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Le FMI attaque l’Europe

Le FMI ne tarit pas de critiques envers l’Europe. Laxiste, dépensière, il est temps de la « réformer ». Entendez par là baisser les prestations sociales, privatiser les services publics, démanteler le droit du travail. Les Etats-Unis qui pilotent le FMI et le milieu des affaires qui est aux commandes de l’économie pressent l’Europe de se dépouiller au plus vite de ses protections sociales. Que signifie l’arrivée du FMI sur la scène européenne ? Quel sont ses résultats passés ? Quel rôle jouent les Etats-Unis dans ce processus ? Eléments de réponse.

Le FMI qui a un bilan totalement désastreux dans les pays pauvres (voir les documentaires présentés ici) étend en ce moment sa politique à l’Europe.

Depuis la fin des accords de Bretton Woods, cette institution pilotée par les Etats-Unis (majoritaires en voix) a systématiquement prôné la privatisation et la suppression des politiques sociales (fin des remboursements des frais de santé, fin des services publics etc.) Il n’a jamais été présenté un éventail de remèdes disponibles à chaque pays selon sa situation propre, comme cela se pratiquait à la Banque Mondiale avant 1973. Ce sont toujours les mêmes recettes qui sont appliquées sans distinction et présentées comme une panacée par le FMI. C’est ce que dénonce Joseph Stiglitz, prix nobel d’économie et ancien économiste en chef à la Banque Mondiale dans La Grande Désillusion. Selon lui, si la Banque Mondiale a conservé une tendance à poser un diagnostic un peu personnalisé sur chaque pays, le FMI se montre fondamentaliste dans l’application des politiques néolibérales, ces dernières étant considérées comme le seul remède possible quel que soit le mal. Un dogme impossible à remettre en question à l’intérieur de l’institution, personne n’accepte d’entrer dans une telle réflexion. A cet égard, il faut bien constater que le néolibéralisme est une idéologie. Certains l’ont nommé TINA, There Is No Alternative, en référence à la maxime de Margaret Tatcher, toujours répétée depuis.

De fait, les populations sont toujours ressorties appauvries de ces cures d’austérité, et cela a parfois été jusqu’à les priver de ressources vitales. Ainsi au Ghana au début des années 2000, la privatisation de la compagnie nationale de distribution de l’eau, suite à un ajustement structurel, a contraint de nombreux villageois à devoir choisir entre boire de l’eau potable et manger. L’entreprise nouvellement en charge de la distribution avait doublé les prix, voire triplé ou quadruplé selon les villes.
A la même époque, la privatisation de l’eau en Bolivie créait des manifestations monstres, forçant le gouvernement à reculer.
Aujourd’hui c’est au Honduras que l’on poursuit le genre de programme, après que les Etats-Unis et l’élite locale aient renversé illégalement le président Zelaya, trop à gauche selon eux.
Ces quelques exemples se retrouvent dans de nombreux autres pays, et pour toutes sortes de denrées et de secteurs d’activité. Il faut étudier les conséquences de ces politiques sur les populations si l’on veut évaluer correctement l’action du FMI. Systématiquement, l’élite locale s’est enrichie tandis que le peuple s’est appauvri. Cette politique est criminelle lorsqu’elle prive des citoyens de soins, d’eau potable, de nourriture, ou d’éducation.

Le FMI ou la Banque Mondiale ne posent jamais comme condition à leurs prêts : améliorer la redistribution des richesses pour soulager la pauvreté. Il s’agit toujours d’incriminer l’Etat pour taxer la population au profit d’entreprises derrière lesquelles se trouvent de riches notables locaux ou occidentaux. Le transfert de richesse s’opère des pauvres vers les riches.

La vente des actifs d’un pays (souvent à prix bradé, voir par exemple le cas de l’Argentine sous Carlos Menem) et les coupes budgétaires améliore temporairement l’état des finances publiques. Au lieu d’encourager le pays à se libérer d’une dette souvent asphyxiante (de 20 à 35% du budget de l’Etat pour dette remboursée plusieurs fois par le jeu des intérêts), les institutions de Bretton Woods conviennent immédiatement d’un nouveau prêt (voir par exemple le cas de l’Ouganda traité ici)... Et l’argent prêté par le FMI doit être utilisé suivant les conditions fixées par l’organisme international "américain" : constructions de centrales électriques, de routes, de barrages etc... Tout l’argent retourne ainsi aux pays prêteurs du Nord, dans la poche des entreprises qui réalisent ces constructions. Ces projets gonflent les chiffres de l’investissement, du PIB, de la croissance, et profitent à l’élite riche. On parle de succès, les journaux de droite utilisent ces résultats comme argument en faveur de la politique néolibérale du FMI. Mais la population majoritairement pauvre s’est appauvrie comme le montrent tous les indicateurs de pauvreté et de mesure de l’inégalité, qui explosent depuis trente ans. Mieux, le pays concerné se retrouve à nouveau lié par une dette qu’il faudra rembourser et dont il faudra payer les intérêts : les pays donateurs gagnent une seconde fois, et le pays pauvre perd toute indépendance. C’est ce système que l’on nomme parfois "néocolonialisme".

Comme exemple de cette politique néocoloniale on peut citer par exemple le cas d’Haïti. La dictature des Duvalier coopérait avec les programmes américains, faute de quoi elle aurait été renversée comme l’a été Aristide ou comme ailleurs Allende, Roldos, Torrijos... Ainsi dès 1984, le FMI a obligé Port-au-Prince à supprimer toutes ses barrières douanières et à démanteler les rares et derniers services publics de l’île. Les produits agricoles américains, dont le riz, ont envahi le pays et ont jeté une grande partie de la paysannerie dans la pauvreté. Ceux-ci sont venus se réfugier dans les villes, où les entreprises américaines ont installé des ateliers textiles à bas coup, les "Sweap Shops". Les haïtiens y travaillent douze heures par jour pour un salaire dérisoire, même au regard du coup de la vie local (28 cent de l’heure chez Disney par exemple). A cet effet, Clinton a créé au début des années 90 une zone franche permettant aux entreprises américaines de rapatrier leur production sans payer de frais de douane. Techniquement c’est comme si cette zone franche faisait partie du territoire américain, droit du travail et salaires mis à part. Haïti qui produisant 90% de sa nourriture il y a trente ans en importe aujourd’hui 55%. En outre l’argent du FMI, utilisé en fonction des intérêts américains aux conditions dictées par le FMI, devra être remboursé par une population exsangue.

Selon John Perkins, qui a exercé pendant 15 ans le métier de "tueur économique" pour le compte du gouvernement américain et de multinationales, le FMI propose volontairement des prêts impossibles à rembourser de manière à tenir les pays sous le contrôle des Etats-Unis. C’est une stratégie adoptée et perfectionnée depuis plus de 50 ans pour dominer le monde par l’arme économique. Toujours selon lui, les Etats-Unis travaillent ainsi consciemment à élargir et maintenir un Empire, à l’image des autres empires déclarés de l’Histoire, comme jadis la France, l’Angleterre, Rome ou la Grèce... Mais ce dernier instille cette nouveauté qu’il parvient à ses fins en ne se saisissant de l’arme militaire qu’en dernier recours, la guerre économique et la corruption des élites nationales apportant d’assez bons résultats.

Selon Noam Chomsky, cette stratégie est née en réponse à la démocratie et aux mouvements sociaux d’après-guerre, qui sont parvenus à faire pression sur les politiques gouvernementales. La populations des Etats-Unis n’accepterait pas la manière dont se comporte son gouvernement si la question lui était posée ouvertement. Cela a forcé l’élite à opérer de façon détournée, soit par l’entremise d’entreprises privées (voir John Perkins), soit par des opérations militaires clandestines comme l’assassinat de syndicalistes en Amérique du Sud, ou le financement de groupes armés (Exemple des "Contras" au Nicaragua).

Dès les années 20, Edward Bernays théorisa dans son ouvrage Propaganda les techniques de manipulation de l’opinion. Les "relations publiques", la "communication" et la presse ont servi de relais à une désinformation de masse. Ces nouveaux attributs du pouvoir se sont développées et affinés durant tout le XXème siècle, permettant à l’élite politico-économique de perpétuer sa domination sur le monde occidental et sur le monde entier ; la chute de l’Empire stalinien ayant ouvert l’ère unipolaire que nous connaissont aujourd’hui et au sein de laquelle aucune force n’est encore en mesure de faire contre-poids. Ce que l’on nomme généralement "mondialisation", à ce titre, n’est pas autre chose que l’expansion de l’Empire américain, le FMI étant une arme parmi d’autres.

A l’heure où le FMI et les Etats-Unis s’intéressent de près aux affaires internes de l’Europe, il est essentiel de savoir à qui l’on a à faire. Hier, le Figaro nous rappelait dans ses pages saumon (p18 et 19) que les ministres des finances des pays européens ont accepté l’obligation de soumettre leur budgets nationaux à un examen préalable devant les instances européennes. L’examen devrait avoir lieu au printemps, ce qui laisserait le temps de faire d’éventuelles corrections. C’est une nouvelle délégation de pouvoir vers les institutions non démocratiques de l’Union. Le FMI, lui, trouve ces mesures trop timorées et il presse l’Europe de créer une autorité commune qui soit chargée de déterminer le niveau de déficit budgétaire admissible pays par pays. Il réclame également que chaque pays membre adopte des règles internes contraignantes qui forcent à limiter le déficit. Ainsi, la stimulation keynésienne de l’économie par l’investissement public est en train de devenir de facto une politique interdite en Europe. La formule "There Is No Alternative" semble avoir de beaux jours devant elle. Si les peuples ne se défendent pas de façon concertée, il est probable que l’irruption du FMI sur la scène européenne ne signe le début d’un processus de tiers-mondisation du continent.

Le Figaro nous apprenait encore hier que la Maison blanche fait pression pour que l’Espagne adopte son plan de rigueur. Les Etats-Unis, affublés d’un déficit abyssal, à la tête d’une économie à bout de souffle ont urgemment besoin d’énergie pour perpétuer leur non négociable "way of life", que seul le dollar-référence protège de l’effondrement. L’Europe sera-t-elle l’ultime richesse à venir alimenter la machine américaine ?
 
Raphaël Massi
 

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79 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 11 juin 2010 12:10

    Le FMI ne tarit pas de critiques envers l’Europe. Laxiste, dépensière, il est temps de la « réformer ». Entendez par là baisser les prestations sociales, privatiser les services publics, démanteler le droit du travail.

    Il convient de cesser de considérer les « réformes » et le Capitalisme comme LES maux absolus et de faire évoluer le second vers un Capitalisme Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable grâce à l’instauration d’une Allocation Universelle transitoire suivie de la génération d’un Dividende Universel permanent et évolutif, « fonds de pension national » solidairement et collectivement géré par une structure spécifique, indépendante de l’État et représentative des citoyens-électeurs-contribuables.
    (cf.
    Mémoires présidentiels : 2012 - 2022)

    Bis repetita placent...
    La liberté d’expression permet aux « anti-capitalistes » et aux « anti fonds de pension », et cætera, de répéter inlassablement leurs mêmes antiennes rétrogrades, affirmations indémontrées et non étayées par des observations tangibles.
    Donc, n’en déplaise à beaucoup, la même liberté d’expression m’autorise également à répéter tout aussi inlassablement mes propres propositions progressistes.


    • robespierre55 robespierre55 12 juin 2010 05:29

      Jusqu’à présent je croyais que le vide absolu n’était qu’une image asymptote de la réalité.
      En lisant le commentaire initial de ce fil (M. Ll...) je prends conscience de mon erreur.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 12 juin 2010 19:10

      robespierre55 (xxx.xxx.xxx.58) 12 juin 05:29

      Mon commentaire ne pouvait être de meilleure qualité car émanant d’un nanti capitaliste...


    • sheeldon 11 juin 2010 13:14

      bonjour

      très bon article

      cordialement


      • Inca Inca 11 juin 2010 13:26

        Merci pour cette synthèse éclairante.
        Entre-temps, les porte-paroles de ces groupes, à savoir les médias, essayent de nous imposer un de leur valet, nommé DSK, pour diriger et formater la France à leurs idées.


        • 1984 11 juin 2010 13:55

          Exact, il faut réussir à casser DSK sur le net comme on l’a fait pour la campagne de vaccination de la grippe A !


        • Inca Inca 11 juin 2010 14:08

          Tout à fait, ils essayent de nous inoculer DSK contre notre plein gré.


        • Inca Inca 11 juin 2010 14:12

          erratum :

          « un de leurs valets »


        • pierrot123 11 juin 2010 16:48

          D.« $ ».K . ?..JAMAIS !


        • liberta 11 juin 2010 13:46

          avez vous remarqué le nouveau logo européen ?
          Ca ne vous dit rien ?
          C’est l’oeil d’Horus , emblème des illuminatis et que l’on retrouve sur le billet de 1 dollar
          A méditer


          • Martin D 11 juin 2010 14:14

            oui je l’ai remarqué il y a 3 semaines je crois, lors d’une réunion européenne je crois...

            bravo à l’auteur pour cet article on ne peut plus clair et limpide....notre monde est basé sur l’endettement et sur l’appauvrissement des plus faibles, qu’ils soient du monde non occidental ou occidental.

            les aristocrates, les notable, les pharaons, les roitelets, les barons et ducs, les milliardaires et les millionnaires n’ont qu’un seul but : toujours s’enrichir ! y compris au dépens du peuple.

            vous allez voir, le dollar va s’effondrer, une grande récession va alors survenir et rien n’y personne ne pourra redresser la barre...c’est malheureusement pour bientôt


          • edzez edzez 11 juin 2010 13:54

            @liberta
            seulement à mediter, les symboles illuminatis ,c’est du vent, mais ce que fait le fmi , le cfr ... ce n’est pas du vent.


            • liberta 11 juin 2010 14:00

              @edzez
              Le CFR dont vous ne contestez pas l’existence est un chainon des illuminatis ainsi que la Trilatérale, Les Bilderberg, Skulls and Bones etc.....
              Malheureusement les illuminatis ne sont pas du vent mais les organisateurs du monde


              • dom y loulou dom 11 juin 2010 22:12

                euh les organisateurs du monde est vraiment leur faire trop d’honneur...

                les destructeurs du monde vous voulez dire sans doute ?


              • Crazy Horse Crazy Horse 12 juin 2010 11:40

                @Liberta

                On n’a pas besoin d’invoquer les Illuminatis pour expliquer ce qu’il se passe dans le monde. L’existence de ce groupe n’est pas démontrable. A ma connaissance, il n’y a que deux documents qui attestent de l’existence des « Illuminés de Bavière », et ce ne sont pas les Illuminatis. Il s’agit d’un texte administratif conservé aux archives de Bavière, et du bouquin de John Robison intitulé « Proof of a conspiracy to destroy all religions and government ruling in secret by reading societies », paru en 1792. A en croire Robinson, dont j’ai lu l’ouvrage, Adam Weishaupt était un homme bien trop présomptueux et imprudent pour que son organisation arrive à ses fins. D’ailleurs, le gouvernement de Bavière de l’époque a dispersé le groupe assez facilement.

                Vu l’armada de « bien pensants » et d’agents de propagande de l’ordre établi qu’on a en face, il est plus productif je crois de démontrer l’existence d’une oligarchie peu scrupuleuse en se basant sur les faits observables et démontrables.

                On a bien plus d’éléments sur la Trillatérale ou les Bilderberg par exemple, dont personne ne conteste l’existence, et il est facile de sensibiliser les gens sur le fait que ces réunions sont un pied de nez fait à la démocratie, que l’opacité qui les entoure est inadmissible dans une société dite « libre ».


              • Krokodilo Krokodilo 11 juin 2010 14:07

                On a nationalisé les pertes des banques sans nationaliser les banques elles-mêmes, et voilà le résultat : les marchés exigent de la rigueur tout en reprenant leurs habitudes de distributions de bonus par millions.


                • sisyphe sisyphe 11 juin 2010 14:14

                  Le FMI est le bras armé d’une politique tout à fait cohérente depuis les accords scélérats de 1973 ; la privatisation du monde. 

                  La dette des pays a, en effet, commencé en 1974, juste après que le système financier ait retiré le pouvoir de création de l’argent aux états, et même leur pouvoir d’emprunter directment aux banques centrales. 

                  La privatisation, donc, du pouvoir de création de l’argent, était la mesure charnière qui amorçait le processus global de privatisation et de financiarisation du monde, qui n’a fait que s’étendre depuis. 

                  On empêche les états de créer de l’argent, on provoque donc volontairement leur endettement, avec l’appui actif de tous les milieux financiers (bourses, banques, organismes financiers, spéculation) et, une fois les pays endettés........... interviennent les officines de ces institutins financières ; Banque Mondiale, OMC, FMI, pour procéder au démantèlement des fonctions des états (protection sociale, salaires minimums, services sociaux), et procéder à la privatisation des ressources, des entreprises, des services.. 

                  Les états ne sont plus que des coquilles vides, livrées entièrement aux mains des prédateurs financiers, qui procèdent ainsi à l’établissement du système qu’ils ont eux-mêmes enclenché ; celui, globalisé, de leur domination sur un monde privatisé. 

                  PARTOUT où le FMI est intervenu, avec ses recettes et méthodes « d’aide aux pays endettés », on a assisté aux détériorations des conditions de vie, à la paupérisation croissante des populations, à la destruction de tous les systèmes de protection sociale, au bénéfice de la finance. 

                  L’Argentine est, à cet égard, un exemple particulièrement édifiant. 

                  Plongée dans une crise d’une gravité sans précédent, à la suite de l’imposition des mesures du FMI, en 2001, (plus de 50% de sa population en dessous du seuil de pauvreté) prise à la gorge, elle a été en proie aux émeutes (de la faim) que tout le monde a encore en mémoire.

                  Il lui a suffi de se déclarer en cessation de paiement de ses dettes, d’abandonner la parité peso-dollar (imposée par le FMI), puis, des mesures prises sous la présidence de Kirchner, (je cite) : 

                  Néstor Kirchner exerce la fonction de président de la République argentine de 2003 à 2007. Il renégocie la dette du pays en 2005 (en fait, il refuse le remboursement de trois quarts des 100 milliards de dollars de dette extérieure). Il gèle les tarifs énergétiques et du transport, et taxe très fortement les importations, il relance l’activité économique (+ 50 % en cinq ans) soutenue par les dépenses publiques, et double la masse salariale (de 2003 à 2007), pour repartir vers la croissance, et améliorer sa situation

                  Ainsi, de 2003 à 2007 le PIB repart à 9 % de croissance annuelle, en produisant une réactivation économique dans tous les secteurs, une forte réduction de la pauvreté et un retour de la classe moyenne.

                  Depuis 2003, l’Argentine semble avoir repris le chemin de la forte croissance économique et de l’augmentation des salaires.

                  L’Argentine est aujourd’hui le pays le plus développé du continent latino-américain en 2005 selon les données des Nations-Unis fournies en 20071 et se rapproche des standards européens de niveau de vie.

                  Preuve que le FMI et ses « recettes » constituent le plus grave danger pour les démocraties, et plus globalement, pour les états, puisque sa politique est l’éxécution fidèle du plan global de privatisation du monde, orchestrée et imposée par la dictature des « marchés », et des puissances financières. 



                  • sisyphe sisyphe 11 juin 2010 14:26

                    A propos, n’est-ce pas un « socialiste » (celui avancé par tous les médias pour être le futur candidat de « la gauche » à l’élection présidentielle), qui sévit à la tête de cette instance scélérate ? 

                    Pour dire à quel point la pseudo « gauche » française et européenne en est rendue...

                    Sinon, oui, merci à l’auteur de rappeler que la politique prônée, suivie et imposée par le FMI est bien celle d’une IDEOLOGIE ; la seule qui subsiste au monde : l’idéologie de la privatisation du monde par le système capitaliste libéral et financier, celle de la loi des « marchés » tout puissants ; l’idéologie « libérale » dictatoriale de Hayek, Friedman et consorts.. . 

                    Que viva Chavez !! 


                  • leypanou 11 juin 2010 14:16

                    @l’auteur :

                    Excellent article car il permet de se re-mémorer l’idéologie du FMI. De toute façon, on assiste actuellement à une offensive tous azimuts contre toutes les avancées sociales -temps de travail, retraite, santé, etc, etc-, en particulier en Europe. Bilderberg est passé par là apparemment.

                    @Pasou :

                    et à fort pouvoir de nuisance (SNCF, controleur du ciel etc..) : peut-être, mais n’est-il pas plus urgent de trouver une solution à ces retraites chapeaux d’une poignée d’individus ainsi que les salaires scandaleux de hauts dirigeants des entreprises du CAC 40 ?


                    • edzez edzez 11 juin 2010 14:44

                      @sisyphe

                      Viva Chavez, lui c’est un homme, et ça manque pas des gars comme lui.

                      Des gens comme lui , qui laissent une belle empreinte à cet umanité.

                      @liberta

                      je connais ses theorie , ça me passionne, en tout cas , on se fait passer pour des idiots quand on aborde ces theories.
                      Mais bon, c’est que de la speculation, il ne faut pas voir que les faits et seulement les faits, pour comprendre, sans aller etudier les symboles qui sont que du vent.


                      • edzez edzez 11 juin 2010 14:51

                        @liberta , je me suis contredit.

                        je connais ses théories , ça me passionne.
                        En tout cas , on se fait passer pour des idiots quand on aborde ces theories.

                        Mais bon, c’est que de la spéculation, il ne faut s’attarder que sur les faits et seulement les faits, pour comprendre, sans aller étudier les symboles qui sont que du vent et futilité.


                        • fwed fwed 11 juin 2010 14:56

                          Bonne synthèse des outils mis en place pour cette guerre monétaire donc économique.

                          De plus vous arrivez à parler de Perkins, chomsky et barnays sans trop déborder.

                          Un seul mot : Bravo.


                          • liberta 11 juin 2010 15:18

                            DSK plaide pour que le FMI devienne la Banque Centrale du Monde et ce qui se passe en ce moment reflète bien que le projet des Illuminatis est bien en marche

                            Je rappelle la théorie de Kissinger (grand Illuminati) qui dit :

                            -celui qui contrôle la nourriture, contrôle peuple
                            -celui qui contrôle l’énergie, contrôle les continents
                            -celui qui contrôle l’argent, contrôle le monde

                            Le FMI tente de resserrer les libertés des états Européens mais la mise en place d’un fonds européen (bien qu’actuellement virtuel) lors des réunions des 7 et 8 mai dernier peut freiner les ardeurs du FMI, ce qui provoque une attaque de celui-ci

                            En effet, à terme la participation financière de l’Europe au FMI sera du fait de la création du fonds européen,, , moins importante (elle est actuellement des 2/3) et les Etats Unis devront mettre davantage la main à la poche
                            (affaire à suivre)


                            • François51 François51 11 juin 2010 15:24

                              et DSK son président est le candidat préféré de « gauche » des Français, si l’on en croit les sondages. c’est dire si les Français sont bien informé.
                              maintenant, les sondages on leur fait dire un peu ce qu’on veut. pourvu que l’on soit dans la continuité. après Sarkosy, DSK le même néo-mondialiste qui se fera un plaisir de liquider la nation France pour terminer le travail de son prédécesseur si par malheur il devait être élu en 2012.
                              a moins qu’il ne soit pas candidat. là, il rendrait service au pays. ...


                              • paul mohad dhib 11 juin 2010 15:25

                                mon avis, au delà de la DÉMENCE des leaders, petits et grands, la fin du pétrole c’est la fin d’une civilisation, point barre, de plus fini les grandes découvertes qui changent le monde, des améliorations certes....alors..un véhicule ne peut vous amener de A a B,....
                                retours a la vie locale, etc...etc..l’occasion pour l’humain de sortir de la barbarie et de muter dans sa psyche........que du bonheur, non ?


                                • edzez edzez 11 juin 2010 15:26

                                  @liberta, pour illuminati, je dis maintenant , gaga, ça fait tendance.


                                  • edzez edzez 11 juin 2010 15:32

                                    « Pour mettre en place un gouvernement mondial, il est nécéssaire de retirer des esprits leur individualisme, leur loyalité aux traditions familiales, leur patriotisme national, et leurs dogmes religieux. »


                                    « Il est une chance que les gens de la nation ne comprennent pas notre système bancaire et monétaire, parce que si tel était le cas, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin. »


                                    « Il est aussi dans l’intérêt d’un tyran de garder son peuple pauvre, pour qu’il ne puisse pas se protéger par les armes, et qu’il soit si occuppé à ses tâches quotidiennes qu’il n’aie pas le temps pour la rebellion. »


                                    • johnford johnford 11 juin 2010 15:35

                                      Ah peuples européens ça ne va pas du tout le déficit que nous les banquiers avons fabriqué en vous volant la création monétaire est inacceptable, il est temps pour vous d’abandonner tout vos acquis sociaux et d’accepter la privatisation de tous vos services pour qu’on s’enrichisse encore plus ; et grande magie, grâce à nos médias vous allez être persuadés que c’est logique et indispensable.


                                      • PhilVite PhilVite 11 juin 2010 15:50

                                        Excellent résumé. C’est ahurissant, mais c’est exactement ça !


                                      • edzez edzez 11 juin 2010 15:43

                                        @johnford , tromperie , arnaque , vice , ça rentre petit à petit dans les moeurs .

                                        tout ça devient normal , la famille n’a plus de base solide, les vieux abondonnés , les jeunes ne pensent qu’au gain.

                                        L’etat n’est plus souverain, le depot n’a plus de sens avec son deficit, qui n’est pas logique , et ça en fac, on ne l’apprend pas , comment les banques fonctionnent.


                                        • tchoo 11 juin 2010 16:01

                                          Voila Sisyphe l’ écrit

                                          un bras d’honneur au FMI et au pourvoyeur de dettes

                                          et dans le même temps à DSK.

                                          Et le monde sera meilleur !


                                          • Radis Call 11 juin 2010 16:10

                                            Il y a le système de Bretton Woods de 1994 :

                                            http://geronim.free.fr/ecogene/bts2/d1partie62.htm


                                              • Radis Call 11 juin 2010 16:29

                                                Et puis ouvrez vos mirettes et esgourdez :

                                                http://www.pauljorion.com/blog/?p=12818#comments


                                                • liberta 11 juin 2010 16:45

                                                  @edzez

                                                  le terme « gaga » pour illuminatis est votre illustration personnelle de cette organisation

                                                  Illuminatis veut dire « Lumière »
                                                  Les puissants , dont certaines familles royales qui ont crée ce groupe pensaient détenir des connaissances mais qui devaient rester à l’intérieur de leur groupe
                                                  C’est pourquoi ils demeurent toujours plus que discrets mais Internet fera qu’ils ne pourront pas rester longtemps dans l’ombre

                                                  L’enveloppe se déchire déjà avec Bilderberg dont on parle sur le net de plus en plus malgré le silence des médias français

                                                  Pour ma part, ayant pris connaissance dans le détail de ce que sont les illuminatis (qui pourraient s’appeler les Prédateurs du Monde), je conserve le terme


                                                  • Le péripate Le péripate 11 juin 2010 17:37

                                                    Moi, j’aimerais comprendre comment la richesse se transfère des pauvres vers les riches.

                                                    Car les pauvres ne sont pas riches. Ou alors la richesse se transfère des riches vers les pauvres, qui du coup deviennent riches et les autres pauvres. Là ça marche.

                                                    Bon, c’est surement un truc trop fort pour moi.

                                                    Sinon j’ai beaucoup aimé les liens vers la propre production littéraire de l’auteur. Un autoréférencement très crédible. Si si.

                                                    Du travail sérieux.


                                                    • sisyphe sisyphe 11 juin 2010 19:02

                                                      vote : -1
                                                      Par Le péripate (xxx.xxx.xxx.149) 11 juin 17:37

                                                      Moi, j’aimerais comprendre comment la richesse se transfère des pauvres vers les riches.


                                                      Ah !

                                                      Péripate joue les couillons !! smiley 

                                                      Mais tu as dû faire des mathématiques dans ton jeune âge, je suppose...

                                                      Auquel cas tu ne dois avoir aucune difficulté à comprendre que prendre un peu (d’argent) à beaucoup (d’individus), revient à donner beaucoup (d’argent) à peu (de riches)..

                                                      Comme on est dans une proportion, en gros, de 5% de personnes qui détiennent 80% des richesses mondiales, ça laisse ; disons 80% de 6 milliards et demi de personnes qui en alimentent moins de 10%% (je simplifie) ; un gros, gros, gros pactole... 

                                                      Ca y est, ça rentre ?? 

                                                       smiley 


                                                    • JJ il muratore JJ il muratore 11 juin 2010 19:05

                                                      Les pays riches (en gros l’Occident+ les pays exportateurs de pétrole) ne sont riches que parcequ’endettés. Leurs dettes « souveraines » (de l’Etat) peuvent servir soit au train de vie de l’Etat soit à des investissements « productifs » (Transports, Education, Santé). Leurs citoyens peuvent aussi être endettés.
                                                      Les Banques et le système financier collectent de l’argent et le prêtent avec intérêt (couverture du risque pris)
                                                      Qui fournit de l’argent aux Etats qui s’endettent ? Leurs citoyens épargnants quand l’impôt n’est pas confiscatoire (Obligations d’Etat) et d’autres Etats. Ainsi la Chine est le 1er créancier des USA. Les banques également prêtent de l’argent non pas sur leurs fonds propres mais sur leur collecte. Et là on va comprendre comment les pauvres transfèrent leur misère vers les pays riches. Les pauvres des pays non riches ne disposent pas des protections et sécurité qu’offrent à leurs citoyens les pays riches : pour prévoir les coups dur de la vie ils sont obligés d’être vertueux : ils épargnent, 15 ou 20$ par an multiplié par des centaines de millions d’épargnants pauvres sont confiés aux banques qui les gèrent en les plaçant avec de juteux intérêts auprés des particuliers riches et auprés des Etats riches. (D’ailleurs plus un Etat est riche plus il est endetté, curieux non ?)
                                                      Le japon est atypique il n’emprunte qu’à ses citoyens.
                                                      Quand la dette d’un Etat ne sert qu’à son train de vie les taux d’intérêt grimpent quand elle sert pour un majeure partie à de l’investissement qui va créer des richesse les taux d’intérêt baissent : dette vertueuse)
                                                      Quand un Etat fait défaut et ne paye plus les intérêts qu’il doit il est mis en faillite et les premiers à soufrire sont les pauvres de cet etat et ceux qui avaient confié aux banques leurs petites économies de pauvres. La suite est qu’il ne pourra que très difficilement emprunter et à des taux très élevés, son économie stagnera et les pauvres de cet etat seont les premiers à en subir les conséquences. Ceux qui prônent « il suffit de ne pas rembourser la dette » sont des ignorants démagogues.


                                                    • sisyphe sisyphe 11 juin 2010 20:17

                                                      Ce que vous racontez, c’est la propagande libérale habituelle, et c’est totalement faux. 

                                                      vous dites (je cite) : 

                                                      Les banques également prêtent de l’argent non pas sur leurs fonds propres mais sur leur collecte.

                                                      Evidemment totalement FAUX. Les banques CREENT de l’argent ; 10 fois la valeur de ce qu’elles « collectent ». Elles prêtent donc de l’argent qui n’existe pas ; d’où les bulles, le décalage total de l’économie réelle avec la pseudo économie financiarisée. 

                                                      Le seul problème est d’avoir confié la création de l’argent au privé (banques, organismes financiers), et la seule solution , c’est l’urgente et nécessaire réforme monétaire qui redonnera à des organismes démocratiquement sous le contrôle des états et des citoyens, le pouvoir de création de l’argent. 

                                                      Le constat est simple, clair, lumineux ; la dette des états date de 1974 ; soit juste quelques mois après les accords scélérats de 1973. 

                                                      STOP à la dictature des banques et des puissances financières ; que les banques, pour avoir de l’argent, soient obligées de l’emprunter, avec intérêts, variables suivant leur cotation, basée sur leurs résultats, et basta. 


                                                    • sisyphe sisyphe 11 juin 2010 20:20

                                                      Et j’insiste ; à l’image de l’Argentine, que les états se déclarent en cessation de paiement, et annulent leurs dettes vis à vis des banques et organismes financiers. 

                                                      Ils ne s’en porteront que mieux, et ça fera le vide dans les rangs des mafieux. 

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