Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > Bastien Faudot : 1er candidat officiel pour la présidentielle (...)

Bastien Faudot : 1er candidat officiel pour la présidentielle 2017

C'est bel et bien parti pour la course à la présidentielle 2017. Dimanche 7 février, la petite formation du MRC (Mouvement Républicain et Citoyen), de gauche, a officiellement lancé la campagne de son poulain de 37 ans, Bastien Faudot. La candidature du renouveau ?

 

Quelques centaines de personnes étaient venus soutenir, ce dimanche 7 février, au Cabaret sauvage, cet héritier idéologique de Jean-Pierre Chevènement. Son nom ? Bastien Faudot. 

Vous ne connaissez peut-être pas son parti, le MRC, ni ce nouveau personnage de la vie politique. Pourtant, cette formation, située à gauche, est née des cendres du Pôle Républicain de 2002 (mouvement "transpartisan", présent lors de la présidentielle la même année), un mouvement créé par l'ancien ministre de l'intérieur, Jean-Pierre Chevènement. 

En 13 ans d'existence, le MRC a surtout été un agitateur pour le Parti Socialiste. Appelant à voter "non" au traité constitutionnel européen de 2005, très critique vis-à-vis de l'orientation libérale du Parti Socialiste, le MRC n'a, toutefois, jamais été une force émergente. Dernièrement, en 2014, c'est même son président d'honneur, et sa figure intellectuelle et médiatique, Jean-Pierre Chevènement, qui a souhaité claquer la porte, avec la députée Marie-Françoise Bechtel. Mais le MRC, présidé par Jean-Luc Laurent, ne souhaite pas se résigner. Au contraire... Avec fermeté, ce parti a, de fait, décidé de présenter un candidat pour 2017. Il s'agit donc de Bastien Faudot, originaire de Belfort...La terre sacrée de Jean-Pierre Chevènement.

A 37 ans, il semble, plus que jamais, déterminé à aller jusqu'au bout. Effectivement, la question est légitime au regard des précédentes actions du MRC. Bastien Faudot rejette ainsi l'hypothèse d'un nouveau 2007 ou 2012 (lors de ces deux élections, Jean-Pierre Chevènement s'était retiré pour soutenir, finalement, la candidature du Parti Socialiste) "Nous livrerons le combat," affirme le jeune candidat lors de son premier meeting.

Déjà rôdé à certaines questions, Bastien Faudot, élu au conseil départemental du territoire de Belfort, semble prêt. Ainsi, à la question de la crainte d'une nouvelle division de la gauche et d'un possible 21 avril 20021 pour 2017, il rétorque : "Mais ça ne prend plus. Cette intimidation (ndlr : du Parti Socialiste) ne marche plus. Un cycle s'est refermé avec les dernières élections régionales. le retrait des candidats de gauche au 2e tour, c'était un 21 avril... Volontaire !"2

Nul doute, dans les paroles, Bastien Faudot ne souhaite pas faire campagne pour négocier des postes électoraux avec le PS. Bastien Faudot entend, ainsi, jeter la responsabilité sur la politique gouvernementale, dans le cas d'une absence de la gauche au second tour de la présidentielle de 2017.

Les renoncements de François Hollande, la remise en cause de l'Euro, de l'Europe, de l'orientation social-libérale de l'économie... Bastien Faudot s'attaque à toutes les crispations du moment. Nul doute, le Belfortain souhaite mener une campagne à gauche, dans une orientation antilibérale. "Je n'exclus ni les nationalisations provisoires ni les nationalisations définitives," poursuit-il. D'ailleurs, il cible l'un de ses adversaires : "Le tyran de la finance", devant une assistance qui applaudit aussitôt. On croirait presque entendre le Bourget et le discours de François Hollande avant sa victoire, il y a quatre ans. Mais Bastien Faudot, quant à lui, ne demande qu'une chose : faire confiance à la jeunesse en politique. 

"Ce n'est pas le combat d'une élection, c'est le combat d'une génération," conclut-il lors de ce premier discours. A l'image de Podemos qui remporte succès après succès en Espagne, Bastien Faudot parviendra-t-il à créer le même mouvement enthousiaste de renouvellement politique en France ? Vaste programme, disait un certain Général. 

 

 

1. Le 21 avril 2012 a vu, pour la première fois, la présence du Front National, avec Jean-Marie Le Pen, au second tour d'une élection présidentielle. L'extrême droite devançant ainsi la candidature du socialiste Lionel Jospin au 1er tour de l'élection. La gauche battue dès le premier tour, le second tour voyait donc l'opposition entre deux candidats de droite, Jacques Chirac et Jean-Marie Le Pen.

 

2. Le Parti Socialiste a demandé, lors des élections régionales de 2015, le retrait de trois de ses listes pour faire barrage à une éventuelle victoire du Front National au second tour de l'élection. Le PS soutenant ainsi les candidatures des "Républicains" (droite) dans trois régions.


Moyenne des avis sur cet article :  3.43/5   (7 votes)




Réagissez à l'article

8 réactions à cet article    


  • César Castique César Castique 12 février 17:50

    Pour les 500 signatures, il voit ça comment ?


    Des copier-coller ?

    • Solon le Jeune Solon le Jeune 13 février 07:50

      J’ai beau être Chevenementiste (en tout cas souverainiste et « de gauche ») je me demande moi même si je vais voter pour ce brave gars. On va partir tellement divisé smiley (UPR, DLF, PdG, et maintenant MRC) à quand l’union des souverainistes ?


      • César Castique César Castique 13 février 08:16

        @Solon le Jeune

        « ...(UPR, DLF, PdG, et maintenant MRC) à quand l’union des souverainistes ? »


        Avec tout ça, et si tous les électeurs potentiels jouent le jeu, vous devriez frôlé la cheville du Front national.


      • Solon le Jeune Solon le Jeune 13 février 09:52

        @César Castique

        Non, même avec l’Oreal il faudra encore beaucoup de maquillage à ce parti...


      • César Castique César Castique 13 février 10:00

        @Solon le Jeune


        Apparemment, vous ne connaissez pas l’expression « Ne pas arriver à la cheville »


        Ça sert aussi à ça, Internet. A s’instruire... 


      • Solon le Jeune Solon le Jeune 13 février 10:43

        @César Castique

        En effet j’ai surtout lu trop vite (et plus focalisé sur votre faute d’orthographe « frôlé » au lieu de « frôler » : s’instruire c’est aussi écrire français)

        Après, vu les taux d’abstention, tout pourrait arriver politiquement (enfin en théorie). Sauf que sans union il n’y aura aucune force et je ne vois pas grand monde pour faire l’union.


      • César Castique César Castique 13 février 11:35

        @Solon le Jeune



        « ...(et plus focalisé sur votre faute d’orthographe « frôlé » au lieu de « frôler » : s’instruire c’est aussi écrire français) »


        Et ça, c’est pas du français que vous causez, c’est bien de la peine smiley

      • fred.foyn Le p’tit Charles 13 février 09:29

        Tous ces « Micro-Parti » sont au service de l’UMP/S...

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès