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Accueil du site > Actualités > Médias > Indicateur de censure à l’usage des médias

Indicateur de censure à l’usage des médias

La campagne électorale des élections régionales 2010 va démarrer. Selon les derniers sondages, les urnes seront boudées par la moitié des électeurs.
Une enquête sur la notoriété réalisée par LH2 le 3 décembre 2009 montre que les deux tiers des électeurs sont incapables de citer le nom de leur président de région, et que plus d’un tiers n’en connaît même pas l’orientation.
- Les électeurs sont-ils responsables de leur ignorance ?
- Les médias ont-ils une part de responsabilité ?
- Présentent-ils clairement l’offre politique des partis en présence ?

Les électeurs ne pourront s’intéresser à une élection que s’ils en comprennent l’enjeu. Pour cela, les hommes politiques devraient les informer sur les sujets importants, et tenter de les convaincre en faisant des propositions. Un accès équitable aux médias est un pré requis indispensable en démocratie.
 
Arbitrage de l’accès équitable aux médias audiovisuels par le CSA.
 
Le CSA est l’arbitre et le garant du pluralisme et de l’honnêteté de l’information sur les ondes. Cette mission est permanente, et particulièrement encadrée par la loi durant les périodes électorales. Les statistiques de « temps d’intervention des personnalités politiques » sont consultables sur Internet malgré un gros retard de publication. L’analyse de ces chiffres révèle quelques surprises.
 
Temps d’intervention, journaux de TF1, mois d’août 2009 :
- Union pour un Mouvement Populaire : 0H01m27s
- Président de la république : 0H00m57s
- Gouvernement : 0H10m15s
 
Ce temps total attribué à la majorité représente moins de 10 secondes par journal de TF1. À lire ce chiffre, il paraît évident que l’indicateur choisi ne représente que très partiellement le temps réellement alloué à la promotion des idées de la majorité. Comment le CSA peut-il remplir sa mission avec un tel indicateur ?
 
Évaluation empirique de l’accès équitable à la presse écrite.
 
Il n’existe pas de CSA pour la presse écrite, mais il est relativement facile de définir un indicateur empirique pour évaluer grossièrement la visibilité des différents partis. Il suffit de taper des mots-clefs dans le moteur de recherche Yahoo.fr sous la rubrique « Actualité ». Cette rubrique indexe les articles parus dans les sources importantes de la presse écrite sur une durée d’un mois, en limitant les blogs et les articles de presses diffusés exclusivement sur Internet, elle est donc assez représentative de ce que perçoit l’opinion. Voici les résultats obtenus le 27 février 2010 pour les personnalités les plus représentatives des partis candidats aux élections régionales. Les partis sont classés par ordre d’importance selon le résultat des 4 sondages parus en février sur wikipédia le 27 février 2010.
 
Mot clef
Liste
Popularité
Nombre de liens trouvés sur l’actualité de Yahoo.fr
Sarkozy
Majorité présidentielle
30,6%
669
Aubry
PS et alliés
27,8%
92
Cohn Bendit
Europe Écologie
11,8%
25
Le Pen
FN
8,6%
43
Mélenchon
Front de Gauche
5,6%
4
Bayrou
MoDem
5%
48
Besancenot
NPA
3.3%
18
 
 
 
 
 
Les résultats sont très révélateurs du déséquilibre entre popularité et visibilité dans la presse écrite, il y a une très nette sur représentation de Nicolas Sarkozy, et une censure quasi complète de Jean-Luc Mélenchon. Si l’on affine l’analyse, le déséquilibre est encore plus grand, la très grande majorité des liens obtenus pour Nicolas Sarkozy sont des articles de fond sur sa politique, il apparaît dans le titre. Pour Jean-Luc Mélenchon c’est le contraire, il est juste cité dans un article centré sur un autre sujet. Comment expliquer l’absence totale de visibilité du projet de Jean-Luc Mélenchon dans la presse écrite française du mois de février indexée par Yahoo ?
 
Quelle serait la popularité de chacun si les médias étaient équitables ?
 
Sans présumer le résultat d’un sondage si les médias étaient équitables, on peut calculer une tendance en supposant que chaque candidat gagne une petite part de popularité à chaque apparition médiatique, certains candidat sont plus efficaces que d’autres pour convaincre.
Voici un graphique basé sur le rapport : popularité actuelle / accès aux médias
 
 
Ce graphique représente une tendance vers ce que pourrait être le paysage politique en France si les médias étaient équitables.
 
Il représente également les personnalités qui pourraient bénéficier le plus d’un accès médiatique impartial, et donc celles qui représentent un danger pour le pouvoir en place.
Il pourrait expliquer l’inégalité de traitement de certains candidats devant les médias.
 
Définir un indicateur de censure à l’usage des médias
 
Dans une démocratie idéale, chaque force politique présente devrait pouvoir informer les électeurs de façon équitable. Le terme équitable est adaptable suivant le moyen de communication, il peut varier de l’égalité stricte, par exemple pour l’envoi des professions de foi aux électeurs et les clips de campagne, ou comprendre une part proportionnelle à la popularité pour les journaux d’informations qui doivent arbitrer l’importance des sujets à traiter. Une sous représentation des forces politiques les plus faibles sera considérée comme inéquitable, comme une censure.
 
Un indicateur de censure peut donc être défini comme le rapport entre la réalité et un accès strictement proportionnel à la popularité.
 
Selon cet indicateur, nous pouvons déterminer le palmarès de la censure.
 
Mot clef
Liste
Popularité
Nombre de liens trouvés sur l’actualité de Yahoo.fr
Nombre de liens minimum pour être équitable
Indicateur de censure
Mélenchon
Front de Gauche
5,6%
4
55
93 %
Cohn Bendit
Europe Écologie
11,8%
25
114
78 %
Aubry
PS et alliés
27,8%
92
269
66 %
Le Pen
FN
8,6%
43
84
49 %
Besancenot
NPA
3.3%
18
32
43 %
Bayrou
MoDem
5%
48
49
1 %
Sarkozy
Majorité présidentielle
30,6%
669
297
- 125 %
 
La censure négative de Sarkozy correspond à une sur représentation de + 125 %.
 
 
Le maintien du peuple français dans l’ignorance avant une élection est-il fortuit, ou calculé pour figer le paysage politique sur une alternance UMP/PS ?
 
Sources :
 
 
 

Moyenne des avis sur cet article :  3.22/5   (36 votes)




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38 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 4 mars 2010 10:05

    50% pour Melenchon et ses alliés cocos , c’est d’un ridicule !!!! y’a plus qu’à Port de bouc qu’on voit encore des scores comme ça ! smiley


    • wesson wesson 4 mars 2010 12:40

      Bonjour le chat,

      « 50% pour Melenchon et ses alliés cocos , c’est d’un ridicule !!!! »

      On vous montre la lune, et vous regardez le doigt. Ce qui est important dans cet article, c’est plutôt la mise en évidence du décalage médiatique. Il faut regarder à qui cela profite, plutôt que celui ou ceux qui en pâtissent.

      Et quand bien même, nous vivons une drôle d’époque ou les commentateurs comme vous se permettent de disqualifier à priori un homme politique sous prétexte de son obédience à un courant de pensée. Une bien étrange manière d’être démocrate.

      La réalité actuelle et assez paradoxale est que nous subissons une énorme crise dont la cause directe est l’idéologie politique libérale qui nous gouverne depuis au moins 30 ans, et que au lieu d’être totalement discrédité comme cela se devrait, on assiste exactement au contraire : toute tentative de pensée politique voulant se dégager du libéralisme est systématiquement tue et ridiculisé, exactement comme vous le faites.

      J’ose espérer que vous avez un bon travail, un bon salaire et que vous allez le conserver.


    • le naif le naif 4 mars 2010 12:48

      @ Wesson
       
      Bonjour,

      Je suis d’accord avec toi, mais cette façon de mettre en équation et de sortir des camemberts et des graphiques, (technique largement utilisée par les financiers pour tirer des plans sur la comète ) me rappelle la méthode pour évaluer la poésie du Cercle des poètes disparus..... c’est tout de même surréaliste !!!

      Salutations


    • Brath-z Brath-z 4 mars 2010 12:54

      « 50% pour Melenchon et ses alliés cocos , c’est d’un ridicule »

      C’est vrai, je le reconnais malgré le fait que je sois sympathisant du Front de Gauche, et plus spécifiquement du Parti de Gauche.

      Mais ce n’est pas ce que dit l’article. L’article établit à partir du ratio popularité/présence médiatique un coefficient d’efficacité médiatique. Ceci-dit, je trouve la représentation sous forme d’un camembert avec attribution d’une portion à chacune des personnalités présentes totalement à côté de la plaque.
      Le graphique incriminé laisse entendre que dans l’avenir Jean-Luc Mélenchon pourrait recueillir 50% de la popularité électorale, alors qu’il ne fait qu’indiquer que le hiatus entre la popularité mesurée (la popularité réelle ne pouvant guère être préjugée en dehors d’un scrutin l’impliquant personnellement) et la couverture médiatique est tout simplement abyssal.

      Après cela, on peut se demander s’il est vraiment pertinent de baser une telle analyse uniquement sur des personnalités. En lieu et place de « Mélenchon », par exemple, l’auteur aurait dû multiplier les recherches avec des noms de personnalités « marquantes » du Front de Gauche, les têtes des listes dans lesquelles est impliqué le Parti de Gauche et « Front de Gauche » et « Parti de gauche », voire « parti communiste », « alternatifs », etc.
      Évidemment, c’est là un travail fastidieux, surtout qu’il est nécessaire de l’opérer suivant les mêmes méthodes avec tous les mouvements en lice, ou au moins avec ceux qui sont impliqués dans la plupart des régions.

      De fait cet article est effectivement un « indicateur » non seulement de censure mais aussi et surtout de la méthode à suivre pour correctement l’évaluer.

      Après cela, on peut considérer que se baser sur la popularité mesurée est déjà biaiser l’étude, mais il est vrai qu’en dehors de ces enquêtes on a que peu d’indicateurs (résultats des élections précédentes, nombre de partisans, nombre de sympathisants déclarés, etc., tous problématiques à utiliser).


    • LE CHAT LE CHAT 4 mars 2010 12:57

      salut Wesson ,

      oui je gagne correctement ma vie , et comme dit Lafesse , pourvu que ça dure ( jusqu’à la quille ) .
      Je suis d’accord pour reconnaitre que l’UMPS est nettement mieux traitée par les médias que l’extrême gauche , le FN , les écolos indépendants encore plus maltraités que Melenchon par ailleurs , une toux du nabot ou un pet qui passe mal de Ségolène est aussitôt un scoop , alors que les autres ont droit à une misère ! ce n’est pas normal , on voit bien que les puissances de l’argenet musèlent les médias , faut être con pour ne pas s’en apercevoir ! mais 50% pour Melechon , c’est trop rigolo !
      en 2002 , si JMLP avait eu un traitement équitable des médias au lieu de cette campagne de haine à la Mugabe , il aurait fait au moins 30% !


    • LE CHAT LE CHAT 4 mars 2010 13:01

      @Brath -z

      tu sais , la popularité mesurée , ça se traduit pas dans les urnes , le petit facteur malgré qu’il parait sympa aux yeux de l’opinion et a une cote qui ferait pâlir certains , fera jamais guère plus de 5% .
      Mon avis à moi est qu’il s’agit d’une erreur de casting , il serait nettement mieux à la tête de la CGT et defendrait nettement mieux les droits des salariés que ce vendu de Thibault !


    • Brath-z Brath-z 4 mars 2010 13:07

      Le Chat > Je suis d’accord avec toi sur le fait que la popularité mesurée est une imposture et ne se retrouve pratiquement jamais dans les urnes (et ce depuis les débuts des enquêtes de popularité : en 1969, Gaston Defferre obtenait un joli 40% de popularité, pour à peine 5% à l’élection présidentielle). Mais encore une fois, quel indicateur choisir ? Les enquêtes, avec leurs défauts et leurs qualités, sont difficiles à réaliser et sont une approche rigoureuse à défaut d’être scientifique.

      Concernant Besancenot, je dirais simplement que je n’ai jamais aimé les trotkystes et n’ai jamais considéré que leur but premier soit de défendre les salariés, et ce n’est pas d’avoir discuté avec Alain Krivine qui m’a fait changer d’avis (au contraire). Quant à voir Besancenot en syndicaliste, cela me fait bien rire. Pour être un « bon » porte-parole de syndicat, il faut non seulement une popularité assise mais aussi avoir une certaine conscience des enjeux sociaux et économiques concrets et une certaine capacité de combat, qualités qui manquent totalement à Olivier Besancenot.


    • LE CHAT LE CHAT 4 mars 2010 13:24

      @Brazth z

      oui , les trostkistes ont l’air de réciter la messe sur les marchés , on dirait qu’ils ont appris par coeur la langue de bois de leur argumentaire , ça me fait marrer aussi !


    • faxtronic faxtronic 4 mars 2010 17:08

      « nous vivons une drôle d’époque ou les commentateurs comme vous se permettent de disqualifier à priori un homme politique sous prétexte de son obédience à un courant de pensée » ?????????

      Ben oui, cela me parait evident....Je disqualifie systematiquement les politiques qui me deplaisent


    • Brath-z Brath-z 4 mars 2010 18:34

      Ah tiens, oui, je ne l’avais pas vu, celle-là !

      "nous vivons une drôle d’époque ou les commentateurs comme vous se permettent de disqualifier à priori un homme politique sous prétexte de son obédience à un courant de pensée"

      Et à part sur la personnalité du bonhomme, sur quel autre critère veux-tu juger un homme politique ?


    • RebelBird RebelBird 4 mars 2010 18:40

      Le résultat de la division de la popularité par l’accès au média ne donne pas comme résultat une mesure de la popularité sans censure à mon avis. Il indique l’efficacité de la communication.
      Pour Mélenchon, chaque article vaut 1,4 points d’opinion. Pour Sarkozy, chaque article vaut 0,045 points.

      Je ne pense pas qu’au delà d’un certain volume, il soit surprenant de constater que l’efficacité chute.


    • Gabriel Gabriel 4 mars 2010 10:50

      Salut the cat,

      J’ai la vague impression que pour s’opposer à la propagande Sarkosienne l’auteur utilise une propagande Stalinienne. Faut arrêter de diffuser des conneries de la sorte si l’on veut être prit au sérieux. Est-ce que les médiateurs dormaient pour autoriser une telle énormité ?


      • LE CHAT LE CHAT 4 mars 2010 11:17

        @Gabriel

        il a du avoir un coup de pouce de Morice qui croit encore au grand soir !  smiley ou il a bu trop de rouge avant de pondre l’article !


      • le naif le naif 4 mars 2010 11:00

        @ L’auteur

        Je viens de refaire tous les calculs, avec la méthode GIEC et désolé de vous le dire mais Mélenchon est censuré à 439.73% et non 93% comme indiqué dans votre article !!!! Je dis halte à la désinformation.......

        Merci pour la franche marade

        Slts


        • Tonio Tonio 4 mars 2010 11:12

          A lire pour le graphique sur la distribution actuelle de la notoriété média. Et pour se marrer sur le reste de l’article !


          • Imhotep Imhotep 4 mars 2010 11:34

            Vous commettez quelques erreurs patentes. 


            Vous mélangez Bayrou et MoDem (personnalités et parti or si pour l’UMP et Sarkozy cela à un sens cela n’en a pas ni pour Bayrou ni pour Cohn Bendit). Si le MoDem est crédité de 5 % la popularité de Bayrou est nettement supérieure et encore bien supérieure à celle de Mélenchon. Ce qui veut dire que Bayrou est encore bien plus censuré que Mélenchon. Bayrou n’est pas crédité de 5 % mais de 12 % ! Donc il devrait avoir 107 et non 49.

            • Brath-z Brath-z 4 mars 2010 13:02

              Je suis d’accord avec le fait que l’auteur a mélangé des personnalités avec des partis et mouvements, ce qui fausse dès l’origine l’étude.

              Par contre, je ne suis pas d’accord avec ça : « si pour l’UMP et Sarkozy cela à un sens cela n’en a pas ni pour Bayrou ni pour Cohn Bendit ».
              Mesurer la popularité d’un ensemble de listes en se basant sur une personnalité nationale n’est JAMAIS pertinent. Que ce soit Sarkozy pour l’UMP, Bayrou pour le MoDem, Cohn-Bendit pour Europe Écologie, Mélenchon pour le Front de Gauche, etc. Bien sur, il est nécessaire d’introduire ces personnalités de premier plan dans la méthode d’évaluation, mais pas seulement elles et pas seulement des personnes.

              Ceci-dit, cette méthode d’évaluation me semble être une piste pertinente pour des études sur l’impact médiatique réel à l’aube des élections. A condition, donc, qu’à l’avenir on procède sur un temps plus long (un mois au moins) et suivant des axes plus nombreux.

              Il me semble également pertinent de distinguer dans cette perspective les informations issues de la presse nationale et de la presse locale.


            • Imhotep Imhotep 4 mars 2010 23:38

              Non car les articles recherchés parlent de Bayrou et non du MoDem ce qui change la donne or entre Bayrou et le MoDem il y a un écart énorme alors qu’entre Mélenchon et Front de gauche l’écart est mice. Idem entre les verts et Cohn Bendit. Et dans cet article sont mêlés UMP, majorité présidentielle et Sarkozy. Et le score tant de Sarkozy que de l’UMP élargie est quasi le même (autour de 30 %).


            • Charles Martel Charles Martel 4 mars 2010 12:10

              article prouvant parfaitement qu’on peut faire dire n’importe quoi avec des chiffres et des règles de trois.


              • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 4 mars 2010 14:45

                Je me suis amusé à faire la même recherche sur Google Actualités (500 sources d’informations dont les blogs de journalistes politiques, people, sport, blogs citoyens d’info, etc). Le résultat pour l’ensemble des contenus publiés depuis un mois donne le résultat suivant (en nombre d’articles) :

                Sarkozy 39355
                Aubry  3553
                Lepen  1161
                Bayrou  931
                Cohn Bendit 679
                Besancenot 665
                Mélenchon 327

                Les résultats sont identiques.


                • caramico 4 mars 2010 15:26

                  Avez vous fait le même travail avec les « héros » de La Ferme en Afrique ?
                  Là je suis sûr que les Français pourront citer des noms.


                  • sheeldon 4 mars 2010 16:49

                    bonjour

                    le temps de parole du csa est bien 30% la majorité , 30% le président , 30 % l’opposition et le reste se démerde . Vu le scrutin majoritaire c’est d’la balle mdr

                    la notoriété on s’en cogne le temps de parole devrait être calculé sur le premier tour de la présidentielle qui me semble l’élection la plus représentative .

                    cordialement


                    • Brath-z Brath-z 4 mars 2010 18:37

                      Hum, il me semble que les règles du CSA ont changé depuis plus d’un an. La part réservée à l’exécutif s’est vue considérablement réduite.

                      Quant au temps de parole, qui est spécifique au cadre de la campagne électorale et n’a rien à voir avec les règles de répartition majorité/gouvernement/oppositions (oppositions représentées ou non au parlement), il est le même pour toutes les formations.


                    • Maldoror Maldoror 4 mars 2010 17:13

                      (...)
                      La suite des évènements est logique : l’implosion de la bulle des « subprimes » contamine, par le biais de la titrisation, l’ensemble du système financier. Les banques sont de plus en plus réticentes à se prêter mutuellement de l’argent, chacune pariant sur la faillite des autres, et petit à petit, les institutions financières américaines se trouvent, une à une, entraînées dans le krach...
                      En mars 2008, Bear Sterns, une des principales banques d’affaire américaine, est au bord de la faillite. La FED organise son sauvetage en catastrophe. La cause de la quasi-faillite de Bear Sterns ? Des provisions énormes pour couvrir les créances irrécouvrables liées aux « subprimes » puis un jeu spéculatif, quand certains acteurs ayant parié que Bear Sterns allait faire faillite, en ont retiré leurs capitaux (prédiction auto-réalisatrice).
                      Pendant l’été 2008, le gouvernement américain est obligé de sauver, par une quasi renationalisation, les rehausseurs de crédit Fanny Mae et Freddy Mac (schématiquement, les entités en charge d’assurer en dernier ressort les prêts hypothécaires).
                      En septembre 2008, deux autres banques sont au bord de la faillite : Merril Lynch et Lehman Brothers. Les autorités vont encore organiser le sauvetage de Merrill Lynch par Bank of America (dès lors surchargée d’actifs pourris) et peu après, l’État américain sauvera l’assureur AIG pour la coquette somme de 85 milliards de dollars.
                      Et pourtant, une banque d’affaires, Lehman Brothers, va être abandonnée à son sort.
                      Or ce qui est intéressant à observer, c’est que cette banque aurait pu être sauvée. Ce n’était ni la banque la plus coûteuse à racheter, ni celle présentant la structure de bilan la plus désastreuse (en tout cas tant qu’on ne plonge pas dans le détail des comptes).
                      (...)
                      Même si, à l’été 2008, les comptables de LB avaient « oublié » de signaler quelques 3 ou 4 milliards supplémentaires (tout le monde peut se tromper !), force est de constater que le sauvetage de cette petite banque n’aurait pas coûté très cher, par rapport à celui de Merril Lynch, ou encore par rapport à celui (qui vint ensuite) de Citigroup. L’exposition de Lehman n’était pas particulièrement forte et il aurait suffi d’injecter quelques milliards de dollars pour sauver cette compagnie. Compte tenu des montants dégagés ensuite par les plans de sauvetage successifs, c’était une goutte d’eau.

                      D’où l’inévitable question : pourquoi la FED, qui avait sauvé Bear Sterns et qui, par la suite, sauva le système dans son ensemble, a-t-elle laissé tomber Lehman Brothers ?

                      A cette question, la réponse officielle est que Lehman ne pouvait fournir, à côté de ses actifs pourris à reprendre par un sauveteur quelconque, d’actifs sains permettant de garantir la viabilité finale de son bilan. Mouais. Vu ce que nous savons par ailleurs (...), il ne semble pas que les autres banques d’affaires américaines aient pu, de leur côté, présenter des comptes « sains » renvoyant « l’image fidèle » d’une structure de bilan solide.
                      Alors pourquoi Lehman Brothers ?
                      Je n’ai pas la preuve de ce que je vais avancer ici, mais voici ma thèse : l’oligarchie financière a décidé de créer un choc pour conditionner l’opinion, en vue de débloquer ensuite les « plans de sauvetage » bancaires qui ont permis, en toute simplicité, de reporter les dettes sur les Etats, et donc en dernière analyse vers les contribuables. La faillite de Lehman, en provoquant une énorme onde de choc à travers le système financier mondial, a placé les dirigeants politiques devant un choix cornélien : ou bien laisser tomber les banques, et voir l’ensemble du système de l’argent s’effondrer (et avec lui toute la structure sociale), ou sauver les banques, coûte que coûte. Lehman Brothers, la plus petite des banques d’affaires US, a donc été pour l’oligarchie financière un pion sacrifié. Et l’on remarquera au passage que le Secrétaire au Trésor qui a décidé ce sacrifice, Henri Paulson, est un ancien employé d’une concurrente de Lehman, Goldman Sachs.« 

                      Michel Drac dans »Crise ou coup d’Etat ?"
                      http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/interview-de-michel-drac-auteur-de-65625


                      • Brath-z Brath-z 4 mars 2010 18:38

                        Quel rapport avec l’article ?


                      • curieux curieux 4 mars 2010 22:05

                        Et la censure sur Agoravox ? - Comme la grippe A , elle devient contagieuse


                        • moebius 4 mars 2010 22:20

                          Ha ! ha ! quels beaux camemberts... et donc l’auteur nous apprend ici qu’il est au PG et donc bnous allons tous voter pour le PG, vive donc Mélanchon


                          • moebius 4 mars 2010 22:24

                            et bientot nous allons apprendre que Mélanchon aurait gagné les élection s’il les avait gagné puisqu’il ne fait absolument aucun doute qu’il les aurait gagné s’il les avait gagné puisqu’il les avait gagné comme il se doit qu’il les aurait gagné


                            • moebius 4 mars 2010 22:28

                               sans aucun doute puisque la presse est censurée et que nous ne sommes pas libre d’exprimer que Mélanchon est notre président de la république et que sa place est occupé par un imposteur qui répond au nom de Mélanchon mais qui n’est pas lui puisque celui ci n’a pu que perdre puisqu’il n’a pas gagné


                              • Alpaco 4 mars 2010 22:32

                                Tu as raison moebius, inutile de reflechir, et encore moins de prendre du recul. De toute façon la politique comme les mathématique c’est que des conneries, ça sert juste à faire plaisir aux zintelectuels.


                              • VivreDifferent VivreDifferent 4 mars 2010 22:31

                                Article intéressant, même si bien sûr les indicateurs calculés ont plus une valeur qualitative que quantitative.

                                Après tout, les indicateurs officiels, notamment les chiffres de la croissance avec lesquels on nous bassine tout le temps, n’ont pas vraiment plus de signification. Le problème, c’est que ces chiffres là, tout le monde a l’air de les prendre très au sérieux, et les prendre pour guide, alors que la corrélation entre la dénommée « croissance » et une quelconque notion de progrès ou de bien être est plus que douteuse...


                                • moebius 4 mars 2010 22:35

                                   Pour ceux qui l’ignore encore, Mélanchon est président, pas la peine de l’élire vous n’avez qu’a exprimer librement votre liberté d’expression et j’ajoute aussi que nous avons battu l’Espagne hier soir car dommenech comme Mélanchon sont contents et moi aussi et c’est super d’etre libre


                                  • moebius 4 mars 2010 22:45

                                     tout les chiffres sont faux, supprimons les chiffres et soyons libres...nous avons battu l’espagne, les buts que nous avons pris ne sont que des chiffres qui ne reflètent aucune réalité car la réalité c’est que nous avons battu l’Espagne et que nous sommes les champions du monde et à vie. Nous n’avons même plus besoin de disputer tout ces matchs, il suffit d’être libre de nous exprimer librement en dehors de toutes contraintes qui pourrait limiter notre capacité a être librement libre d’étre libre


                                    • Alpaco 4 mars 2010 22:49

                                      Parfaitement d’accord.
                                      Superbe analyse.
                                      Vive la liberté d’être libre sans chiffres. Et sans fromage.


                                    • moebius 4 mars 2010 22:55

                                       soyons un peu sérieux comme peut l’étre ma grand mére qui dit trés souvent :« il vaut mieux passer a la télé trés rarement pour dire qu’on est censuré que passer à la télé trés souvent pour n’avoir pas grande chose à dire ( car que voulez vous dire de plus que vous avez déja dit) et finir par lasser et se faire voler la vedette par ceux qui y passe rarement et qui disent qu’ils sont censurés »


                                      • moebius 4 mars 2010 23:00

                                         Que vaut la liberté sans fromage ? ce serait comme jour sans pain et sans vin 


                                        • Croa Croa 5 mars 2010 00:18

                                          Bravo à l’auteur qui a poussé sa démonstration jusqu’à « éviter » lui-même
                                          l’Alliance des écologistes indépendants !

                                           smiley Très fort, vraiment ! smiley 


                                          • emmanuel muller emmanuel muller 11 mars 2010 10:26

                                            Haaa, grand art du camembert magique, preuve incontestable que le monde est celui de ces calcules.

                                            Encore un article qui fait précisément ce qu’il dénonce...

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