Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > International > Le Monde d’après

Le Monde d’après

En cette fin de 2010, le climat mondial paraît bien inquiétant. Pour l’observateur attentif, les signes précurseurs de bouleversements fondamentaux apparaissent, multiples, répétitifs, touchant à de nombreux domaines et lieux et le tout avec insistance. Des changements capitaux vont, à n’en pas douter, survenir et induire un remodelage des rapports internationaux et institué une autre configuration géopolitique dans un proche avenir.

L’évolution en cours affecte les racines du monde contemporain et imprimera un nouveau destin à  l’Histoire des hommes : c’est d’une mutation paradigmatique dont il s’agit !

Il faut bien comprendre que la crise dans laquelle se débat l’économie-monde va au-delà d’une défaillance financière, de dettes souveraines insolvables, de chômage endémique ou d’une désindustrialisation qui ne sont, in fine, que l’expression ultime d’un reflux civilisationnel des pays occidentaux. Les guerres et les tensions en divers points de la planète s’avèrent n’être qu’une vaine tentative pour tenter de  remédier au déclin implacable d’un système matérialiste à bout de souffle. 

Nous entrons dans une ère où progressivement les ressources vitales pour une croissance infinie - absolument nécessaire au modèle mais malheureusement impossible à tenir - s’amenuisent et que l’humanité prend, bien que trop lentement, conscience de l’inanité d’un tel mode de développement. 

La fin de l’histoire ?

Le choc du réveil sera bien rude. Par un ironique retournement de sens, l’expression de F. Fukuyama se trouve appelé à une nouvelle vie : « La fin de l’histoire » devra désormais être comprise non pas comme étant la victoire définitive et totale des valeurs occidentales sur le reste de l’humanité mais comme le point final de l’histoire de la civilisation occidentale telle qu’elle a existé depuis près de deux siècles.

Précisons, avant d’aller plus loin, qu’il ne s’agit pas ici d’une oraison funèbre ni d’une prophétie millénariste. Cependant, il faut bien reconnaître que jamais autant que ces derniers mois, les intellectuels occidentaux n’ont écrit avec autant de pessimisme ; pessimisme que nous qualifierons ici d’eschatologique. Le thème du déclin, du reflux, de la défaite finale et irrémédiable, revient comme un leitmotiv dans toutes les analyses qui abordent avec sérieux l’avenir de ce monde. Nous aurions tort de n’y voir qu’une éructation de mal-pensants ou de marginaux déprimés. Le thème est devenu prégnant et influe dorénavant profondément la psychologie dominante.

Cette dépression, cet effondrement moral, est d’abord dû à la nette perception de l’impasse de l’idéologie matérialiste et consumériste dans ses multiples formes balayant le spectre idéologique y afférant, allant du néolibéralisme au communisme. Le « déchaînement de la matière » (1) a furieusement déshumanisé l’être en le rendant esclave du « Veau d’Or ». Puis, apparaît, là, à l’horizon, à l’échelle d’une génération à peine, l’annonce de la fin du feu d’artifice. Les plus lucides l’entrevoient et ont peur des ténèbres qui y feront suite. « Ils ressemblent à ceux qui allument un feu. Dès que celui-ci jette sa clarté sur ce qui les entoure, Dieu les prive de la lumière, les abandonne dans les ténèbres et l’incapacité de voir. Sourds, muets, aveugles, ils ne sauraient revenir sur leurs pas » (Coran, S. II, v.17 & 18).

Ces versets résonnent bien plus lorsqu’on saura que la civilisation occidentale est fondamentalement celle du « feu » pour reprendre l’expression de Philippe Grasset (2) qui fait allusion à l’instrument thermodynamique (3) ou, plus prosaïquement, à la combustion des hydrocarbures comme étant aux fondations du progrès. Or, à l’échelle globale, et pour le pétrole, nous pouvons dire, avec Richard Heinberg (4) que la « fête est finie ». La production des hydrocarbures, après un siècle d’exploitation intensive, devient de plus en plus difficile et de plus en plus onéreuse. Le peak oil a été très probablement déjà dépassé et les tensions sur l’offre vont apparaître très bientôt. Un récent rapport du pentagone l’annonçait pour 2012 !  Les Irakiens (premières malheureuses victimes d’une liste prévue bien plus longue ?) savent les conséquences pratiques et anticipées d’une telle pénurie : la destruction et la perte de souveraineté. 

Mais le pétrole n’est pas la seule matière en voie de disparition. D’autres matières premières sont au centre d’enjeux capitaux. La commercialisation des « terres rares » (5) par exemple, dont la production est monopolisée par la Chine, fait déjà polémique. Faut-il parler encore de la réduction de la biodiversité, des ressources halieutiques, des terres fertiles ou de l’eau potable ? Tous susceptibles d’entrainer des conflits loco -régionaux dramatiques (6) !

Le technologisme (7) atteint également ses limites. Une récente publication (8) faisait état d’études démontrant les difficultés croissantes et financièrement insupportables pour changer de générations technologiques dans l’aviation de guerre. Cette problématique peut légitimement être élargie à beaucoup d’autres secteurs aussi sensibles. Il se dresse, devant l’humanité, tout comme le « mur de Planck » en physique, un « mur technologique » au-delà duquel il semble être impossible de s’y aventurer !

Jamais dans l’histoire, l’homme n’a eu à faire face à une telle convergence de ruptures stratégiques. Désormais, le progrès matériel et les forces sous jacentes qui le conduisent et l’animent ont atteint leurs limites. Bien sûr, il reste encore des réserves ici ou là et l’élan, tel celui d’un véhicule lancé à toute allure et à qui on coupe le moteur, ne s’arrêtera pas brutalement. Mais il est irrémédiablement condamné à terme.

L’épuisement de la nature

Il faut bien saisir que toute la civilisation actuelle est fondée sur la maîtrise de la nature et qu’elle ne peut en aucun lui survivre, en tous les cas dans sa forme actuelle, si d’aventure celle-ci était épuisée dans ses éléments essentiels au processus « de combustion ». Or, il s’avère qu’à plus ou moins brève échéance (2050 ?), la planète ne pourra plus subvenir aux besoins des hommes si elle devait être soumise au même rythme d’exploitation et de prédation que maintenant. La situation décrite par certaines projections est tout simplement épouvantable. 

La civilisation occidentale a construit un modèle de vie qui non seulement est définitivement hors de portée de 90% de l’humanité mais qui bientôt deviendra impossible même pour les nations les plus riches. L’ironie du sort aura voulu que le matérialisme en tant que mode de vie, philosophie et idéologie de puissance, s’anéantisse, non pas sous les coups portés par un quelconque adversaire mais par épuisement… de matière. 

La civilisation occidentalo - américaniste qui incarnait jusqu’ici la modernité est en proie à une crise finale qui s’apparentera à une implacable agonie, bien que lente et longue.

Sa fin est inscrite dans ses gènes. Le capitalisme et le consumérisme qui lui est consubstantiel, exigent par essence, toujours plus. La nécessité de la croissance impose que la logique du gain supplante celle de la raison et fait que le court terme (à la bourse, dans le commerce ou dans la politique) impose ses priorités au détriment du long terme. Rien ne semble pouvoir être capable d’arrêter la prédation sinon la fin de la nature elle-même.

Le drame est que lorsque la puissance politique ne permettra plus d’assurer ce mode de fonctionnement, la puissance militaire prendra le relais, sans sourciller, pour le perpétuer le plus longtemps possible, c’est à dire malgré tout, très peu de temps encore. La guerre, pour reprendre le grand stratège militaire prussien, Clausewitz, n’est que la continuation de la politique, par d’autres moyens. Et déjà, des voix de plus en plus insistantes, au sein de l’empire, s’élèvent pour faire avancer le projet de guerre à l’Iran en expliquant froidement que cela permettra au dollar, en pleine déliquescence, de reprendre vie et de faire fonctionner un complexe militaro-industriel aux besoins financiers insatiables, sans compter le contrôle final des ressources pétrolières par les nations les plus puissantes. 

La « post-civilisation »

C’est assurément la dimension éthique, c’est le soubassement philosophique, c’est la vision cosmogonique de l’Occident, inventeur de la modernité, qui sont en cause car définitivement en rupture avec les possibilités du réel. Des deux piliers qui ont eu à porter les lumières, l’éthique et la matière, la première a abdiqué face à l’impérieuse volonté de puissance de la seconde. Le déséquilibre qui en est né a condamné l’ouvrage à une funeste destinée.

C’est donc cet effondrement du cadre existentiel actuel qui trouble et c’est peu dire, l’intelligentsia occidentale. Car plus grave que les difficultés financières et économiques, c’est la débâcle morale de l’Occident qui indique la fin du monde d’aujourd’hui. Il faut dire que c’est cet Occident-là qui a engendré les plus grands massacres de l’histoire mais aussi, en contrecoup, les plus sublimes avancées des droits humains. L’Occident colonisa et extermina (8) mais il inventa, la liberté, la démocratie et les droits de l’homme. Comme pour le pendule : à une oscillation dans un sens, y répond une autre, de même amplitude mais dans le sens contraire ! 

Mais aujourd’hui, l’équilibre est rompu. Les élites les plus riches, les plus puissantes, se sont détachées de leurs peuples, sont devenues transnationales, répondent à des ambitions mondialistes faisant fi de l’intérêt de la multitude standardisée ou en voie de l’être. Mais à force de tirer sur la corde, à force de réduire la vie à la valeur du gain, l’homme a perdu de son humanité. Il n’en reste plus qu’un individualisme narcissique et destructeur. La volonté de puissance et le « déchaînement de la matière » ont fait basculer le monde dans l’ère de la post-civilisation ! Nous vivons d’ores et déjà dans cette ère sombre où le faux remplace le vrai et où l’injustice se veut justice.

La crise multiforme qui s’annonce pour 2011 et surtout pour 2012, même si elle semble d’abord être financière, sera d’une puissance dévastatrice inégalée auparavant. Les pays les plus développés manifestent déjà une épaisse angoisse face à ce scénario par une forme d’agitation chaotique tant politique que militaire. Le retour sur la scène politique de mouvements et partis des droites dures (Tea party aux USA, partis de la droite nationaliste xénophobe et souvent islamophobe en divers pays d’Europe) avec un questionnement identitaire fiévreux, signifie la perte de confiance en soi, la perception d’un péril interne imminent, la remise en cause de son être et de ses valeurs fondamentales. 

Censée être fondée sur la démocratie, le respect des droits de l’homme et la liberté, la justice, l’Etat de droit etc, ces merveilleux idéaux, la civilisation contemporaine s’est muée en une inénarrable fable de La Fontaine : en bout de course (et à bout de souffle), elle se défait lestement de ses oripeaux et prend, sans fard, la forme de la force brutale qu’elle n’avait, au fond, jamais cessé d’être. De la démocratie, il ne reste que les manipulations des lobbies ; de la liberté d’expression que le conditionnement ; de la justice que les lambeaux du droit national ou international. 

La civilisation occidentale si chatouilleuse sur les principes avec lesquels elle a fouetté les « barbares » à toute occasion, ferme sereinement les yeux sur les injustices quand cela l’arrange, organise les orgies guerrières pour ses intérêts et baisse lâchement les yeux devant la turpitude et l’ignominie de ses protégés.

La déroute est là, sous nos yeux. Le ridicule des affaires médiatiques comme celle des fuites de wikileaks, des faux négociateurs talibans en Afghanistan, ou l’humiliante impuissance à riposter face à l’arrogance pathologique d’Israël distrait à peine l’attention de cette déconfiture générale à peine croyable. 

Une nouvelle géopolitique ?

C’est dans ce contexte géopolitique que les alliances internationales sont en train de se faire et de se défaire, certains think tanks, à l’image du Laboratoire Européen d’Anticipation et de Prospective (10), parlent très sérieusement de dislocation géopolitique ! 

La faillite en cours de plusieurs Etats américains sans compter les municipalités et les grandes villes, fait renaître de vieux contentieux internes, y compris sécessionnistes ! La légitimité des guerres en Afghanistan et en Irak au lendemain des mystérieux événements du 11 septembre 2001, s’effrite aux yeux de la majorité de la population, ébranlée par tant de versions contradictoires. 

L’Europe, elle, aux prises d’une dangereuse dette souveraine se met à douter d’elle-même. Certains envisagent l’expulsion du traité de l’union des plus faibles à l’image de la Grèce, de l’Irlande ou du Portugal, d’autres parlent d’un possible euro à double vitesse, l’un pour les pays du Nord à forte valeur et l’autre pour les pays du « club Med », dévalué. Il n’est pas exclu par ailleurs, que si l’Allemagne n’arrive pas à imposer son « ordre économique » avec des amendements au traité de Lisbonne, qu’elle se défasse elle-même du reste de l’union ! L’UE, pourtant embrigadée dans une doctrine atlantiste, se démène et semble être travaillée au corps par le retour des nationalismes refoulés mais persistants. L’élite politique et technocratique européenne, mondialiste convaincue, est de plus en plus discréditée du fait même de l’échec de ses politiques économiques et de ses compromissions dans des guerres perçues par leurs concitoyens comme illégitimes sinon irresponsables. 

De son côté, et après son rapprochement avec l’OTAN, la Russie agit en contrepoids aux Etats-Unis en essayant de négocier avec la « veille Europe » ses ressources énergétiques (essentiellement le gaz) dans le cadre d’un nouveau « design économique » qu’elle veut vendre aux européens (11). 

Enfin, last but not least, ce mois de Novembre, la Russie -après le Brésil- vient de décider conjointement avec la Chine que désormais leurs échanges seront libellés dans leurs monnaies respectives (12). Quant à cette dernière, en l’occurrence la Chine, ce n’est pas moins que le haut du podium de la puissance économique qu’elle vise. Ses colossales réserves en dollars combleront largement ses faiblesses militaires face aux prétentions de l’ex hyper puissance américaine.

Le monde est désormais menacé de voir s’effondrer la monnaie impériale et les conséquences d’un tel événement seront d’une ampleur gravissime. Les USA qui veulent désormais se défausser sur leurs partenaires, voudraient bien laisser s’évaporer le dollar en même temps que ses monstrueuses dettes en se réfugiant dans un « bancor » (13) déjà programmé. Enfin, l’activisme militariste de l’empire américain dissous ses anciennes amitiés et affaibli ses zones d’influence (14). 

De toutes les façons, la perte de puissance politique des USA est maintenant palpable. Il suffit de jeter un œil sur leur arrière-cour en Amérique latine (Venezuela, Bolivie, Nicaragua, Brésil…) pour le comprendre. L’incroyable reconnaissance par le Brésil et l’Argentine d’un Etat Palestinien dans ses frontières de 1967, constitue un signal très net de la prise de distance de l’Amérique du Sud d’avec son voisin du Nord.

De son côté, la Turquie, membre de l’OTAN, a mis les voiles et semble se libérer complètement du carcan qui lui avait été enfilé depuis le démembrement de son empire au début du siècle passé. Elle retrouve une liberté géostratégique remarquable et opère avec audace vis-à-vis de ses anciennes alliances « contre nature ». Ainsi, elle quitte subrepticement mais avec force conviction, le convoi belliqueux (refus d’ouvrir son territoire aux forces américaines pour envahir l’Irak en 2003 et surtout opposition à la guerre contre Gaza en 2008) et se reconstruit une aire de coopération allant de la Russie et de l’Arménie au Nord, à l’Iran à l’Est, à la Syrie au Sud et même à la Grèce à l’Ouest. Ce retournement diplomatique d’une envergure inégalée a fait que des pays anciennement hostiles lui deviennent amicaux et les anciens amis tels Israël, se muent en ennemis ! Jamais une telle évolution n’aurait été possible sans l’affaissement morale d’une Amérique pourtant encore pour un temps militairement dominante.

L’Iran, quant à lui, exaspère autant les USA qu’Israël. Ce dernier ne retrouvera la paix que lorsqu’il aura entraîné la première puissance militaire et allié indéfectible (à la vie à la mort ?), à détruire la « Perse » rebelle même au prix de l’utilisation de l’arme nucléaire. Tout comme il l’avait fait pour l’Irak, duquel il ne reste ni Etat, ni patrimoine, ni souveraineté, ni élite. Et faut-il parler encore de l’Afghanistan, victime expiatoire de ces calculs géostratégiques ? Ou ne serait-ce là que l’exécution d’une volonté « divine » ? 

« Tu les détruiras entièrement …  et tu ne leur montreras aucune pitié… tu détruiras leurs autels… car tu es un peuple saint pour l’Éternel ton Dieu ; l’Éternel ton Dieu t’a choisi pour que tu sois un peuple spécial à ses yeux, entre tous les peuples qui sont sur la surface de la terre… Et tu consumeras tous les peuples que l’Éternel ton Dieu te livrera ; tes yeux seront sans pitié envers eux…  » Deutéronome, Chapitre 2 (15).

Le Monde libre (ou du moins, autoproclamé tel) perd de sa puissance, de sa sérénité et de son assurance. Si la troisième guerre mondiale n’a pas été entamé (que Dieu nous en garde), la 4ème par contre à débuté depuis au moins le 11 septembre 2001. La guerre des monnaies fait rage, le cyberespace devient  un champ de bataille ouvert (attaque de virus informatique destructeur), espionnage à large échelle, intrusion dans les systèmes de communications de pays tiers, y compris de celui des alliés, le maniement intéressé du Conseil de Sécurité, les révolutions « oranges » aux bons « endroits », le remodelage des frontières en Afrique etc... Et rien ne garantie que des conflits encore contenus pour le moment, ne dégénèrent pas subitement (Corée du Nord et du Sud, Colombie et Venezuela, Iran, Liban, Soudan, Sahel…). 

Aujourd’hui, nous sommes précisément dans cet espace temps, cet interstice hautement dangereux, qui délimite le début du « désarmement » du pouvoir politique de l’empire mondialiste et la possible mise en œuvre de ses fantastiques moyens militaires pour y pallier. 

Le choc final n’est pas encore advenu. Mais à l’échelle historique, il n’y aura pas à attendre longtemps. Le fameux site Wikileaks nous apprend, sans surprise, quelques vérités jusqu’ici bien occultées. Ces fuites (organisées ?), vont avoir l’effet, selon certains commentateurs, d’une bombe diplomatique thermonucléaire (16) ! Si l’on pense que la vérité peut avoir un tel effet, c’est que nous vivons bien évidemment dans un monde totalement faux où les discours sont l’antithèse de la pratique. Quelqu’un a-t-il encore un doute ? 

Une course contre la montre est engagée. Le reflux de puissance économique sera-t-il plus rapide que la volonté de guerre ou bien y aura-t-il encore suffisamment de marge pour en provoquer une dernière ? Le tableau semble bien sombre. 

Mais par-delà les funestes promesses, il faut dès maintenant avoir la lucidité de penser au « monde d’après ». L’humanité doit retrouver ses repères, son horizon, son chemin. Elle doit rééquilibrer sa vision de l’être. Moins de matière et plus de spiritualité. La sagesse n’est pas le rationalisme matérialiste mais ce message d’espoir pour tous qui libérera l’homme de son « soi » impérieux, de son narcissisme pathologique, et le projette vers une transcendance salutaire. N’en doutons pas, l’homme saura inventer une nouvelle civilisation plus humaine, probablement plus heureuse car elle se fondera beaucoup plus sur l’être que sur le paraître ! 

 

Notes de renvoi

1) Philippe Grasset, La grâce de l’histoire, in www.dedefense.org .

2) Id.

3) Il est remarquable que Malek Bennabi, l’un des plus grands penseurs algériens de ce XXème siècle (1905-1973), place l’œuvre de Denis Papin et de Watt, la machine à vapeur, comme étant le point de départ du processus du développement occidental. Cf. « Les grands thèmes », « Les conditions de la renaissance » ou « Vocation de l’Islam ». Diverses rééditions.

4) Richard Heinberg, Pétrole : la fête est finie. Avenir des sociétés industrielles après le pic pétrolier. Editions Demi-lune, Collection Résistances, 2008.

5) Terres rares : connus également sous le nom de lanthanides, c’est un groupe de 17 métaux aux propriétés particulières. Nécessaires pour la fabrication d’une série de produits de hautes technologies (aimants surpuissants, piles pour les futures voiture électriques, éoliennes, écrans de TV, disques durs d’ordinateurs, téléphones portables…), leur production est à 90% chinoise. La Chine vient de prendre des mesures légales pour limiter drastiquement leur exportation mettant en difficultés plusieurs pays (Japon, USA etc..).

6) Le Soudan est probablement la première victime de ce type de conflit. La sécession du Sud fait suite à un long travail effectué par Israël avec l’aide américaine. Sont visées les richesses pétrolières et surtout les eaux du Nil. Des documents très précis montrent qu’Israël a joué un très grand rôle dans le processus de désagrégation de l’Etat soudanais. Avec le Darfour (et d’autres richesses du sous sol), le Soudan est visé par un plan de démantèlement total. Face au Sud Soudan, l’Ethiopie et le Kenya, tous inféodés aux USA, l’Egypte devra affronter très bientôt l’une des plus grandes menaces sur sa sécurité hydrique.

7) Dimitri Rogozine, homme politique Russe, a publiquement employé ce néologisme pour définir la politique occidentaliste, en juillet 2008. In dedefensa.org

8) Voir, Ilia Kramik : Le B-52 : l’impasse du progrès technique, texte original : Rianovosti. Cf. www.forum-democratique.com (rubrique « Chronique »).

9) Olivier Le Cour Grandmaison, Coloniser, Exterminer – Sur la guerre et l’Etat colonial- Casbah Editions, Alger 2005 (Fayard, 2004).

10) Lettre ouvert/ Sommet du G20 de Londres : la dernière chance avant la dislocation géopolitique mondiale. www.leap2020.eu

11)  Le premier ministre russe, Vladimir Poutine, a proposé à la Chancelière A. Merkel, lors de son voyage en Allemagne ces 24 & 25 Novembre, de reconstruire une nouvelle alliance entre l’Europe et la Russie. Il est connu que l’Allemagne est tournée vers les pays de l’Est dans lesquels elle trouve son prolongement naturel. C’est également ce pays qui a contrecarré le projet du Président français N. Sarkozy pour la construction d’une Union Pour la Méditerranée.

12)  Ces accords ont fait l’objet de très peu de publicité, non pas du fait de leur faible importance mais au contraire à cause d’un effet « domino » extrêmement dangereux pour le système « dollarisé ». Cf. Paul Craig Roberts, Le déclin de l’empire américain : la Chine et la Russie larguent le dollar US. www.mondialisation.ca

13)  Cf., Rapport du Fond Monétaire International (FMI) du 13 avril 2010. Le bancor est inscrit dans l’agenda de cette institution pour 2018.

14)  Voir le Pakistan par exemple mais aussi le Japon !

15)  Le Deutéronome est le cinquième livre de la Torah. Des passages répétitifs et insistants sur la « destruction des autres Nations » et sur la violence impitoyable à leur appliquer peuvent être cités sans fin. Peut être expliquent t-ils l’attitude de l’Etat d’Israël dans son conflit avec les Palestiniens ?

16)  Certains partenaires des USA en sont bouleversés. Les Polonais (fervents proaméricains) parlent naïvement de la perte de leurs illusions, les Russes expriment leur perplexité. La France est bien embarrassée. Certains documents sont de véritables « plans de batailles » tel celui établi pour les banlieues françaises pour infiltrer des communautés ou des groupes ethniques, spécialement les quartiers à dominante musulmane. Ne parlons pas du comportement scandaleux des dirigeants arabes qui ont été mis en lumière bien que loin d’être surprenant. Gageons qu’après la stupéfaction, un torrent de réactions dans le monde suivra ces révélations. Cependant, des hommes de premier plan (Chefs d’Etat et/ou de gouvernement) ont accusé wikileaks d’être manipulé au profit d’Israël.

 

*L’auteur anime une site web : www.forum-democratique.com


Moyenne des avis sur cet article :  4.38/5   (58 votes)




Réagissez à l'article

48 réactions à cet article    


  • Nomade 16 décembre 2010 12:27

    Merci pour cet excellent article,
    un état des lieux peu optimiste mais lucide.
    La question est : y a t’il des solutions pour éviter cette « fin du monde » ?
    Et si oui, lesquelles ?


    • Tarouilan Tarouilan 16 décembre 2010 18:12

      Très pénible, cet article laudateur du Coran...... il conviendrait qu’un jour on puise s’affranchir de ce type d’aliénation...... chiche, l’auteur le récrit sans cette référence inutile !


    • Croa Croa 16 décembre 2010 19:45

      Nomade, tu dois lire ce texte jusqu’à la fin smiley


    • Cogno2 16 décembre 2010 12:38

      y a t’il des solutions pour éviter cette « fin du monde » ?

      Oui.

      Et si oui, lesquelles ?

      La fin de notre mode de vie, ce qui se fera sous la contrainte.


      • verdan 16 décembre 2010 13:24

        Bonjour Tutti

        Merci Monsieur !

        Excellent.


        • robin 16 décembre 2010 13:27

          N’en déplaise aux mécréants la fin du matérialisme est annoncée depuis presque 2000 ans entre autres l’apocalypse qui veut dire d’abord révélation. Ils pourront se mordre la langue, se jeter par terre , crier leur desarroi de la perte du veau d’or à toute la création, leur fin est proche et inéluctable. Comment comprendre autrement qu’un dernier baroud la folie qu’on les politicards et les médiacrates de suivre aveuglément les financiers et tout ce que compte la Terre de « prêtres » du veau d’or dans leurs folie auto destructrice ?


          • Aafrit Aafrit 16 décembre 2010 23:36

            En voilà un qui se croit avoir tout compris, il qualifie les matérialistes de mécréants et implicitement il nous propose en contrepartie son dieu comme solution.


          • Aafrit Aafrit 16 décembre 2010 23:38

            qui croit pas de (se), biensûr !


          • babadjinew babadjinew 16 décembre 2010 15:05

            Magnifique analyse et article fantastique. J’aimerai bien voir l’aboutissement de ce changement de paradigme, malheureusement, le temps aura raison de moi bien avant l’avènement d’une humanité d’ÊTRE.


            En attendant préparons nous au chaos, aux larmes et aux sang, car la logique de notre monde primitif n’offre aucune autre porte.

            Quand à ceux qui chercheraient une solution pour éviter cet état de fait, il me semble qu’il suffit de combattre sa part propre de « démons intérieurs », et de ne surtout point chercher les causes du chaos hors de soi même.

            Mission impossible il sera toujours plus simple et facile de rejeter la responsabilités sur l’autre....

            Être ou paraître, semble la bonne question à aujourd’hui ce poser.

            Merci pour cet article 

            • Halman Halman 16 décembre 2010 15:11

              Il ne faut pas confondre mécréants et matérialistes avec cette bande d’arrivistes qui ne voient que par leur propre enrichissement.

              Car n’en déplaise aux adeptes du « le 21ème siècle sera religieux ou disparaitra », la cosmologie, les astrophysiciens ont découvert des preuves que les lois de la Nature se suffisent à elles mêmes pour créer le Big Bang et la vie.

              Lire pour cela l’excellent livre de Jean Paul Baquiast : Pour un Matérialisme Fort, et les derniers articles scientifiques qui montrent que la création du Big Bang et des premières molécules menant à la vie sont le résultat d’un déterminisme quantique des plus basique.
              Point besoin d’un créateur divin donc.

              Mais dans l’esprit du commun des mortel, je sais, ceci est encore un sacrilège.

              Il ne faut pas mélanger religion qui ne doit s’occuper que des affaires morales des hommes mais est totalement incompétente en matière d’astrophysique (voir le commentaire affligeant de stupidité du pape après la visite de Stephen Hawking au Vatican dans les années 1980), et les découvertes des astrophysiciens qui eux comprennent quelque chose à la cosmologie.

              Car si la religion prend le pas sur le matérialisme cosmologique et astrophysique comme elle semble vouloir le faire, c’est le retour au moyen âge quand même Newton et Kepler étaient vus comme des mécréants.


              • Cogno2 16 décembre 2010 15:20

                Car si la religion prend le pas sur le matérialisme cosmologique et astrophysique comme elle semble vouloir le faire, c’est le retour au moyen âge quand même Newton et Kepler étaient vus comme des mécréants.

                Chut, faut pas le dire.


              • babadjinew babadjinew 16 décembre 2010 15:23

                La religion quel que soit sa couleur n’est qu’un outil de contrôle. 


                Une civilisation de l’Être aura compris que l’essence du divin est au coeur de notre univers interne tout comme au coeur des galaxies des univers externes

                Tout est poussières d’étoiles.....






                 

              • robin 16 décembre 2010 17:15

                Si vous arrivez à me démontrer que les lois de la physique se sont créées toutes seules pas de problèmes....lol !


              • Croa Croa 16 décembre 2010 19:51

                « c’est le retour au moyen âge » Période féroce, vraiment ? smiley


              • Albar Albar 17 décembre 2010 10:14

                Excellent article S.D,
                « Et du savoir, vous n’en avez reçu que trés peu » Dans le coran.
                La cosmologie et l’ astrophysique ne sont que des moyens afin de parvenir à la vérité, celle de reconnaitre notre impuissance devant le seigneur Dieu, une quantité infime devant sa magnificence.La fin étant inéluctable, vous devriez raison gardée, adopter une position foetale en guise de prosternation.
                Amicalement


              • MERLIN MERLIN 16 décembre 2010 16:22

                Quel futur pour nos enfants, je n’ose l’imaginer, pourtant Ã la base optimiste de nature, mais la réalité frappe trop fort en même temps que la fiction dépasse toujours la réalité.....


                • wawa wawa 16 décembre 2010 16:31

                  a l’auteur

                  c’est bien beau d’accuser Israel de la destabilisation du soudan. C’est surement vrai !

                   Mais le régime soudannais , qui a toujours empeché les minorités chretiennes et animiste du sud de s’exprimé et de participer a la vie politique et qui à laisser perdurer une guerre de secession très meurtrière de plus de 20ans (plus les 10 ans du darfour) sans bouger d’un iota dans sa rigidité ideologique, est le premier responsable de l’amputation de son territoire .

                  Le gouvernement soudannais a grandement facilité la tache de ceux qui on oeuvrer pour la dislocation maintenant inévitable du pays.

                  Vous faites allusions aux eau du NIL, là je vous rejoint, si les guerres de la fin du XX siecle ont souvent été motivées par le pétrole, celle du XXI seront motivé par le controle de l’eau et des terres arables, et vu l’augmentation de la population et les moyens de destructions massives elles seront meurtrières.

                  Le Darfour est d’ailleurs un exemple de guerre de l’eau, la disponibilité hydrique se réduisant le gouvernement soudannais a tenté une épuration ethnique des minorité au profit des ethnie musulmanes.

                  comme quoi les génocides ne sont pas uniquement le faits des « méchants occidentaux »


                  • epapel epapel 16 décembre 2010 16:42

                    L’apogée de la domination américaine et par extension occidentale (quoique l’Europe ait perdu ce statut en 1945 et n’est qu’un supplétif des USA), se situe en fait entre 1989 (chute du mur de Berlin) et 2001 (attentats du WWC) .

                    Les années 2000 se caractérisent par la résistance de l’impérialisme américain contre son propre déclin, et bien loin de le ralentir ou de redresser la barre il l’a au contraire accéléré. La crise financière de 2008, telle le sac de Rome en 410, marque le passage du point de non retour et l’irréversibilité de ce processus.

                    A la question « y-a-t-il une solution pour éviter cette fin du monde - sous entendu occidental », la réponse en non en tant que modèle économique et politique prédateur. Notre modèle de société est condamné à l’horizon d’une génération voire deux tout au plus, et la civilisation occidentale sombrera avec si la migration vers quelque chose tenant compte des limites terrestres et de plus humain n’est pas conduite à brève échéance.

                    L’Europe a déjà consommé la quasi-totalité de ses ressources naturelles non renouvelables et la perte progressive du contrôle de ses sources d’approvisionnement risque de se révéler dramatique dans les décennies à venir. Les USA n’en disposent désormais plus assez pour mener une politique d’expansion sur leurs seules bases (en 14-18 et surtout en 39-45, les alliés occidentaux se sont approvisionnés pratiquement sur les ressources américaines) mais encore suffisamment pour se recentrer sur le continent nord-américain et faire main basse sur le Canada.

                    Le point de non retour étant passé, cela veut dire qu’il est trop tard pour compter sur une solution miracle - du style énergie nouvelle - pour nous sortir de ce mauvais pas. Pour l’Europe en particulier la décroissance n’est donc plus une option mais une trajectoire incontournable qu’il sera nécessaire de négocier le mieux possible, cette problématique deviendra une évidence puis un état de fait d’ici une vingtaine d’années.


                    • Croa Croa 16 décembre 2010 21:03

                      Bel optimisme : « Notre modèle de société est condamné à l’horizon d’une génération voire deux tout au plus » !

                      Ou refus... Epapel, tu ne veut pas voir ça de ton vivant, c’est ça ?  smiley


                    • epapel epapel 17 décembre 2010 12:33

                      Je précise :
                      - pour moi une génération c’est 25 ans, comme j’ai 50 ans il y un grande chance que je sois encore là en 2035 et une petite pour 2060.
                      - un modèle de société condamné, ça ne veut pas dire une société condamné mais une société qui devra changer de modèle, rien de plus

                      Et ma conclusion pour l’Europe, c’est que la transition se caractérisera par une décroissance matérielle, on peut considérer ça deux manière :
                      - pessimiste : la fête est finie et ce qui nous attend est absolument abominable car on ne pourra plus profiter du ski,de Puket et des hamburger double taille
                      - optimiste : notre modèle n’est pas viable et en retroussant les manches on va pouvoir mettre à la place un société pérenne et plus juste pour les générations futures


                    • Soufiane Djilali Soufiane Djilali 16 décembre 2010 16:55

                      Merci à tous ceux qui ont bien voulu réagir à ce texte.
                      @ wawa : vous avez entièrement raison de dire que le pouvoir soudanais est pour beaucoup dans les malheurs de son pays. Comme la plupart des autres régimes arabes d’ailleurs. Simplement, au vu des moyens dont disposent ces régimes, ils sont très loin d’avoir la puissance d’action que possède l’Occident (spécialement les USA) depuis de nombreuses décennies. Par ailleurs, le découpage des pays du Proche et Moyen Orient est un secret de polichinelle. L’Irak était programmé dès les années 90 avec cartes précises. Le Yémen est sur la table, ainsi que la Somalie, les restes du Soudan etc... Les néocons américains parlaient très librement de ces plans. Israël ne cache pas non plus que pour atteindre le niveau de sécurité absolue qu’elle estime être en droit d’exiger, doit rester maître dominateur de l’ensemble du Proche et Moyen Orient. Aucun Etat ne doit donc prétendre à un développement qui le concurrencerai. Plus que cela, Israël travaille à vassaliser l’ensemble des régimes voisins. Et il y arrive ! C’est dit et écrit dans des documents officiels et on ne peut plus publics. Sauf que dans ce cas précis, le besoin d’une sécurité absolue pour soi signifie insécurité absolue pour les autres. Cela est-il tenable à terme ?
                      Mais en fait, cela n’était pas tellement notre sujet.
                      Le monde doit réévaluer sa façon de voir. Nous sommes tous impliqués dans cet engrenage qui nous mènera à une faillite générale si les consciences ne se réveillent pas. Tous, en tant qu’humains, nous sommes sur cette magnifique planète qui risque d’être désintégrée à cause de la volonté de puissance qui est en nous (et que peut être l’Occident a réussi le mieux à l’incarner).


                      • ELCHETORIX 16 décembre 2010 17:45

                        Bonsoir l’auteur et merci pour cet article complet , clair et pour tout dire juste comme constat sur le monde de maintenant et d’hier !
                        Votre article est superbe sur la géostratégie et géopolitique dominé par l’ Occident et l’EMPIRE US !
                        Oui le XXIème siècle sera spirituel et humaniste ou ne sera pas !
                        La récession , en Europe est une nécessité , je dirais vitale pour que la planète puisse nous donner de ses fruits de notre labeur , cette - foi partagé entre tous les peuples !
                        RA .


                        • chlegoff 16 décembre 2010 19:17
                          Excellent article.

                          L’évolution ne notre mode de vie, c’est à dire le télétravail, une bonne gestion des ressources, Internet, etc... m’avait été expliquée en 1978 par une personnalité scientifique de haut niveau. Les colloques qui traitaient de ce sujet prévoyaient une cinquantaine d’années pour cette mutation. Ça c’est pour le coté Bisounours, car c’était sans compter avec les égoïsmes de toutes sortes.

                          Il y a une dizaine d’année , j’ai eu des discutions passionnantes avec un prof d’université sur le même sujet. C’était vachement moins enthousiasment. Il m’ annonçait que nous allions droit dans le mur et que cela se traduirait par les pires déchainements de violence et de barbaries que le monde ait jamais connu. À la question « que faut-il faire pour éviter cela ? » la réponse était rien il est déjà trop tard. Le raisonnement qu’il tenait était simple à mémoriser. La culture occidentale est fondée sur la croissance depuis son origine et il me citait un passage de la bible qui a conditionné notre représentation du monde depuis des millénaires « Croissez et multipliez-vous. » L’homme moderne est incapable de se penser autrement que dans l’expansion.

                          Ce constat explique certainement pourquoi les pays occidentaux sont sur-armés. Il est à noter également que rien n’obligeait les occidentaux à entamer le transfert de technologies aux pays en développement dans les années 80 si ce n’est pour accélérer le processus.

                          • Croa Croa 16 décembre 2010 19:41

                            « N’en doutons pas, l’homme saura inventer une nouvelle civilisation plus humaine, probablement plus heureuse car elle se fondera beaucoup plus sur l’être que sur le paraître !  »

                             smiley Ouf, il était temps ! smiley

                            Toutefois pour une telle fin il faudra renverser les oligarchies tyranniques qui pour le moment mènent leurs sujets par le bout du nez. Elles peuvent tout à fait envoyer les peuples au casse-pipe régler les comptes qui leurs incombent comme elles l’ont toujours fait avec la différence que cette fois ce sera la fin smiley 

                             smiley Merci à l’auteur pour sa lucidité smiley


                            • ffi ffi 16 décembre 2010 22:05

                              J’ai une interprétation toute différente :

                              la mafia franc-maçonne ; coalition de la classe bourgeoise, féodale et impérialiste, s’est emparée des riches sociétés chrétiennes de l’occident, fondatrice de la modernité, puis les ont instrumentalisées pour faire n’importe quoi et en deux siècles de ce magistère maladroit, l’occident s’est effondré.

                              Sur le fond, je suis d’accord, c’est évidemment la nature de la révolution française et de son idéologie qu’il faut interroger.

                              Mais sur la temporalité, je doute que le système, certes à l’agonie, ne puisse tomber de lui-même, ou par l’opération du saint-esprit avant quelques générations.

                              Inspirez-vous de la sortie de la féodalité, ou de l’empire Romain. Unissez-vous et devenez indépendant du système pour qu’il devienne alors inutile. Dans 60 ans peut-être, tout changera.


                              • non667 16 décembre 2010 22:21

                                merci a l’auteur pour cette Magnifique analyse/ synthèse et article fantastique.
                                j’ajoute modestement :
                                si pour nous , ville populace , cet article est une révélation , il n’en est pas de même pour l’élite mondialiste qui à monté le « complot » qui nous à amené ou nous en sommes et il ne sont pas bêtes au point de ne pas avoir prévu la suite !
                                ils savent depuis longtemps que la terre ne peut nourrir de façon pérenne plus de 2 milliards d’habitants ! (les centaines de milliers d’années d’avant le progrès technique /médical le prouvent )
                                le problème de cette élite ,de ce peuple élu est donc : comment supprimer 4,5 milliards d’habitants
                                comment faire baisser la consommation /pollution des survivants
                                les prix pour la consommation .
                                les taxes pour la pollution .

                                pour les 4,5
                                avortement ,préservatifs , destruction de la famille , ..... en route pour l’occident
                                mais ça n’irait pas assez vite alors il faut ajouter d’autres solutions !
                                la bombe atomique ? impensable ça pêterait de tout les cotés , elle ne fait pas de détail , contamine trop longtemps le territoire , de plus le vent tourne et n’a que faire des frontières ! alors ?
                                 euréka j’ai trouvé  !
                                et si on fabriquait un virus génétiquement modifié (genre sida + ) qui épargne seulement un type de population qui possède un génome particulier acquis (ogm ) ou inné (gène d’Abraham par exemple )
                                 un comble :la recherche coute cher alors on peut la faire financer par des dons de la populace en organisant des génétons et en disant que c’est pour soigner des maladies héréditaires .  smiley


                                • Crevette Crevette 16 décembre 2010 22:48

                                  Merci pour cette excellente synthèse de l’état du monde.

                                  La société de consommation, c’est fini (ouf !) La plupart des gens ne vont pas tarder à s’en rendre compte. Il ont déjà remarqué qu’il y a un gros problème...

                                  Cela ne va plus tarder à faire tilt maintenant.

                                  @ l’auteur

                                  Vous connaissez Dmitry Orlov ? Si non, il vaut très largement le détour parce qu’il rejoint votre raisonnement, et le mien :

                                  http://jcbonsai.free.fr/cc/OrlovConfDublin/

                                  et

                                  http://www.orbite.info/traductions/dmitry_orlov/index.html


                                  • hammondjr 16 décembre 2010 23:03

                                    @l’auteur

                                    Bravo pour l’article.

                                    Oui mais ce lendemain sera-t-il garanti sans ce rapport de force dominant dominé, qui résulte, au fond, de ce sentiment primaire qu’on a tous : la peur ?

                                    A part ça, je veux pas plomber l’ambiance hein... smiley


                                    • Aafrit Aafrit 16 décembre 2010 23:27

                                      Oui mutation paradigmatique mais on est dans le même schéma, on en sort pas.Si la métrialisme n’a pas apporté l’ultime bonheur le spiritualisme ne l’a jamais apporté non plus. Avec le spiritualisme qui fût dominant, Il y avait souvent du sang versé, des SDF, des misérables, des gens brûlés dans des bûchers tout comme avec le matérialisme dominant, des gens affamés, des gens bouffant de la merde, des gens brûlés vifs et phosphorisés, des corps déchiquetés pour un bout de terre ou pour quelques gouttes de pétrole, des prisonniers des hopitaux, des souffrants dans leurs chairs et âmes,etc,etc.

                                      Il n’est pas juste de dire que seul le sipiritualisme qui a faussé ses buts et ses promesses ni même d’ailleurs le matérialisme seul, mais c’est plutôt la superposition de l’un sur l’autre et la manière dont ils se complètent et/ou s’entredéchirent qui

                                      Peut-on supposer que l’un est l’antithèse de l’autre ? Si oui, la solution consisterait à sublimer cette dialectique. Penser à trouver une solution en-dehors de cette dualité.

                                       Dieu en personne n’y peut rien..
                                      Donc laissons le tranquille dans son passé et pensons à virer l’autre dieu(argent) pour rejoindre le premier.

                                      Je rappelle que si cet article prend en exemple les civilisations à forte connotation spirituelle, il se trouve dans l’obligation de proposer des solutions en fonction de cette donnée ; or beaucoup savent que l’humain n’est pas seulement l’ensemble des croyants des trois ou quatre grandes religions, d’autres cultures ont vécu sans celle-ci et elles se sont portées pas mal.


                                      • Soufiane Djilali Soufiane Djilali 17 décembre 2010 11:18

                                        @ Aafrit,

                                        Vous avez absolument raison. Il ne faut pas aller d’un excès à l’autre. Il ne s’agit pas de devenir tous moines ou soufis ! Il faut rechercher et trouver un équilibre entre les besoins matériels de l’homme et ses besoins spirituels.


                                      • Albar Albar 17 décembre 2010 19:58

                                        « Travailles pour ta vie (subsistence) comme si tu vivrais éternellement, et travailles pour ta fin comme si tu mourais demain » Bel enseignement en effet, et simple comme bonjour.

                                        La thésaurisation, la cupidité, la vanité, ainsi que le racisme, des cacartéristiques des adorateurs du veau d’or, ont fait la ruine de notre monde. C’est une erreure de croire que ceux qui détiennent l’argent ( l’allusion est bien explicite) puissent détenir le monde ; la catastrophe est là, ce qui va arriver le sera davantage.


                                      • Albar Albar 17 décembre 2010 20:00

                                        Désolé, lire caractéristiques.


                                      • Albar Albar 17 décembre 2010 20:02

                                        Désolé, lire caractéristiques.


                                      • Aafrit Aafrit 16 décembre 2010 23:28

                                         (le) Matérialisme, désolé


                                        • Aafrit Aafrit 16 décembre 2010 23:31

                                          Ah j’ai oublié : très bel article ! Merci !


                                          • Login Login 16 décembre 2010 23:33
                                            Si une alternative à cette chute annoncée existait, les politiques suicidaires que nous connaissons seraient-elles conduites ?

                                            • Jean Lannes Chris Lefebvre 16 décembre 2010 23:35

                                              Ce qui m’inquiète le plus, c’est que nous étions 2,5 milliards il y a 50 ans, et près de 7 milliards aujourd’hui. Jusqu’où va-t-on grimper avant l’explosion ?


                                              • eresse eresse 16 décembre 2010 23:38

                                                Bonsoir l’auteur,

                                                La fin du pétrole (bon marché), la fin des ressources, n’oublions que ce point de vue est justifié si on se base sur tous les scenarii envisagés en termes d’évolution de population.
                                                Je pense pour ma part que les stratèges américains ont sérieusement envisagés l’élimination des 1 à 2 milliards d’humains au niveau de vie occidental qui entrent en compétition avec eux. Heureusement, nous n’avons rien a craindre tant que Obama le mou est au pouvoir.


                                                • Pat666 17 décembre 2010 06:12

                                                  Très bon article, je regrette qu’il eût encore fallu évoquer Israël comme un état manipulateur des USA concernant l’Iran.

                                                  Nous aurions un pays proche de la France qui appelle à notre destruction, je pense que nous serions exactement dans les mêmes conditions psychologiques.


                                                  • SamAgora95 SAMAGORA95 17 décembre 2010 09:16

                                                    L’Iran n’a jamais appelé à la destruction d’Israël, mais à la politique mené par ses dirigeant actuels.

                                                    Je tiens à vous rappeler qu’Israël est un lieu saint pour les musulmans par ailleurs l’idée même de tenter quoi que ce soit contre Israël est un suicide, car aucun pays de la planète n’admettrait cela et à juste titre.


Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès