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« C’est un sujet sale que l’on ne peut toucher que si l’on n’a plus rien à perdre »

Invité, puis déprogrammé de l'unique émission de radio de la RTBF sur les médias (la bien nommée : "L'envers des médias"), Olivier Taymans sort d'une projection-débat consacrée à son film par le cinéma bruxellois Nova. Entretien avec l'auteur du premier documentaire francophone sur le malaise journalistique autour des attentats du 11 septembre. 

Comment vous est venue l'idée de questionner et de mettre en critique la couverture médiatique francophone des attentats du 11 septembre ?

Olivier Taymans : C'est venu en plusieurs temps. Lorsque Thierry Meyssan a sorti son livre (« L'effroyable imposture »), je l'ai interviewé dans une émission de radio que j'animais à l'époque (Radio Campus, ULB). Puis, j'ai cherché des contre-points aux thèses de Meyssan et j'ai trouvé plusieurs personnes qui critiquaient son travail avec sérieux. Je les ai aussi interviewées. Sans vraiment pouvoir trancher, il y a avait déjà matière à s'interroger sur le rôle des médias dans leur couverture du 11 septembre. Très vite, le traitement médiatique envers Thierry Meyssan n'a plus été ni honnête ni équilibré. Mais en tant que critique de médias, ce phénomène habituel ne m'a pas paru surprenant. Bref, je suis passé à autre chose. Jusqu'en 2004, où j'apprends qu'un troisième gratte-ciel new-yorkais, le bâtiment n°7, s'était effondré le 11 septembre 2001 (sans avoir été percuté par un avion, ndlr). A nouveau intrigué, ce qui va définitivement me lancer sur cette enquête, c'est une séquence diffusée en 2006 au JT de la RTBF. Il s'agit de ces fameuses images de l'attentat sur le Pentagone, prises d'une caméra de surveillance. Si l'on voit effectivement une explosion, on ne voit pas du tout ce qui percute la façade du bâtiment. De mémoire, ces images étaient accompagnées du commentaire journalistique suivant : « On voit brièvement et clairement un Boeing rentré dans le Pentagone et donc les théories du complot sont nulles et non avenues » ... Là, je me suis dit : « on est arrivé à un point où le gars peut dire le contraire de ce qu'il montre lui-même ! ». Il y avait une schizophrénie totale. Du coup, l'aspect psychologique de journalistes capables de faire cela m'a intéressé énormément.

Avec cette séquence de 2006 et d'autres, la plupart des journalistes ont-ils cessé de faire leur métier et, pour certains, sombré dans une propagande pro-américaine ?

O.T. : On peut le voir comme ça. En même temps, je refuse de tomber dans le piège, style : « regardez ces journalistes qui manipulent ! ». Ce qui m'intéresse, c'est la psychologie de ces journalistes qui ne constituent pas, à mes yeux, les dernières petites mains d'un « grand complot  ». Toute l'idée de mon film réside là : examiner pourquoi un gars, qui n'a aucun intérêt apparent, dit le contraire de ce qu'il voit ? On voit pourtant tous la même chose que lui et ça nous amène à conclure qu'il n'y a rien sur ces images ! Sur le coup, les médias officiels sont tombés dans l’écueil qui consiste à mettre au service de leur thèse des images qui ne disent absolument rien et ne démontrent rien. Si ce journaliste ne trempe pas dans un quelconque « complot  », alors, pourquoi agit-il de la sorte ? C'est ce qui m'a intrigué.

Dans votre film, chez chaque interlocuteur francophone, on sent une dose de malaise plus ou moins grande. C'est un documentaire sur dix ans de malaise journalistique ?

O.T : Oui, mais le premier malaise, c'est celui qu'on ne voit pas : celui du journaliste responsable de l'incroyable séquence qui m'a lancé sur cette enquête. J'ai tout essayé auprès de la RTBF pour obtenir cette archive que je n'avais pas enregistré. D'une part, celle-ci illustrait parfaitement mon sujet et, d'autre part, c'est celle qui m'avait fait bouger. Puisque l'exploitation secondaire de ces images n'était pas autorisée, j'ai demandé au journaliste concerné sa permission pour disposer de son commentaire. Sur la base des mêmes images d’attentat circulant sur le net, j'aurais réalisé un montage avec sa voix off afin de redonner fidèlement ce que j'avais vu en 2006 au JT de la RTBF. Très sèchement, le journaliste m'a refusé cette archive sonore ! Abandonnant toute exploitation, j'ai demandé à pouvoir simplement visionner cette fameuse séquence. Refusé, également. Ensuite, je suis parvenu à ce qu'une parlementaire interpelle la ministre de la Culture et de l'Audiovisuel en Communauté française. Sur base de l'Article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, qui assure au citoyen un accès à l'information, la députée Florence Reuters (MR) a demandé au ministre Fadila Laanan (PS) : « Comment se fait-il qu'un réalisateur de documentaire n'ait pas le droit de visionner une séquence produite par le service public de la Communauté française ? ». La ministre a répondu à côté en tartinant sur les droits d'exploitation secondaire dont ne dispose pas la RTBF. Autrement dit, elle a répondu à l'impossibilité d'insérer ces images dans mon film mais pas sur l'interdiction qui m'était faite de les visionner. Florence Reuters ne s'y est pas trompée en répliquant : « Ce n'est pas la question, Madame la ministre ! La question est : pourquoi n'a-t-il pas le droit de visionner ces images ? » ... L'incident était clos : je n'ai jamais pu voir cette séquence ; ne fût-ce que pour vérifier que je ne m'étais pas trompé, que je n'avais pas rêvé son commentaire journalistique. C'était le premier malaise de mon enquête ; tellement fort, qu'il a échappé à la caméra ! Il y a en d'autres, mais laissons aux spectateurs le soin de les découvrir.

A deux exceptions, il n'y a aucun journaliste belge francophone qui s'exprime dans le film. Ils ont tous refusé vos demandes d'interview ?

O.T : Exact. J'ai interpellé une série de journalistes qui, systématiquement, soit me fuyaient et me renvoyaient vers quelqu'un d'autre soit s'énervaient et m'insultaient. Si on leur dit que ce sujet « 11 septembre et médias » les terrorisent, ils vont le nier. Pourtant, force est de constater qu'il y a un malaise. Je me souviens aussi de ce journaliste d'un grand quotidien belge, auteur d'un article posant la question : « Peut-on enquêter sur le 11 septembre ? ». Rendez-vous fût pris. Il semblait enthousiaste, disait que mon projet était « très intéressant  » mais qu'il avait besoin de prétextes - c'est-à-dire d'un sujet d'actualité lié au contenu de mon film - pour rédiger un article. Le soir de notre entretien, je lui ai envoyé plusieurs prétextes d'actualité tels que, par exemple, la venue prochaine de David Ray Griffin en Belgique. Jusqu'à ce jour, je n'ai plus eu aucune nouvelle de ce gars ... 

En tant que critique des médias, qu'est-ce qui vous a le plus surpris dans les réponses que vous avez pu obtenir ?

O.T : Ce qui m'a le plus surpris ? (bref silence) ... C'est de me faire insulter par Bruno Clément, (éditeur et présentateur de l'émission d'investigations Question à la Une (RTBF). Cet épisode est dans le film car il s'agit de la plus forte illustration du malaise journalistique concernant le traitement médiatique du 11 septembre. Néanmoins, je ne m'attendais pas du tout à une telle réaction de sa part. Chacun est libre de refuser une interview, mais en arriver, comme Clément, à perdre les pédales pour s'enfermer dans une attitude ordurière de rejet, je ne l'ai pas compris et ne le comprends toujours pas.

Vous ne pouviez ignorer que le seul fait de questionner le travail des médias et leur relais inconditionnel de la version officielle du 11 septembre allait vous exposer à des réactions de haine voire développer une diabolisation à votre endroit ...

O.T : Oui, bien sûr. Si ce n'est que je n'ai pas le sentiment d'avoir eu la même démarche que, par exemple, Thierry Meyssan. Je ne pense pas avoir d'autre thèse que celle-ci : certaines choses signifiantes concernant le 11 septembre ne sont pas relayées par les grands médias. Ce qui me paraît absolument démontrable. Prenons le fait qu'il existe une série d'associations de professionnels (soit des personnes compétentes dans les domaines qui touchent au 11 septembre ; ex-agents de la CIA, ingénieurs, architectes, pompiers, etc.), respectés par leurs pairs et non identifiés comme des agitateurs politiques ou des cinglés, qui déclarent que tel, tel et tel point posent des problèmes factuels et scientifiques. Des problèmes qui contredisent sur le fond les conclusions de la Commission d'enquête sur les attentats du 11 septembre ! Eh bien, ce fait, hautement signifiant, n'est pas relayé par les médias ou alors de manière extrêmement superficielle. Pendant la réalisation du film, on m'a effectivement souvent renvoyé que j'avais une « thèse » et que je tentais de l'illustrer en images. Ce n'est pas le cas : qu'il s'agisse de Jean-Pierre Jacqmin (Directeur de l'information à la RTBF, ndlr), d'Yves Thiran (ex-Directeur de l’éthique, puis Chef de rédaction des nouveaux médias à la RTBF, ndlr) ou de Bruno Clément, j'ai approché ces personnes sans thèse sur le fond des évènements. Ce n'est même pas le sujet du film ! Mon sujet porte sur la couverture médiatique de la contestation raisonnée et non-conspirationniste de la version officielle des attentats du 11 septembre.

Pour quels motifs cette contestation raisonnée est-elle interdite de parole dans les médias traditionnels ? 

O.T : Très bonne question ! Et dès qu'on cherche à y répondre, on devient un épouvantail prêtant aux amalgames et aux invectives. Si vous posez cette question, c'est que vous avez une « thèse  ». Si vous avez une thèse, vous êtes forcément « conspirationniste », puisque vous soupçonnez l'existence d'un « grand complot » - il est toujours « grand », le complot ! - qui implique une bonne partie de l'élite américaine. En conséquence : vous êtes « anti-américains » et, sans doute, « antisémite » parce que « négationniste », puisque vous « niez » les attentats du 11 septembre. Je n'ai jamais compris d'où venait cette locution absurde. De la remise en questions d'un évènement historique, on passe à la « négation » du 11 septembre lui-même. Amalgame complètement absurde, mais qui revient tellement souvent ... La rumeur selon laquelle les employés juifs du World Trade Center avaient été prévenus de ne pas venir travailler le 11 septembre 2001 a dû avoir sa néfaste influence. Pourtant, cette assertion est fausse et personne ne la relaye ; excepté quelques extrémistes qu'il est malhonnête d'amalgamer avec tous les gens qui osent remettre tel ou tel aspect en question.

Dix ans plus tard, vous êtes le premier journaliste francophone à réaliser un documentaire sous l’angle de la critique du fonctionnement médiatique. Vos confrères des médias traditionnels subissent-ils une totale absence de liberté ou sont-ils terrorisés par l'idée de faire leur métier … jusqu'à risquer de le perdre ?

O.T : Sur ce type de sujet, je pense que la liberté se confond avec la curiosité. En travaillant pour les médias traditionnels, si vous cherchez vraiment à enquêter jusqu'au bout, vous vous confronterez à un manque de liberté. Bien sûr, on ne vit pas dans un État totalitaire avec le bâillon sur la bouche ; par contre, on fera tout pour que vous n'ayez pas les moyens d'enquêter ni de diffuser au plus grand nombre ce que vous avez à dire. Dans le cadre hiérarchique d'une entreprise, l'employeur ne vous donnera ni les moyens ni la liberté d'enquêter. En indépendant, il faut chercher des soutiens financiers, très difficiles à trouver pour ce type de documentaire. Avant de tourner, je suis allé voir un producteur belge de petite taille, ouvert et soutenant des projets alternatifs. Son refus n'a pas seulement été motivé par les aspects « sensibles » du projet mais aussi par mon manque d'expérience en documentaires. Je suis journaliste depuis quinze ans mais c'était mon premier film. Ce fait incontestable combiné au côté épineux du sujet ne l'a pas encouragé à me trouver des financements. Néanmoins, j’ai obtenu un petit soutien financier de la SCAM (Société Civile des Auteurs Multimédias) que je tiens à remercier ici. Ceci étant dit, si je suis le premier sur un tel film, c'est aussi parce que d'autres documentaristes, plus expérimentés, ne cherchent pas à traiter le sujet. Peut-être parce qu'ils savent qu'ils n'obtiendront aucun financement ? Je n'en sais rien.

Ou peut-être craignent-ils des sanctions professionnelles capables de nuire définitivement à leurs carrières ?

O.T : Certainement. C'est ce qui explique aussi la timidité - c'est un euphémisme ! - d'une partie de la gauche de la gauche que beaucoup attendaient sur cette controverse. Or, des intellectuels comme Noam Chomsky, les journalistes du Monde diplomatique ou les politiques classés à la gauche de la gauche sont parmi les plus virulents à se démarquer de ce sujet. A l'instar des journalistes qui font les autruches, ces gens-là craignent énormément de perdre leur crédibilité. Il y a eu tellement d'amalgames autour des remises en question de la version officielle des attentats du 11 septembre que nombreuses sont les personnalités qui ne s'associeront pas à de telles interrogations ; de peur que toutes leurs autres activités, journalistiques ou militantes, soient frappés de ce sceau d’infamie. C'est la loi du « Quant dira-t-on ? ». La peur qu’on dise : « Monsieur X ? Oui, mais vous savez qu'il fricote avec les conspirationnistes ! ». C'est une sorte de contagion de la décrédibilisation qui est encore à l'œuvre. En cela, une partie des Français présents dans le film, qui n'ont cessé de crier à l'antisémitisme et au négationnisme, ont engrangé un certain succès. Ils sont parvenus à ce que des interrogations légitimes constituent désormais un « sujet sale », qu'on ne peut toucher que si l'on n’a plus rien à perdre ...

Unanimement respecté dans le milieu du journalisme belge, Jean-Jacques Jespers qualifie votre sujet d'enquête de « tabou  » journalistique mais semble, lui aussi, marcher sur des œufs ...

O.T : Jean-Jacques Jespers est dans une position intermédiaire. Après trente ans de journalisme à la RTBF, il est désormais Professeur de journalisme à l'Université Libre de Bruxelles (ULB) et n'est plus loin de l'âge de la retraite. A ces différents titres, il bénéficie de plus de liberté d'expression que d'autres. Sa position intermédiaire se reflète aussi sur le fond du dossier. Jespers estime qu'il y a beaucoup d'éléments troublants mais en reste, grosso modo, à la position suivante : « Les autorités américaines ont sans doute eu une attitude d'ignorance coupable. Ils étaient sans doute au courant des projets d'attentats et les ont laissé se dérouler parce que cela les arrangeait bien ». C'est déjà un grand pas pour quelqu'un qui a une crédibilité à défendre.

Le cap de la commémoration des dix ans va-t-il favoriser un vrai débat contradictoire sur cette couverture médiatique bancale comme sur le fond du dossier ?

O.T. : Cela me paraît assez mal parti. En période de commémorations, on revient principalement sur l'émotionnel, les victimes, les témoignages. Ces aspects ont indéniablement leur place en journalisme. Mais ce ressort est aussi utilisé par certains pour affirmer que remettre en question « la vérité » demeure scandaleux vis-à-vis des victimes qui ont souffert. Pour ma part, je pense exactement le contraire. D'ailleurs, un grand nombre de familles des victimes du 11 septembre sont parmi les gens qui remettent les choses en question. Pour la sphère médiatique, à quelques exceptions près, il existe une antinomie entre cette émotion qu'ils véhiculent et les idées critiques de remise en question. Maintenant, à la décharge des journalistes, leur position est très inconfortable. J’ai eu des échos de certains journalistes qui ont tenté d’aborder le sujet dans leurs rédactions respectives. Avec prudence, ils ont développé l’une ou l’autre incohérence de la version officielle. Ils ont tous essuyé une réaction épidermique de rejet, qui vous fait vite comprendre que si vous voulez garder votre job, il ne faut plus insister !

« Position très inconfortable » dans l’espace francophone. Car votre documentaire montre qu’il en va tout autrement pour les journalistes norvégiens qui, eux, ne risquent pas de perdre leur travail en faisant leur travail …

O.T. : Oui, en Norvège, il y a au moins eu une véritable controverse. Tous les journaux n’ont pas rivalisé d’enquêtes ou de dossiers spéciaux sur le sujet, mais le vrai débat est possible. Jusqu’à l’intérieur d’un même journal où un rédacteur en chef n’a pas voulu en parler tandis que le responsable du même quotidien en ligne a décidé d’en faire sa « Une ». Tout cela se décide sans heurts et ne mène pas à une cascade d’anathèmes invraisemblables. Sur la controverse autour du 11 septembre, la particularité française de recours systématique à l’antisémitisme et au négationnisme a fort surpris les journalistes norvégiens. Ils ne comprenaient pas comment on pouvait relier les deux domaines. Le négationnisme et la remise en questions de la version officielle du 11 septembre n’ont en effet rien avoir entre eux. Si cette dérive est peu présente en Belgique, elle est fort développée en France et ne se limite pas qu’au 11 septembre ! L’antisémitisme et le négationnisme sont devenus des épouvantails, brandis devant toute dissonance idéologique ou dès qu’est défendue une analyse qui déplaît aux « intellectuels médiatiques » régnant sur le débat en France. 

Si les médias francophones recouvrent de silence votre film, pensez-vous que leur objectif est d’éviter d’éclabousser une partie des journalistes ? Que ceux-ci n’aient pas à reconnaître qu'au minimum ils ont menti par omissions au sujet du 11 septembre ?

O.T : Non. Et je ne pense pas qu'ils pourraient le reconnaître parce que cela ramène à des processus relevant davantage de l'inconscient que de l'intention. Si l’omission d’informations est réelle, elle peut aussi être inconsciente. Ce qui me semble être le cas. Une partie du métier de journaliste consiste à hiérarchiser et sélectionner en permanence. Ils doivent, en âme et conscience, juger de l’importance ou de l’insignifiance de tel ou tel élément d’information. Dans ces processus, nombre de journalistes sont victimes de la fenêtre personnelle qu’ils ont sur la réalité. Autrement dit, ils fonctionnent d’après un certain conditionnement. Interrogés là-dessus, ils ne verront pas cela comme un mensonge par omission mais comme une saine hiérarchisation et sélection de l’information. Rares sont ceux à qui je serais tenté d’imputer une intention de falsification pour des raisons idéologiques. Je pense que l’idéologie à suivre est largement inconsciente : on baigne dedans sans s’en rendre compte.

« Rares », mais souvent titulaires d’émissions d’informations télévisuelles. A l’instar de Daniel Leconte (Arte) dont l’intégrisme pro-américain est implacablement disséqué dans votre film. Concernant son « travail », peut-on parler « d’inconscience » ou même de journalisme ? 

O.T : Non, effectivement. Lorsqu’on voit les sujets produits par Docs en stock, la société de production de Daniel Leconte, c’est très orienté et univoque jusqu’au choix des invités pour de pseudo-débats. Avec Leconte, on se trouve dans des choix conscients qu’on peut assimiler à de la mauvaise foi. Un « débat » où aucun invité n’a une opinion contraire à celle du présentateur (Daniel Leconte, ndlr), où tout le monde s’entre-congratule en répétant : « C’est fou ce que vous avez raison ! », ce n’est plus ce que j’appelle un débat. Et lorsqu’on constate qu’une majorité des intervenants - au pseudo-débat et dans les documentaires diffusés - font partie d’un même cercle idéologique néoconservateur, identifié et tout à fait identifiable, j’estime qu’on n’est plus dans le journalisme mais dans la propagande.

Votre film est désormais visible sur le net, vous attendez-vous à être diabolisé ?

O.T : Je n’en ai aucune idée. L’avenir nous le dira. Si certains médias traditionnels décident de parler du film, il ne serait pas étonnant que je sois rangé dans un camp. Or, je ne me sens appartenir à aucun camp. Si j’ai des relations avec des personnes considérées comme des « conspirationnistes », cela ne fait pas de moi un militant de leur cause. Je me sens davantage militant du journalisme que d’une position tranchée au sein de cette controverse. Ce que je défends, c’est une pratique du journalisme telle que je la conçois et non telle que je l’ai vu pratiquée pendant dix ans sur le 11 septembre. Il est assez malheureux d’être forcé d’aller jusqu’en Norvège pour trouver des personnes qui tiennent un discours sur le métier qui devrait être celui de n’importe quel journaliste ! Tout journaliste devrait avoir pour instinct naturel de se poser des questions, de ne fuir aucun sujet et de manier le doute en toutes circonstances. Cela devrait tomber sous le sens, mais, visiblement, il faut faire des milliers de kilomètres pour entendre ces évidences ! Et surtout, les voir pratiquées au quotidien par les Norvégiens sans qu'ils trouvent cela extraordinaire. Normal : c’est la base du métier ! Dans l’espace francophone, les professionnels que j’ai interrogés ont complètement perdus de vue ces balises. Celles-ci sont encore enseignées dans les écoles de journalisme mais comme une sorte de truc théorique obligatoire. Un peu comme la prière du soir chez les cathos qui ne pratiquent plus vraiment … 

Propos recueillis par Olivier Mukuna


Moyenne des avis sur cet article :  4.8/5   (142 votes)




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72 réactions à cet article    


  • Jonathan Moadab Holly_Crapp 5 octobre 2011 10:39

    J’ai regardé le documentaire d’Olivier Taymans hier soir avec la plus grande attention, et je dois dire que même si j’étais déjà alerte sur le 11 septembre, j’y ai appris de nombreuses choses...

    J’ai moi même tenté de rentrer en contact avec certains journalistes qui avaient traité du 11 septembre lors du dixième anniversaire, leur demandant pourquoi les angles étaient toujours les mêmes lorsqu’on abordait les événements, et pourquoi seules les thèses alternatives les moins crédibles étaient discutées.

    Mes email sont toujours restés lettre morte...

    En tout cas Olivier, je te tire mon chapeau, car tu as semble-t-il la même approche que ton interviewé. Une conception noble du journalisme, un journalisme impitoyable avec les faits. Je suis moi même en train de me lancer dans ce métier difficile pour les esprits libres, et je suis donc très intéressé par les problématiques de censures.

    Serait-il possible que l’on se rencontre à l’occasion ? Je suis domicilié sur Paris.

    De plus, j’aimerai entrer en contact avec Olivier Taymans car j’envisage d’effectuer une projection de ce documentaire dans mon université, qui abritent des apprentis journalistes, mais aussi des chercheurs en histoire contemporaine et spécialistes des questions de propagande qui pourraient être intéressés pour créer un débat autour de ce document.

    Comment pourrais-je vous contacter ?


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 5 octobre 2011 16:11

      Le jury de l’opinion publique a tranché sur cette question - 67% des Américains n’y croient plus - et il l’a fait au vu de milliers de documents : La thèse officielle de l’attentat et de la démolition des tours ne tient pas debout. 


      Cet enfumage constant des médias et la censure concomitante de tout ce qui pourrait faire douter est simplement la preuve définitive - bien superflue d’ailleurs - que la presse est contrôlée par le pouvoir et n’ a pas de fonction plus essentielle que de manipuler les jocrisses pour qu’on puisse feindre que l’on vit dans un pays de liberté et de démocratie.

      Je ne perdrai pas un autre instant de ma vie pour en débattre, pas plus que de la naissance virginale de Jesus. Pour rire un peu, lisez la parodie en lien.


       PJCA



    • bluebeer bluebeer 5 octobre 2011 18:56

      Bonjour,

      vous pouvez contacter l’auteur à :

      epouvantails@skynet.be


    • Jonathan Moadab Holly_Crapp 5 octobre 2011 20:15

      Merci bluebeer !


    • Ann O’Nymous 5 octobre 2011 10:53

      Interview intéressante d’un documentariste intéressant.


      • emphyrio 5 octobre 2011 11:23

        Olivier Taymans a fait un boulot remarquable. On souhaite à son documentaire qu’il ait un impact débordant Internet, mais cela parait incertain, tant il met sous les yeux de la profession son absence de déontologie, sa lâcheté ou sa compromission.
        Soyons optimiste, quelque chose de monstrueux doit être démoli- en qualifiant ainsi nos média et notre politique, je pense aussi à la désinformation actuelle sur la Libye - et le travail de sape finira par payer.


        • Redford 6 octobre 2011 08:57

          J’applaudis des deux mains et à ce message, et au pseudonyme de son auteur qui est manifestement une personne de goût. Et bien sûr au documentaire dont il est question ici, car on ne le fera jamais assez.


        • bluerider bluerider 5 octobre 2011 13:39

          la lucidité n’apporte pas que des amis lorsqu’elle est mise à l’épreuve des faits.

          Merci et bravo à Olivier M. pour ces précisions utiles sur l’accueil que les journalistes professionnels ont réservé à Olivier T..

          Ce film documentaire unitaire et indépendant a le soutien de l’association reopen911.info, qui peut organiser une projection à la demande (avec l’accord d’Olivier T.), ou se déplacer sur toute projection organisée avec l’accord d’Olivier T. Reopen911 pourra notamment transmettre sa propre expérience francophone (similaire à celle de Olivier T.) lorsqu’elle sollicite l’opinion, les compétences ou simplement qu’elle questionne le travail d’enquête des journalistes professionnels.


          • AniKoreh AniKoreh 5 octobre 2011 15:29


            Vif merci pour ces deux derniers remarquables articles, M. Mukuna !

            Tous mes encouragements vont désormais à M. Taymans. Malheureusement, la réaction de Bruno Clément (RTBF) donne le ton..

             smiley 


            • apopi apopi 5 octobre 2011 15:43

               Après avoir vu ce documentaire comment douter que les médias traditionnels soient sous le contrôle de la pensée unique ? Que la dite pensée fasse référence à l’inquisition, à l’ex URSS ou autres systèmes totalitaires peu importe, le résultat est le même.

               Grand merci à des sites comme Agoravox et à Internet en général de permettre à une certaine partie de la population de pouvoir conserver son libre arbitre, pourvu que cela dure.


              • fred 5 octobre 2011 21:29

                Ben tiens ! Comme si ça existait depuis le 11 septembre ! ET Kennedy ? ET le reste ?


              • tanguy 5 octobre 2011 15:46

                Une des pistes pour comprendre comment quelqu’un peut dire le contraire de ce qu’il voit :

                Expérience de Asch

                C’est fort et nous pouvons tous être victime du même genre de comportement !!!


                • babadjinew babadjinew 5 octobre 2011 15:51

                  Comme il doit être difficile de nager à contre courant dans ce monde de la désinformation !


                  Merci d’avoir ce courage. 

                  • kalon 5 octobre 2011 16:03

                    J’ai, également, « vu » la vidéo de l’avion fantôme pénétrer dans le pentagone.
                    On devrait en retrouver copie sur internet, là ou rien ne se perd !
                    Va y Morice, tu es le plus fort dans ce domaine ! smiley
                    Concernant le fait qu’il n’y ai eu aucune fuite à ce jour malgrés le nombre relativement important de personne qu’il a fallu engager pour ce nouveau « pearl harbour », il faut se souvenir que prés de la moitié des passagers des avions abattus avaient des liens plus ou moins étroit avec la C.I.A. ( et oui, comme du temps des pyramides , on supprime les témoins génants ) outre qu’il est parfaitement possible aujourd’hui de faire du nettoyage séquentiel de la mémoire des éxécutants ou mettre leur cerveau sous influence médicamenteuse, le temps de l’opération.
                    De fait, tout reste possible pour expliquer ce meurtre de masse sauf une chose, la V.O. ! smiley


                    • maddle maddle 5 octobre 2011 16:05
                      La rumeur selon laquelle les employés juifs du World Trade Center avaient été prévenus de ne pas venir travailler le 11 septembre 2001 a dû avoir sa néfaste influence. Pourtant, cette assertion est fausse et personne ne la relaye ; excepté quelques extrémistes qu’il est malhonnête d’amalgamer avec tous les gens qui osent remettre tel ou tel aspect en question.

                      FAUX Monsieur Teymans , Jacob Cohen à eu le même problème que vous, une information qui disparait à jamais d une radio communautaire Juive ! Accuser Jacob Cohen d’ extrémiste c’ est un peu gros ! Non ?


                      • AniKoreh AniKoreh 5 octobre 2011 16:45


                        A ce propos, repostons aussi ceci, au fil d’un article récent de Hicham Hamza :

                        http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/israel-et-le-11-septembre-2-7-le-100817#forum3062869 



                        Odigo says workers were warned of attack.

                        Odigo, the instant messaging service, says that two of its workers received messages two hours before the Twin Towers attack on September 11, predicting the attack would happen.

                        And the company has been cooperating with Israeli and American law enforcement, including the FBI, in trying to find the original sender of the message predicting the attack.

                        Micha Macover, CEO of the company, said the two workers received the messages and immediately after the terror attack informed the company’s management, which immediately contacted the Israeli security services, which brought in the FBI. 




                      • AniKoreh AniKoreh 5 octobre 2011 17:00


                        Autour de cette question - au demeurant centrale en ce qui concerne le ’911’ -, les échanges suivants ne sont pas inintéressants non plus, au fil du même article :

                        http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/israel-et-le-11-septembre-2-7-le-100817#forum3062869


                      • AniKoreh AniKoreh 5 octobre 2011 17:30


                        Ooouuups, désolé pour la redite du même lien, mais il s’agissait d’autres échanges plus haut dans le fil :

                        http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/israel-et-le-11-septembre-2-7-le-100817#forum3061090

                         smiley



                      • fred 5 octobre 2011 21:28

                        Je ne comprends pas pourquoi on nie cet argument... Un service secret peut être au courant et partager l’info à ses « pions » en place sans pour autant être impliqué ! Mais bon. 


                        Ce comportement attise plus l’antisionisme et l’antisémitisme comme l’huile sur le feu...

                      • Tama 5 octobre 2011 16:42

                        Mes encouragements à Olivier Taymans, qui a réalisé un documentaire tout à fait intéressant.

                        Concernant le JT de 2006 avec les images du Pentagone, j’avais en son temps écrit un e-mail à la RTBF, leur demandant comment il était possible qu’un présentateur puisse énoncer un commentaire à ce point éloigné des images diffusées. J’ajoutais que mes impôts rémunérant la RTBF, j’étais en droit de me plaindre de son manque flagrant de professionnalisme. Je leur disais également que ces images faisaient le tour du Net depuis des années et n’étaient donc pas un scoop (nouvelle incompétence des journalistes rtbéens).

                        Dois-je préciser que je n’ai jamais eu de réaction à ce mail ... ?


                        • lloreen 5 octobre 2011 18:15

                          Révolutionnaire !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
                          Enregistrez svp cela risque d’ être censuré !!!!!!!!!!!!!!!!

                          http://mahamudras.blogspot.com/2011/10/un-physicien-en-colere-parle-denergie.html

                          Faites tourner le lien !!!


                          • tchoo 5 octobre 2011 19:03

                            J’ai vu ce documentaire.
                            Et cette compilation du traitement journalistique des contradictions, interrogations, zones obscures que laissent la théorie officielle sur les attentats du 09/11 fait froid dans le dos, surtout lorsque Olivier Taymans avance l’effet de l’inconscient du journaliste.
                            J’ai toujours eu du mal à comprendre le traitement qui été fait à ces évènements, mais si l’inconscient du journaliste s’en mêle je suis encore plus dans l’expectative.


                            • robin 5 octobre 2011 19:44

                              Une remarquable et irréfutable démonstration d’une OMERTA, et spécialement en France, sur les circonstances des attentats du 11 septembre, mais je ne doute pas que les idiots utiles de la VO crieront aux coincidences, à la mauvaise foi ou que sais-je encore !


                              • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 5 octobre 2011 20:00

                                Très bon sujet, très bon interview = un bon papier de plus sur AV.
                                Bravo !
                                Comme dit apopi, pourvu que ça dure !


                                • Jean Valjean Jean Valjean 5 octobre 2011 20:31

                                  Très bon article et excellent documentaire, bon exercice de critique des médias.
                                  J’ai souvent cherché chez nos Zorros hexagonaux de la critique des médias, j’ai nommé ACRIMED, quelque choses sur le 11/09, sur leur site >> Rien, Nada, Queud....
                                  -
                                  Jusqu’à va le courage d’ACRIMED ?
                                  Si quelqu’un a une info là dessus, ça m’intéresse.


                                  • Hijack Hijack 5 octobre 2011 21:24

                                    Bonne interview de Mukuna ... et bravo à Olivier Taymans pour ce travail. Mais je trouve tout ça un peu naïf, vu que la majorité des gens savent tout ça. ... Cela étant, je suis certain que bcp de gens vont comprendre bcp de choses avec ce documentaire ... des gens qui n’avaient aucune chance de se poser des questions et qui dans ce cas, vont avoir l’impression de venir de loin, très loin... s’ils ont auront le courage !

                                    Je suis surpris que Taymans ne savait pas au début, malgré une petite étude du sujet, qu’il y avait une troisième tour (7).

                                    Quoi qu’il en soit, tout ce qui va dans le sens du questionnement est le bienvenu ... quel qu’en soit le niveau.


                                    • Walid Haïdar 6 octobre 2011 12:06

                                      et c’est quoi ton niveau à toi ?


                                      Tu fustiges sans arrêt (et à raison) la société pyramidale, mais sous quel angle considère-tu ici le travail des uns et des autres si ce n’est par une bête hiérarchisation ?

                                      Or la vertu et la valeur ajoutée du travail dont il est question ici est essentiellement d’ordre qualitative (originalité de la démarche, même si Reopen avait déjà traité un cas particulier avec le jeudi noir de l’investigation) et non quantitative (nombre de révélations sur les attentats), d’où l’inanité de cette hiérarchisation.

                                      Par ailleurs la hiérarchisation des contributions à cette cause est d’autant plus impertinente que non seulement comme tu le dis tout ce qui va dans le bon sens est bon à prendre, mais surtout personne ne sait ce qu’il s’est passé, et celui qui prétend aller plus loin que d’autres va peut-être plus loin dans la connerie.

                                      Par exemple, Thierry Meyssan a dit tout de suite beaucoup de choses, dont énormément de conneries.

                                      A bon entendeur...

                                    • Hijack Hijack 6 octobre 2011 15:38

                                      Walid Haïdar,

                                      A mauvais entendeur je répondrai ...

                                      Sur Meyssan tu dis n’importe quoi ... au début ... il avait vu juste sur le fonds, le reste n’est que détails ... qu’il a vite fait rectifié !!
                                      Quel est mon niveau  ???? ... manifestement pas le tien ... 
                                      Mon niveau est juste de me poser des questions ... comme bcp  !!!

                                      Mais tu as l’air de presque me connaître bien mieux que je te connais...


                                    • Walid Haïdar 6 octobre 2011 23:22

                                      Meyssan a dit énormément de conneries : sa théorie du camion, corrigée en théorie du missile, toujours sur un ton péremptoire (alors qu’il aurait pu juste dire : « je sais pas ») alors que personne ne sait ce qui a frappé le pentagone.


                                      Meyssan a dit que plus de 2 millions de carabines ont été distribuées aux habitants de Trippoli, qui femmes et enfants compris ne compte que 1,7 millions d’habitants. Tu peux croire cet allumé de propagandiste complètement mégalomane (tiens, ça me rappelle Soral...), moi j’ai donné.

                                      Et puis ce réseau Voltaire qui s’auto-cite à 90% pour justifier ses sources, ses analyses à l’emporte-pièce...

                                      Meyssan dit beaucoup de choses justes, et c’est bien ça le problème, car elles sont noyées dans un océan d’arbitraire et de théories peu étayées par d’autres sources que le réseau Voltaire lui-même.

                                      Sur le 11 Septembre tu te poses des questions, mais je répondais, je te rappelle, à ton message condescendant concernant le travail de ce journaliste, au combien plus fiable que les élucubrations de Meyssan, qui est certainement informé de pas mal de ce qui se trame en coulisses (ah, au fait, Meyssan se revendique de la franc-maçonnerie, juste comme ça...), mais extrapole et interprète avec beaucoup trop de liberté à mon goût, et au goût de plus en plus de truthers, il me semble (enfin pas vis à vis de ceux qui veulent à tout prix que le monde soit régit pas le grand complot de la mort).

                                    • Hijack Hijack 7 octobre 2011 23:33

                                      Walid,

                                      Tu dis n’importe quoi ...
                                      Meyssan ... tu n’a pas compris manifestement ...
                                      Condescendant ... tu as dû mal comprendre ... mais si c’est concernant les journalistes ... perso, je dis qu’il n’y en a plus à part quelques uns ... dont Collon, Meyssan et similaires.

                                      Tellement nul que j’ai même pas pu lire le reste ...

                                      Meyssan n’a rien découvert ... mais a ouvert les yeux au monde entier ... il n’y a que toi pour ne pas l’avoir remarqué !!! ... rien que ça devrait t’aider à peut être réfléchir.


                                    • fred 5 octobre 2011 21:25

                                      J’ai vu son docu, c’était pas mal fait du tout. Mais ces doubles assertions se contredisent :


                                      • « Lorsque Thierry Meyssan a sorti son livre (« L’effroyable imposture »), je l’ai interviewé dans une émission de radio que j’animais à l’époque (Radio Campus, ULB). Puis, j’ai cherché des contre-points aux thèses de Meyssan et j’ai trouvé plusieurs personnes qui critiquaient son travail avec sérieux.  »
                                      • «  Jusqu’en 2004, où j’apprends qu’un troisième gratte-ciel new-yorkais, le bâtiment n°7, s’était effondré le 11 septembre 2001 (sans avoir été percuté par un avion, ndlr). »
                                      Pour avoir lu le bouquin de Meyssan en 2002, je peux vous dire que l’effondrement du bâtiment WTC7 est repris dans les premières pages... Y compris la disparition des 2300 milliards annoncée par le Pentagone et Cheney en tête le 10/09/01 (en fait le bouquin de Meyssan était une vraie bombe. Beaucoup de ceux qui sont sur reopen devraient lire son livre...)

                                      Pourquoi ce mensonge ? Combien sincère était sa démarche en 2002 et donc aujourd’hui ? Il aurait pu préciser que -comme les autres journalistes- il n’avait pas lu le bouquin... Comment peut-on juger le sérieux de ceux qui attaquent les arguments de Meyssan sans avoir lu le livre ?

                                      Je n’ai pas lu la suite de l’interview. Il vaut mieux souvent connaître l’oeuvre sans connaître l’auteur...

                                      • amipb amipb 5 octobre 2011 22:15

                                        Peut-être parce que cette info n’était pas centrale dans « l’effroyable imposture ».

                                        De plus, la vidéo de l’écroulement de la tour WTC 7 a été mise en ligne quelques années après l’événement, or c’est bel et bien cette vidéo qui fait partie des éléments majeurs pour douter de la version officielle.


                                      • tanguy 6 octobre 2011 02:20

                                        Je pense que la destruction de la troisième tour a été montrée le jour même des attentats... Mais la mémoire joue des tours


                                      • AniKoreh AniKoreh 6 octobre 2011 11:05

                                        Elle a même été annoncée ’live’, 20 minutes avant l’effondrement effectif.. 

                                        Alors que le WTC7 était toujours visible dans l’arrière plan, tandis que la journaliste l’annonçait face caméra.. (sur CNN, il me semble - à vérifier..)


                                      • Walid Haïdar 6 octobre 2011 12:17

                                        fred, as-tu envisagé qu’un être humain peut parfois oublier une info mineure contenue dans un livre qui se trouve être polarisé sur une autre information ?


                                        A quel point la question de la tour 7 est-elle développée dans le livre ? S’il ne s’agit que d’un passage, tu conviendras qu’un lecteur dont le 11 Septembre n’est pas un sujet d’enquête approfondie peut ne pas se rendre compte de ce dont il s’agit, en tous cas pas au point d’en être frappé comme lors d’un visionnage de l’édifiante vidéo de l’écroulement d ela tour 7.

                                        Tu pourrais aussi te poser la question suivante : pourquoi est-ce que j’ai systématiquement tendance à soupçonner les gens d’un double jeu, et pourquoi j’interprète systématiquement chaque éventuelle erreur, oubli, insuffisance ou autre point obscur, comme un manque de sincérité ?

                                        Ne t’es-tu jamais trompé ? n’as-tu jamais oublié ?

                                        Ce point de vu paranoïde (c’est à dire non pas paranoïaque, mais de forme au moins pseudo-paranoïaque) n’est pas une marque de lucidité, et il serait bon d’en prendre conscience.

                                        C’est dangereux de « raisonner » ainsi, même si la vigilance est essentielle. Je sais que j’exagère mais rappelle-toi que Staline était parano, et toute personne qui n’allait pas exactement dans son sens, ou commettait une action sur laquelle il avait le moindre soupçon, était interprété comme une trahison, avec goulag ou mort à la clé.

                                        Attention à la paranoïa. C’est un peu comme Asselineau qui nous explique qu’il est le seul à être sincère et que tous les autres sont payés par le système pour le reproduire : absolument pas crédible d’une part, mais surtout absolument totalitaire comme vision des choses (c’est d’ailleurs pas pour rien qu’il est de droite).



                                      • fred 9 octobre 2011 01:34

                                        @Walid Haïdar 


                                        2 questions :
                                        1. As-tu le « l’incroyable imposture » ?
                                        2. Si oui, l’as-tu lu en 2002 ?

                                        Je n’ai jamais cru 1/10ème de seconde à la version officielle. J’ai perdu TOUS mes amis à l’époque à cause de ma verve sur ce sujet. Tout le monde me prenait pour un débile.

                                        Chaque reportage remuait le couteau dans la plaie. J’en ai beaucoup, beaucoup souffert et ça m’a coûté cher : amicalement, professionnellement et affectivement. Je pense que tu ne peux pas t’imaginer ce que ça a été. Aujourd’hui, ça n’est plus vécu de la même manière. Mais je continue : le RC, les crises financières, etc. etc. etc.

                                        Hors, l’aspect de la tour 7 était l’élément fort du livre de Meyssan. S’il l’avait lu et voulait jauger le sérieux de son travail, il l’aurait su bien avant 2004. Soit. Ce reportage ets bien fait mais c’est bien doux vis-à-vis de journaleux qui ont commis UN CRIME ODIEUX par leur complicité. S’il veulent se racheter une bonne conscience, c’est leur problème. Moi je ne marche pas.

                                        De plus, je suis d eplus en plus convaincu que toutes les images étaient fausses (voir http://www.google.be/search?aq=f&gcx=w&sourceid=chrome&ie=UTF-8&q=september+clues ) . Hors, si c’était démontré (et voilàun beau boulot de journaleux), la question des 19 arabes cuterreux ne se poserait même plus. Donc il y a avantage à entretenir la polémique.

                                        Et tes histoires de Staline... C’est bien un raisonnement de journaleux primaire ! Nous devons être attentifs et tant mieux si je me trompe. Je ne condamne personne et je ne violente personne. Je cherche la vérité. Et j’ai le droit.



                                      • 65beve 5 octobre 2011 22:19

                                        Article intéressant qui pousse le débat un peu plus loin.
                                        Il y a un mystère qui n’a pas été évoqué ni résolu.
                                        c’est celui des victimes de l’avion du Pentagone.
                                        Ainsi, il y aurait eu un vol enregistré dans les tours de contrôles, avec des passagers + bagages bien inscrits et ayant payé leur place et qui auraient eu des obsèques bidon puisque c’est un missile qui a frappé le mur ? Et l’avion, où est il passé ?La machination est bien huilée dans ce cas.

                                        cdlt


                                        • AniKoreh AniKoreh 6 octobre 2011 11:08

                                          Atterri sur une base militaire.. ? (et puis.. ?)

                                          Précipité dans l’océan.. ? (pas très loin, ni vu ni connu)

                                          Va savoir...


                                        • JL JL1 6 octobre 2011 11:48

                                          "Ainsi, il y aurait eu un vol enregistré dans les tours de contrôles, avec des passagers + bagages bien inscrits et ayant payé leur place" (65beve)

                                          Oui, ça c’est ce que dit la VO ! Nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes : on ne peut utiliser des éléments de la VO pour démontrer la VO.

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