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Accueil du site > Actualités > International > Le FMI de DSK était prêt au remplacement du dollar comme monnaie de réserve (...)

Le FMI de DSK était prêt au remplacement du dollar comme monnaie de réserve internationale !

Face à la déstabilisation monétaire internationale, il est urgent d'instaurer, en substitution du dollar, une nouvelle monnaie de réserve internationale et de référence des échanges internationaux, afin de préserver les économies réelles des nations des fluctuations de la monnaie, de l’économie et de la politique États-Unienne.

Le 1er novembre 2007, en pleine crise des subprimes, DSK prend les fonctions de directeur général du Fonds Monétaire International (FMI).

« Le FMI est une organisation regroupant 184 pays. Il a pour mission de promouvoir la coopération monétaire internationale, de garantir la stabilité financière, de faciliter les échanges internationaux, de contribuer à un niveau élevé d’emploi et à la stabilité économique et de faire reculer la pauvreté. »

Moins d'un an plus tard, à partir du 14 septembre 2008, la crise financière de l'automne 2008 provoque un début de crise systémique et une récession touchant l'ensemble de la planète ; elle est principalement marquée par une crise de liquidité, une crise de solvabilité, une raréfaction du crédit, les difficultés et faillites d'établissements financiers, puis par le sauvetage de l'ensemble du secteur financier par les gouvernements et les banques centrales impliqués.

Six mois plus tard, le 23 mars 2009, dans un essai en anglais intitulé : « Réformer le Système Monétaire International » (analyse détaillée en français de Pierre Sarton du Jonchay), Zhou Xiaochuan, le gouverneur de la banque centrale de Chine, établissait un bilan précis et étayé de la crise mondiale dans sa dimension monétaire, expliquant que l’actuel système international, fondé sur l’utilisation d’une monnaie nationale, le dollar américain, est inédit dans l’histoire monétaire mondiale.

Jusqu’en 1971, le dollar a été admis par les accords de Bretton Woods comme unité de compte et de réserve internationale équivalente à un poids constant d’or à raison de 35 dollars pour une once. En aout 1971, le Président Nixon décidait unilatéralement de suspendre la convertibilité du dollar en or à un prix fixe. À partir de cette date, la monnaie a changé de nature, en rupture avec la conception multi-séculaire qui avait prévalu jusque-là. La Réserve Fédérale des États-Unis ne garantit plus la conversion de ses crédits contre une quantité certaine de métal. Le dollar n’est plus alors que la représentation comptable d’un crédit auprès de la Fed, échangeable contre n’importe quel bien ou service réel mais à un prix flottant au gré du marché.
Zhou Xiaochuan dénonçait donc il y a deux ans l'absurdité objective du système monétaire international en vigueur. Il conclut logiquement à la nécessité de dissocier l'unité de compte, de règlement et de dette internationale de toute unité de compte nationale. La banque centrale responsable de la liquidité internationale des prix et des dettes ne peut en aucun cas être une banque centrale nationale. La stabilité de la valeur de l'unité de compte internationale doit dépendre d'un système bancaire spécifique dont la gouvernance doit nécessairement être multinationale. Les institutions fondées par les accords de Bretton Woods, le FMI et la Banque Mondiale, répondent en fait à cette exigence et Zhou Xiaochuan note qu'elles ont été dotées à partir de 1969 d'une nouvelle unité monétaire, le Droit de Tirage Spécial (DTS - SDR en anglais), définie comme un panier de plusieurs monnaies. La valeur du DTS est la moyenne pondérée des taux de change des monnaies nationales qui la composent. Elle est déterminée par les politiques monétaires de plusieurs pays. Mais le FMI n'a aucun pouvoir d'émission autonome lui permettant de gérer la liquidité mondiale.
Zhou Xiaochuan voit dans le FMI les prémices d'une banque centrale internationale capable de gérer la liquidité mondiale avec un objectif de stabilité globale des prix en DTS. Mais cela implique l'autonomie d'émission de crédits en DTS et une cotation minimale d'actifs en DTS pour fournir au FMI un référentiel de prix qui mesure la valeur du DTS. Le Gouverneur de la banque centrale de Chine réclame le retour au schéma proposé par Keynes d'une monnaie internationale (le bancor, le projet inabouti de John Maynard Keynes) distincte dans sa définition des monnaies nationales et il propose en conséquence une redéfinition du DTS par des actifs réels négociables en DTS. La définition rigide par un panier fixe de monnaies est abandonnée. Les contreparties de l'émission du DTS ne sont plus des droits fixes alloués aux États qui engagent leur monnaie dans la composition du DTS mais les réserves de change déposées en fonction de l'activité économique réelle. Zhou Xiaochuan pose donc la règle d'un jeu financier international gagnant-gagnant ajusté au poids et aux rôles réels des économies nationales dans le monde.
Conférence en anglais de DSK sur sa vision du rôle du FMI dans le 21ème siècle

(Siège du FMI, le 26 février 2010)

 

Un an plus tard, le 13 avril 2010, le FMI publiait un rapport en anglais intitulé « Accumulation de réserve et stabilité monétaire internationale » allant dans le sens de la proposition du Gouverneur de la banque centrale de Chine en faveur de la création d'une nouvelle monnaie de réserve internationale "supra-nationale" autonome afin en quelque sorte de « réconcilier l’homme et la monnaie » :

Chaos international
Dans le reste du monde, l'instabilité monétaire du dollar se démultiplie. Le système financier en dollar est la base monétaire du monde. A chaque zone monétaire sa politique de gestion de l'instabilité. Les zones commercialement et financièrement excédentaires ont le choix entre laisser s'apprécier leur monnaie ou importer l'inflation américaine. Les zones commercialement déficitaires ont le choix entre rester en marge du commerce international ou vivre du crédit international libellé en monnaie des autres. La souveraineté est une fiction juridique. Toutes les zones monétaires sont de fait également expropriées de leur monnaie. La balance des paiements extérieurs est en conflit permanent avec l'équilibre interne de la liquidité. Plus une zone monétaire a une base économique étroite, plus l'appréciation de l'étranger sur la valeur de sa monnaie détermine le crédit consenti à la zone monétaire. Le crédit extérieur détermine le crédit intérieur indépendamment de toute action de la banque centrale. A chaque instant, plusieurs équilibres sont possibles entre prix interne de la liquidité et prix des changes. A l'inverse plus une zone monétaire a une base économique large plus elle est auto-suffisante et susceptible d'attirer des capitaux internationaux en quête de sécurité monétaire. Plus alors le poids du dollar est proportionnellement faible. Et élevée l'incertitude du prix relatif entre monnaies de réserve. Les masses de crédit propres à chaque zone monétaire sont naturellement instables par le seul fait de l'ouverture aux échanges extérieurs. Les flux commerciaux et les flux financiers se déstabilisent réciproquement. L'économie financière s'auto-alimente de sa propre instabilité.
Choisir la justice
L'ajustement dans une même monnaie de l'épargne financière à la masse des crédits est impossible. Le risque de change s'ajoute au risque de crédit ; la masse de fonds propres à mobiliser pour garantir la valeur des crédits est incompatible avec le taux de croissance désiré par les citoyens. Le casino remplace le calcul économique. La foi dans les personnes est remplacée par la vaine modélisation du hasard. Sans création d'un étalon international de la valeur, la seule issue à la crise sera le cloisonnement des zones monétaires et la disparition du commerce international inter-zone. L'alternative est le retour à Bretton Woods et la mise en oeuvre du schéma monétaire de John Maynard Keynes : création d'une banque centrale internationale consentant des crédits en bancor. Il s'agit d'achever la définition de la monnaie en l'alignant sur ce que les hommes veulent qu'elle soit. A chaque zone monétaire, correspond un système de lois, de crédit et de monnaie pour les hommes qui tirent exclusivement la valeur dont ils ont besoin de la zone où ils vivent. Si des hommes ont besoin du commerce international, besoin d'investir à l'étranger ou besoin d'aider d'autres hommes qui ne sont pas dans leur zone monétaire il leur faut une monnaie dont le pouvoir d'achat stable soit délocalisé. Tous les outils existent pour le faire. La finance a justement atteint le degré de maturité technique suffisant. Il manque la responsabilité. Il manque les décisions et les accords internationaux.

Neuf mois plus tard, le 7 janvier 2011, le FMI publiait un rapport en anglais intitulé « Amélioration de la stabilité monétaire internationale - un rôle pour le DTS ? » qui appelait, en terme diplomatique, au remplacement possible du dollar comme monnaie de réserve internationale

Quinze jours plus tard, Le 21 janvier 2011, Michel Camdessus (ancien directeur général du FMI et gouverneur honoraire de la Banque de France) a remis au Président de la République française un rapport connu sous le nom d’ « Initiative du Palais-Royal » et intitulé "La réforme du Système Monétaire International - une approche coopérative pour le vingt-et-unième siècle" afin de prépa :

Ce rapport a été rédigé par un comité d'experts internationaux comprenant notamment Horst Koehler, ancien directeur général du FMI et ancien Président fédéral allemand, Paul Volcker, ancien Président de la Réserve fédérale des États-Unis, et Xiaolian Hu, vice-gouverneur de la Banque centrale chinoise. Nicolas Sarkozy s'est félicité de cette contribution au débat sur la réforme du système monétaire international, qui constitue une priorité de la présidence française du G20. Ce travail sera prolongé par une contribution plus détaillée à l'intention des ministres des Finances du G20 (les 3 & 4 novembre 2011 à Cannes).
Conclusion du rapport
La crise a ouvert, et même accéléré, une transition vers un monde nouveau où les économies émergentes jouent un rôle important pour la croissance mondiale, au même rang que les économies avancées ; il s’agit d’un monde fondamentalement multipolaire et dans lequel les problèmes monétaires devront être traités en coopération. Le système monétaire international issu de la réforme à laquelle nous aspirons doit préserver les gains des soixante-cinq dernières années, sans se laisser entraîner à la même instabilité. Il s’agit d’un système qui préserve la liberté des échanges commerciaux et des paiements courants et qui permette un meilleur partage des bénéfices liés à une mondialisation financière convenablement régulée. Il s’agit d’un système dans lequel tous les pays reconnaissent leur part de responsabilités pour la stabilité mondiale et acceptent que les objectifs nationaux à court terme puissent, le cas échéant, être subordonnés à l’intérêt commun. La coopération internationale est, dans le long terme, un élément indispensable de la recherche de la prospérité au niveau national. Pour cette raison, chaque pays devrait faire preuve d’un sens renouvelé de responsabilité et de discipline envers le système dans son ensemble. Le G20 occupe une position privilégiée pour promouvoir ce bien commun à l’échelle mondiale et le faire prévaloir, s’il le faut parfois, aux dépens d’interprétations limitées et étroites des intérêts nationaux. Les chances de l’instauration d’un véritable ordre monétaire international se trouvent ici en jeu.

Quinze jours plus tard, le 10 février 2011, DSK persistait dans cette véritable "déclaration de guerre avec le dollar" en publiant (en français et en anglais) une chronique intitulée « Une architecture financière plus solide pour le monde de demain » sur le blog du FMI (avec beaucoup de liens à suivre vers des documents complémentaires), ainsi qu'un communiqué de presse, tout en lançant le même jour un nouveau site internet dénommé « Réformer le Sytème Monétaire International » (SMI) : 

L'objectif est d'avoir des actifs de réserve pour les banques centrales reflétant mieux l'économie mondiale, puisque que le dollar est vulnérable aux fluctuations de l'économie américaine et aux changements dans sa politique nationale. En plus de servir de monnaie de réserve, le FMI a également proposé de créer des obligations en DTS, ce qui réduirait la dépendance des banques centrales aux bons du Trésor américain (T-Bonds). Enfin, le FMI a en outre suggéré que certains actifs, comme le pétrole et l'or, qui sont aujourd'hui négociés en dollars, pourraient être à l'avenir facturés en DTS.

Une véritable révolution projetée pour le monde jusqu'alors dominé depuis maintenant 40 ans par la toute puissance du dollar américain !

Trois mois plus tard, le 18 mai 2011, DSK (emprisonné aux USA) démisione de son poste de directeur général du FMI pour consacrer toutes mes forces, tout mon temps et toute mon énergie à démontrer mon innocence.

Deux jours plus tard, le 20 mai 2011, le Conseil d’administration du FMI établit le processus de sélection du prochain Directeur général du FMI (nous connaitrons le nom du successeur de DSK le 30 juin 2011 au plus tard).

Christine Lagarde à la tête du FMI ? Un peu de décence !


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99 réactions à cet article    


  • pingveno 23 mai 2011 10:12

    Si c’est juste pour avoir une ligne de plus dans les tableaux des brokers forex, aucun intérêt.
    Ce n’est pas une monnaie de réserve mais bien une valeur de réserve tangible (un bien négociable, comme l’or autrefois mais on peut trouver autre chose) qui doit servir de référence, pas des chiffres qui s’échangent sur les marchés avec des effets de levier à dix mille pour un !


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 23 mai 2011 21:49

      Les seules valeurs crédibles sont désormais les valeurs réelle. On y vient tres certainement, mais j’avoue que je ne vois pas le lien avec DSK, sauf pour tenter de détourner l’attention ou pour dire que c’est la faute des Juifs. Je crois que le complot DSK est axé sur autre chose…. dont je n’ai pas encore pas la moindre idée.


    • Radix Radix 23 mai 2011 22:06

      Bonsoir pingveno

      Et si cet index de la valeur des monnaies était basé sur le prix minimum que l’on donne pour une heure travaillée sur la planète pour un boulot de manutentionnaire ?

      Et si le plus grand pdg de la même planète ne pouvait gagner que 20 fois le salaire de base au maximum de ses rémunérations totales ?

      Je pense que le niveau de vie global y gagnerait sérieusement !

      Radix


      • tori 13 octobre 2014 19:57

        Sans le FMI comment ferions nous pour savoir ce qu’il NE faut Pas faire ?


      • picpic 23 mai 2011 10:34

        DTS ? Encore une monnaie papier, mais, c’est vrai que les banquiers préfèrent largement ça à l’or.
        L’or, cette saloperie qui forcerait les valeurs réelles à sortir des banques pour s’aventurer dans nos poches sales.Berrk.


        • Roosevelt_vs_Keynes 23 mai 2011 11:08

          Avant toute chose, il faudrait commencer par mettre en banqueroute organisée le système financier.


          • iakin 23 mai 2011 11:09

            Merci pour l’info !


            • Rousquille Rousquille 23 mai 2011 11:17

              Encore de l’eau au moulin des complotistes : DSK voulait sauver le monde mais...


              • Emmanuel Aguéra LeManu 23 mai 2011 13:51

                vous découvrez le monde ?


              • LeGus LeGus 23 mai 2011 11:28

                Enfin un article qui ne parle pas que de la b*** de DSK...Félicitation.

                Bruler le chèque en blanc dont parlait de Gaulle... ça vaut bien 70 ans de prison aux yeux des américains..


                • Martin D 23 mai 2011 11:42

                  l’humanité a perdu son âme lorsqu’elle a abandonné l’or et l’argent comme monnaie servant d’échange. Aujourd’hui la monnaie papier est sur le point de disparaître pour devenir une monnaie invisible, il n’y aura plus de pièces et billets ou chèques.
                  Seuls des transactions par carte bancaire sera possible....
                  quels changements pour nous, simples citoyens ?
                  et bien, on saura tout de nous...


                  • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 23 mai 2011 21:57

                    @ Martin D


                    Ca ne peut évoluer autrement et c’est tres bien comme ça. On sait déjà tout ce qu’on veut savoir, Le probleme n’est pas la dématérialisatioon de la monnaie, mais le contrôle honnête des comptes, des entrées aux livres… et la diffusion de l’information.


                  • Micka FRENCH Micka FRENCH 23 mai 2011 15:42

                    De l’Ecossaise...

                    Article I : abattre ce FMI artificiel roi de la magouille qui ne nourrit que des fainéants
                    Article 2 : abattre la BCE artificielle reine de la magouille qui ne nourrit que des fainéants
                    Article 3 : l’or reste la seule valeur indiscutable.
                    (Je ne dis pas ça uniquement parce que j’en ai, bien sûr...
                    Article 4 : se tirer vite fait bien fait de l’Euro avant que ça ne pète définitivement...

                    Micka FRENCH qui ne dit pas que du bien de ses contemporains depuis 1995 sur Internet...

                    http://mickafrench.unblog.fr


                  • platon613 25 mai 2011 12:06

                    A ne pas rater !

                    Vive les banques, à bas les Grecs !

                    La Grèce ploie sous un fardeau insupportable de prêts accordés généreusement par des banques. Dès que l’on ose parler de restructuration, c’est un tollé général. C’est les pertes des banques qui sont l’unique obstacle devant une restructuration. Il vaut mieux faire ployer la Grèce sous le poids de sa dette, étrangler son économie et bloquer sa croissance par un plan de rigueur brutal...

                    http://www.news-26.com/econmie/574-vive-les-banques-a-bas-les-grecs.htm


                  • boris boris 23 mai 2011 11:54

                    Le mieux c’est abandonner l’argent tout court !


                    • flesh flesh 23 mai 2011 15:12

                      Mouais... et on fait quoi après, on en revient au troc ? On nettoie la vitrine du boucher pour avoir un steack ?




                    • paoum 23 mai 2011 21:27

                      un troc plus général serait possible, en donnant ta force de travail à une société, tu es en droit de bénéficier de tout ce qu’elle produit...
                      ...ça inciterai également à consommer uniquement selon ses besoins en éradiquant la peur de manquer, après sevrage bien sûr ! smiley

                      l’argent n’est peut-être plus si utile à l’humanité finalement, enlevez la frustration, vous enlevez le vice (« enlever » au sens de sublimer).

                      ce serait le sens d’un revenu universel également, mais le procédé ne me semble pas pertinent, donner de l’argent uniquement est éphémère, il faut donner un vrai confort de vie aux citoyens.

                      supprimer l’argent est un bon moyen, peut-être le rendre totalement virtuel, pour que les financiers fassent joujou avec de leur côté et nous laissent vivre, parce que c’est ça qu’on veut, juste vivre et ce n’est pas l’argent qui fait vivre...enlevez-le, tout reste...ça tourne toujours, seulement il n’y a plus de nuisibles ! smiley


                    • Antoine Diederick 23 mai 2011 12:53

                      Il vaut mieux Lagarde que Antonin Carstens ou encore un copain de Soros.....pkoi ?

                      Les banques française et allemandes sont exposées à la dette grecque....

                      Il faudrait rapido pallier à ce risque....plus tard, il sera possible de créer un FME et sortir du FMI.

                      Donc, vaut mieux l’Europe que l’internationale oligarchique ?


                      • Ruut Ruut 23 mai 2011 12:55

                        Oui le lien entre l’affaire et le dollar est de plus en plus convaincante.


                        • lerescator lerescator 23 mai 2011 13:17

                          DIEU a créé l’Amérique et le dollar
                          DSK voulait mettre fin au monopole de cette monnaie 
                          L’ Amérique détruit DSK 
                          Quand on détruit (une supposition et non une preuve hélas , mais voyez le lien ci-dessous ) 2 tours et des milliers de ses contemporains la vie d’un homme est peu de chose , pour la grandeur du pays .
                          http://2ccr.unblog.fr/files/2011/02/11septembre.pdf


                          • lerescator lerescator 23 mai 2011 13:23

                            Combien de meurtres , de coups d’état ou tordus sont du fait de l’oncle Sam ?
                            Combien de personnes ont dû haire ce pays après la divulgation des fameux dossiers d’ Assange .


                            • Aldous Aldous 23 mai 2011 13:23

                              Faire de DSK ou du FMI le héros de la monnaie globale contre le dollars est un peu tiré par les cheveux.

                              Le choix d’une monnaie de réserve remplaçant le $ a été faite au G8 de 2009.

                              Les DTS (SDR en anglais) existent et sont gérés par le FMI depuis 1969 auquel les USA participent activement :

                              C’est un fond de reserve constitué de diverses monnaies, dans lequel le $ pèse pour 41%

                              Sa composition est publiée quotidiennement par le FMI :

                              http://www.imf.org/external/np/fin/data/rms_sdrv.aspx

                              Officiellement il n’y a pas d’antagonisme de principe entre les USA et les autres pays faisant partie du panier (€, Yen, £)

                              Là où le bas blesse c’est avec les pays qui n’en font pas partie : Chine, Russie, Inde, Émirats du golfe, Brésil et qui ne voient pas pourquoi la nouvelle monnaie de reverse mondiale se ferait sans eux.

                              Il y a bien un bras de fer entre les USA d’un coté et la Chine et la Russie de l’autre sur ce point mais rien ne laisse supposer que DSK ait penché du coté des russo-chinois au point qu’il soit devenu un homme à abattre pour les USA.

                              Dans ce cas, serait-ce les russes ou les chinois qui auraient monté le piège ?
                              Ils en sont parfaitement capables mais il y a un problème : il faudrait que le commanditaire du coup soit assuré que le remplaçant lui sera plus favorable que DSK ce qui n’est pas gagné.

                              Revenons aux opposants à une monnaie globale.

                              Il y a en effet de nombreux américains qui sont contre l’intégration économique (ALENA) et monétaire (AMERO) nord américaine dont le protocole d’accord a été signé par Bush et l’implémentation poursuivie par Obama.

                              On peut qualifier cette opposition de souverainiste à l’image de ce qui s’est passé en Europe lors des étapes successives de l’intégration.

                              S’il y a eu piège contre DSK à cause du projet de monnaie globale, c’est du coté de ces souverainistes qu’il faut aller en chercher les organisateurs.

                              Je ne dis pas que c’est impossible, au contraire mais ce serait un travail de dissidents.

                              Des dissidents puissants, bien informés et bien organisés, certes.

                              Mais là encore, déboulonner le patron du FMI ne change rien sur le long terme puisque le FMI continuera grosso modo la même politique.

                              A moins que cette dissidence soit bien plus forte que cela, qu’elle s’encre profondément dans l’administration fédérale, disons dans l’armée ou une partie des ministères régaliens des USA.

                              Auquel cas, il y aurait une guerre intestine dont la chute de DSK ne serait qu’un épisode ?

                              Avec l’imminence de la crise de la dette souveraine, des bons du trésor et du $ une telle lutte devrait rapidement faire surface si elle existe.


                              • Assurancetourix Assurancetourix 23 mai 2011 14:31

                                C’est d’une évolution des DTS (SDR) « améliorés » (ou bancor, le projet inabouti de John Maynard Keynes) qu’il s’agit de mettre en oeuvre pour abolir les privilèges financiers dont dispose depuis 40 ans les Etats-Unis avec un dollar considéré par le reste du monde comme monnaie de réserve internationale et de référence des échanges internationaux.

                                « Imputer les pertes abyssales du système financier sur ses créanciers, c’est allumer la lumière dans la chambre noire où la ploutocratie nous a enfermés. Au premier dollar ou premier euro de dette restructurée, c’est la réalité vraie qui est restaurée derrière son masque financier. En l’occurrence, la vraie valeur est politique, sociale et économique et n’a pas grand chose à voir avec les modèles de prix abstraits imposés par des marchés financiers captés par des intérêts particuliers sans nationalité et exonérés de toute responsabilité de bien commun. »

                                « Dans l’actuel système financier mondialisé non régulé capté par des intérêts particuliers, la loi est achetée par la finance pour créer des dettes sur des obligations sans valeur réelle. Les lois sont votées pour acheter une réélection mais ne sont pas financées par la fiscalité et l’économie réelle. La seule façon de donner un début d’application aux promesses électorales est depuis la crise des subprimes d’emprunter sur le marché mondialisé en dollar et euro et de mettre la chose publique sous le contrôle de la finance internationale hors de toute régulation par les lois nationales. Tout abandon d’intérêt ou de principal sur les dettes contractées revient à restaurer le principe du bien commun au-dessus de la finance et à refonder la loi comme compromis d’intérêt général et non comme paravent des intérêts particuliers des ploutocrates. »

                                « Les opinions publiques qui n’ont pas complètement perdu le sens des réalités comprennent de mieux en mieux que les responsables publics qui refusent la restructuration des dettes sont soit dépassés par leurs engagements d’État soit privilégiés de la ploutocratie. Une fois que ce diagnostic sera partagé par l’essentiel de l’opinion publique, il faudra mettre en œuvre un procédé international d’évaluation des pertes financières en fonction de la valeur réelle des démocraties nationales. Ce procédé est le marché commun international des CDS et primes de change cotées en bancor. Il organisera une dévaluation concertée de la valeur nominale des dettes par une restructuration internationale des changes fondée sur une cotation en bancor des matières premières et des économies réelles. »

                                « Le bancor est la seule solution pour restaurer l’État de droit en contrepartie de l’émission monétaire. Il suppose une révolution démocratique qui consiste à poser l’égalité des sociétés politiques devant l’obligation de remplir ses engagements monétaires régulés par la démocratie. Cette révolution est en marche par la vacuité non dissimulable des politiques monétaires et financières actuellement mises en œuvre pour différer la cessation de paiement des États et des banques. Pour que l’issue de cette révolution ne soit pas la disparition des régimes démocratiques, il faut que les peuples réclament l’égalité des nations devant la monnaie. Il faut abolir tout privilège d’émission monétaire et définir la démocratie internationale comme régime de couverture systématique de tout engagement financier par une prime d’option négociée sur un marché de droits transparents garantis par les réserves de change internationale. »

                                « La révolution engagée dont l’issue est en suspens pour peu de temps encore consiste à redéfinir la monnaie comme comptabilité du droit humain et non comme privilège d’opacité financière. »

                                Finalement, le réel problème dans cette « guerre du dollar contre le reste du monde » est que la Fed (la banque centrale privée qui émet le dollar) et ses actionnaires secrets sont autonomes, se situent en quelque sorte au-delà des Etats, et gouvernent pour ainsi dire les Etats-Unis et le reste du monde dans l’ombre depuis 40 ans, en fonction de leurs intérêts particuliers contre-évolutifs en antagonisme certain avec le bien commun de l’humanité.

                              • Mor Aucon Moraucon 23 mai 2011 18:11

                                Attention à ne pas glisser vers la conspiranoïa zeigeilstienne, ultra-libertaire, c’est-à-dire financée par l’extrême extrême-droite américaine. Non la Fed n’est pas une banque privée malgré qu’une partie de son organigramme repose sur un secteur privé.


                              • Assurancetourix Assurancetourix 23 mai 2011 18:30
                                Pourquoi à chaque fois que l’on énonce une vérité peu connue du grand public allant à l’encontre de la pensée unique est-on systématiquement taxé de dangereux conspirationniste.

                                LA FED EST TOUT SAUF UNE BANQUE CENTRALE PUBLIQUE !!!

                                Vous qui semblez si bien informé, donnez-nous donc le nom des actionnaires de la Fed ???




                              • Mor Aucon Moraucon 23 mai 2011 18:43

                                C’est à vous d’étayer ce que vous affirmez. Vous confondez l’époque de la création de la Fed avec sa structure actuelle.


                                « The Federal Reserve System (also the Federal Reserve ; informally The Fed) is the central banking system of the United States. Created in 1913 by the enactment of the Federal Reserve Act, it is a quasi-public (government entity with private components) banking system[1] composed of (1) the presidentially appointed Board of Governors of the Federal Reserve System in Washington, D.C. ; (2) the Federal Open Market Committee ; (3) 12 regional Federal Reserve Banks located in major cities throughout the nation acting as fiscal agents for the U.S. Treasury, each with its own nine-member board of directors ; (4) numerous private U.S. member banks, which subscribe to required amounts of non-transferable stock in their regional Federal Reserve Banks ; and (5) various advisory councils. As of 2008, Ben Bernanke serves as the Chairman of the Board of Governors of the Federal Reserve System.  »

                              • Mor Aucon Moraucon 23 mai 2011 19:03

                                Tout le problème provoqué par les « hedge funds » a, justement, son origine dans cette structure particulière de la Fed. Ses yeux et ses oreilles sont des banques privées. Ce sont elles qui, paradoxalement, se doivent de détecter les pratiques dangereuses du marché financier américain pour que la banque centrale publique américaine - la Fed - puisse fiscaliser, sanctionner ou réguler.

                                Pour faire court et clair : ils ont donné la garde du poulailler aux renards qui l’ont massacré par cupidité, étendant le carnage à tout le système financier international.

                              • Assurancetourix Assurancetourix 23 mai 2011 19:05

                                Ces informations présentent le fonctionnement de la Fed et son organisation mais ne mentionnent aucunement son actionnariat.


                                Et c’est bien là le problème : QUI SONT DONC LES ACTIONNAIRES DE LA FED !!!

                              • Mor Aucon Moraucon 23 mai 2011 19:26

                                Comment pouvez-vous poser encore cette question ? La Fed n’a pas d’actionnaires puisque c’est la banque centrale des États-Unis. Cherchez sa cotisation en bourse, vous verrez bien. Autre chose sont les banques privées faisant partie de ce système public mais conservant, bien évidemment, leur caractère privé. Elles, oui, ont des actionnaires. Oui, elles déforment le marché et spéculent avec tout ce qui leur tombe sous la main en prenant grand soin de masquer leurs agissements aux yeux de la Fed. Oui, cette dernière ne fait pas, non plus, trop d’efforts pour préserver les marchés des effets de la spéculation sauvage. Mais c’est très différent de ce que vous voulez présenter. 


                              • Assurancetourix Assurancetourix 23 mai 2011 19:41
                                « La Fed n’a pas d’actionnaires puisque c’est la banque centrale des États-Unis. »
                                Les Etats-Unis utilise les dollars émis par la Fed mais ceci n’en fait pas forcément la banque centrale publique des Etats-Unis. C’est bien là toute la subtilité du système sournois de la Fed... jusqu’à son nom de Réserve fédérale des États-Unis qui ne présume en rien le fait que ce ne sont certainement pas les Etats-Unis qui la détienne réellement.

                                « Cherchez sa cotisation en bourse, vous verrez bien. »
                                Ce n’est pas parce qu’une banque n’est pas côté en bourse qu’elle n’a pas d’actionnaires.
                                Et où croyez-vous donc que vont les bénéfices de la Fed, uniquement dans les poches du Trésor américain ?

                                La Fed n’est pas détenu par les USA mais celle-ci appartient néanmoins forcément à quelques-uns !!! Alors à QUI ???

                              • Mor Aucon Moraucon 23 mai 2011 19:54

                                Écoutez, votre argumentation devient surréaliste. Ce n’est pas parce qu’elle émet des dollars qu’elle n’est pas privée ou ce n’est pas parce que je ne suis pas vert que je ne suis pas martien.


                                Il faut réfléchir avant d’écrire ses désirs comme s’il s’agissait de la réalité. Tenez - http://fr.wikipedia.org/wiki/Réserve_fédérale_des_États-Unis -, vous allez me dire que ce n’est qu’une encyclopédette où n’importe qui écrit ce qu’il veut. Oui, comme ici. A la fin de l’article, votre héros - Ron Paul - est cité. Mais essayez de lire - et recouper - l’article entier, svp.

                              • Assurancetourix Assurancetourix 23 mai 2011 20:06

                                Ecoutez, croyez ce que bon vous semble si cela vous rassure ainsi, mais cet article de wikipédia ne nous annonce toujours pas qui sont les actionnaires réels de la Fed... d’ailleurs c’est probablement le secret le mieux gardé au monde.... de plus, ce n’est pas le sujet principal de cet article.


                                PS : Ron Paul n’est pas mon héros !

                              • Mor Aucon Moraucon 23 mai 2011 20:12

                                Ce sont les illuminati. Vous êtes content ? Je savais bien que votre article exhalait un relent de conspiranoïa pathétique. Je commençais à vous répondre en vous disant que « attention à ne pas glisser vers... ». Maintenant je vous le dis carrément : vous êtes fou à lier et dangereux, en plus. Dangereux pour tous les pauvres et les opprimés de la planète avec vos salades faites avec deux choux et demi.


                              • Assurancetourix Assurancetourix 23 mai 2011 20:25

                                « La Réserve fédérale est détenue par douze Regional Federal Reserve Banks » qui en sont donc les actionnaires !!!

                                Mais qui sont les actionnaires de ces douze banques privées, c’est à dire les actionnaires réels de la Fed ???

                                Il n’y pas d’illuminati dans cette question, et je ne suis ni fou ni dangereux, mais j’ai le droit légitime de m’interroger sur ce système sournois et pernicieux sans me faire insulter de la sorte parce que vous ne voulez pas concevoir l’inconcevable à vos yeux.

                              • Mor Aucon Moraucon 23 mai 2011 20:51

                                Cette phrase est un abus de langage. La Fed n’est pas détenue par les douze banques régionales - publiques, elles aussi - sinon que le territoire américain est divisé en douze régions - qui ne correspondent pas obligatoirement à des États - chacune d’entre-elles sous la surveillance -théorique et c’est le vrai problème - d’un organisme régional public - Regional Federal Reserve Bank - qui est censé fiscaliser le marché financier. Chaque banque privée des États-Unis doit, obligatoirement, être souscrite à une région pour pouvoir opérer. C’est justement là, qu’est le grand problème. Les banques privées contrôlent la part du système public qui sert à les fiscaliser : les renards qui gardent les poules. Comprenez-vous ?


                              • Assurancetourix Assurancetourix 23 mai 2011 21:02

                                The plan adopted in the original Federal Reserve Act called for the creation of a System that contained both private and public entities. There were to be at least eight, and no more than 12, private regional Federal reserve banks (12 were established) each with its own branches, board of directors and district boundaries (Sections 2, 3, and 4) and the System was to be headed by a seven member Federal Reserve Board made up of public officials appointed by the President and confirmed by the Senate (strengthened and renamed in 1935 as the Board of Governors of the Federal Reserve System with the Secretary of the Treasury and the Comptroller of the Currency dropped from the Board - Section 10). Also created as part of the Federal Reserve System was a 12 member Federal Advisory Committee (Section 12) and a single new United States currency, the Federal Reserve Note (Section 16).

                              • Mor Aucon Moraucon 23 mai 2011 21:11

                                Je vous rappelle que vous avez écrit : « Finalement, le réel problème dans cette « guerre du dollar contre le reste du monde » est que la Fed(la banque centrale privée qui émet le dollar) et ses actionnaires secrets sont autonomes, se situent en quelque sorte au-delà des Etats, et gouvernent pour ainsi dire les Etats-Unis et le reste du monde dans l’ombre depuis 40 ans, en fonction de leurs intérêts particuliers contre-évolutifs en antagonisme certain avec le bien commun de l’humanité.  »


                                Actionnaires secrets ? Késako ? Votre droit à l’expression de votre opinion ne peut vous affranchir de l’obligation de démontrer ce que vous prétendez. Les statuts de la Fed disent que c’est une institution publique avec les limites que je vous ai exposé. C’est à vous de démontrer qu’elle ment.
                                Je vous retourne donc, la question : qui sont ces actionnaires secrets ?

                              • Mor Aucon Moraucon 23 mai 2011 21:14

                                Quant à votre dernier message : je crois que vous ne comprenez pas l’anglais puisque la citation vous donne tort.



                              • Assurancetourix Assurancetourix 23 mai 2011 21:34

                                Le Federal Act (voir extrait en anglais plus haut) est la loi du Congrès qui a créé la Réserve fédérale des États-Unis, le système de banque centrale des États-Unis d’Amérique, et lui a accordé l’autorisation légale d’émettre le dollar et qu’il ait cours légal.

                                Il est stipulé dans cet acte fondateur de la Fed est un système contenant des entités privées et publiques, et que entre 8 et 12 banques privée régionales de « Réserve fédérale » (private regional Federal reserve banks) sont les actionnaires de la Réserve fédérale des États-Unis proprement dite.

                                Qui sont les « actionnaires secrets » de ces 12 banques privées régionales de la Réserve fédérale« qui sont en fait les actionnaires privées réels de la Fed ?
                                JE N’EN SAIS RIEN ET JE NE SUIS PAS LE SEUL !
                                Savez-vous ce que »Société Anonyme" veut dire ?

                                Bonne nuit.  smiley

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