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Accueil du site > Actualités > International > Le parricide : La guerre civile en Libye

Le parricide : La guerre civile en Libye

La Libye

Le territoire libyen est immense (1,8 M. km2, soit trois fois la France) et sa population, clairsemée (6,8 millions d’habitants), est très urbanisée (86 % de citadins et 14% de ruraux). Ce peuple jeune a un taux de fécondité parmi les plus élevé au monde et près de la moitié de la population a moins de 15 ans. Les tribus berbères originaires de Tripolitaine, du Fezzan et de Cyrénaïque ont été arabisées, islamisées, urbanisées et alphabétisées (89%), puis industrialisées (industrie : 50% du PNB avec le pétrole). Le pétrole constitue l’essentiel des exportations du pays alors que les produits de consommation sont tous importés de l’étranger. La Libye est donc un pays très dépendant de l’extérieur, vulnérable et fortement soumis aux pressions économiques, financières, diplomatiques et politiques internationales. Qui est dépendant des puissances impérialistes ne saurait prétendre soutenir une politique national indépendante et souveraine. Aussi les déclarations tonitruantes de Kadhafi ne sont-elles que les bouffonneries d’un polichinelle pathétique.

Le chômage y est endémique (30%) comme dans le reste de l’Afrique. Même si le revenu moyen par habitant (14 000 dollars) est le plus élevé d’Afrique du Nord les disparités régionales sont importantes. Comme ces disparités épousent la géographie de la répartition des tribus ancestrales, la présente insurrection armée se marie avec le ressentiment populaire, qui se confond quant à lui avec la carte de la distribution très inégale de la richesse. C’est ce qui faisait dire aux insurgés de Tobrouk que Kadhafi de Tripolitaine n’avait jamais rien fait pour le peuple de Cyrénaïque depuis le roi Idris Ier, qu’ils auraient aimé ressusciter. 

"A Tobrouk, dans l'est, une manifestation a réuni un millier de personnes. Les manifestants brandissaient des drapeaux de la monarchie libyenne du roi Idris Senoussi qui s'est imposé comme un symbole de l'insurrection. « Ils n'ont jamais rien fait pour nous, dans l'Est : tout ce que vous pouvez voir a été construit par le roi Idris, renversé par Kadhafi en 1969 », assure Khaled Abdul Aziz, un sergent de police.'

L’insurrection armée

L’insurrection libyenne a ceci de particulier que depuis le début des hostilités de nombreux mutins sont armés, ils savent manier les armes lourdes et ils ont infligé des pertes importantes aux forces de l’ordre. Ce n’est pas usuel, dans un pays où le service militaire n’est pas obligatoire et dont l’armée est fragile. Les hommes des tribus sont armés, mais dans les zones rurales seulement, ce n’est pas le cas des gens des villes, qui forment tout de même l’immense majorité de la population libyenne. Au début du soulèvement, les défections dans l’armée ont été minimes, si bien que ce retournement des armes ne peut expliquer les premiers revers du clan Kadhafi. Il n’est pas non plus concevable que quelques milliers de citoyens révoltés inexpérimentés se soient emparés des équipements dans les casernes et aient spontanément pu tuer tant de soldats et de policiers ; ni qu’ils aient connu instinctivement les techniques de camouflage et de guérilla urbaine. En effet, le nombre de victimes est relativement peu élevé après plus d’une semaine de « carnage » aérien et terrestre. Tout cela ne colle pas : on nous cache tout, on ne nous dit rien… Ou bien, alors, on nous ment.

Le foyer de la guerre civile trouve son origine à Benghazi qui brade le pétrole du pays à l’Europe et qui en est à sa troisième insurrection en 15 ans (1996, 2006 et 2011), alors que Tripoli est restée fidèle au « Guide de la révolution » de la Jamahiriya arabe libyenne. Depuis son accession au pouvoir en 1969, Kadhafi a mis sur pied une structure de gouvernance qui s’appuie en partie sur les vieilles organisations tribales et en partie sur les Comités révolutionnaires. Ceux-ci, avec le temps, ont été peu à peu dépouillés de leur pouvoir, particulièrement depuis que le « Guide révolutionnaire » a été réhabilité par George W. Bush, lequel a mis fin au boycott de la Libye. En effet, les entreprises américaines étaient les seules à respecter l’embargo alors que les entreprises européennes et chinoises investissaient massivement au pays du « terroriste » devenu soudainement fréquentable. Les firmes BP, Royal Dutch Shell, Total, Basf, Statoil, Rapsol et Gazprom exploitent aujourd’hui le pétrole libyen (1,8 millions de barils par jour, troisième producteur d’Afrique).

Un règlement de compte entre clans est toujours sanglant et n’a jamais rien d’attrayant, mais cela a bien peu à voir avec une révolution populaire. La révolte libyenne est une guerre civile atroce comme la Somalie, le Liban, le Soudan et l’Afghanistan en ont connues. Pas de héros, ni d’un côté, ni de l’autre, seulement des paumés pris en tenaille entre les deux camps. Tous les clans sont coupables d’exactions et tous les clans embauchent des mercenaires. Pourquoi soutenir un clan meurtrier plutôt qu’un autre ? Dans une alliance tribale, il y a des rituels et des traditions, une façon de transmettre le pouvoir d’un chef à un autre et, surtout, des principes dans l’attribution du butin des rapines. Ces dernières années, Mouammar Kadhafi n’a respecté aucune de ces règles, aucune de ces traditions. Il a monopolisé le fruit du pillage de l’État entre les mains de sa famille et de sa tribu, il a spolié les autres tribus. La réponse, soutenue en sous-main, est venue des hauts-plateaux : les tribus flouées sont descendues des versants et sont venues à Tripoli lui faire payer le prix de sa cupidité et de sa duplicité, faisant la jonction avec toute une jeune génération qui, depuis sa naissance, n’a connu aucune autre figure politique que l’homme du « Livre vert » et dont le ras-le-bol est devenu évident.

Faut-il choisir le clan de Mouammar Kadhafi, ou celui de son concurrent Al-Houni, son ancien compagnon de révolte, ou encore le clan de l’un ou l’autre de ses fils ? De la façon dont le conflit évolue, les insurgés désigneront eux-mêmes le prochain dictateur libyen. Il n’est même pas certain qu’ils le feront entériner par scrutin. Ils voudront d’abord supputer les chances du « désigné » de gagner l’élection truquée. Si leur challenger risque de perdre au vote, il n’y aura pas plus d’élection qu’il n’y en a eu au cours des quarante-deux dernières années.

Intervention – invasion ?

Depuis Kouchner, et même avant, les Droits de l’homme ont toujours servi à préparer le terrain pour les envahisseurs. Avant-hier, les États-Unis sont allés libérer les Irakiens de la poigne de Saddam Hussein-le-sanguinaire ; un million de morts plus tard, ils quittent l’Irak ravagé. Hier, ils sont allés libérer les femmes afghanes des Talibans. Des centaines de milliers de cadavres (de femmes notamment) plus tard, ils négocient leur retrait d’Afghanistan avec les Talibans « terroristes modérés ».

Aujourd’hui, un consortium étranger formé de Human Rights Watch, d’Amnesty International, de la Fédération internationale des ligues de Droits de l’Homme (FIDH) et de l’ONG Human Rights Solidarity réclame une intervention militaire pour assurer la victoire d’un des clans d’insurgés. Pour ce faire, ils répandent des histoires d’horreur à propos des seuls mercenaires de Kadhafi, semblables à celles qui ont été diffusées à propos d’incubateurs débranchés par les hordes barbares de Saddam (sic) au Koweït, ou encore ces fadaises à propos de charniers géants découverts à Timişoara puis disparus après l’exécution de Ceauşescu en Roumanie (re-sic).

Mais il est peu probable que l’OTAN envoie un contingent de troupier en Libye parce que, d’une part, elle en prend déjà plein la gueule en Afghanistan, où tous les alliés des Américains ne songent qu’à lever le camp et à rentrer chez eux. D’autre part, une intervention des soldats de l’OTAN ne servirait qu’à mettre le pays sous tutelle américaine. Les puissances européennes membres de l’OTAN se sont déjà fait arnaquer en Irak ; elles ont contribué à l’écrasement de Saddam et à la destruction de la nation irakienne pour se retrouver exclues de la saignée du pays, par la suite. La France, qui avait une position dominante dans l’Irak de Hussein, en conserve un goût amer.

Depuis et avant que le gouvernement Bush ait réhabilité Kadhafi « le voyou », ce sont surtout les Européens qui ont profité de la manne libyenne. Les multinationales américaines sont arrivées sur le tard, si bien que la Libye exporte 85 % de son pétrole vers l’Europe et le reste vers la Chine, le tout, sans transiter aucunement par les entreprises américaines : une situation inacceptable, pour la superpuissance décadente. Les concurrents des USA n’ont pas à être affranchies de la puissance de tutelle, pense Obama.

Les États-Unis souhaiteraient peut-être une intervention aérienne de l’OTAN (visant à empêcher le clan Kadhafi d’utiliser ses avions de façon à faire basculer le rapport de force militaire en faveur des clans insurgés), si les mercenaires rebelles ne parviennent pas à renverser le « Guide », mais leurs alliés européens dans l’OTAN n’accepteront pas de fournir de contingents et préfèreront une intervention sous le haut-patronage de l’ONU, de façon à conserver le contrôle du pays après l’intervention militaire étrangère.

En ce qui a trait à un hypothétique contingent africain sous bannière de l’OTAN, il est trop tôt pour y songer, le traité de coopération OTAN-Union Africaine n’est pas encore ratifié et le Commandement Africa (AfriCom), le principal instrument de pénétration États-unienne sur le continent, n’est pas prêt pour une telle intervention. Rien à craindre, les soldats de l’OTAN n’iront pas mourir à Tobrouk sur les tombes de l’Afrika Corps.

La Grande-Bretagne, ancienne puissance colonisatrice de l’Égypte, maraude en eau trouble ces jours-ci et il n’est pas impossible que le Premier ministre Cameron suggère à l’État-major toujours en place de l’ex-dictateur Moubarak une intervention « humanitaire » musclée en sol libyen afin de sauver la mise Britannique. 

Le ver est dans le fruit

Le premier fils du second mariage de Kadhafi, Saïf al-Islam, aujourd’hui en disgrâce mais qui fut un temps l’héritier putatif du « Guide de la révolution », a mené les négociations pour la ruée tardive des multinationales américaines dans le pays. C’est lui qui a proposé un train de réformes de ce qui tient lieu de constitution afin de le rendre plus conforme au mode de gouvernance occidental et de départir les Comités populaires de toutes leurs prérogatives. Il y a quelque temps, il a ordonné la libération de centaines d’islamistes des geôles libyennes, en préparation de l’insurrection qu’il manigançait. C’est l’homme lige des Occidentaux, mais il n’est probablement pas leur préféré, tant il est difficile de prévoir la réaction de la population libyenne à la résurrection de ce poltron, ce qui expliquerait l’atermoiement des puissances impérialistes quant à une intervention en faveur de l’une ou de l’autre faction dans l’insurrection clanique armée en cours au pays du « Livre Vert ».

Le peuple libyen et la classe ouvrière libyenne abusés par cet écheveau meurtrier, victimes collatérales de cet affrontement tribal sanglant, parviendront-t-ils à tirer leur épingle du jeu et à renvoyer dos à dos tous ces prétendants illégitimes et à défendre leurs intérêts propres au milieu de cette catastrophe ? Il le faudrait bien, pourtant.

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Un fils Kadhafi n’exclut pas une guerre civile. 26.02.2011. http://www.europe1.fr/International/Un-fils-Kadhafi-n-exclut-pas-une-guerre-civile-430905/ 

Bras de fer au sommet. Jeune Afrique. 12.01.2010.

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2602p040-043.xml0/libye-presse-corruption-mouammar-kaddafibras-de-fer-au-sommet.html

Libye : quel rôle jouent les tribus ? Le Monde 24.02.2011. http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/02/24/libye-quel-role-jouent-les-tribus_1483983_3212.html

La Libye dans le grand jeu du nouveau partage de l’Afrique. Manlio Dinucci. Mondialisation. 25.02.2011.

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=23372

Urgent. Libye Kadhafi fragilisé par la défection des deux derniers membres du groupe des ‘officiers libres ». René Naba Mondialisation 23.02.2011.

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=23344

L’aveuglement de l’Europe a été criminel. Libération. 23.02.2011. http://www.liberation.fr/monde/01092321777-l-aveuglement-de-l-europe-a-ete-criminel#

Crise lybienne : Kadhafi va tenir, en Cyrénaïque la révolte est endémique. Angelo del Bocca, Tomasso di Francesco. Investig’Action. 25.02.2011. http://www.michelcollon.info/Crise-lybienne-Kadhafi-va-tenir-en.html

Lybie : le plan de l’OTAN est de l’occuper. Fidel Castro. Oulala.net. 23.02.2011. http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article4994

Faut-il intervenir militairement en Libye  ? Alain Gresh. 24.02.2011. http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Alain_Gresh.240211.htm

La Libye et l’impérialisme. Oulala.net. 26.02.2011. http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article4997


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6 réactions à cet article    


  • bernard29 bernard29 4 mars 2011 10:04

    En libye c’est un peuple qui se révolte contre un dictateur pour la liberté.

    je ne sais comment on peut appeler un pouvoir qui tire à l’arme lourde et qui bombarde son peuple avec son aviation. Je remarque que les dictateurs que l’on a armé ( les puissances occidentales vivent aussi de la vente d’armes) peuvent ainsi empêcher toute révolte du peuple et bien sûr toute révolution.

    C’est donc dans ces cas , nous qui rendons la révolution impossible.. Ne faut ’il pas y réfléchir ??

    A partir de maintenant pour tous les morts et blessés en Libye,( alors que l’on sait qu’il y a déjà entre 3000 et 6000 morts) qu’il est avéré qu’un dirigeant tire à l’arme lourde et utilise son aviation militaire contre son peuple, notre responsabilité sera lourdement engagée si nous ne faisons rien. (pour nos fournitures d’armes et celles de nos amis européens, voir libération de ce jour)

    1) empécher le survol par l’aviation de kadhafi, les forcer à se poser ou les rendre inutilisables.

    2) envoyer de l’aide humanitaire et de soutien même militaire sans actions armées (intendance et formation des civils) dans les villes et zones libérées pour empêcher un retour des troupes de Kadhafi

    3) faire le blocus aérien et mettre sous la pression le repaire de kadhafi près de Tripoli

    4) bloquer tout de suite tous les avoirs ( la France ne l’a pas encore fait.)

    5) lancer un mandat de mise en examen international de Kadhafi, et le rechercher.( une condamnation n’interviendra que dans 6 mois au bas mot)

    6) faire pression sur les pays voisins ( menaces de sanctions multiples) sur les pays voisins s’ils ne rapatrient pas leurs mercenaires.

    C’est un peuple qui se révolte et qui risque d’être écrasé par un fou qui n’hésite pas à détruire son pays et son peuple dans un bain de sang. Ce serait donc des interventions pour « assistance à peuple en danger. »



    • Robert Bibeau Robert Bibeau 4 mars 2011 15:09

      Vous nous radotté ce que l’on vous serine à la télévision et dans les journaux occidentaux à la solde madame (Libération, le Monde, Figaro, etc). Ils sont unanimes à crier pour la guerre punitive et pour l’invasion. 

      Tous ces médias à la solde qui hier acceptaient Kadhafi, ou alors hurlaient pour une intervention au Kosovo, en Irak, en Iran, en Afghanistan, au Soudan etc. et on a vu dans tous ces pays les résultats de ces interventions humanitaires, avant c’était pour contrer le communisme rappelez-vous le Viet-Nam, le Cambodge, Cuba, etc. aujourd’hui c’est l’humanitaire... le prétexte. 

      En Libye c’est une guerre des clans de l’Est contre les clans de l’Ouest. Les clans de l’Est tirent sur le peuple libyen de l’Ouest et les clans de l’Ouest tirent sur le peuple libyen de l’Est. Kadhafi est juste aussi mais pas plus criminel que ceux de l’est.

      Pourquoi voudriez-vous que nous soutenions les assassins de l’Est au détriment des criminels de l’ouest ?

      C’est un peuple de l’Est qui se révolte contre un peuple de l’Ouest libyen. Ce n’est pas bien et l’inverse non plus mais il vaut mieux les laissés s’organiser entre eux. D’ailleurs les mutins et les mercenaires de l’Est ont demandé que l’OTAN n’aillent pas s’ingérer dans leur massacre et réciproquement. Si vous souhaitez les unirs contre vos soldats occidentaux... expédiez des troupes de l’OTAN en Libye, ils vont leur faire leur fête à vos casques bleus-kakis.
      Robert Bibeau


      • ung do 4 mars 2011 15:41

        Excellent article nous expliquant vraiment l’arrière plan des troubles en Lybie , sans MANICHEISME ; ne répétant pas la vulgate des médias eurooccidentaux présentant Kaddafi comme un fou furieux , un criminel comme Hitler ou Staline luttant contre de nobles résistants assoiffés de démocratie,
        c’est même plus un conflit multitribal qu’une simple guerre civile .
        Pourrait on savoir le nombre , le nom des tribus , leurs territoires , leurs liens avec les femmes de Kaddafi ?
        Par ailleurs , Kaddafi semblait avoir ouvert le pays et permis des affaires juteuses à tous les grands pays européens et USA qui profitent ainsi de la manne des pétrodollars ?
        Pourrait-on m’expliquer pourquoi les euroaméricains soutiennent les révoltés et veulent éventuellement le renverser . Ce serait le chaos pour de longues années et la fin des affaires ?


        • Robert Bibeau Robert Bibeau 4 mars 2011 16:46

          BONNES QUESTIONS Ci-haut 

          1) Les européens et probablement les américains aussi ont été pris de court par cette révolte venu des tribus de l’EST. J’ai bien spécifié que c’était la 3em en 15 ans. Avant les médias à la solde n’en parlait pas et elles étaient réprimées comme celle là n’en déplaise aux ames sensibles qui découvrent tout à coup le méchant loup.

          2) Les européens veulent le pétrole et ce sont les gens de l’Est et leurs mercenaires qui le contrôle qui contrôle le port de Brega par où ils est bradé à l’Europe.

          3) Le premier calcul des européens a été que Kadhafi comme Ben Ali et Moubarak se retirerait rapidemnet et qu’il valait mieux jouer le jeu des bandes de l’Est contre les bandes de l’Ouest. Alors ils ont rapidement appuyé les uns contre les autres pour rétablir rapidement les approvisionnements.

          4) Coup de théâtre, le tyran s’accroche à sa cabine de pilotage et le méchant Vizir ne parvient pas à prendre la place du Calife rapidement alors la promenade vers Tripoli se transforme en guerre civile. 

          5) Prévoyez simplement que le porte avion USA qui se dirige vers la Libye entravera le vol des avions de Kadhafi et bombarderont le peuple libyen de Tripoli afin de donenr un coup de pouce au bandit de l’Est et que le pétrole continue à couler de Breda aux mains des milices et des mercenaires de L’EST. 


          • antonov antonov 4 mars 2011 19:40

            Excellent article, comme de juste

            Toutefois j’ai une question : ne pensez vous pas que le peuple libyen puisse être à l’origine de la révolte, comme il a été en Tunisie ou en Égypte, plutot que les tribus ?


            • Robert Bibeau Robert Bibeau 4 mars 2011 21:24

              lOUI je le crois... Leur révolte st récupérée en ce moment car une révolte spontanée, inorganisée sans orientation politique révolutionnaire et sans organisation révolutionnaire pour s’emparer du pouvoir d’État en est toujours réduite à ëtre récupérée RELISEZ CE QUE J’AI ÉCRIT CI-HAUT «  La réponse, soutenue en sous-main, est venue des hauts-plateaux : les tribus flouées sont descendues des versants et sont venues à Tripoli lui faire payer le prix de sa cupidité et de sa duplicité, faisant la jonction avec toute une jeune génération qui, depuis sa naissance, n’a connu aucune autre figure politique que l’homme du « Livre vert » et dont le ras-le-bol est devenu évident. »

              smiley))

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