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Espagne : La démocratie mise à mal par la corruption politique généralisée

la corruption politique généralisée en Espagne

Depuis la fin de l'été, il est difficile de se lever le matin sans entendre dans le radio-réveil réglé sur l'heure des infos, un nouveau cas de corruption qui vient s'ajouter à la longue liste des affaires en cours.
 

La corruption politique : un sport national.

On avait l'affaire Gürtel qui implique des hommes d'affaires et des pontes du Parti de droite, le Parti Populaire (PP).
On avait l'affaire des ERE qui met en cause le Parti Socialiste (PSOE) et ses alliés comunistes de Izquierda Unida (IU) ainsi que le syndicat UGT en Andalousie.
On avait même le gendre (et certainement la fille) du Roi Juan Carlos mouillé dans l'affaire Nóss.
Sans oublier la tonitruante affaire Barcenas qui met en scène l'ex-trésorier du parti au pouvoir (PP) et une grande partie des élèphants de ce dernier, soupçonnés d'avoir touché des salaires au noir issus d'argent provenant de comissions illégales.
Je pourrais ainsi allonger la liste jusqu'à endormir le lecteur le plus motivé : Jaume Matas (PP) ex-président des Baléares en prison, Carlos Fabra (PP) ex-président de la Diputación de Castellón (celui de l'aéroport sans avions) dans l'attente d'y rentrer, Miguel Blesa (PP) ex-directeur de la Banque Caja Madrid en liberté alors qu'il devrait y être, etc, etc...

corruption politique espagnole
Une carte non-actualisée des cas de corruption politique es Espagne.

Et ça continue encore et encore, c'est que le début d'accord, d'accord...

Nous sommes actuellement berçés, depuis quelques mois déjà, par les affaires Pujol qui mettent en scène le père, ex-président de la Catalogne pendant un quart de siècle (CIU, parti indépendantiste) et ses fils dans diverses histoires de détournements, de prévarications et de fraude fiscale qui semblent s'étendre bien plus loin que le simple cercle familial, le maire de Barcelone étant accusé cette semaine par le journal El Mundo d'avoir un compte de 13 millions d'euros en Suisse (comme Pujol-père, comme Barcenas, comme Blesa, comme Rato...)

Mais la cerise sur le gâteau, le comble de l'indécence en ces durs temps de crise, où l'Espagne est placée après la Roumanie comme le pays d'Europe à la pauvreté infantile la plus élevée, oú 1 espagnol sur 4 vit sous le seuil de pauvreté, oú 7 sur 10 disent être touchés d'une façon quelconque par la crise,... cette goutte pestilentielle qui fait déborder le vase de merde de la corruption politique de ce pays, c'est l'affaire des cartes bancaires blacks du conseil d'administration de Bankia (ex-Caja Madrid) qui implique plus de 80 personnes (sauf 2 ou 3 qui n'ont pas utilisé leur dite carte) dont Rodrigo Rato, prédécesseur de Stauss Kahn et Lagarde au FMI. Des personnes aux salaires astronomiques, représentants les partis au pouvoir à Madrid (PP, PSOE, IU) mais aussi les syndicats (UGT et CCOO) ainsi que le patronnat, à qui la banque allouait cette carte bancaire (non déclarée des deux cotés) pour officiellement payer leurs frais de représentation mais qui officieusement servait à mener grand train de vie : Voyages, restaurants et hôtels de luxe, bijoux, mais aussi discothèques, prostituées, achats au supermarché du coin, retraits en liquide qui pour certains atteignent des centaines de milliers d'euros sur plusieurs années. Une escroquerie de 15 millions d'euros en tout, qui servait certainement à payer les faveurs et le silence de pratiques plus que douteuses.
Pendant ce temps, cette même banque vendait des produits toxiques à de petits retraités qui voyaient disparaître les économies de toute une vie. Elle expulsait de leur logement, par milliers, des familles endettées incapables de payer leurs traites.

On croyait être arrivé au bout, le vase étant rempli. Mais non.
Il continue de dégueuler, et de salir le beau napperon sur lequel il trône.

Cette semaine, une vaste opération policière (opération Punica, comme les guerres, mais en fait en référence à la grenade, fruit dont le nom rappelle celui du principal suspect ) met à jour une trame de corruption nationale mélant essentiellement des hommes politiques du PP (et quelques-uns du PSOE), des fonctionnaires et des entrepreneurs dans des affaires de commisions sur commandes publiques. L'entreprise Cofely, filiale de la française GDF-Suez, est de la partie avec quatre de ses dirigeants détenus. Le principal inculpé, Francisco Granados, ex-secrétaire général du PP de Madrid, dort ce soir, ainsi qu'une quinzaine de ses complices, dans la même prison que son copain Barcenas qu' il retrouvera certainement dans les douches.
 

Surprise aux prochaines élections ?

Dans ce marasme général, une institution semble encore fonctionner à peu près. La justice fait son travail et continue à tirer le fil d'un tricot qui pourrait laisser à nue une démocratie bien mal en point, et entrainer une crise institutionelle sans précédent en dévoilant au peuple que depuis le début de celle-ci, dans la lignée des pratiques de la dictature, ce sont tous les partis politiques ayant eu accès au pouvoir, qui ont participé au festin.
Mais la justice est lente, très lente. Des années pour arriver à conclure des procès qui débouchent trop souvent sur des peines ridicules converties rapidement en amnisties gouvernementales. Quand ce n'est pas les juges qui sont directement écartés.

Devant ce raz de marée de corruption, face à la grogne de plus en plus audible de la population, le Parti Socialiste et le Parti Populaire n'ont pas d'autre choix que d'annoncer des mesures drastiques contre les vers qui pourissent leur fruit, mais continuent à se rejeter la balle dans un jeu grotesque du "c'est moi le super parti anti-corruption et tu es plus pourri que moi". Le gouvernement s'apprète à légiférer de manière "efficace et exemplaire" sur la question.
Un peu tard semble-t-il.
Difficile de faire croire, une fois pris la main de le sac, qu'on ne savait rien. Difficile de ne pas les mettre tous dans le même (sac).
 

Podemos
Pablo Iglesias, le lider du nouveau parti qui ne cesse de monter dans les sondage : Podemos.

À 6 mois d'élections municipales et régionales et à un an des élections générales (députés et formation du gouvernement), c'est un tsunami politique qui pourrait bien avoir lieu en Espagne avec l'apparition du troublion Podemos dans les institutions et peut-être même au pouvoir.
Ce nouveau parti, taxé de populiste par le bipartisme aux abois, issu des mouvements sociaux des indignés, est en effet actuellement premier dans les intentions de vote des espagnols, et son nombre d'adhérents à déjà dépassé celui du Parti Socialiste.
Son programme est clair : Rendre la démocratie et la politique, séquestrées par les pouvoirs financiers et économiques, minées par la corruption de ces mêmes pouvoirs, au peuple souverain.
Une utopie me direz-vous ?
Théodore Monod ne disait-il pas : « L’utopie ne signifie pas l’irréalisable, mais l’irréalisé. L’utopie d’hier peut devenir la réalité. »
Et pour conclure, cette superbe définition de Alvaro Malaina : « L’utopie est à l’horizon. Je fais deux pas en avant, elle s’éloigne de deux pas. Je fais dix pas de plus, elle s’éloigne de dix pas. Aussi loin que je puisse marcher, je ne l’attendrai jamais. À quoi sert l’utopie ? À cela : elle sert à avancer. »


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46 réactions à cet article    


  • ZEN ZEN 1er novembre 2014 10:02

    Bonjour Alfred,

    E-di-fiant et désolant !
    On a les mêmes à la maison...
    En moins pire sans doute.
    Certains osent prétendre que l’Espagne va mieux
    Espérons que Podemos va élargir son influence, éclaircir sa ligne politique et mieux se structurer
    Mais le fatalisme n’a-t-il pas gagné les couches les plus démunies ?
    Bon courage et Bonne journée. !


    • ZEN ZEN 1er novembre 2014 10:07

      Heureusement Rajoy demande pardon...
      Il y a encore un peu de morale et de sens religieux dans ce pays smiley 
      Tout n’est pas perdu smiley


    • Alfred Ledingue Alfred Ledingue 1er novembre 2014 11:18

      Je crois qu’au niveau corruption, à moins d’être beaucoup us malins, les français ne jouent pas dans la même division que l’Espagne.


      L’Espagne va effectivement mieux, les riches ne se sont jamais aussi bien portés, la crise a été pour eux l’opportunité de mettre la main sur de véritable affaire en immobilier...
      Le chomage baisse un peu, c’est vrai, mais mettre à rue 6 millions de personnes pour ensuite les réembaucher peu à peu avec la moitié de leur salaire et des condtions de travail bien pire, je ne crois pas qu’on puisse parler d’amélioration.

      Je ne crois pas que le fatalisme aie gagné les plus démunis. Toute ces intentions de vote pour Podemos viennent de là. C’est bien la lourde responsabilité de Pablo Iglesias et de sa bande, sur lesquels un espoir énorme repose. Il l’a bien compris en ne voulant pas aux elections municipales prochaines, concourir avec le sigle podemos, car, pris par le temps (ils sont àpeine organiser comme parti encore), ils ont trop peur que des vers entrent dans leur fruit, ce qui serait un désastre. Ils se presenteront donc en independant. par contre pour les generales, ils ne cachent pas leur ambition de gagner, de profiter d’une opportunité historique.
      Sauront-ils etre à la hauteur des attentes du parti grandissante du peuple espagnol ?

    • Daniel Roux Daniel Roux 1er novembre 2014 10:10

      Je dirais même plus : On a les mêmes de tout temps et ne tout lieu.

      La démocratie est un idéal qui, comme les autres idéaux, suppose des hommes parfaits.

      Je n’en connais pas d’autres que moi et maman.


      • ZEN ZEN 1er novembre 2014 10:41

        Bonjour Daniel
        La corruption n’est pas une donnée constante dans l’histoire des sociétés et des nôtres en particulier
        Il y a des circonstances et des systèmes qui favorisent plus que d’autres une augmentation de la corruption.
        On s’en rend compte dans certains pays africains. En Espagne, depuis la fin du franquisme et la montée du pouvoir des banques liées au BTP et aux élites locales....
        La colonisation de l’Etat consentant par un puissant système bancaire n’était pas une fatalité
        Quand aux hommes parfaits... on peut perfectionner les contrôles et les contre-pouvoirs pour réduire les dérives, surtout de cette ampleur. Il faudrait relire Montesquieu...


      • Alfred Ledingue Alfred Ledingue 1er novembre 2014 11:22

        Il suffit de comparer la corruption avec les pays nordiques...

        On dirait que la corruption est lié à l’indice solaire.
        Existe-t-il une étude scientifique à ce sujet ? smiley

      • Piotrek Piotrek 1er novembre 2014 12:45

        Oui il existe une étude (je vais essayer de la retrouver c’est pas gagné)

        Elle ne portait pas directement sur la corruption mais sur la proportion de personnes qui ont un comportement malhonnête dès qu’elles acquièrent la certitude de ne pas être observées (et donc punies)

        Des tests de qualité scientifique ont étés menés dans pas mal de pays, et les résultats étaient surprenants : il n’y avait presque pas de différences (la part de malhonnêtes par nature était entre 15 et 20%, je me rappelle pas exactement)

        J’ai lu aussi une autre étude sur l’effet de contagion/mimétisme sur la corruption, en effet : dans un système permissif, des gens honnêtes vont imiter les gens malhonnêtes car ces derniers restent impunis.

        Je vais essayer de retrouver les liens, en attendant vous devez prendre ce que je dis comme argent comptant.


      • Piotrek Piotrek 1er novembre 2014 21:17

        Voici l’étude portant sur l’effet de contagion de la corruption. (PDF à télécharger)

        Un joli graphe p50 entre la tolérance à la corruption VS l’impression de corruption, par pays

        Pour ce qui est de l’article sur la malhonnêteté, je le retrouve pas pour l’instant (forcément le coup du portefeuille oublié ça fait fureur sur internet de nos jours) Je vous tiens au courant smiley


      • Piotrek Piotrek 1er novembre 2014 21:51

        Pour ce qui est de l’article sur la malhonnêteté je ne retrouve pas l’étude.

        Néamoins :

        The results ? It turned out everyone cheated just as much ! It didn’t matter whether they were in Israel, China, India, Italy, Turkey, Canada, or England. The amount of cheating (i.e. just a little bit) was consistent across human nature.

        L’auteur de l’étude en parle dans son livre. Il est important de tester l’honnêteté, et non pas la corruptibilité, l’évasion fiscale ou le taux de crime par pays. Ces données sont dèpendantes de beaucoup d’autres paramètres 


      • Alfred Ledingue Alfred Ledingue 2 novembre 2014 23:56

        merci pour l’apportation, très utile..


      • César Castique César Castique 1er novembre 2014 12:56

        « Rendre la démocratie et la politique, séquestrées par les pouvoirs financiers et économiques, minées par la corruption de ces mêmes pouvoirs, au peuple souverain. »



        On se demande la tronche que feront les Podemos - on doit d’emblée reconnaître qu’après la cagade Obama, ils ne sont pas superstitieux -, si le peuple* décide qu’il faut rendre définitivement étanche, mitrailleuses à l’appui au besoin, le barrage entre l’enclave de Melilla et le Maroc ?


        * souverain, donc.

        • lsga lsga 1er novembre 2014 13:45

          Bon on remarquera qu’alors que les français se choisissent des socio-nationalistes de droite, misant tout sur le racisme ; les espagnols choisissent des socio-nationalistes de gauche, misant tout sur la morale.


          La bonne nouvelle : les deux seront écrasés sans difficultés par le Capitalisme. 


          • marmor 1er novembre 2014 14:55

            Nous n’avons rien à envier à l’Espagne ! Les nôtres sont :soit plus malins et un peu moins sûrs de passer à travers les mailles du filet, soit , nous peuple, moins déterminés à les choper. Mais en y regardant de plus près, et en cumulant les certitudes et les soupçons, nous ne sommes vraiment pas loin ....Il suffit de rassembler toutes les affaires concernant les politiques, les avérées, les douteuses, les celles vites étouffées par la presse et la justice, et vous verrez que ça bout dans la marmite à merde de France !!


            • tf1Groupie 1er novembre 2014 15:09

              C’est culturel : les Espagnols sont comme ça, les Français et les Italiens aussi.
              Donc le tirage au sort ne résoudra rien dans ces « pays du Sud de l’Europe ».


                • alberto alberto 1er novembre 2014 16:23

                  Ouais !

                  Quand je vois ce classement , j’ai des doutes...

                  Le bon classement du Qatar me laisse pantois.

                  L’Espagne corrompue certes : mais l’est-elle plus que la France ?

                  Car en France, le problème est que les primo, les juges ne veulent pas poursuivre sans réellement en donner la raison, secundo et surtout du fait du « verrou de Bercy » !
                  En effet le ministère des finance estime être le seul habilité à poursuivre, ou non (et c’est très souvent non !) en matière de fraudes.
                  Donc, la fraude française est minimisée institutionnellement : pas de poursuite, pas de fraude, dons pas de corruption et ensuite, on s’arrange la cravate entre amis...

                  Ce qu’explique très bien Antoine Peillon dans son bouquin « corruption » ! dont je ne saurais trop vous recommander la lecture...

                  Au passage, vous savez, l’affaire du barrage de Sivens, qui traine depuis plus de quinze ans : comment croyez-vous que la société qui construit des barrages à tour de bras dans le Midi arrive à se faire payer un rapport d’étude, être retenu lors de l’appel d’offres, sur constat de sa propre étude, et être finalement chargé des travaux de chantier et protection policière en prime.

                  L’Espagne et la France : la mano en la mano ?

                  Merci l’auteur pour ton article où j’ai appris des trucs  smiley


                  • ZEN ZEN 1er novembre 2014 18:02

                    Salut alberto,
                    J’ai commencé la lecture du bouquin de Antoine Peillon
                    Meilleur que son frère...
                    J’avais déjà bien apprécié le premier : les 600 miliards qui manquent à la France
                    Bien à toi.


                  • alberto alberto 1er novembre 2014 21:29

                    Salut ZEN,

                    Et merci de ton rappel pour ce bouquin « les 600 milliards qui manquent à la France ».

                    Heureux qu’il reste encore des journalistes dignes de leur mission !

                    Mais, est-ce vraiment son frère ?

                    Bien à toi.


                  • Alfred Ledingue Alfred Ledingue 2 novembre 2014 11:41

                    Merci à toi pour l’avoir lu smiley


                    Je pense, mais ce n’est que le point de vue d’un expatrié depuis 20 ans, que soit les corrompus français sont plus malins pour ne pas se faire prendre, j’en doute. Soit comme je le crois profondèment, Ils ne jouent pas dans la même cour. 
                    Suffit de voir et comparer : l’affaire du compte en Suisse que Cahuzac, c’est moins d’un millon d’euros, un petit joueur si on compare les 47 millions de Barcenas ou les 1.800 millions de Pujol.
                     

                  • zygzornifle zygzornifle 1er novembre 2014 16:59

                    En France ce n’est pas mieux et a Bruxelles aussi les députés Européens se font acheter par les lobbys et ils en réclament encore, mettez les au même régime pénal que les citoyens de base et ils délaisseront la politique pour aller faire bombance ailleurs .........


                    • galafrin 1er novembre 2014 18:30

                      C’est l’affaire Urdangarin qui m’a estomaqué quelquepeu, l’époux de la fille ainée du Roi convaincu d’escroquerie de millions aux collectivités locales toujours en liberté des années après le début de l’enquête qui n’a pu être ouverte que par une procédure marginale car personne ne portait plainte. 


                      Le plus triste c’est que les extrémistes ont beau jeu de rappeler qu’il n’y eut jamais au grand jamais pareil niveau de corruption sous la dictature fasciste ou dans le bloc de l’est. Donc il est difficile de faire porter le chapeau au PP au motif qu’il aurait receuilli l’héritage fasciste, comme le prétent Podemos, s’il en était ainsi, l’Espagne serait un modèle de probité, hélas.

                      • Alfred Ledingue Alfred Ledingue 2 novembre 2014 12:02

                        Podemos n’a jamais dit cela. Il met tout le monde dans le meme sac : La caste, comme il les appelle, a durant la transition democatrique et durant ces 30 années de democratie monté un système pour pouvoir se servir et se protèger.

                        Podemos, c’est la generation sans avenir des laisser pour compte, riende plus, ils veulent une regeneration politique, nettoyer la maison ou meme refaire les fondations si necessaires. mais pour connaitre pas mal de gens qui y sont, c’est un cooktail de tous les mecontentements. ancien du PP ou PS deçus, et non votant qui ont decidé d participer a la vie citoyenne.

                      • Alfred Ledingue Alfred Ledingue 3 novembre 2014 11:00

                        On connait la nature humaine et on est pas idiot. mais il y a des limites à tout. mettre des instruments en place pour limiter la corruption est faisable.

                        Hier un interessant programme d’une chaine espagnole (6) mettait en parallèle le Danemark et l’Espagne.
                        Le moment le plus parlant etait quand il demandait aux danos de citer un cas de corruption dans leur pays. Jeune et vieux etaient incapables d’en citer de mémoire. En Espagne on a pas assez de mémoire pour les citer tous.
                        La corruption existe aussi au Danemark, mais elle se limite a de petits faits car le système coupe les mauvaises racines à la base.

                      • galafrin 3 novembre 2014 15:08

                        Bien sur que Pablo Iglesias l’a dit, et même sinon, il le pense tout les soirs avant de se coucher comme tout gauchiste espagnol qui se respecte et pour qui le temps s’est arrété un jour de 1939. C’est sûr que je n’ai jamais vu la droite espagnole aussi inquiète mais moins de la vigueur de Podemos que de la faiblesse de Rajoy. On l’accuse courament dans les journaux affidés d’être le pire président de la démocratie. 


                      •  C BARRATIER C BARRATIER 1er novembre 2014 20:42

                        Les profiteurs nous lisent, élus véreux (pas tous) liés ou pas à des associations profiteuses, le contrôle citoyen s’impose ! En table des news :

                        Elus aux contribuables : Votre argent nous intéresse personnellement

                         

                        http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=223


                        Associations, vous devez des comptes au contribuable

                         

                        http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=263


                        • 65beve 1er novembre 2014 22:03

                          Bonsoir, 

                          pour ne citer que lui, Roland Dumas s’est goinfré avec la carte Elf et c’est sa maîtresse qui a fait de la prison.
                          Tout ça pour dire qu’en France, le détournement d’argent n’est qu’une faute morale qui n’entraîne aucune condamnation à de la prison ferme pour leurs auteurs.
                          Je constate à la lecture de l’article que les contrevenants espagnols filent en prison sans passer par la case départ (sauf monsieur Gendre).
                          cdlt.


                          • cathy30 cathy30 1er novembre 2014 23:54

                            En Europe, il y a eu deux pays très attaqués, la Grece tout d’abord, et vient le tour de l’Espagne avec des histoires de cochons.


                            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 2 novembre 2014 08:14

                              Podemos, « Nous pouvons ! », c’est comme « Yes, we can ! », un voeu pieux.

                              Podemos ne risque pas de ramener les Espagnols vers la démocratie...
                              C’est un Parti européiste qui s’oppose à toute sortie de l’ UE.
                              Il sert de nasse pour faire patienter et neutraliser les Espagnols mécontents de Gauche.


                              Son programme :
                              * Redémarrer l’économie
                              * liberté, égalité, fraternité
                              * souveraineté
                              * la terre
                              * la démocratie.

                              La démocratie : « le peuple décide », nécessite que le lieu de pouvoir soit en Espagne.
                              Comme pour tous les pays européens, les lieux réels du pouvoir sont à la BCE à Francfort, à Bruxelles et au FMI à Washington, sur lesquels les Espagnols n’ont aucune prise !

                              Podémos est sur la ligne politique « d’une Autre Europe » (changer les statuts de la BCE etc), les mêmes vieilles lunes que nous sert la Gauche en France depuis 35 ans, pour faire patienter les mécontents.

                              Il n’est pas possible de changer les Traités européens, il faudrait des Podemos dans les 28 pays en même temps. Ce qu’ils évitent tous soigneusement de dire.

                              Pour attirer les gogos, il utilise « la démocratie à la base » qui fait référence aux anarchistes espagnols. Mais c’est pour mieux les maintenir dans l’ UE, pas pour en sortir.

                              « Analyse de Podemos par Asselineau »

                              • galafrin 3 novembre 2014 16:58

                                J’aime bien Asselineau mais sa place est à la tête de l’UMP, en rapport avec son étoffe et pour le plus grand bien à tout deux. Il semble honnête, LUI, puisque dans sa carrière de haut fonctionnaire il ne s’est pas enrichi démesurement ce qui suffit à le rendre sympathique à beaucoup. En même temps comme l’UMP et l’Union Européenne ne font qu’un, je reste perplexe sur la portée de son engagement, enfin l’analyse de Podemos n’est pas d’Asselineau mais d’un militant. Cela ne l’empêche pas de souffler de l’air frais dans le landernau politique.


                              • zygzornifle zygzornifle 2 novembre 2014 09:10

                                Aux Etats Unis au minimum le tiers de nos politiques UMPS croupirait en prison ou passerait la serpillière au Mac Do se nourrissant des frittes molles ramassées à même le sol éloignés à tout jamais de la politique et de sa corruption.....


                                • ALEA JACTA EST ALEA JACTA EST 2 novembre 2014 09:24


                                  Bonjour Alfred.excellente synthèse...un modèle du genre.

                                  J’ allais vous répondre personnellement et puis j’ ai décidé de le faire dans un post qui s’ intitule : « tremblement de terre en Espagne : la deferlante PODEMOS devient le premier parti en intentions de votes »...basé sur l’ enquete d’ EL PAIS de ce dimanche 2 Novembre

                                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 2 novembre 2014 09:36

                                    « L’utopie, ça sert à avancer... » **

                                    Avec Podémos, ça sert surtout à enfumer les mécontents, à profiter de leur détresse pour leur faire avaler l’ UE et l’euro... !


                                    Comparez le programme de Podemos avec celui de l’ EPAM grec, qui veut sortir de l’ UE et de l’euro : « Programme de l’ EPAM »

                                    Ou celui de l’ UPR.


                                  • Alfred Ledingue Alfred Ledingue 2 novembre 2014 12:15

                                    on attend de le lire...

                                    Il est clair que ce dernier mois a été très prolifique pour Podemos, ces cas de corruptions à la chaine entraine des adhèrents en chaine. Dimanche dernier, l’interview de Pablo Iglesias sur la Sexta a été le programme a la plus forte audience et il parait que durant son emmission, il y a vait un adhérent de plus par seconde...
                                    Maintenant j’ai jamais trop bien compris le jeu de la sextaet la cuatro qui font la part belle a Podemos.
                                    Ce n’est pas ma tasse de thé mais il s ont le mérite d’etre un electro-choc pour la classe politique, et ça c’est salutaire.

                                  • ALEA JACTA EST ALEA JACTA EST 2 novembre 2014 12:16

                                    Fifi vous êtes au bord de l’ obsession paranoïaque avec l’ UE et l’ euro...ça vous aveugle et vous ne voyez plus rien.Il y aurait une révolution sous vos yeux et vous passeriez à côté..

                                    Ne voir en PODEMOS qu’ un enfumage c’ est méconnaître PROFONDEMENT la réalité espagnole d’ aujourd’ hui.PODEMOS est la traduction d’ une énorme frustration sociale qui va forcément avoir des repercussions terribles.L’ establishment tremble, et à juste titre...ils vont essayer de récupérer la sauce mais c’ est très mal parti pour eux...PERSONNE, je dis bien PERSONNE, ni vous , ni moi ne pouvons prévoir ce qui pourrait se produire bientot d’ autant plus que le programme de PODEMOS n’ est pas encore bouclé...ça se décide en ce moment, débats, élections, etc...Enfin, on n’ en est pas au stade des meilleures décisions à prendre mais à celui d’ une dynamique de changement et de rupture avec une caste oligarchique.
                                    PODEMOS est en train de provoquer un mouvement...savais-tu que 17% des électeurs du PP vont voter pour eux ?...incroyable !!!...le PP est en train de perdre sa base populaire et rien que ça c’ est assez révolutionnaire et lourd de conséquences

                                  • ALEA JACTA EST ALEA JACTA EST 2 novembre 2014 12:35

                                    Alfred,

                                    Il y a tous les soirs une émission « EL INTERMEDIO » sur la SEXTA qui fait un travail se salubrité publique en dénonçant toutes les manoeuvres de propagande lourdes et grossières du PP pour essayer de s’ accrocher au cocotier.L’ actualité délictueuse est si dense qu’ elle occupe une bonne parti des programmes.Enfin je viens de lire le livre du présentateur surnommé gran Wyoming.Son livre intitué « No estamos locos » ( nous ne somme pas fous) offre une perspective terrible des 30 dernières années...qui plus est l’ auteur a beaucoup d’ humour et livre un certain nombre de révélations, surtout pour les jeunes qui ne connaissent pas bien de  quelle manière l’ Espagne est sortie du franquisme avec des « fachos » notoires qui se sont miraculeusement transformés en nouveaux démocrates...Il explique bien pourquoi les victimes du franquisme figurent encore AUJOURD’ HUI dans les archives judiciaires comme des criminels...HONTEUX ! tout simplement honteux...Il n’ y a pas eu de Nuremberg espagnol mais il y a bien eu des camps de concentration.
                                    Une partie importante de la droite espagnole est directement issue du berceau franquiste( voir par exemple l’ ex-ministre de justice Gallardon qui a épousé la fille d’ un général putschiste...)

                                  • ALEA JACTA EST ALEA JACTA EST 2 novembre 2014 13:08

                                    Alfred,

                                    Un petit détail rigolo pour moi qui vit au coeur de cette tourmente...ça fait quelques semaines que je chantonne la chanson de Cabrel que vous citez...c’ est exactement ça :
                                    Ça continue encore et encore...ce n’ est que le début d’ accord d’ accord.
                                    Hier Hervé Falciani a dit dans une interview à la SEXTA que ceux qui sont tombés étaient sur sa liste et que d’ autres têtes de première importance allaient tomber... 

                                  • Alfred Ledingue Alfred Ledingue 2 novembre 2014 23:43

                                    et Fraga, mort il y a un an, ancien ministre de Franco 8qui a signé des esecutions), mentor de Gallardónet « père » de la constitution espagnole. etc etc etc. 

                                    Le grand pardon de la transition s’est fait selon moi pour avoir un consensus et éviter des troubles dans cetee nouvelles democratie (l’armée etait encore très sensible), mais aujourd’hui, surtout les jeunes ne comprenons pas comment on a pu pardonner, soit, mais laiiser les privilèges aux bourreaux et les laisser participer à la nouvelle vie politique. 
                                    on aurait dû les en ecarter, mais ça c’est facile à dire aujourd’hui avec le recul.

                                    El intermedio est mon RV preferé avec la Tv espagnole, 
                                     comme la sexta noche, salvados, ana pastor, al rojo vivo.. c’est reellement une chaine qui met les pieds dans le plat.
                                    les chaines publiques et regionales sont manipulées.

                                  • Alfred Ledingue Alfred Ledingue 2 novembre 2014 23:50

                                    et Fraga, mort il y a un an, ancien ministre de Franco 8qui a signé des esecutions), mentor de Gallardónet « père » de la constitution espagnole. etc etc etc. 

                                    Le grand pardon de la transition s’est fait selon moi pour avoir un consensus et éviter des troubles dans cetee nouvelles democratie (l’armée etait encore très sensible), mais aujourd’hui, surtout les jeunes ne comprenons pas comment on a pu pardonner, soit, mais laiiser les privilèges aux bourreaux et les laisser participer à la nouvelle vie politique. 
                                    on aurait dû les en ecarter, mais ça c’est facile à dire aujourd’hui avec le recul.

                                    El intermedio est mon RV preferé avec la Tv espagnole, 
                                     comme la sexta noche, salvados, ana pastor, al rojo vivo.. c’est reellement une chaine qui met les pieds dans le plat.
                                    les chaines publiques et regionales sont manipulées.

                                    Oui, je l’ai vu aussi l’interview dw Falcani, en fait je crois qu’on voit les memes programmes.
                                    Bien sûr qu’il y a du gros, très gros poisson. esperons qu’ils tombent dans les filets...
                                    Barcenas a aussi bien des infos qu’il est pret a revelé si on le chatouille un peu. et Granados surement aussi. je crois que leurs anciens amis ont mal fait de les traiter en pestiferés et faire comme si ils ne les connaissaient plus. En faire des boucs emissaires , je crois que ça va leur donner envie de lacher le morceau ..

                                  • galafrin 3 novembre 2014 14:55

                                    Il y a plus de rejetons de fascistes au PSOE qu’au PP, comme Manuel Chavez président de la junte andalouse, et ce Wyoming s’est bien gardé de le critiquer quand l’affaire des ERE a éclaté sous Zapatero.


                                  • galafrin 3 novembre 2014 15:01

                                    Il y a plus de rejetons de fascistes au PSOE qu’au PP, comme Manuel Chavez président de la junte andalouse, et ce Wyoming s’est bien gardé de le critiquer quand l’affaire des ERE a éclaté sous Zapatero.

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