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Accueil du site > Actualités > International > L’incroyable complexité de la situation en Syrie

L’incroyable complexité de la situation en Syrie

Analyser ce qui se passe en Syrie et au Moyen Orient devient une discipline à haut risque. Ainsi les multiples interprétations sur le coup d’état manqué, on dira foiré si l’on imagine que la CIA est derrière, livrent des versions parfois totalement contradictoires. 

Avec l’invasion turque et la prise de la ville de Jarablus, à la position stratégique entre la zone sous l’emprise kurde depuis Kobané et la région nord d’Alep où se joue une bataille fondamentale, une nouvelle explication a été trouvée. Le coup d’état en Turquie a en réalité été planifié par la CIA, qui contrôle Fethullah Gülen entre autres, et Erdogan lui-même [1]. 

Les motivations d’une telle entente n’étant ni claires ni d’importance suffisante, on écartera cette analyse. Malgré tout l’analyse de Thierry Meyssan sur la même hypothèse n’est pas sans intérêts. [3]

Il ne fait guère de doute que les USA voulaient se débarrasser d’Erdogan, personnage peu fiable.

Les raisons d’une telle complexité dans l’analyse de événements au Moyen Orient sont multiples.

Tout d’abord un certain nombre de pays concernés mènent des politiques à trois bandes, à multiples facettes. Comme la Turquie précisément, l’Arabie SaouditeIsraël.... La Russie, même si elle joue loyalement le jeu, et la Chine, qui a déclaré vouloiaccroître sa présence militaire en Syrie, ne sont pas non plus dépourvues d’arrière-pensées.

Mais, sur le fond, comme plusieurs analystes l’ont souligné c’est surtout la marque de l’émergence d’un monde multipolaire.

La bataille d’Alep.

Avec la désinformation de nos médias on ne se rendait pas compte que seule une petite partie d’Alep était entre les mains des takfiris, plutôt la mouvance Al Nostra, et que cette ville de la plus haute importance, par ailleurs magnifique, était assiégée par les groupes mercenaires dont il n’est plus un mystère maintenant qu’ils sont financés par l’Arabie saoudite et le Qatar, et soutenus logistiquement et armés par les USA, la France et la Grande Bretagne

La Turquie joue un rôle clé dans l’afflux de takfiris, dans leur ravitaillement et leur séjour en Turquie même, ainsi que par son soutien aux frères musulmans [qui ont les coudées franches en France, il faut aussi le noter].

Pour l’état légitime syrien la libération d’Alep et la sécurisation de sa région est maintenant l’étape décisive pour la reprise en main de la partie active et productive de son pays. 

Concrètement cela suppose de couper militairement toutes les voies de communications, notamment vers la Turquie contrôlées par les mercenaires d’Al Nostra

C’est ce que l’armée syrienne et ses forces alliées dont le Hezbollah, les forces de défense..., appuyées par les raids des aviations russe et syrienne, sont en train de réaliser à coups de conquêtes de collines stratégiques et de bases telles que the Technical College at the Ramouseh Artillery Base. 

Les groupes affiliés à Al Nostra doivent faire venir des combattants d’autres zones, permettant ainsi d’importantes avancées des forces syriennes loyalistes ailleurs, pour lancer des contre attaques souvent repoussées où ils laissent beaucoup de victimes.

C’est un étouffement méthodique dont l’issue ne semble pas faire de doute si l’on en juge par les actions initiées par les américains avec les forces combattantes « libres » et « démocratiques » qu’ils encadrent, ainsi que l’invention turque à la nature très complexe.

L'intervention turque

On notera d’abord que ce que l’on peut qualifier d’invasion limitée turque, avec des chars et des combattants de milices déjà sur le territoire syrien, soutenu par l’aviation américaine semble-t-il, a lieu dans un territoire entre les mains de Daesh.

Dont les combattants ont quitté Jarabulus, ville syrienne proche de la frontière turque, à la situation stratégique, apparemment sans combattre. Laissant à penser qu’il y a derrière tout cela une stratégie d’ensemble.

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Erdogan avait planifié la pénétration de son armée en territoire syrien afin d’y établir une zone tampon depuis déjà assez longtemps. Si ces attaques n’avaient pas eu lieu c’est certainement qu’il n’avait pas le feu vert américain, qu’il craignait aussi la réaction russe et que des responsables militaires de haut rang de l’armée turque s’y opposaient.

C’est sans doute cette donne qui a changé. Les militaires turcs d’opposition ont été éliminés, les américains avec leur coup d’état manqué, on dira foiré par la CIA notamment pour avoir négligé le fait qu’Erdogan est soutenu par une grande partie du peuple turc, ont sans doute été obligés de faire cette concession au dirigeant turc afin de conserver un minimum de liens, et les russes n’ont pas réagi.

La question que l’on peut se poser est de savoir si les russes (et les iraniens, mais aussi les syriens qui ont des contacts secrets avec le régime turc) étaient avertis et avaient également décidé de laisser faire. Dans certaines limites certainement.

La chose la plus claire dans cette affaire est la déconvenue des kurdes. Qui voient leur espoir de créer une zone indépendante sous leur pouvoir (comprenant y compris des cités arabes) complètement anéantit. 

Les kurdes se voient ainsi trahis par les USA et par la France qui manœuvre sur cette question par l’intermédiaire de Salih Muslim coprésident de l’YPG, mouvement kurde syrien à priori progressiste, reçu récemment à l’Elysée.

Cette action vise aussi à assurer la promotion de combattants takfiris, qui figurent au côté des troupes turcs dans les actions militaires, plus directement sous contrôle turc. 

Et sans doute plus liés aux frères musulmans.

Sur cette question l’avis de The Saker [2] est certainement un des plus pertinents. Il est en accord avec ce qui est dit plus haut et prévoit que les choses vont apparaître sous leur vrai jour sous peu.

La position américaine

On aura compris que la politique américaine en Syrie, mais aussi au Yémen, n’est pas une ligne droite sans histoires.

L’Administration américaine est prise entre les réalités des guerres au Moyen Orient et la pression des groupes type neocons qui militent pour une intervention militaire américaine plus poussée.

La possibilité de chasser Bachar El Assad est passée depuis longtemps déjà, la division de la Syrie a également du plomb dans l’aile, et le Kurdistan syrien vient d’être sacrifié de même qu’une certaine crédibilité du soutien américain.

Cette crédibilité devrait aussi reposer sur une supériorité militaire. Deux événements récents montrent que celle-ci n’est plus vraiment reconnue par les parties adverses.

* nous avons eu droit à une représentation hollywoodienne par les responsables militaires américains en Syrie, où ils sont de manière totalement illégale, d’un chasseur américain tenant en respect deux avions syriens. Après que l’aviation syrienne ait frappé des groupes terroristes encadrés par des conseillers américains qui agissent de concert avec les forces kurdes. Alors que ces forces venaient d’agresser les éléments de défense syrienne dans une ville arabe syrienne. Cette action peut aussi être interprétée comme un avertissement d’Assad aux américains.

* Dans le détroit d’Ormuz quatre vedettes rapides iraniennes viennent d’agresser un destroyer américain. Grâce à une vidéo de la marine américaine (qui shunte ainsi les médias qui auraient évidemment présenté l’affaire autrement) on voit clairement le destroyer céder et modifier sa route pour s’éloigner des navires rapides iraniens.

L'Iran affirme ainsi sa souveraineté sur le détroit d'Ormuz.

* On parle d’un renforcement de la présence militaire chinoise en Syrie. On peut penser que c’est une manœuvre anti américaine qui vise aussi à placer les entreprises chinoises sur le marché de la reconstruction de la Syrie

Dans le même temps on entend le secrétaire d’état américain John Kerry, à la crédibilité tellement entamée que l’administration américaine envoie maintenant Biden, le vice président américain, délivrer les messages importants, se plaindre des missiles iraniens lancés par les yéménites dans leur lutte contre l’Arabie Saoudite qui massacre des civils essentiellement avec des armes américaines, française, britanniques.... 

Ceci est évidemment la conséquence du monde multipolaire qui se constitue. 

Sur cette base là les américains devraient réorienter leur diplomatie vers des compromis réalistes. Malheureusement le poids des lobbies, - militaro industriel, sioniste, neocon, Wall Street qui a besoin de la suprématie du dollar et du contrôle des voies d’échanges par l’armée américaine, pétroliers texans (quasiment tout ce qui a programmé l’assassinat de JFK) ... - est tel qu’il conduit à cette impasse dangereuse. La candidate de ces lobbies Hillary Clinton, si elle est élue (des forces influentes aux USA s’attachent à plomber sa candidature) peut amener à une guerre nucléaire mondiale. 

[Quand on voit en France un journal comme Libé faire une campagne quasi hystérique pour elle on mesure combien notre pays est pris dans le piège d’une vassalisation honteuse]

Conclusion

Cet énoncé de tendances dans une situation générale très mouvante, ne conduit évidemment pas à une conclusion définitive.

En dehors de l’émergence d’un monde multipolaire, qui se traduit par une redistribution des rapports de forces militaires.

Pour confirmer les interprétations le « wait and see » de The Saker est de mise.

On doit également parler de la position complexe de la Russie

Nul doute que celle-ci joue un jeu loyal dans son soutien à la Syrie et au peuple syrien. Mais son action militaire en Syrie vise aussi à défendre la Russie elle-même sur son flanc exposé aux éléments islamistes guerriers.

On peut constater, certains y voient des signes de faiblesse alors qu’il s’agit plutôt d’habilité et de subtilité, - plutôt que de réagir militairement à son avion abattu la Russie s’est employée à isoler diplomatiquement Erdogan et à le sanctionner économiquement -, que la Russie privilégie souvent la voie diplomatique. 

Cela a l’immense avantage d’éviter de la faire passer pour une puissance hégémonique. 

C’est à ce prix qu’elle peut conclure des accords avec l’Iran par exemple.

Il y a aussi les relations avec Israël qui pèsent. Dans les deux sens d’ailleurs.

Il faut aussi considérer qu’elle est en position de défense avec la nécessité de reconstruire son économie. A qui les sanctions américaines ont évité le tournant néo libéral qui a un certain poids en Russie.

En tous les cas la Russie a acquis un rôle majeur dans la question syrienne. On vient de voir ainsi le chef des forces armées russes, le général Valery Gerasimov venir sans doute expliquer aux turcs les limites de leur action militaire en Syrie. [4]

En tout état de cause nous en sommes à un tournant majeur sur la question de la Syrie.

 

[1] http://www.globalresearch.ca/turkey-invades-northern-syria-truth-of-turkish-coup-revealed/5542322

[2] http://thesaker.is/a-turkish-invasion-of-syria-maybe-not-lets-wait-and-see/

[3] http://www.voltairenet.org/article192969.html

[4] https://southfront.org/turkish-russian-general-staff-chiefs-to-meet-in-ankara/


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144 réactions à cet article    


  • roman_garev 27 août 11:54

    John Kerry et Sergueï Lavrov viennent de s’entretenir en Génève hier, le 26 août, pendant 12 (!) heures presque uniquement sur la situation en Syrie (quoique le problème ukrainien a été aussi abordé).

    Dans quelques jours on attend un document commun US-Russie.
    Kerry a déclaré que les positions de deux pays se sont rapprochées considérablement et que cela devait marquer un tournant décisif dans le conflit syrien.
    Les deux côtés ont énoncé leur position commune sur la question kurde. La Syrie doit rester unie, et les Kurdes ont à s’entendre avec Damas.
    Les US ont enfin passé à Moscou leur liste des « modérés » adhérés à l’armistice.

    Donc, au cas où cette position du Département d’État ne sera pas attaquée par les faucons du Pentagone et de la CIA, cette rencontre témoigne de l’accord des US à la « carte routière » en Syrie élaborée par Moscou.

    • JC_Lavau JC_Lavau 27 août 13:32

      @roman_garev. 12 heures... Et on s’étonne qu’à 66 ans, Serguéï Lavrov songe à dételer !
      Je ne peux qu’admirer son endurance devant son agenda écrasant.
      Dans les commentaires sous l’article du Saker est évoqué la mainmise d’Israël sur les dirigeants kurdes, qui accumulent les fautes énormes, par exemple à Hasakah.


    • JMBerniolles 27 août 14:06
      @roman_garev
      Je ne pense pas que l’on puisse faire confiance un seul instant à John Kerry.

      Mais je crois qu’il est un peu débordé par les réalités du terrain. Notamment dans l’affaire du Yemen l’Arabie saoudite non contente de s’embourber dans des crimes qui ne font pas évoluer la situation militaire, voit maintenant ses sites pétroliers à la merci des missiles yéménites.

      Nous sommes aussi dans la fin du mandat d’Obama.
      Il peut soit précipiter des mesures personnelles. C’est à dire le règlement politique de la question syrienne.
      Ou bien commencer à réorienter la politique de l’administration américaine dans le sens de la politique guerrière d’Hillary Clinton qu’il soutient formellement après l’avoir démise de ses fonctions de secrétaire d’état aux affaires étrangères.

      Je crois plutôt à la première hypothèse.


    • JMBerniolles 27 août 14:16
      @JC_Lavau

      Oui, il est notoire que le responsable kurde irakien Barzani est contrôlé par le Mossad.

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 août 21:08

      @JC_Lavau
      A propos des Kurdes, il faut tenir compte des divers groupes...
      Thierry Meyssan explique le Kurdistan version israélienne :

      "Alors que tout se met en place pour créer un Kurdistan indépendant, Thierry Meyssan y voit une manipulation du rêve du peuple kurde au profit d’Israël, des États-Unis et de la Turquie. Aussi dénonce-t-il le projet de nettoyage ethnique des Barzani et note-t-il l’opposition du PKK à la création d’un « Kurdistan » de ce type.(...)
      À n’en pas douter, le projet israélien des Barzani suppose un nettoyage ethnique qui ne fait que commencer.

      Déjà le PKK d’Abdullah Öcalan a appelé à ne pas tomber dans le piège. Il a publié un extrait de la réunion secrète qui s’est tenue le 1er juin à Amman, au cours de laquelle les groupes islamistes armés et le PDK de Massoud Barzani ont conclu leur alliance et planifié l’attaque coordonnée de l’Irak [7]. Le PKK appelle à une mobilisation générale du peuple kurde contre le projet israélien des Barzani." (...)


    • fred.foyn fred.foyn 27 août 14:02
      « L’incroyable complexité de la situation en Syrie »
      Because les terroristes sont approvisionnés par les pays du golfe, la Turquie la France et les USA... !

      • JMBerniolles 27 août 14:14
        @fred.foyn

        Yes .. quite right.

        Mais apparemment tout ce soutien occidental ne suffit pas à abattre Assad (y compris d’ailleurs dans un attentat contre sa personne qui a été envisagé plusieurs fois notamment avec la participation de Hollande)


      • fred.foyn fred.foyn 27 août 16:59

        @JMBerniolles...Tant que Assad à le soutien des Russes, il est imprenable...


      • Pyrathome Pyrathome 27 août 14:32

        Monsieur JMBerniolles, bonjour,
        .
        Très bon article !!
        Complément de confirmation  :
        https://www.youtube.com/watch?v=EoCAJnSjqmQ
        Puissiez-vous être aussi pertinent en « atome » qu’en géopolitique......
        Vœu pieux smiley.....


        • JMBerniolles 27 août 15:31
          @Pyrathome

          Je vous remercie pour ce commentaire.

          Mais j’admets volontiers que l’on ne soit pas d’accord avec moi sur la question du nucléaire.




        • soi même 27 août 14:47

          En tous les cas la Russie a acquis un rôle majeur dans la question de l’ensemble du proche Orient, avec l’ apparition de bombardiers russes sur la basa de Hamadan, en Iran discrédite le leadership américaine dans la région. .

           


          • soi même 27 août 14:59

            (

            Les gagnants et les perdants

            Il est évident que dans cette situation, les Etats-Unis se retrouvent perdants.

            Les ententes russo-iraniennes sur l’exploitation de la base militaire de Hamedan prouvent qu’à l’heure actuelle, les relations russo-américaines ne constituent plus pour Moscou une priorité au nom de laquelle il serait prêt à sacrifier des positions et des acquis, même tactiques. En outre, elles montrent clairement que « la lune de miel » entre l’Iran et les Etats-Unis se termine sur un niveau élevé de méfiance envers la politique de Washington. Notamment envers la capacité de Washington à influencer son allié le plus proche, l’Arabie saoudite.

            Les Américains doivent se préparer à perdre leur « droit de veto » sur le développement des relations politiques et militaires avec l’Iran, non seulement concernant la Russie, mais également d’autres pays.

            L’accord de l’Iran au déploiement d’un contingent militaire russe sur son sol indique clairement que Téhéran réalise à quel point il est important pour son développement en tant que « centre de force » régional de résoudre le conflit syrien selon ses propres conditions et non selon celles de l’Occident.

            Dans cette situation, les Etats-Unis se mordront les doigts de leur incapacité à comprendre « les limites du compromis » chez leurs partenaires-concurrents. Ainsi, la Chine, qui est restée pendant longtemps dans l’expectative dans le conflit syrien, semble avoir pris, après le déploiement de l’aviation russe dans la base de Hamedan, une décision de principe : élargir son aide au gouvernement du président syrien Bachar el-Assad. Il s’agit moins d’un soutien au régime en tant que tel que du souhait de Pékin de prendre part aux futurs processus politiques et économiques.

            Les messages

            Pour ce qui est des messages politiques ou plutôt politico-militaires envoyés par la Russie en lançant des opérations depuis le territoire iranien, ils se réduisent à trois grands points.

            Primo. Moscou laisse entendre à Washington qu’il considère le partenariat russo-iranien comme une priorité stratégique et qu’il le développera même dans les domaines qui, du point de vue des Etats-Unis, se situent dans la « zone grise » au vu des ententes internationales intervenues auparavant sur l’Iran. Cela ne signifie pas que Moscou renonce complètement à la stratégie de consensus du Conseil de sécurité en matière de dissuasion des ambitions politico-militaires de l’Iran, mais nous assistons sans aucun doute à la révision de cette politique. Et si l’actuelle expérience de coopération se révèle fructueuse, elle pourrait être suivie d’autres démarches pouvant déboucher sur un rapprochement impressionnant entre Moscou et Téhéran.

            Secundo. La Russie est déçue par la politique des Etats-Unis consistant à diviser l’opposition syrienne en « modérée » et radicale. L’irritation issue de la position souvent floue de Washington allait croissant depuis plusieurs mois et il était difficile de ne pas la remarquer. Il s’agit sans d’oute d’une erreur des Etats-Unis qui ont surestimé la disposition de Moscou à marchander au sujet de la liste des organisations terroristes. Une erreur qui risque d’affaiblir les positions des structures qui s’orientent sur les Etats-Unis tant « sur le terrain » en Syrie que dans le futur règlement de paix. En tout cas, si avec la participation des Iraniens, la Russie et Bachar el-Assad réalisent des progrès à Alep, le modèle existant des négociations devra être modifié, car une grande partie des organisations de l’opposition dite modérée ne représentera plus de forces sérieuses à l’intérieur de la Syrie.

            Tertio. La Russie estime que la défaite définitive de l’opposition syrienne à Alep est un objectif à tel point prioritaire qu’elle est prête à sacrifier, au moins provisoirement, ses contacts avec les Etats-Unis et l’Union européenne sur le dossier syrien. Le déploiement de l’aviation russe à Hamedan et l’intensification des bombardements contre l’opposition près d’Alep n’est pas une simple opération visant à servir d’atout dans le commerce politique avec l’Occident. Il pourrait cacher la déception quant à la possibilité même d’avoir un dialogue politique avec l’actuelle Maison Blanche et l’intention de Moscou de remettre ce dialogue à plus tard, quand Washington se dotera d’une nouvelle administration.

            Dmitri Ievstafiev est politologue, professeur à l’Université nationale de recherche de la Haute école d’économie. )


          • Nérée (---.---.107.220) 27 août 17:23

            Ce qu’il faut ne pas perdre de vue, c’est que muhamad hollande nous a enfoncé dans la merde et que tous ses investissements seront à perte !


            • arthes arthes 27 août 18:27

              @Nérée
              Mouarfffff...Je vais la resservir celle là. 

              Muhamadad Hollande..Et Muhamad Juppe aussi. tant qu on y est ...Sont dans un Pédalo. ..(Par exemple)..ça leur va si bien !!!
              Et ouais, pendant ce temps c est comme la chanson : merde in France et caca boum. ..Mais faut rester optimiste , les événements obliger ont nos suiveurs de dirigeants à aller sur une autre voie.. (enfin, on a pas mal de boulot dans la maison France quand même)

            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 août 21:20

              @arthes
              Exact, c’est le tandem Sarkozy/Juppé qui a signé avec les Anglais en 2011, les accords de Lancaster House pour intervenir en Libye et en Syrie... Aujourd’hui, ils font comme s’ils n’étaient au courant de rien... Et Hollande n’a fait que suivre.

              -"(...)  Le 29 juillet 2011, la France créée l’Armée syrienne libre (les « modérés »).
              L’Armée syrienne libre (ASL) est encadrée par des légionnaires français, détachés de leur corps et mis à la disposition de l’Élysée et du général Benoît Puga, le chef d’état-major privé du président Sarkozy. L’ASL reçoit comme drapeau celui de la colonisation française.(...) « 

               »La France persiste à distinguer des jihadistes « modérés » et d’autres « extrémistes ».
              Il n’existe pourtant aucune différence de personnel ou de comportement entre les deux groupes. C’est l’ASL qui débuta les exécutions d’homosexuels en les jetant du haut des toits d’immeubles. C’est également l’ASL qui diffusa une vidéo de l’un de ses dirigeants cannibale mangeant le cœur et le foie d’un soldat syrien. La seule différence entre modérés et extrémistes, c’est leur drapeau : celui de la colonisation française ou celui du jihad.(...)« 

               »Lorsque le président François Hollande relance la guerre contre la Syrie, en juillet 2012, il conserve —fait unique dans l’histoire de France— le chef d’état-major privé de son prédécesseur, le général Benoît Puga. Il reprend la rhétorique et la gesticulation coloniale. Ainsi, il déclare que la République arabe syrienne est une « dictature sanguinaire » (il faut donc « libérer un peuple opprimé ») et que le pouvoir est confisqué par la minorité alaouite (il faut donc « émanciper » les Syriens de cette horrible secte). Il fait interdire aux réfugiés syriens en Europe de participer aux élections qui se tiennent dans leur pays et décide à leur place que le Conseil national syrien —non élu— est leur représentant légitime. Son ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, déclare que le président démocratiquement élu, Bachar el-Assad, « ne mérite pas d’être sur la Terre ». (....)


            • doctorix doctorix 27 août 23:25

              @Fifi Brind_acier

              Puga est méconnu.

              Un sacré fils de pute...

              Un bon candidat pour Nuremberg.

              Tiens, je vais lui faire un petit coup de pub : long, mais édifiant.

              Il a quitté l’Elysée le 6 Juillet. Après 6 ans de saloperies en tout genre.

              Ce texte doit être daté de 2014 :

              http://mondafrique.com/le-general-benoit-puga-le-va-t-en-guerre-du-president/


              Petit coup de déprime Hôtel de Brienne, où le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian vient de subir une sourde défaite. Non pas, au Mali, sur le terrain de l’opération Serval, ni même en Centrafrique au sein de l’opération Sangaris. Non, Le Drian a perdu une bataille dans la guerre feutrée qui fait rage dans les antichambres du pouvoir élyséen. En pleine tempête Gayet-Trierweiler, le 17 janvier dernier, l’Elysée a en effet prolongé d’un an les fonctions de l’ennemi juré du Ministre de la Défense, le chef d’état-major particulier de François Hollande, le général Benoit Puga. A 61 ans, le chef légionnaire préféré du Président devait quitter son poste cet été. Mais en vertu d’un décret présidentiel publié au Journal Officiel, le père de la guerre au Mali restera dans ses bureaux du 14 rue de l’Elysée, l’annexe du Château, au moins jusqu’en août 2015.

              Jean-Yves le Drian avait pourtant fait état de sa préférence pour un remplacement rapide de Puga par le général Didier Castres, le patron opérationnel de l’opération Serval avec lequel il a construit une relation de confiance. Mais c’était sans compter la passion un rien contre-nature qu’éprouve François Hollande pour son militaire. « Le général Puga a un don très habile pour rassurer le chef de l’Etat en toutes circonstances , note-t-on à l’Hôtel de Brienne. A partir de là, nous partions battus ».

              Le ministre breton n’a pas que négocier une compensation : avoir la haute main sur la nomination d’un autre galonné d’importance, le chef d’Etat-Major des Armées, le CEMA comme l’on dit dans le jargon. Il a pu y placer un homme à lui, le général Pierre Le Jolis de Villiers de Saintignon. Frère cadet du vendéen Philippe de Villiers, le nouveau CEMA ne fait pas de politique. « Au contraire, lui sait, que l’armée n’a pas à dicter sa loi aux politiques », grince un proche du Ministre de la Défense. Sous-entendu, à la différence du général Puga, réputé mener le chef de l’Etat par le bout du nez.

              Etrange cette alchimie qui lie le chef de l’Etat socialiste à un légionnaire-parachutiste dont le CV contient tout ce qui habituellement irrite la gauche. A commencer par un profil idéologique très marqué à droite. Voire à l’ultra-droite.

              L’ascendance du général Puga reste en effet lourde à porter. Le militaire qui murmure à l’oreille d’Hollande est l’un des sept enfants du colonel de cavalerie Hubert Puga, qui a passé trois mois dans un cachot à Fresnes pour sa participation au putsch d’Alger en 1961. Condamné à cinq ans de prison avec sursis à la fin de la guerre d’Algérie et exclu de l’armée, Puga père se reconvertira dans les ventes d’armes à Creusot-Loire en tant que responsable des ventes de chars français aux dictatures d’Amérique du Sud. Son décès en 2010 a été longuement salué par le Bulletin des amis de Raoul Salan, du nom du chef de l’OAS dont il était membre. Et l’enterrement religieux s’est déroulé à Saint-Nicolas du Chardonnet, sous le rite de la Fraternité Saint Pie X, les catholiques traditionalistes


              Très Algérie Française, les Puga demeurent en effet de fidèles paroissiens de feu Monseigneur Lefèvre. Le légionnaire du Président est assidu aux offices de Saint-Nicolas du Chardonnet, au sein de laquelle officie d’ailleurs son propre frère, l’abbé Denis Puga.

              Le dimanche, le général Puga assiste aux homélies qui pourfendent « le mariage pour tous, la réforme-phare du Président Hollande, régulièrement qualifiée en chaire « d’ignominie ». Et le lundi, le même haut gradé peaufine les plans de marche de l’opération Serval qu’il présentera au chef de l’Etat. « La vie privée des collaborateurs du Président, comme celle du président, ne concerne que les intéressés », fait-on savoir au service de presse du Château.

              Soit. Mais il y a quelques mois, les hommes du Président ont pourtant connu une alerte désagréable. En juin dernier, l’Arsenal une publication sur internet lié à l’organisation du Lys Noir, un groupuscule formé de nostalgiques de La Cagoule, de Pétain et de la Collaboration cite nommément le général Puga, comme camarades de lutte, susceptible de prendre la tête d’un putsch imminent ! « Ceux qui évacuent d’un revers de main, toute possibilité de coup d’état militaire en France feraient bien de réviser leur classique », professe le fanzine d’ultra-droite. Emoi à l’hôtel de Brienne. La DPSD, la direction de la protection et de la sécurité de la défense, en clair le service secret chargé de surveiller le personnel, ouvre une enquête, supervisé par le ministre Le Drian en personne. Las ! Il s’agit d’une grossière manipulation. Selon le journaliste Fredéric Haziza dans « Vol au-dessus d’un nid de fachos », son livre-enquête sur l’extrême-droite, Le Lys Noir brandit le nom de Puga en étendard « pour enrôler des sous-officiers et des officiers subalternes autour de son mouvement ». Puga est mis hors de cause dans l’affaire du putsch virtuel. Mais reste sous discrète surveillance du cabinet du ministre pour ses relations avec d’autres hauts gradés à l’œuvre dans les manifs contre le mariage pour tous. « Certains officiers comme son ami intime le général Bruno Dary, l’ancien gouverneur militaire de Paris reconverti aujourd’hui comme conseiller en logistique de « La Manif pour tous » posent problème », explique pudiquement un proche de Le Drian.

              François Hollande lui, a déjà passé l’éponge. Il n’avait pas vraiment le choix. Pouvait-il se permettre de prendre du champ avec son chef d’Etat-Major en pleine guerre du Mali, une opération concoctée presque en solitaire par le général Puga en personne.

              Benoit Puga est un baroudeur féru d’Afrique noire, continent qu’il a connu dès 1978 en sautant sur Kolwezi en compagnie des 400 légionnaires du 2e régiment étranger de parachutistes de Calvi, avant de diriger les opérations Almandin à Bangui et Pélican au Congo-Kinshasa en 1996-199. Pas étonnant dès lors qu’il ait commencé à élaborer ses plans de débarquement au Mali dès l’automne 2012… au moment même où François Hollande tenait la première conférence de presse de son mandat en affirmant qu’il n’avait nulle intention d’intervenir militairement au Sahel. D’ailleurs, comment légitimer une intervention militaire française contre les islamistes locaux sans mandat des Nations-Unies ?

              Début janvier 2013, le général Puga souffle au chef de l’Etat le moyen de rendre légal l’opération : il suffit, dit-il, que Dioncounda Traoré, le président malien d’alors, demande officiellement l’intervention de la France contre les islamistes sur son sol. Hollande est séduit. Traoré s’exécute. L’opération Serval peut débuter. Et qu’importe si Traoré a seulement fait allusion à une intervention aérienne. Pour Puga, il fallait de toute façon envoyer des troupes au sol. « Cela faisait partie des plans de l’intervention depuis déjà deux mois », assure un familier du dossier. Et qu’importe si plusieurs otages français dont l’ingénieur d’Areva Daniel Larribe, sont alors retenus par les djihadistes. Le général fait dans l’intérêt supérieur de la Nation. Pas dans la sensiblerie.

              Les familles des soldats tués dans l’embuscade de la vallée d’Uzbin, en Afghanistan en août 2008 le savent mieux que quiconque. A l’époque, le général Puga est le responsable des opérations au sein de l’Etat-major. Pour lui, malgré les dix victimes françaises, « l’opération a été réussie : n’en déplaise à certains tacticiens en herbe ou en chambre, cingle publiquement notre chef légionnaire, l’adversaire a été repoussé, il a pris une sacrée raclée (sic) ». C’est maintenant au juge d’instruction Fréderic Digne, chargé d’enquêter sur les circonstances du drame afghan de confirmer ou non, l’optimisme va-t-en guerre du militaire préféré du Président.


            • JC_Lavau JC_Lavau 29 août 15:15

              @doctorix.
              Si Puga avait préparé l’opération Serval, on doit lui reconnaître qu’il l’avait bien préparée. L’amiral Dufourq objecte que ni diplomates ni politiques n’avaient de solution politique adaptée dans leur besace.
              http://www.agoravox.tv/actualites/international/article/l-amiral-dufourcq-sur-l-engagement-45606


              • JMBerniolles 27 août 19:21
                @chantecler

                Il me semble que le wahhabisme (religion officielle de l’Arabie saoudite qui l’utilise aussi comme vecteur de puissance) et les frères musulmans, sont deux déviances guerrières du sunnisme.

                Il ne faut donc pas mêler automatiquement tous les sunnites à cela.

                D’autre part il est reconnu que les mercenaires qui combattent en Syrie viennent de plus de 80 pays.. Cela n’a rien à voir avec une guerre civile.

                Il est connu également que l’armée syrienne est une armée de conscrits... sans discrimination. On y retrouve donc tous les tendances de la société. 

                Enfin, la propagande occidentale ne peut cacher que le président légitime de la Syrie, Bachar Al Assad, est soutenu par une très grand majorité de son peuple. Sans quoi il ne serait évidemment plus là.

                C’est plutôt nous qui sommes gouvernés de manière autoritaire par un président qui dépasse à peine les 10% d’opinions favorables...

              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 août 21:22

                @JMBerniolles
                Je crois surtout que la majorité des syriens et de l’armée qui soutient Assad sont des sunnites, mais comme les médias ne veulent pas parler de guerres coloniales, ils parlent de guerres religieuses...


              • njama njama 27 août 18:48

                A la base le problème est très simple, il y eut une tentative de putsch fomenté de l’extérieur début 2011, dans la foulée des printemps arabes pour renverser le régime syrien et le remplacer par un homme lige de Washington et de Tel Aviv

                Ce n’est pas la première fois que les US pratiquent de pareilles manœuvres de déstabilisation sur différents continents pour renverser des gouvernements qui ne leur conviennent pas.

                Sauf que dans ce cas, depuis 5 ans toutes leurs manœuvres ont échoué, et « Bachar qui doit partir » est toujours là avec le peuple syrien qui le soutient en grande partie.

                De « révolution », il n’y en eut, sauf virtuellement ce storytelling des médias, et de guerre civile encore moins compte-tenu du nombre de combattants étrangers impliquées dans ce conflit

                Aujourd’hui toutes les excuses sont bonnes pour masquer le soutien aux terroristes, comme faire accroire à des tensions confessionnelles ou ethniques qui n’existaient pas en Syrie, et qui sont étrangères à l’âme syrienne. La coalition perd la guerre, et prolonge le chaos plutôt que d’admettre son échec.


                • njama njama 27 août 18:52

                  Adonis : « Il n’y a pas eu de révolution arabe »

                  09.10.2013 Le poète syrien Adonis dénonce une « révolution » fallacieuse

                  Le poète syrien Adonis réaffirme ses critiques envers la soi-disant « révolution syrienne » dépourvue de tout discours.

                  Exilé depuis les années 1960, l’intellectuel syrien, de son vrai nom Ali Ahmad Saïd Esber, dénonce l’influence des puissances étrangères sur l’« opposition syrienne ». Il déplore, dans un entretien avec le site Mediapart, le rôle de la France dans ce conflit qui combat les extrémistes au Mali et les soutient en Syrie.

                  extrait de la vidéo (1’53)
                  « Une révolution doit avoir un discours ..., doit avoir un programme ..., mais on n’a lu aucun discours ! ... mais, qu’est-ce-que c’est ? ... cette « révolution » donc, soi-disant ? [ ...] c’est un conflit pour le pouvoir, pour les intérêts, ce n’est pas une révolution. "

                  http://www.french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=10655&cid=309#.V0hhdb7KDm6

                  On cherche encore le programme après 5 années de conflit ...  smiley


                • JC_Lavau JC_Lavau 27 août 19:10

                  @njama. Mais si ils ont un programme : décapiter tout ce qui résiste.
                  Non mais sans blague ! Une cor-ânerie est une cor-ânerie, tout de même !


                • njama njama 27 août 19:25

                  @JC_Lavau

                  Empressez-vous d’en aviser le Quai d’Orsay ...


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 août 21:26

                  @njama
                  « Le jour d’avant Deraa : comment la guerre a éclaté en Syrie, la véritable histoire »
                  Une analyse remarquable de Steven Sahiounie qui revient sur le commencement de la guerre en Syrie. Toutefois aucun média traditionnel – en France ou en Suisse – ne la publierait. Ils considèrent que c’est du « complotisme ». Ce sont des ignorants ! Ils ne font pas l’effort de rechercher l’information plurielle comme nous le faisons, comme vous le faites, chers lectrices et lecteurs. Sur la politique internationale, les guerres et les conflits, ils en savent moins que vous. [Silvia Cattori]


                • njama njama 27 août 22:09

                  @Fifi Brind_acier

                  "En réalité, le soulèvement à Deraa de mars 2011 n’a pas été déclenché comme on l’a dit par des graffitis d’adolescents, et il n’y a pas eu de parents mécontents exigeant que leurs enfants soient libérés. Cela faisait partie du script à la manière d’Hollywood concocté par d’experts agents de la CIA, qui étaient chargés d’une mission : détruire la Syrie aux fins d’y provoquer un changement de régime. Deraa n’en fut que l’Acte 1 – Scène 1.« 

                  oui bien sûr Fifi ! merci d’indiquer le lien, car c’est un témoignage qui vaut son pesant de cacahuètes et qui en recoupe bien d’autres.
                  J’avais lu l’article, sans surprise car il correspondait à ce que je savais déjà depuis longtemps. J’étais en Syrie à Pâques 2009, et je n’ai jamais cru une seule seconde dans cette soi-disant révolution, qui si elle avait été réelle aurait déjà inévitablement manifesté à l’époque les signes précurseurs d’un peuple très mécontent, opprimé, car une révolution ne sort pas abruptement de terre, mais il n’en était rien, et c’était même le contraire ! La vie en Syrie était prospère et très calme, ne connaissait ni les dettes publiques, ni le sous-emploi, pas plus qu’on y voyait de mendiants à Damas ou à Alep. Le respect mutuel circulait jusque dans les moindres ruelles, et allait de soi. Tous avaient accès à l’éducation, et aux soins ... Les syriens sont un peuple très affable et accueillant, très attachant ! L’hospitalité »arabe" n’était pas un vain mot en Syrie, mais bien son illustration.

                  Certes, certaines choses auraient pu être meilleures... en terme de liberté d’expression par ex., ou des bas salaires un peu réévalués (comme ici)... - quelle société ne connaît pas ce problème -, mais dans le MO sous tension depuis plusieurs décennies pour les raisons que personne n’ignore qu’il est inutile de nommer, la vigilance de la société syrienne était de rigueur dans le quotidien. Il faut croire qu’elle n’a pas été suffisante ou mal placée... puisque hélas elle n’ a pas vu venir Deraa


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 août 22:58

                  @njama
                  C’est le cas de toutes les révolutions colorées initiées par la CIA, Soros, ou l’ OTAN..., personne ne voit rien venir, car tout était en place bien avant....
                   Rapport Blum anti empire n° 140", il donne toute la liste de ces coups fourrés, depuis 1945...
                  Plus de 50 Chefs d’ Etats ont été limogés ou assassinés ...


                • doctorix doctorix 28 août 00:22

                  @Fifi Brind_acier

                  J’ai tenté la publication de cet article sous le titre :
                  « Comment la CIA a fabriqué la pseudo-révolution syrienne ».
                  Merci aux rédacteurs d’aider à sa publication.
                  C’est la première fois que je vois les détails de ces mises en scène classiques depuis 70 ans : un moment important, sans aucun doute, pour l’édification des peuples.
                  La CIA est bien le cauchemar de l’humanité. Et ses méthodes sont authentiquement diaboliques.

                • doctorix doctorix 28 août 00:26

                  @doctorix

                  J’ai aussi tenté une autre publication, une véritable note d’espoir : « Alep est le Stalingrad de l’OTAN et des Etats-Unis ».
                  J’ai même oublié le S d’Etats...Tant pis.
                  Même demande d’assistance à la publication, bien sûr.

                • JMBerniolles 28 août 10:03
                  @doctorix

                  Il y a des critères de publication qui m’échappent sur ce site.... 
                  Vous dites en général des choses sensées.....

                  Et l’idée d’un Stalingrad à Alep n’est pas fausse... peut-être un peu exagérée puisqu’il y a le front ukrainien et surtout le sud-est asiatique qui pèse beaucoup.

                • doctorix doctorix 28 août 12:16

                  @JMBerniolles

                  Vous dites en général des choses sensées.....
                  C’est gentil.
                  Sauf quand je parle de la terre creuse et des ovnis....

                  Il y a des critères de publication qui m’échappent sur ce site....
                  Je me suis fait beaucoup d’ennemis : je paie.


                • JMBerniolles 28 août 14:42
                  @doctorix

                  Vos articles sont intéressants..... et apparemment vous n’avez pas suffisamment d’ennemis pour les couler !

                • alinea alinea 28 août 18:31

                  @doctorix
                  +12,-8 !! à cette heure. smiley


                • doctorix doctorix 29 août 00:12

                  @alinea et JMB
                  merci à vous deux.

                  Si, il y en a assez:je n’en ai publié qu’une cinquantaine sur plus de 150 écrits pour rien.
                  Vous n’imaginez pas ce que vous avez loupé.
                  Pourtant je vois passer des conneries...monumentales, et en nombre.
                  Aujourd’hui, un seul article publié, et les miens qui dorment...
                  C’est rageant.
                  Et rien qu’hier, six articles sur le Burkini, dont tout le monde se fout...ou devrait se foutre.
                  La guerre mondiale en vue, et ici on parle chiffons...
                  Je trouve que les moinssages devraient être nominatifs, avec sanctions en cas d’abus.
                  En fait, ce sont le plus souvent des attaques ad hominem.

                • doctorix doctorix 29 août 00:22

                  @alinea

                  Je me demande comment il y a pu y avoir huit gusses pous moinsser des articles d’un si grand intérêt...
                  Une fois, il y a eu 50+ et 51 -...
                  Il y aurait eu 100+, il y aurait eu 101 moins.
                  D’où ma suspicion d’un bourrage d’urnes façon Bush.

                • JMBerniolles 29 août 09:10
                  @doctorix

                  Alors cela ressemble plus à un ostracisme de la rédaction ?

                  Effectivement, il y a sur se site une tendance à suivre de près les grandes lignes de la propagande médiatique orchestrée... 


                • JC_Lavau JC_Lavau 29 août 10:53

                  @JMBerniolles
                  J’ai deux articles en souffrance, là, tu vas voir qu’eux aussi ne vont jamais passer.
                  Depuis août 2015, je n’ai réussi à faire passer que quatre articles : 2 janvier, 10 mars, et les deux pochades du 1er avril. Tout le reste est systématiquement bloqué : contraire aux propagandes hégémoniques ici.


                • doctorix doctorix 29 août 10:56

                  @JMBerniolles
                  Et une grosse difficulté à publier les articles qui la contrarie, ça me parait évident.

                  Parce que même quand un rédacteur n’aime pas un article, il le plusse, pour pouvoir en discuter.
                  C’est ce que je fais.
                  Je ne vois pas l’intérêt de moinsser un article.
                  On peut aussi remarquer les actions des trolls, qui essayent de dévier le débat, de le perturber, de faire des attaques ad hominem selon des techniques bien connues. Pour qu’on parle d’autre chose ou pour torpiller le sujet ou l’auteur.
                  Je crois que je suis un de ces auteurs à abattre en raison de mes articles sur les vaccins, qui dérangent. Mon titre de médecin est aussi souvent remis en question par quelques crétins, par le doute ou la dérision : je suis un traître à l’intelligentsia, semble-t-il. Sans compter les jalousies mesquines...On veut bien que je sois médecin, mais alors mauvais..
                  Mais bon, on arrive quand même à se faire entendre, le plus souvent.

                • JL JL 29 août 11:03

                  @JC_Lavau
                   

                  ’’J’ai deux articles en souffrance, là, tu vas voir qu’eux aussi ne vont jamais passer.’’
                   
                   En effet, ils ne risquent pas de passer, ils ne sont plus visibles. Il faut les re-proposer.

                • doctorix doctorix 29 août 11:08

                  @JC_Lavau

                  Question propagande hégémonique, je vous ai vu à l’oeuvre ces derniers temps : vous n’êtes pas mauvais non plus, dans votre domaine...Pas vraiment un modèle d’ouverture et de tolérance.
                  Je vais voir vos articles et je vais les plusser.
                  Il suffit de demander.
                  « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous puissiez le dire ».
                  Il parait que ce n’est pas de Voltaire, mais c’est joli quand même.
                  PS Pour vos articles non publiés, c’est trop tard : il faut les remettre en ligne.
                  Mais je les plusserai, promis.

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