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Le terrorisme comme outil de l’État profond - La politique intérieure [2/3]

Le terrorisme spectaculaire étatique

Avec l’emballement médiatique sensationnel, le terrorisme spectaculaire mobilise voire traumatise massivement les esprits à un moment donné. Nous allons analyser ce terrorisme précis, qui ne se caractérise pas par une simple poussée de folie meurtrière, mais plutôt par l'instrumentalisation de réseaux profonds agissants. L’étude consiste à dégonfler cette baudruche qu’est le terrorisme islamiste spectaculaire étatique.

Il est possible, au vu des éléments rassemblés précédemment, que de nombreux acteurs responsables d’attentats en France et en Belgique aient pu bénéficier de protections insoupçonnées (les frères Kouachi par exemple) d’une poignée d’acteurs au sein de différentes agences de renseignement et de l’administration politique. Quand de tels soutiens sont effectifs, nous y reviendrons, ils s’opèrent au sein de l’État profond. Ce concept d’État profond (Peter Dale Scott, 2010) ne relève pas d’une structure organisée et figée, mais plutôt d'un milieu hétérogène en mouvement. Il regroupe différents réseaux de hauts cadres de l’administration politique, de l’armée, du renseignement, des milieux financiers et entrepreneuriaux, qui s’allient et se concurrencent au gré des circonstances et des intérêts. L’État profond n’est que la branche nationale de l’élite capitaliste cosmopolite mondiale, qui donne le ton en ce qui concerne les décisions majeures des politiques internationales. Point de complot mondial organisé ici ; tous ces groupes sont hétéroclites, mais ont en commun d’avoir de l’influence à grande échelle et donc de forts pouvoirs décisionnels. En effet, selon la théorie du système-monde (Immanuel Wallestein, 1974), le capitalisme est transnational par essence depuis ses origines, de même que la classe bourgeoise qui a toujours tendu vers une intégration en une unique entité bourgeoise internationale. Cette dernière forme l’État profond mondial et est extrêmement diverse ; elle peut être composée d’industriels européens, de bailleurs de fonds étasuniens, d’oligarques russes, d'émirs du pétrole des pays du Golfe, des nouveaux riches des pays émergents, etc. Les décisions prises au sein de l’État profond servent donc forcément des intérêts élevés.

Nous avons montré précédemment que les terroristes au cœur des récents attentats ne sont pas des inconnus sortis de nulle part et l’histoire a déjà mis en lumière des cas similaires. Le concept de loup solitaire terroriste, créé ex nihilo, encore utilisé il y a quelques années (Stay-Behind, Mohammed Merah, etc.), a toujours relevé de la fable et a d’ailleurs été abandonné. Le terrorisme spectaculaire autonome demeure marginal en Occident ; il semble plutôt souvent piloté par un État profond intérieur et/ou extérieur à un territoire donné, qui l’influence, l’encadre, le finance. Il ne s’agit pas forcément de l’œuvre d’un ou plusieurs services secrets coordonnés qui organiseraient des attentats sous faux drapeau de but en blanc. L’explication est multifactorielle ; une origine unique ne semble pas suffisante pour expliquer ces phénomènes complexes. Quand des cadres étatiques et paraétatiques sont impliqués dans ce genre d’évènements profonds, il s’agit plutôt de personnes isolées en contact au sein de différentes agences et administrations, qui dissimulent des preuves, « oublient » de transmettre des informations cruciales, minimisent la dangerosité d’un individu précis, changent la priorité de tel ou tel dossier, etc., dans l’objectif d'encourager les circonstances susceptibles de faire avancer un agenda politique ou économique. Il peut s’agir de différentes factions, pouvant être en concurrence, opérant dans une vaste et complexe bureaucratie. En effet, des entités politiques de haut rang et appartenant à une même nation peuvent tout à fait prendre des décisions contradictoires. Par exemple, le Pentagone et le Département d’État étasuniens sont en concurrence sur de nombreux dossiers ce qui peut amener à deux politiques étrangères différentes dans un même pays donné. Durant la guerre de Bosnie (1992-1995), une faction de la CIA a enlevé des membres d’Al-Qaïda, tandis qu’une autre faction du Pentagone armait cette même organisation dans ce pays [4]. Plus récemment encore en Syrie, la milice Fursans Al-Haqq armée par la CIA, s’est faite massacrée par la coalition des Forces Démocratiques Syriennes… soutenue par le Pentagone. Des intérêts multiples divergent et se conjuguent selon les conjonctures.

Mais revenons sur le plan intérieur. Dans le secteur du renseignement, de hautes protections peuvent être données à des agents ou « indics » dans un objectif donné (obtenir des informations, favoriser des évènements, etc.). Ces situations sont instables par essence, car les allégeances de l’agent double ou triple ne sont jamais sûres et peuvent donc échapper aux services qui les instrumentalisent. Les trois derniers livres de Peter Dale Scott décrivent ces processus de manière minutieuse et implacable à l’intérieur même du système politico-économique étasunien. Il faut noter, au sujet des documents des services secrets déclassifiés ou ayant fuités, que ces informations clés que nous utilisons pour appréhender des évènements peuvent tout à fait être transmises par souci de transparence ou sentiment de justice. Mais elles peuvent également être transmises pour tromper les journalistes, l’opinion publique et même ses propres agents spéciaux (avec de faux mémos par exemple), pour garder certaines données sensibles secrètes, brouiller les pistes, court-circuiter la transmission d’une information sensible, importuner une autre administration concurrente, etc. Ces pratiques existent donc gardons l’esprit ouvert.

De nombreux services de sécurité et de renseignement démantèlent chaque semaine des cellules et des projets terroristes en effervescence partout dans le monde. Il est indéniable que ces services font leur possible pour enrayer les menaces. Mais malgré la tendance d’autonomisation du terrorisme spectaculaire étatique, nous devons garder à l’esprit que son entretien par l’État profond a été constant dans l’histoire. Les terroristes agissant en France et en Belgique avaient presque tous déjà sévi auparavant et le danger qu’ils représentaient n’était pas méconnu. Il est notamment étonnant de constater que de nombreux terroristes récents sont passés par la Turquie, ont été repéré par ses services de renseignement et que certains d’entre eux ont été expulsés par ce même pays en Europe. À ce sujet, le roi jordanien Abdallah II a révélé aux parlementaires étasuniens que l'infiltration des terroristes en Europe « faisait partie de la politique turque », qui vient d’ailleurs de retirer Al-Nosra (branche syrienne modérée d’Al-Qaïda et anciennement alliée à l’EI) de sa liste des organisations terroristes. L’État crée toujours les conditions d’émergence du terrorisme contemporain de façon directe ou indirecte ; les 9,2 millions d’euros récemment confisqués en Belgique à des terroristes venaient du Qatar et du Koweït, deux pays qui ne modifient pas leur posture vis-à-vis du terrorisme. Le premier est caractérisé par un environnement permissif pour son financement (notamment les organisations liées aux Frères Musulmans) tandis que le second est un des hubs de redistribution de fonds les plus importants à destination du « jihad » (grâce à une législation financière souple). La libre circulation des capitaux ne va pas être remise en question pour si peu. Face à ces faits, que font la France, la Belgique, la Zérope ? Pas grand-chose à part accélérer la surveillance de masse, la centraliser à l’échelle européenne en coordination avec les États-Unis (encore plus d’Interpol, d’Europol, de Club de Berne, etc.), remettre des légions d’honneur aux pères historiques du terrorisme actuel ou encore signer des contrats à ses sponsors. Le chaos mondial créé par le terrorisme spectaculaire est le fruit de décisions politiques.

Le problème réside aussi dans la conception même du terrorisme, qui recourt à l’action violente (définition objective), mais est considéré comme un acte de résistance dans un cas et comme du terrorisme dans un autre (définition politique). Durant la Seconde Guerre mondiale, les attentats fomentés par des français contre les occupants allemands sont considérés comme de la résistance héroïque pour les habitants du pays occupé et comme du terrorisme pour les occupants. Il en est de même actuellement dans les pays où des armées occidentales s’ingèrent ; en Afghanistan, en Irak, en Syrie, … Mieux encore, la catégorie « terroriste » est profondément subjective : l’alliance avec des groupes violents dans le cadre de la politique étrangère d’un état est largement employée et peut se retourner du jour au lendemain lorsqu’elle n’est plus avantageuse. Le terrorisme est encadré, financé, instrumentalisé à plus ou moins long terme et au gré des circonstances par les états, dans des objectifs opérationnels précis. Ceci implique obligatoirement un développement de son activité. « Le Front Al-Nosra [Al-Qaïda] fait du bon boulot contre Assad en Syrie » selon le piètre ancien Ministre des Affaires étrangères français Laurent Fabius. Et chez nous, ils font du bon boulot ? La pseudo guerre contre le terrorisme a bon dos. En définitive, « un organisme d’État censé lutter contre le terrorisme n’est en fait là que pour étudier dans quelle mesure ce terrorisme peut être ou non bénéfique » [5]. À la question « qu’est-ce qu’un terroriste ? », nous répondons simplement : c’est l’État qui décide qui le sera ou non, en fonction de ses intérêts. Nous avons maintenant suffisamment de pistes pour comprendre pourquoi nous sommes alliés avec ceux qui financent le phénomène jihadiste depuis 30 ans, comme l’a dit l’ancien directeur de la DGSE Alain Chouet.

 

Réflexions sociologiques

Au fait, est-ce que les terroristes que nous avons étudiés sont musulmans ? Ils se réclament de l’islam en tout cas, mais lequel ? Si l’on considère que les pratiquants de l’islam forment une communauté avec des valeurs communes, il est bon de rappeler que tout groupe sociologique est hétérogène et qu’il existe en effet des visions très différentes de l’islam notamment selon les zones géographiques et selon le substrat anthropologique des populations. Les courants de l’islam ne sont pas forcément en concurrence, mais il peut exister des lignes de fracture interne au sein de l’islam global dirons-nous, tout comme au sein même de courant plus précis. Ici, nous traiterons d’un islam particulier que nous appellerons le wahhabo-takfirisme.

Le wahhabisme est une idéologie politico-religieuse principalement basée en Arabie Saoudite et au Qatar. Ce courant né au XVIIIe siècle s’est affirmé comme le seul islam authentique et a considéré comme hérétique l’islam traditionnel (chiisme compris), tel qu’il a existé durant les onze siècles précédents. Est mécréant celui qui ne lit pas le Coran de façon rigoureusement littérale, c’est-à-dire tout le monde sauf eux-mêmes. Le takfirisme n’est que le prolongement de cette pensée. Il est né en Égypte dans les années 1970 et prône l’excommunication des supposés mauvais musulmans et le recours à la violence pour les combattre. Il est à noter qu’à l’époque de la naissance du wahhabisme, il y a eu un consensus entre les grands savants des quatre écoles juridiques sunnites pour désavouer Ibn Abd al-Wahhab et le courant wahhabo-takfiriste qu’il a enfanté. Les autorités juridiques islamiques ont réfuté une à une ses thèses et l’ont considéré comme hérétique et inculte quant aux fondements mêmes de la théologie islamique. Ceci n’a pas empêché à cette mouvance de s’étatiser durablement à travers l’Arabie Saoudite, avec l’aide de l’empire britannique pendant la Première Guerre mondiale et de s’exporter ensuite dans de nombreuses zones géographiques après la Seconde Guerre mondiale avec l’appui de l’empire étasunien. En effet, des milliers de Corans à la sauce wahhabite ont été distribués dans les pays satellites de l’Union soviétique notamment par les services secrets étasuniens (CIA), pakistanais (ISI) et par l’organisation caritative saoudienne International Islamic Relief Organization, en suivant une stratégie de déstabilisation de l’URSS imaginée dès 1978 par le Conseiller à la Sécurité nationale étasunienne de l’époque, Zbigniew Bzezinski [6]. En caricaturant à peine, les idiots utiles agissant partout dans le monde ne connaissent cet islam que depuis quelques mois ou quelques années à peine avant de s’engager pleinement dans une cause dont les conséquences stratégiques leur sont peu perceptibles. Ceci témoigne du caractère opérationnel de l’idéologie wahhabo-takfirisme, qui ne nécessite pas le recul de l’apprentissage et de la réflexion. Il semble essentiel et justifié de considérer ce courant spécifique dans sa double dimension actuelle d’appartenance et de dérive de l’islam.

Approfondissons sur le cas français. Selon une étude faite sur 160 familles en France par le Centre de Prévention des Dérives Sectaires liées à l’Islam (CPDSI), le « jihadiste » serait majoritairement issu de classe moyenne ou supérieure et de famille athée ou peu pratiquante. 17% à 20% des jeunes personnes arrêtées récemment à la frontière syrienne auraient grandi dans une famille de culture musulmane, au sein desquelles quelques rares ont reçu une éducation religieuse rigoureuse et régulière. Les 80% restants viennent de familles totalement athées ou de cultures chrétiennes non pratiquantes. Le psychiatre Marc Sageman a également confirmé cette thèse en passant 400 entretiens avec des terroristes d’Al-Qaïda. Il constate qu’ils sont souvent issus de la classe moyenne ou supérieure et qu’ils ont fait des études en Occident où ils se sont retrouvés isolés socialement. Ils se sont resocialisés dans les mosquées, massivement financées par des pays étrangers notamment les monarchies du Golfe.

Le chercheur spécialiste de l’islam Olivier Roy a également travaillé sur le profil psychologique de ces milliers de Français partis rejoindre l’État Islamique : « Daech maîtrise parfaitement les codes de communication de la jeunesse. Cette violence a un grand pouvoir de fascination sur une jeunesse acculturée et mondialisée… Daech se distingue par une esthétique de la violence codifiée et scénarisée qui attire une jeunesse accro aux jeux vidéos et aux films américains » ; « La plupart de ces jeunes n’ont pas de culture familiale religieuse, ils n’ont jamais étudié l’islam, ils ne vont pas dans les mosquées. Ils ont des parcours classiques, l’alcool, la petite délinquance. En religion, ce sont des autodidactes formés sur internet. Aucun d’entre eux ne se réclame de l’islam de leurs parents. Ce sont des Born again : un mois avant de passer à l’action terroriste, ils commencent à prier, ils truffent leur discours de mots arabes fraîchement appris  ». Le wahhabo-takfirisme n’est finalement qu’une nouvelle idéologie dissidente préfabriquée par le pouvoir étatique et adaptée principalement à ces jeunes issus de l’immigration des pays arabo-musulmans. Équivalent des punks ou des anarchistes à une autre époque, cette situation traduit plus d’une islamisation de la radicalité qu’une radicalisation de l’islam. Ainsi, le romantisme du jihad international supplante le fanatisme pur et dur. De plus, selon le journaliste David Thomson, le jihadisme en France ne serait pas la conséquence du communautarisme, mais exactement l’inverse : l’absence d’insertion dans une communauté. Avec l’Anti-France émasculée au pouvoir et son idéologie dans toutes les sphères de la société, le peuple, issu de l’immigration et même autochtone, ne peut s’approprier fièrement une culture française équilibrée, structurée et assumée. Des idéologies puissantes (wahhabisme, américanisme, etc.) ont eu, en l’absence d’une identité française forte, toutes les chances de s’implanter dans ce terreau fertile.

Au vu des cas que nous avons étudiés dans la 1ère partie, les protagonistes semblent loin (très loin) de la piété religieuse, ce qui ne les a pas empêchés d’agir pour punir les impurs. Au point I.2.4. du rapport du CPDSI, il est stipulé que « l’islam radical peut faire basculer des jeunes sans qu’ils n’aient participé à aucune prière. Certains sont partis ou voulaient partir en Syrie sans qu’aucune pratique religieuse ne soit décelée la veille ». Ainsi, « leur culture musulmane est sommaire, voire quasiment nulle » selon Peter Harling du groupe de réflexion International Crisis Group. L’islam radical, plus précisément le wahhabo-takfirisme, est le prétexte permettant d'extérioriser une révolte intime. Selon Marc Trévidic, juge d’instruction au Tribunal de Grande Instance de Paris au pôle antiterroriste, la religion n’est même pas le moteur de ce jihad et les personnes touchées sont à la limite de la psychopathie : elles auraient été dangereuses avec ou sans le wahhabo-takfiriste. Ceux qui partent faire le jihad agiraient à 90% pour des motifs personnels (pour l’aventure, la vengeance, à cause de leur marginalisation dans la société, etc.) et à 10% pour des convictions religieuses. Le cas d’un Yassin Salhi est symptomatique : cet individu a décapité son patron en Isère en juin 2015 en invoquant l’État Islamique. Il se rétractera ensuite en disant ne pas avoir agi au nom de la religion, en évoquant des problèmes conjugaux en plus d’un différend professionnel avec son patron et finira par se suicider en prison (pas très islamique tout cela). Que dire de plus à part que cette personne avait de très sérieux problèmes mentaux …

Les profils socio-psychologiques des personnes partant faire le jihad à l’étranger sont extrêmement variés. Par contre, les acteurs opérationnels du terrorisme spectaculaire intérieur que nous avons étudiés sont tous des précaires socio-économiques : ils ont grandi et évolué dans les territoires les plus pauvres de leur agglomération et de leur commune. En France, ils viennent des « Zones Urbaines Sensibles » (ZUS), renommées en novlangue « Quartiers Prioritaires de la politique de la Ville » (QPV). D’après Libération, Mohammed Merah venait des Izards (un QPV de Toulouse), Amedy Coulibaly de la Grande Borne (un QPV de Grigny dans l’Essonne), Ismaël Omar Mostefaï du quartier du Canal (le QPV de Courcouronnes également dans l’Essonne), Foued Mohamed-Aggad du quartier HLM de Wissembourg, en passant par la Meinau (QPV Canardière Est de Strasbourg). Et ceux qui ne viennent pas de QPV viennent de communes pauvres dans leur ensemble : à Drancy pour Samy Amimour et au 156 rue Aubervilliers qui jouxte le QPV Curial-Cambrai pour les frères Kouachi. Côté Belgique, les frères Abdeslam et leurs complices viennent de Molenbeek-St-Jean, une commune populaire de l’agglomération de Bruxelles.

En plus d’une origine socio-économique similaire, ils sont souvent âgés d’une vingtaine d’années pour la plupart (la trentaine maximum) et ont quasiment tous un profil de délinquant/criminel multirécidiviste ayant bénéficié pendant toute leur vie du laxisme et des failles de la justice pénale ; nombre de ces personnes auraient dû être en prison au moment de leurs attentats. D’ailleurs, la période entre le petit larcin et la radicalisation wahhabo-takfiriste a été clairement établie dans de nombreux cas avant la perpétration des actes terroristes, avec des profils systématiquement surveillés et fichés par de multiples services de renseignement (cf. Partie 1). Le dénominateur commun de tous ces zislamistes, toutes tendances confondues, peut être une frustration intense, d’origine très diverse, personnelle (traumatisme, injustice, etc.) et collective (vide idéologique contemporain, absence de lien social, etc.). Entre l’anomie, la drogue, le banditisme et la marginalité, ces jeunes personnes restent en quête existentielle d’identité, de valeurs et d’épanouissement. L’idéologie wahhabo-takfiriste combine habilement toutes ces notions en permettant une certaine réalisation spirituelle et sociale. La réislamisation des populations déracinées, issues de l’immigration (en majorité), est une démarche beaucoup plus identitaire que spirituelle.

C’est ce profil de post-adolescent paumé, qui est manipulable à souhait par le wahhabo-takfirisme (abondamment financé par les fondations saoudiennes et qataries sur le sol français en toute impunité) et qui est surveillé, voire encouragé ou retourné par des services étatiques et paraétatiques. Ces terroristes sont finalement des purs produits occidentaux acculturés, identitairement indéterminés et intégralement mondialisés. Le philosophe Alain Badiou dira à ce propos  : « Les tueurs d’aujourd’hui sont en un certain sens de typiques produits du désir d’Occident frustré, des gens habités par un désir réprimé [...]. Ils s’imaginent être portés par la passion antioccidentale, mais ils ne sont que des symptômes nihilistes de la vacuité aveugle du capitalisme mondialisé, [...] de son incapacité à compter tout le monde dans le monde qu’il façonne ». Nous ne prendrons pas trop de risques en ajoutant que l’immigration peut être une violence déstructurante, tout comme le métissage de deux civilisations différentes. Ces phénomènes, spontanés ou non, ont plus de chance de produire des individus en perte de repère et d’identité, ce qui les rend de facto plus manipulables. Ces individus ne sont évidemment pas les seules victimes des lourdes conséquences de l’atomisation et de la déstructuration de la société.

Hier alcooliques, drogués, dealers, braqueurs, puis du jour au lendemain, ces jeunes personnes se métamorphosent en intégristes religieux prêts à punir le monde entier peuplé d’infidèles. Cette transition grossière prend tout son sens dans le concept d’islamo-racaille : l’idéologie wahhabo-takfiriste récupère des comportements déviants en les revalorisant et les réorientant vers des objectifs précis. Face à la crise de sens de l’Homme moderne, la jeunesse déracinée est perdue et plus encore si l’argent manque et qu’il y a une incapacité à se réaliser (études, emploi, famille, etc.). Il est nécessaire de l’orienter dans la construction plutôt que l’inverse, mais des intérêts bien supérieurs à nos pauvres consciences manipulent les plus influençables. Cette instrumentalisation de la jeunesse est cruciale, car elle est la catégorie la plus flexible de par sa fougue, son manque d’expérience et son éloignement du principe de réalité. Nous l’avons également vu lors des révolutions de couleurs et des printemps arabes. La jeunesse est le point commun à la quasi-totalité des combattants de la cause wahhabo-takfiriste (également à l’étranger), tandis que les théoriciens, clercs et cadres ont un âge plus avancé. Ceci s’ancre parfaitement à notre époque puérile, où l’infantilisation générale organisée s’est érigée en norme valorisée.

Dans le cadre du terrorisme spectaculaire étatique, ce sont bien ces facteurs de précarité socio-économique, de fragilité identitaire et psychologique couplés à une jeunesse pleine de rage dans une société en crise matérielle et spirituelle, qui permettent de manipuler des individus en leur donnant une alternative transcendante permettant de justifier leurs actes. Le tout pour servir une cause d’ordre purement matérielle (politique intérieure, géostratégique, etc.) qui les dépasse complètement.

 

L’histoire se répète : quelques cas antérieurs

S’il est possible qu’il y ait eu un agissement isolé d’un ou plusieurs états profonds dans les sujets et profils que nous avons développés en 1ère partie, il est également possible qu’il n’y ait eu aucun agissement pour justement amener les conditions nécessaires à ce que la bêtise de certaines personnes tue des gens. À ce jour, il n’y a pas suffisamment de recul et de preuves matérielles pour pencher vers l’un ou l’autre, mais ces questions sont finalement secondaires, car les conséquences restent les mêmes. La position la plus saine serait tout simplement d’admettre que nous ne savons pas qui sont les réels commanditaires de ces différents récents attentats ni quels sont leurs objectifs profonds. Mais mettons en lumière ces faits récents avec ceux dont le recul a permis une investigation plus précise.

Rappelons avant tout que le travail du service de renseignement est d’effectuer les opérations que l’on ne peut pas faire au grand jour. C’est bien pour cela qu’il doit agir sous couverture et que le secret est la matrice même du renseignement. Ce qui veut dire que les dérives sont logiquement plus poussées, puisqu’il se caractérise par la dissimulation de ses activités réelles et l’occultation de la vraie nature des actes qui en découlent. Le service spécial travaille sur le terrain de la confusion, du clandestin et finalement de l’illégal, ce qui en fait un outil essentiel de l’État. À partir de cela, nous pouvons postuler que les acteurs du terrorisme spectaculaire connus de différents services de renseignement ont pu être approchés, engagés, manipulés, pour devenir des collaborateurs, à une certaine échelle. Les recrutements sous fausse bannière, qui consistent à engager des agents en les trompant sur la puissance qu’ils sont amenés à servir, sont fréquents dans le domaine du renseignement.

Prenons l’exemple de notre modèle à tous : Ze United States of America. Là-bas, le FBI dispose d’une armée grandissante d’informateurs infiltrés, qui sont largement accusés de pousser des personnes influençables à organiser des attentats. En effet, selon Le Monde, le FBI a « encouragé, poussé et parfois même payé » des musulmans pour les inciter à commettre des attentats sur le sol étasunien, au cours d’opérations montées de toutes pièces. Dans 30 % des cas, l’agent infiltré aurait joué un rôle actif dans la tentative d’attentat. Agissant sous couverture et jouissant d’une immunité, un agent du renseignement peut aller jusqu’à désigner une cible et fournir de l’argent et des armes, en exerçant une pression sur une personne désignée pour qu’elle y participe. Le FBI cible principalement des personnes vulnérables, souffrant de troubles mentaux et intellectuels pour les instrumentaliser. Bref, sous couvert de lutte contre le terrorisme, le FBI le crée de toute pièce afin de maintenir une stratégie de tension justifiant par exemple l’État policier en interne et l’intervention armée en externe. À ce sujet, voir également le documentaire indispensable d’Envoyé Spécial sur France 2 qui accuse également le FBI de fabriquer de A à Z des complots terroristes sur le sol étasunien. Le cas d’un Mohammed Merah et même d’un Salah Abdelslam par exemple ressemblent étrangement à ce genre de manipulations. Mais cela est bien sûr inimaginable au pays des Lumières éteintes.

Sans rentrer dans des détails trop complexes, nous pouvons rapidement évoquer d’autres affaires similaires. Prenons l’exemple du meurtre d’un soldat britannique à Londres le 22 mai 2013. Ce n’est pas vraiment un attentat en soi, mais nous l’assimilons à cette notion de terrorisme spectaculaire vu qu’il a fortement mobilisé les médias et les esprits, probablement à cause du caractère « islamique » des meurtriers. L’un d’eux s’appelle Michael Adebolajo et il a dans le passé tout simplement été « harcelé » par le MI5 (le renseignement intérieur britannique), qui a tenté de le recruter après un voyage au Nigéria. Banal quoi. Autre exemple, à propos des attentats du 15 avril 2013 au marathon de Boston perpétré par les frères Tsarnaev. Le FBI a « tenté » de recruter l’un d’eux (Tamerlan Tsarnaev) en lui proposant de devenir un informateur sur la communauté tchétchène et musulmane. Anodin également. Le journal russe Izvestia du 24 avril 2013 a aussi révélé que Tamerlan Tsarnaev avait antérieurement participé en Géorgie à un séminaire du Fonds pour le Caucase, une association paravent de la Jamestown Foundation créée par la CIA ou au moins réputée proche.

Inutile d’approfondir la riche question du 11 septembre 2001, mais parlons tout de même rapidement de Khalid al-Mindhar et Nawaf al-Hazmi qui faisaient partie du commando ayant précipité le vol American Airlines 77 sur le Pentagone. Ces deux hommes ont bénéficié de protections de haut niveau au sein de la CIA, de la section anti-terroriste du FBI de New York, de la Branche Spéciale (service de renseignement de Malaisie), d’Omar al-Bayoumi (un agent saoudien présent aux États-Unis à l’époque), et de beaucoup d’autres acteurs. Cette étude a été traitée récemment par Le Point (N° 2258-2259, 17 décembre 2015) et a quelques années de retard sur l’ancien diplomate et universitaire canadien Peter Dale Scott (La route vers le nouveau désordre mondial, Demi-Lune, 2011) qui a minutieusement traité du sujet. Les protections offertes par Washington à Riyad dans cette affaire du 11 septembre 2001 sont sans équivoque. L'Arabie Saoudite a récemment menacé de vendre une grande partie de ses actifs étasuniens si le Congrès adopte la mesure permettant de poursuivre le royaume wahhabite devant les tribunaux nord-américains, pour son rôle dans les attentats du 11 septembre 2001. À ce propos, nous attendons toujours les 28 pages classées secret-défense pour confirmer ces évidences largement étayées et sourcées, qui feront officiellement exploser en plein vol les ridicules conclusions de la commission d’enquête sur les arnaques du 11 septembre 2001.

Pour clôturer sur ce point, rappelons que des personnes appartenant à la haute administration politique française (dont des ministres) ont également protégé pendant plus de 20 ans (depuis les années 1990) des criminels recherchés par Interpol pour complicité dans des actions criminelles et terroristes (notamment membres des Frères Musulmans  : Habib Mokni, Salah Karkar, Tahar Boubahri, Anouar Haddam, Saïd Hilali, etc.) sur le sol français, selon le journaliste d’investigation Jean-Loup Izambert [7]. Les conséquences actuelles du terrorisme trouvent leur racine dans ces réseaux wahhabo-takfiristes implantés de longue date en Europe, avec la complicité des États profonds.

 

Des exercices de simulation d’attentats… pendant les attentats

Ce sujet est polémique et a des raisons de l’être, car il reste objectivement troublant. Ce thème est spécifique aux opérations spectaculaires de grosses envergures, voyez plutôt. Selon Éric H. May, un ancien officier de renseignement de l’armée étasunienne, « la façon la plus simple de faire un attentat sous faux drapeau est d’organiser un exercice militaire simulant exactement l’attentat que l’on veut commettre ». Gardons cela à l’esprit le temps d’une chronologie rapide.

 

  • Les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis : Lors des détournements d’avions par des pirates de l’air, la défense aérienne étasunienne a été largement affaiblie par des opérations simultanées, des simulations de guerre et des exercices militaires. Par exemple, un exercice au National Reconnaissance Office près de l’aéroport Dulles consistait à tester les réponses au cas où «  un avion s’apprêtait à frapper un immeuble ». Le Secrétaire à la Défense des États-Unis, Donald Rumsfeld, annoncera au Washington Post qu’un autre exercice miliaire important se déroula ce jour-là (le Global Guardian) en mobilisant énormément de moyens. Le Toronto Star révéla également qu’une autre opération appelée Northern Vigilance incluait également « des informations simulées, ce que l’on appelle un 'inject' [une fausse entrée ou un spot fictif] sur les écrans radars ». Au moins l’un de ces exercices impliquait des vols fantômes, ce qui a perturbé le temps de réponse des contrôleurs aériens et de la défense étasunienne, car les radars étaient remplis d’avions fictifs dans le cadre d’exercices. Il y a donc eu un chevauchement parfait entre les détournements réels provoquant les attentats connus et des exercices de simulation en cours [8].

 

  • Les attentats du 11 mars 2004 à Madrid : Ils ont coïncidé avec une simulation d’attaque terroriste… la veille. Du 4 au 10 mars 2004, l’OTAN réalisait son exercice de gestion de crise annuel appelé CMX 2004. Au matin du 11 mars, près de 200 personnes meurent dans des attentats à Madrid. Selon El Mundo, « la similitude du scénario élaboré par l’OTAN avec les évènements survenus à Madrid fait froid dans le dos, et elle a impressionné les diplomates, militaires et services de renseignements qui ont participé à l’exercice à peine quelques heures plus tôt ». L’article est consultable gratuitement sur le site de Belt Ibérica, une entreprise espagnole de conseil en sécurité globale et situations d’urgence. Aucune autre information ouverte n’est disponible, les données sont confidentielles. Nous avons déjà souligné le savoir-faire de l’OTAN dans les opérations Stay-Behind de la guerre froide, inutile d’y revenir.

 

  • Les attentats du 7 juillet 2005 à Londres : Peter Power, ancien officier de Scotland Yard spécialisé dans l’anti-terrorisme et directeur de Visor Consultants (une entreprise spécialisée en gestion de crise, sécurité stratégique, etc.), a décrit le 7 juillet 2005 même dans une interview à ITV News, comment il avait organisé et conduit ce jour-là un exercice de simulation d’attentats pour le compte d’une société privée anonyme. L’exercice était basé sur des bombes synchronisées, explosant précisément dans les stations de métro où se sont produites les vraies explosions des attentats… qui se sont produits simultanément. Troublant, isn’t it ? Le MI5 avait malencontreusement abaissé le niveau de sécurité quant à la menace terroriste quelques jours avant les attaques. Aussi, selon The Guardian, le plus grand exercice anti-terroriste transatlantique, appelé Exercice Atlantic Blue, organisé par le Royaume-Uni et les États-Unis, a été effectué à Londres en avril 2005. L’exercice simulait des attaques explosives dans les bus et le métro londonien, 3 mois avant les vrais attentats dans le même métro.

 

  • Les attentats du 13 novembre 2015 à Paris : La simulation d’attaques terroristes effectuée par le SAMU de Paris le 13 novembre 2015 au matin était très proche de la réalité qui surviendra dans la soirée (onze heures plus tard) selon Slate. Le scénario de la simulation était basé sur une attaque terroriste composée de trois équipes agissant simultanément sur treize sites, faisant au total 50 morts et 150 blessés. Le docteur Nicolas Poirot, responsable du SAMU de Paris, n’a pas manqué de souligner son malaise concernant ces coïncidences. À noter également que plan de secours pour faire face à un afflux massif de blessés a heureusement été actualisé à peine 3 jours avant les attentats selon Le Monde.

 

(À suivre)

Franck Pengam

 

[4] Peter Dale Scott, L’État profond américain : La finance, le pétrole, et la guerre perpétuelle, Demi-Lune, 2015, citant le professeur Cees Wiebes, p.292.

[5] Francis Cousin, L’être contre l’avoir, Le retour aux sources, 2012, p41.

[6] Robert Baer, Sleeping with the Devil : How Washington Sold Our Soul for Saudi Crude, Three Rivers Press, 2004, p.140, 141 et 144.

[7] Jean-Loup Izambert, 56 - Tome 1 : L’État français complice de groupes criminels, IS Edition, 2015, p30 à 35.

[8] Peter Dale Scott, La Route vers le Nouveau Désordre Mondial : 50 ans d’ambitions secrètes des États-Unis, Demi-Lune, 2010, p.298 et 299.

 

 

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Le terrorisme comme outil de l’État profond - La politique intérieure [2/3]

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42 réactions à cet article    


  • César Castique César Castique 27 avril 09:50

    L’auteur a omis d’insister sur le fait que jamais des musulmans, adeptes d’une religion de paix, ne pourraient commettre des crimes et atrocités tels que ceux auxquels il se réfère.


    Or, quand on a dit ça, on a tout dit.

    Voilà donc cet oubli réparé.

    • ENZOLIGARK 27 avril 09:59

      ENORME le dessin ...@ Franck ( Aloha * ) ... , ... Y - a de$ $pon$or$ EU$A en veux - tu en voila  !!! . ... AFF ISS ...


      • ENZOLIGARK 27 avril 14:16

        @ENZOLIGARK ... , ... le couteau dans la main du type , un Opinel ou un Laguiole  ? ! . ...


      • thomas abarnou 27 avril 11:41

        - Vous parlez d’un terrorisme étatique, en effet, puisque Daech se veut un Etat, ce n’est donc pas incompatible. De là à dire que par contre les Kouachi sont des instruments du capitalisme, je dirais que c’est totalement faux. Ils étaient connus des services de police non pas pour des actes criminels mais pour de la délinquance classique. Si on devait se méfier de tous les déinquants on ne s’en sortirait pas. Cette délinquance nourrit par la suite la radicalisation. Le terrorisme est souvent organisé, rarement par des loups solitaires - on en trouve, il y a des execeptions. L’ETA, les milices terroristes sionistes, le Hezbollah ou le Hamas sont des organisations puissantes. C’est le cas pour Al Quaida, Daech ou Al Nostra. Daech a cette particularité de se comporter, de plus, comme un vrai Etat, même si ses bases sont mafieuses. Je ne vois pas en quoi l’Occident soutiendrait ces types qui sont un danger pout tout le monde. Dire les incohérences c’est bien, mais il faut que ça ait un sens. Ca n’en a aucun.


        - Concernant le wahhâbisme c’est bien plus compliqué que cela. Il ne s’agit pas de takfirisme mais de hanbalisme. On parle de système hanbalo-wahhâbite. Pourquoi cela est primordial ? Parce que le hanbalisme est l’une des écoles juridiques de l’Islam, connue et reconnue et le wahhâbisme en reprend les thèses, et les adapte. Ce mouvement, très orthodoxe est cependant profondément musulman. Il a été détesté pour ses ambitions politiques (par les ottomans et les partis laics arabes) mais il est largement accepté par le clergé musulman, largement enseigné et diffusé (c’est tout le problème). Ce n’est pas la marge de l’Islam, c’est l’un des coeurs. Par contre il est spécifique car cette idéologie ne s’applique qu’à l’Arabie Saoudite. Pour les wahhâbites, l’accomplissement de la doctrine c’est l’Etat. Dès lors tout terrorisme, toute dissention est inacceptable. Les saoudiens ont lancé des fatwa contre Al Quaida, très tôt. Cela explique la marginalisation de Ben Laden dans les années 90. Cela explique aussi que des saoudiens aient pu être envoyé sur les WTC tout en étant totalement ostracisé et banni par l’Arabie Saoudite. Ces gens sont à la marge de l’idéologie wahhâbite justement. Ils en prennent les fondements mais ne sont pas acceptés. Il faut comprendre que le wahhabisme est un clergé puissant et organisé et que tout rival est impitoyablement banni. Regardez les fatwa saoudienne, vous le verrez. Le danger du wahhâbisme c’est sa légitimité justement, pas le fait qu’ils agitent en sous-main des terroristes, puisque ce n’est pas le cas en fait. Trois principes régissent l’idéologie wahhâbite : l’orthodoxie, l’orthopraxie, l’ordre politique. Rébéllion, sédition, terrorisme, terreur, tout cela n’est pas comptatible avec le wahhâbisme par définition. 

        • leypanou 27 avril 12:53

          @thomas abarnou
          Je ne vois pas en quoi l’Occident soutiendrait ces types qui sont un danger pout tout le monde. Dire les incohérences c’est bien, mais il faut que ça ait un sens. Ca n’en a aucun. : vous n’en voyez pas ? C’est normal, vous avez été formaté pour ne pas en voir.

          Vous parlez d’un terrorisme étatique, en effet, puisque Daech se veut un Etat, ce n’est donc pas incompatible. : allons, allons Mr abarnou, ne faites pas semblant de ne pas comprendre, l’état dont l’auteur parle ici n’a rien à voir avec le pseudo-état islamique.Pour un chercheur comme vous, vous semblez avoir du mal à comprendre des choses simples.


        • thomas abarnou 27 avril 16:35

          @leypanou

          Précisément, le sujet n’est pas simple et la théorie simpliste que vous tenez fait honte à ceux qui étudient sérieusement le sujet. Je ne vois pas toujours pas en quoi la France par exemple aurait a soutenir Daech et les attentats ? Le gain est nul, politiquement, économiquement. C’est absurde. Mais puisque je vous semble bête, éclairez moi de vos lanternes, que dis-je, de vos lubies délirantes et insensées. 

        • leypanou 27 avril 17:31

          @thomas abarnou
          Je ne vois pas toujours pas en quoi la France par exemple aurait a soutenir Daech et les attentats  ?  : déjà si vous ne voyez pas que la France travaille main dans la main avec la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar, qui sont les principaux soutiens des groupes terroristes qui veulent mettre fin au régime laïc en Syrie actuel, vous n’accepterez jamais l’évidence, la Turquie d’ailleurs vient de retirer al-Nosra de la liste des organisations terroristes.

          Quant à  : Le gain est nul, politiquement, économiquement., c’est votre avis, ce n’est pas l’avis du gouvernement en tout cas.


        • thomas abarnou 27 avril 20:27

          @leypanou


          Non. 

          L’Arabie Saoudite déteste certes le parti Baas, laic, et Assad, chiite. Mais pour autant l’Arabie saoudite est une des premières a s’être ouvertement opposée à Daech et ceci pour une raison bien simple : religieusement, les oulémas saoudiens préfère l’ordre au chaos. Al Quaida ou Daech sont des sectes à leurs yeux illégitimes et violentes. Daech veut même les concurrencer. Bagdadi, en se proclamant calife revendique les lieux saints saoudiens. C’est évidemment intolérable pour Riyad.

          Vous êtes bien trop simpliste - simplet ? - dans vos analyses. En effet, le parti Baas a été combattu idéologiquement par les saoudiens mais les saoudiens, tout en prônant plus de religion, plus de clergé sunnite, on également rejoint dès le début, en premier, la Ligue arabe, organisme non religieux mais ethnique. Les saoudiens, pragmatiques, ne sont pas des idiots. Daech est bien plus une menace qu’Assad, ils le savent. Ils bombardent Daech. Les liens présumés avec l’organisation ne sont pas prouvés. Il y en a sans doute mais l’Arabie fonctionnant sur un pouvoir horizontal, la famille royale a des aspirations en son sein très différente et joue de rivalités pour prendre le pouvoir. Mais en tout cas le pouvoir royal actuel combat frontalement Daech. Attention je ne soutiens pas les saoudiens qui sont terribles dans leur genre, mais il faut être nuancé. 

          Quant à la Turquie, Erdogan a beau être sinistre, ce n’est pas un idiot. Il connait le fondement laic de son état et pour continuer de gouverner, il doit juguler les aspirations religieuses et laics de son peuple. C’est un type peu fréquentable, je suis d’accord avec vous. Mais on ne gouverne jamais en étant absolu, Erdogan le sait bien, du moins si on veut conserver le pouvoir. De plus, vous mettez dans le même sac des états qui n’ont pas de rapport entre eux. Les frères musulmans d’erdogan ont soutenu autrefois Al Quaida, Ben Laden les a rejoint et écouté tandis que les saoudiens excommunaient Ben Laden et lançaient des fatwa à son encontre. Les frères musulmans et les saoudiens se haissent en plus, car ils sont deux franges de l’islam qui aspirent à dominer les autres. 

          « Al Nostra n’est plus organisation terroriste », vos sources ?

          Quant aux intérêts économiques, en quoi une région dévastée sert l’occident ? Les américains avaient tout en Irak et de part leurs erreurs, ils ont tout perdu. On ne peut pas dire que c’était prévu dans leur plan, Daech et consorts. 



        • leypanou 27 avril 12:58

          Article très profond et documenté.

          Espérons qu’il fera réfléchir plus d’un, même si j’en doute fort, la capacité d’analyse de certains ayant été atrophiée par des milliers d’heure d’abrutissement. Et puis, c’est tellement plus simple de ne pas aller au-delà de ce qu’on voit.


          • chapoutier 27 avril 13:21

            @leypanou
            partage votre avis totalement .

            pour en rajouter une couche concernant le 13 novembre, j’étais à Noailles ( juste avant Beauvais) le 15 novembre et un pompier du coin m’a raconté que le 13, toutes les casernes de l’Oise sur l’axe des autoroutes A1 et A16 avaient été mobilisées et envoyées sur le stade de France pour un carnage..... cela a suscité bien des interrogations parmi les pompiers quand au timing...


          • zygzornifle zygzornifle 27 avril 13:45

            le terrorisme, le racisme et l’homosexualité sont les têtes de gondole de ce gouvernement .....


            • COVADONGA722 COVADONGA722 27 avril 14:26

              Comme l’auteur laisse doucereusement entendre que se sont les états occidentaux les organisateurs et les commanditaires de ces attentats terroristes.

              Il ne verra aucune objection a ce qu’il rencontre lui ou les siens un de ces égorgeurs flingueurs islamistes virtuel.
              Personnellement je suis convaincu que son plaidoyer destiné a dédouaner les islamiste lui vaudra un doctorat en dhimitude.
              Je joins a mes vœux de promptes rencontre avec ce terrorisme virtuel ,tous les contempteurs usuels. Ils n’auront eu non plus aucune objection a ce qu’on leur souhaites le sort de victimes 
              d’un terrorisme inexistant .
              Je suis d’accord avec leypanou la capacité d’analyse hé hé...... c’est surtout que l’on se rassure comme l’on peu pas vrai , mais que cela soit vos copains islamistes ou nous les vainqueur vous êtes au menu mon cher vous avez été compté et a l’heure de la rétribution , comme disent vos amis il sera donné a chacun son du .

              • Milla (---.---.1.10) 27 avril 22:56

                C’est comme l’arrestation d’Abdeslam aujourd’hui : une vraie mascarade. On ne le voit jamais : ni au tribunal, ni à Fleury-Mérogis. A chaque fois, on ne voit que des voitures aux vitres teintées mais rien de plus. On ne voit jamais les accusés, contrairement à ce qui se passe dans tous les procès médiatiques, mais uniquement leurs avocats qui parlent à leur place ; et pour cause, ces accusés sont morts et ont été tués avant les attentats. En même temps, il faut être complètement débile pour croire que des petits jeunes de banlieue vont commettre des attentats de si grande envergure. Ils ont forcément été perpétrés par des professionnels ou des mercenaires. Enfin, s’ils ont vraiment eu lieu, tant il y a d’incohérences dans la version officielle. 
                En ces temps où tout le monde est surveillé en permanence (par des caméras dans les grandes villes, par les portables...) et où on peut détourner une télé ou un portable à distance, qui peut croire qu’on peut préparer un attentat sans être repéré ? Et pourquoi n’a-t-on pas d’image de ces caméras de surveillance alors qu’elles sont même utilisées pour un simple PV à distance ? Pourquoi on n’a que des images de nos médias mainstream tenus par les israéliens ? Quant aux deux avocats de ces prétendus terroristes, ils ont juste été accrédités par les israéliens pour conforter la version officielle et faire en sorte qu’il n’y ait aucun doute sur la culpabilité des accusés. 
                Sven Mary était avocat de Marc Dutroux et Franck Berthon a défendu des accusés d’Outreau et les a complètement innocentés. Berthon était aussi mandaté par Sarkozy pour défendre Florence Cassez. En fait, Berthon est ami du juif sioniste Sarkozy (agent de la CIA et du Mossad) qu’il avait souvent rencontré à l’Elysée et qu’il rencontre toujours. 
                Bref, ces avocats sont liés à Israël et ont toujours défendu des pédophiles : dans le cas des pédophiles, ils étaient là pour éviter qu’on ne sache que ces affaires de pédophilie impliquaient des notables et des politiciens ; dans le cas de ces vrais ou faux attentats, ils confortent les versions officielles de ces attentats. A chaque fois, ils maîtrisent ces affaires pour que cela reste à l’avantage des sionistes. 

                PS : comme par hasard, cette info du soi-disant transfèrement d’Abdeslam tombe à la veille d’une grève générale contre la loi travail ! Ainsi, on détourne l’attention vers cette affaire. 


                • COVADONGA722 COVADONGA722 28 avril 06:53

                  @Milla
                  yep , c’est grâce a ce genre de prose que ce site en plus d’être coulé financièrement vas se retrouver au tribunal , les employés de Carlos n’ont aucune idée de ce qu’est la responsabilité

                  devant la loi , a moins qu’ils n’approuvent les délires des milla et autre philouie , peut etre que Revelli applique la discrimination positive ce qui expliquerait cette complicité avec les islamistes
                  et leurs discours !

                • Milla (---.---.1.10) 28 avril 10:16

                  @COVADONGA722


                  Elle vous gêne la vérité ? 


                • Ouam2 (---.---.41.186) 27 avril 22:57

                  Les commentateurs qui fonts de tels analyses, sont ils si pauvres qu’ils ne peuvent se payer un poste FM (pour RFI tot le matin, France culture) ET aussi les ondes courtes pour écouter un peu l’international (ou par le net) .

                   

                  Meme sur Russia Today (ou pourtant défois de ces trucs sont colportés sur RT), meme eux n’ont pas OSE écrire un « truc » comme cela (Que la France soutiens Daesh)

                   

                  Enfin si cela vous amuse d’y croire, ainsi que daesh est l’ami du « capitalisme » comme je l’ai lu, , ainsi que d’autres trucs, apres tout, pourquoi pas...

                  ps : thomas abarnou, tu est le plus dans le vrai dans ce que j’ai pu lire, sauf pour l’arabie sahoudite, ou tu est un peu dans le vrai (le rejet d’une part se rendant compte du danger) et à l’inverse aussi bcp de familles régnantes (ou de tribus appelle cela comme tu veut) soutiennent un islam plus que régotriste.

                  Et differents courants finissent souvent par se croiser, ce qui complexifie un peu l’ensemble.

                  Pareil pour la Fatwa dont tu parles c’etait avant, depuis il y a eu de nombreuses « Allégences », creuse un peu, tu comprendra.

                   a t’chao


                  • Milla (---.---.1.10) 27 avril 23:06

                    @Ouam2


                    RT est crypto sioniste .

                  • Milla (---.---.1.10) 27 avril 23:03
                    +Otto Skorzeny​ Ces attaques terroristes portent toutes le même sceau distinctif. Il y a toujours un « exercice » se produisant en même temps. Il y a des acteurs, des faux blessés et aucune photo convaincante des prétendus victimes.

                    Les attaques terroristes sous faux drapeau sont parmi les plus anciennes astuces pratiquée par les Sionistes. « Nous provoquons la guerre par la tromperie » est la devise du Mossad. 

                    

                    • Ouam2 (---.---.41.186) 27 avril 23:04

                      @Milla 

                      « ...C’est comme l’arrestation d’Abdeslam aujourd’hui : une vraie mascarade. On ne le voit jamais : ni au tribunal, ni à Fleury-Mérogis. A chaque fois, on ne voit que des voitures aux vitres teintées mais rien de plus. On ne voit jamais les accusés, contrairement à ce qui se passe dans tous les procès médiatiques, mais uniquement leurs avocats qui parlent à leur place ; et pour cause, ces accusés sont morts et ont été tués avant les attentats »

                       

                      je vais meme te susurrer un secret à l’oreille  :

                      En fait l’attentat en belgique, il n’existe pas, tout était une immense mise en scène, mais chuut faut pas le dire, comme ceux de Paris d’ailleurs... on sait bien que c’est toujours les memes qui complotent dans l’ombre (rire énorme)


                      • Milla (---.---.1.10) 27 avril 23:08

                        « Les commentateurs qui fonts de tels analyses, sont ils si pauvres qu’ils ne peuvent se payer un poste FM (pour RFI tot le matin, France culture) ET aussi les ondes courtes pour écouter un peu l’international (ou par le net) »




                        Tu me demandes de me brancher sur les médias israéliens ? 



                        Morderire

                        • Ouam2 (---.---.41.186) 27 avril 23:36

                          @Milla

                          Non j’ai dit PARTOUT (Ondes courtes), ou tu aura accès a tous les pays, suivant les heures et les langues, j’ai meme reussi une fois à capter la corée du nord (extremement rare), le japon aussi c’est dur (jamais, mais je ne désespère pas des potes ont russi de rares dxs), la chine c’est à fond la caisse tous les matins (tu à meme des cours de chinois si tu le désire, et tu peut leur envoyer une QSL normalisée si tu le souhaites), et bien sur de tres nombreux autres pays.

                          Mais j’suis bete, les chinois ont aussi étés colonisés par qui on sait, je l’avais oublié (rire)

                          tu a imprimé ton poster de qui tu sait, il trone dans ta chambre ou ton bureau au fait ? (rire énorme)


                        • Milla (---.---.1.10) 27 avril 23:43

                          @Ouam2

                          Hitler était entouré de juifs sionistes. 



                        • Milla (---.---.1.10) 27 avril 23:44

                          @Ouam2

                          Hitler était entouré de juifs sionistes. 

                        • foufouille foufouille 27 avril 23:59

                          @Milla
                          tu tiens une de cé couche de connerie.
                          c’est ta burka qui fait ça ?


                        • Ouam2 (---.---.41.186) 28 avril 00:18

                          @foufouille

                          « ...tu tiens une de cé couche de connerie.

                          c’est ta burka qui fait ça ? »


                          Cherches plus, elle bosse chez ripoulin  smiley

                          Elle ne connait pas encore la « mono couche », vu son nombre de passàges successif,

                          le pouvoir couvrant doit ètre... très... médiocre.


                        • Milla (---.---.1.10) 27 avril 23:12
                          Mikhaïl Lessine (juif sioniste )Le millionnaire Russe, créateur de la chaine RT et proche de Poutine



                          L’info peut-elle être neutre quand cette chaîne appartient à un millionnaire comme nos médias en France.  ?

                          • Milla (---.---.1.10) 27 avril 23:14
                            La stratégie du choc !
                            The shok doctrine





                            The shok doctrine (La stratégie du choc) Un traumatisme collectif, une guerre, un coup d’état, une catastrophe naturelle, une attaque terroriste plongent chaque individu dans un état de choc. Après le choc, nous redevenons des enfants, désormais plus enclins à suivre les leaders qui prétendent nous protéger. S’il est une personne à avoir compris très tôt ce phénomène, c’est Milton Friedman, Prix Nobel d’économie en 1976.
                            Friedman, soutenant l’ultralibéralisme, conseilla aux hommes politiques d’imposer immédiatement après une crise des réformes économiques douloureuses avant que les gens n’aient eu le temps de se ressaisir. Il qualifiait cette méthode de traitement de choc.


                            

                            • Milla (---.---.1.10) 27 avril 23:16

                               Des images de l’attentat de Moscou en 2011 circulaient en boucle dans les médias belges en prétendant qu’il s’agissait des images de l’aéroport de Zaventem...


                              • Milla (---.---.1.10) 27 avril 23:19

                                 La vidéo de l’explosion de la bombe de Bruxelles a été postée sur DH.be (chaîne Dailymotion), avec en plus un timecode incrusté pour le coup le jour de l’attentat pour faire croire que ces images avaient été prises le jour même. En fait ces images émanent d’un attentat à Moscou en 2011. La manip totale. La vidéo a été supprimée depuis. Mais peut-être que le cache de google permettrait de la récupérer.


                                • Milla (---.---.1.10) 27 avril 23:21
                                  Les attaques sous faux drapeau comme celle de Charlie Hebdo doivent être replacées dans le contexte d’une série d’actes terroristes meurtriers en Europe occidentale au cours des années 1950-1990. Ces vagues de terreur furent provoquées par les agences de renseignement des pays de l’OTAN, qui sont toutes au service des Illuminati.

                                  Le programme appelé : « Opération Gladio », créa l’illusion d’une menace communiste, exactement comme les « Terroristes Islamistes » sponsorisés par la CIA et le Mossad, de nos jours.

                                  Les attaques terroristes sous faux drapeau servent de prétexte à la création d’un état policier mondial Illuminati (judéo-maçonnique).

                                  Les dessous de l’Opération Gladio commencèrent à émerger en Italie en 1990, après plus de 40 ans d’opérations clandestines. Des membres du projet révélèrent que des projets similaires existaient dans la plupart des pays, si ce n’est tous, de l’Europe Occidentale. Ces réseaux de l’ombre étaient… impliqués dans des activités anticommunistes y compris des troubles antidémocratiques et des actes terroristes sous faux drapeau. (Ils étaient qualifiés de « stay behind » parce qu’ils étaient censés se préparer pour mener une guérilla en cas d’invasion communiste.)

                                  Dans son ouvrage sorti en 2004, Les Armées Secrètes de l’OTAN, probablement le livre le plus ostensiblement ignoré des médias mainstream, Daniele Ganzer a démontré que le terrorisme dirigé contre le peuple par des armées secrètes financées et organisées par l’OTAN et ne rendant de compte qu’à des échelons élevés de l’état profond au sein de l’OTAN, du MI6 et de la CIA, plutôt qu’à leurs gouvernements respectifs… De surcroit, ces recherches ont été validées par des enquêtes judiciaires en Italie, en Suisse et en Belgique et ont même fait l’objet de débat (et de condamnation) au Parlement Européen.

                                  Le scandale vit le jour en Italie en 1984, lorsqu’un juge italien Felice Casson, rouvrit le dossier d’un véhicule piégé à Peteano en 1972 et découvrit une série d’anomalies dans l’enquête initiale. L’atrocité qui avait été originellement attribuée aux Brigades Rouges communistes, avait en fait été l’œuvre d’une organisation d’extrême droite appelée Ordine Nuovo(l’Ordre Nouveau). Suite à une découverte d’une cache d’arme près de Trieste en 1972, contenant des explosifs de type C4 identiques à ceux qui avait été utilisés dans l’attaque de Peteano, l’enquête de Casson révéla que l’attaque à la bombe de Peteano avait été l’œuvre des services secrets militaires SID (Servizio Informazioni Difesa), en collaboration avec Ordine Nuovo. L’objectif était de de mettre l’attaque sur le compte de l’extrême gauche militante des Brigades Rouges. Le terroriste d’extrême droite, Vincenzo Vinciguerra, fut arrêté et condamné, puis il avoua avoir placé la bombe.

                                  L’enquête du juge Casson révéla aussi que l’attentat à la bombe de Peteano était la poursuite d’une série d’attaques terroristes qui avaient débutées à Noël 1969, dont la plus connue fut celle de la Piazza Fontane à Milan, tuant 16 personnes et en blessant 80. Cette campagne de terreur culmina le 2 août 1980 par l’explosion d’une énorme bombe dans la salle d’attente de la gare de Bologne, qui fit 85 morts et 200 blessés. Ce fut l’une des plus grandes attaques terroristes des temps modernes en Europe continentale.

                                  LA STRATÉGIE DE LA TENSION

                                  Au cours de son procès, Vincenzo Vinciguerra révéla que, outre le fait de discréditer les groupes politiques d’extrême gauche, il existait un but plus sombre derrière les attaques, à savoir de provoquer un climat de peur parmi la masse. Cela était défini par le terme de « stratégie de la tension », qui avait pour but de générer une atmosphère de terreur qui pousserait la population à faire appel à l’état pour se protéger.

                                  Vincenzo Vinciguerra déclara lors de son procès : « Vous deviez attaquer des civils, des gens, femmes et enfants, des innocents, des inconnus loin de toute préoccupation politique. La raison était très simple. Cela visait à faire en sorte que ces gens et tout le peuple italien se tourne vers l’État pour assurer leur sécurité. »

                                  (À droite, les Illuminati ont tué 85 personnes et ont fait 200 blessés à la gare de Bologne en 1980.)

                                  Dans un documentaire de la BBC, il décrivit les objectifs de la manière suivante : « destabiliser afin de stabiliser »… « Générer de la tension au sein du pays pour promouvoir des tendances politiques et sociales réactionnaires et conservatrices.

                                  En 1990, le juge Casson reçut l’autorisation du Premier Ministre Giulio Andreotti de poursuivre ses recherches au sein des archives de des services secrets militaires italiens, les Servicio informazioni sicurezza Militare(SISMI), où il découvrit la preuve de l’existence du réseau Gladio et de ses liens avec l’OTAN et les États-Unis.

                                  Comme l’a révélé Andreotti, l’armée secrète Gladio, était bien pourvue en arme. L’équipement fourni par la CIA était dissimulé au sein de 139 cachettes à travers tout le pays, dans des forêts, les champs et même sous les églises et les cimetières. D’après les explications d’Andreotti, les cachettes de Gladio comprenaient des « armes de poing, des munitions, des explosifs, des grenades, des couteaux et des dagues, des mortiers de 60 mm, plusieurs fusils, des émetteurs radio, des jumelles et divers outils… »

                                  LE SCANDALE SE RÉPAND

                                  En octobre 1990, le Premier Ministre grec, Andreas Papandreou, confirma l’existence d’un réseau Gladio en Grèce. En Allemagne, un programme de télévision révéla comment un ancien membre des Forces Spéciales SS d’Hitler avait fait partie d’un réseau allemand de l’ombre. Le parlement belge forma un comité spécial pour enquêter sur l’existence – confirmée par le ministre de la défense – d’un réseau Gladio belge.

                                  En Turquie, l’ancien Premier Ministre Bulent Ecevit alla encore plus loin, en admettant qu’une armée secrète avait été impliquée dans des actes de torture, des massacres, des assassinats et des coups d’état, sommant le ministre de la défense de l’époque à déclarer : « Ecevit ferait mieux de fermer sa p… de g… ! »

                                  En tout, les 12 pays de l’Union Européenne furent affectés et le 22 novembre 1990, le Parlement Européen initia un débat sur le problème.

                                  Le ton fut donné par le parlementaire grec Ephremidis : « Monsieur le Président, le système Gladio a mené ses opération pendant quatre décennies sous des noms divers. Il a fonctionné clandestinement, et nous pouvons lui attribuer toutes les tentatives de déstabilisation, toutes les provocations et tout le terrorisme qui se sont déroulés dans nos pays pendant ces quatre décennies. »

                                  Ephremidis critiqua vertement le réseau entier : « Le fait est qu’il fut mis en place par la CIA et l’OTAN, qui tout en prétendant défendre la démocratie, ne faisait en fait que la miner et l’utiliser pour leur propres objectifs maléfiques…

                                  

                                  • Ouam2 (---.---.41.186) 27 avril 23:27

                                    « Au moins l’un de ces exercices impliquait des vols fantômes, ce qui a perturbé le temps de réponse des contrôleurs aériens et de la défense étasunienne, car les radars étaient remplis d’avions fictifs dans le cadre d’exercices. Il y a donc eu un chevauchement parfait entre les détournements réels provoquant les attentats connus et des exercices de simulation en cours [8]. »

                                     

                                    Il n’a qu’a se poser la simple question : 

                                    Comment se couvrir des différentes fautes commises par du personnel bien trop sur de lui et, à tous les niveaux de la hiérarchie, ET comment faire penser (ou faire croire) au reste du monde, que les usa n’ont pas d’énormes failles de sécuritée, et ce meme encore à ce jour en passant.

                                     

                                    la réponse est peut etre dans la question ?


                                    • Milla (---.---.1.10) 27 avril 23:40

                                      Les seuls qui ont conforté les versions selon lesquelles Abdeslam existerait vraiment sont nos medias (intégralement tenus par Israel) et les sites crypto-sionistes soi-disant dissidents et alternatifs.
                                      Ces sites « dissidents » et « alternatifs » sont uniquement des sites sionistes vehiculant des idées nauséabondes d’extreme droite. 
                                      Alterinfo, Agence Info Libre, Egalité et Reconciliation, Cercle des Volontaires, LLP, Reseau Voltaire....autant d’exemples de sites crypto-sionistes d’extreme droite. 
                                      Panamza a même été l’un des premiers à faire un article en nous annoncant qu’un gars du Bilderberg aurait pris une photo d’Abdeslam en prison. Donc Panamza fait accrediter la version sioniste en faisant croire qu’Abdeslam est vivant et en prison alors que nombre d’internautes pensent qu’il est mort depuis bien longtemps et que les attentats sont programmés par Israel et nos gouvernements occidentaux.

                                      Tous ces sites « dissidents » propagent subtilement avec les memes methodes, les versions israeliennes, à travers leurs articles. Panamza, tres soutenu par les arabes, trompe ses lecteurs en glissant insideusement des elements de propagande sioniste dans ses articles. Il attaque les juifs et sionistes, met les arabes en confiance en leur faisant croire qu’il partage leur combat. 

                                      Il cree l’antisemitisme chez les arabes qui le lisent...ainsi, les arabes sont accusés d’etre antisemites. Vous verrez, en lisant les articles de Panamza, que 95% de ses propos traitent des juifs. Mais en analysant meticuleusement chaque article, vous verrez que Panamza glisse subtilement des elements de propagande sioniste qui confortent la version officielle. Cette version officielle qui matraque que ce sont les arabes et l’Islam les responsables des attentats. Ainsi, ce meme procédé utilisé systematiquement par Panamza (et ses acolytes « dissidents ») demontrent qu’il est egalement un site crypto-sioniste qui vehicule la propagande sioniste.e beaucoup l’israelien

                                    • Milla (---.---.1.10) 27 avril 23:57

                                      FLASHBACK : BELGIAN TERROR ALERT (MAR 16, 2016) : CIA Plotting Mass Attack in Belgium Between March 16-23, 2016, Namely Asylum/Refugee Attacks and/or : a) ISIS Attacks/Invasion of Belgium, b) 9/11-Style Attacks, c) Bio-Chemical Attacks, d) Dirty Bomb Attacks, e) Nuclear Terror Attacks and/or f) Nuclear Reactor Attacks | Truther.org https://truthernews.wordpress.com/2016/03/16/belgian-terror-alert-mar-16-2016-cia-plotting-mass-attack-in-belgium-between-march-16-23-2016-namely-asylumrefugee-attacks-andor-a-isis-attacksinvasion-of-belgium-b-911-style-attacks-c/

                                      Cet article publié le 16 mars dernier explique que la CIA fomente des attaques soi-disant terroristes islamiques en Europe et notamment en Belgique entre le 16 et le 23 mars 2016 mais aussi des attaques biochimiques en Europe (ou peut-etre sur des réacteurs nucléaires). 


                                      • Milla (---.---.1.10) 27 avril 23:59

                                        Vous rappelez du terrorisme rouge et brun des années de plomb ? C’était quand même saignant n’est-ce pas ! Et bien aujourd’hui le pouvoir sioniste à les réseaux et la logistique nécessaire pour faire la même chose en Europe mais multiplié par 10 ! Si personne ne les arrête et s’il le décide il peuvent créer sur l’ensemble de l’Europe de l’Ouest un état de quasi guerre civile et tout ceci pour nous emmener par le « bout de la tignasse » vers la guerre civile qui sera le coup de grâce pour les nations européennes.


                                        • Milla (---.---.1.10) 28 avril 00:01

                                          LE RÉSEAU GLADIO

                                          Armées secrètes d’Europe

                                          mardi 08 avril à 3h15 (85 min)

                                          Créée en 1948 par les États-Unis pour barrer la route au communisme en Europe, l’organisation secrète Stay behind (rebaptisée plus tard Gladio, le « glaive ») en vint à soutenir des intérêts fort peu démocratiques, en lien avec des services secrets européens. Enquête.

                                          PartagerPartager460Twitter…

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                                          L’organisation secrète « Stay behind », rebaptisée plus tard Gladio, le « glaive », a vu le jour en 1948 à l’initiative des États-Unis. Ses agents devaient être prêts à effectuer des missions d’espionnage et à commettre des actes de sabotage en cas d’offensive soviétique. Celle-ci n’ayant finalement pas lieu, ce sont les intérêts politiques des gouvernements de droite voire de groupes d’extrême droite que Gladio s’attache à défendre. Des contacts existent avec les différents services secrets nationaux, à l’abri de tout contrôle parlementaire. C’est le Shape (commandement militaire de l’Otan en Europe) qui assure la coordination.

                                          Ce documentaire se concentre sur les opérations du réseau Gladio dans l’Italie et l’Allemagne des années 1960 à 1980. Les attentats de la piazza Fontana à Milan en 1969, celui de la gare de Bologne en août 1980, puis celui de la Fête de la Bière à Munich, quelques semaines plus tard, furent attribués à des anarchistes ou à l’extrême gauche. On saura plus tard qu’ils étaient l’œuvre de l’extrême droite. Il a fallu attendre le 3 août 1990 pour que le Premier ministre italien Giulio Andreotti révèle l’existence du Gladio et ses ramifications en Europe. À ce jour, il reste impossible d’avoir accès aux archives de l’Otan et des services secrets concernés pour en savoir plus sur les agissements du réseau

                                          


                                          • Milla (---.---.1.10) 28 avril 00:04

                                            Zwen Mary est aussi l’avocat de Mehdi nemmouche.

                                            Bizarre !

                                            Tout est contrôlé par les israéliens.


                                            • Milla (---.---.1.10) 28 avril 16:56

                                              Il est clair et évident pour moi que des « gros bonnets » de la finance internationale sont prêts à mettre la planète à feu et à sang 

                                              Français et les musulmans de France doivent savoir qui cherche à les mettre les uns contre les autres ! 

                                              faut donc attiser la haine entre les peuples, les chrétiens contre les musulmans. 


                                              • Milla (---.---.51.158) 28 avril 19:14

                                                Tout semble indiquer qu’une opération de même type que celles menées en Europe par les armées secrètes de l’OTAN (nom de code : opération GLADIO) durant la guerre froide est en train de se dérouler en France et plus largement en Europe, dans une indifférence coupable. »

                                                Le prochain attentat est déjà en cours de préparation.


                                                • Milla (---.---.51.158) 28 avril 19:33

                                                  Les étranges liaisons de la milice parallèle du Front National Dixit : Entre le Front National et certains services de renseignement, les passerelles sont multiples. Bruno Gollnish, bras droit de Jean-Marie Le Pen n’était-il pas, autrefois, secrétaire général des Centres d’études et de recherches de la Défense...


                                                  • Milla (---.---.51.158) 28 avril 19:36

                                                    Les étranges liaisons de la milice parallèle du Front National Dixit : Entre le Front National et certains services de renseignement, les passerelles sont multiples. Bruno Gollnish, bras droit de Jean-Marie Le Pen n’était-il pas, autrefois, secrétaire général des Centres d’études et de recherches de la Défense...

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Franck Pengam


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