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La pauvreté en Afrique : RDC sur la liste des pauvres

Sur les 50 pays les plus pauvres du monde, classés selon l’indicateur de développement humain (IDH) du PNUD, 33 sont situés en Afrique subsaharienne. Malnutrition, pauvreté, illettrisme, situation sanitaire désastreuse... le continent est la première victime du creusement des inégalités dans le monde. Si de 1960 à 1980, les pays d’Afrique ont enregistré des progrès sensibles en matière de développement économique et social, ces progrès se sont ralentis, notamment du fait des effets désastreux des plans d’ajustement structurel menés par les institutions financières internationales.

La pauvreté peut toucher des personnes isolées ou des groupes et populations entières ; elle touche principalement les pays en développement, mais elle existe également dans les pays développés. Les Etats mènent des politiques d’aide aux pays pauvres (économie du développement) et, pour leurs propres citoyens, mettent en place des programmes d’aide sociale pour réduire ou supprimer la pauvreté. A Kinshasa près de 7 enfants sur 10 en RDC sont affectés par la pauvreté. C’est le résultat de l’étude menée sur la pauvreté des enfants et les disparités en RDC. En regardant le reportage sur les enfants perdus de la rue de Kinshasa, j’ai été surpris de voir les enfants de 13 à 15 ans se prostituer. Que ne fut le choc pour moi d’observer des reportages pareils ? Dans une ville où la plupart des enfants vit sous le seuil de la pauvreté qui représente près de 80 %. Ce qui revient à dire que 9/10 de la population vit de la prostitution.

Imaginez-vous qu’après avoir vécu longtemps en Europe, je me sens responsable de la situation qui prévaut actuellement dans mon pays. Et ayant retourné une seule fois à Kinshasa, en 2005, j’ai eu l’occasion de rencontrer les shegués en plein milieu de la capitale. J’avais pensé que les autorités en place auraient pu faire quelque chose pour aider ces fils et filles du pays à se reconstruire. Il semble que nous sommes en retard sur tout point de vue. Et d’ailleurs, le phénomène shegués a engendré le pire des pires qu’on appelle Kuluna. (Traduisez : colonne en français). Des jeunes désoeuvrés qui tuent et volent au su et au vu des autorités en place. Devrions-nous interpeller les parents qui sont responsables de l’éducation de base ? Pas de boulots, rien a faire, on se retrouve dans les rues. Nous avions été encadrés par nos vieux tant par les activités de vacances que certaines activités à l’Eglise. Ce fut l’époque de l’Abbé Joseph Mpundu et Djamba Yowé, pour ne citer que ceux-là.

Quelle stratégie adopter en vue d’élaborer des programmes de lutte contre la pauvreté ? Il faut trouver des pistes de solutions mais en avons-nous les moyens ? Que des questions se posent et nous ne trouverons peut-être pas de solutions. Ne serait ce pas possible de retourner à la base de l’éducation pour enfin endiguer ce fléau qui n’arrête pas de s’accroître. Nous devrions aussi penser à ce que nous sommes en tant que parents vis-à-vis de nos enfants ?

Sommes-nous réellement pauvre ? Afrique Centrale : réveillons-nous. Ceci est à voir aussi avec nos partenaires de développement en vue d’aider nos enfants à reprendre un souffle de vie normal. Quand le Fonds Monétaire International visite notre pays par le canal de son Président, je me demande de quoi ont-ils pu parler ? Oui certainement. Et quand deux chefs d’Etat se rencontrent : de quoi parlent-ils ? Les membres de l’Assemblée ont aussi le temps de parler des lois. Ont-ils déjà trouvé le temps d’épingler des sujets de ce genre ? Ils gagnent bien leurs vies et se battent pour en avoir d’avantage. Je respecte bien les morts mais je suis choqué quand j’entends qu’un chef d’état avait financé la campagne de Mr. Jacques Chirac. La pauvreté est l’insuffisance de ressources matérielles, comme la nourriture, l’accès à l’eau potable, les vêtements, le logement, et des conditions de vie en général, mais également de ressources intangibles comme l’accès à l’éducation, l’exercice d’une activité valorisante, le respect reçu des autres citoyens. Des analyses économiques et des débats portent sur la mesure de la pauvreté, ses causes, et les moyens à mettre en œuvre pour réduire cette pauvreté. La République Démocratique du Congo n’a pas eu de chance avec la guerre que nous venons de connaître à l’Est et dans la province Orientale. Et le grand RDC commence à compter sur les ONG et d’autres associations charitables. A fortiori, nous attendons de l’espoir avec la jeunesse montante qui œuvre dans la réalisation des cinq chantiers du Chef de l’Etat : Joseph Kabila Kabange. Topesa tango na temps « patience » comme le dis si bien l’artiste musicien Antoine Agwepa alias Koffi Olomide.

On parle du changement des mentalités : faut-il changer des têtes ou seulement la façon de faire et concevoir les choses. Entre temps, nous figurons sur la liste des pays pauvres. Nous déplorons également l’abandon par les bailleurs de fonds internationaux. Peut-être n’exigent-ils la rigueur dans la gestion ? Je serai peut être parmi les hommes du changement ? La descente est imminente.

Rangot Tsasa

 

De Manchester /U.K.



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