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Accueil du site > Actualités > Politique > Européennes 2014 : pour qui voter ?

Européennes 2014 : pour qui voter ?

Du 22 au 25 mai, les peuples des 28 pays qui composent l’Union européenne seront appelés aux urnes pour envoyer leurs représentants à Strasbourg. En France, le fait est d’ores et déjà établi comme une évidence dans le paysage politique français : le Parti Socialiste va subir une nouvelle raclée électorale. Réflexions sur les enjeux à deux semaines de ce scrutin...

En cette fin avril 2014, il n’est pas besoin de lire dans le marc de café ou de savoir décrypter le message des cartes de tarot pour deviner que les résultats des Européennes raviveront au PS la douleur des blessures non cicatrisées des Municipales de mars. Impossible d’échapper au châtiment pour un parti qui n’a rien de tangible à faire valoir afin de corriger l’image désastreuse née des deux premières années du quinquennat de François Hollande. Comment pourrait-il en aller autrement alors que le mandat a principalement été marqué jusque-là par l’application au sommet de l’état d’une méthode Coué érigée en système pour résoudre les épineuses questions du chômage et du pouvoir d’achat ? En s’appuyant, de manière peu professionnelle, sur la théorie des cycles économiques, le président élu avait misé sur un retournement rapide de la conjoncture, synonyme de redressement des comptes publics et, par voie de conséquence, de baisse des taux de chômage. Ce pari est pour l’instant perdu.

Conséquence de ce constat, personne n’est satisfait, et ce n’est pas le virage libéral amorcé par François Hollande le 14 janvier qui est de nature à remonter le moral des Français : Les électeurs de gauche sont furieux de cette dérive droitière délibérément orchestrée par l’exécutif avec, à la clé, l’annonce de nouveaux cadeaux au patronat sans la moindre contrepartie sociale sérieuse. Les électeurs de droite sont par principe haineux de tout ce qui est estampillé PS, le parti de Solférino étant même considéré comme « illégitime » aux yeux de certains caciques de l’UMP, quand il n’est pas accusé d’avoir conquis les rênes du pouvoir « par effraction » comme ont osé l’affirmer, au mépris du corps électoral, des gens comme François Baroin ! Quant aux électeurs du Front National, désabusés, ils conchient, non sans raisons, tous ceux, de droite comme de gauche, qui ont roulé les classes populaires dans la farine depuis un quart de siècle, non sans se voiler pudiquement la face sur ce qu’est foncièrement la « PME Le Pen ».

Bref, tous les ingrédients d’une nouvelle Bérézina du PS sont réunis. Et cela alors que, pour la première fois dans l’histoire de l’Union, les députés qui seront envoyés à Strasbourg au lendemain du 25 mai pourront de facto imposer au Conseil européen, autrement dit à la réunion des 28 chefs d’état de l’UE, l’identité du futur président de la Commission, rouage essentiel de la mise en œuvre des directives et du respect des dispositions du Traité constitutionnel.

Ne nous y trompons pas, il s’agit là d’une innovation importante : n’oublions pas, en effet, que ce personnage central de la vie politique européenne était jusque-là imposé de manière totalement opaque par les membres les plus influents du Conseil, et aussitôt revêtu de sa tunique de majordome zélé, José Manuel Barroso ayant été l’archétype du genre. Grâce aux dispositions du Traité de Lisbonne portant sur la nomination du président de la Commission, l’enjeu de ce scrutin européen est donc plus grand, en cette année 2014, qu’il l’a été lors des élections précédentes, un basculement à gauche de la gouvernance législative de l’Union étant en théorie possible. Avec, à la clé, si les électeurs en décident ainsi, un président de la Commission – en l’occurrence Martin Schulz – nettement moins servile que son prédécesseur relativement aux dogmes les plus libéraux qu’Angela Merkel et ses amis proches entendent bien pérenniser.

Encore faudrait-il que les Français prennent conscience des enjeux en s’intéressant enfin au fonctionnement des institutions. Un sondage Harris Interactive du 7 mai nous a en effet appris que seulement 26 % de nos compatriotes connaissent l’identité de l’actuel président de la Commission ! Et 49 % n’ont aucune idée de l’orientation politique actuelle de l’assemblée de Strasbourg. Cela n’empêche pas nos compatriotes d’avoir tous un avis sur l’Union Européenne, avis qu’ils expriment de manière souvent péremptoire. Alors que les conséquences des décisions de l’UE dans les politiques nationales ont pris une importance sans précédent, cette ignorance est stupéfiante !

Soyons justes, comment pourrait-il en aller autrement quand les questions européennes sont assez largement bannies des médias et quand les responsables politiques eux-mêmes se gardent bien de se livrer au travail de pédagogie nécessaire ? Il est vrai que cette ignorance sert nos dirigeants : grâce à elle, ils peuvent sans vergogne et avec un parfait cynisme vilipender l’Union lorsque des décisions impopulaires au plan national doivent être prises. Et cela alors même que ces décisions sont la conséquence des orientations décidées, en amont, au sein du Conseil européen, par les 28 chefs d’état, et mises en œuvre par le bras armé du Conseil, la Commission.  

6 partis pour 74 élus

Que se passera-t-il en France à compter du lundi 26 mai lorsque sera connue l’ampleur de la débâcle socialiste ? De deux choses l’une : soit Hollande passera cette nouvelle débâcle par pertes et profits et... il ne changera rien au plan d’action de Valls ; soit il prendra acte du verdict des urnes et au motif qu’il ne peut y avoir d’autre voie possible pour redresser le pays... ne changera rien au plan d’action de Valls. Par conséquent, pas grand-chose à attendre sur le plan national d’un scrutin sur lequel l’Élysée et Matignon, malgré un activisme électoral visant à limiter les dégâts, ont d’ores et déjà établi un pont pour se concentrer non seulement sur la réussite du redressement économique et social, censé se réaliser grâce à la potion libérale, mais également sur une réforme territoriale nécessaire mais qui aura bien du mal à voir le jour en raison de l’opposition des barons de gauche et de la duplicité des élus de droite, favorables au principe mais peu désireux d’offrir au Congrès un succès à François Hollande.

Mais revenons au scrutin européen en n’oubliant surtout pas que seules les listes ayant atteint un seuil de 5 % des suffrages exprimés dans les 8 circonscriptions auront un ou plusieurs des 74 élus qui représenteront notre pays au Parlement de Strasbourg. Sans vouloir vendre la peau de l’ours ou accorder une confiance aveugle aux sondeurs, ces dispositions devraient, eu égard à la très large palette de l’offre électorale, limiter à 6 le nombre des partis français représentés dans l’enceinte européenne : le FN, l’UMP, le PS, EELV, l’UDI et le FdG. Connaissant ces données, pour qui voter ?

Veut-on pérenniser la ligne libérale, tout à la fois brutale, cynique et très largement inféodée aux intérêts des grands groupes industriels et commerciaux, au risque d’accélérer encore les processus de dégradation de l’environnement et de casse des acquis sociaux ? Alors, il faut voter sans la moindre hésitation pour l’UMP et, par ce vote, adouber le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, ex-patron sans état d’âmes d’un paradis fiscal intra-européen.

Veut-on soutenir un engagement européen déterminé et libéral, mais sans pour autant donner son suffrage à l’UMP ? Alors, il faut voter pour le parti supplétif, l’UDI, dont les états d’âme des dirigeants sont très largement solubles dans les futures alliances.

Veut-on donner à l’Union une chance, même ténue, d’infléchir sa politique vers une approche plus sociale, moins engoncée dans le carcan dogmatique libéral comme le promet Martin Schulz, l’adversaire déclaré d’Angela Merkel tant en Allemagne que sur le continent ? Alors, il faut voter pour le PS.

Veut-on, si l’on ne se fait pas trop d’illusions sur la possibilité de progrès significatifs par rapport à l’existant, favoriser malgré tout l’émergence à la tête de la Commission de Martin Schulz ? Ou peser sur les débats pour avancer dans la voie de la nécessaire transition énergétique, même si Fransziska Keller n’a pas l’ombre d’une chance d’accéder à la présidence de la Commission ? Alors, il faut voter EELV.

Veut-on, si l’on se fait encore moins d’illusions sur les avancées possibles en direction des classes populaires d’une Commission dominée par le PSE (Parti socialiste européen), barrer au moins la route à un clone de Barroso, Aléxis Tsípras possédant encore moins de chance que Ska Keller d’accéder à la tête de la Commission ? Alors, il faut voter FdG.

Veut-on donner un grand coup de pied dans la fourmilière européenne en renvoyant dos à dos tous les candidats des partis de gouvernement traditionnels et peser au sein du Parlement pour faire valoir la nécessité de réduire l’influence de l’Union afin de redonner aux nations les prérogatives dont elles ont été privées ? Alors, il faut voter FN.

Certes ! Mais que faire si, parmi ces listes, aucune n’est en mesure de séduire les électeurs désireux de tourner le dos à cette offre récurrente ? La réponse est claire : voter pour une autre liste, en choisissant parmi celles qui resteront très probablement en deçà en de la barre fatidique des 5 %. Parmi celles-ci, il en est qui font des propositions intéressantes, telle la Nouvelle Donne de Pierre Larrouturou, et d’autres qui sont en rupture avec l’Union, telle l’UPR de François Asselineau. Dans cette offre complémentaire figurent également, rappelons-le, des partis historiques comme le NPA et LO, sans compter de nombreuses autres listes, la circonscription de Paris atteignant le total record de... 31 listes !

« Voter pour des partis qui n’ont aucune chance d’avoir des élus, cela ne sert à rien », rétorquent les plus dubitatifs des électeurs qui veulent adresser un coup de semonce aux partis installés. Faux ! Rien n’est pire que l’abstention. Celle-ci revient en effet de facto à favoriser la liste gagnante du scrutin, quelle que soit sa couleur ! Et cela sans peser de quelle manière que ce soit sur les travaux futurs du Parlement, la légitimité des élus n’étant pas remise en cause par cette abstention. Comment le pourrait-elle alors que les élus ont beau jeu d’amalgamer les « abstentionnistes militants » avec les électeurs empêchés pour des raisons diverses ou ceux, nombreux, dont le sens civique n’est pas la qualité première ? À l’évidence, le total des voix « perdues » sur les petites listes, ajouté le cas échéant à celui des votes nuls, a de fortes chances de peser nettement plus sur la légitimité réelle des élus et sur les analyses des politologues.

C’est pourquoi les tenants de l’abstention devraient réfléchir à deux fois avant de décider de rester à la maison le 25 mai. Pourquoi n’iraient-ils pas voter par exemple pour la liste « Europirates » qui propose le partage de toutes les données sur Internet ? Ou, s’ils sont adeptes de la fumette, pour « Cannabis sans frontière - Stop la prohibition ! » ? Et pourquoi pas pour soutenir par leur vote la revendication d’ « Europe Démocratie Espéranto » en faveur de la reconnaissance de l’Esperanto comme langue officielle de l’Union ? Avec 193 listes proposées au niveau national, il serait bien étonnant de ne pas en trouver une dans sa circonscription qui ne corresponde pas, de près ou de loin, aux aspirations de chacun, même sur un sujet marginal. Franchement, n’est-pas mieux d’exprimer ainsi sa défiance plutôt que de bouder les urnes ?

 


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345 réactions à cet article    


  • Zevengeur Zevengeur 12 mai 2014 16:29

    Article utile et très clair qui explique bien les enjeux et le principe de l’élection du président de la commission européenne.

    Surtout pas un nouveau Barroso !


    • Fergus Fergus 12 mai 2014 17:04

      Bonjour, Zevengeur.

      En fonction de sa sensibilité politique, chacun votera comme il l’entend. Mais il est évident qu’entre Barroso et Juncker, ce serait bonnet blanc et blanc bonnet, voire pire avec Juncker. Le social-démocrate Martin Schulz serait un moindre mal.


    • Martha 12 mai 2014 19:32

       @ Fergus,

       Votre article est parfait pour noyer le poisson et tout mélanger !
       Il faut prendre conscience qu’il y a actuellement un état d’urgence, du fait de ce qu’il se passe en Ukraine et du traité Transatlantique que nos « décideurs » préparent dans notre dos et qui va nous tomber dessus dés les élections passées.

       Ces élections tombent à pic et il ne faut surtout pas s’y préparer à la légère : il faut leur faire donner toute la puissance qu’elles peuvent donner dans le contexte actuel.

       Vous présentez l’UPR comme un parti marginal, c’est regrettable. Je crois que vous n’avez pas encore réalisé ce que ce parti peut apporter ce jour-là : Justement cette puissance du message que les Français doivent annoncer d’une manière très franche et claire : NON STOP ! on ne suit plus, on demande à sortir au plus vite de l’Europe par l’application de l’article 50 du TFUE !

       @ Tous : Cliquez sur upr, puis sur « F.Asselineau répond aux questions d’Abdelkrim Bramine » sur BEUR FM *, dimanche 11 mai.

       Vous comprendrez que c’est sérieux et qu’il ne faut pas rater ces élections du 25/5. Voter UPR, ce jour-là prend une importance considérable pour l’avenir de la France.

       le 26 il sera trop tard et il ne faudra pas dire : je ne savais pas.

       *@Fergus : comment se fait-il que vous ne dénoncez pas l’absence de L’UPR sur nos grands médias, à 20 jours de ces élections cruciales ? Auraient-ils peur que F.Asselineau dise enfin les vérités qu’il explique si bien sur son site ?

       Leur omission systématique abusive est la démonstration que nous ne sommes plus dans une démocratie.


    • Fergus Fergus 12 mai 2014 19:54

      Bonjour, Martha.

      Je me réfère à la réalité, l’UPR n’est encore, en effet, qu’un parti marginal, et ce scrutin permettra peut-être de voir s’il est capable de progresser de manière significative dans l’opinion.

      Quant à son absence ces médias, elle vaut également pour tous ceux qui veulent émerger en politique. En l’occurrence, elle est à peu près comparable à la place dérisoire dont bénéficie Nouvelle Donne.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 12 mai 2014 20:05

      Fergus,
      L’ UPR, parce qu’elle veut rassembler les Français, comme le CNR, pour sortir de l’ UE, de l’euro et de l’ OTAN, est censurée depuis 7 ans par les médias dominants !

      Nouvelle Donne, avec un programme sans danger, qui propose un programme de politique intérieure nationale, ce qui n’existe plus, est passée dans les médias, le lendemain de sa création...

      Il n’y a pas égalité entre les petites formations. Il y a celles qui sont dangereuses pour tous les Mamamouchis qui font tourner la machine européenne.
      Et celles qui ne présentent aucun danger.

      Une politique intérieure nationale, c’est contraire aux Traités, et ce n’est plus à l’ordre du jour :
       « Viviane Reding : Il n’y a plus de politiques intérieures nationales, mais des politiques européennes. »


    • Isary 12 mai 2014 23:24

      Bonsoir Fergus


      je ne peux pas « laisser passer » votre argument selon lequel,l’ UPR est traitee médiatiquement,de la même manière que Nouvelle Donne

      hier,précisément,j’ ai cherché sur le site de Nouvelle Donne la rubrique « passage média »

      Je cherchais à objectiver(ou pas) l’ostracisation dont Mr ASSELINEAU (et donc l UPR) dit être victime de la part des médias de grande diffusion.

      Eh bien,je n’ ai pas été déchue du voyage !!!!
      voici donc ce que j’ ai trouvé sur le sire de Nouvelle Donne

      Je me lance,on y va ???

      le petit journal/7 mars 2014
      le Dauphiné même date
      La voix du nord 26 février 2014
      sud ouest 25 février 2014 
      ouest France 24 février 2014
      France Bleue 19 février 2014
      Libération18 fevrier 2014
      La Depêche 13 février 2014
      Journal toulousain.fr 13 février 2014
      Le télégramme 10 février 2014
      Europe 1 28 Janvier 2014
      Aqui.fr
      la Dordogne libre 27 Janvier 2014
      RE Sud Ouest 27 Janvier 2014
      Politis 27 Janvier 2014
      Rue 89 22 Decembre 2013
      Charlie Hebdo(article de Bernard Maris)13 Decembre 2014
      Arret sur Images 10 décembre 2013
      Le Figaro 10 Decembre 2013
      Le Point 5 décembre 2013
      RE Politis 2 Decembre 2013
      Paris Match 2 Decembre 2013
      Babodages.fr 30 Novembre é013
      L’ Opinion 30 Novembre 2013
      France Inter(invité par Patrick Cohen à un débat avec Nous Citoyens)
      Médiapart 29 Novembre 2013
      Ouest France !!!! 28 Novembre 2013
      Libération 28 novembre 2013
      Les Inrocks 28 Novembre 2013
      Les Francais de l’ étranger.org 28 Novembre 2013
      Paris <match Mai 2014
      Ouest france 11 Mai 2014
      La république des Pyrennées 9 Mai 2014
      Libération 9 Mai 2014
      L’ indépendant 3 Mai 2014
      France 3 Rhone Alpes 5 Mai 2014
      BFM Nicolas Doze 5 Mai 2014
      El Pais 29 Avril 2014
      Le Journal de Saone et Loire 25 Avril 2014
      Le populaire du Centre 24 Avril 2014
      Aujourd’hui en France(article intitulé :« ces listes en qu^te de notoriété)24 Avril 2014
      Le Télégramme de Bretagne25 Avril 2014
      L’ Est Républicain 23 Avril 2014
      Marianne 24 Avril 2014
      L’ Humanité 24 Avril 2014
      Le Point 24 Avril 2014
      Infoschalon.com 22 Avril 2014
      Le Dauphiné 22 Avril 2014
      Nice Matin 17 Avril 2014
      La Nouvelle République 10 Avril 2014
      Rue 89 Lyon 9 Avril 2014
      La Depêche 9 Avril 2014
      Le Figaro 9 Avril 2014
      La Marne 2 Avril 2014
      Polits 3 avril 2014
      Mediapart 27 Mars 2014
      Le républicain Lorrain 13 Mars 2014
      La Voix du Nord 10 Mars 2014
      La Charente Libre 28 Novembre 2014
      Politis 28 Novembre 2013
      La Croix 28 Novembre 2014
      France 3 Ile de France 28 Novembre 2013
      L’ express 28 Novembre 2013
      Les Echos 28 Novembre 2013
      France Télévision 28 Novembre 2013

      Excusez l exhaustivité......

      Mais auprès de L UPR et de Francois ASSELINEAU on acquiert vite le sens de la précision et du »détail« 

      De trois choses l’ une ! :

      Soit,mon champ visuel est TRES,TRES,TRES gravement amputé...et je n’ ai pas connaissance d’ une telle quantité de passages »médias« de l UPR.....(merci,en retour de me montrer ce que j’ ai »loupé« 

      Soit,sincèrement,vous pensiez vraiment que le traitement médiatique de l’ UPR est 
      le même que celui réservé à Nouvelle Donne...et,je ne suis pas fachée de vous »ouvrir les yeux« 

      Soit,vous vous moquez du monde,ce que je n’ ose croire....

      Je n’ ose pas non plus vous rappeler que Mariannne a consacré un Numero en Janvier ,me semble t-il,concernant le »tabou" de la sortie de l ’euro.....Pas un mot sur l’ UPR....Qui est pourtant LE SEUL PARTI A LE PROPOSER

      ET pour finir,le summum :Un économiste francais qui a travaillé 15 ans à la BCE,Mr Vincent Broussaud,pour ne pas le nommer,vient d’ en claquer la porte pour rejoindre l ’UPR et être tête de liste aux Européennés dans la région Centre.....

      PAS UN MOT DANS LE PRESSE FRANCAISE(ni ailleurs)

      Dans une démocratie qui fonctionne,cela aurait du faire un tout autre effet médiatique....Mais RIEN....Bizarre,non ?

      Mr Bernard Maris aurait pu prendre sa belle plume et nous faire un joli papier dans charlie Hebdo.....RIEN

      L’ UPR a organisé à Paris une conference de presse pour annoncer la campagne des Européennes en Avril.Plus de mille Mails ont été envoyés aux journalistes pour les y convier.(L’ UPR est présent dans les 8 circonscriptions)
      tous ces Mails ont été ouverts.....Seuls 3 sont venus....
      Meme traitement médiatique disiez vous ?

      Merci de votre attention



    • Fergus Fergus 13 mai 2014 08:14

      Bonjour, Isary.

      Merci pour ces précisions. Il est vrai que je ne lis pas La Dordogne libre ou Infoschalons. En fait, je parlais surtout des grands médias où je ne lis ni n’entend jamais rien sur Nouvelle Donne. Cela dit, je reconnais bien vouloir avoir entendu il y a quelques mois une interview sur France-Inter où je n’ai jamais entendu Asselineau. Je vous donne par conséquent acte du fait que l’UPR est sans doute (encore) plus mal traitée que Nouvelle Donne. A noter que Debout la République, même si l’on entend Dupont-Aignan ici ou là, n’est pas non plus traitée à la hauteur des intentions de vote, autrement dit 4 %, ce qui met ce parti en 7e position au niveau national pour ce scrutin.


    • CaptV 13 mai 2014 10:52

      @ Isary,

      Il est vrai que le message de Asselineau est très clair, et qu’il est de ce point de vue l’un des seuls pouvant éclairer les Français sur la situation réelle et son degré de gravité !
      Mon problème avec cette élection, qui en réalité devrait être cruciale , c’est justement que vous allez élire des Parlementaires sans aucun pouvoir en réalité !
      Cette situation est vraiment kafkaïenne !
      En tant que Parlementaire,il faut l’unanimité des représentants des 28 Pays membres de la Zone Euro, pour pouvoir espérer changer quelque chose à « Ce Bidule » européen, autant dire que jamais vous ne pouvez changer quoi que ce soit ici ! 
      Effectivement, vu la situation de gravité et d’urgence, la seule chose à faire est de sortir de L’UE, de L’Euro et de L’OTAN au plus vite !
      D’autre part, je refuse de me faire manipuler par les « tacticiens » du FN à la botte de la Famille Lepen, avec leurs discours « islamophobes », discriminatoires, et en réalité au service du Grand Capital ! Leur truc, c’est de rembourser la Dette ! Comment ?
      En monétisant la Dette pardi ! Ah oui.... ! Pour cela retour à la Banque de France, version 1930, autant dire la Banque centrale des Banquiers et des Grandes Familles patrimoniales Françaises !
      Le voilà le prochain « piège à con » pour les Français, tout ça évidemment avec la complicité stupide des Hollande, Valls, et consort en réalité. C’est vraiment lamentable !


    • CaptV 13 mai 2014 11:13

      Personnellement, je ne sais pas encore quoi voter !

      Mais je penche plus pour mettre un drapeau Grec dans l’urne, le 25 Mai.
      Message en clair :
      Arrêtez de nous prendre pour des Cons les Lobbyistes et Banquiers !
      Le T.U.E TUE, ça c’est la réalité !!!


    • Fergus Fergus 13 mai 2014 11:21

      Bonjour , CaptIV.

      Un drapeau grec dans l’urne, pourquoi pas ? Ce serait toujours une meilleure solution que l’abstention.


    • CaptV 13 mai 2014 12:03

      @Fergus,

      Oui, je ne sais pas, mais « why not » ?
      Enfin, c’est quand même l’expression de notre impuissance au final...


    • Fergus Fergus 13 mai 2014 15:13

      @ CaptIV.

      Une impuissance qui ne disparaîtra que le jour où les peuples comprendront qu’ils sont potentiellement les plus forts et descendront en masse dans les rues pour imposer des constitutions, tant nationale qu’européenne, plus en harmonie avec leurs légitimes attentes.


    • zelectron zelectron 13 mai 2014 15:45

      L’EUROPE EST LA PLUS BELLE ET LA PLUS GRANDE CIVILISATION QU’IL N’Y AIT JAMAIS EU DE TOUTE L’HISTOIRE DU MONDE


    • Fergus Fergus 13 mai 2014 16:06

      Bonjour, Zelectron.

      Sans aller jusque là, je dirais que l’Europe est l’une des plus belles idées politiques qui ait été mise en œuvre depuis l’avènement du 20 siècle. Dommage qu’en l’état actuel des choses ceux qui en ont pris les rênes l’aient fourvoyée sur une voie non conforme aux attentes des peuples en faire avant toute considération sociale une vaste zone de libre-échange au profit des marchands ! 


    • esteban 14 mai 2014 12:46

      Personnellement, je ne sais pas encore quoi voter !

      Mais je penche plus pour mettre un drapeau Grec dans l’urne, le 25 Mai.

      Message en clair :
      Arrêtez de nous prendre pour des Cons les Lobbyistes et Banquiers !
      Le T.U.E TUE, ça c’est la réalité !!!

      Arretez, sinon ..... ? Sinon quoi ? Non mais grandissez !
      Genre vous croyez que ça va envoyer un message qui s’il est reçu, sera compris, et pire respecté ? C’est complétement puérile et totalement inutile. Restez chez vous, perdrez moins de temps et sans pouvoir être content de soi pour rien. Ceux à qui vous adresseriez votre drapeau grec se foutent royalement, et de vous, et des grecs.


    • esteban 14 mai 2014 12:49

      Un drapeau grec dans l’urne, pourquoi pas ? Ce serait toujours une meilleure solution que l’abstention.
      .
      N’importe quoi..... A force de pas vouloir contrarier, vous en dites n’importe quoi.
      En réalité, c’est identiquement inutile. Va falloir cesser de valoriser n’importe quoi parce qu’on a plus rien de vrai valeur. On a rien, et il faut l’admettre.


    • Fergus Fergus 14 mai 2014 13:08

      Bonjour, Estéban.

      Le plus inutile est de rester chez soi ! N’oubliez pas qu’il appartiendra au Parlement européen de valider ou de rejeter le Tafta en dernier ressort ! Mais peut-être n’avez-vous aucune intention de peser sur ceux qui négocieront ce traité ou qui seront amenés à la valider ?


    • Croa Croa 12 mai 2014 16:35

      Voici ce que disaient certains (qui n’ont pas été écoutés !) il y a déjà fort longtemps !

      Citation :
      ---> DE MENDÈS À GABIN
      Pierre Mendès France prononce un discours sur « l’abdication de la démocratie » le 18 janvier 1957. Quatre ans plus tard sort sur les écrans « Le Président », réalisé par Henri Verneuil, avec des dialogues de Michel Audiard, et Jean Gabin pour incarner le rôle-titre. Lui aussi tempête devant les parlementaires :
      - « La paix revenue, j’ai vu la police charger les grévistes. Je l’ai vue aussi charger des chômeurs. J’ai vu la richesse de certaines contrées et l’incroyable pauvreté de certaines autres. Eh bien, durant toutes ces années, je n’ai jamais cessé de penser à l’Europe. Monsieur Chalamon a passé une partie de sa vie dans une banque, à y penser aussi. Nous ne parlons forcément pas de la même Europe. (Applaudissements.) Celle qui se construit, j’en dénonce le principe : la constitution de trusts et de groupes de pression, qui maintiendront sous leur contrôle non seulement les produits du travail mais les travailleurs eux-mêmes. On ne vous demandera plus, Messieurs, de soutenir un ministère, mais d’appuyer un gigantesque conseil d’administration ! Si cette assemblée avait conscience de son son rôle, elle repousserait cette Europe des maîtres de forges et des compagnies pétrolières ! Et maintenant, permettez-moi de conclure : vous allez faire avec les amis de M. Chalamon, l’Europe de la fortune contre celle du travail, l’Europe de l’industrie lourde contre celle de la paix. Eh bien, cette Europe-là, vous la ferez sans moi : Je vous laisse. »

      Ce texte provient d’un encadré du « Tchio FAKIR  » de mai 2014.
      spécial Bruxelles dont je recommande la lecture !

      Maintenant faites ce que vous voulez :
      - Vous abstenir,
      - Voter pour une réforme impossible, (vous avez du choix !)
      - Voter pour une liste indépendantiste (Il y aura au moins l’UPR)....

      De toute façon nous sommes baisés !  smiley smiley smiley smiley smiley


      • Fergus Fergus 12 mai 2014 17:13

        Bonjour, Croa.

        Merci de nous rappeler cette belle envolée du « Président » Gabin.

        Malgré tout, je continue de faire partie des gens qui croient en l’Europe, une Europe différente, plus conforme à celle que décrivait Gabin et non à la dictature des trusts. Précisément, pour ne pas être « baisés », il importe pour tous ceux qui sont dans cette disposition d’esprit de voter contre les partis du système et les opportunistes populistes. Imaginons qu’une masse de votes se soient portés sur les petites listes, au point d’atteindre 15 ou 20 % des exprimés. Croyez-vous que cela n’aurait aucun effet sur le fonctionnement de l’UE ? Je suis persuadé au contraire qu’il s’en suivrait une sacrée gueule de bois pour les institutions et, rapidement, la négociation d’un nouveau traité plus conforme aux attentes des peuples. 


      • taktak 12 mai 2014 17:36

        @ Fergus :
        vous croyez. Et je crois que le mot est bien choisi. Car votre « raisonnement » pour moi tiens de la croyance, de l’idéalisme au sens religieux du terme. Celui ou on attend le messie ou le miracle

        Car, il faudra m’expliquer par quel miracle le fait de voter à 20 ou 30% pour des petites listes ferait changer les choses alors que justement le parlement européen n’a ni pouvoir ni légitimité (il repose sur un traité qui a été rejetté par référendum rappelons le)
        Il faudra m’expliquer par quel miracle ces listes pourraient atteindre ce score alors que justement le mode de scrutin par circonscription imposé par l’UE est fait pour favoriser les grandes listes, que la construction européenne a tout fait pour favoriser la domination sans partage des bonnets blancs et blancs bonnet du PPE et PSE.

        Il faudra m’expliquer à l’inverse pourquoi une abstention record dans le pays fondateur de l’UE, dans la 2e puissance économique de l’UE, ne serait pas au contraire un moyen bien plus important d’introduire un grand choc politique propre à faire bouger les choses...

        Je ne vous suis pas du tout Fergus.


      • Fergus Fergus 12 mai 2014 18:54

        @ Taktak.

        Si une majorité de personnes ne croient plus en l’Europe telle qu’elle existe au travers des Traités en vigueur, qu’est-ce qui empêche ces personnes de se déplacer en nombre pour exprimer dans le cadre d’une action civique ostensible (le vote) leur rejet du système et des partis qui concourent à le pérenniser, via des votes blancs massifs ou des suffrages apportés aux candidats marginaux ? Encore une fois, je suis persuadé que l’impact (ce que vous appelez le « choc » serait autrement plus fort et susciterait des débats beaucoup plus importants qu’une abstention très vite évacuée des commentaires.


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 12 mai 2014 19:27

        Fergus
        Pour l’ UPR, l’objectif, c’est la constitution d’une opposition et de la Résistance interne au Parlement, pour fédérer tous les députés européens qui, contrairement à vous, ont bien compris qu’il n’y aurait jamais « D’Autre Europe ».
        Car tout changement des Traités est verrouillé par l’article 48.

        En Grèce, c’est l’ EPAM, Parti de Gauche qui appelle à l’unité sans condition pour la sortie de l’ UE.
        En France, c’est l’ UPR. Aucune autre organisation ne propose la sortie de l’ UE, de l’euro et de l’ OTAN . Tract de l’ UPR.


      • Fergus Fergus 12 mai 2014 19:59

        Bonjour, Fifi.

        Rassurez-vous, je n’attends pas vraiment de changement de l’UE tant que les nations et la parlement européen seront dominés par des partis comme l’UMP et le PS, ou leurs homologues chez nos voisins.

        Mais rien n’est jamais écrit d’avance et je reste persuadé, d’une part que le changement viendra, d’autre part que l’avenir du continent est dans le fédéralisme.


      • Fergus Fergus 12 mai 2014 20:00

        Bonsoir, Ahtupic.

        Merci pour ce grand moment du cinéma français. Un pur régal !


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 12 mai 2014 20:08

        Fergus,
        Le Fédéralisme, ce sera quand les membres du Congrès américain siègeront à Bruxelles grâce à TAFTA..., vous parlez d’un progrès !


      • Fergus Fergus 12 mai 2014 20:24

        @ Fifi.

        Vous faites un amalgame qui ne repose sur rien de tangible. Quel est le rapport en fédéralisme et Tafta ? Le premier pourrait s’opposer par sa puissance à l’interventionnisme étasunien. Le second risque d’être imposé par l’actuelle Europe qui est encore loin d’être sortie de son adolescence. 


      • mac 12 mai 2014 20:35

        @Fergus
        Vous me semblez bien naïf de penser qu’il suffirait de voter pour un parti réformateur qui obtiendrait 20% des voix pour que l’oligarchie Européenne commence à en tenir compte.
        Pour mémoire, en 2005, 55% de français se sont exprimés pour une « autre Europe » et c’est exactement le contraire de leur souhait qui s’est mis en place en 2007. C’était la même chose en Hollande ou en Irlande où on n’a pas hésité à faire revoter le peuple sous les menaces et un chantage à peine déguisés pour obtenir son consentement forcé.
        L’union européenne est une tromperie non pas destinée à faire fraterniser les peuples mais à les mettre en concurrence au grand profit des oligarques européens( les maîtres de forge comme les appelle Gabin).
        Ce n’est pas à coup de réformettes que l’on pourra changer le système mais malheureusement à coup de buldozer...


      • Fergus Fergus 12 mai 2014 22:32

        Bonsoir, Mac.

        Nulle part je n’ai écrit qu’il suffirait qu’un parti réformateur obtienne 20 % des voix pour que les choses évoluent. J’ai écrit que si 20 % (ou même 15 %) des suffrages ne se portaient pas sur les partis qui alimentent le système électoral depuis des décennies (j’y inclus le FN et le FdG), mais sur des offres marginales ou sur le vote blanc, cela induirait une forte inquiétude dans les états-majors, et sans doute des réflexions sur les nécessités de réformes avant que le mouvement ne fasse tache d’huile et entraîne l’effondrement de ce système par perte totale de légitimité. Ce n’est pas gagné, évidemment, et c’est sans doute un peu utopique, mais pas plus irréaliste que de croire à des grands mouvements sociaux qui ne viendront pas tant les peuples sont anesthésiés par la doxa dominante.


      • Bergegoviers Bergegoviers 18 mai 2014 21:32

        Cette citation célèbre de Coluche, si admiré mais si peu écouté (comme toute idole) en France, me parait répondre à celle du président Gabin ainsi qu’à cet article d’un désespéré en service commandé :


        « Si les élections pouvaient changer quelque chose, il y a longtemps qu’elles seraient interdites ».

      • Fergus Fergus 18 mai 2014 23:16

        Bonsoir, Bergegoviers.

        Vous écrivez « cet article d’un désespéré en service commandé ». Disposeriez-vous d’une boule de cristal ? Dans ce cas, mettez-la au clou car je n’ai rien d’un désespéré : avec une très bonne retraite et des conditions de vie confortables, je suis seulement déçu pour mes compatriotes en galère économique. Quant au « service commandé », par qui ? n’ayant jamais appartenu à quelque parti (ni même syndicat) que ce soit.


      • taktak 12 mai 2014 16:51

        Bonjour Fergus,
        Le 25 mai, je refuse de prendre part à cette mascarade. Je rejoins le mouvement du boycott militant et les dizaines de millions de Français qui feront le choix très politique de l’abstention citoyenne :
        www.cnr-rue.fr

        "Encore faudrait-il que les Français prennent conscience des enjeux en s’intéressant enfin au fonctionnement des institutions. Un sondage Harris Interactive du 7 mai nous a en effet appris que seulement 26 % de nos compatriotes connaissent l’identité de l’actuel président de la Commission ! Et 49 % n’ont aucune idée de l’orientation politique actuelle de l’assemblée de Strasbourg. "
        Et pour cause :
        1) ce n’est pas les citoyens qui contrairement à ce que vous écrivez relayant ainsi sans doute malgré vous une gros mensonge de la propagande eurolatre qui décident de la composition de la commission et de son président. Dans ces conditions, pourquoi le connaitrait il. Gageons que les marchés financiers qui sont les véritables maitres de l’UE, eux le connaissent parfaitement
        2) L’orientation politique de l’assemblée européenne (qui ne siège pas qu’à Strasbourg d’ailleurs...) quelle blague. La quasi totalité des directive fait l’objet de vote de concensus entre PSE et PPE avec les verts...Qui plus est, il n’y a pas de débat, le parlement n’ayant pas la possibilité de l’initiative legislative, ni même la possibilité de réellement refuser une directive (merci Fergus de nous dire combien de foi cela est arrivé dans l’histoire, afin édifier vos concitoyens)

        Cela n’empêche pas nos compatriotes d’avoir tous un avis sur l’Union Européenne, avis qu’ils expriment de manière souvent péremptoire. Alors que les conséquences des décisions de l’UE dans les politiques nationales ont pris une importance sans précédent, cette ignorance est stupéfiante !

        Sans vouloir vous vexer, votre phrase est comique. Pour quelqu’un qui écrit un long article pour vendre le mensonge que Samaras pourrait par exemple choisir Tsypras comme commissaire européen, les avis exprimés de manière péremptoire sont effectivement légion. Car non, voter le 25 mai ne permet pas de choisir le président de la commission et encore moins sa composition.
        Qui plus est avec l’UE, les politiques nationales n’existe de fait plus. Preuve en est le plan Ayrault Valls, l’ANI, le CICE, la réforme des retraites, les privatisations les libéralisations qui ne sont que le résultats de transpositions des décisions prises par la BCE et la Commisssion Européenne


        • Fergus Fergus 12 mai 2014 17:32

          Bonjour, Taktak.

          Effectivement, les citoyens ne jouaient aucun rôle dans la désignation du président de la Commission. Pour autant, ne pas le connaître est une aberration, surtout de la part de personnes qui vouent l’Europe aux gémonies. C’est exactement comme s’ils étaient furieux de la hausse des impôts mais sans savoir le nom du ministre des Finances. De toute façon, c’est terminé car le nouveau président devra obligatoirement être de la couleur du Parlement qui sortira des urnes européennes à l’issue de ce scrutin.

          Pour ce qui est du Parlement, il siège toujours à Strasbourg en séance plénière, les commissions parlementaires se tenant en effet à Bruxelles. Autre vérité importante, l’initiative législative ne lui appartient pas mais est du ressort de la Commission. D’où l’intérêt, soit dit en passant de limiter les risques d’arrivée du très libéral Juncker, ne croyez-vous pas, même si le PPE et le PSE sont le plus souvent sur des positions proches. Car de cette personnalité dépendra la nature et l’ampleur des votes qui seront soumis au Parlement.

          Pour ma part, je voterai sans doute encore pour le FdG malgré ma grande déception vis-à-vis du fonctionnement de groupement politique.

          En ce qui concerne Tsipras, qu’il soit ou non choisi par Samaras n’a strictement aucune importance tant seraient nulles ses chances relativement à des personnes comme Juncker et Schulz.

          Enfin, je réitère ce que j’ai écrit plus haut, les 28 ne pourront plus imposer au Parlement un nom sorti de leur chapeau s’il n’est pas conforme au vote des Européens, sauf à violer le Traité de Lisbonne.

          Un dernier mot : je persiste à penser que l’abstention est la pire des solutions dans la mesure où elle constitue une fuite et où elle laisse le champ libre aux tenants du système le plus bloqué !


        • taktak 12 mai 2014 17:52

          Merci de votre réponse Fergus

          Effectivement, les citoyens ne jouaient aucun rôle dans la désignation du président de la Commission.

          => c’est toujours le cas. Ce sont les gouvernements qui choisissent les commissaires dont le président

          Pour autant, ne pas le connaître est une aberration, surtout de la part de personnes qui vouent l’Europe aux gémonies. C’est exactement comme s’ils étaient furieux de la hausse des impôts mais sans savoir le nom du ministre des Finances.

          => parceque ce n’est pas le cas ? qui sait qui est le ministre actuel des finances en France ? pas grand monde. Peut importe chacun sait que c’est le MEDEF qui décide. Pareil pour l’UE.

          De toute façon, c’est terminé car le nouveau président devra obligatoirement être de la couleur du Parlement qui sortira des urnes européennes à l’issue de ce scrutin.

          => non. La commission devra être approuvé par le parlement. Elle ne sera pas proposée par elle. Et il suffira donc le cas échéant de proposer des « techniciens » pour faire passer en fait toujours une commission servant la majorité actuelle de l’UE que l’on connait déjà qui est à droite !. Pour arriver à une réforme de gauche de l’UE, il n’y a qu’une solution, que les 28 pays de l’UE soit de gauche en même temps. C’est impossible. Et c’est bien pour cela que l’UE a toujours continué dans sa direction originelle qui a toujours été la sienne, celle de l’ultra libéralisme.

          Pour ce qui est du Parlement, il siège toujours à Strasbourg en séance plénière, les commissions parlementaires se tenant en effet à Bruxelles. Autre vérité importante, l’initiative législative ne lui appartient pas mais est du ressort de la Commission. D’où l’intérêt, soit dit en passant de limiter les risques d’arrivée du très libéral Juncker, ne croyez-vous pas, même si le PPE et le PSE sont le plus souvent sur des positions proches. Car de cette personnalité dépendra la nature et l’ampleur des votes qui seront soumis au Parlement.

          => appel au vote utile, pour un parlement qui n’a aucun pouvoir de décision, ce n’est pas cohérent. D’autant que Schultz est dans les faits quasi aussi ultra libéral que Junker, les deux étant au service du capitalisme Allemand (CF le gouvernement « d’union » de Merkel, où est présent le SPD...). Quand on me demande si je préfére me faire ébouillanter à 90° ou 80°, et bien je décline l’invitation. Donc le 25 mai, ce sera boycoot.

          Pour ma part, je voterai sans doute encore pour le FdG malgré ma grande déception vis-à-vis du fonctionnement de groupement politique.

          => Le FdG continue de défendre le mensonge et la gravissime illusion de la possibilité de réformer l’UE. C’est croire que l’on peut rendre un crocodile végétarien. C’est son principal défaut... De fait, c’est comme cela qu’il ouvre un boulevard énorme au FN.

          En ce qui concerne Tsipras, qu’il soit ou non choisi par Samaras n’a strictement aucune importance tant seraient nulles ses chances relativement à des personnes comme Juncker et Schulz.

          => mouais. De fait, quand bien même GUE aurait la majorité des sièges que cela ne serait pas lui. Et donc la manipulaition médiacratique visant à faire croire que l’on vote pour le président de la commission doit être dénoncé pour ce qu’elle est. UN ENORME MENSONGE qui ne vise qu’à éviter ce que REDOUTE l’OLIGARCHIE : L’ABSTENTION

          Enfin, je réitère ce que j’ai écrit plus haut, les 28 ne pourront plus imposer au Parlement un nom sorti de leur chapeau s’il n’est pas conforme au vote des Européens, sauf à violer le Traité de Lisbonne.

          => bah, il suffira qu’il propose 10 fois la même personne, avec la campagne adéquat, cela se passera comme d’hab !.... Quand à violer le NON de 2005, cela les a pas trop dérangé...

          Un dernier mot : je persiste à penser que l’abstention est la pire des solutions dans la mesure où elle constitue une fuite et où elle laisse le champ libre aux tenants du système le plus bloqué !

          Voter, c’est cautionner les tenants du système, s’abstennir, c’est taper sur le système et ainsi se donner la chance de la casser pour débloquer la situation.
          Quand l’élection est un foutage de gueule, s’abstenir est le plus sacré des devoirs.
          Il ne vous a pas échappé que cela même qui vous culpabilise en disant que ceux qui s’abstiennent sont de mauvais citoyens, appelle en Ukraine à .... s’abstenir ?


        • Pere Plexe Pere Plexe 12 mai 2014 20:18

          Voter ou s’abstenir est effectivement le premier débat.
          Si pour ma part voter me parait indispensable une grande partie des électeurs pour diverses raisons pense autrement.
          Certains par désintérêt d’autre par désillusion.
          Personnellement je me considère comme europhile...terriblement déçu.
          Mais je voterai


        • Fergus Fergus 12 mai 2014 20:25

          Bonjour, Père Plexe.

          Sur cette question, je suis en plein accord avec vous.


        • esteban 14 mai 2014 12:50

          Pere Plexe,

          Europhile décu. Ok, vous allez voter pour que ca continue avec les mêmes ou pas ?

          Dans le premier cas, inutile d’etre décu, c’est ce que vous cherchez.


        • colza 18 mai 2014 13:18

          Bonjour, Taktak,
          Je suis en tous points d’accord avec vous.
          Voter, pour quelque parti que ce soit, ne servira qu’à cautionner l’UE et le Parlement Européen.
          Ce dernier « choisira » sans doute son Président, mais ce sera bien sûr un Président issu du sérail et sans danger pour l’oligarchie qui dirige l’Europe (vous savez : les puissants « derrière le rideau » comme disent les Tasuniens).
          L’UE est évidemment irréformable, pour la bonne raison que pour faire cela, il faudrait changer les traités, ce qui est impossible en raison de l’unanimité requise (vous voyez Merkel accepter de scier les pieds de la chaise sur laquelle l’Allemagne est assise - ou plutôt du trône).
          Il faut faire exploser l’UE et cela seule la sortie de la France de l’UE par l’application de l’article 50 du traité de Lisbonne le pourra. Après, on fait table rase des ruines et soit on reprend tout à zéro, en concertation.


        • Fergus Fergus 18 mai 2014 18:54

          Bonjour, Colza.

          Faire exploser l’UE est possible, mais sans doute pour aller vers un chaos économique guère plus souhaitable que la domination libérale actuelle. Mais c’est votre choix. Ni plus ni moins respectable que celui de beaucoup d’autres intervenants aux visions de l’UE très différentes et aux attentes tout aussi diversifiées.

          Réformer l’UE de l’intérieur est également possible, malgré les traités existants. Du moins dans un premier temps, avant révision de ces traités. Pour étayer cela, rien de plus facile : les critères économiques imposés aux pays de l’UE sont loin d’être respectés, ce qui démontre qu’il y a, là aussi, la lettre de la loi et son esprit, assez nettement plus souple lorsque le besoin s’en fait sentir


        • jaja jaja 12 mai 2014 17:14

          Moi je voterai NPA parti qui présente en têtes de listes sur les 5 circonscriptions où il sera présent deux ouvriers et 3 employés. Un parti qui s’est efforcé de construire des listes représentatives de la France qui se bat.... et qui n’aura aucun professionnel de la politique, ni de hauts fonctionnaires issus de la droite ou de cette fausse gauche qui gouverne...

          L’UE n’est pas réformable et il faut en finir avec les traités voulus par l’oligarchie capitaliste dont la Commission est le porte-voix... pour imposer la socialisation des banques, l’annulation de la dette et la socialisation des secteurs clés de l’économie.... Mais il est vraisemblable qu’encore une fois beaucoup se laisseront duper par les différents partis du système capitaliste qui régit nos vies...

          Regardez bien avant de voter le parcours politique des têtes de listes... regardez bien d’où ils sortent et vous aurez une idée de là où ils vont... Admirez aussi la finesse des parachutages qui font grincer les dents des militants locaux... Mais bon on devrait tout savoir maintenant....depuis le temps que les électeurs se font rouler dans la farine !

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