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André Glucksmann, de l’anticommunisme « de gauche » (sic) à l’exterminisme reaganien

Par Georges Gastaud [1], 10 novembre 2015

« Ne pas rire, ni pleurer, ni détester ni maudire, mais comprendre ». A l’occasion du décès d’André Glucksmann (A.G.), chacun comprendra sans doute que le mieux pour un philosophe marxiste et communiste, est de s’appliquer la célèbre maxime rationaliste de Spinoza…

  1. Du « col mao » à l’atlantisme flamboyant : rupture et/ou continuités !

 Dire qu’A.Glucksman. fut un « grand défenseur de l’humanité bafouée », comme le fait à l’unisson la presse « pluraliste » française éplorée, serait pour autant très exagéré. D’abord assistant du très droitier Raymond Aron, la « plume » philosophique du Figaro, A.Glucksman. est devenu après mai 1968 un des chefs de la Gauche Prolétarienne, la très violente GP qui se faisait une spécialité d’injurier, voire de molester les militants du PCF, de la CGT et de l’Union des Etudiants Communistes (UEC). Au début des années 1970, les étudiants communistes, de même que les syndiqués non communistes de l’UNEF (dont j’étais alors) se faisaient invariablement traiter de « révisos-collabos » par la « G.P. » ; pourtant, à l’époque, et malgré de premiers glissements, le PCF militait pour le socialisme, combattait l’Europe capitaliste… et se prononçait pour la dictature du prolétariat ! Il est vrai que – crime impardonnable aux yeux des dirigeants de la « G.P. » ! –, les communistes français ne considéraient pas l’URSS comme incurablement « social-impérialiste » et qu’ils étaient loin d’ériger Moscou en ennemi principal des peuples, comme ne tardèrent pas à le faire la plupart des groupes « maos » à l’instar de la direction chinoise (qui ne tardèrent pas à se rapprocher spectaculairement de… Nixon !). Vrai également que les communistes français n’ont jamais encensé la « Grande Révolution Culturelle Prolétarienne » qui s’abattait alors sur le PCC et sur l’intelligentsia chinoise… sans pour autant déraciner le courant « pragmatique » qui a depuis lors triomphé à Pékin. Avouons d’ailleurs que les imprécations « antirévisionnistes » d’A.G. ne manquent rétrospectivement pas de sel au regard de l’évolution anticommuniste flamboyante de notre futur « nouveau philosophe » chouchouté par les médias giscardo-mitterrandiens : ce monsieur n’a-t-il pas construit sa fortune politico-littéraire (pour ne parler que d’elle…) sur l’anathème anti-léniniste (La Cuisinière et le mangeur d’homme), sur l’antimarxisme primaire et la condamnation du rationalisme (Les maîtres-penseurs), sur l’exécration guerrière de l’URSS (La Force du vertige), sans parler du ralliement final logique à Sarko, à l’OTAN et aux bellicistes du camp néoconservateur et de ses satellites anti-palestiniens et russophobes… Au final, les BHL, A.G. et autres « nouveaux philosophes » n’auront pas manqué une seule croisade occidentale contre le socialisme existant (notamment le soutien de la Pologne « ouvrière » de Walesa et de Jean Paul II…), contre les mouvements de libération populaire (A.G. a porté aux nues les « Combattants de la Liberté » afghans, c’est-à-dire les talibans…), contre le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes (appels récurrents à l’intervention impérialiste en Libye ou en Syrie, avec les résultats dévastateurs que l’on voit aujourd’hui…).

Concédons cependant qu’A.G. aura su prendre son grand virage de l’extrême gauche autoproclamée à l’atlantisme flamboyant en affichant constamment une sincérité fulminante (c’est sans doute meilleur pour conserver l’estime de soi que la posture geignarde du repenti…). En réalité, A.G. n’aura eu dans sa vie – comme d’autres vedettes soixante-huitardes « passées du col mao au Rotary »[2] – qu’une seule continuité réelle : sa haine bouillonnante contre le PCF de Duclos et Marchais, contre la CGT de classe de Krazucki, contre l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques, en un mot, sa guerre à mort contre la classe ouvrière organisée, ce « prolétariat » que nos ex-« maos spontex » mythifiaient tant qu’elle tenait la posture (noble mais inoffensive) du révolté, mais auquel ils interdisaient de s’organiser solidement en parti, d’établir son pouvoir de classe et de le consolider en prenant quelques mesures potentiellement désagréables aux habitués du Fouquet’ s…

  1. Le basculement hégémonique de la « nouvelle philosophie » : du « bloc historique antifasciste de Stalingrad au bloc historique anti-antifasciste de Bitburg.

Au fond, ces gens – qui finirent par compromettre le vieux Sartre dans leur entreprise « antitotalitaire »[3], en fait, vulgairement anticommuniste – auront été très utiles à la grande bourgeoisie française et à l’oligarchie capitaliste mondiale. Au sortir d’une période très menaçante pour l’ordre capitaliste mondial[4]. A l’inverse de tant de jeunes maos, ouvriers et étudiants, qui cherchaient sincèrement les voies de la révolution au moment où le PCF commençait souterrainement à dériver[5], les chefs de file du maoïsme français auront remarquablement su mettre à profit les redoutables équivoques de Mai 68 : car ce mouvement hautement contradictoire vit à la fois la plus grande grève ouvrière de l’histoire[6] et l’émergence d’un courant dit libéral-libertaire (les ancêtres lilis des bobos) qui dissimulait son anticommunisme, mâtiné d’antipatriotisme et d’anti-républicanisme primaires, derrière la rhétorique ultra-révolutionnaire du gauchisme, de manière à prendre toujours « de gauche » les « crapules staliniennes » du PCF (dixit Cohn-Bendit) : le sociologue Michel Clouscard a du reste admirablement analysé l’émergence du libéral-libertarisme anticommuniste et euro-atlantique dans sa déjà classique étude du Capitalisme de la séduction. Substituant à l’antifascisme issu de 36 et du CNR un « antitotalitarisme » confusionnel qui faisait fi de toute analyse de classe des phénomènes politiques, BHL, A.G. et leurs épigones à la Bernard Kouchner auront joué un rôle nationalement et mondialement réactionnaire  : par leurs bricolages intellectuels fulminants (amalgames, raccourcis historiques ineptes, caricature forcenée de l’histoire soviétique, ton prophétique destiné à intimider les éventuels objecteurs), A.G. et ses pareils auront permis que prenne forme, sur le terrain idéologique, le nouveau bloc historique mondial contre-révolutionnaire dans lequel nous vivons, ou plutôt, étouffons encore : un bloc dans lequel le socialisme réel faisait figure d’Empire du mal (et le sanglant impérialisme atlantique de rempart du Bien), dans lequel le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes cédait la place au « droit » pour l’impérialisme de s’ingérer dans les affaires des Etats petits et moyens (l’humanitarisme atlantique à la mode « ONG » prenant le relais de la « mission civilisatrice de la France ») et où pour finir, l’ultra-droite reaganienne et sarkozyste, ce premier étage « libéral-autoritaire » de la fusée néofasciste, disposait d’un rôle stratégique : BHL convainquant Sarko d’envahir la Libye, BHL et A.G. sanctifiant le dépeçage impérialiste de la Yougoslavie par Kohl et Clinton, et tout ce petit monde accueillant par un silence de plomb le totalitarisme ANTIcommuniste qui, depuis 1989/91, s’est traduit par un euro-maccarthysme dévastateur (Hongrie, Pays baltes, etc.), sans parler du soutien apporté par l’UE/OTAN à l’équipe pronazie et belliqueusement russophobe désormais au pouvoir à Kiev. Bref, derrière cet « antitotalitarisme » d’apparat qui s’accommodait sans états d’âme du bombardement eltsinien du Parlement russe (octobre 93) et du totalitarisme patronal rampant de l’euro-mondialisation « libérale » (libéral-fascisante serait plus juste !), ces idéologues des anti-Lumières que furent les « nouveaux philosophes » auront joué un rôle idéologique majeur : ils auront en effet contribué au basculement contre-révolutionnaire du bloc historique de Stalingrad[7] vers ce qu’en 1984, j’avais appelé le bloc historique de Bitburg  : Bitburg, c’est en effet le nom d’un cimetière militaire allemand où reposent des corps de Waffen-SS et où Reagan, Thatcher, Kohl et Mitterrand photographiés main dans la main, vinrent afficher leur soutien à l’implantation des euromissiles US en RFA, en Hollande et en Sicile, avec l’objectif affiché de mettre Leningrad à 5 mn de tir des polygones de l’OTAN. Ainsi est né, dans un climat de revanche contre la défaite US au Vietnam, de réhabilitation de l’impérialisme allemand, de nouvelle croisade antisoviétique et d’intervention US acharnée contre les insurrections centraméricaines du Salvador et du Nicaragua (à la base de l’Irangate), ce nouveau bloc « anti-antifasciste » occidental qui dans les faits, criminalisait le communisme tout en recyclant à petit pas… l’extrême droite fascisante, ce meilleur élève de la classe anticommuniste aujourd’hui à l’offensive dans toute l’Europe..

  1. A.G., ou l’exterminisme capitaliste fait philosophie

Car il est extraordinaire de remarquer que la notice biographique que Wikipédia consacre à A.G. court-circuite entièrement l’aspect le plus central et finalement, le plus intéressant, de son « œuvre » : surtout pour le pire mais aussi un peu pour le meilleur (ainsi va la dialectique historique !), A.G. aura été l’un des théoriciens les plus conséquents – comme il arrive souvent aux fanatiques – de ce que dès 1984 nous nommions l’exterminisme capitaliste. En effet nous avons alors développé l’idée, parfois caricaturée et le plus souvent contournée, que l’exterminisme est le stade suprême de la société capitaliste, en entendant par là que le capitalisme étant devenu depuis longtemps « réactionnaire sur toute la ligne » (économiquement, socialement, culturellement, politiquement et, ajoutions-nous dès cette époque, « environnementalement »…), son maintien est tendanciellement devenu incompatible avec la survie et avec le développement de l’espèce humaine en tant qu’humaine. A notre époque postsoviétique, cet exterminisme capitaliste a provisoirement pris des formes plus subtiles et « présentables » que celles qu’il affichait en 1984 : en effet, la contre-révolution capitaliste – source profonde de l’actuelle mondialisation yankee et de la « construction » germano-européenne ayant réussi provisoirement à éliminer le camp socialiste mondial, les formes de l’exterminisme se sont en quelque sorte assouplies, diversifiées et disséminées : aujourd’hui, c’est en quelque sorte à petit feu que le capitalisme impérialiste soumet l’humanité et la planète bleue à la torture mortelle du tout-profit et de ses retombées monstrueuses, chaos politique de l’Afrique au Proche-Orient, fascisation rampante de l’Europe, désastres environnementaux à répétition, etc. Dans les années 80, au moment où la « nouvelle philosophie » glucksmannienne connut son apogée médiatique, Reagan dominait les USA et ses partisans jouaient sur l’ambiguïté du slogan E.R.A. (Elect Reagan again s’interprétait aussi, dans la droite « républicaine », Eliminate Russians Atomically) ; la réaction allemande enfin décomplexée clamait « lieber tot, als rot  » (plutôt morts que rouges !). Reagan et Bush Senior lançaient leur projet de « guerre des étoiles » (IDS) destiné à intercepter les missiles soviétiques en cas de première attaque nucléaire « désarçonnante » des USA contre l’URSS. Peu de temps auparavant, le stratège états-unien Brzezinski – qui s’est depuis lors vanté de son astuce – attirait l’Armée rouge dans un guet-apens en Afghanistan. Quant à Glucksmann, il théorisa l’indicible entreprise exterministe comme seul un philosophe peut le faire. Dans La Force du vertige (Grasset, 1984), A.G. expliquait en effet que l’Occident devait assumer au nom de ses « valeurs » la « seconde mort de l’humanité », c’est-à-dire la perte de sens absolue qui résulterait pour chacun de l’idée, non seulement de sa mort personnelle, mais de la « disparition de l’humanité en son exhaustivité ». Et tout cela ne se passait pas dans le Ciel des Idées mais en 1984, en pleine « crise des euromissiles », à un moment où le risque de guerre nucléaire mondiale croissait à toute vitesse. Pour A.G., qui appelait cela « dissuasion », la « seconde mort de l’humanité » valait mieux que le « risque » de « Sibérie planétaire »[8], c’est-à-dire d’extension du communisme à toute l’humanité (entendez : de propagation des révolutions populaires africaines, centraméricaines, afghane, etc. à l’ensemble des pays du Sud). Alors que les USA se référaient officiellement à la doctrine du first use (usage en premier par les USA de l’arme atomique contre l’URSS) voire à celles du first strike (engagement de la troisième guerre mondiale antisoviétique par une frappe nucléaire massive et « désarmante » contre l’URSS) et du « linkage » (menacer Moscou d’une guerre nucléaire pour l’empêcher de soutenir les révolutions populaires), Glucksmann a joué un rôle majeur dans la riposte atlantico-exterministe aux pacifistes ouest-européens et américains ; car sans soutenir en rien Moscou, lesdits pacifistes observaient que l’utilisation de 15% des stocks fuséo-nucléaires mondiaux au cours d’une guerre Est-Ouest eût nécessairement conduit à l’ « hiver nucléaire » (on est loin du réchauffement climatique actuel !), c’est-à-dire à l’interception du rayonnement solaire par la masse disséminée des poussières radioactives ; donc à l’interruption de la photosynthèse, donc à la possible extinction des formes supérieures de vie sur la planète Terre. Traduisant en français laïque les vaticinations guerrières des belliqueux prophètes « évangélistes » yankees qui, à l’instar de Reagan, annonçaient l’ « Harmaghedon » (la bataille finale où Dieu défait les mécréants – en clair, les communistes – et où les « bons » rejoignent le « Royaume »), Glucksmann exécuta le « sale boulot » philosophique que nécessitait la justification de l’exterminisme impérialiste. Il écrivit notamment cette atrocité philosophique sans aucun précédent : « je préfère succomber avec mon enfant que j’aime (sous-entendu, dans une guerre nucléaire, G.G.) plutôt que l’imaginer entraîné vers quelque Sibérie planétaire  ».

  1. Deux réponses à l’exterminisme reagano-glucksmannien : Gorbatchev ou Castro.

Si ce fanatisme anticommuniste maximal – qui obtenait un succès de masse chez les petits-bourgeois de gôôôche : A.G. avait en effet des centaines de milliers de lecteurs et il faisait même école dans le PS[9] – n’a pas abouti à la guerre mondiale nucléaire, ce n’est pas parce que l’impérialisme US « bluffait »[10], mais parce que la direction gorbatchévienne de l’URSS intimidée et surtout, complaisante et félonne, a choisi la capitulation idéologique et diplomatique en rase campagne. Au lieu de répondre crânement, comme le faisait alors Fidel Castro « socialismo o muerte, patria o morir ! » et qu’il appelait, non pas à attendre l’apocalypse nucléaire mais à développer la lutte de classe révolutionnaire, au lieu de suivre la voie brièvement explorée par Youri Andropov pour construire un large front anti-exterministe mondial (le « front mondial de la raison »), Gorbatchev accepta la problématique exterministe en se contentant d’inverser l’exterminisme US en social-pacifisme de type munichois : le « plutôt morts que rouge » exterministe des Occidentaux devint le « plutôt pas rouges que morts ! », ce qui, traduit en « nouvelle pensée » gorbatchévienne devenait ceci : « préférer les valeurs universelles de l’humanité aux intérêts de classe du prolétariat ». En clair, il s’agissait de renoncer au socialisme pour sauver la paix, comme Nixon y invitait au même moment dans son livre sinistrement intitulé Le mythe de la paix. A l’arrivée, la Russie postsoviétique actuelle, que les USA « cherchent » militairement de l’Asie centrale à la Syrie en passant par l’Ukraine et les pays baltes, aura répudié le socialisme et ses acquis sociaux sans aucunement gagner la paix. Comme les « Munichois » Chamberlain et Daladier qui, aux dires de Churchill, choisirent le déshonneur pour avoir la paix et n’eurent que la guerre en récompense de leur veulerie, Gorbatchev a simplement remplacé la « guerre froide » par une paix… de plus en plus chaude. Une « paix » qui, aujourd’hui, pourrait rapidement se transformer en affrontement direct sur les champs de bataille de Syrie ou du Donbass puisque, si le Traité de Varsovie et la Fédération soviétique ont disparu, l’OTAN s’est étendue aux frontières de la Russie et l’ « Union transatlantique » doublée de l’ « Union transpacifique » en gestation visent clairement à isoler et à encercler économiquement les « BRICS », au premier rang desquels la Chine largement décolorée et la Russie totalement décommunisée… Et si pour finir l’exterminisme reagano-glucksmannien, cette continuation de la guerre de classe par d’autres moyens (et ajouterais-je, cette préparation de la contre-révolution par le chantage à l’extermination), avait seulement changé de forme en s’incarnant dans la mortifère mondialisation néolibérale, dans ses guerres impérialistes incessantes, dans sa fascisation politique rampante, dans sa course au tout-profit maximal, dans sa marchandisation galopante de l’humain et de la nature, qui tout à la fois, comme disait Marx, « épuise la Terre et le travailleur » ? Après tout, il n’est pas qu’une façon de détruire l’humanité et de détruire l’humanité de l’homme…

  1. En quel sens, contrairement à BHL, Glucksmann fut un « philosophe »

C’est en ce sens cependant, répétons-le, que le triste A.G. est, bien davantage que BHL, cet histrion du concept que nul n’a jamais pris au sérieux dans les milieux philosophiques, un philosophe à la triste figure. Sans valoir moralement et politiquement plus cher que son compère, Glucksmann fut un philosophe au sens où l’est toute personne qui cherche à penser jusqu’au bout, de manière radicale et cohérente, une hypothèse théorique, et plus encore, une conception du monde et de l’existence. Poussant jusqu’à ses plus noires conséquences le faux humanisme, le faux universalisme et les pseudo-symétries « antitotalitaires » de la bourgeoisie impérialiste, A.G. fut et reste un attracteur négatif du sens. On peut même s’aider de sa pensée, véritable repoussoir tragique de tout progressisme, pour concevoir en sa cohérence la portée anti-exterministe radicale d’un communisme de troisième génération[11] qui assumerait à la fois – car les deux engagements se conditionnent mutuellement – la transformation de l’humanité et sa conservation (défense anti-impérialiste de la paix mondiale, anticapitaliste de l’environnement, etc.) ; en effet la défense de la survie humaine passe par sa transformation révolutionnaire et symétriquement, la révolution socialiste et anti-impérialiste doit se soucier plus que jamais, non seulement de changer la vie, mais de la sauver. Et cette dimension ô combien universaliste du communisme n’invite assurément pas à moins de combat de classe, mais à plus d’engagement révolutionnaire ; car n’en déplaise à Gorbatchev… et à Glucksmann, tous deux d’accord pour opposer métaphysiquement ces notion, ce serait plus que jamais une illusion « exhaustivement » mortelle que d’opposer « les intérêts de classe du prolétariat » aux « valeurs universelles de l’humanité » au premier rang desquelles figure le droit à la vie et au développement solidaire de chacun. Plus que jamais, à la cubaine, « la patrie ou la mort, le socialisme ou la mort, nous vaincrons !  »…

Georges Gastaud

www.initiative-communiste.fr - @PRCF_

http://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/andre-glucksmann-de-lanticommunisme-de-gauche-sic-a-lexterminisme-reaganien/


 

[1] Philosophe, dernier ouvrage publié Marxisme et universalisme, Delga, 2015.

[2] On pense à Cohn-Bendit, à S. July, le patron de Libé ; cf aussi, un cran au-dessous A. Finkielkraut, ex-mao devenu le penseur attitré des « nouveaux réacs », ou D. Kessler, qui appelle désormais au nom du patronat à « démanteler le programme du CNR »

[3] Rappelons que les grands défenseurs français des droits des riches bourgeois de Saigon ont ensuite soutenu pendant dix ans les Khmers Rouges : invariablement, la France de Giscard puis celle de Mitterrand votaient pour que ces bourreaux – ennemis farouches du Vietnam voisin ! – conservent leur siège usurpé (celui du Royaume khmer) à l’ONU sous le tutorat grimaçant du pitre Norodom Sihanouk.

[4] Victoire du peuple vietnamien, Révolution portugaise des Œillets, victoires populaires en Afrique et en Amérique centrale, écroulement de plusieurs dictatures fascistes, extension des forces anticapitalistes au Portugal, en France, en Espagne, en Grèce… n’oublions jamais que les années 70 encore toutes proches furent très délicates pour le bloc euro-atlantique…

[5] Il serait injuste d’assimiler à la GP les marxistes-léninistes issus du PCF qui, à la fin des années 60, crurent nécessaire de rompre avec leur parti pour conserver une ligne révolutionnaire qu’incarnait selon eux Mao face aux héritiers soviétiques de Khrouchtchev. Mais combat-on les tendances révisionnistes droitières des uns en exaltant le sectarisme gauchiste des autres… surtout quand pour finir, la direction chinoise finit par s’allier aux USA pour combattre Moscou ou par soutenir Pol Pot pour faire échec au Vietnam jugé trop prosoviétique ?

[6] …laquelle eût été impossible sans l’implantation de la grande CGT de classe de Benoît Frachon et sans les intenses luttes anticoloniales des années 50 et 60, menées, pour l’essentiel par les militants du PCF, de la CGT et du syndicat UNEF.

[7] Géopolitiquement parlant, la défaite historique d’Hitler devant l’odieuse Armée rouge de Staline avait marginalisé les fascistes, du moins en Europe, et elle avait désenclavé politiquement les communistes. En bref, l’antifascisme dominait alors l’anticommunisme dont Hitler était le fer de lance avant 1945.

[8] A supposer que l’extension du communisme soit un risque pour le monde du travail, l’histoire ultérieure – la contre-révolution en URSS ! – a prouvé que le verbiage de Reagan sur la « menace communiste » relevait en fait, soit du mensonge, soit de l’auto-intoxication !

[9] A l’époque, les plans de programmation militaire géants programmés par Mitterrand et par son ministre de la défense d’alors, qui était déjà Le Drian, plombaient comme jamais le budget de la France « socialiste »…

[10] La revue Actualités soviétiques démontrait alors que les « manœuvres » de l’OTAN prenaient une telle ampleur qu’on pouvait de moins en moins les distinguer d’une préparation directe à l’engagement d’hostilités.

[11] Si la première génération est celle qui va de Babeuf à la Commune et la seconde celle qui couvre tout le mouvement historique issu de la Révolution d’Octobre.


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24 réactions à cet article    


  • Osis Oxi gene. 12 novembre 2015 19:14

    Fils à papa, je suis milliardaire,
    Je falsifie je plagie,
    Je tourne des navets,
    Spécialiste du bide, j’écris des pièces de théâtre adulées parce que j’ai toujours une claque,
    Les médias sont tous mes laquais,
    J’ai des chemises blanches cartonnées à 1000 euros,
    Je suis un va en guerre de salon,
    Je suis violent, colérique, menteur,
    Comme tous les cuistres, je suis creux comme un radis...
    Mes détracteurs sont toujours d’horribles antisémites ....
    Mais surtout, je déteste les tartes à la crème.

    Je suis... je suis... je suis...je suis...


      • Laulau Laulau 13 novembre 2015 08:04

        Merci pour cet article qui remet ce « philosophe » à sa juste place : un faux nez de l’impérialisme U.S.


        • scorpion scorpion 13 novembre 2015 09:11

          Philosophe des cuvettes de chiottes où il s’apanouissait avec ses amis BHL & Filcolcrotte...l


          • eric 13 novembre 2015 09:53

            Beaucoup de vrai dans cet article. Le communisme est un des avatars des idéologies ad hoc que s’invente la classe moyenne lettrée pour s’expliquer à elle même l’injustice dont elle est victime ( elle ne dirige pas alors qu’elle est « tellement plus éclairée que tous les autres ») et trouver les chemins d’un pouvoir que la démocratie ne lui donnerait jamais.

            Le marxisme léninisme fut une forme relativement achevée puisqu’il expliquait la pénible situation sociale de ces gens, en leur expliquant qu’ils n’y étaient pour rien, que seule l’histoire les avait réduit à cette douloureuse extrémité ’ être « moyens »), mais en plus, grâce à Lénine, et en contradiction avec Marx, que « quand même, avec un peu de volontarisme, de brutalité, on devait pouvoir y arriver... »

            Par la suite, et devant l’échec cinglant de cette idéologie, autant que du fait de son rejet total par les masses, on assiste à différentes déclinaisons qui reviennent au fond à dire la même chose ’ « c’est nous qu’on doit être les chef parce qu’on a raison »

            La « nouvelle philosophie » fut un de ces épisodes. On a aussi les écolos bio, les ultralibéraux américains, qui sont tous d’anciens marxistes, en général tendance trotskiste, les LGBT, théoriciens du genre et autres intersectionalistes....

            La brutalité dont ils font preuve les uns envers les autres est un des éléments de ressemblance avec l’Islam intégriste. Les apostats sont pires que les infidèles.

            La trajectoire classique, Onfray, Glucksman, Elisabeth Levy, Eric Zeymour, Dieudonné, c’est une dérive progressive du communisme à la papa, vers des formes gauchisantes, puis un passage à travers le n’importe avant une droitisation de façade.

            Parfois, vers la toute fin de vie, ces gens finissent par comprendre la démocratie, la vraie, la droite quoi. La politique c’est la gestion du vivre ensemble, mais si cela tourne à la vérité existentielle, le totalitarisme n’est pas loin.

            Il est donc juste bon, et sain que ces gens se traitent les un les autres de facho, de totalitaires, de fous furieux, parce que c’est ce qu’ils sont en dernière analyse. Il vaut mieux qu’ils se battent entre eux, plutôt qu’ils embêtent les autres.

            Par ailleurs, je suis globalement d’accord avec l’idée qu’à l’époque ou c’est sorti, tous ces types, c’était rigolo, parce que l’on pouvait lire des gens allaité au socialisme, finir par comprendre la nature commune profonde des totalitarisme du 20 eme siècle avec leur expression post alternéomarxiste un peu maladroite. Mais c’est vrai que quand même, sur le fond, cela ne volait pas bien haut...Découvrir à l’aube des années 80 que les soviétisme était un fachisme !? Jamais que 40 an de retard sur les vrais penseurs...IL fallait être un peu à gauche pour y voir du nouveau...

            Mais cela, c’est une caractéristique constant des pensée de ces gens. Comme il faut une ligne générale, une unité pour se tenir chaud entre moyens, il faut un PPCD. UNntruc nécessairement un peu simpliste.

            En cela aussi Glucksman, et même BHL sont bien les enfants du parti communiste...


            • taktak 13 novembre 2015 10:31

              @eric
              quel galimatia ! c’est fou cette propension chez les réactionnaires adepte de la dictature de la classe capitaliste à faire des phrases. Pour justifier que dans le système que vous défendez 99% des gens sont relégués à l’exploitation et à devoir fermer leur gueule.
              Et pourquoi donc la démocratie ne donnerait jamais le pouvoir à la classe des travailleurs alors que c’est 99% de la population ? sans doute parceque justement votre « démocratie capitaliste » n’est est pas une mais une dictature de classe !

              quant à la « dictature du prolétariat » c’est bien la définition même de la démocratie dans une société avec classe puisqu’il s’agit simplement de dire que les prolétaires (c’est à dire ceux qui vivent de leurs travailleurs et non de la spéculation et de la rente) ont le droit de décider sans se soumettre à la dictature des possédants. Cela signifie simplement un homme une voix. Y compris en matière de démocratie économique.

              vous devriez assumer cher éric vos idéologues, les Gucksmann et BHL et autre Finkelkraut. Et leurs crimes dont vous êtes un complice


            • eric 13 novembre 2015 10:48

              @taktak
              Non mais TAKTAK, essuyez vous les pieds avant d’entrer ! Vos lourds souliers ferrés dégoulinent encore du sang des idées toutes faites dans lesquelles vous pataugez.... !

              Vous oubliez que j’ai été sur votre stand à la fête de l’huma et que j’ai accès à internet...Le profil de Gastaud par exemple, est bine celui que j’ai constaté de mes yeux, une bande ( faut il dire une banderole quand on a affaire à une petite bande...) d’anciens profs et fonctionnaires à la retraite. Comme victime des capitalistes et des cadences infernales, vous repasserez...


            • eric 13 novembre 2015 10:51

              Je vous rappelle que « ceux qui vivent de leurs travailleurs » pour reprendre vos termes, ce sont les fonctionnaires et autres apparatchiks tels que syndicalistes à dispenses de travail. Les capitalistes eux, vivent de leurs rentes...c’est à dire de la nécessaire rémunération de l’investissement en capital productif.....


            • PRCF PRCF 13 novembre 2015 11:33

              @eric

              1°) le PRCF est représentatif dans sa composition de la classe des travailleurs, avec une majorité d’ouvriers et d’employés.

              2) les fonctionnaires vivent de leurs travail. Ce qui n’est pas le cas des parasites vivant de la rente et de la spéculation, c’est à dire de la plus value volée aux travailleurs. Ce n’est pas les capitalistes qui produisent la richesse mais bien les travailleurs.
              Rappelons que le montant des dividendes versés par le CAC 40 à ses actionnaires est supérieurs à l’impots sur le revenu pour donner une échelle à ce pillage systématique de la richesse appartenant aux travailleurs.


            • Laulau Laulau 13 novembre 2015 12:03

              @taktak
              quant à la « dictature du prolétariat » c’est bien la définition même de la démocratie dans une société avec classe puisqu’il s’agit simplement de dire que les prolétaires (c’est à dire ceux qui vivent de leur travail et non de la spéculation et de la rente) ont le droit de décider sans se soumettre à la dictature des possédants.

              Bien dit. Mais pour les obtus du genre d’Eric, la dictature des possédants c’est la vrai démocratie. Là où les renards (financiers) sont libres dans un poulailler (pays) libre.


            • marceau 13 novembre 2015 13:39

              @taktak
              « Et pourquoi donc la démocratie ne donnerait jamais le pouvoir à la classe des travailleurs alors que c’est 99% de la population »

              Parce que la« classe » des travailleurs n’existe pas et n’a jamais existé , vieux concept marxiste qui tend à figer dans le temps une situation historiquement dépassée, caduque pour permettre à des ramollis du ciboulot de continuer à éructer dans le vide !,


            • marceau 13 novembre 2015 13:41

              @Laulau
              Sans ces dirigeants vous seriez comme un aveugle sans sa canne !


            • CN46400 CN46400 13 novembre 2015 19:34

              @marceau

              C’est vrai çà, d’ailleurs la plupart des rejetons des ex prolos de chez Renault habitent Neuilly n’est-ce pas.....

            • mmbbb 14 novembre 2015 16:52

              @PRCF Comme l’aurait Staline (les membres du PC allaient passe de beau W End dans les reserves de chasse du maitre des Caraptes Ceauscesu ) et Thores avait ses entrees au Kremlin donc combien de division le PRCF ? Vous n’etes plus rien . Par ailleurs les Duclos Doriot ont bien servi la France en 1940 1945 . 


            • Laulau Laulau 13 novembre 2015 10:05

              Jamais que 40 an de retard sur les vrais penseurs.

              C’est qui le vrai penseur ? Pas vous en tout cas.


              • eric 13 novembre 2015 10:30

                @Laulau
                Merci pour cet argument constructif/ Connaissez vous un certain Léon Blum ? Auteur de la première et du reste à peu prêt seule critique socialiste construite et cohérent et du bolchevisme ? Je dis ça, vous n’avez pas un profil à connaitre des gens qui ne pensent pas comme vous...


              • taktak 13 novembre 2015 10:35

                @Laulau

                Tu n’as pas honte cher Laulau ... mais les vrais penseurs c’est Eric, et ces prédécesseurs Mauras et Pétain ...


              • eric 13 novembre 2015 10:43

                @taktak
                Je n’ai pas grand chose a voir avec ce maréchal radical socialiste, admiré de Léon Blum et soutenu dans la collaboration par la fine fleur des gauches d’avant guerre. Il est difficile d’oublier que les députés élus par le parti communistes en 1936 dans le cadre du Front Populaire, qui refusaient le pacte fasciste/bolchevique, sont nombreux à lui avoir voté les plein-pouvoirs, au côté de leurs ex alliés socialistes et radicaux, pendant que notre leader, le Général de Gaulle partait continuer le combat contre les collectiv-ismes de droite ou de gauche à Londres.

                En ce qui concerne Mauras, j’en entends dire le plus grand bine par les gens qui l’on lu. Comme ce n’est pas mon cas, je me garde d’avoir une opinion tranchée. Je crois que Coluche aurait appelé cela l’absence d’esprit d’équipe. J’imagine que chez vous, il doit bine y en avoir un qui a lu Mauras et qui a expliqué aux autres ce qu’ils devaient penser... ? tiens vous, comme cela, sans regardez sur WIKI, qu’est ce qu’il dit Mauras sur le fond ?


              • PRCF PRCF 13 novembre 2015 11:44

                @eric
                Le parti communiste étant interdit par les sbires capitulard de votre espèces, ceux qui avant le pacte germano soviétique avaient signé le pacte franco-nazi Bonnet Ribbentrop, il n’était pas présent dans l’assemblée qui a voté (à une majorité écrasante de droite, ie les réactionnaires et les sociaux démocrates qui sont le bras politiques du parti unique capitaliste hier et aujourd’hui) les pleins pouvoir à Pétain. Votre mensonge est donc patent

                Le Général de Gaulle, a lui fait alliance avec la seule réelle force résistance en France : les communistes, au sein du CNR, adoptant un programme collectivistes. C’est bien ce programme d’ailleurs que vous combattez, des statuts de la fonction publique en passant par la sécu, les retraites, les entreprises et banques nationalisées...

                Mentir, Mentir et Mentir, c’est bien là le seul argument des fachos, appliquant à la lettre les méthodes de Goebbels.


              • PRCF PRCF 13 novembre 2015 11:53

                @PRCF
                Le discours de éric est tout à fait semblable à celui de Pétain.

                "Le désastre n’est, en réalité, que le reflet, sur le plan militaire, des faiblesses et des tares de l’ancien régime politique […] Jamais, dans l’histoire de la France, l’État n’a été plus asservi qu’au cours des vingt dernières années […] par des coalitions d’intérêts économiques et par des équipes politiques ou syndicales, prétendant fallacieusement représenter la classe ouvrière. Il faut aujourd’hui reconstruire la France […] On ne saurait davantage y découvrir les traits […] d’une revanche des événements de 1936 […] L’ordre nouveau est une nécessité française. Nous devrons tragiquement réaliser, dans la défaite, la révolution que dans la victoire, dans la paix, dans l’entente volontaire de peuples égaux, nous n’avons même pas su concevoir. »

                « Le régime nouveau sera une hiérarchie sociale. Il ne reposera plus sur l’idée fausse de l’égalité naturelle des hommes, mais sur l’idée nécessaire de l’égalité des « chances » données à tous les Français de prouver leur aptitude à « servir ». Seuls le travail et le talent redeviendront le fondement de la hiérarchie française. Aucun préjugé défavorable n’atteindra un Français du fait de ses origines sociales, à la seule condition qu’il s’intègre dans la France nouvelle et qu’il lui apporte un concours sans réserve" pétain 1940


              • Laulau Laulau 13 novembre 2015 11:53

                parti communistes en 1936 dans le cadre du Front Populaire, qui refusaient le pacte fasciste/bolchevique, sont nombreux à lui avoir voté les plein-pouvoirs,

                Wilipédia :

                Le 10 juillet 1940, les parlementaires inscrits étaient au nombre de 846 (544 députés et 302 sénateurs)2 sur les 907 députés et sénateurs inscrits en 19397. Seuls 670 (sur les 907 parlementaires) prennent part au vote7 (426 députés et 244 sénateurs2), en effet, 176 parlementaires sont absents2 dont 27 sont à ce moment-là en mer, embarqués le 21 juin du port du Verdon8 en aval de Bordeaux, vers Casablanca sur le paquebot Massilia (26 députés et un sénateur)2,8 ainsi que « 17 parlementaires décédés et un grand nombre se trouvant, à cause de la guerre, dans l’impossibilité de rejoindre Vichy ou ne souhaitant pas s’y rendre7 ». 61 parlementaires communistes (60 députés et un sénateur) ne peuvent siéger : depuis le 16 janvier 1940, ils sont déchus de leur mandat2 à la suite du pacte germano-soviétique7,9 et du décret-loi d’Édouard Daladier du 26 septembre 1939 interdisant le Parti communiste10. La séance est présidée par le président du Sénat, Jules Jeanneney (qui ne prend pas part au vote en raison de sa fonction).

                Vous êtes une patate ignorante. Les députés communiste ne siégeaient plus à l’assemblée au moment du vote des pleins pouvoirs, alors ils ont voté comment ? Par internet ? Les quelques ex-communistes qui votèrent pour Pétain purent le faire justement parce qu’ils avaient condamné le pacte germano-soviétique .... un détail très révélateur sur la bonne foi de ceux qui s’étaient indignés à la signature de ce pacte, les soit disant patriotes : droite, socialistes et radicaux. On condamne l’URSS qui essaie de se protéger de de l’Allemagne et on saute dans les bras des nazis au premier danger.


                • SEPH 13 novembre 2015 12:07

                  André Glucksmann, BHL, ...... ne sont que des philosophes de pissotières et encore. Des suppôts d’assassins qui se sont réjouis des massacres de l’Otan et d’Israël en Yougoslavie, Libye, Irak,Syrie,Gaza,.......
                  Pour eux l’armée israélienne a fait preuve de retenue à Gaza (*), elle est la plus humaine du monde (dixit BHL) !!!!!

                  Ces gens ne sont pas de qualités, ils ne respectent rien. Ce ne sont que des chiens de garde des sionistes et de l’Empire US.

                  Ils ont l’art d’inverser les rôles en faisant passer les agresseurs pour des agressés et inversement.

                  Ils ne sont que de petits larbins de monstres sanguinaires. Ils sont à vomir.

                  Glucksman, s’attribuant des lumières en matière de stratégie militaire, dans une tribune publiée par Le Monde lors des bombardements de l’OTAN sur Belgrade :

                  « Pas assez de bombes, pas assez longtemps »

                  L’OTAN a utilisé des bombes à uranium appauvri interdite par les traités internationaux qui ont causé quelques années plus-tard de très nombreux cancers dans la population civile ;

                  Des Grands humaniste sanguinaires.. !!!!!!!!!!!!!!!!

                  (*) GAZA 2014 : 2 251 Palestiniens ont été tués, dont 1 462 civils et 551 enfants.
                  , plus de 10000 bléssés, des dizaines de milliers habitations détruites sous des bombes interdites : phosphore, à fragmentation, uranium appauvri.,... des crimes de guerres toujours sans sanction.



                  • marceau 13 novembre 2015 13:53

                    Faux philosophes mais vrais communautaristes qui ont abandonné leur soutien au communisme pour celui du sionisme dés lors qu’ils se sont rendu compte que la défense de leur communauté comptait infiniment plus que celle d’une « classe » sociale dans laquelle ils ne se reconnaissaient pas !


                    • aldous II aldous II 13 novembre 2015 15:36

                      ce simple le group de contestataires AIPAC « pour et contre » zemmour contre Onfray par example, BHL contre Onfray ou autre ! le faux match point car tout est controle par AIPAC. Ces « faux philosophes » et le 99% soit le reste du mortel’s qui ne fait pas partie de la diaspora juive. la quelle est repartie entre 1% le lobby juives et 99% les juives soldat. car le goy sont aussie des soldat comme les musulman et islamiste ISIS, ce que des soldat de cette 1% mondial. 

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