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Accueil du site > Actualités > Politique > Dette : effaçons l’ardoise !

Dette : effaçons l’ardoise !

« La banqueroute est nécessaire, une fois tous les siècles, afin de mettre l'État au pair ; et le Roi ne risque rien à emprunter, car il est le maître de ne plus payer les anciennes rentes quand elles ont été servies assez longtemps. » (Abbé Terray, contrôleur général des finances du Royaume de France, 1769).

« Il faut payer la dette ! », tel est le mantra que nous serine jusqu'à plus soif le clergé des grands médias, et l’orchestre va explorer ses gammes de plus belle à mesure que se profilent les présidentielles… Le règlement de la dette publique semble être devenu un impératif moral catégorique pour tous les VRP médiatiques et politiques du système financier. « Régler la douloureuse », c'est ce que devraient faire en premier ressort les responsables politiques du pays. Face à cette obsession comptable, la situation économique et sociale du peuple français ne tient que pour quantité négligeable dans la balance des priorités nationales.

La vraie question à se poser vis-à-vis de la dette publique est « comment ne pourrait-on pas ne pas la payer ? ». Le bon sens – hélas rare en économie – suffit pourtant à constater qu’au regard du montant colossal de cette dette et de la croissance économique atone de ces dernières années, l'État français NE POURRA PAS la rembourser ; il pourra (s’)essayer à la rigueur, avec des conséquences désastreuses pour nous tous. La stratégie de tout dirigeant sensé et soucieux du bien-être du pays devrait être de trouver les meilleurs moyens de se débarrasser de la dette publique, afin de s’atteler à solutionner des problèmes bien plus urgents. Nous essaierons donc ici de ménager quelques chemins dans ce sens.

 

Repères sur la dette publique française

Pour commencer, prenons la mesure de ce qui angoisse tant nos chers éditorialistes. La dette publique est la somme de tous les emprunts contractés par l'État, les collectivités territoriales et les organismes publics, notamment la Sécurité sociale. La dette publique est un fait logique. Chaque pays, chaque région, chaque ville a besoin de fonds propres pour financer des investissements, qui sont le fondement de l'action publique. Pour disposer de ces fonds propres, l'État peut attendre d'accumuler suffisamment de trésorerie par le prélèvement d'impôts et de taxes. Mais ce faisant, il prendrait alors un retard préjudiciable, notamment pour l'équipement, le renouvellement, l'amélioration de structures publiques, qui permettent de renforcer les capacités productives du pays. Ainsi, pour éviter d'agonir la population et les entreprises sous une fiscalité confiscatoire, l'emprunt, encadré par certains gardes-fous, est la pratique la plus légitime et efficace qui soit.

En allant glaner quelques données sur le site de l’Insee, on peut voir que la dette publique française s’élevait au 2ème trimestre 2016 à 2170 milliards d’euros, soit 98,4% du PIB. Fin 2015, la dette se répartissait comme suit :

 

 

Comment fonctionne l’achat de la dette publique ? Il est géré par l’Agence France Trésor (AFT) qui place les emprunts d'État sur les marchés obligataires (marchés sur lesquels se négocient et s’achètent les dettes publiques des états). Trois types de titres sont proposés aux créanciers : les obligations assimilables au Trésor (OAT), émises pour une durée minimale de 5 ans et dont certaines courent sur 50 ans ; les BTAN, bons du Trésor d’une durée de 2 à 5 ans ; les BTF, émis pour une période de quelques semaines.

Qui détient la dette publique ? Avec la généralisation du trading à haute fréquence (opérations financières réalisées en quelques microsecondes), plus de 10 milliards d’euros de dette française changent de main chaque jour. Par ailleurs, de nombreux titres ont été achetés indirectement via des montages financiers particulièrement tordus. Ainsi, il est bien souvent compliqué de connaître les véritables propriétaires de la dette ; la Commission des Finances le reconnaît elle-même : « la rapidité avec laquelle les titres sont échangés et l'internationalisation des marchés, avec de nombreux intermédiaires, compliquent la recherchent. » 1… Entre nous, rembourseriez-vous une somme si vous ne saviez pas vraiment à qui vous la devez ? Premier problème, qui ne joue pas en faveur de nos amis créanciers.

Fait notable dans la détention2 de la dette française : la prédominance des non-résidents (62%), qui peuvent être des étrangers ou des français résidant à l’étranger. La moitié d'entre eux se trouvent dans des pays de l'Union européenne, l'autre moitié en dehors. Il peut s’agir de fonds de pensions, d’assurances, de fonds spéculatifs, de banques ou encore de fonds d’investissement souverains (banques centrales). C’est chez ces non-résidents que l’identité réelle des créanciers est la plus trouble et demanderait une clarification. Nous y reviendrons.
 

 


 

Parmi les détenteurs franco-français de la dette, on trouve en premier lieu des assurances (telles qu’AXA Investment, Allianz Global Investors, MMA Finance, CNP Assurances, MATMUT…). Ces dernières utilisent notamment les emprunts d'État pour garantir leurs placements d’assurance-vies. 9% des titres de la dette sont détenus par des banques françaises (telles que CM-CIC AM ou BNP Paribas AM). Les OPCVM sont des organismes de placement de l'épargne de particuliers sur les marches financiers. Quant aux autres possesseurs de titres de la dette... Inconnus au bataillon ! la Banque de France refuse d'en dire davantage. On peut toutefois affirmer sans trop se mouiller que ces créanciers de l'ombre n'appartiennent pas à la catégorie des « sans-dents » !

Les taux d'intérêts historiquement bas auxquels se monnayent la dette française (0,37% en 2016)3 ne doivent pas nous faire oublier l'importance de la charge de dette : de 44 milliards d'euros en 2016, elle représente le deuxième poste de dépenses pour l'État.
 

La loi du 3 janvier 1973

Cette loi4 votée sous la présidence Pompidou a organisé la vente sur les marchés financiers des titres de la dette française. Auparavant, la France finançait sa dette par l'achat de bons du trésor par la Banque de France. En quelque sorte, l'État se prêtait à lui même en assurant ses investissements grâce à sa propre banque centrale et ce à taux zéro ! Le seul risque de ce procédé était de générer une inflation excessive du fait du trop grand volume de monnaie injectée dans le circuit économique : c'est la fameuse « planche à billets ». La loi Pompidou-Giscard interdit donc à la Banque de France de prêter à l'État, qui doit recourir aux marchés financiers, ce qui fait exploser la dette publique en deux décennies.
 


 

Cette loi est abrogée en 1994 pour laisser la place aux règles du traité de Maastricht, entérinant l'interdiction pour tous les États membres de l'UE de se financer via leur Banque centrale. Par la loi de 1973, la France avait donc préparé sa servitude européenne...

 

La crise des subprimes

La faillite de la banque US Lehman Brothers à l'automne 2008 entraîne par effet domino la perte de milliers d'actifs par les banques françaises, particulièrement exposées. Le gouvernement français décide alors d'un plan de sauvetage ruineux de 360 milliards d'euros qui accroîtra d'autant plus la dette publique. Inutile de préciser que les banques ainsi sauvées ne font aucun cadeau à l'État quant aux prêts qu'elles lui accordent...

 

Une banqueroute française est-elle possible ?

Elle est non seulement possible mais inévitable. A plusieurs reprises dans son histoire5, notre pays s'est affranchi de son endettement grâce à divers mécanismes. Sous l'Ancien Régime, la confiscation des biens des plus grandes fortunes du Royaume étaient monnaie courante, ainsi que la réduction des taux d'intérêts. La dévaluation surtout fut l'arme préférée au siècle dernier pour réduire drastiquement le montant de la dette. On pense notamment à Poincaré, qui déprécia le Franc de 80%, réduisant l'endettement dans la même proportion.

 

Les choix qui s'offrent à nous

Le préalable absolu est un recouvrement de notre souveraineté qui nous laisse de véritables marges de manœuvres quant à la gestion de nos finances et de notre politique économique. Ce premier choix est simple est radical : la sortie de l'Union européenne et le retour à une monnaie nationale.

Nous savons grâce aux travaux de plusieurs économistes, Jacques Sapir6 en tête, que l'Euro handicape gravement l'économie française, et notamment ses exportations. La monnaie unique, trop forte, rend les produits français trop chers à la vente à l'étranger. Ceci explique en grande partie le cycle de chômage de masse et de désindustrialisation qui nous touche. Une monnaie nationale plus faible rendrait les produits français plus compétitifs à l'exportation.
 

Le nouveau Franc se situerait au départ à parité avec l'Euro, mais nous pourrions le dévaluer soit en le laissant flotter, soit en recourant à l'émission monétaire massive par la Banque de France. La dévaluation aurait le double avantage de relancer la machine productive et de réduire le volume de la dette. La sortie de l'Union Européenne restituerait également 9 milliards d'euros de budget annuel à l'Etat, somme correspondante à la contribution française au budget de l'UE.

Un audit de la dette s'impose à l'évidence. L'opacité dans la détention des titres de dettes cache de nombreuses créances irrégulières et donc illégitimes. L'État devra refuser de les régler tout comme celles des banques sauvées en 2008 qui ont suffisamment bénéficié des largesses de nos impôts. L'audit permettra aussi de retrouver les Français résidents à l'étranger qui pratiqueraient l'évasion fiscale, faisant perdre au bas mot 80 milliards d'euros de recettes par an au budget de l'État, un joli pactole en perspective !

 

 © Gabriel Zucman, La richesse cachée des nations

Les seuls créanciers que nous devrions rembourser sont les petits porteurs : des retraités par exemple qui auraient placé de bonne foi leur épargne dans la dette française. Là encore, seul un audit peut nous renseigner sur leur nombre mais ils sont à l'évidence très minoritaires. Derrières les fonds souverains étrangers se cachent des États - nous pourrions proposer à défaut d'un remboursement, des partenariats stratégiques, commerciaux, technologiques...

Ces premières mesures nous permettraient de nous débarrasser d'une écrasante partie de cette dette illégitime. Le reliquat pourrait être monétisé par la Banque de France qui aurait retrouvé ses prérogatives de financement de l'État. La dette publique doit redevenir un instrument politique, un pari sur l'avenir et non plus être une épée de Damoclès au service de la finance, condamnant chacun de nous à tendre la main à ses chaînes.

 

 


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93 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 3 décembre 2016 09:18

    Tout le monde constate et sait déjà que la dette ne sera jamais remboursée. D’ailleurs, on ne paye que les intérêts. La faillite ou banqueroute du système est certaine. Un « reset » comme disait C.Lagarde, bien placée au FMI pour connaitre la réalité.
    Il semble qu’il s’agisse surtout pour les « rentiers-actionnaires » au pouvoir de continuer encore un peu plus à « se payer sur la bête » et, évidemment, à se préparer à bien traverser le reset.
    Comme toujours, ce sont les peuples qui subiront.


    • sarcastelle 3 décembre 2016 09:43

      L’auteur ne nous parle pas de la dette étrangère détenue par des Français.

      .
      Si je n’ai pas d’économies je suis pour l’effacement de la dette. Si j’en ai, je vais mal supporter d’être spoliée pour n’avoir pas tout claqué et avoir prévu l’avenir selon les conseils éternels d’épargner.
      .
      L’auteur envisage la préservation des sous des petits retraités et affirme que ce ne serait qu’une part minime du tout. Dommage qu’il ne chiffre pas... smiley Mais puisqu’ils ont vertueusement épargné, on pourrait les dédommager en faisant payer aussi ceux des gens non banquiers et autres profiteurs, qui, gagnant plus que le minimum vital, ont dépensé au lieu d’épargner ?

      • La centrale à idées La centrale à idées 3 décembre 2016 17:43

        @sarcastelle
        Je ne chiffre pas car comme écrit dans l’article les données en la matière sont très parcellaires. L’audit complet de la dette est donc un impératif.


      • devphil devphil 3 décembre 2016 10:43

        Excellent article 


        La préservation des intérêts des petits porteurs est une utopie totale.

        Les premiers informés seront les gros porteurs de dette , aucun gouvernement ne fera de cadeaux aux petits porteurs car ils ne représentent rien en terme de puissance ou d’intérêt pour un politicien.

        Par contre une fuite d’un politicien avant dévaluation permet d’obtenir une retour de services plus tard voir le film le Président avec Jean Gabin qui est criant de vérité et d’actualité. 

        Il sera toujours temps de faire comprendre aux petits porteurs qu’ils sont ruinés 

        Philippe

        • sarcastelle 3 décembre 2016 12:37

          @devphil

          .
          les petits porteurs ne représentent rien....................... pour un politicien
          .
          Ah bon ? smiley
          Ils sont quand même quelques dizaines de millions en France. Ils n’achètent pas eux-mêmes de la dette d’état mais placent leurs économie dans des établissements qui, eux, l’achètent. Il ne faudrait pas s’imaginer pr exemple que le livret A va plus que pour fraction au financement des HLM. 

        • devphil devphil 3 décembre 2016 17:19

          @sarcastelle


          Je ne m’imagine rien pour le livret toutefois les petits porteurs sont toujours les dindons de la farce.

          Ils n’ont pas accès à l’information et n’ont pas la possibilité de pratiquer le délit d’initié entre bons amis....

          Ma remarque sortait légèrement du cadre de la dette pour s’appliquer aux actions boursière mais cela doit rester valable pour les petits porteurs qui ont investis sur la dette de la France

          Merci de votre remarque 


        • airgete 3 décembre 2016 11:25
          Bonjour, 
          Article intéressant mais il y a une quelque chose que je ne comprend pas :
          Comment le passage au Franc dévalué permettra de réduire la dette actuelle contractée en Euros ? La dette ne sera-t-elle pas encore plus lourde ?

          • rogal 3 décembre 2016 11:37

            Bonne question, airgete ; je rédigeai ce qui suit pendant que vous la posiez.


          • rogal 3 décembre 2016 11:36

            Comment la dévaluation du ’’nouveau franc’’ réduirait-elle le dette ?
            Supposons qu’un créancier possède aujourd’hui pour 1000 euros de créance sur l’État. Lors du changement de monnaie sa créance vaudrait 1000 francs. Supposons une dévaluation de 50 % du nouveau franc par rapport à l’euro (devenu ipso facto une sorte de nouveau mark). La créance vaudrait-elle encore 1000 francs, ou bien monterait-elle à 2000 francs ?

            Dans cet intéressant article, la différence entre marché primaire de la dette (émission des titres) et marché secondaire (commerce des titres une fois émis) n’est pas clairement exposée elle non plus.

            Il serait bien de développer et de préciser ces aspects.


            • doctorix doctorix 3 décembre 2016 11:55

              @rogal

              Il semble bien que la dette resterait en francs comme elle était en euros.
              C’est-à-dire dévaluée comme le franc.
              J’ai lu ça quelque part.
              Moi, je recalculerais les emprunts depuis 10 ou 20 ans sur la base d’un taux zéro, celui qu’aurait pu offrir la banque de france.
              Du principal seraient déduits les intérêts déjà versés et, il serait majoré de l’inflation réelle.
              L’argent ne doit pas rapporter d’argent, selon moi : juste ne pas perdre sa valeur.
              Seul le travail est un capital.

            • rogal 3 décembre 2016 13:41

              Peut-être bien, doctorix, mais votre réponse n’engage que vous.


            • Trelawney Trelawney 3 décembre 2016 14:41

              @doctorix
              La dette est dans la monnaie de celui qui vous prête l’argent pas dans celle de l’emprunteur.Si vous empruntez 1000 euro à un suisse. Ce dernier va vous donner environ 1070 francs suisse (équivalent euro). Si vous changez votre monnaie (euro pas au francs française, vous devrez quand même rendre 1070 francs suisse. Si ça dévalue de la moitié vous devrait quand même rendre 1070 francs suisse soit 2000 francs français dévalués.Si vous empruntez à un français vous devrait rendre 1000 francs français et cela même si ça dévalue


              C’est le b a ba du commerce.

              Le PIB mondiale est estimé à 73450 milliards de $ et la dette mondiale représente 2.86 fois ce PIB soit 210 067 milliards de $ et augmente de 8100 milliards de $ par an.. Ce qui veut dire que dans les 5 prochaines années’on se dirige tout droit vers une crise économique majeure, Le système économique actuel va s’écrouler comme un château de cartes. 
              Si on est un minium pragmatique, cela veut dire :
              1 -Si vous êtes propriétaire d’une maison avec jardin potager, poules, canards, lapins et si vous possédez un fusil pour chasser les importuns, vous n’avez pas trop de soucis à vous faire
              2 - si vous êtes retraités, chômeurs ou vivant des aides de l’état, vous niveau de vie va passer brutalement de quelque chose à 0
              3 - Si vous possédez des assurances vie, des actions et des économies placées en banque, vous niveau de vie va brutalement passer de quelque chose à 0.
              4 - Ceux qui ont un travail, ce n’est plus la peine d’y aller vu que tout ferme
              5 - Ceux qui ont un commerce, mieux ne vaut pas qu’ils traînent dans les parages pendant le grand pillage

              Bref l’anarchie va s’installer

            • Ben Schott 3 décembre 2016 14:54

              @Trelawney
               
              « La dette est dans la monnaie de celui qui vous prête l’argent pas dans celle de l’emprunteur.Si vous empruntez 1000 euro à un suisse. Ce dernier va vous donner environ 1070 francs suisse (équivalent euro). Si vous changez votre monnaie (euro pas au francs française, vous devrez quand même rendre 1070 francs suisse. Si ça dévalue de la moitié vous devrait quand même rendre 1070 francs suisse soit 2000 francs français dévalués.Si vous empruntez à un français vous devrait rendre 1000 francs français et cela même si ça dévalue »
               
              Non, c’est faux (ou du moins pas tout-à-fait juste) :
               
              « [...] En Droit international ce qui compte n’est pas la nationalité du prêteur mais la nationalité des contrats. Quand une dette, publique ou privée, a été émise en droit français, sa monnaie de règlement est la monnaie ayant cours légal en France, quel que soit cette monnaie (Euro ou Franc). Ce principe porte un nom, la Lex Monetae. Pour la dette publique, les contrats émis en droit français sont passés de 85% du montant de la dette à 97% en 2013. Donc, seuls les 3% résiduels seraient affectés par une dépréciation de la monnaie [...]. »
               
              Jacques Sapir
               


            • Olivier 3 décembre 2016 14:58

              @rogal

              Non, la dette d’un état est libellé dans sa monnaie officielle. SI la France retourne au franc et fixe le cours à 1 euro = 1 franc, les dettes en euros seront transformées en dettes en franc. Si celui-ci dévalue ce sera tant pis pour les spéculateurs de la finance parasite mondiale. Si vous voulez pleurnicher pour Goldman Sachs allez-y mais ce sera sans moi...


            • Ben Schott 3 décembre 2016 15:10

              @Olivier
               
              « les dettes en euros seront transformées en dettes en franc »
               
              Oui, pour ce qui concerne les contrats qui ont été signés en droit français, c’est-à-dire environ 97%.
               


            • rogal 3 décembre 2016 16:18

              Merci, Ben Schott, pour ce recadrage relatif au b a ba du commerce.


            • La centrale à idées La centrale à idées 3 décembre 2016 17:47

              @Ben Schott
              Merci Ben Schott, la nationalité des contrats est effectivement une donnée cruciale, qui jouera en notre faveur. D’ailleurs, l’un des drames de la dette grecque est qu’elle est pour la majeure partie libellé dans le droit du pays des créanciers.


            • Trelawney Trelawney 3 décembre 2016 17:58

              @Ben Schott
              Ce principe porte un nom, la Lex MonetaePour la dette publique, les contrats émis en droit français sont passés de 85% du montant de la dette à 97% en 2013. 


              Les 97% de contrats émis en droit français veut simplement dire que s’il y a conflit, cela se réglera devant les tribunaux français et c’est tout. Au moment où les contrats ont été signé, ils l’ont été avec comme monnaie, l’euro. 
              Si l’euro disparaît, On négocie avec le créanciers pour changer de monnaie et c’est généralement la monnaie du créanciers qui sera utilisé (sauf si bien sur il est en euro).
              Si la France quitte l’euro pour une autre monnaie, comme les contrats ont été signé en euro et que l’euro existe toujours, ca reste l’euro et c’est à la France de convertir sa monnaie.

              Maintenant la France peut passer en force, après tout, tout est possible même les guerres. Mais ca se réglera devant les tribunaux et si la France fait fi des décisions de justice, elle affrontera les marchés financiers qui sont suffisamment solides pour lui tordre le bras. Et ne pensez pas une seconde que ceux qui nous ont prété de l’argent vont se laisser faire

              Pour ce qui est des prêt à taux négatifs (les plus courant en ce moment et même 80% de nos prêts puisqu’il y a rachat de dette). C’est ce que j’ai dit plus haut : le prêt est réalisé dans la monnaie du créancier qui compte sur la solidité de sa monnaie pour la vendre avec des taux négatifs et faire son bénéfice sur la parité. 

              Ne croyez pas trop ce que dit Sapir

            • Ben Schott 4 décembre 2016 07:23

              @Trelawney
               
              « Les 97% de contrats émis en droit français veut simplement dire que s’il y a conflit, cela se réglera devant les tribunaux français et c’est tout. »
               
              Non. « 
              Lex monetae est une phrase latine qui signifie qu’un État souverain choisit la devise qu’il va utiliser et que les applications monétaires de cette devise sont déterminées par les lois du pays émetteur.
              Ce concept a été identifié comme un problème potentiel en cas de fracture de la zone euro ou si un État membre de l’Union européenne décidait de quitter celle-ci, puisque les dettes en euros pourraient être converties en dettes dans une autre devise. Le taux de conversion serait déterminé par l’État démissionnaire, et aucune partie à un contrat ou à une transaction ne pourrait s’y soustraire. ».
               
              C’est très clair.
               


            • Eric F Eric F 5 décembre 2016 11:28

              @Ben Schott
              S’il suffisait de quitter l’euro et de rembourser sa dette en monnaie de singe, la Grèce l’aurait fait depuis longtemps...


            • Ben Schott 5 décembre 2016 11:39

              @Eric F
               
              Où avez-vous lu dans mes commentaires qu’il suffisait de quitter l’euro pour rembourser sa dette ?
               
              La monnaie de singe ! Comme vous y allez ! Le retour au franc verrait à court terme une dépréciation par rapport à l’euro de 20 à 30%. Et on devrait rembourser une partie de notre dette à des pays (de l’Europe du sud par exemple) qui auraient vu leur monnaie se déprécier encore plus que le franc...
               
              La Grèce est l’un des seuls pays qui devront rembourser l’essentiel de leur dette dans des monnaies étrangères (si elle ne fait pas défaut !).
               


            • Alpo47 Alpo47 3 décembre 2016 11:48

              Je crois que les choses sont encore plus simples, juste qu’il faut cesser d’être « légaliste » dans notre tête. Ce qui arrivera par exemple, c’est qu’à un moment donné un « grand » pays décidera que la dette est indue ou illégitime (planche à billets) et annonce qu’il cesse de rembourser. Et les autres suivront.
              A la rigueur, on peut trier la dette juste et la dette factice, basée sur de l’argent créé pour la circonstance et décider de ne rembourser que la première.
              A partir de là, il n’est plus question de parité franc/euro, de taux ...

              Un « bras d’honneur » aux financiers prédateurs et aux « rentiers/actionnaires » qui vivent de la rente.

              Et c’est bien ce qui va arriver, lorsque l’on sera au bout du bout de ce qui est possible de supporter. Malheureusement, nos politiques ne sont que les marionnettes des financiers, c’est pour cela que ce n’est pas encore fait.


              • Dom66 Dom66 3 décembre 2016 12:17

                @Alpo47
                 Absolument d’accord avec vous….une bonne quenelle point !


              • Trelawney Trelawney 3 décembre 2016 14:45

                @Dom66
                Je ne connais pas le montant de l’argent que vous possédez, mais posez vous seulement cette question. Combien d’argent j’ai sur moi et combien il y a à la banque. Parce qu’après cela, tout ce que vous posséderez sera sur vous. Il est vrai que si vous possédez un fusil, vous pourrez toujours vous refaire sur le voisin qui n’en a pas


              • Dom66 Dom66 3 décembre 2016 16:59

                @Trelawney
                J’ai rien compris à votre explication ! par contre mon fusil oui si la banque me pique mon pognon.

                L’histoire de la dette est un enfumage pour que nous restions à genoux. La loi des banques avant la loi des hommes.

                 http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/pourquoi-la-dette-de-la-france-ne-44428


              • Trelawney Trelawney 3 décembre 2016 18:11

                @Dom66
                Parce que la dette publique mondiale représente à peu prêt 3 fois le PIB et continue d’augmenter. Si on considère que la part publique représente 1/3 du PIB. Cela fait que la dette publique représente 9 fois la dépense publique mondiale. Si on considère un endettement de 20 ans, cela veut dire que la moitié de la dépense publique sert à payer la dette et ses intérets.

                Vous avez compris comme moi que le monde entier est en situation de surendettement. et que le montant de cette dette représente une monnaie virtuelle qui est sur les comptes bancaires mais pas dans ses coffres.*
                Donc vous pouvez aller avec votre fusil à la banque, vous la trouverez fermée et elle aura même disparue avec votre argent. Votre fusil vous servira à vous nourrir au dépend de ceux qui n’en ont pas.

                Le système financier est conçu pour que nous continuons à consommer, et cela avec de la dette. C’est un peu comme lorsque l’on met du nitrométhane dans son moteur pour aller plus vite en croisant les doigts pour que ça n’explose pas. Cela fait plus de 20 ans (Regan Tatcher et la libération des marchés) que l’économie mondiale se shoote au nitrométhane

              • Dom66 Dom66 3 décembre 2016 18:24

                La dette est un enfumage tout juste bon pour les banques qui se goinfrent et faire peur au peuple.


              • ppazer ppazer 5 décembre 2016 11:05

                @Dom66
                « J’ai rien compris à votre explication ! par contre mon fusil oui si la banque me pique mon pognon. »
                Sauf que la banque vous a déjà piqué votre « pognon », et avec votre consentement. Quand vous faites un dépot en liquide à la banque, vous pensez qu’il reste sagement dans un coffre en attendant que vous le récupériez ? Evidemment non, il sert de fond propre à la banque pour émettre de gros crédit avec un effet de levier, il est bien utilisé et largement rentabilisé.
                Avez-vous ainsi toujours votre « pognon » ? Non, bien sûr. Le chiffre que vous voyez sur votre relevé bancaire, ce n’est PAS votre pognon : c’est ce que la banque vous doit ! En clair, ce chiffre est une reconnaissance de dette de la banque envers vous.

                Quand votre salaire est « versé » sur un compte en banque, vous pensez que votre entreprise envoie de l’argent liquide à la banque pour qu’il soit stocké dans un coffre ? Evidemment non, il s’agit d’un transfert de dette : une partie de la reconnaissance de dette de la banque envers votre entreprise vous est transférée.

                Effacez donc les dettes, et bye bye le « pognon » que vous croyez encore avoir. En fait, bye bye le prognon de tout le monde, entreprises comme particulier.
                Après tout, les promesses (de remboursement) n’engagent que ceux qui les croient...

                J’espère pour vous que vous n’avez pas placé tous vos oeufs dans le panier du système bancaire.

                NB : au passage, je précise que la monnaie liquide n’est elle-même qu’un instrument de reconnaissance de dette de la banque centrale, la BCE, mais ce n’est pas demain que cette institution fera faillite, donc il est encore préférable de garder du liquide chez soi, à défaut d’avoir des bien tangibles...
                Le système bancaire et monétaire n’est qu’un jeu de transferts de dettes, et de création perpétuelle de nouvelles dettes par la pratique des intérêts. La dette ne peut qu’augmenter. L’« argent » réel, lui, a cessé d’exister définitivement le 15 août 1971 avec la fin de la convertibilité du dollar en or.

                Forcément ça ne peut pas bien se finir...


              • pallas 3 décembre 2016 12:17
                La centrale à idées,

                Les choses ne sont pas si simple.

                La France doit rembourser d’argent à beaucoup de nations étrangères, je ne pense pas qu’elles accepteraient que nous décidions de ne plus les rembourser,.

                De plus la totalité de nos grandes entreprises appartiennent déjà à diverses nations, ainsi qu’une partie du territoire, dans le Foncier, acheter légalement.

                La France n’existe plus sur la scène international et c’est irréversible.

                Le Francs CFA va disparaitre, la fin de la Banque de France en somme, c’est presque finalisé, nos créanciers (nations), avaient déjà anticipé ce genre de penser.

                Nous sommes vraiment dans le mur, bien plus que vous ne le pensez.

                Salut


                • La centrale à idées La centrale à idées 3 décembre 2016 17:54

                  @pallas
                  Que les nations étrangères n’acceptent pas que nous ne les remboursions pas, c’est leur bon droit, mais elles se retrouveront devant le fait accompli. Ce que vous décrivez est vrai mais est avant tout le résultat de trahisons et de manque de vision politique. Nous disposons encore de leviers pour renverser la vapeur, encore faut-il que nous voulions bien nous en servir.

                  Quant au mur...Je dirais plutôt qu’on va vers un naufrage assuré si on continue à dériver et qu’à condition de braver la tempête, nous pourrions rejoindre des eaux plus calmes. Le désespoir n’est pas une option.


                • lejules lejules 3 décembre 2016 12:47

                  faites comme vos grands parents placez vos économies dans l’emprunt russe.



                  • Sozenz 3 décembre 2016 13:13

                    avant de parler de dette , il faudrait connaitre ce à quoi sert l argent . et pas seulement de dire que l’argent sert à obtenir des biens.
                    ils agit bien de connaitre quel pouvoir à l argent et savoir toutes les dérives humaines et spirituelles qu ’apporte l argent.
                    Certains vopnt rire peut etre à ce que je veuille mettre du spirituel en corrélation avec l argent .
                    Mais pour pouvoir « effacer une dette » et ne pas rentrer dans d autres méandres, recommencer tous ces cycles haut bas , il faut une compréhension clair de ce que nous pouvons faire , nous voulons faire et oui ,trouver le sens de notre vie.
                    Pouvoir jouir de la vie , doit être à la portée de tous , et doit aller dans la direction de l ’épanouissement , et non dans le sens des excès des rapineries , de la mise en avant de l ’ego etc ... .
                    A l heure actuelle , tout le monde pourrait bénéficier des bienfaits de la terre .si nous étions raisonnables et partageur. La terre met à disposition et qu’ une dette chiffrée ou pas soit là . elle donnera toujours les mêmes ressources . ( elle pourrait être encore plus généreuse si nous savions mieux la préserver , ce qui apporterait un équilibre de vie plus grand pour tous .
                     


                    • Sergio Sergio57 3 décembre 2016 13:21

                      C’est compliqué pour moi, si l’on quitte l’Europe, comment allons nous faire avec un franc surestimé et survitaminé quand derrière lui l’industrie française et son système est au plus mal. Combien coûterait réellement un euro, un franc pour un euro je trouve cela un peu optimiste. A dévaluer notre franc pour pouvoir être attractif est intéressant pour nos exportations, mais sachant que de nombreux produits de pointe sont étrangers, comment allons nous les acheter sans augmenter la facture. Imaginons des échanges avec l’Angleterre avec sa monnaie qui est d’ailleurs plus forte que la notre, voici l’exemple, et je crois bien qu’avant de quitter cette dépendance à la dette, je doute fort que les créanciers acceptent les garanties d’une monnaie de singe. Je crois sincèrement qu’on ne peut pas être dedans et dehors, faudrait-il reconsidérer une Europe d’accords sociaux, artistiques, de défense, d’international populaire plutôt qu’une Europe de l’économie laissant l’humain sur le carreau.


                      • Tall Tall 3 décembre 2016 13:29

                        @Sergio57

                         
                        Hors de l’UE il y a 170 pays dans le monde qui ont conservé leur souveraineté, leur monnaie, etc ...

                        Et beaucoup s’en sortent bien alors qu’ils sont loin d’avoir la puissance économique de la France ( top 10 mondial )
                         
                        Autre comparaison ... non plus avec l’ailleurs, mais avec le passé >
                         
                        Elle marchait moins bien qu’aujourd’hui la France d’il y a 25 ans ?

                      • Sergio Sergio57 3 décembre 2016 14:02

                        @Tall


                        Elle marchait moins bien qu’ aujourd’hui la France d’il y a 25 ans ?

                        Bonjour Tall, oui d’accord sur le principe, mais je me souviens que l’idée de l’Europe était autre que l’Europe du ’fric’ que l’on subit aujourd’hui. Les autres pays comme vous le dites évoluent dans un autre contexte géopolitique. On a voulu une communauté européenne dans un vieux continent plein de certitudes sur un modèle économique consumériste, qui rassure plus les nantis que les besogneux, comme moi. J’aimerai bien l’AVANT, mais tout n’est pas à défaire mais à refaire.


                      • Tall Tall 3 décembre 2016 14:13

                        @Sergio57

                          
                        Oui ... en revenant d’abord aux souverainetés d’avant Maastricht ( 1992 ) pour commencer alors... parce que depuis lors, tous les traités ont muselé la démocratie. Ce qui est inacceptable.
                         
                        Et une fois la souveraineté du peuple récupérée ( car il s’agit de ça ), on peut négocier de nouveaux traités commerciaux.
                         
                        Le seul gros argument-bateau des européïstes d’antan, c’était ( et c’est encore ) l’évitement des grandes guerres. Mais c’est obsolète depuis Hiroshima. D’autant que la France est une puissance nucléaire.


                      • egos 3 décembre 2016 13:38

                        Site gouvernement.fr

                        Entre 60 et 80 milliards d’€, c’est le montant de la fraude fiscale pour l’état et les collectivités locales ...
                        Ajoutez en un proportion égale à la moitié de ce montant relative aux pratiques de nos élus (corruption, extorsion de fonds, clientélisme, concussion, népotisme, fraudes, cumuls et arrières boutiques de conseils, cabinets juridiques, privilèges exorbitants etc ) si tant est que la caste n’apporte pas déjà sa pierre à l’édifice des 60 à 80 mdr cités précédemment.


                        Quel intérêt de ventiler entre porteur et détenteurs, annuler ou effacer, emprunter ou imprimer du papier monnaie de singe, combler et spolier (de préférence les petits petits sans défense) s’il ne s’agit que de continuer à creuser sans la moindre retenue ou hésitation,
                        et pour certains, tjrs égaux à eux mêmes, s’empiffrer ?

                        Dans cette alliance, profiteurs-exploiteurs, la classe politique participe au festin, sans retenue et sans vergogne, 
                        les formules miracles s’apparentent à des grains de sable qui masquent la dune.



                        • izarn izarn 3 décembre 2016 14:24

                          Je ne vois pas pourquoi la dette publique n’aurait pas augmentée depuis 1973...
                          Un taux zéro n’implique pas du tout que la dette n’augmente pas.
                          Plus elle augmente par ce moyen, plus la monnaie fini par dévaluer, et on se retrouve en l’état de république bananière, avec une monnaie qui ne vaut pas un pesos...
                          C’est le cout effectif de la dette qui a augmenté, prenant une large part du budget de l’état.
                          Le cout de la dette, c’est le paiement des interets. L’Etat ne rembourse rien du tout : Il roule dette c’est à dire qu’il emprunte à nouveau pour payer une dette qui arrive à maturité, comme on dit. (Ne pas mélanger, comme dans l’article, les dettes obligataires des dettes communes, remboursables tous les mois : Le coup classique des charlatans de l’économie)
                          Avec un taux zéeo ça soulage en effet !
                          C’est la technique utilisée aux USA, au Japon, et par la BCE.
                          Donc ça revient au meme qu’avant 1973. Ou presque !
                          Si le cout de la dette augmente, c’est que les dépenses de l’état deviennent considérables...
                          Ce n’est pas la dette sociale...
                          Cacul pas fait dans cet article bon pour les gogos :
                          Le millier de milliard d’euros supplémentaires de la dette en France, comme dans tous les pays d’Europe a été destiné uniquement aux banques en faillite, ou cartels industriels en dépot de bilan.
                          Si tu rembourses pas, la finance s’écroule : Le dollar s’écroule, l’euro s’écroule, le yen s’écroule....
                          Mais bon, on peut vouloir ça, et la révolution qui en sortirait...
                          Ce serait un bon programme communiste....
                          Mais ce n’est plus à la mode....
                          Qu’en pense Olivier Delamarche ?
                           smiley


                          • pallas 3 décembre 2016 14:34

                            @izarn

                            La dette française, ces créanciers sont l’Algérie, Maroc, Tunisie, Gabon, Chine, Qatar, Arabie Saoudite etc etc.

                            La dette d’un pays est envers un autre.

                            La détestation de ces pays envers nous est du en partie que nous remboursons pas notre dette.

                            Exemple.

                            Si je te prête de l’argent et que tu ne me rembourse pas, je fais quoi ?.
                             La réponse je prend tes biens, ainsi que ton logement et tu dégage.

                            C’est primaire mais ça résume la situation de La France.

                            Salut


                          • La centrale à idées La centrale à idées 3 décembre 2016 17:59

                            @pallas
                            Erreur classique que de comparer la situation d’un État à celle d’un particulier...
                            Si vous ne payez pas votre loyer ou votre crédit immobilier, tôt ou tard vous serez ç la merci d’une saisie de vos biens si vous n’êtes pas solvable. Mais dans le cas d’un État, qui sont les huissiers ? Qui va venir saisir les biens de la France ? Personne

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