Pas besoin d’apartheid en terre musulmane, il n’y a plus de juifs (sauf en Iran qui est moins con que les autres) et bientôt plus de chrétiens.


                          • LE CHAT LE CHAT 23 août 2010 15:03

                            y’a pas photo , il vaut mieux s’appeler Mouloud dans un immeuble des Ulis que Mouloud dans un immeuble à Haïfa !


                            • LE CHAT LE CHAT 23 août 2010 15:30

                              les Cohen ont quitté Gaza sur ordre de l’état Israélien !
                              les Cohen de Hébron terrorisent leurs voisins grâce à l’appui de Tsahal !


                            • Gonzague Gonzague 23 août 2010 15:48

                              « Gonzague. fais confiance au génie sioniste pour se sortir de la »


                              Oui, bien sûr, le Sheitan, le génie du mal. Le Baphomet, qui viole des jeunes vierges vêtues de blanc, en se repaissant de pain azyme les soirs de pleine lune dans une clairière. 

                              On pourrait pas de temps en temps aborder sérieusement des sujets sans tomber dans l’occulte débile ? C’est fatiguant à la fin. 

                            • Cogno2 23 août 2010 16:12

                              cogno
                              soyons optimistes
                              la vie est belle

                              oui oui, heureux les simples d’esprits, toi tu dois déjà te sentir au paradis.

                              fais confiance au génie sioniste pour se sortir de la

                              T’as jamais pensé à faire des sketches ? Ca pourrait marcher tu sais.


                            • Traroth Traroth 23 août 2010 18:15

                              « fais confiance au génie sioniste pour se sortir de la » : Comme en 2008. Quel aveu...


                            • Causette Causette 23 août 2010 15:28


                              Le Hamas ferme le dispensaire de Help Doctors, une ONG nordiste

                              La France a déploré la saisie par le mouvement islamiste Hamas du matériel de l’ONG française Help Doctors dans son dispensaire de Khan Younes, au sud de la bande de Gaza, et demandé que cette association puisse reprendre son travail « au service des Gazaouis ».

                              Le 16 juin 2010, des gens de la sécurité se sont présentés au dispensaire, ont fermé le local et ont emporté deux ordinateurs !!!

                              ce qui a poussé l’ONG à sortir de son silence prudent, c’est une nouvelle intervention musclée, ce mardi 17/08. Dans la matinée, « quatre hommes se présentant comme mandatés par le ministère de l’Intérieur sont venus saisir le matériel de bureau, des dossiers. Ils ont expliqué qu’ils reviendraient très vite pour saisir le matériel médical », rapporte Régis Garrigue, qui s’inquiète fortement pour la sécurité des neufs salariés palestiniens de l’ONG à Gaza.

                              Trente pour cent de 68 millions d’euros d’aide bilatérale française annuelle aux Territoires Palestiniens, notamment dans la santé, est destinée à la population de Gaza.

                              LesPratiquesduHamas


                              • OMAR 23 août 2010 20:11

                                Bonjour Causette

                                Certaines pratiques du Hamas sont condamnables , c’est indéniable.
                                Mais voila, toute une diatribe pour une scandaleuse fermeture de dispensaire !!!.

                                Mais motus pour les actes barbares israeliens : bombes à phosphores, destruction d’écoles (cf ONU) d’établissements, de lieux de cultes,etc, et massacre de plus de 1500 êtres humains. 

                                Israel (et non pas tous les Israeliens) est un état raciste :
                                Entendez ce que déblatère chaque jour Liberman.
                                Vérifiez de vous même le mur de la honte.
                                Allez constater le blocus de Gaza.
                                 
                                Vous m’inquietez de nouveau, Causette.

                                Cordialement

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