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Accueil du site > Actualités > Médias > Denis Robert debout, Philippe Val couché

Denis Robert debout, Philippe Val couché

Je suis universitaire, j’habite à Metz et Denis Robert est mon ami. Cela fait des années qu’avec d’autres proches on est « tricotés serrés ». On partage des moments de vie. On rigole, on boit des coups, on fait du sport, on va au stade, on s’intéresse à ce que les uns et les autres font, on s’écoute, et là on s’inquiète.

Ce n’est pas la descente en L2 du FC Metz qui nous ennuie plus que cela. On s’y était préparé depuis septembre. C’est plutôt de voir un homme dans la tourmente subir un acharnement dont on ne parvient toujours pas à expliquer la violence. Sur cela, inutile de s’appesantir. Vous lisez les journaux : procès, visites d’huissiers, intimidations, isolement, etc. Depuis près de huit ans, les coups arrivent de partout et, malgré tout, jamais il ne montre d’accablement. Une leçon pour ses confrères : « Ça va Denis ? ». A l’autre bout du fil : « J’ai connu des jours meilleurs, mais ne vous faites pas de soucis ». Si on s’en fait ! Pour lui d’abord, l’intégrité de l’engagement politique en France aussi, l’indépendance des journalistes enfin.

Ce qui arrive aujourd’hui à Denis Robert est le signe inquiétant d’une crise de la démocratie polluée par des collusions d’intérêt, où prétendre d’une totale liberté de penser se paie au prix cher. Lorsque ces coups viennent d’adversaires déclarés, il s’y prépare. C’est le combat en face-à-face, d’homme à homme. C’est comme ça. Il défend son travail, rassemble un matériel d’enquête que les médias d’opinion ont peine à relayer. Comment puis-je encore être crédible auprès de mes étudiants à qui je tente de démontrer qu’une information non traitée n’a aucune valeur, et à qui je conseille par principe la lecture du Monde pour acquérir une culture du sujet et une meilleure compréhension de la complexité du monde ? Il faut bien qu’une vérité se confronte à une autre. Bien que notre cercle amical tienne aussi par la critique de soi, on serait assez tenté d’adhérer à la sienne, tellement il a travaillé pour cela.

Mais, cette semaine, en découvrant l’éditorial de Philippe Val dans Charlie Hebdo, la nausée nous a submergés. On reste autant interdit devant tant de mauvaise foi, que surpris par la haine qui semble avoir guidé l’écriture de cette diatribe. Pourquoi ? Que veut signifier cette fine et productive plume à ses lecteurs ? A-t-il oublié l’héritage de Choron, Reiser, Gébé, Cavanna (Réveillez-vous !!!) ? Comment les Charb, Siné ont-ils réagi à l’égarement narcissique de leur patron ? Peut-être, écrit-il trop facilement et trop partout ? Sans doute, ne prend-il pas le temps de se relire. L’attaque est vraiment disproportionnée, un peu lâche pour tout dire, car donnée dans le dos, après le gong de l’arbitre. C’est d’autant plus révoltant, que quelques semaines auparavant, nous étions quelques-uns à rencontrer Richard Malka, le grand ami de Val, à l’occasion d’une signature dans une librairie de Metz.

Richard Malka est à la fois l’avocat de Clearstream et de Charlie Hebdo. Soit, c’est sa liberté, c’est son droit, mais ça peut se discuter. Au cours du débat, nous avions échangé fort courtoisement de la meilleure manière d’en finir et de permettre à Denis Robert de sortir de ce long tunnel de procédures. La réaction de Malka a été encourageante : « Je suis de votre avis. Tout le monde en a assez, moi, la banque, tout le monde ». Et Denis, alors… Son sourire, son teint hâlé, sa bonne mine laissaient à penser qu’on avait progressé, et qu’au final cet homme n’était pas si vindicatif. Tout cela s’était terminé autour d’un verre aimablement offert par le libraire. Sauf que « finir », il fallait le prendre au sens « d’achever ». Achever Denis Robert qui s’était désarmé peu de temps avant en annonçant son silence.

On l’engage « pour gagner » avait-il déclaré à l’assistance. Tant que Denis Robert bouge encore, le combat n’est donc pas terminé à ses yeux. À travers son édito, Philippe Val s’est donc révélé complice de cette attaque surprise. Qui l’eût cru ? Ceux qui le connaissent bien, paraît-il.

À bien le lire, on remarque qu’il a une propension à réécrire l’histoire au travers de lentilles déformantes. Celles que lui tend son conseiller le plus proche, son ami. Celles façonnées par ses conflits intérieurs. En privilégiant arbitrairement un scénario parmi d’autres, Philippe Val a donc échafaudé une intrigue, où se confondent sur un même plan, le mythe du protocole des Sages de Sion (il fallait oser !), les deux affaires Clearstream, sa vision de la justice et celle d’un homme, Denis Robert, dont on apprend qu’il connaît vaguement les écrits. Faut-il que ce leader d’opinion accorde si peu de valeurs aux mots, pour se laisser emporter par sa verve et sa manie ? Qu’il nous permette de lui conseiller de ne pas confondre palabre et parole, de ne pas penser tel L’Idiot de Dostoïevski, qu’il a le monopole du bien sur le mal. Sans doute, lui faudrait-il, comme Denis Robert l’a décidé, de résister à la parole et d’éviter de s’exprimer avec des mots empruntés à d’autres.

Nous en arrivons donc au cœur du problème posé par cet éditorial : la confusion entre la preuve et l’argument. Il plante le décor, convoque les personnages dans une sorte de court-circuit sémiotique où étant sur scène (l’art d’occuper le terrain médiatique tout en étant sarcastique, là et ailleurs), et metteur en scène (voilà ce que j’aimerais que soit l’affaire Clearstream au nom des forts liens qui me lient à mon ami). Sur ce point, Philippe Val est un peu out of focus, au sens où il essaie de faire tenir ensemble des éléments disparates. Faut-il rappeler qu’il n’est pas acteur de cette affaire opposant un homme seul à des puissances ? Il a choisi son camp, à la grande surprise de ses collaborateurs, mais aussi des lecteurs de Charlie, qui ne doivent plus savoir quoi penser de cette logique éditoriale. En plus d’être un intrigant, on apprend à cette occasion qu’il est un courtisan doué pour l’argumentation. Quelque part, une preuve est une preuve. Et Denis Robert a pu en présenter dans ses livres, et aux audiences des tribunaux. Mais un argument voit forcément se dresser devant lui un contre-argument. C’est le récit qu’en donne Philippe Val où le résultat prime sur la manière : la photographie d’un Denis Robert renonçant aujourd’hui occulte les raisons qui ont provoqué cette situation.

L’histoire de Denis Robert est celle que Paul Veyne définit comme un roman, un roman vrai avec de vrais coups reçus qui font mal. Philippe Val en a fait « une histoire partielle » fondée sur une intrigue. On aimerait connaître les raisons profondes qui l’ont poussé à écrire cet éditorial. Dans tous les cas, ce n’est ni élégant ni glorieux ni argumenté ni drôle ni pertinent. C’est, disons-le, journalistiquement très fâcheux.


Crédit photo : Intervention de Denis Robert aux premières Rencontres du Cinquième Pouvoir organisées par AgoraVox le 23 mars 2007 (Tendencies).


Moyenne des avis sur cet article :  4.82/5   (174 votes)




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35 réactions à cet article    


  • aurelien aurelien 3 juillet 2008 10:12

    Le magazine Charlie Hebdo, c’est un peu une sorte de Spirou Magazine pour adulte.

    Il ne faut pas en faire tout un plat non plus, car question presse sérieuse, on fait mieux. D’ailleurs, des gens sérieux lisent-ils Charlie Hebdo ?

    Philippe Val a trouvé un bon moyen de faire fructifier sa connaissance avec l’avocat de Clearstream de manière à mieux vendre son produit. Mais on voit bien qu’il n’y connaît rien à l’affaire, et a juste décidé de tirer à boulets rouges sur Denis Robert, en faisant un pot-pourri d’éléments récupérés sur son blog.

    Cela dit l’opportunité est bonne pour reparler des activités de Clearstream.


    • Abolab 3 juillet 2008 14:44

      Medvedev souhaite un nouvel ordre financier mondial 10:54 | 03/ 07/ 2008

      MOSCOU, 3 juillet - RIA Novosti. Le président russe Dmitri Medvedev a appelé mercredi à un débat portant sur une reconfiguration des institutions financières internationales, annonçant que la Russie préparait ses propositions.

      « Nous devrions au moins formuler ces propositions et entamer des débats sur l’avenir du système (financier international). Plusieurs pays sont actuellement en train de préparer leurs propositions, et la Russie en fait partie », a-t-il indiqué à la presse à quelques jours du sommet du G8.

      « Certaines structures, considérées comme des acteurs majeurs, n’arrivent pas à remplir leurs fonctions », et c’est pourquoi « plusieurs Etat ont eu l’idée de réajuster le système », a expliqué le président russe.

      Selon M. Medvedev, le nouvel ordre financier mondial devra tenir compte des risques réels, et prévenir les crises, notamment relatives à la surchauffe de l’économie mondiale et des économies nationales.

      La réforme des institutions financières internationales « ne signifie pas toutefois la destruction de cette architecture créée au fil de longues décennies », a précisé le chef du Kremlin.


    • nounoue david samadhi 3 juillet 2008 16:53

      Y-a t-il attac en russie ?


    • geko 3 juillet 2008 10:25

      Charlie et devenu un triste charlot qui a vendu son âme au......Medef.


      • sisyphe sisyphe 3 juillet 2008 11:30

        Entièrement d’accord.
        Sans me prononcer (n’ayant pas d’éléments suffisants) sur le fond de l’affaire, j’ai été choqué par l’édito de Philippe Val de la semaine dernière.
        Pourtant, il n’en est pas à son coup d’essai, maniant l’amalgame plus que de coutume pour justifier ses positions parfois totalement réactionnaires.

        On est très loin de l’esprit de Charlie Hebdo, dont il usurpe le titre et l’image.

        Je n’acheterai plus Charlie tant que Val en sera le rédacteur en chef.


      • alberto alberto 3 juillet 2008 13:44

        Moi aussi !


      • Plum’ 3 juillet 2008 14:15

        Moi aussi.


      • iconographik iconographik 3 juillet 2008 16:26

        pareil depuis un moment déjà


      • Olga Olga 3 juillet 2008 10:29

        Jean-François
        Faut-il que ce leader d’opinion accorde si peu de valeurs aux mots

        Val se sert de la valeur des mots pour afficher son accord avec l’opinion des leaders.

        Ce type ressemble de plus en plus au loup dans la bergerie. Un loup au service des élites
        corrompues, dont les agissements ont été mis en lumière par D. Robert. Effectivement ce n’est
        pas glorieux, ni pertinent, mais très symptômatique du climat ambiant : Les journalistes qui font
        un travail de fond, dérangeant pour les puissants, vont systématiquement être dénigrés jusqu’à devenir
        inaudibles...Les loups n’auront même plus besoin d’hurler, le silence sera de mise...

        Bonjour à Denis et merci pour tout...


        • Taïké Eilée Taïké Eilée 3 juillet 2008 18:31

          Le naufrage médiatique continue...

          "cette semaine, en découvrant l’éditorial de Philippe Val dans Charlie Hebdo, la nausée nous a submergés. On reste autant interdit devant tant de mauvaise foi, que surpris par la haine qui semble avoir guidé l’écriture de cette diatribe."

          C’est la même impression que l’on pouvait avoir en lisant, il y a quelques mois, certains articles sur le 11-Septembre : les "journalistes" de Marianne2 Philippe Cohen et Bénédicte Charles s’acharnant sur Marion Cotillard, Robert Redeker dans Le Monde, osant ramener les esprits sceptiques à des adeptes des Protocoles des sages de Sion. Et Philippe Val qui se laisse maintenant aller à ce même réflexe pavlovien avec Denis Robert... Quelle tristesse !

          Et puis cette obsession dans l’édito de Val sur le "crime" de Chomsky d’avoir défendu la liberté totale d’expression pour tous, même pour les théoriciens les plus indéfendables... Ils aiment (une certaine frange de nos "intellectuels") à citer Voltaire (Je ne suis pas d’accord avec vos idées mais je me battrai pour que vous puissiez les exprimer... en gros), mais dès qu’ils peuvent museler un adversaire, ils ne s’en privent guère... Ils aiment à se dire humanistes, tolérants, de gauche... mais n’hésitent jamais à utiliser les plus vils procédés - et les plus haineux - pour tabasser leurs adversaires, surtout lorsqu’ils ont déjà un genou à terre... Ça manque de noblesse tout ça. D’humanité. D’accord pour le combat. Mais digne. Mais loyal. La caricature insultante ne saurait tenir lieu de pensée.

          Dès que certains journalistes osent s’attaquer à des affaires trop grosses, il ne faut plus trop compter sur un débat rationnel entre les parties en présence. C’est le règne des coups bas, de la calomnie, de l’insulte... un déchaînement passionnel difficile à calmer (à interpréter sans doute comme une réaction de défense du psychisme de tous ceux qui ne veulent pas prendre le risque de voir leur vision du monde s’effondrer, ou simplement se fissurer ; un peu comme certains croyants qu’on entend dire parfois : "si Dieu n’existait pas, la vie serait vraiment trop triste, trop insensée, alors je préfère ne même pas l’imaginer"... Alors croyons la Bonne Parole de Val et Redeker, ce sera tellement mieux comme ça...).


        • K K 3 juillet 2008 10:42

          Val m’amusait avec ses sketches et ses chansons impertinentes il y a quelques années. Tout était irrévérencieux à souhait et drole. Gauches et droites en prenaient pour leur grade (plus la droite il est vrai)
          Le monsieur a très mal vieilli. Ses chroniques radio sont devenues de plus en plus négligées. Puis il est devenu un patron de presse comme les autres.
          Il ne tolère plus l’impertinence chez les autres.
          Il n’est pas loin de penser que "tolérance, il y a des maisons pour ça".


          • Gzorg 3 juillet 2008 14:16

            Mais en fait cette histoire lamentable histoire de "l’edito P.Val" a aussi le mérite de clarifier la situation.

            Ceux qui avaient encore des doutes sur les positions de P.val sont maintenant clairement avertis sur le bonhomme.

            Ce type est un pure Néo-conservateur du moins il en a tout les attribus :


            - Prone le choc des civilisations sous pretexte de defense de liberté d’opinion.

            - Reproduis dans "Charlie" des desseins qui sont dignes des pires horeurs des journaux d’extremes droites américains.

            - Prend position systematiquement contre les musulmans confondant allégrement intégrisme et Islam.

            - S’aligne sur les positions d’un journal d’extreme doite pro Américain du Danemark.

            - Attaque systématiquement toutes les cibles désignés par L’OTAN , un peu à la maniére de RSF...

            - Et maintenant attaque d’un homme à terre , histoire de bien achever le bléssé...

            Oui le P.Val à vraiment toutes les caractéristiques du Bon néoconservateur version "french touch"


            • Lapa Lapa 3 juillet 2008 16:49

              Charlie Hebdo nouveau sous marin de la CIA pour combattre les bons muslmans du monde ! Mais bien sûr !

              Enfin bon Charlie Hebdo est un journal satirique libertaire, il n’a pas besoin de l’avis de l’extrême droite américaine pour se foutre de la gueule d’une religion, surtout quand celle-ci n’est que la caricature d’elle-même ! Un sujet de choix l’islam ; ça change un peu du cassage de curé.

              L’attitude de P.Vals envers denis Robert est éminemment condamnable, mais je suis persuadé qu’elle n’est pas nouvelle. On semble se rendre compte seulement maintenant de ses pratiques odieuses...


            • Gzorg 3 juillet 2008 17:15

              Je n’ai jamais dis que CH etait un journal de la CIA, je dis que Val s’inscrit dans une logique néoconservatrice , ce que chacun de ses actes tant a montrer ses accointance idéologiques.

              Et je pense que lui comme Carole Fourest ne s’expliquent pas à chaque fois sur ces sujets par pure hasard....que cela est concertés et répond à une logique bien précise....

              A vous de me montrer le contraire :p


            • ndnm 5 août 2008 15:30

              D’accord avec vous, bien que trouve le "servateur" légèrement superflu...
              Néo-con serviteur ... ? oui, ça colle mieux...


            • Ronny Ronny 3 juillet 2008 14:20

              Pas eu le temps de répondre aux autres articles... Pourtant je suis plus que dégouté de ce qui arrive à D. Robert, sans en être surpris outre mesure. Dans une "semi-democratie" comme la notre, on n’enferme pas les mal pensants, on les flingue financièrement. Au final le résultat est le même : ils se taisent. Seul le procédé change...

              Lecteur de Charlie Hebdo voila pas mal d’années, j’ai été ecoeuré de l’article de P. Val et je partage avec d’autes commentateurs mon sentiment sur quelqu’un qui est en train de mal tourner, façon "vieux c..". Bon sang, j’espère que je ne deviendrai pas comme lui en vieillissant ! J’abonde également en ce qui concerne ses chroniques sur Inter que je trouve très inégales. Certaines de ses prises de position sont difficilement défendables. 

              Le vrai problème que pose D. Robert est simple : il a montré à tous ce qu’il ne fallait pas voir : les rouages du système ! Non pas ceux du système capitaliste productiviste dont on peut discuter des bons et mauvais cotés ad vitam aeternam , mais ceux du capitalisme financier international. Or c’est lui qui favorise la fraude fiscale et l’évasion des capitaux, c’est à cause de lui que l’on nous dit que nos caisses sont (soit disant) vides. C’est lui qui organise le dumping social, les licenciements financiers, la spéculation sur les matières premières, bref c’est lui qui pourrit la vie de centaines de millions d’individus au profit de quelques dizaines de milliers de "happy few", personnes morales ou physiques. Pire que cela, c’est devant lui que se couchent nos politiques, lorsqu’ils n’y émargent pas eux-mêmes. Et c’est ce dernier qui gouverne le monde. Cela, il ne fallait pas le montrer aussi clairement : Denis Robert l’a fait et il a été puni.

              Circulez, et rebranchez vous sur TF1....


              • geko 3 juillet 2008 15:37

                Robert a les couilles que Vals n’a jamais eu mais qu’il aurait aimé avoir ! Vals s’aperçoit qu’il n’est qu’un bouffon aigri au parcours médiocre à côté de Denis Robert  !


              • ZEN ZEN 3 juillet 2008 15:49

                Pas mieux que Ronny


              • Marsupilami Marsupilami 3 juillet 2008 15:56

                 Pas mieux que Ronny, moi aussi. Sinon que je ne lis plus Charlie Hebdo depuis très longtemps, sauf quand je tombe dessus par hasard. En vieillissant Val ne s’est pas bonifié. S’il continue ce guignol tyrannique et autosatisfait finira à l’extrême-droite. Je me demande comment les talentueux dessinateurs peuvent encore le supporter. D’ailleurs, il a peut-être là atteint un point de non-retour...


              • Gasty Gasty 3 juillet 2008 22:55

                Pas mieux que le furtif.


              • lolet lolet 8 août 2008 15:41


                Semi démocratie ???
                Vous auriez pu dire aussi semi dictature ....


              • millesime 3 juillet 2008 14:46

                Richard Malka est un avocat dont la fin (heue la faim) justifie les moyens..il s’en est allé trouver un tribunal et des juges pour "enfoncer" Denis Robert.. !
                Pour qui connait quelque peu ce qu’est une société de compensation de valeurs mobilières (Clearstream) il est bien difficile de comprendre ce que font des comptes de particuliers dans les linstings.. !
                (dès lors c’est à l’avocat de justifier cette présence)....mais peut-être que P.Val pourra donner quelques explications lumineuses dans son journal sur le sujet... !


                • Lisa SION 2 Lisa SION 3 juillet 2008 14:47

                   Philippe Val... ? C’est qui ?

                  Tous les plus grands voleurs et menteurs mondiaux ne doivent leur survie qu’à un solide cabinet d’avocats, et si cela ne suffit pas, quelques meurtres. Il y a autant de différence entre Charlie Hebdo et Hara Kiri, des cendres duquel il s’est repu. C’est le même fossé qui sépare Le Monde d’hier et d’aujourd’hui. Il en est de même pour les télés par satellite, plus rien à voir avec les offres allèchantes aujourd’hui disparues... 


                  • Lisa SION 2 Lisa SION 4 juillet 2008 01:18

                     

                    T’inquiète, denis,
                    L’information circule et l’on va bientôt tout savoir sur ce mille quatre cents noms de corrompus Ouest Européens...Mais inquiète toi quand même, sous d’autres régimes tu serais déjà mort. Ton seul sursis est le soulevement garanti que cela déclencherait...


                     


                  • nounoue david samadhi 3 juillet 2008 16:51

                    merci @ denis d’avoir osez dire et divulguer ce qui se fait dans les paradisi fiscaux ...
                    et surtout je suis sur que dans quelques temps les personnes se diront qu’il a été
                    un journalite d’investigation eclairé ...
                    en esperant que la justice et le reste des politiques hypocrites sortent la tete de la soupe ...
                    cordialement


                    • Allain Jules Allain Jules 3 juillet 2008 20:06

                      Philippe Val est haineux, communautariste.

                       Il ne peut vivre heureux en démocratie car, sa vision sociétale est dictatoriale. Il croit détenir la vérité. Or, nul ne détient la vérité car nous apprenons tous les jours.

                      Le pauvre prof. Choron est le mort dont l’héritage est le plus travesti, laminé, "truellé" comme une palette de Van Gogh.

                      Val est une imposture. Je ne serais pas surpris qu’il soit issu des bas fonds du journalisme "sac à dos", sans formation initiale.

                      Sa nullité, abyssale, pollue le journalisme français. Je m’arrête là.


                      • hans lefebvre hans lefebvre 3 juillet 2008 20:52

                        Cela ne m’étonne point de la part d’un Val, toujours prompt à enfourcher le cheval de sa mauvaise foi, de son parti pris façonné de préjugés à la limite de l’insupportable ! Il a quelque chose de l’ordre de l’arrogant intrigant, malhonnête et pétri de certitudes quasi autocratiques. Oui, je l’affirme, IL Y A DU DICTATEUR CHEZ VAL, il y a du méprisant dominant, il y a de l’égo boursouflé inqiétant chez cet homme là, masqué qu’il est derrière un esprit pseudo libertaire. Tout cela n’est que façade, que papier peint, et si l’on gratte un peu, la réalité est là, l’intèrieur est laid, profondément laid ! Depuis que j’ai mesuré cela, je ne peux m’empêcher de BOYCOTTER Charlie Hebdo, je n’attends plus qu’un coup de pieds au cul lui soit délivré, sur le mode de la caricature bien sûr !!!!!!!
                        Merci pour votre papier, vous trouverez ici le billet que j’ai pu écrire sur la situation de Denis Robert :
                        http://jeboycotte.org/index.php?/archives/21-MAUVAISE-NOUVELLE-POUR-LE-JOURNALISME.html
                        Aussi paru sur AGX


                        • E-fred E-fred 3 juillet 2008 21:12

                          Perso je n’ai aucune formation journalistique initiale...mais l’article et les posts que je viens de lire me parlent quand même...parceque nous avons les mêmes valeurs...alors au diables les parcours, les formations, les diplômes etc...le net et un site comme Agoravox nous permet de nous conscientiser les uns les autres. Sur Avox, j’ai tchatté avec DR, j’ai rencontré Olivier Bonnet, j’ai posté sur Erwin Act et Francis Kuntz, j’ai rencontré geko, morice, dugué, etc...ça crée du lien et celà fait plaisir de vous lire à chaque fois...
                          mais pas parceque je choisit le camp des faibles et des opprimés, ni parceque je cherche la vérité...mais parceque c’est plus fort que moi, c’est un espèce d’instinct qui me fait vous rencontrer. C’est pour ça que je traîne souvent à ce point d’eau...
                          Toute mon amitié à DR.
                          Sincèrement
                          E-fred.














                          • Erwin Act Erwin Act 3 juillet 2008 23:30

                            hello, idem.
                            je me suis fait la même réflexion que vous en lisant vote post. Vous avez raison. Le lien est important.

                            bàv

                            erwin act


                          • Jean-François Diana Jean-François Diana 3 juillet 2008 21:36

                            Cher Hans Levebre, chers tous,

                            je vous remercie pour vos commentaires avisés. L’idée de cet article est de rappeler que la pratique ordinaire du journalisme nécessite du courage, de la ténacité et non de la paresse du quotidien. Quel beau métier. Vous vous doutez à qui j’associe ces qualités. Il est debout mais comme l’a écrit Aristote, la tempête est toujours belle depuis le rivage. Philippe Val est au chaud sur une plage de sable fin. Plus que d’un soutien symbolique (il n’est d’ailleurs pas un symbole), Denis Robert a besoin d’actes citoyens, de petits gestes qui s’inscrivent dans l’infra-ordinaire mais qui à force vont finir par faire réfléchir ceux qui attaquent sa personne (c’est très grave) et son travail (c’est de bonne guerre, bien qu’à ma connaissance, il n’y ait pas de bonne guerre). Rien ne peut justifier le harcèlement moral et physique sur une personne. Qu’il s’appelle ou non Denis Robert. Lui aussi mérite d’être libéré de tout cela.


                            • Emma T. Emma T. 4 juillet 2008 04:27

                              Belle lurette qu’on ne "lit" plus de Charlie, au mieux, que les couvertures et celles auxquelles ils ont échappé... Une bonne nouvelle : on a même pas besoin de l’acheter pour ça, il suffit de jeter un coup d’oeil en kiosque et on en cause dans les salons !

                              Le problème avec Val, c’est qu’à force de s’obliger à avoir des idées sur absolument tout, il se laisse entortiller par de plus habiles que lui et embarquer sur des sujets très techniques dont il n’a justement aucune idée : le "discours de la chronique obligée" n’est en rien une garante des valeurs libertaires dont il se réclame, loin s’en faut.

                              Merci pour votre excellente et nécessaire mise au point et transmettez toute ma solidarité à Denis Robert.


                              • vecek 5 juillet 2008 13:36

                                Philippe Val qui donne des leçons de journalisme à Denis Robert ! Extraordinaire ! 


                                • Onésime 17 juillet 2008 20:08

                                  Sur la haute considération de la liberté d’expression de Maître Malka voir
                                  http://cequilfautdetruire.org/spip.php?article1754
                                  Quand à Val on peut imaginer qu’il a aussi choisi son camp depuis longtemps : celui des fauteuils clubs moelleux où se vautrent les éditorialistes parisiens. Dociles avec les puissants mais impitoyables (à distance) avec les hordes sarrazines. Val fournit régulièrement des certificats moraux aux profiteurs de guerre atlantistes.


                                  • JP 22 juillet 2008 13:34

                                    Val est un sinistre individu et ce n’est pas un scoop. ça fait un bon nombre d’annés déjà. pauvre type. Charb tu dis rien ?


                                    • lolet lolet 8 août 2008 15:47

                                      Non, Charb dit pas grand chose ... pas plus que les autres collègues de Charlie Hebdo ... (à part willem, ..)Ont ils peur ? sont ce des lâches ? Pensent ils comme Val ?

                                      Quand je vois leur courage pour prendre position (une position forte) , je me dis que le reste de la population leur ressemble ... et alors, on n’est pas sorti de l’auberge ....

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