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Les véritables causes de la famine en Somalie

La famine touche 12,4 millions de personnes dans la corne de l’Afrique (la Somalie, l’Ethiopie, le Kenya et Djibouti). Le chiffre est passé de 9 à presque 13 millions en quelques semaines. Plus d'un million d'enfants sont en ce moment en danger de mort et près de la moitié de la population somalienne. Ce drame passe au second plan dans la presse et les médias en cette période de crise financière frappant à nouveau l’Europe et les Etats-Unis. Pourtant c’est un drame humain à grande échelle, plus meurtrier encore que le Tsunami, les révoltes en Syrie ou en Libye. Et lorsqu’on en parle, c’est pour évoquer une cause : la sécheresse sans précédent depuis 60 ans ou déverser des commentaires compassionnels dégoulinant tout en réclamant des dons aux citoyens, culpabilisés d’avoir encore la chance de manger et se sentant responsables en partie de cette sécheresse, engendrée ou accentuée par un réchauffement climatique causé par des émissions de gaz à effet de serre causés par nos excès de consommation énergétique.

D’autres causes que la sécheresse …

Certes, la sécheresse est la cause primaire de la malnutrition, un élément déclencheur de cette catastrophe humanitaire. Cependant d’autres causes expliquent pourquoi en Somalie plus qu’ailleurs, ce drame n’a pu être endigué : les guerres tribales locales et l'absence d'Etat donc l’absence de protection des populations civiles et aussi des ONG sur place dont la sécurité n'est pas assurée, d’où de grandes difficultés à acheminer l'aide alimentaire. Les rebelles Shebab contrôlent la quasi-totalité des zones déclarées en famine. 20 ans de guerre civile menée par les milices des Shebab qui n’ont pas permis, durant plusieurs années, aux organisations humanitaires internationales de venir en aide à la population victime du désastre. L'organisation Al Chabaab, qui entretient des liens avec le réseau Al Qaïda, a interdit l'année dernière l'acheminement de l'aide alimentaire dans les régions sous son contrôle. Heureusement les ONG islamistes ont leurs entrées et la seule façon de faire passer l’aide est de passer par ces organisations en masquant l’origine des produits.

Comme l’explique Sylvie Brunel, géographe et ancienne présidente d'Action contre la Faim, d’autres pays que la Somalie, touchés également par la sécheresse, arrivent à endiguer la famine. La crise alimentaire n’est pas généralisée à toute la zone. Elle ne touche que certaines populations et certaines régions (les pasteurs nomades appartenant au monde culturel somali, qui sont des citoyens de second rang dans toute la région, par exemple dans le nord-est du Kenya). La faim en Somalie résulte de la désorganisation totale du pays, elle ne touche pas les régions qui ont retrouvé un Etat. Le problème, c’est que les politiques de prévention des crises alimentaires, qui fonctionnent par exemple à l’ouest du Sahel (Burkina, Mali, Mauritanie, et même Niger) sont mises en échec dans les régions somalies de la Corne de l’Afrique faute d’infrastructures, d’investissement agricole et, il faut bien le dire, d’un manque de considération à l’égard de ces peuples, qui ne comptent pas politiquement dans les pays où ils se trouvent.

Un drame qui aurait pu être évité en anticipant la situation, en réagissant aux alertes répétées de la FAO et de l’Oxfam depuis 2010

Jean-Cyril Dagorn, expert de la question au sein d'Oxfam France, estime que cette situation aurait pu être évitée : « Les zones les plus touchées sont des zones marginalisées qui ont souffert de sous-développement économique et de négligence de la part de la communauté internationale en terme d’investissement dans l’agriculture. On aurait pu prévenir la crise beaucoup plus tôt en travaillant notamment sur l’état sanitaire du bétail et en s’assurant que les groupes les plus vulnérables étaient identifiés pour les prendre en charge beaucoup plus tôt. La famine aurait pu être évitée ».

Une politique de prévention durable est indispensable

Dans ces régions pauvres touchées par la famine, il est nécessaire de prévoir des stocks alimentaires déjà répartis sur le territoire, des possibilités d’acheminement, une sécurisation du territoire pour protéger les populations civiles, empêcher les vols des stocks alimentaires, permettre l’accès des ONG. 

Comme le dit Sylvie Brunel « Les famines ne se produisent plus aujourd’hui dans les traditionnels pays de la faim, qui ont mis en place des politiques de gestion des stocks alimentaires, d’achats préventifs et de distribution de nourriture aux plus vulnérables, avec l’aide des ONG et des Nations unies. On sait parfaitement désormais enrayer une crise alimentaire naissante, à condition d’intervenir à temps. Mais pour cela, il faut non seulement le pouvoir, mais surtout le vouloir. La volonté politique fait défaut quand l’Etat ne fonctionne pas - c’est le cas de la Somalie - ou quand il ne considère pas la prévention comme une priorité pour certaines populations - c’est le cas du Kenya. Il se produit en quelque sorte une prime à l’urgence : plus vous intervenez tard, plus la famine est dramatique, et plus l’aide que vous recevez est importante. »

Pour éviter qu'une telle situation ne se reproduise à l'avenir, il faudrait penser à des solutions à long terme : augmenter la production, mieux gérer les stocks agricoles, faire des réserves alimentaires d'urgences, augmenter la part de l'aide publique au développement destinée à l'agriculture. Comme le précise RFI dans cet article, elle a baissé de manière générale dans le monde : de 75% en 30 ans alors que 80% des populations de la Corne de l'Afrique dépendent de ce secteur. En Somalie, moins de 1% de l'aide est consacrée à l'agriculture, un peu moins de 7% en Ethiopie ou au Kenya, ce qui conduit à des situations invraisemblables.

Que dire aussi du taux de natalité extrêmement élevé (7 enfants par femme) alors que les parents n’ont pas les moyens de nourrir leurs enfants ? Peut-être faudrait-il également prévoir une prévention de la natalité ?

Les conséquences et l’extension aux zones voisines

Comme l’avertit RFI dans cet article : « Les immenses camps de réfugiés de l'est du Kenya, et d'Ethiopie, déjà surpeuplés, ont vu l'arrivée massive de réfugiés somaliens. L'enjeu des prochaines semaines, ce sont ces déplacements de populations.

La question des réfugiés est également primordiale pour l'aide humanitaire. Selon Luca Alinovi, responsable de la Somalie à la FAO, l'organisme des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, prendre en charge des réfugiés coûte 10 à 15 fois plus cher que venir en aide à des déplacés. En outre, la famine crée de plus en plus de tensions à l'intérieur des camps. Les attaques de convois d'aide alimentaire se multiplient. »

Un financement insuffisant

L'Onu demande 1,1 milliard d'euros pour la seule Somalie. Sur les 161 millions de dollars sollicités par la FAO pour la Corne de l’Afrique, seuls 57 millions ont été reçus ou promis.

« Le déficit actuel de financement de la FAO s’établit à quelque 103 millions de dollars pour apporter un soutien immédiat aux populations victimes de la crise », selon un rapport publié par la FAO. Sur les fonds requis, 70 millions de dollars sont destinés à la Somalie.

Au total, l'aide humanitaire mondiale avoisine les 1 milliards d'euros. Une somme très insuffisante. Le double est nécessaire avant la fin de l'année pour pouvoir enrayer le fléau.

Une goutte d’eau pourtant à côté des milliards consacrés à la crise financière, à la dette grecque …

 

Sources :

- lejdd.fr :  Famine : "la responsabilité première est celle des Etats"

- lejdd.fr : Famine : "tout le monde doit faire plus d'efforts"

- Novethic : L'inaction politique, l'autre cause de la famine en Afrique

- RFI : Famine : la Corne de l’Afrique en danger, la Somalie en état d'urgence

- Euractiv.fr : La Corne de l'Afrique a besoin d'1 milliard d'euros supplémentaires


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41 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 15 août 2011 09:56

    Marianne :

    Dans l’interview de Sylvie Brunel, vous avez omis de relever et souligner une phrase majeure qui pose parfaitement le problème de la Sécurité Alimentaire :
    « seul l’investissement dans le secteur agricole, la mise en place de filières efficaces [NdR : »de stockage & de commercialisation« ] et la rémunération correcte des cultivateurs et des éleveurs permettent de faire disparaître la faim. Une sécheresse fonctionne comme un révélateur qui n’engendre la famine que lorsqu’il y a des dysfonctionnements préalables ».


    La Sécurité Alimentaire se situe très en amont de l’Aide Alimentaire (nutritionnelle & d’urgence) qui, elle, ne devrait jamais être mobilisée, en aval, si les mesures prises, par anticipation, pour la Sécurité Alimentaire sont adéquates.


    Il convient d’expliciter et d’expliquer le distinguo entre « Sécurité Alimentaire » et « Sécurité Nutritionnelle » qui doit rester, en permanence, présent à l’esprit afin de toujours tenir compte de l’incontournable « concept de relation de cause à effet ».


    La Sécurité Alimentaire comporte une dimension restreinte et une dimension généralisée.


    Dans sa dimension restreinte, la Sécurité Alimentaire se limite à la production de tous les aliments de base (au sens le plus large : agriculture, élevage, pêche) nécessaires à la satisfaction de l’offre en produits alimentaires requis par les populations rurales (autoconsommation) et urbaines. Il entre également dans le cadre de la Sécurité Alimentaire Restreinte d’assurer les conditions adéquates de commercialisation des productions alimentaires pour que les populations rurales productrices de ces aliments en perçoivent un revenu financier les incitant à accroître leur productivité et leur donnant les moyens financiers d’acquérir les outils et les intrants nécessaires. La Sécurité Alimentaire Restreinte a pour objectif de sécuriser l’offre alimentaire.


    Dans sa dimension généralisée, la Sécurité Alimentaire consiste, d’une part, à rentabiliser les productions agricoles non alimentaires (coton, bois, et cætera) afin que ces producteurs ruraux en retirent un revenu financier leur permettant d’acquérir les aliments qu’ils ne produisent pas et, d’autre part, à promouvoir les conditions adéquates pour que les populations urbaines des secteurs économiques secondaire (industrie) et tertiaire (commerce & services) constituent une authentique demande solvable afin de pouvoir acquérir les aliments nécessaires pour se sustenter.

    La Sécurité Alimentaire Généralisée a pour objectif de rendre solvable la demande des ruraux non producteurs d’aliments ainsi que celle de tous les urbains (non producteurs alimentaires, par définition) afin de pouvoir acquérir l’offre alimentaire nationale ou/et un éventuel complément importé. En outre, au titre de la solidarité nationale ou/et internationale, la Sécurité Alimentaire, par une aide alimentaire gratuite, doit, d’une part, assurer l’alimentation des populations rurales productrices d’aliments dont les productions sont détruites par des catastrophes naturelles (sécheresse, inondations, épizooties, et cætera) car ces populations deviennent alors des sinistrés économiques et insolvables, incapables d’acquérir leur alimentation ; au-delà de l’aide alimentaire gratuite, la problématique de Sécurité Alimentaire doit prendre également en compte le problème de la reconstruction de leurs outils de travail (semences, bétail, et cætera).

    D’autre part, et enfin, la Sécurité Alimentaire, toujours par une aide alimentaire gratuite, doit assurer l’alimentation des populations rurales et urbaines insolvables.

    Quant à la Sécurité Nutritionnelle, située en aval de la Sécurité Alimentaire, elle se définit comme étant l’ensemble des mesures alimentaires d’urgence à mettre en oeuvre lorsque l’insécurité alimentaire se manifeste par une dénutrition et une déshydratation physiologiquement mesurables sur les enfants, les femmes et les hommes. Une situation aussi extrême ne devrait, en réalité, jamais se manifester si, en amont, toutes les mesures spécifiques prises au titre de la Sécurité Alimentaire sont efficientes et effectives.

    En somme, la nécessité de se mobiliser pour lutter contre l’insécurité nutritionnelle signe le patent échec des stratégies et politiques préventives de Sécurité Alimentaire !


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 15 août 2011 09:59

      Ces malheureuses gens ne meurent pas de famine (effet) mais de l’incompétence de leurs gouvernants ! (cause) incapables de mesures adéquates face à une sécheresse.

      Effectivement, la famine comme conséquence de la sécheresse s’explique parfaitement, hélas, par l’incompétence des gouvernants africains renforcée par celle des pays bailleurs de fonds d’Aide Publique au Développement (APD) (Économique ?), tous incapables d’anticipation des crises alimentaires (malgré les très coûteux et inutiles Stocks Nationaux de Sécurité) et qui, chaque année, gaspillent l’APD dans des programmes et des projets de Sécurité Alimentaire parfaitement ineptes.

      Herman van Rompuy, José-Manuel Barroso, Andris Piebalgs et leurs subordonnés sont incompétents ! ! !...


      = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = =

      Exemple d’incompétence & de manque d’esprit d’anticipation :


      Quote
      Nairobi, 21 février 2011 (IRIN)
       – (Extraits) 
      Depuis novembre, les pays d’Afrique de l’est ont enregistré des conditions de sécheresse sévère, qui vont probablement empirer durant les prochains mois. Selon des données publiées récemment par l’Organisation météorologique mondiale (OMM), les répercussions météorologiques de La Niña en sont largement responsables. (…)
      Unquote

      La catastrophe humanitaire (famine) qui se profile dans la Corne de l’Afrique a pour origine une sécheresse, qui peut durer plusieurs années, provoquée par le phénomène climatique « La Niña ».

      Cette sécheresse détruit les récoltes de produits vivriers et le bétail.

      Les agriculteurs et les éleveurs se trouvent donc en situation de sinistrés économiques et doivent être secourus en tant que tels par la solidarité nationale ou/et internationale si la première est défaillante. Ces secours doivent inclure une aide alimentaire conjoncturelle gratuite ainsi qu’une aide structurelle, également gratuite, pour reconstruire leur outil de production sinistré (semences, intrants, bétail, etc.).

      Selon le credo des bailleurs de fonds d’aide au développement, normalement, les autorités politiques des pays sinistrés doivent détenir des Stocks Nationaux de Sécurité constitués de céréales ou/et de fonds financiers disponibles pour importer, en urgence, les produits alimentaires nécessaires aux distributions gratuites d’aliments en faveur des agriculteurs et éleveurs sinistrés avant que ne se déclare la famine.

      Si l’on peut comprendre que cela ne fonctionne pas en Somalie du fait de la guerre civile, il est plus difficile de comprendre l’impéritie des gouvernements du Kénya et d’Éthiopie.

      Bien évidemment, les secours aux sinistrés économiques doivent être mis en oeuvre en anticipation des dégâts provoqués par le phénomène climatique.

      Ce n’est manifestement pas le cas puisque ces dégâts sont « déjà » évidents en la personne des enfants fortement malnutris.

      Qui est donc responsable de cette carence, de cette incapacité d’anticipation de la crise ?..


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 15 août 2011 10:00

      Quand le ridicule et l’incompétence le disputent au tragique et au pathétique au Togo :
      Acheter pour augmenter le stock de sécurité au moment où les prix sont élevés sur le marché (période de « soudure ») consiste à « accroître la pénurie » et à faire augmenter les prix !
      Bel exemple de régulation de marché et de gestion de la Sécurité Alimentaire ! ! !

      Quote :

      Renforcement du stock de sécurité des produits céréaliers au Togo : L’ANSAT lance une campagne spéciale d’achat de 3440 tonnes de céréales

      http://africabusiness.com/2011/06/07/renforcement-du-stock-de-securite-des-produits-cerealiers-au-togo-l%E2%80%99ansat-lance-une-campagne-speciale-d%E2%80%99achat-de-3440-tonnes-de-cereales/


      L’Agence Nationale de Sécurité Alimentaire au Togo (en sigle ANSAT) a lors d’une rencontre à Lomé, lancé officiellement le samedi 4 juin 2011, une campagne spéciale d’achat de 3.440 tonnes de céréales (notamment le mais, le sorgho et le riz blanc localement produit), en vue de renforcer le stock de sécurité de ces produits au Togo.

      Cette action est à saluer dans la mesure où elle constitue une réplique des autorités togolaises à la flambée des prix des céréales ressentie sur le marché togolais depuis déjà près de deux semaines.

      À Lomé, le prix des céréales à la veille de cette campagne qui vient d’être déclenchée fluctuait entre 500f CFA et 575f CFA voire 600fcfa avec une tendance à la hausse selon des sources dignes de foi.

      A l’intérieur du pays, ces prix variaient entre 400f CFA et 475f CFA avec également une tendance à la hausse, selon ces mêmes sources.

      Pour cette campagne qui a démarré automatiquement dès son lancement pour une durée de 3 semaines, c’est un budget total de 800 millions de FCFA qui ont été accordés par le gouvernement togolais à l’ANSAT.

      Il faut tout de même souligner que l’aggravation des prix des produits céréaliers au Togo a surpris plus d’un surtout quand on sait que le pays avait réalisé un excédent céréalier dans l’ordre de 76 000 tonnes au cours de la campagne agricole 2010-2011.

      ‘’Mais cette augmentation des prix est une conjonction de plusieurs facteurs’’, a expliqué le lieutenant-colonel AGADAZI directeur général de l’ANSAT .Il s’agit des facteurs relatifs à la production des céréales, à la disponibilité des stocks en temps réel, ainsi qu’à l’accessibilité des zones de production.
      Unquote

      Addendum :
      Cela va sans dire, mais cela va mieux en le disant, au Togo, au lieu d’acheter des céréales pour augmenter le stock de sécurité, il faudrait 
      vendre d’urgence partie de ce stock de sécurité pour accroître l’offre et réduire la tension sur les prix.

      Mais, tout cela a déjà été dit et écrit au tyran qui sévissait au Togo dès 1986...


    • citrouille citrouille 21 août 2011 08:47

      on est 21 Août, pourquoi tous les articles sont vieux ? 15,16,17,18,19,20 Août, pas un seul article qui est 21 Août, bizarre, il faut tout relire ?






    • Ariane Walter Ariane Walter 21 août 2011 10:01

      Je croyais que la lumière de votre lanterne vous suffisait ?

      Le dimanche sur AV il y a un best-of des articles de la semaine.
      Comme quoi il vaut mieux être informée avant de parler.
      Si vous me répondez ,évitez les insultes. je ne les garde jamais sur mes fils.


    • bretagne 15 août 2011 11:02

      la natalité ne peut pas continuer a cavaler ainsi dans ces pays sans catastrophe : c’est la priorité sur laquelle il faudrait ENFIN avoir une action


      • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 15 août 2011 11:39

        Sans être un spécialiste de la démographie, il me semble que les démographes s’accordent à dire que c’est l’élévation du niveau de vie qui provoque, spontanément, une limitation des naissances.
        Cf. : Familles nord-africaines et sub-sahariennes de première et seconde génération, en France.


      • Marianne Marianne 15 août 2011 11:58

        Exact. C’est Malthus le premier qui a édicté une théorie « d’équilibrage naturel » de la démographie en fonction des ressources à sa disposition, notamment alimentaires. La population tendrait constamment à croître jusqu’au maximum compatible avec les ressources vivrières dont elle dispose, puis par le jeu d’obstacles destructif (mortalité accrue par l’effet de famines, d’épidémies et des guerres) ou d’obstacles préventifs (diminution de la natalité).
        Mais les organisations sociales, les progrès de la médecine et de la contraception, l’éducation et l’évolution du mode de vie influencent beaucoup les comportements concernant la natalité ...
        EN effet, cela peut paraître étrange que dans les pays riches, vieillissant, où se pose le problème des retraites, on fasse moins d’enfants, insuffisamment pour renouveler les générations.


      • Roosevelt_vs_Keynes 21 août 2011 16:11

        C’est fou cette rengaine du « on est trop nombreux sur Terre ».

        Il ne vient à personne l’idée que cette idiotie a été proférée à d’innombrables reprises depuis le néolithique ?

        Autrement dit : cette rengaine est relative au niveau de maîtrise de l’univers par l’homme, mais cette rengaine est nécessaire à l’oligarchie pour se maintenir au pouvoir.


      • Marianne Marianne 15 août 2011 11:46

        Merci Jean-Pierre pour toutes ces explications complémentaires, toutes ces précisions. On voit que vous suivez bien le sujet. JE me suis moi-même particulièrement intéressée et investie dans le sujet du co-développement. En effet, c’est toute une chaîne en amont, comme un écosystème qu’il faut prévoir et l’implication des populations locales, qui savent ce qui est bein pour elles. Je suis d’accord avec vous.
        Cela fait du bien d’avoir de « vrais » commentaires sur un billet Agoravox pour enrichir le débat. Nos billets peuvent être lus non seulement par les citoyens mais aussi par des journalistes, des responsables politiques, susceptibles d’en tenir compte et de faire des propositions ou d’entreprendre des actions dans ce sens, surtout si les articles montrent une approbation des lecteurs.


        • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 15 août 2011 11:54
          Par Marianne (xxx.xxx.xxx.103) 15 août 11:46

          Merci pour vos remerciements.

          « Nos billets peuvent être lus non seulement par les citoyens mais aussi par des journalistes, des responsables politiques, susceptibles d’en tenir compte et de faire des propositions ou d’entreprendre des actions dans ce sens, surtout si les articles montrent une approbation des lecteurs. »
          Dans ce domaine, hélas, après moult initiatives infructueuses, je n’ai plus aucune illusion (cf. : « Herman van Rompuy, José-Manuel Barroso, Andris Piebalgs et leurs subordonnés sont incompétents ! ! !... »).

        • webrunner webrunner 15 août 2011 11:48

          Au moment où une intense campagne vise à préparer les esprits à une intervention, il est impératif de donner les clés du problème somalien tant il est vrai que seul le retour à l’histoire permet de tempérer les émois humanitaires : la suite ici


          • webrunner webrunner 15 août 2011 11:51

            le lien ne fonctionnant pas, je le remets ici


          • Marianne Marianne 15 août 2011 12:36

            Merci beaucoup pour cet article, très intéressant en effet.


          • furio furio 15 août 2011 11:54

            Et pendant ce temps sarkozy et autres cameron dépesnent des milliards pour faire une guerre sioniste, la guerre sioniste est une guerre préventive pour calmer les angoisses d’une peuplade de malades mais repue. 


            • kitamissa kitamissa 15 août 2011 13:48

              Quel rapport avec Sarkozy ? ..pffffffff..... n’importe quoi !


            • simir simir 21 août 2011 10:33

              Mais quitamicedegrèszerodejugeotte ?. Cela veut dire tout simplement que ces milliards d’€ dépensés pour tuer et installer des islamistes et autres al qaïda serait mieux utilisé à aider les populations de somalie


            • Laratapinhata 15 août 2011 14:00

              Quelque soit la cause de cette famine, les secours sont du ressort de la communauté internationale, et j’aiderai sûrement pas les malins du Charity Bizness... 


              ET puis, La chute du faucon noir était parfaitement explicite... je ne sais combien de spectateurs ont vu ce film, mais en tout cas, les voilà vacciner contre la sensiblerie...

              Pour sauver les Somaliens, il faut faire pression sur les Institutions on les paye pour ça, et arrêter de mettre la main au porte-monnaie...

              • Lorelei Lorelei 15 août 2011 14:39

                Il faut rendre les africains responsable de leurs continents, et leurs faire prendre conscience qu’un enfant ce n’est pas comme un bonbon, et donc fournir des moyens de contraception...


                • Rémi Manso Manso 15 août 2011 15:50

                  Tout est dit dans ces 2 phrases : « Que dire aussi du taux de natalité extrêmement élevé (7 enfants par femme) alors que les parents n’ont pas les moyens de nourrir leurs enfants ? Peut-être faudrait-il également prévoir une prévention de la natalité ? »

                  En effet, la Somalie, qui ne comptait que 2,3 millons d’habitants en 1950, en est à 9,6 millions aujourd’hui et du fait de la permanence d’une natalité explosive (6,26 enfants exactement en moyenne par femme), l’ONU prévoit 73 millions d’habitants en 2100 !...
                  Comment ce peuple, SEPT fois plus nombreux à la fin du siècle, pourra-t-il se nourrir seul, alors qu’il ne le peut déjà plus aujourd’hui ?

                  « Pour éviter qu’une telle situation ne se reproduise à l’avenir, il faudrait penser à des solutions à long terme. »
                  Ces solutions s’appellent : planification familiale, gratuité de la contraception, éducation des filles et campagnes de sensibilisation aux ressources finies du pays (!) & de la planète.

                  Lire une contribution plus générale à cette question sur le + du Nouvel Observateur qui exprime le point de vue de l’association Démographie Responsable.

                  • Lorelei Lorelei 15 août 2011 16:57

                    7 enfants pour une femme c’est grave là on est au 21eme siecle, les bébés c’est pas des bonbons on se doit de les eduquer et de leurs donner une vie et si on n’a pas les moyens hé bien pas d’enfants, c’est dur peut être mais c’est comme ça..


                  • René 03 René 03 16 août 2011 12:11

                     Et vous vous avez des spermatozoides à la place des neurones 


                  • tomatoketchup 19 août 2011 13:16

                    tout a fait d’accor


                  • simir simir 21 août 2011 10:36

                    René-gatif ou même René de boeuf ça lui va comme un gant


                  • Lorelei Lorelei 22 août 2011 02:22

                    faire des enfants c’est tres facile, par contre il faut leurs donner la possibilité de realiser leurs rêves et ça c’est beaux, et si on peut pas subvenir ni matériellement ni mentalement on evite de mettre des bébés au monde, ce sont des vrais personnes pas des jouets ni un moyen de se montrer, ce sont des êtres avec des petits corps à qui on se doit de permettre de realiser leurs reves à qui on doit protection,nourriture etc...


                  • René 03 René 03 16 août 2011 12:17

                    Il est super cet avatar il représente une terre dont les principaux habitants ont pris conscience qu’elle ne peut accueillir une population infinie.

                    j’approuve cet avatar à 500%

                  • Laratapinhata 15 août 2011 18:45

                    Ben , moi j’en ai deux , j’aurais adoré en avoir quatre ou cinq, mais dans l’intérêt de ma progéniture, pour lui assurer le meilleur possible, je me suis limitée...

                    Alors ce n’est pas la peine de me demander une quelconque solidarité avec celles qui ne le font pas. En Afrique ou ailleurs. 

                  • Lorelei Lorelei 22 août 2011 02:23

                    de nos jours on peut avoir des enfants facilement....


                  • auborddufleuve 15 août 2011 19:37

                    On trouve du fric pour financer des guerres coloniales non ?
                    Alors pourquoi pas en trouver pour emmener de l’eau des hauts plateaux éthiopiens jusqu’en pays somali ?


                    • Laratapinhata 15 août 2011 20:23

                      Et ça, ils peuvent pas le faire eux-même ? Vous voulez encore subventionner des multinationales... alors que des Africains eux-même sont capables de mener ce projet, s’ils le désirent ? parce q’il est là le problème : se prendre en main, prévoir sur le long terme, négocier une coopération avec les voisins... s’ils le désirent !


                    • titi 15 août 2011 23:39

                      Mugabé n’a pas besoin de l’occident pour nous faire l’étalage crasse de sa connerie.

                      Tient d’ailleurs on l’oublie Mugabé... président d’un pays agricole exportateur il y a 20 ans, et devenu un pays de famine aujourd’hui...

                      Vos réaction à ce cas Soulman ?


                    • Laratapinhata 15 août 2011 20:52

                      Oui, on se souvient du Capitaine Sankara... 


                      Les multinationales ne sont pas moins parasitaires ici, alors c’est ici qu’il faut commencer à les combattre... 

                      Quand aux Africains, ils ont des instances continentales qui pourraient être mises sous pression pour mener à bien ce genre de projet, les Nations Unies d’ailleurs. 

                      • Ganesha Ganesha 16 août 2011 06:26

                        Cher Monsieur,

                        Vous êtes manifestement un provocateur, mais, vu la longueur et le nombre de vos messages, vous souhaitez probablement qu’ils soient lus et que l’on cherche à comprendre à votre opinion...

                        Sachez qu’après avoir vu que vous insultez personnellement d’autres participants, je me désintéresse désormais complètement de tout ce que vous pourriez écrire ! 


                      • DanielC 16 août 2011 12:12

                        Faire des enfants n’est pas la plus belle chose du monde..

                        C’est simplement répondre à un instinct primaire.

                        La plus belle chose du monde, c’est d’en faire des Adultes responsables, leur transmettre des valeurs et leur donner des moyens d’être heureux.

                        Quand on vit dans un monde où il est évident que les activités humaines appauvrissent la terre à une vitesse effrayante, on peut commencer à se poser des questions.

                        Si on avait stabilisé notre population il y 50 ans, aucun des grands problèmes qui nous touchent actuellement serait à l’ordre du jour...

                        Ensuite si on parle de la disparité des consommations nord/sud, voudrait on que le Sud vive comme le Nord, ou que le Nord Nord vive comme le Sud ?

                        Veut on un monde pauvre et surpeuplé ou la lutte pour la survie est permanente, ou un monde ou personne ne manque de rien avec une population mesurée ?


                        • DanielC 16 août 2011 14:12
                          Oui mais si nous étions 6 fois moins, nous pourrions tous consommer comme des Américains, et cela ne poserait aucun problème.. A Méditer.
                          Quand on compare les consommation des pays on se base toujours sur NOS besoin par exemple en TEP ( tonne équivalent pétrole )
                          Mais si en Afrique  on cuisine au charbon de bois, si on consommait tout le charbon de bois (ce qui est en train de se faire) on consommerait presque rien en TEP, mais plus que tout ce dont on a besoin là bas.
                          Si les pygmées étaient 10 h/km 2 ils consommeraient TOUTES leur ressources de chasse pêche ceuillette, et seraient en surpopulation..
                          Et pourtant ils consommeraient 1000 fois moins que nous en TEP.
                          De plus si vous dites que la terre pourraient nourrir 12 milliard d’Hab que ferez vous lorsque ce chiffre sera atteint ?
                          De la planification familiale non ?
                          Moi je préfère simplement des gens heureux que des gens nombreux.. c’est effectivement dégoûtant !

                          • DanielC 16 août 2011 15:15

                            Y a un truc que votre écoeurement vous cache... Je n’ai jamais dit que les africains étaient trop nombreux ! J’ai dit que nous tous et en premier en Europe avec 100 hab au km2 étions beaucoup trop nombreux ! moi je prefere avoir 2 enfants qui ont de quoi vivre confortablement être soignés comme il faut, qui ne manquent de rien, tout en laissant un place aux autres espèces vivantes. Vous votre souhait, votzre seul souhait c’est d’être le plus nombreux possible, quells que soient les sacrifices que cela entrainent pour nos pauvres descendants.. Et vous osez parler d’écœurement  !!! Vous êrtes d’un égoïsme sans nom !!!!


                            • DanielC 16 août 2011 16:20

                              Vous faites partie de ces gros porcs en tappant sur votre clavier pour votre petit confort personnel. J’espère que vous ne vous soignez pas lorsque vous être malade.. Les soins coutent très cher en ressources. J’espère aussi que vous ne voyagez pas, que vous ne chauffer pas votre maison en hiver, et que vous avez un jardin pour vous nourir...
                              Moi je vais vous laisser dans vos idées funeste, je crois que cela n’apporte rien de continuer, de toutes façons vous avez vos idées fixes et vous ne lisez même pas ce que j’écris..
                              Bien à vous !


                              • Winston Smith 16 août 2011 17:26

                                « Pour info je n’achète quasiment plus rien en supermarché , je cultive un jardin en effet , je vais aux champignons , je pêche , je me déplace plus à vélo qu’en voiture , je ne suis pas dans l’ultra consommation , je boycotte pas mal de marques qui me débectent , je vais pas au mcdo , j’achète pas de nike , je chauffe ma maison au bois , par contre j’ai voyagé »


                                Hum, le potager, c’est chouette !

                                Sinon, inutile de s’énerver et de prendre le fait « DE NE PAS ALLER AU SUPERMARCHE » comme une super Djihad, tu va voir ce que tu va voir acte super résistant et tous ca !


                                Moi, à Paris, j’aimerai bien en avoir des supermarchés !

                              • tomatoketchup 19 août 2011 13:46

                                je suis tout a fait d’accord avec vous
                                les forums sont devenu de véritable défouloir pour réac ,souvent pour la plus part retraité aigri , 
                                ne croyant plus a rien .


                              • lemouton lemouton 21 août 2011 17:24

                                Et même si la sécheresse semble réelle, je me pose, et je ne pense pas être le seul, des questions sur cette famine :

                                1- Quel est l’équilibre(?) politique dans cette région ?
                                2- Les guerillas sont elles impliquées dans cette famine ? et si oui qui dirige, arme, et nourrit les guerillas ?
                                3- Où en est on du planning familiale dans ces pays, et sur ce point la religion y a t-elle une influence ?
                                4- Quels sont les pays venant en aide ?
                                5- Existe t-il un suivi sur l’utilisation des aides ?

                                Mais la la télé ne me montre que des familles décimées, des mères fillettes avec leur nourisson mourant, des humains desséchés..
                                Bien sûr qu’il y a urgence... mais nous restons avec nos questions ..  smiley

                                Et si les médias commençaient vraiment à nous parler comme à des adultes ??  smiley

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