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Accueil du site > Actualités > Politique > En marche !, ou comment Macron réalise (en secret) la mue du PS décidée par (...)

En marche !, ou comment Macron réalise (en secret) la mue du PS décidée par Hollande

Dans six jours, la France aura un nouveau président de la République... pensez-vous. Mais en êtes-vous si sûrs ? Car, à travers l'élection programmée d'Emmanuel Macron, François Hollande est peut-être en passe de réussir l'un des plus grands tours de prestidigitation de tous les temps. Bien des indices laissent penser que lui et son entourage sont à l'origine même du projet En marche !, conçu comme un PS new look.

Le 30 avril 2017, sur LCI, Nicolas Dupont-Aignan a insisté pour rappeler un étrange propos de François Fillon, tenu avant le premier tour de l'élection présidentielle, le 9 avril dernier :

« J’ai vu qu'Emmanuel Macron se présentait comme le candidat de l’alternance profonde. Voilà bien une pensée de sous-marin. Les quelques ralliés hétéroclites en seront les dupes quand l’équipage socialiste refera surface, et la France sera la grande perdante. »

Mais pourquoi donc un équipage socialiste referait-il surface après la présidentielle, puisqu'En marche ! se présente comme un tout nouveau mouvement, dépassant les anciens clivages ? Peut-être tout simplement parce qu'En marche ! n'est rien d'autre que le nouveau nom du Parti socialiste, tel qu'il a été théorisé par François Hollande lui-même.

Pour le comprendre, il suffit de lire une page d'un des ouvrages les plus commentés de l'année 2016 : «  Un Président ne devrait pas dire ça… », de Gérard Davet et Fabrice Lhomme (lisible dans Libération). Dans cet ouvrage, nous apprenons que le chef de l’Etat a milité pour un changement de nom du Parti socialiste.

Le 11 décembre 2015, alors qu'il reçoit à l’Elysée les deux journalistes du Monde, Hollande veut s'entretenir avec eux du parti qu'il a dirigé pendant dix ans et de la stratégie électorale à adopter dans la perspective de l'élection présidentielle de 2017. Selon lui, le PS ne serait pas adapté à la nouvelle géographie de la gauche :

« Tant qu’il y avait des partis de gauche, les communistes, les Verts qui acceptaient de faire alliance avec le PS et qui représentaient quelque chose, on n’avait aucun intérêt à refonder le PS, analyse le chef de l’Etat. Mais dès lors que ces alliés se sont rigidifiés, sectarisés, il faut faire sans ces partis-là. Comment ? Avec le parti le plus important, on en fait un nouveau qui permet de s’adresser aux électeurs ou aux cadres des autres partis. Ce que vous ne faites plus par les alliances, vous le faites par la sociologie. Par l’élargissement. C’est une œuvre plus longue, plus durable, moins tributaire d’alliances. Vous pouvez imaginer que viennent aussi des gens qui n’ont jamais fait de politique partisane, des gens du centre… »

François Hollande est alors sur la ligne de son Premier ministre, Manuel Valls, qui avait déjà, dans une interview à l’Obs en octobre 2014, appelé son parti à se « réinventer ou mourir » et dépasser « cette gauche passéiste ». Déjà Valls avait milité pour un changement de nom du Parti socialiste. Si Hollande n'était pas à ce moment-là sur sa ligne, en décembre 2015 il avait manifestement changé d'avis. « Le PS ne peut se dépasser que si d’autres viennent le rejoindre, considérait-il. Chaque fois que j’en parle à Cambadélis, il me dit : “On va le faire, on va le faire”. Mais ça tarde ».

Hollande paraît alors "pressé", nous dit-on dans Libération. Il veut que son projet aboutisse "au début de l’année 2016" :

« Il y a intérêt à le faire dans la perspective d’une élection présidentielle plutôt qu’au lendemain. »

Comment rebaptiser alors ce nouveau Parti socialiste ?

« Le meilleur [nom, ndlr] qu’on pourrait trouver, c’est le Parti de la gauche, quand on y réfléchit bien », confesse-t-il. « Comme on ne peut pas s’appeler comme ça, il y a le Parti du progrès. Le parti des progressistes. On peut y mettre des écolos. C’est facile à comprendre : vous êtes pour le progrès ? Oui. Le progrès social, humain. »

Cela ne vous rappelle pas quelque chose ? Les valeurs revendiquées par En marche ǃ sont précisément "le rejet de toute forme de conservatisme, une adhésion proclamée au progressisme, l'attachement à l'Union européenne, l'adaptation économique de la France à la mondialisation et l'engagement de moraliser et moderniser la vie politique française."

Voici encore ce qu'on lit dans la charte du mouvement d'Emmanuel Macron, lancé le 6 avril 2016, c'est-à-dire à peu près dans les temps fixés par Hollande pour le lancement du nouveau Parti socialiste :

"Nous préférons l’innovation à tous les conservatismes. Nous refusons de penser qu’il n’y a de salut que dans un retour vers le passé et pensons au contraire que l’avenir de la France nécessite de renouer avec l’idée de progrès. Nous croyons de manière radicale au progrès collectif et à l’émancipation individuelle : la transformation de la société est une nécessité de justice autant que d’efficacité."

Gérard Davet et Fabrice Lhomme, pas plus que Libération, qui a publié ces passages du livre, n'ont fait le rapprochement entre le projet de François Hollande et le mouvement En marche !, préférant conclure :

"Finalement, de changement de nom du PS, il n’y en a pas eu. Juste, en avril 2016, le lancement de cette Belle alliance populaire (la BAP), une ébauche de débauchage de quelques personnalités de la société civile et de transfuges d’EE-LV pro-gouvernement, sans la gauche du PS. Pas franchement un dépassement."

Le PS de Benoît Hamon est mort, ou moribond, et c'est précisément ce que François Hollande et Manuel Valls avaient compris. En marche ! incarne la mue du Parti socialiste, dans sa version Terra Nova, résolument tourné vers les gagnants de la mondialisation, mais aussi les femmes, les jeunes et les populations immigrées (selon la stratégie qui avait été mise en place en 2012 dans l'espoir de la candidature de Dominique Strauss-Kahn).

Il n'est d'ailleurs pas anodin de noter l'influence du lobby bancaire, et, plus particulièrement, de la banque Rothschild (dont est issu Emmanuel Macron) dans ce think tank :

"Terra Nova a été critiquée pour une supposée influence du « lobby bancaire ». (...) Pour Laurent Léger, journaliste à Charlie Hebdo, en 2013, le poids des financiers est devenu considérable au sein de Terra Nova : BNP Paribas y siège, ainsi qu'Ernst et Young, un des principaux cabinets d'audit financier au monde. Mais le journaliste pointe tout particulièrement la banque Rothschild, également présente par le biais de l’un de ses associés au sein du conseil d'administration, Guillaume Hannezo, lequel « est omniprésent depuis juin 2012 et se montre particulièrement interventionniste, sans commune mesure avec les autres administrateurs. »"

Il y a un an environ, Jacques Attali, mentor de François Hollande et aussi d'Emmanuel Macron, avait annoncé la stratégie du pouvoir en vue de la prochaine élection présidentielle : proposer le visage neuf d'un parfait inconnu (il hésite alors entre Emmanuel Macron et Bruno Le Maire), auquel il se chargerait de fournir le contenu du programme :

Nous y sommes. Attali, Hollande & Co sont en passe de réussir leur pari. Ils ont floué le peuple français, tout en finesse. Le président le plus impopulaire de la Ve République est sur le point d'être réélu, à travers sa marionnette, sa créature. Chapeau l'artiste !

André Bercoff avait d'ailleurs salué la manoeuvre victorieuse de François Hollande le soir du premier tour, devant un David Pujadas et une Léa Salamé incrédules (à partir de 5'35) :

Rama Yade, pour sa part, n'avait pas compris durant la campagne que les défauts qu'elle pointait chez Macron (son inexpérience, ses contradictions, son vide, voire sa santé mentale) étaient en fait ses principaux atouts...

En effet, dans un article qui circule pas mal sur divers forums, "2017, le coup d'État", on nous explique, très longuement, que Macron "a été porté au cœur de l’appareil d’État par des apparatchiks européistes et atlantistes" ; et, pour parvenir à leurs fins, ils auraient ciblé un certain profil psychologique et physique  : "Il faut qu’il soit présentable, malléable et qu’il reste sous influence. Une forte personnalité aurait été contre productive et impossible à gérer." Macron correspond en tout point :

"La description psychologique qu’en font ses proches correspond exactement à l’objectif de ses traitants. Ce qui prouve, s’il en est encore nécessaire, que Macron est un personnage créé de toute pièce pour servir des intérêts puissants. Cette personnalité ne pouvait pas habiter un physique ingrat. Dents blanches, bien coiffé, « tête de premier de la classe » dirait Coluche, costumes de bonne facture, séducteur et charmeur, Macron est l’image même du quarantenaire qui a réussi. Il a sa « Rolex » au poignet."

Selon cet article, c'est François Hollande et son homme de confiance, Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire général de l’Élysée, qui seraient à l’origine du projet "qu’il faut bien définir comme un véritable coup d’État" :

"Ils font, assez tôt, le constat qui s’impose : il faut à tout prix poursuivre la politique économique engagée depuis plus de 5 ans et continuer l’intégration du pays dans l’Europe et dans l’économie mondiale. Mais ni François Hollande, ni Manuel Valls ne sont en capacité de le faire. Ils sont, l’un et l’autre, rejetés par l’opinion publique. Pour eux, ils agissent dans l’intérêt du pays et c’est dans l’intérêt du pays qu’ils doivent s’effacer pour pérenniser « l’œuvre » qu’ils ont entreprise.

La solution, c’est Jouyet qui l’a dans sa manche depuis un certain temps : c’est Emmanuel Macron ! (...)

Jeune et avenant, une tête bien faite, cursus parfait, bien conditionné sous la férule de Jouyet et d’Attali, faisant consensus chez les patrons des multinationales et de la finance mondiale, adoubé par les américains, les anglais et les allemands, inculte politiquement et donc facilement contrôlable, un tantinet imbu de sa personne, il est le candidat idéal pour ce coup de force. Sa feuille de route est rédigée : appliquer une politique européenne libérale et atlantiste en matérialisant une alliance gauche/droite, poursuivre la politique économique engagée et l’inscrire durablement dans l’avenir du pays en créant un grand parti démocrate et « progressiste », à l’issue des élections. (...)

Jouyet met Macron sur les rails très vite afin d’éviter qu’il ne soit contraint de se présenter à la primaire de la gauche. Il lui conseille de créer un mouvement plutôt qu’un parti car « compte tenu de l’ambiance, c’est préférable »…

Et Valls ?

(...) Sa mission est alors de représenter le courant libéral à la primaire de la gauche. Pourquoi ? Simplement pour calmer les libéraux du parti et éviter qu’on fasse pression sur Macron pour qu’il participe à la compétition. Car si ce dernier se présentait à la primaire, il serait battu et anéantirait, du même coup, les chances de réussite du projet. (...)

Hollande et son ami sont parfaitement informés de l’état d’esprit de la majorité des militants socialistes, et du désamour profond qu’il règne à l’égard de la politique gouvernementale. Ils sont quasiment certains du résultat de la primaire et de l’éviction de Valls. Mais, dans le doute, ils vont miser sur Hamon. (...) Hamon est celui qui cristallise l’aile gauche du PS et qui peut empêcher le « populisme » (cf. les objectifs de la NED) de gauche de progresser en le divisant. En langage clair : il s’agit de contenir Mélenchon dans son pré carré.

Comme prévu, c’est ce qui va se passer.

Hamon est élu candidat. Les soutiens de Valls rejoignent, officiellement ou pas, un à un, le camp Macron et Valls lui même ne tardera pas. Le PS sera réduit à sa plus simple expression et ne servira, à l’avenir, qu’à entretenir la division parmi les tenants de la gauche de transformation sociale, laissant ainsi le champ libre aux centristes pour mener à bien leurs desseins.

Le scénario à gauche et au centre est donc réglé. Il faut maintenant s’occuper des conservateurs.

La primaire de droite est incertaine. Une confrontation Sarkozy/Juppé est pour Hollande et Jouyet du pain béni. Il y a des arguments pour les discréditer aux yeux de l’opinion publique. (...) Mais le destin leur sourira. C’est Fillon qui sort vainqueur. Il suffit de lui porter l’estocade. Une « bonne âme » téléphone au Canard Enchainé. On connaît la suite. (...)

L’affaire est réglée. Les conservateurs sont hors champs.

Reste l’extrême droite. Rien de plus simple. Depuis Mitterrand, les socialistes savent s’en servir. Il faut tout faire pour que Marine Le Pen atteigne des sommets. « On » fait ce qu’il faut pour minimiser ce qui peut l’atteindre (cf. les affaires financières) et « on » dose savamment sa diabolisation. C’est Hollande qui sera le chantre de la lutte contre le FN dans cette séquence.

Les socialistes et les « populistes » de gauche neutralisés, les conservateurs anesthésiés, une confrontation Le Pen/Macron est donc probable. Une fois encore, le réflexe républicain écartera l’extrême droite… c’est donc boulevard et tapis rouge pour Macron."

Ce scénario se confirme ces jours-ci, où l'on voit la diabolisation de Marine Le Pen, voire sa nazification, marcher à fond, alors qu'elle avait été inexistante jusque-là, pour la faire monter dans les sondages et lui faire atteindre le second tour face au vainqueur désigné d'avance par le locataire de l'Élysée.

Macron, dans ces derniers jours de campagne, s'est donc rendu à Oradour-sur-Glane, pour se poser en "résistant" contre le danger de l'extrémisme (y compris du protectionnisme, qui conduit selon lui à la guerre), puis au Mémorial de la Shoah, toujours dans le même but : assimiler, de manière au moins subliminale, son adversaire au nazisme.

L'avocat Gilles-William Goldnadel a dit son malaise devant cette instrumentalisation politicienne du malheur...

Quant à Alain Finkielkraut, il a estimé qu'on ne pouvait "pas faire de la Shoah un argument de campagne”.

Des considérations qui n'ont que peu de chances d'émouvoir nos manipulateurs politiques, dont les bonnes vieilles méthodes fonctionnent encore, malheureusement...


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85 réactions à cet article    


  • JC_Lavau JC_Lavau 1er mai 09:31

    La diffusion et l’influence de cet article demeureront très faibles, hélas.


    • JBL1960 JBL1960 1er mai 18:46

      @JC_Lavau pour ma part, je l’ai relayé dans mon minuscule blog, en section commentaire de ce billet ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2017/04/29/je-ne-sais-pas/ et même si je n’ai nullement l’intention de participer au Barnum dont la dernière représentation est prévue dimanche prochain. Je n’aime pas le cirque de toute façon. J’ai jamais aimé le cirque... Sauf chanté par « Les Frères Jacques » http://www.dailymotion.com/video/x9hjl0_le-cirque_creation

      Je préfère relayer le dernier article de Mohawk Nation News (dont la diffusion et l’influence aussi demeureront très faibles, hélas) ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2017/05/01/terre-volee-par-mohawk-nation-news/ Et pourtant, certains feraient bien de s’imprégner de la sagesse amérindienne !


    • vesjem vesjem 1er mai 21:23

      @JC_Lavau
      je me charge , de mon côté, à le diffuser


    • Dom66 Dom66 2 mai 00:58

      @vesjem
      idem pour moi


    • Lugsama 2 mai 08:07

      @JC_Lavau

      En memeattendant temps des articles complotistes sans intérêt c’est pas ce qu’il manque sur internet.


    • Dzan 2 mai 09:45

      @JC_Lavau
      Pour moi, tout sauf Marine Pétain,
      Nicolas @dupontaignan : « On peut protester avec le #FN, on ne peut pas gouverner avec le FN  ! » @ParisMatch


    • Clocel Clocel 2 mai 11:59

      @JBL1960

      Moi non plus !

      Ça fait du bruit, ça pue, et ça attire les cons...


    • Clocel Clocel 2 mai 12:02

      @Clocel

      « Je n’aime pas le cirque »

      C’est à cette phrase que je réagissais... Sorry...


    • Etbendidon 1er mai 10:24

      Merci Vera encore un super article
      Hollandouille laissera son nom dans l’histoire mais pas sous son nom mais sur celui de Malcron
       smiley


      • Vera Mikhaïlichenko Vera Mikhaïlichenko 2 mai 13:45

        Invité dans la matinale d’Europe 1, le 2 mai 2017, Manuel Valls a estimé que le Parti socialiste, tel qu’il existe aujourd’hui, allait disparaître. “C’est la fin d’une histoire, nous le savons bien”, a admis le candidat battu à la primaire socialiste. “Nous n’avons pas été capables de changer notre nom, de nous dépasser, de changer notre nature”, a estimé Valls, pour qui les fractures sont trop nombreuses au sein même du parti. “Qu’avons-nous à faire ensemble ? Plus rien. Nous sommes, bien sûr, sur l’essentiel, face à l’extrême droite, mais demain ? Nous n’avons plus rien à faire ensemble quand il s’agit de gouverner”, a-t-il affirmé.

        Confirmation que le nouveau PS est En marche !...


      • Remosra 2 mai 14:39

        @Vera Mikhaïlichenko

        Je vous laisse ce petit message qui me servira de marque page !
        Je reviendrais vers vous au sujet de la dislocation des partis qui tend vers autre chose.
        J’ai vu sur ce sujet une bonne info qui remonte à un petit moment et qui prédisait cet avenir !
        Cependant je n’ai pas encore trouvé l’info mais je n’hésiterais pas à vous la poster dès que je l’aurai retrouvée smiley


      • biquet biquet 1er mai 10:37

        J’ai déjà écrit 2 articles dans AV qui ont été refusés tous les 2. Je viens d’en écrire un troisième qui va subir le même sort. Pourtant la référence historique de Delanoë a été relayée par tous les médias.
        Le titre de l’article est : Delanoë, grand manipulateur de la vérité historique

        Pierre Delanoë a déclaré que si Hitler était arrivé au pouvoir c’était parce l’extrême gauche allemande (traduire « le parti communiste ») avait refusé de s’opposer à Hitler en ne participant pas à un front commun, avec le SPD (sociaux-démocrates), anti-Hitler. La réalité est exactement inverse.

        Aux élections présidentielles de mars 1932, le parti social démocrate allemand (SPD) a soutenu Hindenburg pour faire barrage aux nazis, alors que le DKP (parti communiste) a présenté son candidat. Hindenburg a obtenu 49,53 %, ne passant pas dès le premier tour pour quelques milliers de voix. En janvier 1933, c’est le même Hindenburg qui nomme Hitler chancelier. Le parti nazi était alors en totale déconfiture, aux élections municipales de décembre 1932 en Thuringe, le parti nazi perd 40 % de son électorat par rapport aux législatives de juillet. De nouvelles élections législaves ont lieu en novembre 1932 et le parti nazi perd 34 députés par rapport à celles de juillet. C’est donc Hindenburg, soutenu par les sociaux-démocrates et les bourgeois conservateurs, qui a installé Hitler au pouvoir en janvier 33. Hitler n’ayant pas de majorité, il décide de nouvelles élections législatives le 5 mars 1933. En fait les dernières élections libres en Allemagne vont être les élections législatives de novembre 1932, où le parti nazi était en net recul. Dans la nuit du 27 au 28 février, les nazis dirigés par Göring, manipulent un communiste d’origine hollandaise pour incendier le Reichtag. Le parti communiste est mis hors la loi et ne peut participer aux élections alors qu’il était le seul parti en réelle progression. C’est la fin de la démocratie en Allemagne jusqu’en 1945.

        Dans la réalité les sociaux démocrates allemands sont indirectement responsables de l’accession au pouvoir d’Hitler en ayant refusé le Front populaire avec les communistes et en ayant soutenu Hindenburg aux présidentielles. Certes le SPD a bien soutenu Hindenburg pour faire barrage à Hitler et Delanoë a raison à ce moment de l’Histoire, mais bien sûr il oublie de dire que c’est la personne qu’ils ont soutenue, qui par la suite a ammené Hitler au pouvoir.

        Heureusement Macron n’est pas Hitler, même si dans son discours d’Arras il lui empreinte la gestuelle et surtout l’hysthérie vocale. Le meilleur vote anti-fn c’est le vote blanc : c’est la seule façon de montrer qu’on ne se laissera pas faire avec Macron, qu’il ne sera pas le marche-pied de Marine Le Pen pour permettre son élection en 2022. De toute façon Macron sera élu, grâce aux électeurs manipulables qui respectent les consignes de vote ; mais si le vote blanc est important, cela montrera à Macron que la bataille des législatives est loin d’être gagnée.

        Pour voter blanc il suffit de ne rien mettre dans l’enveloppe ou de prendre une feuille blanche format A4 et prendre le quart de sa surface (dimension du bulletin de vote).


        • izarn izarn 1er mai 11:50

          @biquet
          Se souvenir aussi que le PCF avait été interdit avant l’arrivée de Pétain en 1940....
          Meme méthode...
          Ceci dit je voterais contre Macron. Pour de bon.
          Sans faire sans blanc....

          (Le FN n’a rien à voir avec tout cette histoire. Il y a eu un nombre considérable de collabos reconvertis à gauche comme à droite....Vichysso-résistants.... smiley
          Souvenons nous de cet important européiste, Giscard d’Estaing et de son ministre de l’économie Papon...)


        • @biquet
          Et j’ajouterais. peu importe vos choix mais si votre idée est de vous abstenir ou voter nul : VOTEZ BLANC car plus vous voterez blanc (au lieu de l’abstention ou du nul), plus vous aiderez à la reconnaissance du vote blanc (aujourd’hui, il est comptabilisé à part mais ne participe pas au score final). La reconnaissance du vote blanc est de plus en plus réclamée par des citoyens, pétitions et quelques politiques. Comme toute idée, elle est dans l’air avant de devenir réalité.


        • JL JL 1er mai 10:43

          Bon article.

           
          ’’J’ai vu qu’Emmanuel Macron se présentait comme le candidat de l’alternance profonde....’’ (NDA)
           
          Dans cette petite phrase, « alternance » ne me parait pas exprimer vraiment la réalité, si vous voyez ce que je veux dire ... smiley 
           
          Le vieux clivage Droite gauche alias lutte des classes est mort et sera bientôt enterré ; et nous serons perdus.
           
           
          Il est de plus en plus évident que MLP est en train de faire une OPA sur les classes de gauche pour créer le futur Parti Républicain (PR), et en même temps, Macron est en train de ramasser à la petite cuillère le PS et le LR pour en faire un parti qui sera bientôt nommé Parti Démocrate (PD). 
           
          Exit la gauche : RIP !
           
          Et tout ça en live sous nos yeux ébahis et sous les yeux concupiscents du CAC40 et de la Finance internationale.
           
          Dimanche prochain, aucune voix de gauche ne devrait cautionner le choix scélérat qui lui est imposé.

          • Alren Alren 2 mai 12:12

            @JL

            Que les salauds de la rue de Solférino abandonnent le bel adjectif de « socialiste », levant ainsi une ambiguïté malhonnête et qui peut encore abuser des braves gens, est une excellent chose.

             Excellent chose également, l’obligation qui sera faite à des Filoche, des Liennemann de choisir s’ils vont dans le parti de la dictature capitaliste « soft » de Macron-Juppé où s’ils préfèrent la FI. 

            VOTONS ACTIVEMENT CONTRE MACRON !

            C’est notre ennemi le plus puissant et déterminé.


          • Tall Tall 1er mai 10:57

            Ah, si Macron est élu, le peuple se fera bien fait rouler dans la farine par Hollande.

            La grosse ficelle rose était pourtant voyante
            Pas fier, le peuple.

            • JBL1960 JBL1960 1er mai 18:51

              @Tall Tandis qu’avec une ficelle Bleu Marine...


            • Tall Tall 1er mai 19:56

              @JBL1960

               
              Il y a 10 années de faits établis d’un côté ... et de l’autre : des procès d’intention alimentés par la propagande-système
               
              Sans oublier que Macron aurait sa majorité centre + droite à l’Assemblée, tandis que Marine devrait cohabiter


            • dobertou 2 mai 11:54

              @Tall
              Il a déjà roulé le peuple dans la farine, il suffit de voir dans quel état Hollande et Macron ont laissé la France.


            • Debrief 3 mai 15:14

              @Tall
              Pas fier le peuple ! En effet, et même tout le contraire, pétochard et stupide, qui se laisse manipuler grossièrement et appelle à sa propre soumission au mondialisme de la classe dominante pour avoir le privilège de lui cirer les pompes. Déprimant. Car même ceux à qui il reste un peu de fierté et/ou de clairvoyance vont en payer le prix.


            • izarn izarn 1er mai 11:33

              En langage clair : il s’agit de contenir Mélenchon dans son pré carré.

              Il s’agissait aussi, de faire de la place à Macron. Hamon repoussoir pour les bobos, qui se dirigent vers « En marche »....Sinon, il est meme trés possible que Macron ne fut pas au second tour....
              Garder Valls était donc suicidaire.
              Hamon n ’a pas su récuperer les mélenchonistes.
              Je ne crois pas aux primaires, elle sont truquées.
              Fillon : Faiblard bardé de casseroles.
              Hamon : Qui est Hamon ?

              Il est possible qu’il y ai eu une alliance objective entre Sarkosy et Hollande, face à la remontée considérable du FN depuis 2012. Bien plus élevée que les résultats le prouvent.
              Au soir du résultat j’ai meme entendu dire ceci : Ne pas crier victoire, se souvenir de 2005....
              En effet, si on compte 33% de LR qui voteront Le Pen (Entendu le soir des résultats) ; on obtient une large majorité de souverainistes dans le pays.
              Cela n’a rien à voir avec 2002. Depuis tout a énormement évolué, et pas dans la direction de l’UMPS.


              • izarn izarn 1er mai 11:39

                @izarn
                Il faut dire aux français que depuis 2007, toutes les primaires ont été une arnaque.
                -Royal ou lieu de DSK ou Fabius ? Késako ?
                -Hollande au fond du trou des sondages, au lieu de DSK (providentiellement explosé) ? Késako ?
                -Fillon au lieu de Juppé ? Késako ?
                -Hamon au lieu de Valls ? Késako ?
                Grace à cela on choisit le candidat qu’on veut : Celui qui va perdre, et celui qui va gagner.
                CQFD.

                Mais désormais l’UMPS est lourdé, donc c’est la der des der....


              • Neo Neo 1er mai 12:06

                Salut Izarn !

                « Mais désormais l’UMPS est lourdé, donc c’est la der des der.... »

                Je crois que tu n’as pas vraiment tout suivi ...

                L’UMPS n’est pas lourdé ... Bien au contraire il s’appelle maintenant En Marche et marche vers l’Élysée ! Autrement dit, l’UMPS va sûrement conserver le pouvoir avec Macron !


              • Simple citoyenne Simple citoyenne 1er mai 13:16

                 Mais comment est-il possible que l’on puisse trahir son pays et son peuple à ce point !


                • JC_Lavau JC_Lavau 1er mai 22:22

                  @Simple citoyenne. 
                  N’est-ce pas ?


                • Dom66 Dom66 2 mai 01:02

                  @Simple citoyenne

                  Il suffit d’être socialiste Français smiley ou Hollandouilliste


                • JC_Lavau JC_Lavau 3 mai 13:00

                  @Simple citoyenne. Corruptions au long cours...

                  Ce qui autrefois fut la gauche a surtout été phagocyté par les féminazies (puis par les homosexualistes aussi).

                  Financées par Rockefeller et la C.I.A., avec pour mission de porter la guerre sexiste dans chaque famille, dans chaque foyer, afin de paralyser les peuples.


                  En octobre 2004, Gudrun Schyman a déposé au Riksdag le projet de loi d’un impôt spécifique sur le délit de masculinité. l’Huma n’a trouvé que du bien à dire de Gudrun Schyman. Et sur quoi s’appuyait-elle ? Sur un rapport violemment sexiste misandre pondu par Amnesty International. A.I. est financée et dirigée par György Soros, et participe donc à la guerre hybride contre le peuple syrien.

                  Voir Slate qui proclame que « le dioxyde de carbone étouffera la forêt », et qu’après le triomphe du misandrisme victimaire, osez le misandrisme triomphal ! Osez ! Le risque est nul, on vous couvre...

                • Debrief 3 mai 15:46

                  @Simple citoyenne
                  Ça s’appelle la lutte des classes. Non pas celle des communistes d’autrefois mais celle de l’oligarchie qui l’applique à elle-même avec la rationalité, les moyens et l’efficacité qui sont les siens. Et celle-là est très violente sous ses apparences soft.

                  Toujours plus loin dans la soumission des peuples pour les réduire au silence et exercer tous les pouvoirs, en privatisant tous les services, toutes les formes de solidarité organisée, pour tenir en laisse tous les individus. Qui semble-t-il soit n’ont pas compris soit en accepte le principe.


                • zygzornifle zygzornifle 1er mai 15:54

                  La Marseillaise revue par Macron .... allez tous en cœur : Macron, Macron qu’un sang impur (de sans dent) abreuve mon pogon ....


                  • zygzornifle zygzornifle 1er mai 15:57

                    Macron c’es peau d’âne il y a un Hollande bis dedans ......


                    Pour créer Ève dieu a pris une cote d’Adam , pour créer Macron Hollande a pris un poil de cul a Rothschild l’a trempé dans le champagne l’a roulé dans le caviar de la rue Solférino et l’a fait bénir par la Teutonne Merkel au nom de l’Europe .....

                    • Lengage Lengage 1er mai 16:28

                      Il faut d’abord mettre les choses au clair : Hollande n’est qu’un pion de Rothschild et cie. Il applique ce qu’on lui demande en haut lieu et il exécute. Macron est là pour créer le parti démocrate à l’américaine contre Les républicains. Vive la France vous dites ?

                      Le bonimenteur Hollande qui a dit que la finance était son ennemi vous fera-t-il voter Macron-Rothschild ?


                      • arthes arthes 1er mai 17:44

                        Hollande pour bons et loyaux services et sevices faits a la France sera recompense apres son « coup d etat macroniste » en accedent au poste de larbin en chef ; President de l UE de la finance et de la re pression a venir.. smiley




                        • dobertou 2 mai 11:49

                          @arthes
                          Macron ce matin, son premier ministre sera un homme ou une femme au hasard,
                          Hollande, ou Royal
                          Wauquiez, ou Parisot
                           smiley


                        • Lambert 1er mai 18:10

                          Eh bien, on en apprend des choses sur l’agora !

                          Cet article est très intéressant pour savoir d’où sort ce truc non identifié surgi de nulle part, que personne ne connaît et que tout le monde ou presque veut élire comme président.
                          Je suis un fieffé imbécile mais je constate que, malheureusement, nous sommes plus nombreux que ce que je croyais.

                          • franc tireur 1er mai 18:42

                            J’avais écoute la radio ER de Soral il y a 8 mois ils détaillaient déja le processus En Marche avec Hollande en patron ,avec notemment des anecdotes sur des conversations entre Cambadélis et Hollande pour laisser Macron grossir, ou encore les salles de meeting pretées a Macron sur ordre d’Hollande.

                            Bien sur que la hollandie est derrière, Hollande ca a toujours les machinations , la politique de l’ombre, il a toujours excellé a ca ( et seulement ca) au PS .
                            La masse electorale n’y voit que feu, elle est naive,inculte et surtout mal informée. ( entre les couches du merdeux et la bouffe a preparer ils zont le temps de rien les braves gens).
                            Reste qu’avec les coups a trois bandes de la hollandie pourraient se retourner contre eux .Le FN sera mur pour le pouvoir en 2022 mais ils espèrent d’ici la avoir vendu les derniers leviers de souveraineté .

                            • Odin Odin 1er mai 19:38

                              Merci Vera pour cet excellent article.

                              En complément, un article de mai 2016 de Médiapart sur la présence du Micron en juin 2014 à la réunion Bilderberg à Copenhague alors qu’il était conseiller de « Moi Président ».

                              https://blogs.mediapart.fr/hakima/blog/290516/emmanuel-macron-le-pion-du-futur

                               


                              • Ryszard Ewiak 1er mai 19:54

                                Le Pen ou Macron, la désintégration de l’Union européenne est inévitable. Le Pen serait une bénédiction pour la France, mais Macron va gagner. Macron accélèrera la désintégration de l’Union européenne. La Bible dit : « Et [le roi du Nord = la Russie depuis la seconde moitié du XIXe siècle. (Daniel 11:27)] retournera dans son pays avec de grandes richesses [1945], et son coeur sera contre la sainte alliance [l’hostilité envers les chrétiens], et il agira [cela signifie l’activité dans l’arène internationale], et retournera dans son pays [1991-1993. La désintégration de l’Union soviétique et du Pacte de Varsovie. Les troupes russes retournent à leur terre]. Au temps fixé retournera » (Daniel 11:28, 29a). Le retour de la Russie dans ce contexte signifie aussi la désintégration de l’Union européenne et l’OTAN. Puis de nombreux pays de l’ancien bloc de l’Est sera de retour à la sphère d’influence russe. Ce sera le dernier signe avant la guerre nucléaire mondiale. (Daniel 11:29b, 30a ; Matthieu 24:7 ; Révélation 6:4) La neutralité (de bonnes relations avec la Russie et les États-Unis) serait une bénédiction pour la France.

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