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Le Québec libre de De Gaulle

« Que le Québec soit libre, c’est, en effet, ce dont il s’agit. Cela aboutira forcément, à mon avis, à l’avènement du Québec au rang d’un État souverain, maître de son existence nationale, comme le sont par le monde tant et tant d’autres peuples, tant et tant d’autres États, qui ne sont pas pourtant si valables, ni même si peuplés, que ne le serait celui-là. » (De Gaulle à sa conférence de presse, Paris le 27 novembre 1967).



L’histoire des relations entre le Canada et la France a eu ses hauts et ses bas. En ce moment, cela pourrait être un haut, car les deux chefs de l’exécutif sont considérés souvent comme "de la même farine" : jeunes, au contact simple et direct, décontractés, ce qui a créé une certaine connivence dès leur première rencontre à Bruxelles le 25 mai 2017 pour le Sommet de l’OTAN. Avec une différence près : Justin Trudeau, le Premier Ministre canadien, est le fils de son père Pierre Elliott (1919-2000), qui fut, lui aussi, Premier Ministre canadien (du 20 avril 1968 au 3 juin 1979 et du 3 mars 1980 au 30 juin 1984). Tandis que le Président français Emmanuel Macron n’avait pas, initialement, d’ascendance politique.

Mais si l’on remonte à un demi-siècle, il y a exactement cinquante ans, le 24 juillet 1967, les relations entre la France et le Canada étaient particulièrement exécrables. La cause ? De Gaulle, qui voulait montrer l’amitié de la France avec les Québécois.

Le Premier Ministre du Canada était alors Lester Pearson (1897-1972), du Parti libéral. Il a reçu le Prix Nobel de la Paix le 12 octobre 1957, car, diplomate, il a été récompensé pour son rôle dans le règlement de la crise du canal de Suez en 1956 en créant une force de maintien de la paix de l’ONU, notion qui fut réutilisée de nombreuses fois ultérieurement pour apaiser certains conflits. Il dirigeait le gouvernement canadien depuis le 22 avril 1963 (jusqu’au 20 avril 1968, date à laquelle lui succéda Pierre Elliott Trudeau).

Il y avait déjà eu quelques signaux négatifs. Lester Pearson craignait déjà une ingérence française dans les affaires canadiennes. Le gouverneur général du Canada (depuis le 15 septembre 1959) Georges Vanier (1888-1967), francophone, est mort en fonctions, le 5 mars 1967 à Ottawa et il avait été un ami de De Gaulle depuis 1940 (il était militaire et diplomate, jusqu’à être ambassadeur du Canada en France de 1944 à 1953). Or, De Gaulle n’envoya aucun représentant à l’enterrement le 8 mars 1967 à Montréal.

C’était aussi une période où la volonté d’indépendance ou plutôt, de plus grande autonomie des Québécois allait croissant dans la vie politique. Ainsi, Daniel Johnson (1915-1968) fut élu Premier Ministre du Québec le 16 juin 1966 (jusqu’à sa mort le 26 septembre 1968), et son principal projet était de réformer la Constitution canadienne pour renforcer les intérêts des Québécois. Durant la campagne des élections générales québécoises du 5 juin 1966, son slogan (celui de son parti, l’Union nationale) était "Québec d’abord !". Mais à ces élections, il n’a eu qu’une courte victoire (sur le Parti libéral de son rival Jean Lesage, Premier Ministre sortant), et n’avait donc pas les moyens politiques d’imposer une telle réforme constitutionnelle sans d’autres appuis politiques. Ce fut la raison pour laquelle il a invité le Général De Gaulle le 13 septembre 1966 à venir visiter l’exposition universelle de Montréal en été 1967 (l’exposition était ouverte du 28 avril au 29 octobre 1967).

De Gaulle avait alors été déjà invité par le gouvernement canadien (fédéral), à la fois pour l’exposition universelle et aussi pour célébrer le centenaire de la Constitution canadienne (qui est entrée en application le 1er juillet 1867 : on vient de fêter son cent cinquantième anniversaire il y a quelques semaines). De Gaulle ne voulait cependant pas montrer qu’il cautionnait cette Constitution : il était opposé au caractère confédéral qui sous-estimait l’autonomie du Québec, selon lui. Finalement, il accepta l’invitation (du Québec, pas du Canada !) en février 1967, et reçut en grandes pompes Daniel Johnson à l’Élysée le 18 mai 1967 qu’il accepta d’aider à réformer la Constitution canadienne (ce qui était une ingérence étrangère !). Pourquoi cette volonté d’aider les Québécois ?

De Gaulle considérait que la France avait une dette envers les Québécois qu’elle avait abandonnés au XVIIIe siècle. Arrivés le 24 juillet 1534 avec Jacques Cartier, les Français ont quitté le Canada en raison du Traité de Paris signé le 10 février 1763 entre la France, le Royaume-Uni et l’Espagne pour mettre fin à la Guerre de Sept Ans (ce traité a fait perdre la domination mondiale de la France au profit du Royaume-Uni, en particulier en Inde et en Amérique). De Gaulle aurait lâché à son gendre Alain de Boissieu : « Je compte frapper un grand coup. Ca bardera, mais il le faut. C’est la dernière occasion de réparer la lâcheté de la France. ».

Dans son déplacement de quelques jours, tout a été fait pour "agacer" le gouvernement canadien. Même le mode de transport ! De Gaulle aurait pu prendre l’avion (c’était nettement plus rapide) mais dans ce cas, le protocole l’aurait obligé à atterrir à Ottawa, la capitale, alors qu’il ne voulait pas commencer son voyage par Ottawa (qui était une ville incontournable pour un premier voyage officiel au Canada). Il embarqua dans le croiseur "Colbert" à Brest le 15 juillet 1967, fit une étape à Saint-Pierre-et-Miquelon le 20 juillet 1967 et arriva à Québec le 23 juillet 1967, reçu par Daniel Johnson.

Il y prononça un discours sur l’identité commune entre Français et Québécois : « On assiste ici à l’avènement d’un peuple qui, dans tous les domaines, veut disposer de lui-même et prendre en main ses destinées. ». Et il a eu son premier bain de foule : « De tout mon cœur ! De tout mon cœur, je remercie Québec de son magnifique accueil, de son accueil français ! Nous sommes liés par le présent. Parce qu’ici, comme dans le Vieux Pays, nous nous sommes réveillés ! Nous acquérons toujours plus fort, les moyens d’être nous-mêmes. Nous sommes liés par notre avenir… Mais on est chez soi, ici, après tout ! Ce que nous faisons ici et là-bas, nous le faisons toujours un peu plus ensemble. Toute la France, en ce moment, regarde par ici. Elle vous voit. Elle vous entend. Elle vous aime. ».

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Le 24 juillet 1967, il se déplaça en voiture officielle de Québec à Montréal. Tout au long de la route, il reçut des ovations de la part des habitants venus en masse le saluer. Il y avait une atmosphère proche de la Libération de Paris ! Dans les villes étapes, les gens portaient des panneaux "Québec libre", "Vive le Canada français !" et "France libre". Lorsque De Gaulle arriva à Montréal, il fut reçu avec les honneurs à l’hôtel de ville par le maire Jean Drapeau (1916-1999), maire du 25 octobre 1954 au 28 octobre 1957 et depuis le 24 octobre 1960 (il le resta jusqu’au 9 novembre 1986).

Jean Drapeau avait prévu que De Gaulle prononçât un discours dans la salle d’honneur de la mairie, devant les notables invités. Mais une foule d’environ vingt mille personnes avait pris place devant la mairie pour l’ovationner. Ce furent plus tard, par des témoignages de proches, dont celui de son fils Philippe De Gaulle, qu’on a su que le garde du corps de De Gaulle se débrouilla pour trouver des micros et brancher la sonorisation, ce qui a permis à De Gaulle de venir s’exprimer sur le balcon, à la grande stupéfaction de ses hôtes !

Ce fut à ce moment que, emporté par une foule qui lui était complètement acquise, il prononça son fameux discours sur le Québec libre, qui n’avait rien d’un laïus théorique sur la souveraineté des peuples, mais qui était juste une expression sortie du cœur (préméditée ou pas).

Le discours était souvent entrecoupé des ovations des habitants. Il commença par quelques mots émus d’avoir été aussi bien accueilli : « C’est une immense émotion qui remplit mon cœur en voyant devant moi la ville de Montréal. Française. Au nom du Vieux Pays, au nom de la France, je vous salue. Je vous salue de tout mon cœur ! Je vais vous confier un secret que vous ne répéterez pas. Ce soir, ici, et tout le long de ma route, je me trouvais dans une atmosphère du même genre que celle de la Libération. Et tout le long de ma route, outre cela, j’ai constaté quel immense effort de progrès, de développement, et par conséquent, d’affranchissement vous accomplissez ici. Et c’est à Montréal qu’il faut que je le dise, parce que, s’il y a au monde une ville exemplaire par ses réussites modernes, c’est la vôtre ! Je dis, c’est la vôtre et je me permets d’ajouter, c’est la nôtre ! ».

Ce fut ensuite la grande affection qu’il a éprouvée pour les Canadiens francophones : « Si vous saviez quelle confiance la France réveillée, après d’immenses épreuves, porte maintenant vers vous. Si vous saviez quelle affection elle recommence à ressentir pour les Français du Canada. Et si vous saviez à quel point elle se sent obligée de concourir à votre marche en avant, à votre progrès ! C’est pourquoi elle a conclu avec le gouvernement du Québec, avec celui de mon ami Johnson, des accords pour que les Français de part et d’autres de l’Atlantique, travaillent ensemble à une même œuvre française. Et d’ailleurs, le concours de la France va, tous les jours un peu plus, prêter ici, elle sait bien que vous le lui rendrez, parce que vous êtes en train de vous constituer des élites, des usines, des entreprises, des laboratoires, qui feront l’étonnement de tous et qui, un jour, j’en suis sûr, vous permettront d’aider la France ! Voilà ce que je suis venu vous dire ce soir en ajoutant que j’emporte cette réunion de Montréal un souvenir inoubliable. La France entière sait, voit, entend, ce qui se passe ici et je puis vous dire qu’elle en vaudra mieux. ».

Et il a fini son discours sous un tonnerre d’acclamations et d’applaudissements, avec une expression qui a choqué bien des diplomates (y compris français) : « Vive Montréal ! Vive le Québec ! Vive le Québec… libre ! Vive le Canada français ! Et vive la France ! ».






L’histoire ne dira pas si ces mots étaient préparés ou pas. Il me semble que De Gaulle devait avoir une petite idée de ce qu’il voulait dire . Cette idée était de redonner confiance et fierté aux Québécois, de les assurer de l’amitié historique des Français. Mais il n’avait peut-être pas imaginé de prononcer l’expression "Québec libre" (qui a fait le "buzz" !) qu’il a dû dire porté par son lyrisme et par l’élan de la foule qui l’a galvanisé.

Alain Peyrefitte a cependant dit le contraire en expliquant au printemps 1997 (dans "Les cahiers d’histoire du Québec au XXe siècle") que De Gaulle avait prémédité cette formule, très conscient du parallélisme avec la "France libre" et qu’il était persuadé qu’il y aurait une "République française du Canada" (selon une conversation personnelle en septembre 1965). C’est comme l’expression "Je vous ai compris", ainsi que les intentions de De Gaulle pour l’Algérie lorsqu’il retrouva le pouvoir le 1er juin 1958 : avait-il imaginé tout de suite l’indépendance sans le dire ou a-t-il évolué comme ont évolué aussi beaucoup de Français ?

Concrètement, cela a eu deux conséquences internationales. La première, c’est qu’avec De Gaulle, la France montrait une fois de plus à la Terre entière qu’elle était libre et indépendante et disait ce qu’elle voulait dire, quitte à choquer dans les chancelleries. La deuxième, c’était que le Québec est devenu connu dans le monde entier (y compris en Chine). Petite province qui voudrait son autonomie dans un pays pas très important, sa notoriété a été hissée au sommet par cette déclaration gaullienne. Daniel Johnson a été lui-même surpris par ce discours inattendu.

Évidemment, il y a eu une troisième conséquence, la protestation des Canadiens anglophones et du gouvernement fédéral canadien qui a vu dans cette démarche une véritable ingérence française. Lester Pearson a déclaré dès le 25 juillet 1967 : « Certaines déclarations faites par le Président ont tendance à encourager la faible minorité de notre population qui cherche à détruire le Canada et, comme telles, elles sont inacceptables pour le peuple canadien et son gouvernement. Les habitants du Canada sont libres. Toutes les provinces du Canada sont libres. Les Canadiens n’ont pas besoin d’être libérés. Le Canada restera uni et rejettera toutes les tentatives visant à détruire son unité. ». Il a fallu attendre la démission de De Gaulle pour un début de réchauffement des relations entre le Canada et la France.

Pour se rendre compte de l’effet politique et diplomatique, il faudrait imaginer aujourd’hui Angela Merkel venant à Strasbourg dire : "Vive l’Alsace libre !" et réclamer l’indépendance de l’Alsace, ou alors Theresa May venant à Rennes dire : "Vive la Bretagne libre !" et réclamer l’indépendance de la Bretagne. Le coup du "Québec libre", c’était aussi gros que ça ! Même plus gros, en raison de la personnalité et du passé glorieux de De Gaulle (plutôt imaginer respectivement Helmut Kohl et Winston Churchill).

De Gaulle, d’ailleurs, qui devait ensuite se rendre à Ottawa pour rencontrer le Premier Ministre fédéral, a finalement préféré écourter son séjour au Canada, devenu persona non grata. Il a passé la journée du 25 juillet 1967 à visiter l’exposition universelle à Montréal, pris un dîner avec Daniel Johnson : « Ni vous ni moi n’avons perdu nos heures. Peut-être se sera-t-il passé quelque chose ? ». Le 26 juillet 1967, il a partagé un déjeuner avec le maire Jean Drapeau : « Ensemble, nous avons été au fond des choses et nous en recueillons, les uns et les autres, des leçons capitales. Et, quant au reste, tout ce qui grouille, grenouille ou scribouille, n’a pas de conséquence historique dans ces grandes circonstances, pas plus qu’elle n’en eut jamais dans d’autres. ». Le même jour, De Gaulle est reparti de Montréal par avion vers Paris.

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Préméditée ou pas, la formule du "Québec libre" fut surtout assumée par De Gaulle (notamment lors de sa conférence de presse du 27 novembre 1967) et c’était cela l’essentiel politiquement. On peut en trouver l’origine dans cette haute idée de la France qu’il avait, et ce combat permanent contre tout ce qui rabaissait la France et les Français. Or, parmi les cicatrices qu’il ressentait encore très profondément, très vivement, en tant qu’incarnation de la nation, c’était l’humiliation de la France de Louis XV avec le Traité de Paris signé le 10 février 1763 qui a constitué la fin de la domination mondiale de la France et le début de l’hégémonie anglophone sur l’Asie, l’Amérique, etc.

Avec cette expression, il a voulu chercher à "résister" contre cette défaite française, mais ce ne fut qu’un vague sursaut sans lendemain. Du reste, on pourrait confirmer cet état d’esprit en lisant ses archives dont certaines ont été publiées en 1988. Lorsqu’il fut invité à célébrer le centenaire du Canada moderne, De Gaulle écrivit le 6 décembre 1966, dans une note interne : « Il n’est pas question que j’adresse un message au Canada pour célébrer son centenaire. Nous pouvons avoir de bonnes relations avec l’ensemble de l’actuel Canada. Nous devons en avoir d’excellentes avec le Canada français. Mais nous n’avons pas à féliciter ni les Canadiens ni nous-mêmes de la création d’un État fondé sur notre défaite d’autrefois et sur l’intégration d’une partie du peuple français dans un ensemble britannique. ».

La fin de la domination mondiale de la France a été en effet bien antérieure aux deux guerres mondiales du XXe siècle. Il reste que l’esprit français a encore une grande influence culturelle et humanitaire dans le monde et que c’est forcément en entrant dans la mondialisation avec l’esprit de conquête qu’on pourra faire perdurer cette influence française dans la monde, certainement pas en fermant les frontières et en se repliant dans un pays imaginaire qui n’existe de toute façon plus depuis longtemps.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (24 juillet 2017)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Justin Trudeau et le CETA.
De Gaulle et le Québec libre.
Philippe De Gaulle.
L’ambition en politique.
De Gaulle réélu.
Halte à la récupération de De Gaulle !
La première élection présidentielle française.
Faut-il supprimer l’élection présidentielle ?
L’élection présidentielle de 2012.
Le quinquennat.
La Ve République.
De Gaulle face à l’Histoire.
L’appel du 18 juin.
De Gaulle Président.
Les valeurs du gaullisme.
L’héritage du gaullisme.
Péguy.
Le Comité Rueff.

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6 réactions à cet article    


  • mac 24 juillet 12:56

    Tout ça pour en arriver à cette conclusion ? Un pays n’est pas une vue de l’esprit ou quelque chose d’imaginaire, c’est un groupe d’individus qui sont solidaires avec des lois communes et souvent une langue commune. C’est à une autre échelle que la famille un moyen de protéger les individus contre les bêtes féroces à savoir les mafieux. La mondialisation, les humains tous frères est une salade qu’ils ont concocté pour mieux nous transformer en esclaves car quand un système devient trop gros, il devient ingouvernable et c’est exactement ce que les oligarques recherchent avec leur soif de domination.


    • mac 24 juillet 13:13

      Comparer le Québec à la Bretagne est un peu léger. Le Québec c’est 3 fois la France, une quasi indépendance énergétique, des multinationales comme Bonbardier et un Pib qui se rapproche de celui de la Suède. Si vous avez déjà vu Montréal, cela ne ressemble pas tout à fait à Rennes !


      • zygzornifle zygzornifle 25 juillet 08:44

        @mac
         ou mais les Bretons ont des crêpes ....


      • pierre 24 juillet 18:06

        ................................... smiley


        • xana 24 juillet 23:11

          Article long et sans intérêt, comme d’habitude.
          Le pensum de Sylvain. Beurk...


          • zygzornifle zygzornifle 25 juillet 08:43

            Pouvez pas foutre la paix a De Gaulles , tout le monde se réclame de lui et personne n’y ressemble alors arrêtez de nous les briser, c’est un vestige du passé et paix a son âme , il est grand temps de passer a autre chose, un autre illustre personnage , le Jupitérien Macron peut être ? Whouahahaha , allez les golzos mettez vous « en marche » et fermez les yeux car mieux ne vaut pas voir la destination .....

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