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Le bon enseignant

  Comme chaque année, l’occasion nous est donnée ce 05 octobre 2010, de célébrer l’enseignant du monde dans ses différentes facettes. C’est un autre moment pour examiner les contours d’un métier souvent remis sur la sellette.

  Parler du métier d’enseignant, c’est en général dans un souci d’amélioration de la qualité des enseignements transmis aux apprenants. Et pour cela, il est souvent indispensable de prendre en amont des dispositions adéquates telles que : bien rémunérer l’enseignant, veiller à une bonne discipline scolaire, fournir du matériel didactique de qualité, tout comme il peut s’agir aussi de bien former les professeurs, pour ne citer que ces quelques aspects de la donne.

  C’est dans cette dernière optique que la présente édition de la journée mondiale de l’enseignant offre la possibilité d’une réflexion sur le profil du bon enseignant, et ce à l’attention de ceux encore soucieux d’un minimum de travail qualitatif.

  Alors le bon enseignant,

1- Il est compétent, cultivé et travailleur.

2- Il prépare toujours d’avance ses leçons conformément au programme en vigueur, avant de les exposer en classe.

3- Il pratique autant que faire se peut une pédagogie centrée sur l’apprenant : La méthode active.

4- Il fait toujours un effort pour faire l’appel des élèves en classe.

5- Il travaille en collaboration tant avec l’administration scolaire qu’avec ses collègues, de même qu’il recherche une certaine harmonie avec les élèves, souvent dans le sourire.

6- Il essaye pendant son cours, de répondre à toutes les questions des élèves, du mieux qu’il le peut, dépendamment de ses compétences et du temps imparti. Cela contribue autant à le former lui même, et à lui fournir une expérience professionnelle certaine.

7- Il est éducateur au-delà d’être instructeur. Les échanges et la proximité avec l’élève ne se limitent pas en classe, à condition que tout cela soit mené de manière responsable.

8- Il donne toujours au moins un devoir à faire à domicile, pendant ou à la fin de la leçon.

9- Il est sévère envers les élèves qui ne font pas leurs devoirs. Une sévérité objective, sans rancune, ni méchanceté. Les sanctions appropriées dans ce cas ne sont que celles qui remettent l’apprenant au travail.

10- Il corrige par lui-même, autant que possible, les copies de ses élèves, question d’apprécier leurs lacunes et savoir réorienter ses enseignements.

11- Il est le conseiller pédagogique ouvert à la fois au parent et à l’apprenant.

12- Il s’habille de manière décente.

13- Il pose souvent la question : ‘’ Quelqu’un n’a-t-il pas compris mes explications ? ’’

14- Il dit souvent aussi : ‘’Arrêtez d’écrire et suivez d’abord.’’

15- Il est assidu au cours

16- Il a conscience que tout le monde apprend tous les jours, lui-même y compris. Cela lui induit le sens de l’humilité.

17- Il s’efforce d’arrimer son cours aux technologies de l’information et de la communication.

18- Lorsqu’il promet en classe de revenir sur une question difficile ou ambigüe, il finit bien par tenir parole, même s’il n’a pas pu lever le blocage.

19- Il fait suffisamment d’exercices d’applications permettant de guider l’apprenant en privé.

20- Il respecte le temps imparti à la leçon.

21- Il sait écouter l’élève, en classe comme en dehors, lorsque le temps le lui permet.

22- Il est ordonné dans sa démarche didactique (cohérence dans les cours et entre les leçons, tenue du tableau, etc.)

23- Il remplit progressivement le cahier de texte au fil des leçons.

24- Après un compte-rendu de devoir en classe, il examine toujours les revendications sérieuses (erreurs de décompte de points, parties mal corrigées, parties non corrigées, etc.), sur les copies des élèves, afin de rendre à qui ce de droit.

25- Il progresse de manière plus ou moins uniforme et en harmonie avec ses collègues du même niveau, dans le programme scolaire qu’il doit couvrir.

26- Lors des évaluations, il compose en général au niveau de l’élève moyen, et de manière à valoriser l’apprentissage et les efforts quotidiens des apprenants.

27- Il évalue en ayant le souci d’un taux de réussite socialement acceptable, au terme des corrections.

28- Il travaille avec foi, dans un esprit positif et sans partialité (racisme, tribalisme, discrimination filles-garçons, sectarisme, favoritisme, corruption, trafic d’épreuves ou de notes, etc.). En particulier, il ne doit pas favoriser, d’une manière ou l’autre, ceux des élèves à qui il fait des cours particuliers.

29- Il pose autant de questions (même banales parfois) que possible pendant le cours, en choisissant à chaque fois un nouvel élève. C’est de l’évaluation diagnostique permanente.

30- Il doit pouvoir transmettre son savoir avec amour et simplicité, tout en maintenant la classe vivante.

31- Il ne doit pas transporter tous ses états d’âmes en classe, ni être égocentrique.

32- Il doit finir son programme en fin d’année scolaire, tout en étant soucieux de la réussite des élèves.

33- Il sait utiliser différents moyens et astuces pour passer le message en classe.

  Voilà un petit panorama de quelques capacités exigibles à l’enseignant idéal. Celles-ci pourraient être classées selon plusieurs catégories, la transmission des connaissances, le social, la mise vestimentaire, la moralité, la discipline, la progression, le côté évaluation, etc.

  Enfin, loin de toute prétention d’avoir été exhaustif sur la problématique, et loin de toute envie de provoquer certaines sensibilités éducatives, la Centrale panafricaine (panafrique.e-monsite.com), en collaboration avec la classe de Terminale C du lycée JOSS de Douala au Cameroun, promotion 2010-2011, a simplement voulu par la présente publication, contribuer à la quête quotidienne d’une éducation de qualité. Il n’en demeure pas moins que chacun, y compris les auteurs de cet article, a son petit ‘’chat’’.

  A chacun de compléter ce travail (selon son contexte), qui l’on ose espérer, pourrait servir de miroir pour préserver quelques vocations ou en créer d’autres, dans les milieux enseignants.

  La possibilité d’une éducation de qualité serait-elle si loin de nos capacités ? Si nul n’est parfait, il faut toujours néanmoins se rapprocher autant que possible de la perfection, se donner toujours un idéal à atteindre. Merci.

 

KOM Bernard, Chercheur Indépendant

 


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6 réactions à cet article    


  • Papybom Papybom 6 octobre 2010 10:31

    Bonjour l’auteur,

    Instituteur moderne, que d’abnégation pour instruire  !

    Mais c’est en saignant que l’on devient enseignant.

    Cordialement.


    • KOM Bernard (BEKO) 7 octobre 2010 21:33


      Salut.

      D’accord avec vous, M Papybom. Merci.


    • UltraLord 6 octobre 2010 11:40

      « 27- Il évalue en ayant le souci d’un taux de réussite socialement acceptable, au terme des corrections. »

      Ouais, enfin en gros, il faut combien d’acceptés au Bac ? Parce que le niveau baisse encore et encore ... et je ne sois pas sûr que ce soit une bonne chose.

      « 32- Il doit finir son programme en fin d’année scolaire, tout en étant soucieux de la réussite des élèves. »

      Là, c’est oublier une partie d’élèves en difficultés. Aujourd’hui, on doit tout savoir, on doit finir le programme. Attention, il ne faut faire l’impasse sur rien.

      Mais pour un élève en difficulté, n’est il pas mieux de ne pas tout voir, mais de le voir bien ? Plutôt que de vouloir tout lui enseigner et qu’il n’en reste rien.

      Bref, on veut les choses vite et bien en refusant à l’un ou à l’autre une quelconque priorité. On retrouve ça dans le monde du travail, et c’est une calamité.


      • KOM Bernard (BEKO) 7 octobre 2010 21:52


        1- Un taux de réussite socialement acceptable serait par exemple compris entre 30(ou plus, dépendamment des pays) et 90 pour cent.
         En deça de cette fourchette nationale, ce serait l’échec de tous, ce qui n’est pas concevable. Tout le monde ne peut pas mal travailler.
         Au-delà de la fourchette arrêtée, ce serait une formation de complaisance, ou au rabais.

        2- Si les étendues des programmes scolaires sont bien contrôlées par des inspecteurs nationaux de pédagogie, cela éviterait que l’avancée obligatoire du professeur ne sacrifie l’élève moins intelligent.
         De plus, dans un système éducatif qui conçoit la notion de redoublement, un élève attardé à toujours l’occasion de se parfaire l’année suivante.

         D’autre part M UltraLord, je désapprouve moi aussi l’idée de « l’ère de la vitesse » qui est un concept souvent à la base de nombreux échecs déplorables en société.
        Merci.


      • LE CHAT LE CHAT 6 octobre 2010 15:25

        15- Il est assidu au cours

        ça aussi c’est plutôt mal barré ! mais on ne parle que de l’absentéisme des élèves .....

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