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Accueil du site > Actualités > International > Le drame des retraites en... Angleterre

Le drame des retraites en... Angleterre

Je vous ai signalé les difficultés de notre Etat impécunieux pour remplir le bas de laine du Fonds de réserve des retraites. Tout au moins, notre système global, même s’il n’est pas équilibré et exige d’autres ajustements que ceux de la loi Raffarin/Douste, tient encore pour l’instant la route.

canalblog1_018La photo ci-jointe nous montre des retraités anglais défilant nus, dans Londres, pour montrer la détresse de leur situation. Le système anglais n’ a rien à voir avec le nôtre, puisqu’il est basé sur un minimum de cotisations de la part des employeurs et employés au système d’Etat, et donc sur des retraites d’Etat servies très faibles (440 euros/mois pour une personne seule et 610 pour un couple).

Les salariés sont donc supposés se préoccuper eux-mêmes de leurs compléments de retraite, en investissant une partie de leur paye dans n’importe quel placement, immobilier, obligations ou actions, seuls ou via des fonds de pension. Le système a bien fonctionné dans les années 1990 avec la hausse de la Bourse d’avant le krach.Toutes sortes de comportements déviants ont été ensuite notés, dans un système où les obligations légales en termes de prudence dans la gestion et de contrôle sont très faibles. Certains gestionnaires ont pris des risques excessifs sur les actions, au détriment de placements plus sûrs, certaines sociétés ont arrêté de cotiser en jugeant que la hausse des actifs des fonds leur permettait de s’en dispenser, et l’Etat lui-même en 1997 (merci, Monsieur Gordon Brown !) a décidé de ponctionner ces fonds de pension de 5 milliards de livres (6,5 milliards d’euros) tous les ans.

Résultat : un certain nombre d’entre eux se sont déclarés en faillite, et leurs adhérents ont vu leurs retraites amputées de retraites complémentaires, qui représentaient un tiers à deux tiers de leur dernier salaire. Retour donc, pour eux, brutalement aux retraites d’Etat plus ou moins améliorées. Ils sont ainsi 85 000, au Royaume-Uni, qui ont essayé d’attirer l’attention sur leur triste sort, de la manière que vous voyez, et se sont adressés au médiateur pour qu’il se fasse l’avocat de leur cause auprès des pouvoirs publics. Tony Blair vient de répondre officiellement que ce n’était "pas au contribuable d’éponger les pertes d’entreprises privées" . Il est vrai que l’impact d’un tel précédent (22 millards d’euros), susceptible d’être suivi de pas mal d’autres, serait tout à fait critique pour le budget.

Ce problème, socialement dramatique, de la faillite de certains fonds de pension mal gérés fait ressortir le problème connu au Royaume-Uni de la faiblesse des retraites face à l’impact de la démographie qui, comme en France, est extrêmement déséquilibrée. Le Royaume-Uni est simplement dans un état d’impréparation face au problème bien plus grand que le nôtre, même si le nôtre est loin d’être parfait. Car les pouvoirs publics, qui se réfugient maintenant derrière le caractère privé de ces fonds, en ont néanmoins fait la promotion dans le public, et en ont bénéficié indirectement par la diminution de la pression que cela mettait sur le système d’Etat, qu’ils étaient censés suppléer. Par ailleurs, l’Etat a oublié dans l’affaire son rôle de police et de contrôle régalien, qui était de s’assurer que la gestion, le niveau de risque pris, le caractère obligatoire des versements des sociétés et salariés et l’équilibre fonds reçus/engagements de retraites étaient la condition indispensable à la viabilité du système.

Le trou des finances des retraites, privées et publiques, en Angleterre est tout à fait considérable, puisqu’il manque 300 millards d’euros pour honorer les engagements actuels de ces fonds. Pour les décennies à venir, ce sont entre 750 et 1050 millards d’euros qui manquent. Sans compter que les jeunes générations, comme toujours insouciantes et qui ne se bousculent pas pour cotiser à des fonds dont ils voient la fragilité, ne se pressent pas pour épargner en vue de leurs propres retraites.

Très gros problème pour nos amis anglais, dont on soupçonnait l’importance, mais dont l’ampleur révélée et chiffrée est ahurissante. L’augmentation des cotisations obligatoires, le report de l’âge de la retraite, et sans doute des régles de conduite strictes pour tous les fonds, semblent inévitables. Il est grand dommage que Monsieur Tony Blair ne s’en soit pas préoccupé beaucoup plus tôt...

Pour mémoire, et pour rassurer mes lecteurs, le montant de la cagnotte que nous sommes censés constituer dans le Fonds de réserve des retraites pour couvrir la période 2030/2040 n’est que de 150 millards d’euros. C’est dire la différence d’ordre de grandeur du problème des retraites entre la France et l’Angleterre.


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34 réactions à cet article    


  • Stef (---.---.179.121) 24 mars 2006 13:43

    Ah !le fameux modèle anglo-saxon...


    • Nico (---.---.224.226) 24 mars 2006 13:56

      Merci pour cet éclairage. J’avais lu un article sur ce problème dans la presse londonienne, mais rien en France !

      Je ne suis pas contre la capitalisation a priori (qui est d’ailleurs largement développée en France), mais la manière dont on nous a vendu les fonds de pension en 2003 ! Arme économique peut-être, mais derrière, ce sont les retraites de centaines de milliers d’individus. Ou est le moyen, et ou est la fin... ?

      Pour rebondir sur un problème d’actualité, la retraite par répartition est basée sur une solidarité intergénérationnelle...bien mise à mal aujourd’hui, quoiqu’on puisse penser de l’efficacité économique du CPE.


      • lesigne (---.---.162.221) 24 mars 2006 15:36

        Merci, enfin un article qui parle de la réalité du système Anglais. Notre système n’est pas si mauvais que cela, mais il faut arrêter d’exonérer de charges sociales de trop nombreuses entreprises si nous voulons éviter que notre système soit pillé comme c’est le cas actuelement. Ralonger la durée de travaille sert à rien, il faut ouvrir l’emploi aux jeunes autrement qu’en nous faisant croire que le CPE et la solution.


        • ben (---.---.86.22) 24 mars 2006 15:51

          vous avez raison mieux vaut laisser les gens au chomage comme ca on aura pas a leur payé de retraite ....

          je caricature un peu ... mais pas tant que ca. et ce qui mets a mal le systeme de retraite francais c’est principalement les pré retraites et les regimes spéciaux


        • J ;(e (---.---.248.92) 24 mars 2006 21:25

          Effectivement, pour que notre système soit viable, encore faudrait-il que la lutte contre le chômage ne soit pas que de l’ordre des grandes déclarations. Le rapport entre le taux de chômage, l’inflation et les revendications salariales est bien connu depuis longtemps. Je soupçonne donc nos dirigeants de le laisser à de taux élevés pour garder une main d’oeuvre compétitive. J’en veux pour preuve cette citation :

          « Pour obtenir un ajustement donné des salaires, il faudra un niveau plus élevé du chômage conjoncturel. » Etude de l’OCDE sur l’emploi, Paris, juin 1994

          ou celle ci : « L’empressement des travailleurs à accepter des emplois faiblement rémunérés dépend en partie de la générosité relative des prestations de chômage... Il y a lieu, dans tous les pays, de raccourcir la durée des droits lorsqu’elle est trop longue ou de rendre les conditions d’admission plus strictes. » Banque Mondiale, World Department report, workers in an integrating world, Oxford university press, 1995


        • parkway (---.---.18.161) 27 mars 2006 11:46

          Oh ! oui ça fait bien longtemps que tout est prévu pour la précarisation des salariés (pas tous, demandez à Messier !)


        • Philippe Boisnard (---.---.84.37) 24 mars 2006 15:46

          Très bien de montrer cette réalité là. car en effet, par secteur la France est toujours critiquée (tel pays est mieux sur telle catégorie, tel autre sur une aute catégorie). Toutefois, il est clair que notre système tente tant bien que mal de penser l’équilibre des problèmes (retraite, chomage, services) grâce à une logique globale. On voit comment un Rtat peut s’en sortir avec l’Angleterre en créant de grandes diparités, déséquilibres (il faudrait penser le secteur hospitalier qui s’il se relève est encore très loin d’être performant et de la France, celui de l’éductaion à 2 vitesses, etc..)


          • ben (---.---.86.22) 24 mars 2006 15:57

            en france on ne cherche pas a équilibré mais a protéger le systeme qui profite aux gens qui travaillent(aient) ...

            je ne vois pas ou est l’équilibre avec 10% de chomeur ... pour avoir sa retraite il faut cotisé.

            Tous les pays ont (eu) des problèmes avec leur systeme de retraite. Ses anglais gardes une retraite d’état que j’aimerais bien pouvoir comparer aux retraites francaises dont ils me sembles que certaine sont tres basses....


          • mouten (---.---.209.193) 24 mars 2006 16:08

            voici un article tres interessant sur les defaillance du systeme anglais. Mais il faut neanmoins noter que la situation francaise est bien pire que celle decrite dans l’article.

            Actuellement, le seul deficit des retraites du public est d’environ 1000MdE (mille) et autant en plus pour le prive. Voir les dernieres rapports sur la question. BIen sur les chiffres sont tres flous, car dependent de pleins de parametre qui ont un impact fort quand on reflechit sur 30ans ! mais l’ordre de grandeur est la. Ce sont des chiffres si grands qu’on ne s’en rends memm plus compte. enfin ca fait quand meme 40000 EUR par foyer. Soit un dette (financierees et retraite) d’environ 100 000 EUR Par foyer !

            voila vous le savez tous maintenant. votre epargne est de 100 000 EUr plus faible que ce que vous croyez. Merci a 30 ans de politique de myopes.


            • Al-Capone (---.---.208.22) 25 mars 2006 13:03

              Je ne suis pas sur que cela soit de la myopie, je dirais plutot de l’egoisme. Avec un manque de respect total pour les jeunes et les generations avenir, voila comment en une generation ont peu detruirent un systeme, en sacrifiant les jeunes.

              Le probleme de financement des retraites est connu depuis plus de 25 ans.

              J’en ai toujours entendu parler du de mes 30 ans, ce probleme a commencé a etre traiter malheureusement quand 2003 !

              Pour etre honnete, j’ai mal au ventre d’avoir a cotisé pour une generation d’imcompetents, irresponsable, d’egoiste... Je ne trouve pas de mots assez dur.


            • ifelhim (---.---.126.11) 24 mars 2006 17:12

              Aucun système de retraite n’est parfait. Les fonds de pensions entraînent un certain nombre de questions légitimes (voir le cas ENRON), mais le système français, qui fait payer les retraites par les générations suivantes, mériterait que l’on se pose (réellement) aussi la question de sa fiablité qui est moins qu’avérée. La seule solution, incontournable semble-t’il, serait d’une part de mélanger les deux systèmes (capitalisation et répartition) mais aussi, compte-tenu de l’allongement de la durée de vie, allonger le temps de travail... au cours d’une vie et en France, sans doute aussi le temps de travail annuel. Sans compter une probable nécéssité de diminuer le montant des retraites. L’argent, en effet, n’est pas créé ex-nihilo, sauf via la spéculation mais ça pose d’autres problèmes (et c’est un autre sujet... smiley ). De nombreuses pistes de reflexion existent mais elles ont toutes un point commun : il faudra remettre en cause un certain nombre d’habitudes et « d’acquis ». Mais surtout il est urgent de réagir, en posant TOUTES les cartes sur la table...


              • thierry (---.---.122.242) 24 mars 2006 17:34

                Evidemment, ca peut paraitre évident que pour sauver les retraites, il faut travailler plus et plus longtemps. Mais il faut peut être aussi envisager d’autres pistes. Il y a 30 ans, 70% du PIB passaient dans les salaires et les cotisations sociales et 30% dans le profit des entreprises (entendez des actionnaires). Aujourd’hui, la part du profit a dépassé les 40%, laissant l’autre part inférieure à 60%. Or c’est grâce aux cotisations sociales que l’on finance les retraites, donc mécaniquement on a un problème de financement à cause de cette augmentation du profit et ce même si la durée de vie n’augmentait pas.

                Bref, peut être qu’il faut augmenter le temps de travail mais il faudrait aussi et surtout voir comment on veut que fonctionne notre pays. Est-ce qu’on souhaite que le profit passe avant tout et dirige notre société ou est-ce qu’on veut une société solidaire (concrètement en augmentant les charges pour revenir vers les 30% de profit d’il y a 30 ans) ? Si on refuse toujours de diminuer le profit des actionnaires par peur de la fuite des capitaux, on se transformera petit à petit en esclaves. Il faudra toujours travailler plus, plus longtemps et être moins bien payé. C’est une question de choix. Pour ma part, il est fait depuis longtemps.


              • ifelhim (---.---.126.11) 24 mars 2006 18:15

                C’est peut-être juste, je n’en sais rien mais suis prêt à vous croire (quoique je doute fortement). Cependant ce problème de profit est a replacer dans son contexte. Un exemple : Total. Ce groupe fait 95% de son chiffre d’affaire à l’étranger et des bénéfices colossaux. Théoriquement, comme c’est un groupe français, on devrait s’en réjouir, sauf que... 40% des dividendes, à eux seuls partent dans les poches des fonds de pensions américains. Alors le problème n’est pas que celui des profits, il est aussi celui du déficit d’actionnariat en France... Surtout lorsque l’on sait que le cas Total est plus ou moins généralisable à toutes les entreprises du CAC40 et concerne partiellement les autres marchés boursiers...


              • parkway (---.---.18.161) 27 mars 2006 11:49

                Voilà la solution : tout niveler par le bas !!

                Bien sûr, ne surtout pas parler des financiers, c’est un autre problême ;

                Et mon derch ! c’est du poulet ?


              • éric (---.---.153.64) 24 mars 2006 18:29

                Le système britannique des retraites et la catastrophe à laquelle nous assistons était prévisible. Après tout c’est le simple jeu de la concurrence tant adulée. Ils y a ceux qui gagnent et ceux qui perdent. Et comme par hasard, on appel l’État à la rescousse, c’est à dire le contribuable. Les assassins néo-libéraux implorent le père qu’ils voulaient tuer ! Au passage le contribuable aura payer sa retraite par capitalisation (et l’aura perdue) et la paiera à nouveau sous une autre forme.


                • (---.---.50.254) 27 mars 2006 20:00

                  En résumé c’est un système où le salarié paye 2 fois. Dans le fond de l’entreprise, puis via les impôts en tant que contribuable.

                  Il est normal que les entreprises ne soient pas contre. Quelle est leur responsabilité ? Aucune.

                  Pour infos, suivez ce qui va se passer pour Général Motors. Son fonds pour retraites (environ 1.000.000 de retraités), insuffisant, devra probablement être renfloué par l’Etat US, compte tenu de la situation financière de cette société.

                  Ce système est un pousse au crime. Car devant une catastrophe touchant autant de salariés, l’Etat se trouve dans l’obligation de payer.


                • Jojo (---.---.182.82) 25 mars 2006 00:50

                  Vu qu’à la limite j’entrave mieux tes graphes, fais nous une fresque là dessus.


                • www.jean-brice.fr (---.---.2.196) 24 mars 2006 21:03

                  Cet article devrait ouvrir les yeux de nos compatriotes sur les dangers du modèle anglo-saxon que veut nous imposer la classe dirigeante que nous subissons et qui s’est imposée par une loi inique qui a devoyé notre CONSTITUTION... Pour en savoir plus, allez sur le site www.jean-brice.fr


                  • lucky (---.---.24.3) 24 mars 2006 21:30

                    Est-ce le principe de capitalisation qui est critiqué, ou le laxisme britannique en matière de contrôle des fonds de pension ? Car les deux problèmes ne sont pas si liés qu’ils le sont dans votre article.

                    lucky


                    • lucky strike (---.---.43.89) 25 mars 2006 11:19

                      Introduction a la reponse :_lucky_ est le champion des indiscretions sur Premier Ministre Dominique De Villepin a la facon d’un « Gardinier Fumant » qui a mis fin a un Ministre Anglais, Profumo, celui-ci est descede - ALEA SUNT JACTA  ? - cette semaine. Oui, _lucky_ est d’un circle d’interieur des _Ghost_Writers_ autour du Dominique de Villepin. Les problemes des Assecurances Britanniques  : Une Femme Juliette, 45 ans, n’a pas recu de _Scottish Widows_ £250,000[ sa police d’assecurance apres la mort de leur mari]. Si _Scottish Widows_ n’est pas en grandes difficultes il y a des autres societes d’assurances qui sont deja vide de l’argent a repayer.


                    • (---.---.43.89) 25 mars 2006 16:42

                      Ann Abraham(Le U.K.-Ombudsman parlamentaire de la Chambre Commune d’Angleterre) parle d’un maladroit des tableaux financiels pour les retraitees et pensionaires regulieres.

                      Ann Abraham accuse le gouvernment Anglais d’avoir systematiquement distribuer des informations

                      * inaccurates - « by telling scheme members that they would receive the full value of their accrued rights if their scheme wound up and/or that the Minimum Funding Requirement was designed to ensure that schemes had enough assets to meet their liabilities in full » ;

                      * incompletes - « by omitting to mention the most highly significant factors - such as that a pension was only as secure as the employer sponsoring the scheme » ;

                      * en lumiere des groupuscules et crepuscules - « by using expressions such as ’fair value’ to indicate the government’s settled intention that non-pensioner members would have only an even chance of receiving their pensions » ;

                      * inconsistentes - from September 2000, some official statements and publications - especially those aimed at the general public - continued not to mention risk and to give a misleading impression as to the security of pension rights, while others began to explain the true position

                      En Angleterre 400 societes et leur Fond Pensionaire sont alle faillite et n’existent plus:Dommage negligeable de quelques petites _Milliards d’Euro(R. Altman, Pension Action Group).

                      - Mesdammes, Mecs d’arabeau-Afrique ! Quoi Voulez-Vous encore plus ? Vous ? Vous parlez des Milliards€²cacahuetes


                    • lucky (---.---.24.3) 27 mars 2006 22:39

                      Cher « lucky strike »,

                      je ne comprends pas un mot de vos réponses à mes commentaires. Comme ce n’est pas le premier, et n’étant pas spécialement fan de Villepin ni de Sarkozy, je commence sérieusement d’une part à douter de votre intégrité mentale, d’une autre à me demander si vous ne me confondez pas avec quelqu’un d’autre ?

                      lucky


                    • Agnès (---.---.218.103) 24 mars 2006 23:54

                      Le principe de capitalisation est « idiot en principe ». Que fais-t’on avec du capital quand on est vieux ? (Encore faut-il que le capital ne se soit pas « dilapidé tout seul ».) Le capital doit être utilisé pour construire l’avenir pas mis de côté en prévision du moment où on ne pourra plus le produire.


                      • Jojo (---.---.182.82) 25 mars 2006 00:52

                        Le capital, s’il en reste, va aux héritiers. Non ?

                        C’est assez tribal, je le concède.


                      • (---.---.216.197) 25 mars 2006 12:43

                        Ben oui, bien sûr, mais ce serait quand même plus judicieux que ce capital soit utilisé : un pour « procréer » des héritiers, deux pour les former, etc


                      • Copas (---.---.35.91) 25 mars 2006 20:23

                        La « capitalisation » c’est quand même les générations qui suivent qui travailleront à fournir les richesses necessaires au moment du paiement des pensions.

                        Il faut cesser, dans un raisonnement, de faire croire que les générations suivantes ne seront pas en solidarité avec les precedentes avec le principe de la capitalisation.

                        Bien sûr que le sort des pensionnés sera déterminé par la production de richesses de la génération suivante !

                        ....mais avec beaucoup plus d’instabilité dans le système des fonds de pension privés qui nourriront d’une façon certaine leurs instigateurs et les groupes financiers organisateurs, mais tout à fait incertaine les futurs pensionnés .

                        Quand ont été institués les systèmes de retraite il n’y avait pas eu de cotisations retraites préalables dans bien des secteurs... Non pas des cotisations insuffisantes, mais rien du tout dans beaucoup de secteurs ! Avons-nous oublié celà ? Et pourtant, rétrospectivement, qui dira que nous n’eumes pas les moyens de le faire, que celà mit à genoux la France ! Bien sûr qu’il y avait peu de retraités au départ, mais quand même !

                        Ca ne signifie nullement que les questions tournant autour du financement des retraites ne se posent pas, mais que ce débat a déjà eu lieu en partie il y a quelques dizaines d’années et qu’il faut cesser de le penser comme si il surgissait de nulle part.

                        La situation d’une partie des personnes âgées en Grande-Bretagne ou aux USA ne renvoie pas particulierement à un modèle « anglo-saxon » mais a une logique à l’oeuvre (aussi bien ici) où de considérables appétits veulent s’en prendre au « marché » des cotisations retraites (ce sont des sommes colossales qui justifient bien des tractations, des manipulations, des pressions et des batailles de propagande).

                        Nous avons ces pressions également en France... Comme partout dans le monde d’ailleurs dans les grands pays riches. Rien d’anglo-saxon, mais beaucoup plus un débat aiguisé par l’enjeu en milliers de milliards de dollars à l’échelle de la planête, un enjeu dont le résultat peut avoir comme consequences de appauvrissements brutaux et très violents d’énormes couches de travailleurs âgés, ainsi qu’un prélevement de richesses sur les cotisations versées qui est toujours plus important par des entreprises privées que par des organismes sociaux .

                        Avec les mêmes cartes biseautées et avec en arrière-fond les mêmes risques à venir comparables à une partie de la réalité des vieux en Grande-Bretagne (qui n’est pas là un jeu virtuel).


                      • Redj (---.---.199.178) 26 mars 2006 19:06

                        Votre raisonnement est très perspicace, et il prouve que le vrai problème des retraites c’est que tous les modèles sont construits sur une économie de croissance, hors cette croissance n’existe bientôt plus pour les populations...pour d’autre si...Mais il se foutent des retraites. Nous allons donc assister à la fin des retraites si nous ne captons pas les richesses que nous produisons, car ces richesses existent mais sont tout simplement en train de se concentrer dans quelques coffres forts suisses ou autres paradis fiscaux !

                        Il faut aussi noter un petit détail qui pourrait changer : Aujourd’hui plus on gagne sa vie pendant la vie active plus on touche une grosse retraite...et ce qui est scandaleux, c’est que ce n’est pas proportionnel ! Ca va au delà de la stricte proportion ! En effet il semblerait que les cadres intéressent plus nos cheres caisses de retraites complémentaires. Alors soyons sérieux, prennons des mesures solidaires ! Nous sommes quand même dans un pays où on s’inquiète de la possibilité pour nos futurs cadres retraités de continuer à rouler en mercedes alors qu’on commence à demander à nos smicars de cotiser sur des assurances vies...le smic c’est moins de 1000euros restons serieux !


                      • Le bateleur Le bateleur 25 mars 2006 21:45

                        Ces ... difficultés étaient pressenties depuis un certain nombre d’années

                        D’où les pressions exercées sur ceux qui ne sont pas encore dans le système (les français par exemple) pour retarder les syptomes en abondant eux aussi aux fonds de pensions.

                        Il faut rappeler que la bourse comme tout raccouci ne peut profiter réellement qu’aux premiers qui disposent de l’information les autres se retrouvent dans un bouchon ... ou un siphon.

                        Luc Comeau-Montasse

                        du fagot des Nombreux


                        • louise (---.---.226.237) 27 mars 2006 04:01

                          je trouve cet article intéressant, je regrette simplement que oh comble de l’ironie, google nous presente des liens commerciaux sur les meilleurs placements pour la retraite !

                          bien à vous louise


                          • Placement (---.---.21.239) 5 mai 2006 15:03

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                          • Cachafaz (---.---.223.190) 27 mars 2006 10:38

                            Ah les sacrés fonds de pension ! Ne seront-ils les mêmes par hasard qui demandent aux entreprises de plus en plus de profits pour les actionnaires, de moins en moins d’investissement, si possible accompagné de délocalisations et chômage ? Joly schéma pour appauvrir au même temps les retraites, les jeunes et tout le monde !


                            • couettou (---.---.207.134) 28 mars 2006 10:44

                              Ceci montre qu’il n’y a pas de modèle parfait. En effet on le cite souvent en exemple le modèle anglo-saxon pour son plein emploi et un taux de chômage proche des 6%. Cependant, on n’évoque pas les travailleurs pauvres qui mettent à la fois la cohésion sociale en péril et qui ne sont pas bénéfique pour l’économie.

                              Ainsi les systèmes des retraites est un autre point faible de ce système. Les charges auprès des entreprises et les impôts sont faibles mais les prestations sociales redistribuées sont elles aussi très faibles(retraites).


                              • mage (---.---.149.180) 1er avril 2006 19:20

                                Lorsque un Euro de cotisation retenu est reversé pour les régime sociaux - dont la retraite- cet Euro couvre 100% des dépenses sociales : avec les fonds de pension (retraite + santé) la récolte sera amputée des profits à reverser (15%) dans une société où la croissance peine à atteindre 3% l’an ! Aucun diplôme n’est nécessaire pour comprendre vers quelle « erreur » spéculative les anglos veulent nous conduire. De même que par solidarité du fort envers le faible tous les revenus doivent abonder la caisse commune (type csg Rocard). Inflation comprise, le PIB a peu varié en 10 ans donc, si le gâteau est presque identique pour une proche et même tablée, les parts sont devenues graves pour la stabilité politique.


                                • jako (---.---.25.41) 1er avril 2006 22:30

                                  c’est amusant de voir que sur ce type d’article il y a absence totale de commentaires de nos « amis » anglos-saxons alors que quand on parle de sujets francos français cela pleut

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