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Accueil du site > Actualités > International > Les Etats confisquent les chiffres relatifs à la contamination (...)

Les Etats confisquent les chiffres relatifs à la contamination nucléaire

La publication des données du réseau CTBTO (1) ainsi que des installations nucléaires nordaméricaines nous aurait renseigné précisément sur les niveaux de contamination de l’air et nous aurait permis d’évaluer de façon fiable les niveaux de risque bien avant que les masses d’air contaminé n’arrivent sur l’Europe. La CRIIRAD lance un appel international, invitant citoyens, associations, scientifiques, élus… de tous pays à se mobiliser à ses côtés afin d’exiger que les résultats relatifs à la contamination radioactive de l’air, obtenus grâce à l’argent public, soient mis à disposition du public ET SERVENT A SA PROTECTION.

1- Pas de données interprétables pour l’Amérique du nord !
 
Plus de 10 jours après le début des rejets radioactifs, les masses d’air contaminé ont traversé des pays aussi étendus que les Etats-Unis et le Canada, des pays qui disposent d’équipements performants, leur permettant d’évaluer précisément l’activité volumique (2) de chacun des radionucléides présents, en tout cas des plus problématiques d’un point de vue sanitaire. Or, en dépit des recherches conduites depuis plusieurs jours, la CRIIRAD n’a trouvé aucun chiffre sur la contamination de l’air. Ne sont accessibles que des résultats sur les débits de dose ou les taux d’émissions de rayonnements bêta et gamma, qui ne permettent pas d’évaluer le niveau de risque. Ils ne permettent d’ailleurs même pas d’établir une relation certaine entre l’élévation des valeurs et le passage des masses d’air contaminé.
 
La CRIIRAD va adresser, aux ambassades de ces deux pays, des demandes officielles pour que soient publiés dans les meilleurs délais les résultats que détiennent forcément les exploitants d’installations nucléaires, qu’elles soient civiles ou militaires.
 
Précisons à cet égard que les balises de l’IRSN implantées à Saint-Pierre et Miquelon, en Martinique et en Guadeloupe ne mesurent que le niveau de rayonnement (les débits de dose exprimés en μSv/h). Ces résultats ne permettent pas d’évaluer les risques.
 
2- Black-out international
 
A la recherche de stations de mesures intermédiaires entre le Japon et la France, le laboratoire de la CRIIRAD s’est tourné vers le réseau mis en place par l’Organisation du Traité d’Interdiction Complète des Essais nucléaires (OTICE) (1).
 
Il s’agit de stations de mesure réparties sur l’ensemble de la planète et qui enregistrent divers paramètres afin de contrôler qu’aucun essai nucléaire souterrain n’est effectué en violation des dispositions du traité (cf. Corée du Nord). Elles mesurent plusieurs paramètres : données sismiques, hydroacoustiques, infrasoniques et radionucléides. Une soixantaine de stations sont équipées de laboratoires d’analyses radiologiques (voir carte ci-dessous). Elles sont capables de mesurer de très faibles niveaux de contamination dans l’air car l’une de leurs missions est de mesurer la contamination consécutive aux essais nucléaires atmosphériques.
Ces laboratoires disposent de systèmes de détection de la radioactivité parfaitement adaptés à l’identification et à la quantification des produits radioactifs présents dans les masses d’air contaminé par les rejets radioactifs de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi.
 
Le samedi 19 mars, la CRIIRAD adressait donc une demande de communication de résultats à Mme THUNBORG, responsable de l’information publique à l’OTICE. Elle nous répondait le lendemain soir qu’elle transmettait notre demande à la division en charge de la sécurité des données (3). Le lundi, faute de réponse, la CRIIRAD réitérait sa demande en insistant sur l’urgence de la situation et en précisant que faute de réponse rapide elle dénoncerait publiquement la situation. Mme THUNBORG nous conseillait par retour de nous adresser aux autorités françaises et, soucieuse de nous aider, nous orientait vers des articles où des institutions autrichiennes, suédoises ou allemandes qui ont accès aux données avaient laissé filtrer quelques résultats. Nous obtenions ainsi quelques données mais trop parcellaires et impossible à corréler dans l’espace et dans le temps.
 
Deux heures plus tard, un courriel de M. SCOTTI (4), nous indiquait que « Les données collectées par le réseau des stations du STP ne peuvent être communiquées qu'aux correspondants (centres de données nationaux) désignés par les Etats Signataires du TICE. Pour la France, l'organisme destinataire de ces données est le Commissariat à l'Energie Atomique ». Le responsable du laboratoire de la CRIIRAD s’adressait le jour même au CEA : « Je vous serais reconnaissant de m’indiquer comment la CRIIRAD peut avoir accès, dans les meilleurs délais, aux données collectées par les stations de surveillance du réseau de l'OTICE, en particulier en ce qui concerne les radionucléides (notamment Cs137 et I131, Sr 90, gaz rares, tritium, transuraniens). Il s’agit pour nous d’affiner les prévisions concernant l’impact des rejets du site de Fukushima et de répondre aux inquiétudes du public français. »
 
La réponse nous parvenait le lendemain en milieu de journée : aucune donnée ne nous sera communiquée. Le réseau international de mesure obéit à des règles de confidentialité définies strictement par les Etats membres du traité d’Interdiction Complète des Essais. « Les données sont donc uniquement transmises à des points de contact nationaux nommés par les Etats qui en font une analyse dans l'objectif du Traité, à savoir détecter tout essai nucléaire qui aurait été mené en contradiction avec l'engagement des États ayant ratifié le TICE. ». Pour la France, il s’agit du Commissariat à l’Energie Atomique (CEA), organisme en charge du développement des activités nucléaires militaires et civiles.
 
La réponse indiquait en outre que « Suite à l'accident de Fukushima, à la demande des États signataires du TICE, les données sur l’activité des radionucléides sont transmises à l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA) et à l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Les équipes de ces deux organisations en charge des aspects sûreté et radioprotection peuvent ainsi les utiliser en complément de l'ensemble des données fournies par les États, pour établir les évaluations nécessaires à la protection des personnes susceptibles d'être concernées par les retombées de l'accident. ». Or, ni l’AIEA, ni l’OMS n’ont rendu publics ces résultats.
 
Il faut dire que l’AIEA a en charge la promotion des activités nucléaires civiles (voir statuts) (5) et que l’OMS qui est normalement en charge de la santé publique a signé avec l’AIEA, dès 1959, un accord qui dispose que les deux agences « agiront en coopération étroite et se consulteront régulièrement ».
 
3- BILAN
 
Depuis plus de 10 jours, la centrale nucléaire de FUKUSHIMA DAIICHI rejette des produits radioactifs dans l’atmosphère : ces rejets ne sont ni maîtrisés ni quantifiés. Dans le même temps des stations de mesures réparties sur l’ensemble de notre planète enregistrent les niveaux de radioactivité de l’air et suivent pas à pas l’évolution de la radioactivité dans l’espace et dans le temps… mais veillent jalousement à ce que ces données restent secrètes.
 
Cette situation est choquante en temps normal, totalement inacceptable en situation d’urgence radiologique. Et d’autant plus inacceptable que ce réseau de mesure est financé par l’argent public !
 
Les Etats cotisent en effet à hauteur de 55 700 000 € pour faire fonctionner les stations de mesure. Les citoyens américains respirent depuis le 17 mars dernier les particules radioactives rejetées par les réacteurs nucléaires et les piscines de stockage de combustible irradié de la centrale de FUKUSHIMA DAIICHI. Premiers contributeurs au budget du réseau, ils apprécieront de n’avoir strictement aucune donnée en contrepartie de leurs 12 millions d’euros. Un sacré marché de dupes. A noter qu’avec un versement de 3 600 000 €, les Français ne sont pas mieux lotis.
 
La CRIIRAD reçoit des centaines d’appels de personnes inquiètes de la contamination de l’air qu’elles respirent, inquiètes pour elles-mêmes et surtout pour leurs enfants. Elle aimerait informer correctement, et si possible rassurer, mais sur des bases solides, tous ses correspondants, qu’ils habitent le Finistère, la Martinique ou la Corée du Sud. Elle invite chaque citoyen, chaque association, chaque scientifique, chaque élus… à se mobiliser pour obtenir la levée du secret sur les niveaux de contamination de l’air. Une pétition sera prochainement mise en ligne pour collecter des signatures sur la France mais chacun peut d’ores et déjà relayer la mobilisation à l’étranger et intervenir auprès des autorités de son pays pour dénoncer la situation.
 
---
 
Notes : 
 
(1) Le CTBTO – Comprehensive Nuclear-Test-Ban Treaty Organisation – est une organisation mise en place dans le cadre du traité d’interdiction totale des essais nucléaires (TICE en français), accord multilatéral ouvert à la signature le 24 septembre 1996 www.ctbto.org
 
(2) L’activité volumique s’exprime en becquerels par mètre cube d’air (notée Bq/m3). Elle renseigne sur le nombre de désintégrations qui se produisent par unité de temps et de volume. Une valeur de 15 Bq/m3 signifie que dans un mètre cube d’air, à chaque seconde, 15 noyaux d’atomes radioactifs se désintègrent en émettant des rayonnements ionisants. Cette valeur décroît en fonction de la période radioactive du radionucléide considéré. La période correspond au temps au bout duquel l’activité est divisée par 2 : 8 jours pour l’iode 131 ; 30 ans pour le césium 137 ; 2 ans pour le césium 134. Document CRIIRAD
 
(3) “I have forwarded your request to the Division responsible for the Secure data. They will get back to you in regards to your inquiry. Best regards”, Annika THUNBORG, Spokesperson and Chief of Public Information, Preparatory Commission for the Comprehensive Nuclear-Test-Ban Treaty Organization (CTBTO), UN, Vienna, Austria.
 
(4) M. Lucien SCOTTI, Conseiller, Représentation Permanente de la France auprès des Nations Unies et des Organisations Internationales à Vienne Document CRIIRAD nous d’affiner les prévisions concernant l’impact des rejets du site de Fukushima et de répondre aux inquiétudes du public français. »
 
(5) Article 2 des statuts de l’AIEA : « L’Agence s’efforce de hâter et d’accroître la contribution de l’énergie atomique à la paix, la santé et la prospérité dans le monde entier. Elle s’assure, dans la mesure de ses moyens, que l’aide fournie par elle-même ou à sa demande ou sous sa direction ou sous son contrôle n’est pas utilisée de manière à servir à des fins militaires. »

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67 réactions à cet article    


  • Capone13000 Capone13000 24 mars 2011 12:10

    Donc finalement nous ne savons pas si ce panache est dangereux ou pas


    • eugène wermelinger eugène wermelinger 27 mars 2011 10:16

      Même les japonais ne sont pas informés.

      Personne ne leur parle d’iode à prendre !!!
      Voir les commentaires et rapports journalier du pof. Jasuo Hori :
      et ce qu’on en dit et pense dans le morvan en bourgogne :
      Son de cloche - jusqu’à présent : On ne peut pas aller contre le progrès !
      Un progrès qui va nous tuer ? 
      Vers la sixième extinction massive ?

    • jako jako 24 mars 2011 12:10

      Incroyable ! pourtant je ne suis pas vraiment étonné.
      Merci de ces précieuses informations, en effet le secret sur ces mesures, cela semble très curieux.


      • sisyphe sisyphe 24 mars 2011 12:36

        Soutien total aux demandes LEGITIMES de la CRRI-RAD, pour éviter un Tcherno-bis, et savoir précisément les mesures effectuées sur la radioactivité du nuage de Fukushama : les citoyens ont LE DROIT d’en être informés, et le blocus sur ce sujet fait par les autorités politiques est tout simplement un déni démocratique..


        On attend la pétition, d’urgence. 

        • sisyphe sisyphe 24 mars 2011 13:14

          ouppppss... Fukushima ; pardon... 


        • chuppa 24 mars 2011 18:19

          http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/

          voici le lien vers la pétition

          URGENT


        • sisyphe sisyphe 24 mars 2011 18:36

          @ chuppa 


          merci pour le lien. 

          De fait, il ne s’agit pas d’une pétition à proprement parler, mais d’un envoi d’un courriel aux autorités compétentes (députés de votre circonscription), ou Ministre. 
          Ça me semble encore plus efficace ; c’est donc signé. 

          Faites circuler. 

        • Ronny Ronny 24 mars 2011 12:40


          Bonjour,

          Je vous signale - mais vous le savez sans doute (et pourquoi ne pas le dire dans ce cas ????) que l’IRSN presente sur son site des donnees, actualisees toutes les 4 heures, issues de plusieurs de ses capteurs de radioactivite (RA) (mesures dans l’air ambiant). Ces mesures concernent donc les gaz radio-actifs mais aussi les particules ultrafines en suspension. Je suis ce qui sort de ces capteurs depuis 3 jours, et je n’ai vu aucun signe inquietant dans les mesures, ni hier et ni ce matin....
          Voir : http://www.irsn.fr/FR/Documents/france.htm

          Pour les capteurs concentrateurs, il faudra attendre plus longtemps, le temps de bien charger les filtres avant comptage de la RA.

          Il y a aussi une note mise a jour tous les matins en general :
          http://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Documents/IRSN_Seisme-Japon_Point-situation-24032011-08h.pdf

          Voyez aussi ce qui est dit des mesures aux USA.
          http://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Pages/201103_situation_e n_france.aspx#2

          L’IRSN est un EPIC place sous tutelle du ministere de l’environnement. Je ne suis donc pas aussi sur que vous que les Etats confisquent les donnees... Vous etes cependant libre de croire que ce qui est dit par l’IRSN n’est qu’une vaste manipulation dissimilatoire. 


          • Claude Hubert rony 24 mars 2011 13:02

            Bonjour Ronny

            Dans ce cas, comment expliquez vous cette fin de non recevoir du CEA ?


          • Ronny Ronny 24 mars 2011 15:31

            Bonjour Rony smiley !

            Probablement parce que le réseau visé par l’article (OTICE) traite de données se rapportant aux essais nucléaires, couverts en partie par le secret défense. Je pense que le CEA ayant signé des accords se voit opposer la notion de confidentialite voire de secret defense qui couvrent ce données.

            Plusieurs options : frapper plus haut et contacter le cabinet du ministre de l’écologie. Bien que le CEA ne dépende pas de ce ministère, je suis sur que l’oreille y sera plus attentive ...

            Voir les données IRSN. Certes le débit de dose ne suffit pas à estimer un risque, mais il constitue une bonne première indication. Les débits de doses n’ont pas augmenté depuis trois jours, ce qui me fait penser que si contamination il y a elle doit être faible.

            Enfin, l’IRSN toujours sur son site a publié une estimation des radioélements relachés depuis la centrale, à partir des charges en combustibles probablement et du type de centrale, en majorant a priori les valeurs estimées. Et c’est là :

            http://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Pages/20110322_evaluatio n-radioactivite-rejets-fukushima-terme-source.aspx


          • Ronny Ronny 27 mars 2011 18:48

            Je rajoute qu’hier l’IRSN a publié les chiffres des dosages obtenus par comptage sur filtre à charbon, et que la hausse de RA constatées est de 1/10 de la RA naturelle...

            Même la CRI RAD reconnait que ces valeurs sont extrêmement faibles et n’entraînent aucun risque pour la santé, en France en tous cas. On est bien d’accord qu’il n’en n’est pas de même au Japon. 

            Pourquoi faire peur aux Français ? Y aurait il des arrières pensées politico intéresées là derrière ?


          • machiavelle machiavelle 24 mars 2011 14:09


            incroyable pour nous certes, mais par pour nos dirigeants qui comme avec la guerre pour le pétrole en Lybie, protégent des interêts qui n’ont strictement rien à voir avec le bien commun...

            Bienvenue dans la dictature la plus efficace qui soit : « la démocratie »


          • Ni naïf Ni Crédule dede 24 mars 2011 12:46

            ...là on est dans la rétention d’information voulue afin de ne pas créer des effets de psychose et de panique.


            • gaijin gaijin 24 mars 2011 12:56

              ah bon parce que la révélation de l’information entrainerait la panique ?
              on nous a pourtant dit qu’il n’y avait rien a voir
              on nous nous aurait menti ?
              c’est sur ne rien révéler ne va pas arranger la psychose

              bonjour chez vous


            • Ni naïf Ni Crédule dede 24 mars 2011 19:48

              ....et annoncer des valeurs sans expliquer à quoi cela correspond, moi je pense que c’est prendre le risque de déclencher une psychose. Vous voyer 60 millions de français paniquer, vous imaginer ce que cela peut engendrer ?


            • yvanstanislas 24 mars 2011 23:37

              DEDE

              C’est ça, tu l’a dit : la FRANCE, 60 millions d’abrutis et un mec intelligent qui panique pas ...toi.
              Heureusement que toi, tu es là depuis le début pour nous (dés)informer.
              Que ferions -nous sans toi !

            • Ni naïf Ni Crédule dede 25 mars 2011 08:02

              Je n’ai pas la prétention d’être intelligent, d’autres le sont plus que moi.

              Ceci di, vous pouvez posez vos questions, vos doutes ici : http://www.forum-rpcirkus.com/f11-special-japon je suis certain qu’elles trouveront réponse. Ainsi que ici : http://japon.asn.fr/index.php/Site-de-l-ASN-Special-Japon/Questions-frequentes

            • Surya Surya 24 mars 2011 12:58

              Qu’il y ait rétention d’informations, ou du moins de certaines infos, ne m’étonnerait qu’à moitié. En parlant de moitié, quelqu’un pourrait-il m’éclairer sur la chose suivante que je n’ai pas comprise : on nous parle de durée de vie de la radioactivité (« demi vie ») et ensuite on nous assure que les particules radioactives vont perdre (ont déjà perdu ?) leur radioactivité au fur et à mesure qu’elles traversent l’Atlantique. Les deux informations n’ont-ils rien à voir l’une avec l’autre ? Ou la demi vie des particules concernées est-elle si courte ? Tant mieux, mais c’est quoi la durée de vie des particules émise depuis Fukushima ?


              • slipenplomb 24 mars 2011 13:02

                Et le Nuage radioactif OUPS ! je voulais dire magnifique panache tout noir
                d’hier ,on aura des mesures, ou c’est fini ?

                Modélisation de la dispersion des rejets radioactifs dans l’atmosphère à l’échelle globale


                • Loatse Loatse 24 mars 2011 13:16

                  Bonjour,

                  Ce que je trouve consternant, c’est le fait que l’on puisse transmettre au public des données brutes sans plus d’explication...

                  A quoi sert il de nous donner liste et mesures de différents éléments radioactifs sans nous informer de leur spécificité à savoir leur durée de vie, si ceux ci sont volatiles ou non, s’ils sont présents à l’état naturel dans la nature et en quelles quantités etc....

                  A défaut d’informations complètes et objectives (depuis l’accident), les internautes sans formation spécifique se voient obligés de faire leurs propres recherches pour se faire une idée des risques encourus...

                  C’est un travail de longue haleine mais au moins ne nageons nous pas dans le brouillard..

                  Vous suggérez que ce refus des autorités de divulguer leurs données serait la preuve que celles ci nous dissimulent des informations, je pencherai plutôt vers la prudence de ces autorités et donc leur réticence à laisser ces mêmes informations être récupérées par des pseudos organismes qui rajouteraient de la confusion au problème existant...


                  • Surya Surya 24 mars 2011 13:31

                    Bonjour Loatse

                    « les internautes sans formation spécifique se voient obligés de faire leurs propres recherches »

                    Je me reconnais bien là, c’est exactement ça en ce qui me concerne smiley
                    Et ces propres recherches ne peuvent qu’embrouiller, car on ne sait pas si on a compris correctement ou non les informations trouvées. D’où la nécessité de la transparence, et d’une information claire et détaillée, délivrée de façon compréhensible.

                    Prudence sans doute, mais pour ce qui est de la peur des autorités à voir les informations récupérées, encore faudrait-il qu’il y ait matière à récupérer quelque chose, matière à argumente, ou alors les organismes en questions seraient de mauvaise foi et détourneraient des données.


                  • non666 non666 24 mars 2011 13:51

                    Amusant, je venais justement de me fendre d’un commentaire pour dire que les mesures disponibles ne permettaient pas de conclure quoique se soit :

                    http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/parodie/article/le-nuage-radioactif-de-fukushima-91151#forum2862530


                    Apres l’été chaud, le vaccin contre la grippe et les mensonges sur l’amiante (en France et au WTC...) voici donc la prochaine campagne sur un nouveau scandale sanitaire qui s’annonce.

                    J’espere que le fait que Bouyghes ait pris une participation dans la privatisation des centrales nucleaire d’EDF et ait beneficié de juteux contrat dans le sarkophage de Tchernobyl ne sera pas un obstacle a une information honnete et sincère sur TF1....parole de franc maçon !

                    La Criirad ne hurlait elle pas avec les loups sur le plateau de Lagardere dans l’emission « C dans l’air », l’air du « tout va tres bien, madame la marquise » ?


                    • SEPH 24 mars 2011 13:52

                      Alors que le monde entier a les yeux braqués sur le réacteur N°3 de Fukushima chargé jusqu’à la gueule de MOX (1), en partie détruit et le ventre à l’air,

                      Nous savons grâce à la CRIIRAD, que les pics de toxicité constatés étaient de 241 Bq/m3 pour l’iode 131, et 60 Bq/m3 pour le césium 137, le 15 mars à Tokyo entre 11 et 12 heures locales (23), ce qui laisse présager du pire aux alentours de la centrale, mais ne nous donne aucune indication sur les autres radio-éléments, dont le plutonium du réacteur N°3.

                      En situation normale, le seul radionucléide que l’on s’attend à mesurer dans l’atmosphère est le césium 137. Du fait des essais nucléaires militaires et de la catastrophe de Tchernobyl, subsiste en effet une contamination résiduelle mais heureusement très faible : de l’ordre de quelques μBq/m3. (1μBq = 10-6 Bq)

                      Une valeur moyenne de 3,4 Bq/m3 représente une augmentation considérable du niveau de radioactivité : de l’ordre de 1 million de fois.

                      Précision importante : l’air contient nécessairement d’autre radionucléides : probablement des gaz rares radioactifs comme le krypton 85 et le xénon 133 mais également du tritium, du tellure 132, des isotopes du ruthénium, du tellure, du strontium. Il faudrait également savoir si l’air contient des transuraniens, des émetteurs alpha très radiotoxiques comme les plutoniums 238,239 ou 240 ou encore l’américium 241.

                      ALORS COMBIEN DE DOSES DE PLUTONIUMS (238,239 ou 240

                      ou encore l’américium 241,.... ) RETOMBENT EN FRANCE CHAQUE JOUR ?

                      -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

                       (1)Le MOX, mélange d’uranium et de plutonium, est produit en France par AREVA, a partir des déchets des centrales françaises qui produisent des quantités astronomiques de plutonium dans le cadre de leur fonctionnement normal, et dont personne ne sait finalement que faire..

                      Nous avons aujourd’hui connaissance de la quantité estimée de combustible dans les 4 réacteurs de Fukushima 1, soit 90 000 barres de combustible chargées dans les réacteurs 1 à 3, dont 32 880 de MOX dans le réacteur 3 et pas moins de 490 tonnes de combustible irradié usagé dans les piscines

                      .


                      • Loatse Loatse 24 mars 2011 14:17

                        Bonjour Seph

                        Le plutonium, quant à lui, est très peu volatil, et ce n’est qu’en cas d’explosion du réacteur lui-même, comme par exemple à Tchernobyl, qu’on peut craindre une dispersion du plutonium.
                         
                        Et même dans ce cas, l’expérience de l’accident de Tchernobyl montre que le plutonium retombe rapidement sur le sol à l’échelle de plusieurs dizaines de kilomètres, et ne se propage pas à grande distance.

                        Ainsi, lors de l’accident de Tchernobyl, nous n’avons pas détecté de plutonium dans l’air des pays d’Europe de l’Ouest.

                        (le plutonium et l’uranium fond partie ceux des elements qui ont des masses atomique extremement lourde, on en retrouvera pas en europe. Le danger a forte dose viens de l’iode 131. )


                        si ca peut vous être utile ... :)



                      • Le vénérable du sommet Le vénérable du sommet 24 mars 2011 13:55

                        Un certain nombre d’intervenants sur les sites et forums que j’ai parcouru aujourd’hui semblent douter que ce communiquer provienne bien de la CRIIRAD. Oui, il sont peut être paranos mais est - ce bien de leur faute ?? smiley
                        Pourriez vous s.v.p mettre ce texte très informatif sur votre site pour couper court à tous débats parasites ??
                        Merci


                        • Amelia Amelia 24 mars 2011 14:03

                          Suffisait juste d’aller voir sur leur site, non ? 
                          A la rubrique Accidents nucléaires au Japon : dossier spécial 


                        • jako jako 24 mars 2011 14:21

                          dossier Japon, qui reprend l’article


                        • jako jako 24 mars 2011 14:26

                          Lol , une pluie de liens smiley
                          Sur le fait que l’on ne sache pas interpréter nous même les données j’en convient bien, mais le CRIIRAD dispose de personnes très pointues.
                          Il faut faire attention à la méthode de communication aussi, à chaque commentaires officiel, il y avait en souligné gras ( avec rires en off) "nous ne referons plus le coup du nuage de Tchernobyl, pour ajouter de suite ( alors que l’on ne sait pas encore) que c’était 10.000 fois moins fort que ce dernier ( on a dû drolement ramasser avec Tchernobyl)


                        • Vilain petit canard Vilain petit canard 24 mars 2011 14:01

                          C’est pourtant simple à comprendre ! Ce f.... nuage est :

                          1. indétectable, puisque inoffensif
                          2. mais suffisamment détectable quand même pour qu’on puisse dire tranquillement qu’il ne fait rien
                          3. inoffensif, et ...
                          4. tout à fait inoffensif.

                          En gros, vous voyez le mal où il n’y en a pas.


                          • Loatse Loatse 24 mars 2011 14:03

                            Bonjour Surya,

                            Vous faites bien. Après on peut comparer nos informations avec celles transmises par des internautes ayant des formations scientifiques... revérifier (ce qui prend un temps fou), en plus on avance à petit pas, mais on avance :)

                            En ce qui concerne les données officielles qu’on nous cacherait, je me suis posée la question également : si mesures pas quantifiables, que donner ?

                            De plus il y a tellement de facteurs qui rentrent en compte dans le mode de dispersion/absorption de la radioactivité qu’avoir des données brutes ne serviraient à rien si ce n’est qu’à inquiéter les populations à tort...

                            Une petite infio en passant..

                            Le césium-137 est la principale source de contamination de la chaîne alimentaire due aux essais nucléaires et à l’accident de Tchernobyl. Peu mobile, il s’enfonce lentement dans le sol. La contamination se fait d’abord par les feuilles, puis les racines. Ce sont aujourd’hui les champignons - à cause du mycélium - et le gibier qui sont les plus contaminés. Cette contamination est très variable : de 15 à 5000 Bq/kg pour les champignons et jusqu’à 5000 Bq/kg pour le gibier. Cependant, pour être exposé à une dose efficace annuelle de 1mSv, il faudrait vivre en forêt et se nourrir quotidiennement de produits des bois.

                            (source IRSN)


                            • Surya Surya 24 mars 2011 14:41

                              Il est sûr que si les facteurs sont extrêmement nombreux, il faudrait plus qu’une simple information, mais une véritable formation, si l’on souhaite comprendre. Impossible évidemment.
                              Cependant, je reste persuadée qu’un manque d’infos ou des infos qui semblent (je dis bien qui « semblent », ça ne veut pas dire bien sûr qu’elles le sont vraiment) illogiques ne réglent jamais le problème.
                              Exemple d’info qui me semble illogique. En 86, on a parlé aux infos françaises de conditions météo empêchant le nuage de Tchernobyl d’entrer en France : des vents contraires, et je crois que c’est dans la vidéo « La Bataille de Tchernobyl », visible sur youtube ou autres, que l’on montre ça. Cependant, on apprend l’autre jour qu’à l’époque, les scientifiques n’avaient pas été consultés, raison pour laquelle il y a eu de telles « confusions », mais qu’aujourd’hui, on sait, car les scientifiques ont été consultés. Je me demande juste qui, en 86, a fourni les explications scientifiques des « vents contraires ». Nous ne sommes plus en 86, mais la méfiance que nous ressentons, si toutefois elle n’est pas justifiée, est pourtant compréhensible.


                              • machiavelle machiavelle 24 mars 2011 14:43

                                Bienvenue dans la dictature la plus efficace et et la plus efficiente qui soit : « la Démocratie » et sa fabrique permanente du consentement..

                                qui à dit que le « meileur des mondes » d’aldous Huxley était seulement un livre d’anticipation et de science fiction ?...


                                • Renaud Delaporte Renaud Delaporte 24 mars 2011 14:50

                                  Il est normal qu’aucun organisme financé par les États ne publie d’informations susceptibles de révéler l’extrême dangerosité des munitions à l’uranium dit « appauvri ».
                                  Le bassin méditerranéen me semble, à cette heure, beaucoup plus exposé à des contaminations provoquées par les bombardements en Libye que par celles provenant de l’accident du Japon. Non ?


                                  • Zevengeur Zevengeur 24 mars 2011 17:24

                                    Un article sur les dangers de l’uranium appauvri :
                                    Le scandale étouffé de l’uranium appauvri


                                  • Julien Julien 24 mars 2011 14:50

                                    Merci à la CRIIRAD pour son travail.


                                    Je prends toujours plaisir à regarder les reportages où apparait la CRIIRAD, en particulier Bruno Chareyron. Passionné et ne pensant qu’au bien commun.

                                    Si cela ne te tenait qu’à moi, je nommerais Chareyron chef du CEA, AREVA, ou l’ISN.

                                    • krolik krolik 24 mars 2011 19:26

                                      Oh Oui, Ils sont « super ».
                                      Ils sont à la radioprotection ce que les « Experts » sont à la police scientifiques.
                                      Desbordes et Chareyron passent très bien à la télé.
                                      C’est leur fond de commerce de semer la peur dont les médias sont si friands.
                                      maintenant en ce qui concerne la « science » il y a quelques doutes.
                                      Exemple :
                                      Il y a un an Arte a proposé un documentaire de Laure Noualhat de « Libé » sur les déchets radioactifs.
                                      Documentaire mémorable par certains passages.
                                      Enquêtant sur des pollutions nucléaires dans l’Oural, sur la rivière Techa, suite à différents accidents nucléaires historiques. On voit un technicien Criirad gambader avec un compteur Geiger à la main.
                                      Il est sensé se balader sur un terrain fortement contaminé. Dans ce cas la moindre des choses est de porter des sur bottes en plastique et une blouse, pour que tout cela puisse ensuite aller dans les déchets nucléaires à retraiter (incinérer-ça se fait- ou laverie spécialisée) cela a surtout l’avantage de ne pas contaminer le voisinage avec ses vêtements et ses chaussures. Point de tout cela. Il ne porte pas de dosimètre, il ne sait pas s’il se fait griller ou non. Il déplace son compteur un peu n’importe où, au sol, plus haut. Alors que lorsque l’on fait une telle mesure il y a une hauteur réglementaire à adopter de telle façon que l’on sache de quoi on parle, en principe c’est 80cm la hauteur des gonades, les parties les plus sensibles aux radiations. Son compteur grésille à fond, l’aiguille est à saturation. Lorsque l’on emploie un voltmètre, on règle le calibre sur une valeur adéquate, si l’on veut mesurer du 240 volts, on se met sur le calibre 600V, et pas sur le calibre 20V, sinon on ne mesure rien. C’est ce qu’il fait, le compteur n’a pas le bon calibre, le technicien ne peut rien mesurer. On voit que l’aiguille est dans le rouge !! Terrible, atroce.. !Sauf que le rouge en question ça ne sert uniquement que pour vérifier la charge de la batterie de l’appareil. Enfin de l’enfumage complet du pauvre téléspectateur.
                                      Le technicien fait un prélèvement de terre, il faut cela à mains nues, alors que la moindre des choses serait de mettre des gants. Il met son prélèvement dans un emballage qui n’est conforme à aucun standard. Et il exporte cela de France en Russie, sans demander aucune autorisation. L’importation de déchets nucléaires est interdite en France, c’est la plus grosse amende prévue par le Code Pénal dans les 8 millions d’euros.
                                      Arrivé dans son labo du côté de Valence il ressort son prélèvement à mains nues pour analyses. Et là il trouve des becquerels de césium.
                                      Mais que devient son prélèvement ? Le remet-il à l’ANDRA comme la Loi le prévoit ? Ou ce prélèvement va-t-il constituer un élément dans un stockage pirate de déchets nucléaires hors du contrôle des autorités, ou finir dans un fossé du coin ? 
                                       
                                      Mais je vais terminer avec l’histoire fabuleuse du type de la Criirad qui importe des déchets nucléaires en France en provenance de l’Oural.
                                      Il faut savoir qu’il y a une réglementation européenne sur lla radioprotection, c’est la directive de l’UE publiée au JO de l’UE le 29 juin 1996 (114 pages je peux vous la mettre à disposition), 10 ans après Tchernobyl (les rédacteurs ont fait attention à ce qu’ils écrivaient...), la synthèse de 60 années de recherches en radioprotection et de milliers d’études dans le monde.
                                      On peut disposer chez soi, sans déclaration particulière 10kBq de césium 137 à condition que la concentration de ce radioisotope soit inférieure à 10kBq/kg. Et comme cela il y un tableau qui donne les valeurs max admissibles, isotope après isotope. Heureusement qu’il y a une limite inférieure à la déclaration, ça permet d’avoir chez soi un réveil matin avec des aiguilles phosphorescentes, ou un morceau de granite breton.
                                      Si l’on reprend la vidéo de l’émission de Laure Noualhat, et que l’on estime la quantité de terre/boue prélevée, de l’ordre à vue de nez de 2 kg, avec une concentration de 4kBq/kg..
                                      Soit inférieur à ce qui peut être assimilé à un déchet.
                                      Donc ce déchet sensé être ramené en catimini, ce n’était rien du tout !
                                      C’est de l’enfumage complet du péquin moyen. Ils instillent de la frousse dans l’esprit des téléspectateurs en même temps qu’ils déconsidèrent les scientifiques russes qui sont sensés ne pas avoir réfléchi à la question, ainsi que des Français et de l’AIEA qui sont en mission là-bas.
                                       
                                      Maintenant si vous voulez vous faire peur avec des éléments radioactifs, je vous conseille d’examiner les bordures de trottoirs de la place de la Concorde à Paris, et de la porte d’Auteuil.
                                      le granite breton de ces bordures de trottoirs dépassent les normes admissibles de la Directive « Radioprotection ».
                                      Ah, ces pauvres touristes qui après une descente des « Champs » s’assoient sur ces bordures de trottoirs ne savent pas quel risque ils prennent.
                                       
                                      Pour en finir, je peux vous donner un autre exemple :
                                      - Ils relèvent une radioactivité anormale sur une plage de la Camargue, au phare de l’Espiguette. C’est le centre de Marcoule sur les bords du Rhône qui est soupçonné d’en être responsable. Reconcentration des dépôts sur la plage..
                                      Sauf qu’en 1953, un géologue avait déjà relevé cette anomalie qui provient d’un dépôt naturel de « monazite » (oxyde mixte uranium thorium) trimballé par le Rhône depuis les Alpes. d’ailleurs le Rhône ramène environ 300 tonnes par an d’uranium !!
                                      Mais en 1953 le premier coup de pioche de Marcoule n’avait pas été donné !!!
                                      Une caractéristique de la Criirad c’est de ne jamais coller de référence bibliographique sur les sujets qu’elle aborde comme il est de bonne pratique dans le milieu scientifique, de vouloir donner l’impression de « découvrir », et en fait de faire du neuf avec du vieux..
                                       
                                      Mais j’aime bien me prendre un coup des « Experts manhattan », et j’aime bien prendre une dose de Criirad, c’est équivalent, ça divertit, et on prend du bon temps.
                                      @+


                                    • Alioscia 4 avril 2011 14:48

                                      Flemmard que je suis je veux bien ce rapport :)

                                      Interessant commentaire, apres aller savoir qui dit vrai qui dit faux qui le fait en connaissance de cause qui non semble être un peu plus dure chaque jour, entre les articles les commentaires les délcarations etc etc etc, ceci n est pas une critique envers vous, juste un constat général... Je doute que quelqu’un y voit vraiment clair dans tout ca, ce qui est sur c est que la plupart veulent faire comme ci...

                                      Bref je serais heureux de me melanger un peu plus les pinceaux, ca m evitera les conclusions hatives :)


                                    • Le vénérable du sommet Le vénérable du sommet 24 mars 2011 14:54

                                      Merci pour les liens, je l’ai vu entre temps. Malheureusement, certains n’ont pas envient de chercher plus loin que la page d’accueil (peut être à dessein ??), mais bon ...
                                      Tant que c’est sur leur site ... smiley

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