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Accueil du site > Actualités > Politique > Karachigate : l’affaire qui empoisonne la présidence Sarkozy

Karachigate : l’affaire qui empoisonne la présidence Sarkozy

L’article de Bertrand le Gendre dans les colonnes du Monde le 7 avril n’est pas passé inaperçu. Le journaliste livre une analyse pertinente dans laquelle il relève des similitudes frappantes dans les parcours de Chef de l’Etat de VGE et de Nicolas Sarkozy. La conclusion est cruelle pour l’actuel locataire de l’Elysée suspecté de se Giscardiser. Le parallèle ne serait pas complet sans une affaire gênante. A ce titre, le Karachigate pourrait bien constituer pour Nicolas Sarkozy, en plus explosif, ce que fût le dossier noir des diamants pour VGE.

Le Karachigate n’aurait pas pris une telle ampleur sans la détermination à faire émerger la vérité d’un quotidien, Mediapart , et d’un homme politique, le député Bernard Cazeneuve, rapporteur de la mission d’information parlementaire mandatée pour éclaircir le dramatique attentat de Karachi .

En septembre 2008, Mediapart lance l’affaire. Le quotidien d’Edwy Plenel évoque une affaire d’Etat dans laquelle s’entremêle corruption liée aux ventes d’armes et financement illicite de la vie politique.

En 2002 un attentat est commis contre des employés de la Direction des constructions navales (DCN). Onze d’entre eux sont tués. Le pôle antiterroriste est saisi. Le dossier est confié au juge Jean-Louis Bruguière. Fin 2008, Marc Trévidic lui succède et soulève la piste d’un acte terroriste lié à l’arrêt du versement de commissions promises à des décideurs pakistanais suite à la vente de sous-marins en 1994. L’enquête du juge fait également apparaître des soupçons sur l’existence de rétrocommissions qui auraient notamment été reversées à des politiques français par des intermédiaires rémunérés.

Les rétro-commissions sont suspectées avoir, en partie, été destinées à financer la campagne présidentielle d’Edouard Balladur. Ce soupçon est alimenté par le versement d’un peu plus de 10 millions de francs essentiellement en billets de 500 francs sur le compte de campagne de l’ancien premier ministre, au lendemain de sa défaite au premier tour. L’affaire éclabousse par ricochet le ministre du Budget en poste en 1994, un certain … Nicolas Sarkozy. Selon plusieurs documents et témoignages, ce proche d’Edouard Balldur aurait personnellement suivi de très près le dossier, c’est en tout cas ce qu’avance Mediapart .

Mission parlementaire contre commissions financières. Début 2009, Bernard Cazeneuve député-maire PS de Cherbourg, ville dont sont originaires les victimes de l’attentat souhaite à la demande des familles faire la lumières sur les causes de l’acte terroriste. Pour cela, il demande que soit mise en place une mission d’information parlementaire dont les prérogatives sont beaucoup plus restreintes qu’une commission d’enquête mais se heurte au refus du bureau de l’Assemblée nationale.

Soutenu par Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste, le parlementaire s’obstine et finit par décrocher en juillet 2009, la création de la « mission d’information sur les circonstances ayant entouré l’attentat de Karachi ». Trop beau pour être vrai. Contrairement à l’usage qui veut que pour des raisons d’impartialité le président et le rapporteur soient de bords différents, deux UMP, signe de fébrilité sont désignés. Après un nouveau bras de fer avec Guy Tessier, président UMP de la commission de la Défense, M. Cazeneuve est désigné rapporteur.

Très vite pourtant le torchon brûle entre l’impétueux parlementaire et ses collègues de la mission, notamment le président. Tout est fait pour entraver l’avancement de l’enquête. Mediapart qui a consciencieusement suivi le dossier à travers de nombreux articles cite Bernard Cazeneuve : “Il y a eu une opération d’entrave, menée par les plus hautes autorités de l’Etat, visant à empêcher notre mission de travailler. Sans doute le gouvernement a-t-il eu peur qu’en coopérant, il expose le président de la République.

Publié mercredi, le rapport de la mission parlementaire confirme le lien possible entre l’attentat de Karachi et l’arrêt du versement de commissions sur la vente de sous-marins. Les conclusions opposent toutefois Bernard Cazeneuve et le président de la mission Yves Fromion, député du Cher qui désapprouve le rapport , dénonçant le fait qu’on puisse « entretenir la fiction » d’un lien entre l’attentat et les commissions. Interrogé en 2009 sur le sujet, Nicolas Sarkozy avait qualifiée cette piste de « fable », la jugeant « ridicule » et grotesque ».

La prestation de Bernard Cazeneuve sur France Inter jeudi 12 mai constitue la meilleure réponse.


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50 réactions à cet article    


  • morice morice 14 mai 2010 11:13

    Sarkozygate, vous auriez pu titrer : on s’y achemine là, si ça continue.... les mêmes blocages que Nixon....


    • Yvance77 14 mai 2010 11:16

      Salut,

      On ne saura jamais rien (qui a dit comme d’habitude ?) sur ce genre de corruption.

      Tout ce ue je pense est que l’affaire du Rainbow Warrior à côté de cela c’est un conte de fée made in Walt Disney.

      Tous ces morts parce que les têtes du RPR s’étripaient pour une manne en vue de la présidentielle, c’est la cours de justice directos.

      Mais nos édiles se protègent si bien ... il n’y a qu’à voir Pasqua.

      Je pisse sur ces gens, et j’espère que tout va s’écrouler pour tout reconstruire en mieux !!!


      • Dzan 17 mai 2010 09:48

        Remember l’assassinat du juge Renaud à Lyon.

        . Partie prenante dans le dossier Marin-Laflèche, Me Gérard Thomassin s’interroge : « Le juge Renaud avait envisagé quinze jours avant d’inculper un homme proche de la majorité de l’époque ».

        C’était avant l’élection de Pompidou.


      • Gabriel Gabriel 14 mai 2010 11:32

        Il ne risque rien parce qu’ils sont au-dessus des lois, ils sont la loi. Ils se sont servis de la démocratie qu’ils exècrent pour ce faire princes et rois ! Seule une justice associée à une police citoyenne pourrait leur faire payer les actes ignobles dont ils se sont rendus coupables pour leur bien être personnel !


        • Louisiane 14 mai 2010 11:33

          Cazeneuve expliquait récemment sur France Culture comment la plupart des documents nécessaires à l’enquète parlementaire sont restés classés secret défense et n’ont pas été accessibles ou ont été transmis au juge et pas à la commssion parlementaire.
          « Tu peux fouiller la chambre, mais je garde la clé des placards ».


          • bo bo 14 mai 2010 11:42

            Les élections coutent de plus en plus cher..... nos élus ou candidats à l’élection font preuve d’une imagination sans limite pour se procurer de l’argent pour leurs campagnes électorales....il n’y a pas une ville ou un village où l’on peut se demander le pourquoi et le comment de beaucoup de décisions... plus on monte plus l’addition est salée pour le candidat à l’élection.... alors plus « on monte dans l’ambition » plus on a besoin de fonds.....et là tout est possible..
            Régulièrement un très petit nombre d’affaires remontent.... et s’enlisent opportunément dans les méandres de notre justice........
            La contine enfantine : « Tu me tiens, je te tiens par la barbichette ...... » devise de nos élégants politiciens ........


            • goc goc 14 mai 2010 11:53

              je ne serais pas surpris qu’un jour « on » nous annonce que le gouvernement va reformer le financement des partis pour se mettre à la mode américaine et autoriser le « sponsoring » et autres appels de fonds communautariste afin de payer les campagnes des coquin..heu... des copains.


            • Capone13000 Capone13000 14 mai 2010 11:45

              Pour aller plus loin, je vous invité à regarder cette émission de LCP, avec Fabrice Arfi, journaliste, co-auteur de Le Contrat. Karachi, l’affaire que Sarkozy voudrait oublier.
              On y apprend que Nicolas Sarkozy s’est lui même occupé de la création d’une société au luxembourg qui avait vocation à collecter les fonds des retro-commissions
              http://www.lcpan.fr/Karachi-l-affaire-qui-fait-03150.html


              • phiconvers phiconvers 15 mai 2010 02:44

                Je moinsse ce commentaire de Capone et des poussières pour la seule raison qu’il est indigne de se présenter sous le portrait du grand criminel qu’à été che Guevara, fils de bourgeois qui a déversé sa bile hargneuse à Cuba puis en Bolivie, pour le plus grand malheur des peuples d’Amérique latine.


              • goc goc 14 mai 2010 11:49

                l’affaire doit quand même être très sérieuse,car on n’a toujours pas désigné de « lampiste » à la vindicte public, à croire que parmi les individus impliqués, il n’y a en pas un seul qui soit suffisamment « petit » pour jouer les fusibles


                • Imhotep Imhotep 14 mai 2010 11:54

                  A ajouter que le récipiendaire des commissions tente d’empêcher le livre le contrat de sortir, que Christine Lagarde a empêché des témoins de témoigner et que Morin n’a libéré qu’une vingtaine de pages (contre plusieurs milliers dans l’affaire du Rwanda) dont aucune n’avait de véritable intérêt.


                  • bender bender 14 mai 2010 12:02

                    Mais le pire là-dedans, c’est que quand un journaliste lui demande des explications, il monte sur ses grands chevaux et dit un truc incroyable : comme quoi dans notre société tout se sait (! !!), qu’il n’y a plus de secret et blablabla : http://www.dailymotion.com/video/x9mqjs_sarkozy-affaire-karachi_news
                    Ce jour-là, Sarkozy nous a tous pris pour des cons et j’espère bien que cette affaire va lui éclater à la gueule et qu’il en portra les stigmates pour tout le reste de sa vie politique !!!
                    Sarkozy = Traitre & MYTHOMANE !


                    • Bulgroz 14 mai 2010 12:11

                      Mediapart et Bertrand le Gendre ont oublié de le faire, je le fais à leur place : il faut saluer le courage de ce kamikaze qui a permis en sacrifiant héroïquement sa propre personne de réaliser l’ objectif louable de :

                      • rappeler que les lois du code de commerce Pakistanais sont particulièrement strictes concernant le respect des contrats signés
                      • dénoncer les magouilles de Sarkozy et de ses porte flingues
                      • donner aux divers auteurs d’Agoravox un super nonos qui, je n’en doute pas, conduira à la destitution rapide et méritée du Président de la République.
                      • mettre en exergue que tout cela ne serait pas arrivé si Sarkozy n’avait pas existé.

                      On ne dira jamais merci à ce courageux kamikaze Pakistanais qui, tout seul, a permis de révéler cette sombre et sale affaire où Sarkozy révèle sa face la plus noire.

                      Et il faut aussi remercier le reporter de l’illustrissime et objectif Mediapart qui sans relâche enquête avec une précision implacable calé sur son tabouret en compulsant les sites Internet disponibles sur le sujet.

                      Moi, ce qui me fascine, c’est que ce genre de reportage ne coûte vraiment pas cher en frais de déplacements en dehors de l’usure des roulettes du tabouret de PC sur lequel ces géniaux reporters sont installés. 

                      Un vrai exemple pour un media en voie de cessation de paiements !!


                      • Bulgroz 14 mai 2010 18:45

                        Meuh, snif, -14 sur mon post ( le seul +, c’est moi) à l’heure où je vous parle.


                        Moi qui voulais me faire beaucoup d’amis, je suis mal barré.

                        Vite, bonne gens intègres, soufflez moi un post qui aille dans le sens de votre poil.

                        Promis, juré, vous me dites ce qu’il faut dire, je le publie sur le champ.

                        J’ai tellement besoin de me sentir aimé.

                      • deovox 15 mai 2010 01:13

                        bugroz

                        casse-toi pov con


                      • Cug Cug 14 mai 2010 12:32

                         Chirac, Sarko .... des maffieux à la têt de l’Etat français !

                        Mais que font les juges ?


                        • curieux curieux 14 mai 2010 14:03
                          Mais que font les juges ?
                          Il suffit de mettre un pourri sur l’enquête, en l’occurence, Bruguieres, maintenant à l’UMP, qui a mis ça sur le compte d’Al-QaÏDA, comme le 11/9. Pas plus compliqué, non ?

                        • Cug Cug 14 mai 2010 15:03

                          Bruguière est un « juge » qui devrait être jugé et incarcéré.


                        • curieux curieux 14 mai 2010 20:06

                          Toutes ces pourritures méritent mieux que l’incarcération.


                        • voxagora voxagora 15 mai 2010 10:41

                          @ Curieux qui se demande « mais que font les juges ? »
                          Ils font, ils font (et ainsi fon fon fon les petites marionnettes)
                          puisqu’ils sont payés pour effectuer des heures,
                          mais rendent-ils la justice ?
                          Non.


                        • curieux curieux 15 mai 2010 12:37

                          Petite rectification :
                          C’est Cug qui posait la question.... de façon ironique, je suppose


                        • BA 14 mai 2010 13:02

                          Les familles des victimes de l’attentat de Karachi ont mis en ligne un article dévastateur pour le clan Balladur-Sarkozy : lisez cet article :
                          Karachi : l’obstruction écrite de Christine Lagarde – 13 Mai 2010.

                          L’affaire de Karachi est définitivement une affaire interdite. Un document signé de la ministre de l’économie, que Mediapart révèle aujourd’hui, atteste que Christine Lagarde a clairement fait obstruction au travail de la mission d’information parlementaire, qui a rendu, mercredi 12 mai, son rapport sur « les circonstances entourant l’attentat du 8 mai 2002 à Karachi ».

                          Le document en question, qui fait partie des annexes (non publiques) du rapport des députés, est une lettre datée du 26 mars 2010. Celle-ci peut se lire à la fois comme l’illustration et le prolongement de l’incroyable guerre parlementaire et des différentes entraves de l’exécutif auxquels a donné lieu ce dossier, devenu au fil des mois une bombe dans le jardin de l’Elysée.

                          Dans cette missive, que nous publions (ci-dessous), Christine Lagarde affirmait son refus que la représentation nationale puisse entendre, dans le cadre de ses travaux, des fonctionnaires de son ministère ayant eu à connaître les troubles dessous financiers du contrat Agosta – la vente de trois sous-marins au Pakistan par le gouvernement Balladur en septembre 1994.

                          C’est pourtant dans le cadre de l’exécution du contrat Agosta que quinze personnes, dont onze employés français de la Direction des constructions navales (DCN), constructeur des sous-marins, ont trouvé la mort, le 8 mai 2002, dans un attentat à Karachi. Huit ans plus tard, les commanditaires de l’attentat demeurent toujours inconnus.

                          Comme Mediapart s’en est fait régulièrement l’écho depuis 2008, la justice dispose désormais de plusieurs éléments indiquant que l’attaque-suicide, d’abord imputée à la mouvance Al-Qaïda, pourrait être liée au contrat Agosta, sur lequel pèse de très lourds soupçons de corruption (au Pakistan) et de financement politique occulte (en France).

                          Dans sa lettre aux députés, Christine Lagarde écrivait : « La mission envisage l’audition des fonctionnaires qui ont travaillé sur le contrat relatif aux sous-marins Agosta entre 1994 et 2002 et de fonctionnaires qui pourraient l’éclairer sur l’évolution de la législation relative aux commissions à l’export ou pour signature de grands contrats, depuis 1994. »

                          La ministre poursuivait : « L’audition de fonctionnaires susceptibles d’éclairer la mission d’information [...] peut, en effet, être demandée sur le fondement de l’article 145 du règlement de l’Assemblée nationale. »

                          Et le couperet de tomber, net : « En revanche, il ne m’est pas possible de donner une suite favorable à la demande d’entendre les fonctionnaires ayant eu à travailler sur le contrat relatif aux sous-marins Agosta. »

                          Les arguments avancés par la ministre sont pour le moins déconcertants. Christine Lagarde estime en effet que, d’une part, de telles auditions viendraient « empiéter » sur l’instruction judiciaire du juge Marc Trévidic, chargé d’enquêter sur les causes de l’attentat, et, d’autre part, constitueraient un « délit de compromission », le contrat Agosta étant protégé par le secret défense.

                          Une dialectique acrobatique quand on sait que la mission parlementaire a pu entendre de nombreux anciens hauts responsables du ministère de la défense et de l’armement qui ont eu à connaître personnellement du contrat Agosta (qui vient d’être soumis à déclassification par le ministre de la défense…) et dont certains d’entre eux ont aussi témoigné… devant le juge Trévidic. De fait, aucun « délit de compromission » ne leur a été reproché.

                           

                          · Le rôle de Nicolas Sarkozy.

                          L’obstruction écrite de Christine Lagarde dans cette affaire est d’autant plus troublante qu’à Bercy, en 1994, aux côtés du ministre des finances, le personnage clé du contrat Agosta n’était autre que l’actuel hôte de l’Elysée. Sous le gouvernement Balladur, Nicolas Sarkozy occupait en effet le poste de ministre du budget, avant de devenir l’un des piliers de la campagne présidentielle du premier ministre-candidat.

                          Dans «  Le Contrat – Karachi, l’affaire que Sarkozy voudrait oublier  », un livre à paraître le 19 mai aux éditions Stock, nous mettons en lumière, sur ce point, le rôle central joué par Nicolas Sarkozy dans les coulisses d’Agosta, documents et témoignages inédits à l’appui. En effet, Nicolas Sarkozy a non seulement validé le plan de financement aberrant du contrat, mais il a aussi supervisé et autorisé depuis son ministère la création d’une société offshore par laquelle ont transité les commissions suspectes, d’après un document interne à la DCN saisi par la police.Selon de nombreux témoignages et documents, ces commissions sont passées par un intermédiaire au cœur de tous les soupçons, l’homme d’affaires Ziad Takieddine, dont nous révélons par ailleurs l’étroite proximité avec les balladuriens d’hier – sarkozystes d’aujourd’hui. Pour seul exemple : M. Takieddine fut l’émissaire de la France dans la libération des infirmières bulgares, événement majeur du début de la présidence Sarkozy en août 2007.

                          « Sarkozy est mon ami, OK  ? Et depuis longtemps. Je l’ai rencontré en 1993 lors d’une soirée chez Léotard », nous a même affirmé lors d’un long entretien Ziad Takieddine, qui demande aujourd’hui à la justice de prononcer l’interdiction provisoire de la publication du Contrat.

                          S’agissant du rôle précis du ministère du budget dans le contrat Agosta, la mission parlementaire (rapportée par le socialiste Bernard Cazeneuve et présidée par l’UMP Yves Fromion) n’a pu entendre qu’une ancienne fonctionnaire de la direction du budget, Patricia Laplaud. Celle-ci a indiqué aux députés que l’administration du ministère du budget était contre l’exécution de ce contrat « sur un plan technique », ajoutant que ses deux ministres de tutelle, Edmond Alphandéry (aux finances) et Nicolas Sarkozy (au budget) « étaient d’accord avec la ligne proposée par l’administration ».

                          La remarque est particulièrement instructive. Soit cette fonctionnaire dit vrai et Nicolas Sarkozy était opposé à la signature du contrat. Pourquoi, alors, a-t-il malgré tout validé son plan de financement  ? Seconde hypothèse, la fonctionnaire se trompe, et cela signifie que Nicolas Sarkozy n’a pas cru bon tenir compte de l’avis de son administration et a souhaité de son propre chef valider le contrat… La même question se pose alors : pourquoi  ?

                          La mission parlementaire n’a pu en savoir plus, « faute d’avoir pu consulter les comptes rendus des réunions interministérielles qui se sont tenues à ce sujet », écrit le rapporteur Cazeneuve. L’ancien directeur du cabinet d’Edouard Balladur à Matignon, Nicolas Bazire, a pour sa part fait entendre un autre son de cloche  : « Tout s’était parfaitement bien passé entre les ministères concernés. »

                          · Le bras de fer.

                          Entendu par le juge Trévidic, l’ancien directeur financier de la DCN International (la branche commerciale de la DCN), Gérard-Philippe Menayas, avait quant à lui levé un coin du voile sur le rôle de Nicolas Sarkozy dans cette affaire saumâtre dès novembre 2009 : « Je précise que le plan de financement d’un contrat comme le contrat Agosta (…) était soumis aux autorités de tutelles, c’est-à-dire au ministre de la défense (François Léotard, NLDR) lui-même » et « au ministre du budget (Nicolas Sarkozy). »

                          Marqué par les exigences financières hors normes de deux intermédiaires (dont Ziad Takieddine), « imposés » dans les négociations à la dernière minute par le gouvernement Balladur, le plan de financement avait « toutes les chances d’être refusé », a précisé M. Menayas. Et d’ajouter  : « Il y a eu quelques remarques dont je ne me souviens plus exactement, mais c’est passé. » Grâce à Nicolas Sarkozy, donc.

                          Au fil des mois, l’implication de l’actuel chef de l’Etat dans cette histoire ne cesse de prendre du volume, ce qui explique sans doute l’extrême nervosité de la majorité sur le sujet.

                          Comme nous l’avions expliqué dès hier matin, l’embarras grandissant du pouvoir face aux développements de l’affaire de Karachi s’est traduit au sein même de la mission d’information parlementaire.

                          Longtemps feutré, le bras de fer opposant le président (UMP) Yves Fromion au rapporteur (PS) Bernard Cazeneuve a tourné à l’affrontement public dans la journée de mercredi 12 mai. Une cacophonie parlementaire à la fois inédite et déplacée, s’agissant d’une affaire aussi dramatique, puisque l’attentat de mai 2002 avait coûté la vie à quinze personnes, dont onze Français.

                          Dès la fin de matinée, sans doute afin de devancer la conférence de presse de M. Cazeneuve, prévue pour la fin de l’après-midi, le président de la Commission de la Défense à l’Assemblée, Guy Tessier (UMP), avait donné le ton en convoquant les journalistes pour stigmatiser « un certain rapport «  Nautilus  » qui n’a aucun fondement et qui s’appuie sur des thèses assez farfelues de rétrocommissions ».

                          Rédigés par l’ancien policier Claude Thévenet, les rapports dits «  Nautilus  » ont permis de réorienter l’instruction du juge Marc Trévidic vers la piste d’un règlement de comptes politico-financier, et évoqué les soupçons de financement occulte pesant sur la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995. Et pour enfoncer le clou, M. Teissier – qui n’était pourtant pas membre de la mission d’information – d’ajouter : « Il semblerait qu’à l’heure d’aujourd’hui, la piste qui semble être privilégiée comme étant probablement la plus sérieuse soit la piste islamiste »  !

                          Le second acte fut encore plus spectaculaire. Il a pris la forme d’un avant-propos que M. Fromion a tenu à ajouter au rapport rendu public par M. Cazeneuve – et mis en ligne en intégralité par Mediapart. Cinq pages absolument hallucinantes, dans lesquelles le président de la mission d’information cloue au pilori les méthodes et les conclusions de son rapporteur.

                          Opération déminage.

                          « Je ne peux apporter mon total soutien au rapport (…) Ne prenant pas la hauteur suffisante, (il) colle étroitement aux assertions complaisamment véhiculées dans la presse », résume ainsi M. Fromion. Dénonçant « la thèse d’un attentat lié à des malversations financières, quasiment préemptée par le rapporteur », le président de la mission va jusqu’à défendre l’attitude de l’exécutif, qui a tout fait pour « entraver » – c’est le terme employé par M. Cazeneuve – le travail des députés.

                          « Comment s’étonner dès lors que les rapports entre le Gouvernement et la mission aient été empreints de la plus grande méfiance et que les demandes de documents et d’informations aient fait l’objet de la part des ministères concernés d’un examen anormalement restrictif ? », écrit ainsi Yves Fromion. Dans ce qui s’apparente à un réquisitoire, le président de la mission accuse son collègue socialiste d’avoir « mis sur le même plan toutes les hypothèses, privilégiant ainsi habilement les moins crédibles ».

                          M. Cazeneuve, dépeint comme un manipulateur mû par la seule volonté de déstabiliser Nicolas Sarkozy, aurait tenté de « manière fort habile de glisser insensiblement de l’attentat lui-même vers la question des commissions liées au contrat, puis vers celle des rétrocommissions et naturellement de leurs supposés destinataires, dans l’espoir d’atteindre un jour le graal du scandale politique qui fait tant rêver certains ».

                          Manifestement mandaté par l’exécutif pour «  déminer  » un dossier qui inquiète de plus en plus le pouvoir, M. Fromion va même (sans le citer nommément) jusqu’à critiquer le juge Marc Trévidic, coupable d’avoir réorienté son enquête sur la base – notamment – des fameux rapports «  Nautilus  » qui l’ont conduit à s’intéresser aux dessous financiers du contrat de vente des sous-marins Agosta au Pakistan.  « Un magistrat aurait qualifié de «  cruellement logique  » le raisonnement présenté dans ledit rapport, en dépit des contradictions et des invraisemblances qu’il comporte », tranche ainsi le député UMP du Cher.

                          Le parti pris de M. Fromion s’est exprimé tout au long des travaux de la mission, ainsi qu’en atteste la reproduction de l’audition d’Edouard Balladur, interrogé à sa demande le 28 avril après les révélations deux plus jours plus tôt de Libération et Mediapart concernant des remises en espèces suspectes effectuées sur le compte de campagne de M. Balladur en avril 1995.

                          « Je me suis effectivement invité parce qu’on a mis en cause ma responsabilité au moyen d’un syllogisme : j’aurais choisi de financer ma campagne électorale par un système de commissions et de rétrocommissions dont la suspension aurait été à l’origine de l’attentat. Donc je suis responsable de la mort de 11 hommes. Tel est le syllogisme que je lis dans la presse », a affirmé l’ancien premier ministre, ce à quoi M. Fromion a immédiatement renchéri : « Syllogisme curieux par ailleurs, puisque la majorité des commissions a été payée lors de l’année qui a suivi la signature du contrat… »

                          Le président de la mission a manifesté la même empathie lorsque M. Balladur a tenté de justifier le versement sur son compte de campagne, juste après le premier tour, de plus de 10 millions de francs en liquide, uniquement en grosses coupures (des billets de 100 et 500 francs), sommes censées provenir des « militants » et « sympathisants » et collectées à l’occasion de « meetings ».

                          « Vous savez, a déclaré M. Balladur, quand on est à la fois Premier ministre et candidat, on ne peut s’occuper de tout. Je ne m’occupais pas des détails. Mon équipe de campagne a respecté la loi en recourant à des financements en espèces dans les limites autorisées. Pour le reste, que les dons en pièces ou en petites coupures aient été changés en billets de 500 francs pour diminuer les volumes d’argent à notre disposition, je ne vois là rien d’anormal. »

                          Une nouvelle fois, Yves Fromion a abondé dans son sens, déclarant : « Je suis en accord avec vous. Au cours des campagnes électorales, l’argent recueilli est recyclé par les banques. Elles peuvent très bien le faire en grosses coupures (…) Ayant fait trois fois des campagnes électorales et soumis trois fois mes comptes, je confirme que la commission de contrôle des comptes vérifie de façon approfondie tous les versements, y compris leur origine. »

                          http://www.verite-attentat-karachi.org/?p=330


                          • stephane 14 mai 2010 13:47

                            Très bon article, vous avez su modérer vos propos alors que face à tant d’obstructions, les pires scénarios deviennent crédibles.
                             Un grand chapeau aussi à M Cazeneuve dont j’ai vu l’interview, et qui a su rester digne malgrè les pistes qu’il aurait aimé explorer et qui lui sont restées inaccessibles.
                            Je ne chargerai pas autant que certains sans plus d’éléments en main, mais puisque vous avez évoqué le juge Bruguière, je reste troublé par le fait que le dossier n’ait pas avancé jusqu’à son départ pour rejoindre les rangs de l’UMP.
                            Invité il y a quelques semaines sur Canal +, dont les journalistes- distraits sans doute -n’ont pas évoqué le dossier Karachi, le monsieur était flatté qu’on rappelle que sa famille était dans la magistrature avant 1789... 
                            Seul attentat anti français de Al Quaeda pendant des années, le dossier s’oriente maintenant vers des personnalités qui nous ont notamment incité à accroitre notre présence en Afghanistan, fait rejoindre les rangs de l’OTAN et font de la lutte contre le terrorisme international la clé de voute de leur politique étrangère .
                            Exigeons la levée du secret défense, promise par ces personnages lors de la révélation de l’affaire en juin 2009 !


                            • FRIDA FRIDA 14 mai 2010 13:48

                              « En 2002 un attentat est commis contre des employés de la Direction des constructions navales (DCN). Onze d’entre eux sont tués. Le pôle antiterroriste est saisi. Le dossier est confié au juge Jean-Louis Bruguière. Fin 2008, Marc Trévidic lui succède et soulève la piste d’un acte terroriste lié à l’arrêt du versement de commissions promises à des décideurs pakistanais suite à la vente de sous-marins en 1994 »

                              Entre la date de l’attentat et la prise en charge du dossier par un autre juge, c’est à dire de 2002 à fin 2008, six ans : que de temps perdu.


                              • jako jako 14 mai 2010 14:14

                                Quoi ? des elections avant 2012 ? smiley


                                • Marc.M Marc.M 14 mai 2010 14:28

                                   
                                   
                                   
                                  La présidence de Nicolas Sarkozy et le National Sarkozysme : L’affaire qui empoisonnent la vie des Français depuis 3 ans.
                                   
                                   
                                   


                                  • Martin D 14 mai 2010 14:56

                                    dire qu’il va êre réélu lui ou son clone (alias DSK)...


                                    • COVADONGA722 COVADONGA722 14 mai 2010 15:22

                                      bonjour , déja dis mais je réitére
                                      un vieux routier des affaires internationnales comme J Chirac pouvait il ignorer les possibles repercussions d’un ordre qu il à donné non par probité mais par pure vengeance.


                                      • tourn en ron 14 mai 2010 15:31

                                        qui a dit démocratie , voté tout les cinq ans et faites vous entuber le reste du temps . liberté égalité fraternité mon cul ces toujours la méme chose on verra dans cinq ans a la fin personne na rien gagner de plus et il ce tire sans rendre compte du travaille qu’il on fait mais rien un doigt d’honneur au mieux ils on fait des français des bouffon donc ils rigole tout les jour !!!! ces ça la france et bien putain quel merde ils en on fait 


                                        • Hieronymus Hieronymus 14 mai 2010 15:56

                                          bonjour
                                          encore un (l’auteur) qui aveugle pas sa haine de Sarkozy, n’a pas du lire les articles des autres et/ou fait semblant de ne pas comprendre ?
                                          http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/karachi-ca-chauffe-dur-pour-74112
                                          pas un instant meme en filigranne la personne de Chirac (president a l’epoque des attentas) n’est evoquee ds votre article ..
                                          or Covadonga (et d’autres) l’ont bien explique : la responsabilite morale de Chirac ds la mort de ces 11 onze ingenieurs francais est ecrasante !
                                          http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/karachi-ca-chauffe-dur-pour-74112#forum2533608
                                          certes tout le monde est mouille, Baladur, Sarkozy, c’est pour cela qu’ils la ferment et tentent de noyer le poisson mais Chirac ne pouvait pas ignorer, qu’en decidant de bloquer le paiement des retro-commissions pourtant promises, il exposait les ressortissants francais a l’etranger a une vengeance tres meurtriere et c’est ce qui s’est produit !
                                          qualifier votre article de desinformation serait exagere, il n’empeche, en ne designant pas le veritable responsable cote francais (Chirac), vous procedez a un expose malhonnete des faits ..
                                          bien a vous


                                          • caramico 14 mai 2010 16:46

                                            Il ne faut pas chercher midi à quatorze heures.

                                            Si ces gens là étaient innocents, ils ne feraient pas obstruction.
                                            Donc ils sont coupables.


                                            • Yann Amare 14 mai 2010 17:11

                                              Dans cette affaire archi-louche, qui trouve t-on chargé de cette enquête comme juge d’instruction à l’époque ?

                                              Le juge d’instruction anti-terroriste Bruguière soi-même, et oui ça vous étonne ? Le spécialiste du désamorçage de bombes qui pourrait éclabousser la classe politique, surtout de droite.

                                              Ce juge a joué pour le moins plutôt servi les intérêts de l’état français que recherché la vérité ce que les citoyens seraient en droit d’attendre de la part d’un juge d’instruction fusse t-il juge anti-terroriste. Il a d’abord très vite soutenu la thèse d’Al-Qaïda émise par l’Elysée, il a ensuite fait très peu cas des familles des victimes en ne les recevant que 2 fois en 6 ans sans les informer d’une possibilité d’accès au dossier, en répondant même à un des avocats des victimes « vous commencez à m’emmerder avec cette histoire »...

                                              Il a bloqué le dossier pendant 7 ans et a annulé l’enquête au Pakistan pour « discontinuité territoriale »...En résumé il a joué le rôle d’étouffeur en chef aux ordres de l’Élysée et du Quai d’Orsay.
                                              « Rôle qu’il a aussi joué dans l’enquête bidon sur le krach de l’avion ou le président Habyarimana a trouvé la mort qui a déclenché le génocide du Rwanda en 1994...  »

                                              Pour le remercier de ses bons et loyaux services « on » lui a permis de se présenter à la députation ou il s’est complètement planté...

                                              http://www.liberation.fr/societe/0101576062-karachi-les-curieux-oublis-de-la-justice


                                              • Yann Amare 14 mai 2010 17:17

                                                Erratum : il faut lire « ce juge a joué pour le moins un rôle étrange et partial et a servi ect »


                                                • Agoravocs 14 mai 2010 17:30

                                                  Tant qu’à faire, ils devraient laisser faire. ..
                                                  Ils seraient ainsi inculpés et jugés.
                                                  La peine pour tous les corrompus dans ce pays c’est du sursis (sauf bien entendu s’ils ne sont cartés ni UMP, ni PS).
                                                  Bref, ils ressortiraient tous libres, et les familles se sentiraient un peu mieux sachant qu’ils ont quand même été jugés.


                                                  • Bulgroz 14 mai 2010 18:03

                                                    Nous ne remercierons jamais assez la volonté d’Allah qui a guidé la main de ce kamikaze musulman (c’était bien un musulman, n’est ce pas ?) qui a pu mettre à jour les ignobles agissements de la clique chiraco-sarkoziste.

                                                    Attentats au Pakistan

                                                    2002 : 62 attentats, 153 morts, 388 blessés
                                                    2003 : 39 attentats, 155 morts, 207 blessés
                                                    2004 : 64 attentats, 325 morts, 800 blessés
                                                    2005 : 83 attentats, 274 morts, 375 blessés
                                                    2006 : 70 attentats, 214 morts, 224 blessés
                                                    2007 : 159 attentats,1178 morts, 2151 blessés
                                                    2008 : 307 attentats,1522 morts, 2297 blessés
                                                    2009 : 461 attentats, 2355 morts, 4645 blessés (une très bonne année)
                                                    2010 : 123 attentats, 747morts, 1403 blessés (liste arrêtée au 28 Avril)

                                                    Pour 2010, ça me semble être bien parti, 133 attentats et 747 morts en 4 mois, on pourrait terminer à 369 attentats et 2240 morts en année pleine.


                                                    • morice morice 15 mai 2010 00:59

                                                      ahn Bulgroz a ressorti ces chiffres....


                                                      marrant, il compte les morts : d’autres font des châteaux en allumettes....

                                                      au fait Bulgroz : ça n’a rien de musulman cet attentat .. mais bon..

                                                    • Bulgroz 14 mai 2010 18:51

                                                      Quel dommage que nos reporters enquêteurs n’aient pas eu les moyens de se déplacer au Pakistan pour faire la lumière sur cette affaire.

                                                      D’un autre côté, il faut l’admettre, Mediapart, Le Monde (en voie de cessation de paiement) ne sont pas dans la capacité d’engager des gros frais de déplacements.

                                                      Quand même, enquêter sur place, ça aurait eu de la gueule !! 


                                                      Remarquez, enquêter au Pakistan pour un attentat commis au Pakistan, cela était il nécessaire ?

                                                      • furio furio 14 mai 2010 18:59

                                                        Ben la moindre des honnètetés pour un président qui en aurait, serait d’ordonner une véritable enquète sur cette affaire qui va encore amputer la France de quelques CENTAINES de millions !! Faire ouvrir tous les dossiers pour la recharche de la vérité.
                                                        Sauf que...cela ne fera pas. Il faudra attendre que le peuple aie éjecté ce qui lui sert de petit président.
                                                        Vraiment une présidence de bon à rien. Une honte internationale.


                                                        • tvargentine.com lerma 14 mai 2010 19:12

                                                          A quand un rapport du PS sur le RWANDA ??????

                                                          Le PS a t-il touché des commissions sur la vente des armes ??

                                                          Le jour ou un dirigeant socialiste viendra s’expliquer sur ce drame et le rôle d’un fils à Mitterrand sur la vente d’arme,alors,nous pourrons dire qu’en France,le financement des partis politiques à changé
                                                          Je ne parle pas des vedettes vendus à TAÏWAN et dont les retros commissions ont été dans les poches de qui déja ?????????? qui était Président , qui était 1er Ministre, qui était Ministre de la Défense ??????????

                                                          Oui des « socialistes » !

                                                          http://www.tvargentine.com


                                                          • Bulgroz 14 mai 2010 19:40

                                                            mais Lerma, où vous croyez vous, ici, on est pour taper sur Sarkozy et se faire de bons amis.


                                                            alors on tape entre bons amis, ça rassure.

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