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Accueil du site > Actualités > International > Russie : l’effondrement démographique inquiète

Russie : l’effondrement démographique inquiète

Dimitri Medvedev, le nouveau président de Russie, s’est fait connaître tout d’abord comme bras droit de Vladimir Poutine, président de la société Gazprom mais aussi comme celui qui a géré (non sans succès ?) le problème de loin le plus sérieux qui attend la Russie d’ici le milieu du siècle.

Le pays devrait en effet traverser un hiver démographique comme il n’en a jamais connu.

Les chiffres donnent froid dans le dos : en 1979, la population de l’URSS était de 280 millions d’habitants, elle a augmenté de 10 millions en 20 ans pour atteindre 292 millions d’habitants en 1989, juste avant sa disparition.

A la chute de l’URSS, la Russie se retrouve amputée de presque la moitié de sa population, 30 millions de Russes résidants dans les républiques devenus des nations autonomes furent exclus du grand « recensement » de 1990 qui comptabilisa alors 149 millions d’habitants.

La disparition de l’URSS et l’effondrement social et économique entraîna la Russie dans une crise économique d’une ampleur sans précédent. Les mesures de choc des réformateurs libéraux de l’entourage du président Eltsine pour remédier à la « crise économique » qui frappait la Russie furent les principales causes de cet effondrement démographique. La thérapie de choc de Egor GAIDAR et Anatoli TCHOUBAIS créa en quelque sorte un véritable génocide démographique. L’octroi des manettes de l’économie via le contrôle de certaines banques et du commerce extérieur à une poignée d’initiés proches du Kremlin permit à ces derniers de mettre l’économie du pays en pièces et de ruiner le pays.
A côté le peuple, lui, mourait.

L’effondrement démographique fut très rapide, et dura pendant toutes les années 90, jusqu’au début du second mandat de Poutine, en 2004.

Quelques chiffres pour illustrer cet incroyable déclin démographique, qui parlent d’eux-mêmes ...

Entre 1990 et 1995, le taux de mortalité infantile grimpa de 56% et la mortalité féminine de 26%. L’espérance de vie masculine passa de 64 ans en 1990 à 57 ans en 1995 ! Le Russe à cette époque vivant moins longtemps que l’Indonésien ou le Péruvien. L’espérance de vie féminine, elle, baissa de 74 à 70 ans.

Entre 1990 et 1995, le démographe américain jugea que l’excédent de décès durant cette période était de 3 millions d’habitants soit le double de l’excédent de décès dû aux difficiles conditions de vie des civils en Russie durant le second conflit mondial. L’effondrement Russe de 1990 à 2000 équivalait à l’effondrement démographique éthiopien lors de la famine de 1980 ou du Cambodge de Pol Pot ...

Cet effondrement démographique frappa d’abord les personnes âgées puis les jeunes. L’effondrement économique frappa de plein fouet le système hospitalier Russe. La Russie connut un regain de maladies qui n’existaient même plus dans nombre de pays du Tiers-Monde : diphtérie, typhus, choléra, fièvre typhoïde... Mais surtout la tuberculose qui frappa la population de plein fouet. En 1995, on estimait qu’un détenu sur dix était touché. Chaque année, selon l’institut de statistiques de Harvard et l’institut de la santé publique de New York, chaque année entre 1990 et 1996 les prisons russes relâchaient 30 000 porteurs de souche active et 300 000 porteurs de souche dormante. Si rien n’avait été fait, 12% de la population du pays auraient été contaminés en 2005.

Entre 1990 et 1998, les maladies sexuellement transmissibles montèrent en flèche. Le nombre de syphilis recensées passa de 8 000 à près de 400 000. Le SIDA, lui, explosa littéralement et le chef de file de l’épidémiologie russe estima que, au rythme des années 90, 10 millions de personnes seraient contaminées en 2005 (NB : on estime en 2008 que 500 000 personnes seraient porteuses du SIDA). Cette explosion du SIDA était aussi en grande partie due aux drogues. On estime qu’en 1998 le marché russe était le principal marché du monde. En 1998 on estimait à 5 millions le nombre de drogués du pays (3% de la population).

Si les jeunes consommaient de la drogue, les plus vieux buvaient. Une enquête de 1998 prouva que 50% des hommes buvaient en moyenne plus d’un demi-litre de vodka par jour. Entre 30 000 et 40 000 personnes mouraient chaque année de vodka frelatée.

Rien qu’entre 1990 et 1998, furent recensés : 259 000 suicides, 230 000 décès par empoisonnement (de vodka), et 169 000 assassinats.

Alors que de plus en plus de Russes mouraient, surtout, de moins en moins naissaient. A la fin des années 1990, il y avait 3 millions d’IVG par an en Russie, pour 1 million de naissance. Mais le nombre réel d’avortements était 5 ou 6 fois plus élevé. Le principal institut de statistiques russe estima qu’à la fin des années 1990, plus d’un adulte femme sur trois était stérile et un sur deux avait des troubles du système reproducteur. Cette absence de natalité féminine fut accrue par la hausse de la prostitution, en Russie mais aussi à l’étranger. L’émigration très élevée d’hommes vers l’étranger fut largement suivie par le nombre élevé de femmes devenues (par force ou nécessité) esclaves sexuelles, notamment en Europe de l’Ouest.

Les enfants qui naissaient n’avaient cependant pas tout gagné. En 1993, sur 1,6 million de naissances, 5% des enfants qui naissaient étaient abandonnés par leurs parents. En 1998, on était passé à 1,3 million de naissances et un taux d’abandon de 9%. En 1998, 1 million d’enfants erraient dans les rues.

Enfin les dernières guerres ont porté un coup dur à la jeune génération mâle, surtout la première guerre de Tchétchénie en 1995, où des milliers de tout jeunes conscrits furent envoyés au carnage.

Tout cela entraîna un déclin démographique implacable.

En 1990 la Russie comprenait 149 millions d’habitants, 145 millions d’habitants en 2001 et 142 millions en 2007.
La Russie a perdu 7 millions d’habitants en moins de 20 ans. Le rythme de croisière de disparition du peuple russe était tranquillement lancé, à à peu près 400 000 citoyens de moins chaque année. En face, le pouvoir politique, en totale décomposition, se révèle incapable de faire quoi que ce soit.
Les scénarios démographiques russes les plus optimistes envisagent une
population de 101,9 millions d’habitants en 2050, les plus pessimistes une population de 77 millions d’habitants, soit la moitié de la population actuelle.
Si rien ne changeait, le nombre de jeunes de 15-24 ans devrait être réduit de moitié en 2015.

Une telle chute est le seul exemple historique en temps de paix.

C’est un voyant mauve foncé qui clignote et indique que le capital santé des Russes est en très mauvais état. Ce carnage démographique sans précédent a fait comprendre aux autorités russes l’urgence d’un plan démographique de très grande ampleur.

*

En 2005 Vladimir Poutine, alors président, en avait fait la priorité de l’Etat et avait nommé son premier bras droit, Dimitri Medvedev, responsable aux « projets nationaux », notamment le « projet santé » destiné à améliorer la natalité dans le pays. Ces tâches « sociales » ont sans doute contribué à lui donner une image de « libéral » aux yeux des médias étrangers, or il n’en est sans doute rien, celui-ci est présenté en Russie comme un « homme dur qui n’hésiterait pas à prendre des décisions les plus impopulaires au nom de la nation russe  ».

Une batterie de mesures a été prise pour aider à la natalité et aider les jeunes couples à faire un second voire un troisième enfant. Les plus importantes sont des primes financières de l’Etat, des sociétés ou des administrations locales, mais aussi des aides aux crédits et au logement ; certaines régions accordent aux jeunes ménages des prêts pour l’achat de logements qui peuvent être « effacés » à l’occasion de la naissance d’enfants, et prévoient des avantages fiscaux voire même des mesures de « clémence » pour les retards de loyers...

Les résultats du plan Medvedev ne se sont pas fait attendre et ont été même fulgurants :
En 2005 la population russe a décrue de 760 000 habitants, ce qui était le record absolu.
En 2006 la baisse n’a été « que » de 520 000 habitants.
En 2007 la baisse n’a été « que » de 280 000 habitants.

La ministre de la Santé, Tatiana Golikova, s’est engagée début 2008 à ce que le déclin démographique cesse en 2011 avec une population stabilisée à 143 millions d’âmes. « Vers 2011, le taux de mortalité doit égaler le taux de natalité et s’élever à 12 ou 13 décès pour 1 000 habitants. » Selon elle, ce taux était de 14,7 pour 1 000 en 2007 et 15,3 pour 1 000. « Nos avancées sont visibles », a encore estimé la ministre.

En 2007, le taux de natalité en Russie a battu un record vieux de 25 ans, augmentant de 122 000 naissances (+ 8,3%) par rapport à 2006 pour atteindre 1,6 million de naissances, selon les données communiquées par le ministère russe de la Santé publique. «  C’est la première fois depuis 25 ans que nous avons enregistré une telle augmentation du nombre de naissances d’une année sur l’autre. Le nombre d’enfants nés en 2007 représente le meilleur chiffre depuis 1991 », est-il indiqué dans un rapport du ministère. La part des deuxièmes et troisièmes naissances a progressé de 33% au début de 2007 à 42% en fin d’année.

Dans son discours prononcé auprès du représentant du président russe pour la région fédérale Nord-Ouest, M. Medvedev a déclaré en janvier 2008 que « la réalisation du projet national "Santé" et les mesures supplémentaires adoptées à cet effet ont abouti à une augmentation de la natalité de 8% et à une réduction de la mortalité de plus de 5%, dont celle de la population active de 7%, des enfants en bas âge de plus de 9% et des accouchées de plus de 5%. Tout cela nous a permis de diminuer d’un tiers la décroissance naturelle de la population  ».

Néanmoins, ces résultats « optimistes » n’ont pas pour autant réglé la situation, le gap des 15-24 ans dans la pyramide des âges risque de créer un « trou » sans précédent sur le marché du travail à très court terme. Les statistiques de l’ONU estiment qu’il faudrait chaque année 1 000 000 d’émigrants pour combler le gap démocratique mais les mesures restrictives de l’administration russe à l’encontre des « émigrants de l’ancien espace soviétique » (Asie centrale, Caucase, Europe de l’Est) mais aussi à l’égard des Européens (mesures Zurkov de juin 2007) ne permettent pas pour l’instant d’imaginer que l’Etat russe semble accepter cette solution.

Ce déclin démographique a aussi des conséquences géopolitiques puisque si la partie orientale de la Russie (est de l’Oural) se dépeuple, sa partie occidentale et sud est devenue attractive. La conséquence est donc le dépeuplement de la zone frontalière avec la Chine, la Sibérie dont on dit déjà en 2008 qu’elle comprendrait en plus de ses 40 millions d’habitants, près de 10 millions de clandestins chinois, soit un habitant sur quatre...

A suivre...


POUR INFOS / La Russie en chiffres (2008)

La population au 1er janvier 2008 était de 140 702 094 habitants.
La population de moins de 15 ans : 14,6%
La population de plus de 64 ans : 14,1%
L’espérance de vie à la naissance : 69 ans
L’âge médian était de 38,3 ans
Le taux de natalité de 11,03
Le taux de mortalité de 16,01
Le taux de mortalité infantile de 10,81
Le taux d’accroissement naturel de - 0,5%


SOURCES :

Le contre CDI : http://www.cdi.org/
Goskomstat : http://www.gks.ru
Paul Klebnikov : Le Parrain du Kremlin, Ed. Laffont
Ria NOVOSTI
L’institut Robert Schuman
France CEI
Google
Statistiques mondiales


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51 réactions à cet article    


  • Adama Adama 13 juin 2008 10:37

    Article très intéressant, merci pour toutes ses données.

    Il manque une donnée, c’est le nombre d’émigrés juifs russes qui ont émigré vers Israël-(un million) le Canada ou même l’Allemagne(et oui), une élite qui affecte la recherche fondamentale russe comme d’autres secteurs.

    Je serai dans un mois en Sibérie occidentale.

    Dasvidania.


    • Internaute Internaute 13 juin 2008 11:43

      Encore le syndrome de la "race supérieure". Dans le tas se trouvent les 3/4 des oligarques qui ont mis à sac la Russie et participé activement au désastre décrit par l’article. Je ne pense pas que la Russie ait perdu quoi que soit ; ce serait plutôt le contraire.


    • ASINUS 13 juin 2008 16:14

      certes quelques mafieux ou quelques oligarques mais surement dans la meme proportion

      que dans les pays baltes ou la georgie ou l armenie ;

      a contrario je ne suis pas sur qu israel ai bénéficié de l "elite intelectuele" dans cette alya economique

      vantée par Adama.

       

       

      par ailleurs article fort intérréssant me rappelant la description faites des années 80/90

      par un ami russe de l horreur et la brutalité economique qu a été la fin de l ere sovietique

      fin souhaitable en soit, mais que nos valliants libéraux mondialisateurs appuyés par les mafias

      oligarques locales ont faite payer au peuple russe,

      il serait utile de leurs rappeler à ces chers liberaux pérorant dans le poste

       que la guerre economique tue aussi

       


    • docdory docdory 13 juin 2008 11:46

       @ Alexandre Latsa 

      La famine de 1921 à 1922 en Russie aurait fait cinq millions de morts . De nombreux historiens ont attribué cette effroyable mortalité aux conséquences de l’instauration du système communiste . Je suis curieux de savoir combien d’historiens du futur attribueront l’effroyable bilan, que vous décrivez fort justement , aux conséquences de la restauration du système capitaliste en Russie ...


      • Julius Julius 13 juin 2008 12:11

        > aux conséquences de la restauration du système capitaliste en Russie ...

        La chute de la Russie après 1990 a été une conséquence du communisme.

        Russe système économique a été totalement incapable même de nourrir sa propre population. La Russie pourrait survivre économiquement que grâce à ses colonies. Quand il a perdu les colonies, son économie s’est effondrée. Et l’économie de ces colonies libérées commencé à croître (après une période de transformation).

        La deuxième raison de la terrible effondrement de l’économie Russe après 1990 était de-communisation incomplète. Vieux-communistes se sont juste transformés en capitalistes. Ils ont transformé leur pouvoir politique en pouvoir économique. Non-neglible rôle joué aussi les criminels Russe, qui étaient alliés objectifs du système communiste Russe.

         


      • Internaute Internaute 13 juin 2008 14:54

        @julius

         

        Peut-être y a-t-il aussi le phénomène d’une trop lente adaptation de la population aux nouveaux paradigmes. 70 ans de communisme on poussé des millions de gens dans l’assistanat et la paresse. Il n’avaient aucun intérêt à produire plus. Le jour où ils ont cessé de toucher leur RMI ils ont coulé à pic, incapables de trouver en eux-même les ressources pour faire face.

         

        Vrai ou faux ?


      • beubeuh 13 juin 2008 15:06

        Il faut en plus noter que l’URSS sous Gorbatchev avait réussi à faire baisser fortement la mortalité. Les MST et l’alcoolisme sont des maux endémiques en Russie depuis avant le communisme (rappelons que Lénine est probablement mort de la syphillis). Dans les années 80, des politiques publiques efficaces avaient été mises en place, notamment en matière de lutte contre l’alcoolisme.

        C’est un peu péremptoire de dire "c’est à cause du communisme". La démographie soviétique a été suffisamment dynamique pendant les pires heures du stalinisme, alors même que des régions entières étaient dépeuplées par des famines, sciemment provoquées par le pouvoir lors des campagnes de collectivisation (mais il s’agissait très souvent de non-Russes, comme les famines de 1922 et 1933, tuèrent des millions d’Ukrainiens). Rappelons aussi que la seconde Guerre Mondiale fit près de 20 millions de victimes soviétiques.

        Le faible accroissement naturel actuel s’explique aussi par le tassement du nombre de naissance depuis les années 70, qui est le même que dans tous les pays occidentaux (rappelons qu’en France l’indice de fécondité est exceptionnellement élevé). Je pense qu’on pourrait faire un sujet complet sur les causes de ce tassement, mon opinion est que la source principale en est la crise économique qui s’est installée dans la durée, avec parallelement une société beaucoup plus pessimiste mais aussi individualiste, ce qui se reflète dans les comportements sexuels. La Russie n’a pas fait exception : dans les années 70, l’économie parallèle basée sur une corruption généralisée, a pris le pas sur l’économie dirigée officielle et a permis la constitution des immenses fortunes qui servirent ensuite aux oligarques pour racheter le pays.

        La grande différence avec les pays Européens, c’est qu’entre temps la Russie n’a pas connu de baby-boom venant compenser les pertes énormes de la guerre. La crise démographique était donc latente et a éclaté lorsque les structures publiques qui permettaient encore de limiter la mortalité ont été démantelées.

        Cela dit je pense qu’une des difficultés démographique de la Russie vient de ses rapports très compliqués avec l’immigration. Aucun pays industrialisé ne peut se baser sur le seul accroissement naturel de sa population pour soutenir sa dynamique démographique.


      • Julius Julius 13 juin 2008 16:07

        > Le jour où ils ont cessé de toucher leur RMI ils ont coulé à pic, incapables de trouver en eux-même les ressources pour faire face.

        Demi-vrai smiley Il n’y avait pas de RMI en Russie. Il a été obligatoire d’avoir un travail. Ceux, qui n’ont pas un travail, a pris fin en prison. Tout le monde travaille, mais pas tout le monde produisait quelque chose d’utile. Il est vrai, que tout le monde ait un minimum de ressources garanties (mais vraiment le minimum de ressources). Ils ont dit "je fais semblant de travailler, le gouvernement fait semblant de me payer".

         


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 14 juin 2008 02:33

        @ Julius. J’ai ete pas mal présent en Russie entre 1991 et 1998. On ne reglera pas sur ce blogue la question du role de l’Occident dans la déconstruction de la Russie et autres pays de la région. C’est complexe. Simplement pour garder un peu d’objectivité, toutefois, il serait instructif que vous indiquiez les balances comerciales entre l’URSS et ses satelliies (colonies ?) Un mot aussi, peut-être, des manipulations sur le rouble par les banques occidentales. 

        http://nouvellesociete.org/H13.htm

        http://nouvellesociete.org/P14.html 

        http://nouvellesociete.org/5185.html

         

        Pierre JC Allard


      • Julius Julius 14 juin 2008 03:28

        Statistiques russe de cette période n’ont pas de valeur objective du tout (selon les statistiques soviétiques, la Russie a un des plus productifs économie dans le monde !). Tous les prix ont été complètement artificielle, décidé sur des bases politiques (par les Russes). En théorie, les prix ont été ajusté en fonction des prix mondiaux (pour la période magique de 5 ans). Dans la pratique, les écarts de prix étaient très important.

        Peut-être même plus important : Colonies russe (qui ne sont pas seulement les pays qui vous appellent par euphémisme "satellites", mais aussi des pays incorporés dans l’empire Russe) ont été contraints de produire des biens qui utiles à la Russie, pas pour eux. La structure industrielle des colonies russe a été déformée pour s’adapter besoins de la Russie. En outre, ces pays ont été obligés de vendre à la Russie en premier.

        Concernant les ruble : il n’a pas été manipulé par qui que ce soit, il n’avait pas de valeur objective. Il a été monnaie complètement artificielle. Tous commerce extérieur a été effectué dans "ruble convertibles", qui était de facto du dollar.

        Oui, l’Occident a joué un rôle important dans la destruction de l’empire communiste russe. Surtout États-Unis. Tous les pays libérés sont très reconnaissants.


      • alceste 15 juin 2008 12:57

        @ internaute

        "...des millions de gens dans l’assistanat et la paresse. Il n’avaient aucun intérêt à produire plus. Le jour où ils ont cessé de toucher leur RMI ils ont coulé à pic, incapables de trouver en eux-même les ressources pour faire face."

        une sorte de sélection naturelle débarrassant le monde de ses "parasites" ? j’ai l’impression d’avoir déjà vu ça quelque part.

        (désolé si ce post arrive à Docdory, je n’arrive pas à le placer correctement)


      • fonzibrain fonzibrain 13 juin 2008 11:49

        trés bon article qui montre bien la gravité de la situation sanitaire russe

        perdre quasiment 1 million d’habitant par an par temps de paix est ahurrissant


        • Yvance77 13 juin 2008 12:03

          Remarquable article ! Ma compagne étant moscovite, j’ai eu l’occasion de discuté avec elle de l’ensemble des données inscrite dans ce post, et cela me semble cohérent.

          Et même si cela tend à s’améliorer, il est encore difficle de vivre dans ce pays de culture.

           

          A peluche


          • Yvance77 13 juin 2008 12:03

            Remarquable article ! Ma compagne étant moscovite, j’ai eu l’occasion de discuter avec elle de l’ensemble des données inscrite dans ce post, et cela me semble cohérent.

            Et même si cela tend à s’améliorer, il est encore difficle de vivre dans ce pays de culture.

             

            A peluche


            • ZEN ZEN 13 juin 2008 12:24

              Très intéressant. et tragique.

              La transition vers une Russie post-communiste aurait pu être très différente si la volonté de "choc" ultralibéral (au sens de Naomi Klein) n’avait pas été programmée de Washington ..Je renvoie aux excellentes analyses de Stiglitz sur la question , dans un chapitre de La grande désillusion...


              • Julius Julius 13 juin 2008 13:58

                > La transition vers une Russie post-communiste aurait pu être très différente

                J’en doute. 1990, l’économie Russe n’a pas fonctionné du tout. Avant, la Russie pourrait survivre que grâce à ses colonies et à l’exportation de ses ressources primaires. Mais au cours de la période 1980-1990, le prix de l’essence a chuté de façon spectaculaire (http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/87/Oil_Prices_1861_2007.svg ) et de plus en plus de colonies (en Europe et du Tiers-Monde) ont quitté l’Empire. Ils pourraient quitter parce que la Russie était matériellement et moralement incapables de les garder.


              • ZEN ZEN 13 juin 2008 14:32

                @ Julius

                Je parlais bien sûr au conditionnel, comme il faut toujours le faire a posteriori en histoire

                En tous cas, lisez le ch.5 de La grande désillusion...intitulé " qui a perdu la Russie ?" L’auteur, ancien directeur de la Banque Mondiale, était bien placé pour connaître les manoeuvres du FMI, qui a utilisé tous les moyens pour instaurer ce qu’il appelle "le fanatisme du marché"...

                 

                 


              • ZEN ZEN 13 juin 2008 14:40

                Ceci explique largement cela :

                Après Londongrad...

                La Suisse, discrète terre d’accueil des milliardaires russes :
                "...’Le classement des 300 personnes les plus riches révèle la présence en Suisse d’une dizaine de Russes dont le patrimoine dépasse les 60 millions d’euros. Au total, ils pèsent plus de 25 milliards d’euros. Pétrole, aluminium, fertilisants, la plupart ont profité de la chute de l’URSS pour acquérir des participations dans les entreprises privatisées et faire fortune grâce aux matières premières.Ces nouveaux millionnaires apprécient la Suisse pour sa sécurité. Contrairement à Moscou, ils n’ont pas besoin de vivre sous protection rapprochée sur les bords du Léman. Souvent les hommes d’affaires installent à l’abri en Suisse femme et enfants, pendant qu’eux-mêmes continuent de s’occuper de leurs activités en Russie..."


                Le nombre de milliardaires russes a presque doublé en un an

                Google : millardaires russes

                « Le mode de vie, les salaires n’ont rien à voir avec ce que les gens connaissent dans les grandes villes de Russie. Un véritable fossé s’est creusé. En province, le salaire moyen tourne autour des 75 euros alors qu’il est de plus de 490 euros dans la capitale », estime pour sa part Lev Goudov, directeur de l’institut de sondage Levada. Ces difficultés de vie ont conduit à une perte des valeurs sociales dans la société russe comme l’entraide, la solidarité. Actuellement, on remarque une augmentation de l’agressivité, accompagnée d’une montée du cynisme. Les Russes se font les chantres du « chacun pour soi » où l’individualisme prime sur le collectif. « Chez les jeunes cette évolution des mentalités est plus marquante. Dans tous les sondages, ce qui vient en tête de leur priorité c’est le désir de gagner énormément d’argent. Aujourd’hui, l’individu lui-même ne se fixe aucune limite », remarque le sociologue Lev Goudov. Une méfiance sociale s’est développée, les gens sont solidaires mais avec leurs proches.

                « Les conditions pour de larges bouleversements sociaux rappellent celles connues à la veille d’octobre 1917. À l’époque, l’écart entre les 10 % des plus riches et les 10 % les plus pauvres étaient alors de 25. Aujourd’hui il atteint 41 », note pour sa part Natalia Tikhonovna."

                 

                 


              • Julius Julius 13 juin 2008 15:01

                J’ai lu. Il est vrai que la transformation "de choc" ne fonctionne pas bien en Russie. Mais le même genre de transformation bien fonctionné dans d’autres pays d’Europe centrale.

                Il me semble, que tout autre moyen de transformer la Russie conduirait également à une disater pour les raisons suivantes :
                1) la Russie n’a jamais été démocratique. La démocratisation de la Russie a été interrompue par le putch en 1917. Pays d’Europe centrale pourrait "revenir" à son système historique et juste re-créer la démocratie. La Russie pourrait pas. Il n’y avait rien à re-créer.
                2) les communistes étaient plus ou moins disparu du pouvoir en Europe centrale (au moins pour la première période). Ils sont restés au pouvoir en Russie. Vous ne pouvez pas créer la démocratie dans un pays gouverné par communistes (ou ex-communistes). Vous avez à se débarrasser d’eux en premier. Ils n’ont pas réussi à le faire en Russie.
                3) L’économie Russe était dans un état catastrophique. Bien pire que l’économie de ses colonies. Le choc était inévitable.

                En bref : Je pense que la "thérapie de choc » ne fonctionne pas bien en Russie, mais la cause n’était pas dans la thérapie, mais dans la nature de la société Russe.


              • Julius Julius 13 juin 2008 15:13
                Il y avait toujours deux classes en Russie : une avec une puissance énorme et l’autre complètement impuissants. Cette division n’est pas conséquence du capitalisme en Russie, il est stable.

                Pendant le communisme, les communistes détiennent tout le pouvoir. Ils n’ont pas besoin d’argent pour cela ! Le communisme ne fonctionne pas avec de l’argent - il utiliser statut, les privilèges, des cercles du pouvoir, ...

                Après 1990, ils ont transformé - ils ont encore le pouvoir, mais maintenant ils le conserver avec leur argent. Très souvent, ils sont toujours les mêmes personnes !

              • alceste 15 juin 2008 13:02
                Вы уверены, что вы русский ?

              • fonzibrain fonzibrain 13 juin 2008 13:25

                du coup zen on comprend mieux la volonté russe d’en découdre avec l’oncle sam

                j’ai vu il y a peu un doc sur la fin de l’urss et les décisions de l’alcoolique boris eltsine

                un agent de la cia à la téte de l’union soviétique

                rien que ca

                les américains sont vraiment très fort


                • Adama Adama 13 juin 2008 15:29

                   Act

                  Drôle d’argument, en fait vous vous réjouissez du tsunami, des tremblements de terre en Chine etc mais pas dans votre foyer familial je suppose !!!!

                  L’eugénisme par mère nature


                • Adama Adama 13 juin 2008 15:47

                  Actias,

                  J’ai pris acte de ce que vous dites, mais la régulation de la population est bonne et nécessaire pour certaines contrées, Afrique, Inde etc mais catastrophiqe pour un pays comme la Russie, Allemagne etc.

                  Croyez-moi en Sibérie il y a de la place !


                  • Adama Adama 13 juin 2008 16:19

                    Actias,

                    La régulation des naissances est un sujet particulièrement tabou, pour maints fois avoir écrit sur ce site que l’Afrique ne devra son salut qu’en limitant ses naissances, aie ,je fus traîté de sale facho, de pascal Sevran

                    Bien à vous.


                    • Julius Julius 13 juin 2008 16:47

                      Un autre problème avec la démographie Russe : Dans les 30 années, la Russie peut devenir un pays musulman.

                      Aujourd’hui, il existe 14 milinos (sources gouvernement), 20 milions (sources église orthodoxe) ou 23 milions (sources islamiques) de musulmans en Russie. Principalement sur la Sud. Ils ne sont pas concernés par la diminution de la population, leur population augmente. Si les tendances actuelles se poursuivent, ils deviendront la majorité dans environ 30 ans. Ils deviendront la majorité dans l’armée Russe encore plus tôt. Donc, nous aurons un grand pays musulman avec de nombreuses armes nucléaires à côté de l’Europe.


                      • Alexandre Latsa Alexandre Latsa 13 juin 2008 16:59

                        A julius :

                        14 millions ca ferait 10% de la population
                        23 millions ca ferait 16% de la population

                        Admettons être à une moyenne de 12% de musulmans, ce n’est pas plus qu’au Danemark, qu’en France ou qu’en Angleterre ... Soyons objectifs ...

                        Je rajoute qu’en Russie nombre de musulmans sont "pro Russes" puisqu’ils assimillent (à juste titre) la Russie à une petite URSS ...

                         

                         


                      • Julius Julius 13 juin 2008 17:18

                        > Admettons être à une moyenne de 12% de musulmans, ce n’est pas plus qu’au Danemark, qu’en France ou qu’en Angleterre ...

                        Oui, mais le problème est relatif évolution démographique de ces groupes. Alors que les « Russes » sont en forte baisse, les musulmans sont en augmentation.

                        Le recensement de 2002 montre que le taux national de fécondité est de 1,5 enfants par femme. Le taux de Moscou est encore plus faible, à 1,1 enfants par femme. Le taux de fécondité pour les Tatars à Moscou, par exemple, est de six enfants par femme, alors que les tchétchènes et ingouches ont en moyenne 10 enfants par femme. Et des centaines de milliers de musulmans venus du Tadjikistan, l’Ouzbékistan et le Kazakhstan viennent en masse à la Russie dans la recherche de travail. Depuis 1989, la Russie la population musulmane a augmenté de 40 pour cent.

                        > Je rajoute qu’en Russie nombre de musulmans sont "pro Russes"

                        Oui. Mais cela ne les empêche pas d’être musulmans.

                         


                      • Julius Julius 13 juin 2008 17:41

                        Seulement que, peut-être juste par accident (?), les pays musulmans sont souvent pas très démocratique. Il semble d’être certain rapport entre le manque de la démocratie et l’islam. Juste empirique, en regardant autour. Et il me semble très dangereux, quand un pays avec une très faible tradition démocratique peut devenir musulman.


                      • Alexandre Latsa Alexandre Latsa 13 juin 2008 17:48

                        Le taux de fécondité pour les Tatars à Moscou, par exemple, est de six enfants par femme, alors que les tchétchènes et ingouches ont en moyenne 10 enfants par femme. Et des centaines de milliers de musulmans venus du Tadjikistan, l’Ouzbékistan et le Kazakhstan viennent en masse à la Russie dans la recherche de travail. Depuis 1989, la Russie la population musulmane a augmenté de 40 pour cent.

                        Interessant, puis je avoir vos sources ???


                      • Julius Julius 13 juin 2008 18:36

                        > Interessant, puis je avoir vos sources ? ? ?

                        http://www.danielpipes.org/blog/2005/08/predicting-a-majority-muslim-russia.html

                        et références


                      • Alexandre Latsa Alexandre Latsa 13 juin 2008 18:59

                        Спасибо ....


                      • Grasyop 14 juin 2008 16:59

                        Arthur Mage : « Vous noterez néanmoins que l’Indonésie, plus grand pays musulman de la planète, a, depuis Marcos, passablement évolué sur ce point. »

                        Surtout que Ferdinand Marcos est un dictateur philippin et non indonésien...

                        (Et les Philippines sont un des plus grands pays catholiques de la planète.)


                      • Julius Julius 14 juin 2008 18:01

                        > Que parmi les porcs qui pratiquent le tourisme sexuel, il y ait de riches arabes, c’est possible même probable, seulement voila nikaah signifie effectivement mariage, alors quel sens (non-sens serait plus approprié), doit-on donner à la dernière phrase ?

                        Je référence un autre article. Mais je peux vous répondre sur le sens de nikaah dans l’article que vous avez lu. Il s’agit de al-nikah al-munqati ( "mariage interrompu"), parfois également appelé al-nikah al-muwaqqat ( "mariage temporaire"). La femme dans ce mariage est appelé musta’jara ( "femme qui est louée"). Ce mariage est temporaire, et la femme reçoit une rémunération. Je pense que, la prostitution est une traduction correcte. Ce mariage est fondé sur la sourate 4:24 (donc ceux d’entre eux [des femmes] qui vous aimez, donnez-leur leur salaire)

                      • Julius Julius 14 juin 2008 19:09

                        > Je sais parfaitement que certains courants ...

                        Je suis d’accord que les experts de l’islam ne s’accordent pas sur l’interprétation. Néanmoins, sourate 4:24 est utilisé pour justifier la pratique décrite dans cet article. C’est la réalité qui est décrite dans l’article que vous avez mentionnés. Ainsi, l’article est correct.

                        > Sur ce, je jette un simple coup d’œil, et je m’aperçois que le deuxième article le plus lu (300 000), est rien de plus mais rien de moins, qu’Islamophobe.

                        L’islam est une religion et une idéologie. Islamophobie (c’est-à-dire la peur de l’islam) est une position légitime.


                      • Alexandre Latsa Alexandre Latsa 15 juin 2008 11:10

                        bonjour

                        j’y lis quand meme la que ces sources datent de 2006 et qu’un update de 2007 dit cela :

                        Russian Islam specialist Roman Silantyev offers a dissenting view to the above, according to an interview he did with Interfax. "The most widespread estimation of 20 million Muslims is unrealistic," he says, calling this "the most serious myth" about Islam in today’s Russia. While he has seen estimates varying between 5 and 50 million Muslims in Russia, the number of ethnic Muslims is about 14.5 million, while surveys find only 7 to 9 million people who adhere to the Islamic faith.

                        Silantyev also dismisses as myth the idea of mass conversions of ethnic Russian to Islam. "Less than 3,000 ethnic Russian have converted to Islam" during the past fifteen years, he says. In contrast, over that same period, almost 2 million ethic Muslims have become Orthodox Christians. In 70 percent of marriages between a Muslim and a Christian, for example, the Muslim spouse converts to Christianity.


                      • chmoll chmoll 13 juin 2008 18:34

                        c à cause du froid ,la branlette ça réchauffe

                        j’répond teut d’suite,moi non


                        • Yannick Harrel Yannick Harrel 13 juin 2008 19:20

                          Bonjour Alexandre et merci pour votre article synthétique sur la question ô combien essentielle de la démographie Russe.

                          Vous avez tout à fait raison de rappeler que l’ère de libéralisation effrénée sous Eltsine est concomitante avec un effondrement spectaculaire (et effrayant) de l’indice de fécondité de la population Russe. Attention je ne dis pas qu’il a commencé dans les années 90 (début des années 80 on note déjà un net fléchissement de la natalité en URSS) mais qu’il s’est aggravé de façon dramatique pendant la présidence d’Eltsine.

                          Pour les mesures annoncées, je pense qu’elles vont tout à fait dans le bon sens. A charge pour les autorités locales de relayer le plan d’action du pouvoir central, c’est là surtout le point noir qui pourrait exister dans ce schéma, à savoir des blocages ou des fuites localisées.

                          Quelles sont ces mesures Zourkov envers les Européens au fait ?

                          Cordialement


                          • Alexandre Latsa Alexandre Latsa 14 juin 2008 05:35

                            Quelles sont ces mesures Zourkov envers les Européens au fait ?

                            La reciprocité dans les visas avec l’Europe c’est à dire les 90/90 pour les visas Business .. Ca vous parle ? :)

                            Cela dit c’est tout simplement logique et juste mais la conséquence première c’est que ca limite les possibilitées de "stationement" des Européens sur le territoire Russe (hormis visa de travail / séjour) et donc les flux migratoires des Européens vers la Russie ..


                          • eric 13 juin 2008 22:47

                            Pathetique

                            La russie ne s’est pas trouvee amputee de la moitie de sa population, l’Urss a disparu, l’ancienne RSFSR republique federative de Russie a vraiemblablement au contraire connue une migration positive du fait des retours de russes ethniques et l’immigration de nationaux des anciennes republiques.

                            Il n’y a jamais eu de liberalisme en Russie. Ni le vol generalise par les grands apparachiks sous Eltsine, ni la revanche sociale des second couteaux des organes de froce communistes ( FSB notamment) sous Poutine ne peuvent en quoi que ce soit s’apparerrenter a des idees liberales.

                            Ce qui s’est passe et ce qui se passe aujourd’hui sont des resultat des idees socialistes poussees a leurs ultimes consequences. L’oligarchie feodale et etatiste semble bien le stade ultime du socialisme. ( pas de concurrence, pas de democratie, pas d’etat de droit, pas de marche)

                            L’effondrement demographique fut prealable aux reformes

                            Lire le premier bouquin d’Emmanuel Todd qui predit la chute de l’urss 20 ans avant tous le monde justement du fait de la hausse de la mortalite infantile qui est le facteur qui a le plus de poids sur l’esperance de vie par definition.

                            90- 57=33 Le fait que les generations nees pendant les grandes famines organisees par Staline aient eu une esperance de vie finalement faible peut il etre imputes aux errement du communisme finissant eltsinien ?

                            Le million d’enfant dans les rues, tout comme un eventuel impact du conflit en tchetchenie sur la demographie russe sont du grand n’importe quoi.

                            - 400 000 par an en moins ce sont les prevision pour l’allemagne, moins peuplee ( mais avec 100 000 migrant par ans, ils ne perdent que 300 000) http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mographie_de_l’Allemagne#.C3.89volution_depuis_1980

                            Alors la c’est quoi ? "le pouvoir politique, en totale décomposition, se révèle incapable de faire quoi que ce soit." L’allemagne est trop liberale ? Trop social democrate ? Et les americains qui s’en sortent a peu pret demographiquement, c’est parce qu’ils ont un etat fort et efficace ? Qu’ils echappent au liberalisme ?

                             

                            Medvedev n’est pas vraiment presente en Russie comme un homme dur capable de tout...

                            Le phenomene de rattrappage apres crise, visible notamment par un age avance au premier et au second enfant, la pyramide des ages expliquent sans doute plus une reprise qu’une politique.

                            Le seul exemple historique de politique demogrqphique qui donne des resultat dans l’anne qui suit, c’est quand Causescu a interdit toute contraception du jour au lendemain, et cela n’a pas dure.

                            Les mesures de clemence pour les retards de loyer n’ont pour le moment pas de raison d’etre. D’abord il n’y a en general pas de loyer ! Mais des Kommunalnoe platije ( chauffage, services, eau gaz) On est cense avoir des ennuis apres 6 mois de retard, et en pratique les procedures de relogement sont si compliquees qu’il n’y en a statistiquement pas.

                            Les mesures restrictives concernant les migrations en provenance de l’ex urss n’entrainent pas une diminution de ces migrations mais une augmentation des pots de vins que les autorites prelevent sur les migrants et leur fragilisation. D’aileurs si vous etes a Moscou, regardez le nombre d’ouzbecks dans les JEKs ou des azeris dans la construction.

                            Du reste, cette demographie catastrophique est la chance de la Russie Poutinnienne. La russie est le seul pays developpe qui ait trouve une solution au probleme du fiancement des retraite en laissant mourir ses anciens avant qu’ils n’en beneficient. Imaginez qu’elle ait a financer les retraite a hauteur de ce que cela reprsente dans le pib de la france....

                            SI on ajoute cette economie aux revenus petrole gaz et que l’on compare le budget defense aux budgets infrastructures, services sociaux etc... on comprends que les dirigeant aimeraient bien que le peuple fasse des enfants pour des raisons de puissance, mais qu’il n’est pas vraiment pret a s’en donner les moyens.

                            La Russie continue a payer le prix du socialisme reel dans sa chair

                             

                             

                             

                             

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