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Accueil du site > Actualités > Politique > Fessées aux européennes : un mal pour un bien ?

Fessées aux européennes : un mal pour un bien ?

Au commencement est une lecture des résultats assez simple : l’UMP est le premier parti de France, la droite pèse moins de 40% des voix, le Modem moins de 10% et l’hégémonie du PS sur la gauche a pris fin, au profit d’un rééquilibrage avec les Verts.

Si l’on veut affiner un peu, il est possible d’ajouter que la gauche radicale est à son niveau habituel d’une dizaine de % et que l’extrême droite pointe tout juste au-dessus des 5%.

Mais on peut dire bien d’avantage, à propos du mal et aussi du bien qui peut ressortir de ces résultats en forme de fessée(s).

Abstention de contestation... et piège à cons

On ne peut cependant s’affranchir, en premier lieu, de constater le niveau record de l’abstention (60%), ce qui devient une très mauvaise habitude lors des élections européennes - le score était assez similaire en 2004 et pas si éloigné en 1999...

Sur ce sujet, on a coutume d’épargner le bon peuple en pointant du doigt l’incapacité des hommes politiques à intéresser les citoyens à la chose politique. Je crois qu’on n’a pas raison. Certes, le personnel politique n’est pas toujours enthousiasmant, certes les médias ont pour fâcheuse tendance à considérer qu’il est plus vendeur d’insister sur la forme et les petites phrases assassines, plutôt que sur le fond. Mais les citoyens ne sont pas des enfants et ils sont pleinement responsables de leurs manquements . Ils sont nombreux à choisir la facilité, à se gargariser d’un "tous des incapables, tous des pourris, élections pièges à cons"... Ils ont tort - et au final ce sont eux d’ailleurs qui en paient les frais.

Il reste que cette abstention est en soi une contestation. C’est l’Europe qui est perçue comme trop peu démocratique - et le contournement du peuple français sur la question du Traité Constitutionnel a ici pesé lourd. C’est la manifestation d’un rejet du sarkozysme et d’une droite dure spécialisée dans la casse sociale, enfermée dans un dogme libéral agonisant. C’est le désespoir d’une gauche divisée, jusqu’au Parti Socialiste lui-même, incapable d’offrir une offre politique alternative. C’est la sanction d’un Modem sans autre projet que la contestation populiste de l’establishment et la stratégie personnelle de son président. Et c’est même la lassitude des électeurs d’un vote extrême trop évidemment stérile.

L’abstention est tout cela à la fois. Au résultat, de cette volonté de renvoyer tout ce monde dos à dos, de ce refus de choisir, il reste que les urnes ont choisi pour le peuple abstentionniste et ont donné la victoire... à Sarkozy. Le piège s’est refermé et nous voici collectivement les pauvres cons d’un petit président qui se marre et qui nous en remercie.

Mais aucun piège ne se referme définitivement, bien au contraire...

Victoire de l’UMP et défaite cinglante de la droite

Mais le rire sarkozyste est jaune. Car si l’UMP obtient 28% des suffrages qui se sont malgré tout exprimés, plaçant cette formation très largement en tête de ce scrutin, c’est une victoire en trompe-l’oeil. Le parti du président a si bien siphonné la droite qu’il se retrouve parfaitement isolé, sans recours, un peu merdeux pour tout dire.

Dans la meilleure hypothèse, on pourra vouloir lui agréger le score de Libertas et mesuer une droite dépouillée à 33%, flanqué d’un Front National exsangue à 6,5%. Mais c’est pis que cela. : Il n’a échappé à personne que l’ensemble des listes qui se sont présentées lors de ce scrutin se sont unanimement positionnées, exceptées donc celle de l’UMP, en opposition frontale à Nicolas Sarkozy et à sa politique. Lequel Nicolas sarkozy, deux après son élection, se retrouve à ne pouvoir compté sur le soutien que d’un tout petit 28% des suffrages exprimés... c’est-à-dire 11% du corps électoral.

Autre manière de regarder le résultat de l’UMP, soi-disant fort de ses 28% : en Angleterre comme en Italie, la droite obtient 36% des suffrages ; en Espagne, elle flirte avec les 45% ; et en Allemagne, le parti de la Chancelière, Angela Merckel, manque de peu la barre des 50%...

Sarkozy a finalement bien travaillé, parvenant en deux ans à mettre la droite à son plus bas niveau jamais atteint. Ce n’est en aucun cas une victoire pour la gauche française, mais ça ouvre des perspectives.

La baudruche dégonflée du Modem

Des perspectives d’autant plus intéressante que le Modem se retrouve aujourd’hui à 8,5%, quatrième force politique en France, très loin derrière les listes du Parti Socialiste et d’Europe Ecologie, qui pèse chacun près de deux fois plus lourd. Le constat est simple, un parti qui a pour ambition de se positionner sur l’électorat de centre gauche ne peut y parvenir avec un leader de droite.

Depuis hier soir jusqu’à ce matin, l’ensemble des personnalités du Modem qui se sont exprimées font porter le chapeau de la défaite au seul François Bayrou. Mais voilà, jusqu’à preuve du contraire, le Modem c’est François Bayrou et son obsession présidentielle : ils ne voudront ou ne pourront faire sans lui - et c’est regrettable car il y a très certainement un espace politique à occuper au centre gauche, un espace politique qui néanmoins ne saurait s’incarner en un homme de droite, libéral, autoritaire et dévoré par son ambition.

Les électeurs du Modem se sont détournés de François Bayrou, le Modem saura-t-il se détourner de son président pour se mettre en phase avec son électorat ? On peut en douter et le constat demeure d’un Modem isolé et à bout de force, sans autre perspective que le désastreux cavalier solitaire d’un homme qui ne saurait cesser de croire en son destin - car il ne faut pas s’y tromper, pour François Bayrou, après 2012, il y aura encore 2017...

La fin de l’hégémonie du Parti Socialiste sur la gauche

Si le Modem s’effondre de ne s’incarner qu’en un seul, le Parti Socialiste subit une autre sorte de revers, tout aussi cinglant, et qui est la rançon méritée de ses divisions internes. Pas plus qu’en 2007 Ségolène Royal n’avait été en mesure d’unir le Parti Socialiste derrière sa candidature, Martine Aubry n’a été de le faire à l’occasion de ce scrutin européen. Et de même qu’en 2007, il s’agissait d’une responsabilité collective que se devait d’assumer la candidate, il s’agit aujourd’hui encore d’une défaite collective dont Martine Aubry a la charge de tirer toutes les conséquences.

Il ne s’agit pas de donner dans le lynchage et de faire tomber dans les têtes, ainsi qu’en appellent ici ou quelques rares enragés revanchards. Il s’agit bien au contraire d’en appeler à la responsabilité de chacun et de faire en sorte que le Parti Socialiste dans son ensemble se refuse à jouer la belle. C’est à cette condition unique que le Parti Socialiste deviendra audible, et utile à la gauche en portant haut et fort un projet alternatif ambitieux.

Il est plus que temps que le Parti Socialiste se réinvente. Plus que temps que le Parti Socialiste occupe toute sa place à gauche, ancré au coeur même de la gauche.... et en finisse avec une sociale-démocratie trop timide et à bout de souffle partout en Europe. Plus que temps que la gauche s’ouvre à l’écologie politique, c’est-à-dire prenne le temps de comprendre de quoi il s’agit.

L’écologie politique, deuxième pilier de la gauche

Pour les Verts français, c’est la fin de la clarification : c’est en s’ancrant résolument dans la gauche qu’Europe Ecologie est parvenu à devenir cette seconde jambe dont la gauche à tant besoin - et il est important de noter à ce titre que le score désastreux de Modem est aussi l’échec cuisant de Corinne Lepage et de la tentation aberrante de promouvoir une écologie qui ne serait ni de droite ni de gauche, une écologie qui ne serait pas politique.

Les Verts sont aujourd’hui face à leur responsabilité. Et celle-ci est double. D’abord, responsabilité d’assumer enfin d’être une composante à part entière de la gauche, ce qui signifie d’accepter le Parti Socialiste comme son premier partenaire plutôt que de contribuer à une division qui n’a jamais fait le jeu que de la droite. Ensuite, responsabilité d’explication d’un projet assumé dans toutes ses dimensions et dans toute sa complexité - même si parler d’un amour partagé pour les petites fleurs, et qu’on peut mieux voir du ciel quand il n’est pas pollué, est électoralement plus porteur.

Pour l’écologie politique, urgence sociale et urgence écologique ne se distinguent pas, sont un seul et même cri qui s’oppose à un libéralisme économique structurellement incapable d’intégrer à la prise de décision, aussi bien micro que macro-économique, les coûts des externalités et les coûts de long terme, c’est-à-dire spécifiquement les coûts qui affectent directement ou indirectement l’humain : le social est un environnement, comme l’environnement est social. L’écologie est de gauche ou bien n’est pas !

De la même manière, il faut admettre que si les socialistes doivent réviser très profondément leur credo d’une croissance économiquement et socialement porteuse, les écologistes ne sont pas mieux inspirés lorsqu’ils parlent de décroissance. La réalité est que la croissance du PIB - ou sa décroissance - est un très mauvais instrument de mesure en ce qu’il ne nous dit rien de l’humain et de ses conditions de vie. C’est à cela, entre autres petites choses, qu’il nous faut désormais apprendre à travailler ensemble.

Aujourd’hui, socialistes et écologistes pèsent 33%, ce qui en fait potentiellement la première force politique française, pour peu qu’ils apprennent à se parler, qu’ils admettent avoir pour ambition commune l’invention de la gauche du XXIème siècle et de son projet.

Oui, il est plus que temps de réaliser qu’il ne saurait y avoir de socialisme moderne hors l’écologie politique ni d’écologie politique hors le socialisme. Plus que temps qu’émerge une gauche qui aurait enfin intégré dans sa pensée politique que l’urgence écologique et l’urgence sociale sont les deux faces de la même pièce ; que cette pièce a pour nom économie de marché régulée - parce que le libéralisme n’aura jamais d’autre vision que celle du profit à court terme ; qu’il s’agit donc pour la puissance publique - l’Etat mais pas seulement - d’internaliser dans les transactions marchandes et les investissements publics et privés le coût des externalités de moyen et long terme que sont les dégradations du tissu social et les dégâts causés à l’environnement ; que l’ambition d’une gauche moderne sera de rééquilibrer le marché - qui n’est qu’un instrument à façonner - au profit d’une meilleure prise en compte du bien-être des hommes dans leur environnement, c’est-à-dire de chaque homme et femme sur l’ensemble d’une planète qui est notre unique capital.

Alors, je veux me joindre à cet unique slogan : Au boulot, bordel !

la fessée déculottée

fessée pour tout le monde !


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19 réactions à cet article    


  • saint_sebastien saint_sebastien 9 juin 2009 13:21

    encore une fois , ceux qui pensent revendiquer quelque chose en s’abstenant de voter , se trompent gravement. pour un politique , quelqu’un qui s’abstient , ne l’empechera pas d’être élu, quand bien même l’élection manquerait de légitimité. Celui qui s’abstient , c’est celui qui acquiesce en silence et subit comme un esclave. Qui ne dit rien consent...


    • Flo Flo 9 juin 2009 15:59

      Il serait trop simple de blâmer ceux que le rejet pur et simple de leur vote de 2005 a définitivement dégoûtés des questions européennes.
      Il y a, de plus, toutes sortes d’abstentionnistes, aux motivations diverses.


    • Nycolas 10 juin 2009 01:50

      Et un couplet de plus sur les mauvais élèves abstentionnistes... Quand les donneurs de leçon comprendront-ils que l’abstention comporte une forme de légitimité en soi face à un système inique ?


    • RilaX RilaX 9 juin 2009 14:06

      A propos de l’abstention, je crois vraiment que le citoyen n’est pas a blâmer. J’en veux pour preuve le référendum sur le traité constitutionnel de 2005. Les citoyens ont massivement votés : 31.87% d’abstention.
      Ça veux bien dire que l’Europe les intéresse, mais que lors des européennes, nul groupe n’est capable de fédérer.

      Mais comme le souligne saint_sebastien, les politiques s’en foutent, au contraire, pour eux, il est plus facile de se faire elire avec moins de votant. En plus, les medias aidant, on fait passer des vessies pour des lanternes comme l’UMP qui fait un score fracassant, alors qu’ils n’ont convaincu que 12% des inscrits.


      • Farf 9 juin 2009 15:12

        > en Allemagne, le parti de la Chancelière,
        > Angela Merckel, manque de peu la barre des 50%

        Pas vraiment, CDU+CSU obtiennent 38%, soit 6% de moins que leur performance de 2004 (44%).


        • Blé 9 juin 2009 16:18

          On pourrait s’interroger sur les raisons qui font qu’aucun sondage auprès des abstentionnistes a été réalisé. 60% d’inscrits n’ont pas été votés, pourquoi ?

          Est-ce que le T C E rejeté à 54% par les français serait devenu un sujet politique tabou ?
          Quand on a voté non au T C E et que malgré tout le kicsi nous ressort un autre traité pour passer outre la « décision » populaire, n’est-ce pas affiché le plus parfait mépris pour la démocratie ?

          Les 60% d’inscrits qui ne se sont pas déplacés ne se désintéressent de l’Europe, ils se désintéressent du kicsi qui agit comme un empereur sur un territoire conquis, pas comme un chef d’état garant de nos libertés. Bien au contraire nos libertés individuelles diminuent depuis qu’il est au pouvoir. Le pouvoir du peuple est devenu inexistant au niveau national, au niveau européen c’est encore pire, la commission fait ce qu’elle veut ou presque et ne rend pas de compte.

          Il y avait plus de raisons pour ne pas aller voter que pour voter, qui l’admettra ?


          • titi 9 juin 2009 16:48

            « Le constat est simple, un parti qui a pour ambition de se positionner sur l’électorat de centre gauche ne peut y parvenir avec un leader de droite. »

            J’ajouterai : « un parti qui a pour ambition de se positionner sur l’électorat de centre droit ne peut y parvenir avec un leader de gauche. »

            Conclusion : pas de place pour un parti du Centre.


            • Marianne Marianne 9 juin 2009 19:02

              « Pour les Verts français, c’est la fin de la clarification : c’est en s’ancrant résolument dans la gauche qu’Europe Ecologie est parvenu à devenir cette seconde jambe dont la gauche à tant besoin ».

              Balivernes... Cohn-Bendit n’est pas un homme de gauche. Vous aurez rapidement l’occasion de vous en rendre compte. Juste un détail : il est membre du Mouvement européen au côté de VGE, mouvement soutenu financièrement entre autres par Total (et par le gouvernement français)...


              • Marianne Marianne 9 juin 2009 19:34

                Et si vous en voulez la preuve, la voici :

                http://pierre.eyben.be/article380.html


              • ouallonsnous 9 juin 2009 19:52

                Bien dit Marianne, ils sont ni verts ni rouge et surtout pas de gauche, le moment ne serait’il pas venu du coup de pied au cul salvateur dans tous ces UMPS,verts et autres prétendus socialistes ?


              • Kelsaltan Kelsaltan 9 juin 2009 20:21

                On peut légitimement se demander « à quoi ça sert » d’aller voter quand on constate que l’amendement 138 puis 46 (dit « Bono ») a été voté quatre fois à des scores soviétiques (ou tunisiens) par les euros-députés et rejeté quand même.

                En ce qui me concerne, il y a eu un avant et un après amendement 138/46/Bono.


                • Philippe D Philippe D 9 juin 2009 20:23

                  Serait-ce trop demander que de bien vouloir mettre les noms des auteurs des illustrations qui servent à illustrer les articles ?

                  Il me semble qu’il serait logique que cela devienne une règle générale sur Avox.


                  • chris11 9 juin 2009 21:15

                    Il a pas l’air con ,maintenant le nain de jardin , lui qui voulait enterrer mai 68 . Il a réussi en un temps record a faire de Dany le rouge un député européen élu par les français !!!!

                    l’Histoire vous file parfois des baffes dont on a du mal a se remettre

                    Il faut bien dire que c’est un vieux routier le Dany , exploser en moins de trente seconde un Bayrou alors que le nain n’a pas réussi à le faire taire en deux ans ....

                    Ou alors c’est du billard à trois bandes mais je ne suis pas sûr que la dernière se passera comme prévue .

                    Ca commence à redevenir fun la politique ... la vraie !!


                    • Christoff_M Christoff_M 9 juin 2009 21:48

                       je ne suis pas sur que Sarkozy et Cohn Bandit soient si éloignés d’interets communs...

                      Tu me liquide le PS et le Modem et je te laisses une place confortable en relançant les énergies nouvelles en France donc en te faisant une place au soleil pour tes verts qui n’existaient plus !!

                      sms de Cohn Bandit à Sarkozy à l’annonce des résultat tu pourras remercier Jacques et Besson pour avoir imposé la diffusion du film sur la planète à quelques jours des elections...

                      Ou comment conditionner les ruminants conditionnés, comme les raleurs en France ralent dans le vide mais ne vont pas voter !! le tour est joué et ça marche... pure opération marketing, nous sommes rentrés à l’ère d’Orwell....


                      • ZEN ZEN 9 juin 2009 22:38

                        @Christoff

                        Je l’aurais exprimé autrement, mais c’est bien ce que je pense
                        Comme l’exprime aussi plus haut Marianne


                        • Reinette Reinette 9 juin 2009 23:04


                          Un seul objectif ..., la soupe


                          • MrLeV 10 juin 2009 00:12

                            J’aime ton article mais...
                            Ah oui, quand on commence comme ça, hein !

                            Je crois que tu te trompes sur un truc.
                            Les objecteurs de croissance (pas les forcément les verts, mais plutôt ceux de decroissance.org) ne pensent pas qu’on mesure le bonheur à l’indice du PIB et de sa croissance, mais bien qu’il est illusoire, dangereux et néfaste de le faire.
                            Ils ne pensent pas non plus, je crois, que la décroissance du PIB apportera le bonheur à tous, comme ça, magiquement.
                            Mais par contre, ils sont convaincus, comme je le suis, que si on continue à poursuivre l’objectif de la croissance, à fonctionner dans un système qui ne marche bien que lorsque la croissance du PIB est là, la planète va droit dans le mur.


                            Il est donc a priori nécessaire de changer de système et, vue la pression que la recherche de la croissance a fait peser sur la planète récemment, il faut sûrement commencer, entre autre, par chercher à faire décroître les PIB des pays « riches ».
                            Et chercher d’autres voies, d’autres systèmes politiques et économiques, et concomitamment, peut-être retrouver un peu plus de sens à nos vies, au quotidien…


                            Il y a un sujet « qui fâche », je crois, chez les objecteurs de croissance, c’est la question de la décroissance du nombre d’humains sur la planète. La solution « simpliste » consisterait à se dire qu’il est nécessaire de faire décroitre ce nombre. Je ne suis pas au fait des derniers développements à ce sujet, et je vais essayer de me documenter un peu mieux avant de lancer des verges pour me faire battre (ce qui nous ramène peu ou prou à la fessée illustrant ton excellent article).


                            • Mmarvinbear mmarvin 10 juin 2009 00:18

                              Qui ne dit mot consent ! Les absents ayant toujours tort, je ne vois pas la raison de continuer à taper sur les pêcheurs à la ligne. Mais si l’un d’eux ramène sa fraise dans un conversation, je ne me priverai pas de lui dire que celui qui ne veut pas choisir n’a pas le droit de râler...

                              D’autre part, si le résultat des européennes est une gifle méritée pour tout le monde, il faut voir que le paysage politique français s’est rééquilibré puisque l’on arrive quasiment à une égalité parfaite !

                              Vous ne me croyez pas ?

                              Faites le compte :

                              UMP + Modem + FN + Libertas (Villiers) + DLR (Nicolas Dupont Aignant) + PDF (Carl Lang) égalent 49,15 %

                              PS + EE + FDG + NPA + LO + AEI égalent 48,49 %

                              Bien évidemment, c’est un bête calcul arithmétique. Lors d’un vrai vote les résultats seraient un peu plus flous en raison des reports de voix, mais on est proche de la réalité.

                              Les 2,36 % manquants étant les partis et les listes minuscules.

                              En siège, cela donne 38 pour la droite et 32 pour la gauche.

                              Qu’en déduire ?

                              En 1 : le paysage politique se fractionne, surtout à gauche. Les Verts doivent cependant confirmer leur score aux prochaines régionales avant de crier victoire. Il faut en effet se souvenir que leur première poussée en 92-93 a été sans lendemain.

                              En 2 : les électeurs se sont recentrés, mais pas sur Bayrou. Il y avait 6 points d’écarts entre la gauche et la droite en 2007, il n’y en a plus que un ou deux. On peut donc dire que les hésitants et les partisans de l’ouverture à droite sont en train de retourner à gauche.

                              En 3 : Le message passé au PS a été clair. Finies les conneries et la sclérose. Le PS doit se renouveller dans le fond et la forme sinon EE risque de devenir un candidat sérieux à la succession. Dans l’hypothèse ou cette Entente n’implose pas en plein vol. Avec les Verts, c’est comme avec Sarkozy : Tout est possible !

                              Comment les choses vont-elles évoluer ?

                              La Suite aux prochaines élections...


                              • jcm jcm 10 juin 2009 07:35

                                Globalement d’accord avec la conclusion !

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