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A ne pas manquer ce mardi soir, le rendez-vous sur Arte

Anatomie d’une crise dont les citoyens commencent à payer la facture l’émission du 7 décembre 2010 à 22h35 s’intitule  : Haro sur l’Euro !. C’est une émission sur la crise de l’euro. La monnaie européenne, rattrapée par la tourmente des subprimes, vient de frôler la catastrophe.

Il sera intéressant de voir à quel niveau le sujet sera traité et quels sont ces secrets dont les citoyens ont été tenus à l’écart : "Jean-Michel Meurice et Jean Quatremer retracent avec précision les six mois de cette crise, souvent restée incomprise du grand public, alors qu’elle revêt une importance capitale et qu’elle a entraîné des affrontements violents entre États membres de même qu’entre les États et les marchés.
 
Les principaux protagonistes de ces batailles démontent les origines de la crise et en expliquent les ressorts, y compris en révélant quelques épisodes jusque-là tenus secrets."
 
La monnaie unique commune à seize de ses États membres, qui forment la zone euro subit une attaque sans précédents. L’euro est la deuxième monnaie au monde pour les transactions, derrière le dollar américain. Depuis décembre 2006 c’est la première monnaie au monde pour la quantité de billets en circulation, avec 610 milliards d’euros. Sortir de l’Euro c’est faire le jeu du dollar. Le false flag de la crise financière est monté pour çà. 
 
L’union européenne représente un PIB comparable à celui des USA. On pèserait quoi sans l’euro ? On ne va pas se faire hara kiri non ? 
 
 La Banque Centrale Européenne (la  BCE) qui joue si bien les gendarmes pour les états européens n’aurait pas les moyens de parer les attaques ?   
 
Elle ne serait là que pour veiller à la stabilité des prix ? Quelle stabilité des prix ? Cet alibi ne tient plus. La Preuve ? Produit de première nécessité, la baguette à 1 Franc est devenue la baguette à 0,80 € (soit 5,25 Francs) Autrement dit 5 fois plus. Dans le même temps, est-ce que les salaires ont été multipliés par 5 ? 
 
Dans un système complètement pervers hérité de Pompidou, la BCE prête au taux de 1,25%, aux banques "dites européennes " qui ont installé des officines un peu partout dans le monde et dans les paradis fiscaux. Par contre les états européens (c’est-à-dire leurs citoyens) sont contraints, pour financer la santé ou l’éducation, d’emprunter sur les marchés obligataires à 4,5% pour la Grèce ou l’Irlande ; on parle maintenant de plus de 5% pour sauver l’Espagne. 
 
Qui est à l’origine de ce chantage ? Les "marchés " des entités indéfinissables géographiquement mobiles qui définiraient le risque d’insolvabilité. Dans le jargon d’une ingénierie financière qui n’a d’autre but que de remplir les caisses des initiés, on nous parle de spreads. Mais enfin, sur quelles bases sont établis ces risques ? Craindrait-on par on ne sait quelle catastrophe que le soleil ne brille sur l’Espagne et que l’activité maraîchère s’arrête d’inonder le marché européen ? Non pas du tout. Les risques sont établis par des agences de notation vestales du dollars. 
 
Pendant ce temps là les résultats sont là : il faut couper dans les budgets publics des hôpitaux et de l’éducation par exemple. 
 
On paie des intérêts aux spéculateurs mais on n’aurait plus de draps propres dans les hôpitaux de Paris. Cherchez l’erreur ! 
 
Alors si la BCE ou le FMI sont des officines qui jouent le rôle du cheval de Troie de l’Europe monétaire, comment se défendre ? 
 
Faisons de l’Euro le premier jalon d’une Europe des peuples. Contre l’Union Européenne des marchés financiers, rien n’empêche l’union des pronétaires de travailler à la constitution d’une Europe fédérale. Alors ? Ne pas avoir peur chacun dans son coin d’interpeler nos représentants politiques vis-à-vis de ces deux exigences : le refus de payer des intérêts aux rentiers et la nationalisation des banques pour les fédérer sous la bannière d’une Banque Centrale Européenne étroitement contrôlée et dont on changera les statuts. 
 
par civis1 mardi 7 décembre 2010 - 23 réactions
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Les réactions les plus appréciées

  • Par Alpo47 (xxx.xxx.xxx.178) 7 décembre 2010 10:41
    Alpo47

    Un constat fort juste, une conclusion pertinente ... et le tout bute sur une évidence : ce n’est pas nous, citoyens, qui décidons de quoi que ce soit.
     Le pouvoir nous a été confisqué, pour être maintenant aux mains des fonctionnaires de Bruxelles ou de politiciens soumis aux "rentiers-actionnaires".
    Que nous reste t-il ?
     La révolution dans la rue ? Trop de repus, trop apeurés de perdre leur minimum ou leur écran plat.
    Le vote contestataire ? Tous font partie du système en place.
    Alors ? Le système va s’effondrer, alors viendra le temps des re-décisions.

  • Par Laureline (xxx.xxx.xxx.54) 7 décembre 2010 13:24
    Tant que les rapports sociaux en Europe se détérioreront et à mesure que les gouvernements européens chercheront à imposer des mesures économiques intolérables à leurs populations de plus en plus combatives, l’instabilité persistera.

    Les gouvernements américains successifs ont toujours cherché à créer des alliances en Europe qui lui garantissent sa domination sur l’Europe et plus largement sur le continent eurasien tout en maintenant ses adversaires divisés et isolés.

    Lors d’une visite à Bruxelles début juin 2005, le secrétaire américain au Trésor, John Snow, pressa les gouvernements de l’UE de poursuivre la restructuration. Dans une référence ciblée aux attaques françaises contre le capitalisme « anglo-saxon » et à la dénonciation par le président du Parti social-démocrate allemand, Franz Müntefering, des investisseurs privés en capital action traités par lui de « sauterelles », Snow avertit, « Les hommes d’affaires américains investiront leur capital là où ils sont bien accueillis, où le capital est honoré et où il rapporte bien. Ce qui importe ce n’est pas tant le langage qui est employé mais les politiques qui sont adoptées. Et si les politiques adoptées ne font pas un bon accueil au capital, le capital ne viendra pas. »

    petit rappel :
    La préparation du sommet de Bruxelles des 16 et 17 juin 2005 fut dominée par des exigences de la France et de l’Allemagne pour que la Grande-Bretagne renonce à sa ristourne de 3 milliards de livres [environ 5,3 milliards d’euros] que Margaret Thatcher avait négocié en 1984 et la riposte de Blair de réformer les subventions agricoles dans le cadre de la Politique agricole commune (PAC).

    La Grande-Bretagne est identifiée comme le foyer du modèle économique « anglo-saxon » de marchés libres sans restriction et qui fut rejeté de façon décisive en France et en Hollande lors des référendums sur la constitution européenne.

    Malgré quelques tensions politiques parfois entre les dirigeants anglais et les dirigeants européens, l’appel de leur premier ministre à démanteler les protections sociales sur tout le continent a reçu un soutien significatif au parlement européen.


    Extrait de wikipedia :
    L’économie anglaise est l’une des plus grandes au monde, avec un PIB moyen par habitant de 22 907 livres. Habituellement considérée comme une économie de marché mixte, elle a adopté de nombreux principes du marché libre, contrairement au capitalisme rhénan de l’Europe. La monnaie officielle en Angleterre est la livre sterling, également connu sous le nom de GBP. La fiscalité en Angleterre est tout à fait compétitif par rapport à une grande partie du reste de l’Europe, à partir de 2009 le taux de base de l’impôt des particuliers est de 20% du revenu imposable jusqu’à concurrence de £ 37 400, et 40% sur les gains supplémentaires au-dessus de ce montant.
  • Par civis1 (xxx.xxx.xxx.204) 7 décembre 2010 15:18
    civis1

    Dans l’Europe, les anglais la joue perso. C’est une île limitée aux richesses limitées et sa survie et son expansion dépend de l’ingénierie financière de la City. Ils ne se sont pas laissé enfermés dans l’Union monétaire Européenne pour avoir les coudées franches et continuer à faire leur beurre comme ils l’entendaient. 


    A Bruxelles Junker se bat comme il peut pour conserver la main mise sur la zone euro contre les pro-américains qui gouvernent actuellement la France. 
    A terme, l’Euro est-il appelé à devenir une variante du dollar ? 
    Une devise exotique pour riches touristes ?
     Un cheval de Troie à l’assaut du marché de la santé de l’éducation de la retraite et de la dépendance, des trésors publics européens. 
    Sur ce coup là c’est bien parti...

    Maintenant , il ne faut rien attendre de philanthropique des gardiens de l’euro. L’Europe sociale, l’harmonisation ascendante du droit du travail, l’adoption d’un principe laïque du vivre ensemble ressort d’une volonté politique qui actuellement s’atomise plus qu’elle ne se concerte. 

    Ce qu’il faut encadrer ce sont les échanges.
     Ce qu’il faut réprimer ce sont les abus et lutter contre l’économir mafieuse et la corruption. 


  • Par monpetitavis (xxx.xxx.xxx.134) 7 décembre 2010 14:24

    C’est la première fois que j’ai vraiment du mal à comprendre la position d’un auteur vis à vis de l’Europe. Vous fustigez l’Europe des banques, critiquer l’aspect non-démocratique de l’UE, mais en même temps magnifiez cette monnaie qu’est l’Euro qui n’est d’autres que l’outil développé par ces mêmes banquiers pour retirer le peu d’indépendance qui restait aux Etats.
    Une question toute simple : Vous pensez sincèrement que les partisans de l’Euro et les partisans de cette Europe ultra-libérale et anti-démocratique sont des personnes différentes ?

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