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Accueil du site > Actualités > International > L’Occident à la Conquête du Chaos : le Cas Syrien (1/2)

L’Occident à la Conquête du Chaos : le Cas Syrien (1/2)

Les États-Unis cherchent, avec un énergie renouvelée depuis le 11 septembre 2001, à renverser, par tous les moyens, les régimes qui ne se soumettent pas à leur vision du monde et n’acceptent pas une Pax Americana qui se nourrit de guerres et de ‘chocs entre les civilisations’. 

Première partie : Comment Propager le Chaos

Wesley Clark (Commandant Suprême des Forces militaires de l’Otan de 1997 à 2000) rappelle, dans une interview du 2 mars 2007 [1], que la liste des régimes visés par l’ire américaine au lendemain du 11 septembre 2001, comprenait, tout spécialement, ceux des pays suivants : l’Irak, la Libye, la Syrie, le Liban, la Somalie, le Soudan et l’Iran. Plutôt que de soutenir des oppositions démocratiques aux régimes visés (ce qu’ils font de manière très marginale) les États-unis ont choisi de recourir principalement au terrorisme islamique pour déstabiliser puis renverser les leaders politiques des pays qui contrarient ou contestent leur volonté de puissance hégémonique [2] (volonté exprimée sans complexe dans de nombreux documents militaires rendus publics ou dans les publications des think-tanks néoconservateurs [3]). Pour ne pas agir trop à découvert, ils utilisent le vivier de djihadistes qu’ils ont créés, armés, financés dans les années 80 en Afghanistan pour combattre l’Union Soviétique, vivier que l’on appelle couramment Al Qaeda, mais qui n’est que l’ensemble des combattants entraînés puis armés par les États-Unis et leurs alliés islamistes que sont l’Arabie Saoudite et le Pakistan depuis plus de 30 ans. Au même moment, cette alliance contre-nature [4] entre la principale puissance occidentale et les principaux représentants de l’Islam radical le plus obscurantiste, s’est vue renforcée par Israël dont les objectifs géopolitiques propres concordent, dans cette région du monde, avec ceux des États-Unis. Les néoconservateurs américains sont la synthèse parfaite de ce rapprochement idéologique entre les États-Unis et Israël (la plupart des néoconservateurs américains ayant également la nationalité israélienne ou ayant des liens très étroits avec le Likoud israélien). Les puissants liens financiers et économiques de ces néoconservateurs avec l’Arabie Saoudite [5] sont également l’un des ciments de cette alliance surprenante.

Cette alliance explique, entre autre, la montée en puissance du terrorisme islamique au niveau mondial (qui serait resté un épiphénomène sans elle), la guerre au Kosovo (et la diabolisation de la Serbie), la guerre civile en Tchétchénie (et la diabolisation de la Russie), le 11 Septembre 2001 (et la substitution de l’ennemi soviétique par l’ennemi musulman), la guerre en Irak (et son éclatement), la guerre en Libye (et son démembrement), le Soudan (et sa partition), la déstabilisation de la Syrie et bientôt celle du Liban, et enfin la prochaine guerre contre l’Iran. Dans les paragraphes qui suivent nous nous concentrerons sur l’instrumentalisation du terrorisme islamique dans le cadre du ‘Printemps Arabe’, tout particulièrement dans le cas syrien, tout en évoquant l’extension de ce modèle à l’Iran.

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Damas

Cette alliance explique, entre autre, la montée en puissance du terrorisme islamique au niveau mondial (qui serait resté un épiphénomène sans elle), la guerre au Kosovo (et la diabolisation de la Serbie), la guerre civile en Tchétchénie (et la diabolisation de la Russie), le 11 Septembre 2001 (et la substitution de l’ennemi soviétique par l’ennemi musulman), la guerre en Irak (et son éclatement), la guerre en Libye (et son démembrement), le Soudan (et sa partition), la déstabilisation de la Syrie et bientôt celle du Liban, et enfin la prochaine guerre contre l’Iran. Dans les paragraphes qui suivent nous nous concentrerons sur l’instrumentalisation du terrorisme islamique dans le cadre du ‘Printemps Arabe’, tout particulièrement dans le cas syrien, tout en évoquant l’extension de ce modèle à l’Iran.

Pour les États-Unis, il s’agit de contenir la Russie et la Chine, de maîtriser l’accès à un certain nombre de richesses naturelles et, enfin, de répondre à une vision impériale de leur propre pays qu’ils qualifient volontiers de ‘benevolent hegemon’ [6]. Pour Israël, il s’agit d’accomplir petit à petit le rêve du Grand Israël qui passe par la destruction des États-nations de la région et leur découpage en entités plus petites sur des lignes ethno-religieuses propres à créer les tensions nécessaires à l’affaiblissement durable de leurs adversaires potentiels. Pour l’Arabie Saoudite, il s’agit d’écraser des régimes laïques indépendants de son influence, et de contrecarrer la montée en puissance des Chiites sous influence iranienne tout en imposant sa vision moyenâgeuse de l’Islam aux peuples musulmans, alors même que ses élites sont totalement occidentalisées et corrompues par les valeurs marchandes du capitalisme consuméristes occidental. Voilà, très brièvement, pour la vision géostratégique de cette alliance Wasp-Wahhabite-Sioniste dont la force réside dans ses contradictions apparentes et dont l’instrument géopolitique privilégié est le terrorisme islamique (pour de plus amples développements sur cette alliance voir : ‘Aux origines du terrorisme contemporain : l’alliance Wasp-Wahhabite-Sioniste’ [7]).

Voyons maintenant les différentes tactiques employées par les États-Unis et leurs alliés contre l’Iran, la Libye, la Syrie (et prochainement, sans doute, au Liban) pour renverser ou tenter de renverser les régimes en place. On y décèle certaines constantes : (i) l’instrumentalisation de mouvements terroristes contre le pouvoir en place et (ii) la mobilisation de tout un réseau d’ONG sous influence américaine pour orienter les mouvements civils contestataires, mouvements eux-mêmes instrumentalisés en vue de déstabiliser le régime visé par des actions de subversion coordonnées par les États-Unis.

Ainsi, des légions ou des groupuscules de terroristes islamistes sont infiltrés dans les pays cibles (comme l’Organisation des moudjahiddines du peuple iranien en Iran - soutenu par de nombreux et influents membres du Congrès américain [8] et par Israël [9] - et les mouvements apparentés à Al Qaeda en Libye et en Syrie) pour y perpétrer des attentats contre les autorités ou des civils qui manifestent légitimement contre les pesanteurs du régime. Les premières manifestations voient des civils entraînés de bonne foi, par des ONG sous influence américaine, à exprimer leurs doléances dans la rue, soit à l’occasion d’élections que ces ONG dénoncent comme frauduleuses, même s’il n’y a aucune preuve à cet égard (comme en Iran en 2009, mais également, et dans un autre contexte, en Côte-d’Ivoire [10] en 2010, en Russie en 2012 [11]), soit à la suite de revendications civiles diverses (libération de prisonniers islamistes en Libye, demandes de la société civile pour plus de démocratie en Syrie). Des agents provocateurs infiltrent les manifestations pour que celles-ci dégénèrent (Iran, Libye, Syrie). Des tirs retentissent, quelques manifestants meurent sans que l’on puisse déterminer précisément la provenance des tirs. Assez rapidement, les premiers manifestant civils sont remplacés par des insurgés armés (Libye, Syrie) qui exécutent au hasard des civils lors des manifestations suivantes ou dès qu’un rassemblement a lieu. Les insurgés et leurs maîtres occidentaux attribuent publiquement ces massacres au régime en place, font appel à une organisation des droits de l’homme créée de toutes pièces pour l’occasion ou qui n’est que la façade respectable de la branche la moins démocratique de l’opposition en exil et qui n’a aucune légitimité dans le combat pour la démocratie et dont les puissances occidentales ont, en général, formé et financé les membres [12]. Ils intensifient les attaques, les étendant aux cibles d’État, aux militaires, aux policiers, à la télévision officielle, aux notables du régime qui sont assassinés avec les membres de leurs familles (Libye, Syrie). Les Occidentaux font monter la pression en stigmatisant le régime en des termes qui font passer leurs dirigeants pour de nouveaux Hitler (Libye, Syrie), ou menaçant la sécurité des États-Unis et/ou l’existence d’Israël (Iran). Les médias atlantistes [13] prennent le relais du travail de sape et, sans discernement, bombardent les auditeurs, médusés, de nouvelles toujours plus sordides et plus fausses que les précédentes, refusant de diffuser les informations qui viendraient contredire ce flot ininterrompu de vérités officielles. L’ONU finit par entrer en scène pour réclamer des sanctions ; les sanctions tombent, etc., etc...jusqu’à la chute du régime.

Une fois le régime tombé, il n’y a plus qu’à morceler le pays en de multiples entités sur des bases ethno-religieuses et à créer sans cesse des tensions entre ces entités pour qu’aucun État central ne puisse se reconstituer (cette vieille pratique du ‘diviser pour régner’ a été appliquée avec un certain succès en Irak, au Soudan et en Libye). L’instabilité ainsi créée offre au terrorisme un terreau favorable pour s’enraciner, ce qui permettra aux puissances occidentales de justifier une présence militaire plus ou moins permanente dans la région et d’étendre toujours plus, pour les industriels de la terreur (sociétés militaires privées spécialisées dans la sécurité, conseillers en tous genres dans la lutte contre le terrorisme, etc.) leur espace marchand et leur zone de prédation.

Guillaume de Rouville, 15 mai 2012.

Auteur de La Démocratie ambiguë – à paraître le 31 mai 2012 aux Éditions Cheap.

Journaliste pour l'idiot du village – Géopolitique, Chaos et Idioties

 

Deuxième partie à paraître sur Agoravox : Le Cas Syrien

_____________________________

1. Sur Democracy Now ! (democracynow.org), interview réalisée par Amy Goodman : [http://www.youtube.com/watch?v=9QVvaT1h37k]

2. Sur ce sujet : “Road to 9/11 – Wealth, Empire and the future of America”, de Peter Dale Scott, University of California Press, 2007.

3. Pour un exemple parlant, voir le document publié par le think-tank néoconservateur Project for a New American Century en décembre 2000 : “Rebuilding America's Defenses : Strategy, Forces and Resources for a New Century”.

4. Sur ce sujet : “House of Bush, House of Saud – The secret relationship between the world’s two most powerful dynasties”, de Craig Unger, First Edition, 2004.

5. “Les dollars de la terreur – Les États-Unis et les islamistes”, par Richard Labévière, Grasset, 1999 ; “Ben Laden : la vérité interdite”, par Jean-Charles Brisard et Guillaume Dasquié, Denoël, 2001.

6. Pour une explication de ce concept par des néoconservateurs : “Toward a Neo-Reaganite Foreign Policy”, de William Kristol et Robert Kagan, Foreign Affairs, juillet/août 1996.

7. Article de Guillaume de Rouville. À paraître sur http://lidiotduvillage.org (Revue de Presse Géopolitique – ‘La réalité dans toute sa brutalité’).

8. Notamment, Howard Dean, Wesley Clark, Lee Hamilton (le président de la commission sur le 11 septembre) et Rudy Giuliani. Voir : (i) “Israel, MEK and state sponsor of terror groups”, de Glenn Greenwald, sur le site d’information Salon.com, le 10 février 2012 : [http://politics.salon.com/2012/02/10/israel_mek_and_state_sponsor_of_terror_groups/singleton/] ; (ii) “Mujahideen-e Khalq : Former U.S. Officials Make Millions Advocating For Terrorist Organization”, Christina Wilkie, The Huffington Post, le 8 août 2011, [http://www.huffingtonpost.com/2011/08/08/mek- lobbying_n_913233.html]

9. Voir la vidéo de MSNBC : [http://www.dailymotion.com/video/xol3kx_les-etats-unis-admettent-qu- israel-arme-et-entraine-un-groupe-terroriste-contre-l-iran_news]

10. Pour remplacer un président peu conciliant avec l’Occident par un ancien représentant du FMI et ami du président français Nicolas Sarkozy.

11. Notamment pour tenter de déstabiliser Vladimir Poutin au moment de la crise syrienne.

12. “Libya Déjà Vu in Syria : Using Human Rights Organizations to Launch Wars”, Mahdi Darius Nazemroaya, pour Global Research, le 20 novembre 2011 : [http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=28447]

13. Tous les médias d’importance sont aujourd’hui, en France, d’obédiance atlantiste. Pour la presse écrite, Libération et l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur ont été les principaux vecteurs de la propagande atlantiste.



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7 réactions à cet article    


  • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 23 mai 2012 11:30

    Il me semble pourtant qu’au Soudan les Islamistes sont au pouvoir et qu’ils ne sont pas instrumentalisés par ceux que vous nommez WASP-WAHABITES-SIONISTES et que les USA y ont soutenu la révolte des non muzzulmans ce qui fait qu’il y a deux Soudan désormais.

    L’islamisme sunnite possède sa logique propre qui n’est pas celle des USA et encore moins celle d’Israel, même si parfois il ont des ennemis commun comme par exemple le régime Alalouite Syrien ou le régime Chiite Iranien.

    J’ai également été extrèmement surprise que vous incluez les Moudjahidines du peuple ( un mouvement marxiste iranien ) dans les rangs des wahabites et autres fanatiques haineux sunnites.

    Ceci étant dit, avec un article de ce genre, on devine pour qui vous votez tellement que c’est gros.





    • l'idiot du village l’idiot du village 23 mai 2012 13:42

      Bonjour Alois,

      Juste une précision : critiquer la France comme je le fais pour son rôle dans le génocide rwandais n’est pas de la francophobie. Par conséquent, critiquer les États-Unis n’est pas anti-américain, critiquer l’Arabie Saoudite n’est pas islamophobe, et critiquer Israël n’est pas anti-sémite. Je critique suffisamment la politique étrangère française qui, à bien des égards, se comporte comme une tyrannie, pour me sentir libre d’offrir ou de tenter d’offrir une clé de compréhension de certains conflits actuels. Pour le Soudan j’y reviendrais bientôt avec un article explicitant mes propos. Concernant le mouvement terroriste iranien je ne le mets pas dans le même panier que le terrorisme sous obédience salafiste inspiré par l’Arabie Saoudite. C’est néanmoins un terrorisme instrumentalisé par les Occidentaux, encore une fois.

      Si vous lisez mes articles sur le Rwanda et la France vous penserez sans doute que je vote pour l’extrême gauche. Si vous lisez mon analyse sur la Syrie vous penserez, parce que je prononce le mot ’sionisme’ que je suis à l’extrême droite. Vous en concluerait peut-être que je réunis les extrême en moi. Je me suis en fait fixé une seule règle : ne plaire à personne tout en essayant de comprendre le monde qui nous entoure.

      Bien à vous,

      Guillaume de Rouville


    • l'idiot du village l’idiot du village 23 mai 2012 20:13

      Bonsoir,

      Je reviens sur votre interrogation concernant le cas soudanais, qui correspond de manière moins évidente à la clé de lecture que j’ai proposée. L’alliance dont j’ai parlé est d’une certaine manière à géométrie variable : chacune des parties a des objectifs propres et qui peuvent être contradictoires, voire diamétralement opposés. Il ne s’agit pas d’une alliance idéologique (sauf peut-être entre les Etats-Unis et Israël) mais de realpolitik. Il ne s’agit pas en effet d’une alliance contre un ennemi commun. Dans le cas du Soudan, l’objectif de toutes les parties était la partition du Soudan. Il est évident que l’Arabie Saoudite ne soutenait pas la même partie au conflit que les deux autres membres de l’alliance. Pour l’Arabie Saoudite, qui n’a pas besoin du pétrole soudanais, la partition lui permet d’espérer influencer encore davantage politiquement et religieusement le devenir du Soudan du Nord. Pour les États-Unis et Israël les ressources pétrolières du Sud Soudan (l’essentiel des ressources pétrolières se situent au Sud Soudan) jouent un rôle plus important. Pour les uns et les autres, partageant le même objectif, la partition du pays, il fallait qu’un conflit éclate, s’envenime sur des lignes ethno-religieuses. Les atrocités commises par les milices islamistes (Janjawid du côté du Nord) et par les rébellions du Sud (soutenues par l’Occident) ont justifié la partition sur des lignes ethno-religieuses. Les membres de l’alliance sont tous gagnants dans le résultat. Les perdants sont les Chinois qui soutenaient Khartoum et n’avaient pas d’intérêt à la partition. Je développerais cela plus tard dans un article ultérieur.

      Guillaume de Rouville


    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 23 mai 2012 13:27

      " Pour Israël, il s’agit d’accomplir petit à petit le rêve du Grand Israël qui passe par la destruction des États-nations de la région et leur découpage en entités plus petites sur des lignes ethno-religieuses propres à créer les tensions nécessaires à l’affaiblissement durable de leurs adversaires potentiels. " On dirait une attitude de boucher sauvage devant une carcasse...

      Si je puis me permettre, la religion a pour fonction d’essayer de libérer l’humain de ses racines animales reptiliennes le poussant à prendre l’autre, quelque soit sa race, systématiquement pour un prédateur rival. Je rappelle donc que les musulmans, catholiques et orthodoxes sont eux aussi membres actifs de principes religieux relatif au même Dieu et ayant la même origine géographique.

      Évidemment, en l’absence de vision spirituelle, chacun interprète à sa façon le message divin universel et développe son instinct animal et bestial pour intégrer un territoire. Cela se traduit par une militarisation intense dans les dialogues entre les peuples, preuve qu’on est loin du compte final : la paix. Bien ainsi acquis sur ces bases ne profitera jamais, et jusqu’au bout vous vous boufferez le nez entre vous et engendrez la désintégration planétaire et donc universelle.


      • papi 23 mai 2012 14:49

        @ l’auteur

        Oups !! ils sont tombés sur un ours au détour d’un chemin !! et il grogne le bougre !
        Pour passer il va falloir flinguer l’ours, mais personne ne se porte volontaire, car il est de taille..Personne n’a envie de prendre un coup de patte de ce géant poilu et couillu..
        D’autant que cet animal fort de son expérience , ne veut plus tomber dans les pièges.
        Alors pour la bande de malendrins il va falloir composer avec le fauve, ou disparaitre..


        • Montagnais Montagnais 23 mai 2012 22:59

          Enchanté d’avoir fait votre connaissance l’auteur, & l’Idiot..


          Votre discours, vos analyses.. sont assez justes, et assez justement iconoclastes.

          Bien vu votre video.

          Mais, remplacez donc le mot « démocratie » par oligarchie.. C’est absolument nécessaire. Le principe de réalité..

          En fait, y’a pas ambiguïté, démocratie n’est que le masque, l’alibi.

          En plus, faudrait un peu d’épistémologie, exemple, l’Occident.. C’est Quoi ? Le Japon, l’Afrique du Sud ? Israël ? Les Zuniens ? Monaco & Luxembourg ?

          L’Europe ?

          Tenez ! L’Europe ! Ce serait une bonne idée. 

          • l'idiot du village l’idiot du village 24 mai 2012 12:28

            Je partage votre avis sur l’identification de nos régimes comme des oligarchies. L’usage de ’démocratie ambiguë’, qui est un euphémisme pour caractériser notre situation, est destiné aux ’bourgeois cultivés’ de Flaubert pour les amener à conclure que nous vivons en effet dans des oligarchies. Mais il faut quelques fois y mettre les formes pour amener le lecteur du Monde (le bourgeois cultivé !) à se poser des questions hors du cadre habituel. Le contenu du livre est déjà assez hard, sauf sans doute pour les amis d’Agoravox ! :)

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