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Accueil du site > Actualités > Politique > Est-ce la fin de la démocratie ? Dégât collatéral ou trilatéral (...)

Est-ce la fin de la démocratie ? Dégât collatéral ou trilatéral ?

Quelle démocratie pour le XXIe siècle ? Voilà un sujet philosophique d’actualité, proposé par mon confrère Jean-Charles pour réfléchir ensemble autour d’un café. La démocratie actuelle revient-elle à faire signer un contrat, comme chez Darty ou Auchan, pour un paquet de prestations fournies par une équipe dirigeante dont la composition dépend du suffrage électoral ? Si les Français préfèrent Darty, ils seront gouvernés par Darty, s’ils préfèrent Auchan, ils seront gouvernés par Auchan. Auquel cas, nos représentants ne seraient pas tant politiques que représentants de commerce, vendant des programmes, flattant nos émotions, jouant sur nos peurs, obéissant à nos désirs. Certes, nous n’en sommes pas là mais ces dérives sont tout de même avérées. La démocratie ne se porte pas bien, tout le monde était d’accord en 2006 puis, le succès de la campagne électorale des présidentielles, suivi d’une participation inattendue, a laissé accroire à un renouveau de la démocratie, quasiment une renaissance. Mais le scrutin suivant, avec une abstention de quatre Français sur dix, laisse penser le contraire. Pourtant, les législatives sont importantes. C’est par le biais des députés que sont déterminées pour une bonne part les politiques confiées par le peuple à leur représentants. Mais est-ce certain ?

Examinons alors le sens de cette règle fixée aux candidats du gouvernement : ministre battu, ministre déchu. Bien évidemment, rien dans la Constitution n’impose cette règle dont la soi-disant morale traduit en fait un artifice visant à montrer aux Français que le gouvernement a la même légitimité que l’Assemblée. La Constitution n’en demande pas tant. Elle donne suffisamment de pourvoir aux députés pour qu’il ne soit pas besoin d’en faire autant, et si l’Assemblée jouait réellement son rôle, nous serions dans une démocratie représentative oeuvrant selon l’esprit de ce concept, même avec des ministres n’ayant reçu aucune légitimité électorale. Or, nous pouvons tous constater combien nous nous sommes éloignés de cet esprit au sein même de nos institutions. De plus, l’Europe ne fait qu’aggraver la situation, avec ses structures que sont la BCE et la Commission européenne. Certes, leurs membres sont nommés, cooptés par des élus des nations européennes mais, dans l’esprit, nous sommes face à une gouvernance d’experts n’ayant que peu de comptes à rendre aux peuples et à leurs représentants, hormis peut-être quelques prérogatives du Parlement européen.

Une allégorie permet de bien poser la question de la démocratie. Qui tient les rênes du pouvoir ? Dans une démocratie représentative, ces rênes sont confiées à des représentants. Ce sont eux qui tiennent les rênes de l’attelage et qui dirigent la cavalerie gouvernante selon des ordres qui, en esprit, sont proches de ce qu’est voulu en général par le peuple, avec une obligation de synthèse de ces velléités parfois contradictoires dont l’orientation est parfois tranchée par les élections. Le citoyen croit alors qu’il tient les rênes et dirige les orientations gouvernementales ou, du moins, qu’on lui laisse une partie des rênes. Or, ce qui est apparu depuis quelques décennies, c’est une dépossession progressive du pouvoir de la démocratie représentative. Les citoyens, en 2000, se sentent dépossédés de leurs prérogatives, constatent aussi que leurs représentants ne peuvent plus contrôler la cavalerie gouvernante et surtout les chevaux de la puissance économique dont les institutions financières imposent une vitesse et un rendement déraisonnable. Platon dirait que le cheval fou échappe à la divine et sage raison du cavalier. De plus, avec tous ces leurres médiatiques, la vision des citoyens est trouble et quand bien même ils voudraient reprendre les rênes, ils ne trouveraient plus leur chemin tant leur vision est perturbée. Leur situation est d’être dans une cabine de navire, livrés aux décisions de la capitainerie qui, de temps à autres, dépêche quelques émissaires pour expliquer les turbulences du voyage et justifier des décisions apparemment aberrantes.

Voici maintenant un éclairage historique. Je remercie le professeur d’économie, présent à notre réunion philosophique, pour avoir fait un rappel sur des réflexions datant de plus de trente ans. En 1973, la commission trilatérale fut créée à l’initiative de plusieurs hauts dirigeants des mondes politiques et financiers. David Rockefeller, Henry Kissinger et Raymond Barre en firent partie. En 1975, un rapport fut établi par des autorités intellectuelles telle que Samuel Huntington et Michel Crozier, co-auteur de ce texte. N’y voyons nul complot (un déminage de ce sujet est nécessaire pour éviter 200 commentaires sur Davos, Bilderberg et les Illuminati...). Ce rapport est connu de tous. Il a juste été oublié. Son objectif est de répondre à certaines difficultés de gouvernance consécutives aux mouvements d’émancipation constatés dans les années 1960, ainsi qu’inhérente à la démocratie représentative dans un monde où les citoyens deviennent de plus en plus informés et émancipés. C’est d’ailleurs Huntington qui élabora le concept de gouvernance, explicitement conçu pour représenter les obstacles de la démocratie opposés aux capacités à gouverner. Ce fut une nouveauté. Cette démocratie, considérée comme le moins mauvais des systèmes par Churchill, a été diagnostiquée comme ayant une pathologie sociétalement acquise, celle de s’opposer à la gouvernance. Peu ont cherché à savoir les causes de ce constat. Quoi qu’il en soit, ces experts ont été écoutés. Ils ont inspiré la politique de Reagan.

En 1986, Lizette Jalbert et Laurent Lepage ont publié un ouvrage sur le néoconservatisme des nations anglo-saxonnes et les restructurations de l’Etat après 1979. Je ne résiste pas à vous livrer cet extrait où l’esprit du rapport de 1975 est clairement présenté. Si vous y voyez quelques ressemblances avec des récents discours, c’est que vous disposez d’un entendement en bon ordre de fonctionnement.

Ainsi, tant aux États-Unis qu’en Grande-Bretagne, combattre la surcharge, les tensions et la crise de gouvernabilité apparues au cours des années 1970, comme résultat du climat de permissivité et de polarisation idéologique de la décade précédente, va signifier, selon le sociologue Michel Crozier, considéré de tendance libérale et co-auteur du rapport de la Trilatérale, l’adoption de « nouveaux mécanismes de contrôle social » beaucoup plus fermes et chloroformants que ceux déployés jusque-là. Fondamentalement, il ne faut pas craindre, comme le propose en toute netteté Huntington, d’aller aussi loin que « la formation d’un mode de gouvernement plus autoritaire et plus efficace ». En termes de mesures à prendre, les auteurs en suggèrent quelques-unes parmi les suivantes : restauration de l’autorité par la valorisation de l’expertise, de l’ancienneté, de l’expérience et du talent ; restriction sévère des dépenses publiques ; réduction de l’activité syndicale ; défense de la loi et de l’ordre ; remise en vigueur de la discipline familiale, entre autres ; prudence à l’égard de la politique d’immigration ; retour à une plus grande moralité, en particulier des mœurs sexuelles ; réhabilitation du patriotisme. Bref, un éventail de prescriptions découlant d’une vision plus disciplinaire du fonctionnement des institutions et centrées autour de la nécessité de construire un nouveau consensus étranger aux idéaux libéraux d’émancipation et de justice sociale.


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26 réactions à cet article    


  • prgrokrouk 14 juin 2007 14:03

    Bof... non.


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 14 juin 2007 14:09

      Merci pour cette argumentation précise et développée


    • prgrokrouk 14 juin 2007 20:11

      Je me donne assez de mal pour argumenter sur bien des articles que vous avez rédigé. Je trouve celui-ci un peu en-dessous. Je me suis souvent exprimé lors de vos précédents articles et vous n’avez pas cru bon de débattre. Le prochain sera peut-être aussi bon que votre précédent ?!


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 14 juin 2007 23:02

      C’est une question d’appréciation

      Je trouve celui-ci plus important que le précédent, du reste assez ancré dans l’actualité, sur la TVA sociale alors qu’ici, il est question de réalités d’ensemble qui englobent de simples mesures politicienne. Dommage qu’il n’y ait pas eu débat sur la démocratie. Et au passage, merci à ceux qui sur Avox m’accordent leur confiance


    • snoopy86 14 juin 2007 19:04

      Les français ont préféré Dati, pas Darty...


      • judel.66 14 juin 2007 19:45

        vous ne posez pas je pense,le problème comme il faut...nous avons deux chambres qui compte tenu du système electoral vont etre composées de godillots qui se borneront a entériner ..ce sera une dictature présidentielle !!et, bien sur,ça pourrait etre la fin de la democratie....Sarco n« est pas idiot,il y mettra les formes et les discussions qui devraient avoir lieu au parlement seront en fait conduites par lui avec »« ceux »"qu’il consultera et choisira de consulter !!..nous pouvions avoir dela meme façon une dictature d’assemblée avec une marée rose qui aurait submergé sego et institué une democratiepopulaire (fausse democratie)....Que proposer !!!pour eviter le gouvernement d’assemblée ou la dictature présidentielle.. ??instaurer un système electoral tel que l’ ensemble des electeurs soit représenté dans les memes po urcentages exprimes . !c’est la RP integrale avec tous ses defauts !!! (voir ouvrage de dr oit constitutionel)...qu’elle cacophonie a l’AN !!!quels marchandages pour constituer une majorité du moment !! on a connu ça !!alors que faire ???nous avons deux chambres ,l’une l’AN doitdisposer d’une majorité stable et nette ..pourquoi pas le sytème anglais srutin uninominal a un tour ,, celui qui a le plus de voix est élu ..pas de magouilles de deuxieme tour...l’autre le senat qui actuellement est complètement dévalué,,ne represente rien ,de rien aux yeux des electeurs,,coute tres tres cher pour ce qu’il est supposé faire ,,devrait etre elu a la RP intégrale soit nationale(elu delocalisé),soit de region avec ou non accomodation des restes au plan national,avec un meme quotient ,un senateur pour x electeurs,...un tel senat représenterait l’ensemble du corps electoral et, avec les pouvoirs actuels pourrait obliger l’AN a une deuxième dicussion de ses lois ..il y aurait moins de godillots et ce ne serait pas la fin de la démocratie...DE GAULLE sest deja cassé les dents sur le senat ..alors ???


        • Mohammed MADJOUR Mohammed 14 juin 2007 20:17

          @ Auteur !

          C’est un sujet philosophique certes mais aussi un débat éminemment politique ! Le concept de la démocratie a été étouffé dans l’œuf par la profusion du bla bla grec, les siècles ont fait le reste !

          La démocratie qui signifie exactement la gestion des affaires publiques par l’ensemble des citoyens commence effectivement au moment où l’élu prend ses fonctions ! L’effervescence des partis politiques, la nomination des prétendants, les campagnes électorales, les petites intrigues et les corruptions, le geste des urnes...tout cela n’est que jeu politique comme la grand-mère qui prépare sa soupe !

          Le meilleur n’arrive pas souvent au pouvoir étant donné l’imperfection des choses, c’est précisément là que les citoyens font valoir leur droit de regard en restant vigilant sur tout ce qui regarde le fonctionnement des Institutions !

          L’homme ne peut à chaque instant surveiller l’homme, la LOI reste le seul balisage des consciences égarées !

          Les politiciens doivent admettre que les patrimoines nationaux ne sont pas des portefeuilles personnels et les richesses nationales ne doivent pas être dilapidées ! Depuis de longs siècles l’énergie humaine est investie, que dis-je gaspillée dans des projets utopiques décidés par la seule folie des grandeurs des gouvernants inconscients mais libres de toute contrainte populaire parce que la démocratie n’existe pas !

          « Quelle démocratie pour le XXIe siècle ? » : Celle qui a existé à L’ORIGINE mais polluée à dessein par la parlotte grecque ! Les Grecs toléraient tous les vices et tout le monde sait qu’ils étaient des maîtres d’esclaves ! La démocratie, préalable à tout espoir de Liberté ne pouvait donc pas fleurir dans une société corrompue !

          Le « Contrat social » depuis longtemps oublié, doit signifier le respect d’un ensemble de Lois par tous les gouvernants ! Le droit humain ne peut être un objet de marchandage, il faut mettre fin à la politique de la mendicité des « Droits de l’homme » en promulguant la « DECLARATION UNIVERSELLE DES DEVOIRS DE L’HOMME » qui marquera la naissance de la DEMOCRATIE pour les siècles futurs !

          MOHAMMED.


          • prgrokrouk 14 juin 2007 20:18

            @ Mohammed

            Salut ! content de voir un représentant de la diversité !


          • prgrokrouk 14 juin 2007 20:21

            Bon, j’ai lu ta bafouille : tout ceci étant bien vrai, il n’en reste pas moins que la Démlocratie a été inventé en Grèce : lis Jean-Pierre VERNANT http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_origines_de_la_pens%C3%A9e_grecque

            Tu ne perdras pas ton temps.


          • maxim maxim 14 juin 2007 23:43

            il me semble que la démocratie ,et sa définition la plus élémentaire ,c’est d’accepter qu’une majorité de citoyens aient préféré un changement de société ,même si celà s’avère difficile à démarrer ...... et celà monsieur Dugué ,vous ne l’admettez pas ,ce n’est pas que nous aspirons à devenir des crétins comme vous avez l’air de le proférer ,mais parce que nous en avons assez d’être infantilisés par des gens qui pensent que ce qu’ils veulent nous imposer est pour notre bien.....

            merci de cette délicate intention,mais nous sommes assez grands pour savoir ce que nous faisons .......


            • Bernard Dugué Bernard Dugué 15 juin 2007 09:37

              Désolé mais vous avez compris ma position à l’envers, enfin telle qu’elle est présentée en filigrane. Par ailleurs, ce billet avant toutes choses trace un constat sur l’état de la démocratie tout en évoquant un certain rapport de 1975 qui n’y est pas étranger, avec à l’appui la citation d’un ouvrage de référence

              Est-il vraiment utile de remonter si loin ? Je n’en sais rien, je ne suis pas dans la tête des citoyens


            • nahiko nahiko 17 juin 2007 10:16

              Non, au contraire, très utile d’y revenir. Et je vous en remercie. 30 petites années à l’échelle du temps des sociétés, c’est juste le laps qu’il faut pour la lente pénétration des idées dans la sphère sociale. Le rapport de 1975 et l’intro de l’ouvrage canadien de L. Jallbert et Lepage (pas Corinne) montre bien les stratégies de reprise en main par le pouvoir des années Reagan ou Thatcher. Et en 2007, chez nous ? L’essentiel de la doctrine Sarkozy s’y retrouve : le rapport à l’humain, la conception de l’homme, sa place dans le système, la diabolisation de l’État ; le rôle de la morale et de l’identité, et la valorisation de l’ordre face à la décadence ... Les “Clinton” ou “Blair français”, mais OÙ donc sont-ils ?


            • Aspiral Aspiral 15 juin 2007 08:30

              Si de plus en plus nombreux d’entre nous prennent conscience de ce que tout fout le camp dans nos « démocratures » occidentales, le peu de réactions à votre article et les nombreuses pistes plus que diverses proposées à la nécessaire « restauration de l’autorité par la valorisation de l’expertise, de l’ancienneté, de l’expérience et du talent », montrent qu’on est encore bien loin d’un « consensus » mobilisateur. Avant de faire un traitement, il faut faire un dignostic.Et à mon avis le diagnostic est introuvable tant que l’on se disputera sur les causes du mal. Le scientisme ambiant a donné un pouvoir exorbitant aux experts technocrates, spécialistes du passé, focalisés sur les causes immédiates, donnant en cela l’accès au pouvoir de toute une série de pervers séducteurs, au lendemain qui déchantent systématiquement. Ce qu’il nous faudrait au contraire, ce sont des visionnaires capables de penser au delà de la chasse systématique aux symptômes, préférant souffler sur la fumée au risque d’attiser le feu, plutôt que de l’éteindre avec de l’eau, de la boucémissérisation du mal et la montée de tous les racismes, y compris lea guerre des sexes ; Bref, il nous faut quelqu’un qui soit capable de penser l’humain et l’humanité à venir au delà du délire collectif sur les bénéfices de la croissance du pouvoir d’achat et de la diminution de l’effet de serre, en même temps. Un pouvoir perdu ne se retrouve jamais. Seule une démocratie plurale pourrait empêcher des séducteurs de passer. Mais ce n’est pas eux qui proposeront un système qui leur ferait perdre leur emploi.


              • JL JL 15 juin 2007 11:17

                La droite nous a longtemps vendu sa politique au nom de la liberté. Aujourd’hui, au nom de l’efficacité économique, les néoconservateurs suppriment les libertés un temps arrachées par la gauche accusée elle, d’être liberticide.

                Pour ma part, je suis de gauche (pas PS), je hais les injustices et suis fana de liberté au point que je déteste obéir autant que de commander. A droite on aime l’ordre, c’est-à-dire le commandement. Dans ce contexte, la liberté c’est seulement pour le sommet. C’est ce qu’on pourrait appeler l’élitocratie, l’anarchie pour les riches, et la trique pour les pauvres, ravalés au rang de consommateurs de canironron et traités comme de la chair à profits.

                Un intervenant vivant aux US, sur un autre fil se vantait à 29 ans de gagner 1 million de $ par ans et disait sans états d’âme que là bas, c’est marche ou crève. Une société de classes donc.

                De même que le principe de séparation de l’église et de l’état s’est installé dans les esprits, il est urgent que celui de séparation des experts et de l’état s’impose. Il y va de la démocratie, de notre liberté.


                • JL JL 15 juin 2007 11:27

                  « Si, comme les philosophes des lumières, Bakounine voit dans la science une arme propre à dissiper les ténèbres de l’obscurantisme et du fanatismes, il se refuse à la sacraliser et nous met en garde contre la tentation positiviste d’un gouvernement de savants, qui exercerait une monstrueuse dictature sur la vie elle-même. Aujourd’hui où les délires d’une caste technocratique soutenue par des scientifiques sacrifiant à la religion de l’économie font courir des risques mortels à l’économie planétaire, on ne peut qu’être frappé encore une fois de la puissance anticipatrice du révolutionnaire russe. » (Joël Gayraud, postface à « Dieu et l’Etat » de Bakounine, éd. 1001 nuits).


                • Mohammed MADJOUR Mohammed 15 juin 2007 21:11

                  @ prgrokrouk

                  Salut prgrokrouk !

                  Jean Pierre VERNANT a été sérieusement atteint par la Mythologie grecque et il est mort sans avoir eu le temps de se débarrasser de cette maladie du cerveau ! Il aimait bien la parlotte lui aussi...

                  « Bon, j’ai lu ta bafouille : tout ceci étant bien vrai, il n’en reste pas moins que la Démocratie a été inventé en Grèce »

                  Non prgrokroup, les idées parcourent l’espace et le temps depuis la naissance de l’Univers, personne n’a inventé quoi que ce soit ! Les Grecs ou des gens qui habitaient en Grèce avaient déterré quelques vieux concepts ou peut-être même quelqu’un les auraient ramené de Perse ou d’Egypte, en l’occurrence la démocratie pour t’aider à bien comprendre les choses n’a jamais été une trouvaille grecque, c’est un capital humain !

                  Mais laisse donc l’auteur de l’article me répondre et me contredire, à moins que tu sois mandaté pour le faire !

                  MOHAMMED.


                  • prgrokrouk 15 juin 2007 21:44

                    @Mohammed,

                    La démocratie est une possibilité mince... parmi des formules gravement autoritaires. Les méthodes de « management » des masses empruntent aux modèles les plus anciens et les plus majoritaires qui soient, auxquels il a toujours été reproché la corruption progressive, qui caractérise le destin de ces régimes autoritaires.

                    Ils se font assez vite passer pour la (ou les) divinité(s) qu’ils vénéraient auparavant et qui les inspiraient. L’histoire est toujours la même et elle recommence.

                    La démocratie aussi, connaît ce destin, mais a bâti dans l’intervalle et mis en place des moyens qui devaient permettre à l’homme de s’émanciper des pouvoirs d’imposture. Ailleurs, les peuples sont soumis, entiers, et maintenus dans la pauvreté irrémédiablement, et dans le « respect » de l’autorité.

                    Jean-Pierre Vernant est un intellectuel intéressant et populaire dans son ambition d’historien. Facile à lire. Effectivement, la Démocratie est d’après moi une invention qui n’a pas été faite ailleurs. Nulle part. Et nulle part elle n’a su durer comme en Grèce, dans le temps de sa domination antique.

                    Cela dit, la culture est destinée à l’homme entré dans la raison par un parcours calculé en générations, car il naît, voit autour de lui et rencontre par la suite dans l’éducation, ce qu’il tient déjà par un bon bout. Les sages, qui dominent le commun, entrent dans un cadre encore plus restreint (et sont loin d’être élus dans une nation, une foi ou une race particulière).

                    Mais beaucoup de gens ne sont pas assez serein pour admirer la Création dans l’étude comme dans la vie.

                    J’aimerais que tu appuies tes affirmations sur des éléments avérés. Non pas que j’aie une admiration sans bornes pour la Démocratie (et n’importe quel Grec), qui n’est jamais l’idéal, mais par curiosité.


                    • hamra 17 juin 2007 21:21

                      Avant la grèce, ni y avait-il pas l’egypte ? Le Dieu Amon Ra les Dieux Thot Isis Osiris Seth et leur fils Horus. (vive stargate : SG 1, ou le fabuleux héritage de l’EGypte écrit par Christiane Desroches Noblecourt ; et les articles édifiants de helene cixous).

                      Mais la seule question que je me pose et sur laquelle je bute est de savoir pourquoi le hiéroglyphe n’est pas hébreu ? C’est une question en vérité assez banale, parce que le perse existait aussi. Et avant n’avait -on pas dit que le peuple sémitique était araméen ? Mais enfin tous ces idées au gramme près : que figurent-elles ? la démocratie, nous sommes tous frères ! Alleluia : le livre des morts gratuites : la jouissance métaphysique de la vie dans le culte hystériforme de la mythologie grecque.Le bla bla grec n’est pas bla bla : il est philosophie et instruction de la conscience collective (rendez-vous compte du traumatisme de l’orphelin que fut oedipe !) par les arts du spectacle et la dialectique : cf. Aritoteles j’ai oublié son Nom en Arabe. Ibn...Que savez-vous de l’inquisition ? c’est le syndrome du nom de la rose : Vous en aurez un schéma dans la Nuit du Destin de Youssef Chahine qui figure la 27 nuit du ramadan. Enfin pour ce que j’en sais Héra avait un animal domestique : Argus : chargé de surveiller son mari adultère : comment ? Mais gràce à sa parure. Celle d’un paon !Il ne pouvait jamais fermer un oeil ! A cette époque personne ne s’appelait Ulysse. Seul existait Polyphème et lui contrairement à Argus, il n’avait qu’un oeil puisque c’était un cyclope ! spéciale dédicace @ Mohammed ’( si tu ve en savoir + voir aussi commentaires sur l’engagement et le génie francais et la technicité rubriques citoyen et société)

                      Sans vouloir attaquer le peuple de l’esprit qui a dévellopé de manière si brillante l’intelligence en la soumettant au diktat de l’usurier (-cf le marchand de Venise, pour rester dans le cinéma), soit du profit on comprendra que la valeur attribuée à la vie diffère d’une personne à l’autre ce qui tient de la fatalité et du destin chez l’un... et justifie sa tolérance est matière à spéculation chez l’autre. C’est tout un art et tout un talent : la ruse. La Bible utilise l’art de la métaphore. Le siècle des Luimières à son apogée figurait le respect et la tolérance avec les valeurs humanistes. Nous sommes acculés au Mur.


                    • judel.66 15 juin 2007 23:07

                      que de blabla au pays de Descartes , ne pensez vous pas que vos elucubrations stériles tournent a la sodomisation de muscidés !!!!....


                      • prgrokrouk 17 juin 2007 14:59

                        @judel.66

                        Commentaire intéressant. Pour le commun, Muscidé = Mouche. Un sujet que je connais mal.

                        Bientôt un article où des spécialistes pourront causer.


                      • Hexagone 17 juin 2007 23:33

                        Bonjour, Peut-on vraiment appeler démocratie une assemblée représentant 50 ou 55% de la population.A quoi sert, et combien coute à l’ensemble de la société l’entretien d’une chambre d’enregistrement dans laquelle tout vote est connu d’avance ? La logique voudrait que les textes législatifs soient discutés, débattus, amendés, puis votés après des échanges constructifs utiles au pays et non particulièrement à une petite quantité de privilégiés initiés au système.« Dormez bonnes gens !!Ils votent pour nous » !! Ne venez pas vous plaindre après des conséquences de vos votes. salutations


                        • JL JL 18 juin 2007 07:33

                          @ Mohammed, si je ne désapprouve pas tous vos propos je ne les approuve pour autant, et bien que n’étant pas l’auteur, permettez que j’y réponde, c’est la règle ici.

                          Vous écrivez : «  »L’homme ne peut à chaque instant surveiller l’homme, la LOI reste le seul balisage des consciences égarées !«  » (Pourquoi écrivez-vous LOI ? Hum, je devine bien !).

                          Je vous réponds : et la conscience, ça sert à quoi ? La conscience, forme supérieure de l’intelligence animale, est ce qu’il y a de divin en l’homme lequel n’est comme vous le savez, ni ange, ni bête. En inventant Dieu, les religions monothéistes lui ont enlevé son humanité, cette part divine, le ravalant au rang de brute, chair à canon, chair à profits, au bénéfice des totalitarismes bâtis sur ces deux piliers que sont le sabre et le goupillon, autrement dit, la domination et l’obscurantisme. La mondialisation triomphale du TINA (*) en ce début du 21ème siècle (*) s’accompagne et ce n’est pas un hasard, du retour en force des religions et des thuriféraires de tous poils médiatisés à outrance.

                          Vous dites encore : «  »Le « Contrat social » depuis longtemps oublié, doit signifier le respect d’un ensemble de Lois par tous les gouvernants ! Le droit humain ne peut être un objet de marchandage, il faut mettre fin à la politique de la mendicité des « Droits de l’homme » en promulguant la « DECLARATION UNIVERSELLE DES DEVOIRS DE L’HOMME » qui marquera la naissance de la DEMOCRATIE pour les siècles futurs !«  »

                          Pas clair ! Vous énoncez là, me semble-t-il trois idées contradictoires. La première, ok. La seconde, qu’entendez-vous par « mendicité des droits de l’homme », est-ce ce que d’autres appellent « droits-de-l’hommisme » ? Quant à la troisième, voulez-vous dire qu’il faut graver dans le marbre pour les générations futures la condamnation de la plèbe aux travaux forcés à vie pour sauver la démocratie ? Bizarre…

                          (*) « TINA selon Chomsky, est avec le bolchevisme et le nazisme, l’une des trois formes qu’a connu successivement le pouvoir totalitaire aux XX et XXI ème siècles. TINA est l’abréviation pour ’There is no alternative’. Le pouvoir du TINA est au fondement de l’empire des prédateurs. Pour Chomsky, l’énoncé fondateur du TINA est le suivant : »il n’y a pas d’alternative au système du mercantilisme mis en place par les entreprises s’appuyant sur l’état et décliné à l’aide de différents mantra tels mondialisation et libre échange «  » (Jean Ziegler).


                          • poetiste poetiste 19 juin 2007 10:27

                            Histoire de réveil démocratique :

                            Le réveil citoyen a sonné au second tour des législatives, voilà qui est réjouissant. D’éminents historiens viennent nous dire que Madame Royal a fait perdre la présidentielle pour la gauche. Tout en étant simple citoyen, permettez-moi de juger cette analyse plus que faible. Considérons l’électorat de l’un et de l’autre. Monsieur Sarkosy a touché une population en voie d’extinction mais qui résiste : la plupart des retraités, conservateurs par frilosité. Il est un âge où le changement inquiète, il est un âge où la politique dite « sécuritaire » paye en voix dans les urnes. (NB : j’ai 70 ans). Monsieur Sarkosy a touché une autre population séduite auparavant par Monsieur Le Pen : un grand nombre de travailleurs modestes, usés, fatigués d’être toujours floués autant par la gauche que la droite. Le fatalisme l’emporte quand, lassés, on rejette la conscience politique par dépit ; alors, on vote pour une politique du pire. Monsieur Sarkosy a touché aussi un électorat conservateur qui est le sien, ceux pour qui le monde du chômage et de l’exclusion est un monde étranger, un monde de Martiens. L’état des lieux pour une bonne gouvernance n’est pas si brillant que l’on voudrait le dire. Une campagne démagogique a le désavantage de draguer aussi les bas fonds. La droite aura le souci de montrer qu’elle n’est pas la plus bête. Jouer sur la peur, la sécurité, c’est bon pour la campagne des élections mais maintenant que la chambre est gagnée à la majorité absolue, attention à la stratégie, attention à l’ouverture et pour parler encore plus courageux : attention au partage des biens en notre douce France. Monsieur Sarkosy sera jugé sur le social ; c’est une gageure pour l’ancien maire de Neuilly. Quant à l’électorat de Madame Royal, il a été stimulé par le vote interne de militants socialistes contre la politique politicienne qui engourdissait le parti socialiste depuis belle lurette. Les ex piliers de ce parti n’en sont pas revenus et nous parlent de recentrage du parti. Ils conviennent donc qu’il était excentrique auparavant. Je rappelle fermement qu’elle a reçu 47 pour cent des voix des Français et qu’il serait indécent et injurieux envers ses électeurs de ne pas en tenir compte au sein du parti. C’est là le pari d’une victoire pour le long terme tenu par Madame Royal. La France impulsive a voté Sarkosy mais si ce gouvernement ne donne pas satisfaction dans l’urgence, on peut s’attendre à des réactions de masse et à la promotion de Madame Royal aux prochaines échéances présidentielles. S’en tenir aux valeurs, c’est très bien mais dans notre monde médiatisé la politique se joue aussi sur des appréciations superficielles et subjectives des personnes que l’on ne peut éluder. Personne ne voit Monsieur Hollande devenir président de la République ; on ne le trouve pas assez battant. Son ex compagne a bousculé une certaine inertie même au risque d’être critiquée. Elle a énoncé des principes généralement attribués à la droite. Bref, elle est sortie du carcan, du ronronnement du parti et ce changement a séduit les électeurs. L’ouverture correspond à un désir de l’électorat français et voilà que le parti socialiste se campe sur des positions du passé, refuse cette évolution. Le parti censé soutenir les plus démunis est miné par des ambitions contradictoires en son sein. Il y a un problème « socialo-socialiste » à régler à base d’écoute des Français, à base de résorption du chômage, à base de générosité. Le parti socialiste va-t-il sortir de sa torpeur et de ses dissensions ? En conclusion : il reste un refus de madame Royal pour diverses raisons pas toujours avouées. Les Français n’étaient pas prêts de voter pour elle. Ils pourraient l’être demain si les ex caciques du parti s’ouvrent sur les désirs de leur électorat. Il faut du temps pour adopter certaines idées et s’avouer que Madame Royal aurait été un meilleur parti pour la France quand bien même elle n’en soit plus un pour son ex compagnon. Pour l’instant, on espère que la droite va faire mentir l’assertion selon laquelle la générosité serait le monopole de la gauche ; le relais est en leur main. A instaurer le partage et rétablir l’espoir, qui gagnera la partie ? L’avenir de notre identité nationale est là.


                            • Mohammed MADJOUR Mohammed 19 juin 2007 20:10

                              @ JL (IP:xxx.x8.23.178) le 18 juin 2007 à 07H33

                              Pourquoi j’écris « LOI » ? J’avais dis dans d’autres commentaires que la loi (une loi quelconque votée ou promulguée) qui contribue à plus d’harmonie, à plus de liberté (car sans le respect des lois il n’y a pas de liberté) n’appartient à personne, elle contraint tout le monde à ne pas dépasser certaines limites pour préserver l’équilibre social ! Ces choses là sont universelles et la plus simple des lois (énoncé) qui existe donc depuis l’aube de l’humanité et reste aujourd’hui même la plus importante (eu égard à sa force de dissuasion) dis dans toutes les langues et dans tous les dialectes : « Il est interdit de voler ce qui appartient à autrui » ! Le respect des lois est ce qui permet la cohésion sociale ! Il n’y a rien en dehors des LOIS !

                              « Je vous réponds : et la conscience, ça sert à quoi ? »

                              Et moi je vous réponds : La conscience est ce qui vous empêchent d’accomplir tout ce que vos instincts demandent ! En clair la conscience vous empêchent de voler, car vous pouvez volez et vous ne le faites pas ! La conscience vous amène à pardonner et à tolérer mille fois par jour, ce que l’animal qu’il soit supérieur ou pas ignore ! Les religions n’ont pas inventé Dieu, c’est le contraire qui s’est passé ! Ces religions monothéistes ont été, croyez le ou pas, les premières leçons d’humanité pour les populaces encore brutes ! Les religions ont été la première éducation du genre humain, toutes les lois civiles même celle de Cambacérès au temps de Napoléon, se sont inspiré des textes religieux ! Il n’y a rien de possible en dehors de la conscience humaine !

                              « Pas clair ! » LA DECLARATION UNIVERSELLE DES DEVOIRS DE L’HOMME ?

                              Les systèmes politiques actuels qui s’inspirent de « LA DECLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME » ne font qu’aliéner ces droits, c’est le texte même qui le suggère ! Prenez donc le problème à l’envers et au lieu d’obliger les individus à quémander leurs DROITS (Mendicité des droits humains) assurez vous plutôt que ceux qui décident quotidiennement remplissent bien leurs DEVOIRS (comme ils le promettent dans toutes les campagnes électorales). Dans ce cas il y’ aura bien des droits et des richesses pour tous ! Ce sont les Gouvernants qui pratiquent ou tolèrent les corruptions qui confisquent ainsi les droits humains ! Il est inutile de développer le sujet...

                              LA DECLARATION UNIVERSELLE DES DEVOIRS DE L’HOMME sera la CONSCIENCE des politiciens responsables qui doivent comprendre qu’il faut respecter et faire respecter les LOIS ! La promulgation de cette déclaration et son application incombe à l’ONU ou cette ONU ne sert à rien ! Ne parlez pas de mondialisation de l’argent, mettez vous dans la tête que nous sommes entrés dans l’Universalité : Nous sommes déjà très loin du XXè siècle, il n’y a pas eu « rupture tranquille » à l’échelle mondiale, il y a eu plutôt une mutation ! Le monde sera de plus en plus difficile à gouverner car l’intelligence est dans l’air et est accessible au commun des mortels, la petite politique est largement dépassée ! C’est la seule façon de libérer la plèbe des travaux forcés et de l’esclavage moderne !

                              Je ne vois pas en quoi j’ai été contradictoire mais l’erreur est humaine, l’assumer si elle est commise est encore plus humain ! Bien à vous !

                              MOHAMMED.


                              • dom y loulou dom 20 juin 2007 13:36

                                @ mohammed

                                je partage votre analyse, sauf également que la démocratie n’est pas née en grèce. Ses principes se trouvent déjà dans l’arbre à palabres africain ou les conseils de tribus amerindiens. Les grecs lui ont donné un cadre légal, à l’occidentale, mais n’ont jamais voulu casser le clivage enre patriciens et plèbe et ce clivage est encore en cours dans les nations occidentales. C’est même carrément devenu dangereux au point qu’on fait croire, par le biais de staracadémisations télévisées aux jeunes qu’ils sont les égaux des manipulateurs patriciens, aujourd’hui communément appelées multinationales. En Suisse c’est un tout petit peu différend, un pays issu d’une rébellion contre les seigneurs Habsbourg ne pouvait donner autre chose que les décisions par le vote citoyen, non-seulement des élections, mais des prises de décision directe sur toutes les politiques du pays. Le bon sens citoyen prévaut en général, inutile de venir nous casser les burnes avec vos grands chefs qui ne font que renforcer les petits tyrans chez nous.

                                Et on ne voit pas nomplus quel rapport a été fait entre l’accession de Hitler avec la démocratie directe, car il n’y en a strictement aucun. Bush aussi s’est fait élire et les paralelles avec l’administration et les stratégies nazies ressemblent plus à ce que pratique washington depuis des décennies, autrefois dans l’ombre, depuis Bush aux commandes et manettes de l’empire dans les mains... à la vue de tous, qu’à la politique à tendance humaniste de la Suisse. Bien le bonjour. Il n’y a que Dieu qui soit grand et la première LOI, comme vous l’écrivez, est l’Amour, elle est LA loi de l’univers, première force de Dieu. Bien sûr, si on veut la contourner, mille et une lois deviennent nécessaires et tous les appareillages de maîtrise des citoyens, puisque c’est la peur qui règne en lieu et place de la générosité, caractéristique du statut aveugle d’un empire qui ne veut pas nettoyer ses peurs , mais se prouver qu’il n’en a pas et se mettant dès lors à pourchasser des fantômes - voir guerre contre le terrorisme, tout en gloirifant tout ce qui est terrorisant pour le monde vivant : OGM, armes atomiques, armes distribuées presque gratuitement dans des zones où l’on veut maintenir la guerre, Palestine, Afghanistan, Irak et toute l’afrique noire, unilatéralement submergée d’armes à feu pour faciliter l’auto-destruction des peuples. Nous sommes en face des pires crimes commis contre l’humanité, tels famines organisées, toutes justifiées par la « sécurité des states » dont chaque citoyen doit aujourd’hui près de 200.000 dollars au reste de la planète et nos chers médias continuent de croire en la suprématie économique de cette nation ruinée par Bush et consorts, le pire c’est que nos propres gouvernements leur font l’aumône maintenant pour maintenir l’illusion du dollar. Traitrise absolue, du type s’ils coulent, nos citoyens avec ! Inadmissible. Il est vraiement temps que l’europe s’affranchisse de cette main-mise bancaire sur les politiques européennes. Nous avons d’autres prérogatives que la domination, nous avons d’autres qualités qu’on ne veut pas voir compillées dans un hamburger ou une série télé débile, nous avons une perspective qui permet d’avancer. Encore faut-il la prendre résolument et si nos politiciens pouvaient arrêter de jouer au chat et à la souris avec les citoyens et arrêtaient de rechigner à approfondir la démocratie alors nous sortirions de cette pénible impression que toute démocratie a été confisquée, les choses deviendraient plus claires, pas forcément plus faciles, mais l’atteinte à l’honneur des démocraties européennes par cette vassalisation sourde et lâche cesserait et une saine fierté pourrait à nouveau nourir les peuples et une véritable construction commencer.

                                Si, un avenir, autre que la guerre des civilisations prônée par les maîtres ombrageux de washington, existe. smiley


                                • Mohammed MADJOUR Mohammed 20 juin 2007 19:20

                                  @ dom (IP:xxx.x7.64.212) le 20 juin 2007 à 13H36

                                  Je prends acte !

                                  S’il y a un seul homme sur cette Terre qui s’aligne sur le bon sens cela signifie que le changement est en cours ! Amen !

                                  MOHAMMED.

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