Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > Bayrou-Le Pen, le duel surprise du second tour ?

Bayrou-Le Pen, le duel surprise du second tour ?

Si l’on s’était fié aux sondages de l’automne, l’élection présidentielle était déjà jouée. Nicolas Sarkozy contre François Hollande au second tour, et Hollande l’emportant haut la main. Mais… Mais la crise est là, profonde, brutale. Comme le disait un éditorialiste il y a quelques semaines, en réalité, qui peut imaginer que la situation d’avril sera celle d’aujourd’hui ? La présidentielle de 2012 est devenue un match à quatre, avec Bayrou et Le Pen en outsiders.

Ce soir là, Jean-Michel Aphatie présente, devant un Eric Besson incrédule, une hypothèse de second tour de l’élection présidentielle que personne n’avait encore osé suggérer sérieusement. François Bayrou contre Marine Le Pen. Parce que, dit-il, la crise est là, la situation va continuer à s’aggraver, le chômage monte en flèche, la société a perdu ses repères. Nicolas Sarkozy va être plombé par une situation économique et financière désastreuse dont il est en parti responsable, François Hollande est empêtré dans un programme socialiste intenable et des accords de partis ingérables. François Bayrou et Marine Le Pen sont en dehors du système, ils peuvent récupérer les électeurs déçus et inquiets des deux camps. Quel crédit donner à cette hypothèse ?
 
Les candidats
Marine Le Pen a 43 ans. Si elle n’est pas la plus jeune candidate de cette élection, sa relative jeunesse n’est pas sans importance. Par rapport à 2007, lorsque son père avait manifestement pâti d’une certaine usure, ce renouvellement de génération, dans un contexte socio-économique nouveau, constitue un atout indéniable. Avocate de formation, Marine le Pen, née à Neuilly sur Seine, a vécu immergée dans la politique dès son plus jeune âge. Et malgré ses mandats régionaux obtenus en Nord-Pas-de-Calais, ou son mandat de députée européen plus anecdotique qu’autre chose, elle demeure avant tout une parisienne, pleinement intégrée au microcosme politique national. Divorcée, mère de trois enfants, Marine Le Pen a hérité de son père le sens de la répartie, la colère facile, réelle ou feinte, les avis tranchés. Comme lui, elle n’argumente pas, elle assène, et sait remarquablement exprimer le ras-le-bol de cette partie de la population qui se sent abandonnée.
François Bayrou a 60 ans. S’il n’est pas le candidat le plus âgé de cette élection, celle-ci est néanmoins sa troisième, et cette expérience a aussi son importance. Après un premier galop d’essai en 2002, qu’il avait terminé sur le score modeste de 6,8%, François Bayrou avait constitué la surprise de 2007. Terminant troisième avec ses 18,57%, il avait sérieusement menacé les favoris dans sa montée spectaculaire lors des mois de février et mars, dépassant les 20% d’intentions de vote, avant de s’essouffler dans la dernière ligne droite, victime de la coalition implicite de ses concurrents, et du doute qui avait au dernier moment saisi une partie de son électorat sur ses capacités à gouverner. Béarnais, né dans le petit village de Bordères qu’il habite toujours, de parents agriculteurs, François Bayrou devint ensuite agrégé de lettre et enseignant avant de se concentrer à la vie politique, et de devenir le père de 6 enfants. Ses origines provinciales modestes et sa formation littéraire ont sculpté sa personnalité : François Bayrou est un intellectuel aux pieds ancrés dans la terre. Tenace, têtu, mais clairvoyant, il exècre ces ors de la République pour lesquels se battent tant de politiciens professionnels. Le débit de sa parole, ralenti par sa lutte contre le bégaiement, suit une pensée profonde, construite, qu’une émotion contenue vient parfois renforcer. François Bayrou est un visionnaire bâtisseur, une singularité dans le paysage politique français, et la rectitude de son parcours participe à sa force.
 
Leur projet
Le projet présidentiel de Marine Le Pen est, contrairement à celui des autres favoris de cette élection, déjà assez détaillé (http://www.marinelepen2012.fr/le-projet/). Sans pouvoir être ici décrit de façon exhaustive, il peut néanmoins être présenté comme s’articulant autour de trois axes clés :
· La « préférence nationale ». Élément traditionnel du Front National et des autres partis « nationalistes » européens, cet axe se traduit par deux grandes séries de mesures. Les unes consistent en une fermeture partielle des frontières, la proposition de renégociation unilatérale de nombreux accords internationaux de la France, le rétablissement de droits de douanes, l’arrêt quasi-total de l’immigration etc. Les autres, à vocation plus interne, établissent une discrimination positive en faveur des nationaux, voire des « patriotes », pour divers services (logement, santé…) ou l’accès à certaines professions et, à l’inverse, une discrimination négative pour les étrangers.
· La « renationalisation ». Il s’agit là d’un tournant à 180° par rapport aux positions anciennes du FN. Le projet de Marine Le Pen comporte en effet une large série de propositions très semblables à celles du programme commun de la gauche des années 70 : fin de la décentralisation au profit d’un État plus centralisateur, planification stratégique industrielle, sanctuarisation des participations de l’État dans les sociétés de service public, renationalisation partielle des banques, développement massif de certains secteurs publics (armée, police, justice, santé…), blocage des prix de différents biens et services etc.
· Le « traditionalisme ». Sur un certain nombre de sujets, comme l’éducation, la culture ou l’environnement par exemple, les propositions de Marine Le Pen sont un retour à des méthodes ou valeurs classiques, « patrimoniales », qui ne sont d’ailleurs pas sans présenter une certaine convergence avec la philosophie de François Bayrou. De la même façon, elle insiste sur la nécessité du soutien aux PME, à l’artisanat, à l’entreprenariat, dans le cadre d’un rétablissement d’un marché national renforcé et protégé. Plus surprenant, elle propose aussi un retour progressif du droit à la retraite après 40 années de cotisation, grâce à la création de nouvelles sources de financement en dehors des revenus du travail.
 
A l’inverse, le projet de François Bayrou est encore en cours d’élaboration. Ses grandes lignes seront débattues lors d’une série de conférences thématiques qui se dérouleront d’ici la mi-février, et le projet détaillé ne sera donc sans doute pas publié avant début-mars. Pour autant, on en connaît depuis plusieurs semaines les éléments directeurs (http://www.bayrou.fr/#conviction), qui s’articulent eux-aussi autour de trois axes :
  • « Produire ». Il s’agit là certainement de l’élément le plus novateur du projet. Pour lutter contre le déficit chronique de la balance commerciale de la France, largement responsable selon Bayrou des problèmes budgétaires du pays, sa proposition est de relancer la production en France, qu’elle soit industrielle, agricole, de services mais aussi culturelle ou intellectuelle. Pour cela, Bayrou mise sur un label qui indiquerait la part de production française des différents produits ou services, afin d’encourager le consommateur à acheter les productions françaises, mais aussi sur un effort majeur à destination des PME. Pour ces dernières, il souhaite simplifier drastiquement les différents obstacles administratifs qui les empêchent de recruter (notamment le code du travail) et favoriser les productions haut-de-gamme, plus compétitives face aux produits réalisés dans les pays à bas-coût salariaux.
  • « Instruire ». Fort logiquement, l’ancien ministre de l’éducation nationale s’alarme de la chute impressionnante du niveau de notre enseignement constaté dans les enquêtes internationales. Deux axes d’amélioration sont proposés : rénover les systèmes d’enseignement en intégrant les réussites pédagogiques expérimentées par les meilleurs enseignants, et adapter les pédagogies aux enfants plutôt qu’imposer un système unique qui laisse sur le bas-côté de nombreux élèves en difficulté.
  • « Construire ». Rétablir une démocratie irréprochable, la séparation effective des pouvoirs avec une presse et une justice pleinement indépendantes, constituent toujours des objectifs majeurs pour François Bayrou, afin de redonner au citoyen confiance dans ses institutions. Ceci passerait par une série de réformes structurelles, mais aussi par l’interdiction de l’endettement de l’État pour ses dépenses de fonctionnement.
 
Leur équipe
La faiblesse apparente de l’équipe de Marine Le Pen (http://www.marinelepen2012.fr/lequipe/) demeure l’un des handicaps majeurs de sa campagne. Hormis la présence notable de son compagnon Louis Aillot, avocat et Conseiller Régional de Languedoc-Roussillon, et celle de Florian Philippot, diplômé d’HEC et ancien énarque, qui ont manifestement su professionnaliser le projet de la candidate FN, celle-ci ne dispose pas à l’heure actuelle d’un entourage suffisamment crédible pour constituer une base de gouvernement. Ceci explique sans doute une campagne publique quasi-exclusivement menée par la candidate elle-même. Pour autant, le niveau de détail du projet de Mme Le Pen, par comparaison avec ceux du FN lors des élections précédentes, suggère que des efforts ont été entrepris pour s’attacher l’apport de professionnels plus conséquents et il sera intéressant de suivre la présentation officielle de ses soutiens dans les semaines à venir.
Bien qu’ayant toujours pu compter sur un réseau d’experts important, le candidat centriste avait fortement pâti en 2007 de la faiblesse relative de son entourage politique, décimé par les débauchages de l’UMP, ce qui avait nuit à sa crédibilité de candidat dans les dernières semaines de campagne. A l’inverse, cette campagne de 2012 s’ouvre sur de meilleurs auspices. Au-delà de son équipe de fidèles du MoDem, François Bayrou a su s’entourer d’un grand nombre de personnalités politiques de premier plan, souvent anciens ministres, qui ont exercé des responsabilités importantes (http://www.bayrou.fr/#candidat). La poursuite des ralliements sur sa candidature, provenant non seulement de sa famille centriste d’origine mais aussi des gaullistes sociaux et peut-être des écologistes modérés, lui assure une crédibilité nouvelle et la capacité à former, si la situation se présente, une équipe gouvernementale compétente.
 
Leurs objectifs
Si le premier objectif de Marine Le Pen est bien sûr de faire le score le plus élevé possible lors de la présidentielle, voire d’accéder au second tour, la candidate du FN sait pertinemment qu’elle n’a aucune chance à l’heure actuelle d’être élue. En réalité, cette élection est une préparation aux élections suivantes, et d’abord aux législatives qui vont suivre. Le FN a en effet énormément souffert de son très mauvais score (4,3%) aux législatives de 2007. Or ce sont les législatives qui déterminent le financement public des partis politiques. Après ces élections, le FN avait dû se résoudre à licencier nombre de ses permanents et vendre son siège de Saint-Cloud, ce qui avait durablement affecté ses capacités à faire campagne lors des élections locales suivantes. Un bon score au présidentielles assurerait au FN une capacité à présenter des candidats plus crédibles aux législatives qui suivront, et constituerait un tremplin pour les années suivantes. A moyen termes, l’objectif du FN est en effet de constituer une alliance avec les éléments les plus populistes de l’UMP afin de pouvoir accéder aux responsabilités, alliance qui pourrait être favorisée par l’échec du président sortant et un possible éclatement de l’UMP qui suivrait.
A contrario, François Bayrou vise lui d’abord la victoire lors de cette élection présidentielle. L’ensemble de sa stratégie politique de ses dix dernières années a été conçue autour de l’élection présidentielle, seule élection selon lui permettant de renverser le système actuel figé dans un bipartisme peu représentatif de l’électorat. Si cela lui a valu une traversée du désert prolongée, cette stratégie et la constance de ses positions lui ont aussi permis d’acquérir une certaine reconnaissance des électeurs pour sa ténacité et son courage politique. Pour autant, François Bayrou sait qu’il s’agit là probablement de sa dernière élection présidentielle. A défaut de victoire, et contrairement à 2007, François Bayrou a donc pour objectif secondaire la reconstitution d’un parti central fort et influent. C’est cette volonté qui lui a permis de retrouver des alliés et devrait permettre à cette famille de pensée de se réunir après l’élection présidentielle afin de peser dans une future majorité.
 
Leurs chances réelles
Celles de Marine Le Pen pour une victoire au second tour demeurent quasi inexistantes. Chacun des trois autres candidats principaux est assuré d’obtenir plus des deux-tiers des voix dans un duel contre la candidate du FN. Pour autant, la stabilité des intentions de vote en sa faveur, autour de 18%, témoigne d’un socle électoral significatif qui peut lui permettre d’envisager une qualification au second tour en cas de désaffection prolongée envers les favoris. Ceci constituerait un séisme politique majeur et initierait probablement une recomposition partielle de la droite française.
Les chances de François Bayrou sont plus difficiles à cerner. S’il est en avance par rapport à 2007, il doit encore franchir un palier et dépasser de façon durable les 15% pour s’imposer comme un gagnant possible. Pour cela, il dispose d’atouts nouveaux : une équipe plus crédible, la reconnaissance de la justesse de son analyse sur des sujets clés comme le déficit. Le bilan considéré comme catastrophique de Nicolas Sarkozy et le faible enthousiasme exprimé par les électeurs pour son concurrent socialiste lui offrent une dernière chance, réelle, d’accéder au second tour, qui serait sans doute synonyme de victoire finale. Son début de campagne positif lui a permis de s’imposer comme l’un des trois prétendants possibles à la victoire finale mais, comme pour Marine Le Pen, son succès dépend en partie de l’échec des autres concurrents. Il lui faut aussi être capable de proposer un projet plus précis de gouvernement et de sortie de crise. S’il parvient à s’imposer vers la fin février comme le seul capable de battre François Hollande, ou si celui-ci s’effondre, il est probable qu’alors la dynamique enclenchée sera plus difficile à enrayer qu’en 2007.
 
Conclusions
 
L’hypothèse d’un duel Bayrou-Le Pen au second tour de l’élection présidentielle de 2012, il y a peu considérée comme farfelue, n’a plus rien d’impossible, même si elle demeure peu probable. Il est intéressant de constater que face à un duo Sarkozy-Hollande peu populaire, et malgré leurs différences idéologiques, François Bayrou et Marine Le Pen présentent certaines caractéristiques communes. Tous deux présentent une forte empathie envers une partie de la population qui se considère comme délaissée, voire abandonnée, tous deux peuvent légitimement se présenter comme ayant une constance dans leur combat politique, et tous deux se retrouvent dans une stratégie de reconstruction de la France. Deux éléments fondamentaux les différencient pourtant. 
Le premier concerne le réalisme, notamment financier, de leur projet pour la France. Ce qui constitue traditionnellement l’un des points forts de François Bayrou risque de poser quelques problèmes à Marine Le Pen lorsqu’il faudra chiffrer ses propositions, souvent très ambitieuses en matière d’intervention de l’État.
Le second, sans doute le plus important, réside dans la philosophie de leur projet. Celui de Marine Le Pen est avant tout défensif : contre les étrangers, contre la finance, contre l’euro, contre l’Europe, contre la concurrence internationale, la présidente du FN entend ériger toute une série de barrières, de lignes Maginot protectrices, qui permettraient au Français de se replier sur eux-mêmes, de vivre entre-eux à l’abris des menaces. A l’inverse, celui de François Bayrou est offensif. C’est celui d’une reconquête : la situation actuelle de la France n’est pour lui pas due principalement aux autres, mais à une mauvaise politique interne. Mieux gérée, la France peut de nouveau reconquérir des marchés, recouvrir son influence, restaurer sa compétitivité, faire aussi bien que l’Allemagne. Mieux, pour Bayrou, la France a même un certain devoir moral à reprendre sa place, à défendre un certain modèle social, une certaine philosophie héritée des lumières.
Projet défensif, exclusif pour l’une, projet offensif, de rassemblement pour l’autre. Il sera intéressant de voir ce que les Français préfèreront. Nul doute qu’un duel de second tour entre les deux outsiders de cette présidentielle représenterait un vrai choix idéologique de société pour les électeurs.

Moyenne des avis sur cet article :  3.86/5   (74 votes)




Réagissez à l'article

99 réactions à cet article    


  • hans 11 janvier 2012 17:53

    Bsr Voltaire, pas impossible en effet, pour ma part je voterais Marine, pourquoi ? foutre le bordel, elle ne pourra pas former de gouvernement et 1 mois ensuite la gauche entre massivement au palement, donc que du bonheur


    • Vieux Sachem 11 janvier 2012 18:18

      Vouloir « foutre le bordel », c’est une forme de terrorisme anti-républicain, ce que votre « ami » Jean-Marie Le Pen appelait terrorisme intellectuel. Vous êtes un Ben Laden français ! Ca démontre une déformation du jugement qu’un psychiatre pourrait qualifier : paranoïa sans doute.

      Vous diriez : je vote Marine en forme de protestation, je comprendrais ; mais foutre le bordel, c’est totalement irresponsable. Vous n’êtes pas quelqu’un de sérieux, alors que l’élection Présidentielle, c’est quelque chose de sérieux. Priez Sainte Jeanne d’Arc , protectrice du FN (? ??) qu’elle vous pardonne !

    • hans 11 janvier 2012 18:36

      imbécile ! tu es le plus petit


    • Vieux Sachem 12 janvier 2012 09:09

      Petit, mais costaud !


    • Vieux Sachem 12 janvier 2012 09:58

      A Serena.....

      Si vous approuvez « foutre le bordel », rappelez-vous le Général qui condamnait la chienlit.
      Si votre révolution consiste à foutre le bordel, je plains l’avenir de nos petit enfants : ils ne méritent pas cela.

    • DSKprésident 12 janvier 2012 14:26

      Article intéressant !

      Le clivage droite / gauche ou UMPS qui nous a conduit ans cette merde, sous dictature de l’olgarchie financière mondiale dont les Sarko, Hollande, Mélenchon, DSK sont les pions ou les pantins lamentables devrait s’achever dans une cata (pour eux) soit par les élections en 2012 ou 2017, soit par des événements exceptionnels (émeutes... - que je ne souhaite pas).

      On sent bien que le clivage est désormais : poursuite du mondialisme contre retour au nationalisme !


    • epapel epapel 13 janvier 2012 12:50

      En revanche votre analyse est très simpliste pour ne pas dire simplette.


    • Dzan 15 janvier 2012 09:40

      Vieux Sachem
      Finalement Hans n’a pas tout à fait tort.
      Foutre le bordel, moi, je lis à travers ces lignes.
      MLP aura du mal à former un gouvernement, les législatives arrivent derrière, et les Français, qui avaient voté pour elle,par refus des autres, effrayés du résultat, risquent de voter pour une chambre rose, rouge, orange. Et là, on sera dans la merde.

      Reste que comme chantait le regretté Jean Ferrat, il y a en France,quelque Pinochet en puissance qui travaille du képi.


    • Robert GIL ROBERT GIL 11 janvier 2012 18:15

      "Le FN a en effet énormément souffert de son très mauvais score (4,3%) aux législatives de 2007. Or ce sont les législatives qui déterminent le financement public des partis politiques. Après ces élections, le FN avait dû se résoudre à licencier nombre de ses permanents et vendre son siège de Saint-Cloud«  »,

      C’est juste pour ça qu’elle veut faire un bon score, donc, ils sont tous pareils....
      Tant que la politique restera un métier, on aura ces petits calculs et des gogos pour y croirent !


      • epapel epapel 13 janvier 2012 13:29

        Résumons  : un pour tous, tous pourris.


      • speeder speeder 11 janvier 2012 18:43

        Marine Le Pen ne sera pas présidente de la République en 2012, c’est aussi simple, par contre François Bayrou peut le devenir, ce qui changerait un peu le paysage politique de la France coupée en 2 par son bipartisme depuis plus de 30 ans.


        • epapel epapel 13 janvier 2012 12:10

          Surtout grâce aux soutiens d’Arthuis, Boutin et Bourlanges.


        • Sacotin Sacotin 11 janvier 2012 18:54

          Je ne crois pas du tout à un « duel » Beyrou - Le Pen au 2ème tour.
          Et que dire du titre « BAYROU - LEPEN, LE DUEL SURPRISE DU SECOND TOUR ? » pour
          conclure par : « L’hypothèse d’un duel Bayrou-Le Pen au second tour de l’élection présidentielle de 2012, il y a peu considérée comme farfelue, n’a plus rien d’impossible, même si elle demeure peu probable ».
          Beaucoup de bruit pour rien.


          • epapel epapel 13 janvier 2012 13:32

            Effectivement, la conclusion est peu risquée et très astrologique car quoiqu’il arrive l’auteur n’aura pas tort.


          • Papybom Papybom 11 janvier 2012 18:56

            Bonsoir Voltaire,

            Excellente conclusion  : L’hypothèse d’un duel Bayrou-Le Pen au second tour de l’élection présidentielle de 2012, il y a peu considérée comme farfelue, n’a plus rien d’impossible, même si elle demeure peu probable.

            Sans violence et sans haine, une tentative d’explication sur un des scénarios possibles. L’UMP, par l’action de son Furieux (pour ne pas employer un autre terme) et par l’action de sa cour et des courtisant ; à créé un rejet de son action.

            Au PS, Monsieur Hollande n’est pour son parti, qu’un candidat de substitution. La stratégie DSK et une distribution de marocain aux éléphants a sombrée au Sofitel. On le laisse parler, mais il est en laisse. Ne pas gagner la Présidentielle ne sera pas une catastrophe pour les dirigeants. Après le Sénat, ils espèrent également une majorité a l’assemblée. Et, pour nous sortir de la crise, le repreneur va devoir affronter de graves problèmes. L’opposition est plus confortable.

            Donc Bayrou-Le Pen en final est une option fortement réaliste et réalisable. Mais les deux autres doivent avoir fait le même constat. Dans la guerre des cents jours qui se prépare, les fleurets ne seront pas mouchetés et les fusils sont sortir de la paille.

            Souhaitons que les électeurs fassent le point aussi calmement que votre article.

            Cordialement.  


            • epapel epapel 13 janvier 2012 12:13

              Et les électeurs dans tout ça, vous y avez pensé ?


            • Yohan Yohan 11 janvier 2012 19:01

              Bayrou VS le Pen serait un cataclysme et une leçon pour nos pseudos démocrates renvoyés à leurs « chères » études , après avoir ruiné le pays. Bayrou comme Rocard ont tenté d’alerter sur les dérives dépensières et ils ont été obligés de faire cavalier seul. 


              • epapel epapel 13 janvier 2012 12:11

                Sauf que Bayrou a des chevaux, pas Rocard.


              • volpa volpa 11 janvier 2012 19:40

                Et pourquoi pas !!!!!!!!


                • epapel epapel 13 janvier 2012 12:12

                  Parce que ça nous mènerait à rien.


                • Sacotin Sacotin 11 janvier 2012 20:15

                  Ce monsieur Bayrou, le plus qu’ardent défenseur de la loi Falloux, ayant essayé plusieurs fois de la rendre encore plus bénéfique pour l’école privée...

                   

                  • epapel epapel 13 janvier 2012 12:17

                    Effectivement, n’oublions pas qu’il est de droite.


                  • Xtf17 xtf17 11 janvier 2012 20:30

                    Si Hollande reste Normand, si Bayrou reste invisible, si Mélenchon reste intègre, si LePen reste la même, je vois plutôt un second tour Mélenchon-LePen.
                    Vachement plus drôle.


                    • epapel epapel 13 janvier 2012 12:08

                      On n’est plus à un délire près.


                    • Radix Radix 11 janvier 2012 21:39

                      Bonsoir

                      Les intentions de vote pour Marine sont à 18%, ce qui l’élimine du second tour.

                      Libé a fait une Une mensongère en créditant le FN de 30% en incorporant dans son sondage les 12% qui déclarent : « Qu’ils ne voteront pas »probablement« pour le FN » Sic !

                      Avec une superbe faute de français en Une !

                      Radix


                      • epapel epapel 13 janvier 2012 13:28

                        Un raisonnement qui ne risque pas d’entraîner des maux de tête.


                      • epapel epapel 13 janvier 2012 12:21

                        Les imbéciles sont toujours les autres car j’imagine que vous est vaccinée contre les manipulations comme chacun l’affirme quand on l’interroge.


                      • redredsir 11 janvier 2012 21:47

                        J’exècre ce type de pseudo analyse objective !
                        Pourquoi ne pas afficher clairement « Voltaire » que vous roulez pour Bayrou ?
                        Votre texte est tellement cousu de fil blanc...

                        Il y a aujourd’hui X hypothèses de second tour,et celles qui m’intriguent le plus,sont celles qui opposent Le Pen à tout autre candidat,Bayrou n’étant pas et au moins le reconnaissez-vous,la plus probable...

                        Mais s’il s’agissait de Hollande,ou de Mélenchon,(Joly que j’apprécie semblant hors-jeu),alors quelle serait l’attitude du centre droit bayrouiste et de la droite umpiste ?

                        Parlerait-on encore de vote républicain,et du réflexe ad hoc ? je parie que non ! et je gage qu’entre une abstention complice et un rejet congénital anti-gauche,Le Pen pourrait bien l’emporter grâce à la droite classique et l’autre prétendument au centre...

                        Pour ma part,je n’oublierais jamais l’ingratitude indigne d’un Chirac élu grâcement (néologisme) à nos voix de gauche,ignorant ce que lui commandait notre sacrifice :un gouvernement d’union nationale...

                        Aussi le cas échéant,je voterai Le Pen contre Sarko,pour la même raison que « Hans »(premier intervenant) et si c’est Bayrou...faut voir d’ici là,mais à contre coeur de toutes façons.


                        • Voltaire Voltaire 11 janvier 2012 22:48

                          Je constate qu’à défaut de critiquer l’analyse sur le fond, vous vous contentez de cibler son auteur, ce qui affaiblit un peu votre argumentation... Rien ne vous empêche d’écrire un article sur les hypothèses de votre choix. Celle que j’ai choisi m’a paru la plus intéressante actuellement, car il me semble que les français expriment une lassitude importante vis-à-vis des favoris, ce qui rend possible ce duel inédit.
                          Pour répondre à une partie de votre interrogation, vous devriez en connaitre la réponse puisqu’elle est déjà largement déductible des enquêtes d’opinion : à l’heure actuelle, l’électorat de Bayrou se reporte en majorité sur Hollande en cas de duel Hollande-Sarkozy au second tour. Pour un duel Le Pen-Hollande, la question ne se pose même pas... Les autres cas de figure m’apparaissent trop hypothétiques pour être envisageables.


                        • oncle archibald 12 janvier 2012 10:55

                          Je reste KO debout en lisant ce que vous écrivez tout en vous réclamant d’être sympatisan socialiste.

                          Si en 2002 vous ne vouliez pas voter Chirac vous pouviez voter Le Pen ou vous abstenir. Et si dans le cas d’un duel Sarkosy/Le Pen vous souhaitez voter Le Pen faites le, mais ne prétendez pas être républicain pur et dur, ne dites plus jamais que Sarko essaie de racler les voix de l’extreme droite etc etc .. Ou sont la cohérence et l’intérêt national dans vos propos ? Vous êtes un bobo gâté et jaloux qui ne voit même plus ou est son intérêt .... Beurk !

                          PS : si vous souhaitez un gouvernement d’union nationale votez Bayrou dès le premier tour, c’est ce qu’il propose !

                        • redredsir 12 janvier 2012 14:19

                          Difficile de répondre à la mauvaise foi...et forcément vain.

                          Entre la rhétorique faux-cul de Voltaire (quelle prétention que ce pseudo...)qui contrairement à Imhotep (que je respecte justement pour afficher clairement orange et dénoncer sans cesse Sarkozy) et l’oncle archibald qui n’a rien compris ou fait semblant...

                          Je disais donc qu’en cas d’un duel Le Pen contre un candidat de gauche nous n’aurions certainement pas ce fameux 82 % acquis par Chirac grâce à nos voix de gauche...

                          Visiblement cela dérange ! que voteriez-vous gros malins ? Voter à gauche vous est-il plus congénitalement impossible qu’à moi voter à droite ?

                          Je fais le pari que nombre de vos congénères voteraient Sarko contre Hollande,et à fortiori contre Mélenchon...sinon démentez-moi !

                          J’annonce donc que je ne jouerai plus le rôle du républicain en cas de duel Le Pen/Sarko.
                          Parce que le républicain en a marre des centristes qui n’existent qu’entre deux camps,pseudos sages asexués comme l’orifice commun à toutes les fesses...

                          Le centre finit toujours par voter à droite,le centre n’ose pas se mettre une glace entre les jambes,sûr de salir le miroir,le centre ne s’assume pas.

                          A choisir j’aime mieux les vrais cyniques de droite,les décomplexés...au moins sont-ils identifiés.


                        • Voltaire Voltaire 12 janvier 2012 15:09

                          Effectivement, difficile de répondre à la mauvaise fois ! Donc je répète :
                          En cas de duel Hollande-Sarkozy, l’électorat de Bayrou se reporte actuellement à plus des deux-tiers sur Hollande (à gauche donc...). En cas de duel Le Pen-Hollande, ce serait sans doute à 80% voire plus sur Hollande. Plutôt que de faire part de vos élucubrations imaginatives sur l’électorat centriste, je vous suggère de regarder plus en détail les nombreuses analyses de report de voix.


                        • redredsir 12 janvier 2012 15:22

                          Des statistiques oui,anonymes donc...sujettes à correction à X inconnue...
                          Mais dans votre long article,je ne trouve pas trace du moindre « je »,celui que vous savez employer pour me répondre...Alors que votez-vous VOUS personnellement ?
                          Vous êtes quelqu’un ou un courant d’opinion ? un think tank ?
                          Difficile de se mouiller,pour un centriste ?


                        • epapel epapel 13 janvier 2012 13:35

                          De même que Bayrou ne dit pas pour qui il va voter au second tour s’il n’y est pas, l’auteur ne dit pas pour qui il va voter au premier.

                          Un approche très centriste en définitive.


                        • Marianne Marianne 11 janvier 2012 22:35

                          Merci Voltaire pour cette analyse qui fait réfléchir. Marine Le Pen et François Bayrou sont en effet les candidats hors du système, auxquels on peut ajouter Jean-Luc Mélenchon et Eva Joly, mais qui sont pour le moment positionnés plus bas dans les sondages.

                          Leurs visions et leurs valeurs sont différentes, voire opposées.
                          On aurait pu aussi ajouter qu’en terme de projet de société, l’une (Le PEn) est « contre la mondialisation » en proposant de s’en protéger par le replis, la fermeture des frontières, la sortie de l’Europe et de l’euro et l’autre (Bayrou) est pour une mondialisation, pour un libre-échange entre les peuples mais juste, loyal, qui passe par une Europe forte qui parle d’une voix et qui soit solidaire, qui protège les européens et nos fleurons industriels, et contre une sortie de l’euro qui serait catastrophique pour notre pouvoir d’achat, qui doublerait ou triplerait notre dette libellée en euro, comme on l’a vu avec l’expérience de l’Argentine.
                          On voit que la ligne de clivage droite-gauche est dépassée, obsolète. D’’autres lignes se dessinent ...

                          • epapel epapel 13 janvier 2012 12:25

                            En gros Bayrou est un gentil, Le Pen une méchante et les autres des neu neus.


                          • ykpaiha ykpaiha 11 janvier 2012 23:20

                            Marine contre Bayrou au 2eme tour ?
                            Peut etre...Mais dans ce cas c’est l’armée dans la rue avec ordre de rétablir la (leur) démocratie.
                            Comme pour le référendum sur l’Europe une vague médiatique nous placera devant le choix :
                            revoter ou avoir un diktateur de chez ’goldman« avec l’aide des »vrais" démocrates !!

                            Dans ce scenario c’est sur Sarko ou Hollande se presseront au potillon dans un élan tres tres démocratique et européen.


                            • epapel epapel 13 janvier 2012 12:27

                              Répondre par un délire à un délire n’est pas franchement une solution.


                            • Sacotin Sacotin 12 janvier 2012 00:01

                              L’auteur roule pour Bayrou, il suffit de voir ses précédents écrits.

                              M. Bayrou, l’ancien du cabinet de Balladur qui a tant fait pour le social...

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès